Vivre la santé selon l’Ayur-Veda Maharishi (11)

Les Marmas: les points vitaux qui connectent l’esprit et la matière

Voilà un aspect de l’Ayur-Veda Maharishi qui revient au goût du jour. Les marmas sont les points de jonction en la conscience et la matière, et ils ont finalement une grande importance dans notre pratique du programme de MT et MT-Sidhi mais aussi celle de l’Ayur-Veda Maharishi.

Si l’ojas est la sève de l’arbre de la vie, les marmas sont les racines, les points où l’arbre se connecte au sol. «Les marmas sont les points de jonctions entre la conscience et la physiologie,» dit le Dr. Averbach. «Dans le processus de manifestation, il doit y avoir quelques étapes fondamentales d’où les autres étapes émergent. Les marmas sont presque les expressions premières de la conscience.»

Ceci étant le cas, les marmas ont une influence beaucoup plus large que les autres points dans le corps. «Ils sont comme une centrale téléphonique d’où les autres lignes viennent,» dit le Dr. Averbach. «Si vous touchez la centrale téléphonique, elle ira dans toutes les autres directions. Lorsque l’on équilibre et anime les marmas, ils produisent une stimulation, la santé parfaite et la béatitude. Ils peuvent faire tout cela parce qu’ils connectent le corps quantique avec son aspect classique, plus exprimé (le corps physique); animer les marmas, c’est comme augmenter le flot de sève à travers l’arbre.

L’ancienne littérature ayurvédique localise 107 marmas, mais considère les marmas de la tête et du torse comme étant plus important que ceux des membres. Les trois marmas, connus comme ‘Mahamarmas’, sont spécialement importants. Ils sont dans la tête (le shira marma), le plexus solaire (le hrdaya ou marma du ‘cœur’) et la région pelvique inférieure (le basti marma). Le marma de la tête traite avec la compréhension et la discrimination, le marma du cœur avec le sentiment et le basti avec les fonctions physiques.

Ces trois marmas sont les sièges principaux de Ṛśi, Devatā et Chandas dans la physiologie. Ṛśi, la valeur de témoin de la conscience est associé principalement avec le marma de la tête. Devatā, la valeur d’activité, est plus associé avec le cœur et Chandas avec la région basti (Chandas, qui donne lieu à la matière, cache ou couvre la conscience, mais aussi la protège). «Les trois principaux marmas sont les racines de la physiologie,» dit le Dr. Averbach.

«Il y a une explication des marmas dans la Caraka Saṁhitā, le plus ancient texte ayurvédique et un chapitre dans l’autre texte majeur, la Suśruta Saṁhitā,» dit le Dr. Averbach. «Mais pour beaucoup de Vaidyas modernes (les médecins ayurvédiques), l’idée de la marmathérapie est presque inconnu. Ils connaissent les marmas comme les points vitaux qui lorsqu’ils sont endommagés causent d’insupportable douleur ou même la mort. Mais Maharishi a réintroduit le domaine connu classiquement comme la marma chikitsa, qui anime les marmas pour supporter la santé et la béatitude dans la physiologie.»

«Comment animer et équilibrer les marmas? Les marmas peuvent-être touchés sur le 

niveau grossier des points sur la peau et la marmathérapie implique des techniques très subtils pour rétablir ainsi l’équilibre entre Ṛśi, Devatā et Chandas,» dit le Dr. Rothenberg.

«Nous touchons aussi les marmas par notre conscience. Ceci se produit chaque fois que nous avons une douleur, qui est la façon de la nature d’attirer l’attention à une zone qui en a besoin. L’attention augmente la connexion entre la conscience et la physiologie, qui stimule les mécanismes auto-réparateurs du corps. Si la conscience est cohérente, ces mécanismes travaillent très bien.

«Mais les marmas peuvent aussi être touchés sur le niveau du sentiment. Quand quelqu’un dit: «vous avez touché mon cœur», c’est une très littérale déclaration physiologique.» Maharishi a longuement parlé du marma du cœur. Le marma du cœur, nous l’avons vu, traite avec les émotions. «Le sentiment principal est que: «je suis le connaisseur,» dit le Dr. Averbach. La blessure du marma du cœur peut-être structurelle mais les plus profondes sont émotionnelles. «Ces blessures s’élèvent de la contradiction des émotions, lorsque l’on doit choisir entre ceci et cela. C’est dans le ‘ou’ que le vide s’étend et dans ce vide le dommage s’élève,» continu le Dr. Averbach. «Cette indétermination est simplement sur le niveau du sentiment, car en réalité rien dans l’univers n’est indécis. Maharishi dit que cette indétermination est un mal créant un trou noir dans la conscience pleinement éveillée. C’est le résultat du sentiment non-développé. Il vient de l’expérience de «je ne sais pas ce qui se produira, ceci ou cela. Ceci crée le dommage sur le niveau le plus fin du sentiment, le niveau du marma du cœur.» 

«Quand nous violons les lois de la nature, cela crée du stress dans le système – ces stress sont comme des blocs ou des ébréchures,» dit le Dr. Rothenberg. «Ils sont localisés principalement dans la colonne vertébrale et les marmas. Avec le temps, il se solidifient. Ils résultent d’une blessure sur le fin niveau du sentiment. Les trois expériences qui les causent spécialement sont: les doutes, la déception et le refus (le rejet). Maharishi dit que toute petite déception apporte quelques stress dans la physiologie. Les doutes et les refus créent quelques stress dans le système nerveux. Par moment, ces stress se solidifient. Le manque de plénitude des désirs est la cause fondamentale et on devrait toujours être satisfait à moins que l’océan de béatitude soit bouillonnant tout le temps.»

Comment animer les marmas: les approches

«La béatitude a la valeur d’enlever ces blocs de stress; ceci est le programme de MT et de MT-Sidhi,» dit le Dr. Rothenberg. «Mais la dissolution de ces blocs peut-être accéléré par des techniques physiques également, spécialement l’animation physique des marmas, puisque les marmas ont une telle vaste influence. Ceci est le rôle du Pañchakarma et des exercices védiques. Ils s’utilisent comme un ciseau sur les épais dépots.» Voici les approches que l’Ayur-Veda Maharishi utilise pour aider à enlever les blocs et animer les marmas afin qu’ils opèrent vers de plus en plus de santé parfaite.

Les marmas sont des points de rencontre et de fusion entre la conscience et la matière. Il en existe 107 localisés sur la peau et situés dans les régions stratégiques de la physiologie et du réseau subtil des Nadis et des Chakras.

Ces points vitaux et énergétiques permettent de réguler la circulation de l’énergie pranique, lien entre le corps subtil et le corps physique. La stimulation douce et spécifique des marmas amène l’élimination de certains blocages qui restreignent le flot énergétique et déséquilibre ainsi la relation entre l’esprit et le corps.

Chaque point marmas est connecté à l’un des 3 doshas 

Vata, Pitta et Kapha et plus précisément, l’un des 15 sous-doshas des 3 humeurs biologiques. C’est ainsi que sur ces 107 points vitaux, les 2/3 sont dominés par le dosha Vata, 1/3 par le dosha Pitta, 3 points seulement étant reliés au dosha Kapha.

Par conséquent, la marmathérapie est particulièrement indiquée pour tous les déséquilibres Vata et secondairement en thérapie d’appoint pour les déséquilibres du dosha Pitta. Cette thérapeutique est particulièrement utile pour soulager tous les désordres psychosomatiques et pour rétablir l’équilibre du corps subtils en normalisant la circulation de l’énergie pranique par l’élimination des blocages énergétiques qui se trouvent situés dans ces points stratégiques.

Ces points sont également reliés aux organes vitaux de l’organisme en relation avec les différentes fonctions des 15 sous-doshas de Vata, Pitta et Kapha.

C’est pourquoi le thérapeute formé à la marmathérapie doit être à même d’établir un diagnostic précis, principalement à partir de l’examen du pouls, afin de définir les points à traiter pour rééquilibrer l’esprit et le corps. Le massage s’effectue avec de l’huile de sésame médicinale aux huiles essentielles spécifiques ayant un effet pacificateur sur l’un des 3 doshas Vata, Pitta et Kapha.

Parmi les 107 marmas, 3 sont particulièrement importants, on les appelle Mahamarmas. Ils sont situés au niveau du bas ventre pour le traitement du dosha Pitta, et au niveau du front pour le traitement du dosha Vata. Ils sont en relation direct avec le système endocrinien, et les 3 glandes jouant un rôle majeur dans tout le processus de métabolisation: les glandes surrénales, la glande pancréatique et l’hypophyse.

Ces 3 régions sont l’objet d’une attention particulière dans tout traitement de marmathérapie.

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