Les Upanishads et la nature de la vérité

Par la rédaction de Global Good News, 26 décembre 2007

Extrait avec la permission de l’Introduction de Tom Egenes aux ‘Histoires Éternelles des Upanishads’.

Les Upanishads contiennent de belles et exaltantes phrases telles que «Tu es Cela», (Tat Tvam Asi), «Je suis la Totalité» (Ahaṁ Brahmāsmi), et «Tout ceci est Brahman – la Totalité», (Sarvaṁ Khalu Idaṁ Brahma). Ces phrases ne sont rien de moins que des descriptions de l’éveil suprême de la conscience à sa propre véritable nature. Ils sont connus sous le nom de «grands proverbes» (Mahāvākya) parce qu’ils décrivent l’enseignement essentiel des Upanishads dans des expressions compactes.

Maharishi décrit ces proverbes comme les derniers traits de la connaissance de l’enseignant, qui illuminent pleinement l’étudiant qui est prêt à les recevoir; alors la Totalité naît dans la conscience. En lisant les récits des Upanishads, nous nous rappelons ainsi le flot de notre vie vers son but suprême.

Les Upanishads se focalisent particulièrement sur la réalité ultime de la vie; ils expriment la pleine gloire du Soi, l’Ātmā, qui en le gagnant rien d’autre n’est à être gagner. Les Upanishads font ressortir que la vraie nature du Soi est l’intégralité, la totalité de la loi naturelle, Brahman.

Cela est magnifiquement illustré dans ‘L’Histoire du Roi Ashvapati et du Soi Universel’ de la Chandogya Upanishad dans laquelle six hommes aveugles tiennent entre eux des débats de savants sur la véritable nature d’un éléphant:

«Un éléphant est petit, comme une corde», dirait un homme aveugle.

«Non, un éléphant est grand, comme un mur», répondrait un autre.

«Un éléphant est rond, comme un arbre.»

«Non, un éléphant est plat comme un morceau de tissu.»

«Un éléphant est dur comme une conque.»

«Non, un éléphant est souple comme du caoutchouc.»

Chacun considérait sa propre description comme étant vraie et ne comprenait pas comment une description apparemment opposée pouvait aussi être vraie. Puis vint un homme qui pouvait voir. Il expliqua que l’éléphant était tout cela ensemble. Il dit:

«Maintenant, de cet éléphant, la queue est petite, comme une corde; le corps est grand, comme un mur; les pattes sont rondes, comme des arbres; les oreilles sont plates, comme des morceaux de tissu; les défenses sont dures comme des conques; et la trompe est souple, comme du caoutchouc.»

«Chaque homme aveugle ne connaissait qu’une partie de l’ensemble», dit le roi. «Ainsi, le Soi est la Totalité. Le Soi est universel. Quand vous connaissez vraiment le Soi, alors vous connaissez tout.»

Satya Loka, le royaume de la Vérité, et lieu de résidence du Seigneur Brahma, est ainsi appelé parce que tous ceux qui ont vécu là connaissaient en eux-mêmes la vérité éternelle de l’existence. Dans ce lieu, les siddhas, les êtres parfaits, jouissaient de la paix et de l’harmonie. Ici, celui qui demandait recevait l’essence de toute connaissance, Brahma Vidya:

अहं विश्वम् इदं विचित्रम्

Ahaṁ viśvam idaṁ vicitram

«Je suis cet univers merveilleux.»

Voir aussi: Les anciens enseignements des Upanishads

Pour la version en anglais: https://excellenceinaction.globalgoodnews.com/2007/07-dec/dec10.html

4 réflexions sur “Les Upanishads et la nature de la vérité

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