La Mémoire du Vide

Points principaux

  • La nature divine de l’homme n’est disponible qu’à son propre niveau transcendantal
  • L’origine de la sève et les valeurs concrètes de l’arbre
  • Les fluctuations du champ unifié
  • Le vide à la base de toute chose
  • La source de la création

Localiser le divin, tiré de la conférence de presse du 22.12.2004 

Dr Hagelin: Maharishi disait récemment que la nature divine d’un homme n’est disponible à l’esprit humain qu’à son propre niveau transcendantal. Mais si l’esprit doit se tourner vers l’intérieur pour expérimenter l’unité et la divinité, quel bien cela a-t-il sur le monde extérieur de changement et de désintégration? Et pourquoi le divin reste-t-il caché à un niveau et pas pleinement apparent à d’autres niveaux? 

Maharishi: Prenez l’exemple d’un arbre. Nous pouvons regarder l’arbre dans l’espace vide de la graine, ou nous pouvons le regarder à un niveau un peu plus grossier, au niveau de la sève. La sève est là, et les expressions concrètes de la sève sont là – complètement la sève. Pourtant, la sève a sa réalité dans les valeurs encore plus raffinées, plus fines de la sève dans l’espace vide, le rien. Le rien est exprimé dans toutes les valeurs physiques concrètes de l’arbre. Ce que l’on trouve est que la réponse du domaine védique de la connaissance est si complète. La réponse est, en un mot, Smriti. ‘Smriti’ signifie mémoire. L’arbre est là dans la graine non-manifestée, mais ce n’est pas l’arbre; c’est la mémoire de l’arbre. Regardez l’excellence de l’expression: le Veda exprime l’arbre entier dans le vide de la graine. De cette façon, la physiologie toute entière se trouve dans le champ unifié; en tant que fluctuations du champ unifié. Il n’y a rien, mais ce vide fluctue à l’intérieur de lui-même. Ainsi l’univers entier n’est pas quelque chose provenant de rien. L’arbre entier n’est rien d’autre que le vide du non-manifesté. Cela a été et restera toujours à l’intérieur du domaine de la précision mathématique. Cela restera toujours, en terme védique, séquentiel. Il y a une évolution séquentielle du vide en chaque chose concrète. C’est un arrangement séquentiel. Il y a une progression systématique, mais à la fin, la progression systématique est contenue dans la nature autoréférente du champ unifié lui-même. Ainsi toute la chose reste un concept abstrait. Un concept abstrait est non-manifesté, donc on dit un océan non-manifesté, un océan infini, un océan de toute possibilité, la totalité complète de la loi naturelle. C’est pourquoi il est très facile pour l’esprit de s’apaiser et d’atteindre ce niveau consciemment et de savoir que c’est l’état de vide, mais sachez que ce vide est le potentiel de toute chose.

«C’est l’objectif de MERU – hâter l’éveil, hâter l’éveil complet de ce potentiel infini qui est latent dans la conscience humaine.» – Maharishi, Inauguration de MERU, 21 avril 1975 (cliquez sur l’image)

C’est pourquoi à travers les âges, le slogan a été: «Connais-toi toi-même» (connaissez votre Soi). Alors dans cette connaissance de votre Soi, vous aurez la connaissance de toute chose que vous faites. Pas seulement la connaissance, mais le pouvoir de faire toute chose. «Le pouvoir d’accomplir toute chose» signifie le pouvoir de créer la création. Comment? Simplement en étant la base de toute création. «Être la base de toute création» est au-delà de la création; c’est la source de la création. C’est pourquoi elle est appelée transcendantale, le champ unifié transcendantal de toutes les lois de la nature. Une fois que la conscience est à ce niveau, alors la conscience est éveillée à toutes les possibilités. Alors, «je suis un homme éduqué.» J’ai la capacité d’accomplir tout ce que je veux. Et alors ce que j’ai à faire est juste de vouloir. Je n’ai même pas besoin de vouloir. Tout ce qui est nécessaire flotte autour de moi. Toutes les lois de la nature me servent. C’est une connaissance très précieuse. Les gens souffrent inutilement.

Questions (essayez de répondre à ces questions simplement et pour vous-même)

Que nous révèle l’analogie de l’arbre?

L’évolution séquentielle vous est-elle familière, donnez un exemple?

Pourquoi connaître le Soi même?

Vos intentions trouvent-elles leurs réalisations facilement?

(Répondre aux questions est un moyen très efficace pour raffiner sa compréhension intellectuelle et par la même occasion, son expérience intérieure.) 

La mémoire, Smriti ou Smṛti: 

Le Véritable Travail

Le véritable travail d’unification de la vie pour que, dans cet état unifié, la vie puisse éternellement être vécue dans l’abondance, aux deux niveaux, subjectif et objectif. Aux deux niveaux, subjectif et objectif, la vie doit être illimitée, infinie, éternelle. C’est pourquoi le processus d’évolution commence sur le mécanisme direct de l’unité lorsque les deux aspects de la vie sont devenus une réalité vivante, le Soi et le non soi.

Lorsque les deux sont devenus la réalité vivante de la vie quotidienne, on agit et pourtant on est le témoin de son action. On dort et pourtant on est le témoin de son sommeil. Lorsque l’on est capable de jouir du sommeil, commence alors le processus de l’éveil complet. D’ordinaire, on s’endort, on est parti, mais ce n’est que dans la conscience cosmique que l’on jouit vraiment du sommeil, parce que l’on fait l’expérience de ce qu’est le sommeil. On est éveillé tout en dormant. Cette expérience du sommeil n’est disponible dans aucun autre état, à l’exception de la conscience cosmique.

On dort, on bénéficie du sommeil. Mais on ne sait pas ce qu’est le sommeil. Pendant cet état de sommeil profond, on est ailleurs. Mais ce n’est que dans la conscience cosmique que l’on est éveillé au sommeil, comme on est éveillé à la veille, comme on est éveillé au rêve. Ainsi, même les états relatifs de la vie ne sont pas appréciés si l’on ne s’est pas élevé à la conscience cosmique. 

Qu’est-ce que… Regardez le mirage de la vie. On n’a même pas la capacité de jouir du sommeil! Comment un tel homme peut-il apprécier ce qu’est l’éveil? C’est ce qu’on appelle «faire l’idiot*»… (rire). C’est exactement cela, faire l’imbécile, ne pas savoir ce qui est là, ne pas savoir ce que l’on fait, mais s’occuper tout le temps: «Je n’ai pas le temps, pas le temps. Pas de temps pour quoi que ce soit. On ne fait que s’amuser. C’est la vie dans l’ignorance. Ne pas savoir ce que l’on est, ne pas savoir ce qu’est l’autre chose, mais pourtant s’engager dans le fait de faire, s’engager dans le comportement. Ne pas savoir ce que c’est, mais s’engager, comme ça, comme ça, comme ça… La vie dans l’ignorance prive un homme de la joie du sommeil. Cette profonde ignorance, et cette ignorance du Soi. 

Et quand le Soi a été gagné. Gagné signifie: quand il est arrivé à notre conscience. Le non-soi est alors ceci et cela, et le Soi est ceci. Le monde a donc été séparé en deux segments, le subjectif et l’objectif. 

Lorsque les deux sont séparés. La vie commence alors à être un peu inconfortable. Parce que la vie est un tout. Et lorsqu’elle est divisée en segments, ceci et cela. Spontanément, la mécanique de la nature se met en place pour unifier la vie. Et cette unification, cette croissance à partir de la conscience cosmique, se fait principalement par la culture du cœur. 

L’esprit a été suffisamment cultivé. Et la culture de l’esprit a divisé la création en deux segments: subjectif et objectif. C’est ce que l’esprit a fait. Le cœur accepte le défi de l’esprit et commence à unir les deux segments de la vie. Le cœur commence à unir. 

Toute la culture de la personnalité, à partir de l’état de conscience cosmique, est engendrée par la culture du cœur. Le cœur joue le rôle principal dans l’écriture de la conscience de Dieu. Le cœur, la qualité du cœur est d’apprécier.

L’amour, c’est quoi? L’appréciation. L’appréciation est l’amour, l’acceptation. Et cette qualité, lorsqu’elle grandit, accepte. Ce n’est pas le grossier qui domine la vision, c’est quelque chose de subtil. 

La mère ne se préoccupe pas de ce que dit l’enfant. Parce qu’au fond d’elle se trouve l’âme de l’enfant, qui est l’âme de la mère. Donc, un ensemble. La valeur superficielle de la séparation n’a pas d’importance. C’est la vision raffinée de l’amour qui ne se préoccupe pas de la grossièreté superficielle, elle apprécie seulement, apprécie, apprécie, apprécie.

Quelqu’un que vous aimez, vous ne vous préoccupez pas de ses erreurs. Quelqu’un que vous n’aimez pas, vous l’enveloppez d’erreurs, même s’il ne s’est pas trompé. (rires) Le manque d’amour. La haine est un amour négatif. Le manque d’amour va même ajouter de la grossièreté. Et l’amour lavera toutes les grossièretés. Il en ressortira quelque chose de subtil, quelque chose de bon.

Ainsi, cette tendresse de la perception permet d’apprécier les valeurs plus tendres de la vie et de ne pas se préoccuper des valeurs plus grossières de la vie. Personne ne se préoccupe de ce qui est grossier. Il y a quelque chose de raffiné, il y a quelque chose de beau. 

C’est le raffinement de la vision qui marque le passage de la conscience cosmique à la conscience de Dieu. Ce raffinement de la perception est dû au développement du niveau du cœur. La capacité élargie du cœur. C’est pourquoi le chemin entre la conscience cosmique et la conscience de Dieu est appelé le chemin de la dévotion, le chemin de l’amour. La dévotion. 

La dévotion n’aime pas le raisonnement. L’amour ne connaît pas la raison. C’est ce que dit le proverbe. C’est la qualité spontanée du cœur, non fondée sur la raison qui est la gloire de l’esprit. Toute la raison de l’esprit est établie dans le Soi, le non soi, évidemment sur les expériences du Soi, du non soi. Il y a peut-être une raison absolue pour que le Soi et le non soi soient deux. 

Il y a une raison absolue. Le Soi est absolu. Le non soi est relatif. Le relatif est le manifesté changeant, l’absolu le non-manifesté non-changeant. Les deux n’ont rien à voir l’un avec l’autre, en ce qui concerne leur structure. L’un est relatif, l’autre est absolu. 

Cette raison absolue pour laquelle ces deux choses sont séparées n’est pas suffisante pour que le cœur fasse un compromis. Il s’élève pour les unir ensemble malgré la raison absolue, fixe, inamovible et incontestable que les deux sont deux. L’amour ne connaît pas de raison. Il doit unir! 

Dans l’état de conscience cosmique, les deux sont les réalités de la vie. Le cœur s’élève, prend son courage à deux mains pour unir ces deux valeurs absolument différentes de la vie. Le cœur ne se préoccupe pas du fait qu’elles ne peuvent pas être unies. Mais il s’élève dans son effort pour les unir. L’unité du relatif avec l’absolu est absolument impossible. Mais le cœur prend son courage à deux mains. L’amour ne connaît pas de raison. Il s’enfle simplement dans sa qualité. Il s’élève dans l’évolution de l’amour et commence à apprécier le non-soi graduellement vers la valeur du Soi. Graduellement. 

Et pas directement vers la valeur du Soi. Mais directement, sans se soucier de la grossièreté de la valeur superficielle de l’objet. Et permettant à la vision de tomber sur la valeur cachée plus délicate et subtile de l’objet. Et graduellement, graduellement, ne plus se préoccuper de ce qui est grossier, et se préoccuper de plus en plus de ce qui est subtil. Et subtil, et subtil, et subtil. Le pouvoir de l’amour, la lumière de l’amour, apporte la valeur la plus délicate de l’objet à la surface de la cognition. La cognition est alors très, très riche. 

Cette riche cognition de l’objet, la valeur céleste de l’objet, fascine en quelque sorte le Soi. Et alors le Soi, qui est absolument séparé de l’objet dans ses caractéristiques, commence à fondre, comme s’il fondait. Ou, si nous ne pouvons pas accepter la fusion de l’absolu … très bien, ne lui permettons pas de fondre. Maintenant, faisons fondre le relatif le plus fin dans la valeur de l’infini. 

Dans le même processus de déploiement de l’aspect de plus en plus délicat de l’objet, sans se soucier de l’aspect grossier de la valeur superficielle de l’objet et en commençant à approfondir de plus en plus la valeur délicate de l’objet, alors l’objet est apprécié dans la valeur céleste relative suprême. Le pouvoir de l’amour commence alors à se réjouir de l’accomplissement et de plus en plus d’amour. Parce que l’objet est de plus en plus fascinant, de plus en plus fascinant et de plus en plus fascinant. 

Cette vague d’amour croissante fait passer la valeur de l’objet de la valeur céleste suprême à la valeur transcendantale infinie de l’Être. Et lorsque cela est acquis, alors l’expansion du cœur commence à se calmer. Le cœur a alors atteint son but. Le développement complet du cœur a uni les valeurs toujours séparées de l’absolu et du relatif. Une unité que l’esprit n’aurait pas pu concevoir sans le plein développement du cœur. 

Sans l’aide du cœur, l’esprit n’aurait pas conçu l’unité du non soi avec le Soi. L’unité du manifesté et du non-manifesté est tout simplement inconcevable au niveau de l’intellect. Mais le cœur est venu soutenir, aider, cet état paralysé de l’intellect qui ne peut, pour quelque raison que ce soit, même concevoir que l’absolu et le relatif puissent être unis en une seule phase. 

C’est la valeur du cœur qui a permis à l’esprit ou à l’intellect de gagner la conviction que «je» et cela, et tu es cela, et que tout ceci est cela. Cette compréhension intellectuelle sur le chemin de l’esprit ou de l’intellect se réalise lorsque, avec l’aide du cœur, les deux entités complètement séparées l’une de l’autre, le Soi et le non soi, en sont venues à se serrer la main pour se tenir sur le même plan. Lorsque l’objet est connu en termes du sujet, il s’agit de la conscience d’unité: L’unité. L’esprit analyse alors: «oui, oui, c’est vrai, nous n’étions pas deux, nous ne faisons qu’un». Ainsi, le processus de développement de ces deux facultés de vie que sont le cœur et l’esprit fonctionne de manière optimale lorsque l’on en est doté (fin). – Maharishi Mahesh Yogi, d’une cassette audio de 1972

La Dévotion

Si un homme veut être un véritable dévot de Dieu, il doit devenir son pur Soi; il doit se libérer des attributs qui ne lui appartiennent pas, et c’est seulement alors qu’il peut avoir une dévotion sans faille. S’il est enveloppé par ce qu’il n’est pas, sa dévotion sera couverte par cet élément étranger. Sa dévotion n’atteindra pas Dieu, et l’amour et les bénédictions de Dieu ne l’atteindront pas.

La dévotion est la qualité d’un cœur ouvert, et le cœur s’ouvre lorsque la conscience se développe. La dévotion est à la fois amour et intelligence. La dévotion est un état profond d’appréciation et d’amour, ainsi qu’une capacité de compréhension. La dévotion est une qualité plus sophistiquée de l’amour. L’amour unifie, la dévotion unifie également, en même temps qu’elle élève.

La dévotion n’est que l’expression d’un cœur ouvert. Elle commence réellement à partir de la conscience cosmique. Lorsque les limites ont été supprimées, le cœur peut commencer à couler. Un léger vent peut faire monter l’eau d’un étang en vagues, mais si l’étang est gelé, même un cyclone ne peut le faire bouger.

«Je remplirai le monde d’amour et créerai le Paradis sur Terre.» – Maharishi Mahesh Yogi, 1959

La dévotion envers le Créateur naît d’une appréciation accrue des fins détails de Sa création. La dévotion n’est pas quelque chose qui peut être pratiqué en tant que tel. C’est la manifestation spontanée d’une vie purifiée, où l’appréciation de la création est si minutieuse, si fascinante, qu’elle conduit à une adhésion totale au Créateur.

La dévotion est la forme la plus simple de la conscience. Elle est la plus naturelle. Il n’y a rien de plus complet, rien de plus innocent, rien de plus divin. La pureté du cœur signifie que l’on ressent chaque acte, chaque pensée, chaque perception comme la Grâce de la Mère divine, la Gloire de Dieu.

La dévotion est l’aspect le plus fin de l’amour – le moyen de grandir dans la dévotion à Dieu. La première impulsion d’amour tendre et de dévotion est ressentie entre la mère et l’enfant.

Question: «La dévotion n’est-elle pas parfois considérée comme un signe de faiblesse?»

Maharishi: «C’est vrai. Seul un homme d’affaires insatisfait recherche la banque. La dévotion est la qualité naturelle d’un cœur faible qui veut être comblé. Il n’est pas comblé, mais il se gonfle pour être comblé. Et il se gonfle aussi longtemps que la plénitude n’a pas été gagnée. Mais ce n’est pas de la faiblesse. Nous n’appelons pas cela de la faiblesse. Nous appelons cela une belle expression de la qualité de la vie.

La vie est faite d’amour. Et lorsque l’amour se gonfle pour embrasser l’éternité entière… Ah! Cela s’appelle la dévotion. La dévotion est un mot qui porte l’amour à un tel degré de complétude que l’on est absorbé dans le point d’attention – la totalité de l’absorption.

L’amour unifie. La dévotion est glorifiée dans l’état d’unité. C’est une grande qualité de vie; c’est une qualité de vie naturelle. La vie évolue et évolue pour trouver l’ultime infini. Par conséquent, la dévotion ou l’abandon n’est pas une faiblesse de la vie, mais un moyen d’atteindre la plénitude… la plénitude. Bien sûr, la plénitude n’est acquise que par ceux qui ne sont pas satisfaits.» – Maharishi Mahesh Yogi, Rishikesh, Inde, mars 1969

Brahmacharya

Le Brahmachari est celui qui se comporte comme Brahman. Le Brahmachari est Siddha.

Le Brahmachari est complètement autonome. Il respire la conscience de félicité.

C’est le niveau suprême de l’éveil au sommet du Soi.

Sur le plan pratique, il est autosuffisant, comblé.

Il est la source de toutes les règles et de tous les devoirs. Il n’y a rien à éviter et rien à faire. Il s’agit d’un accomplissement naturel.

Son action se situe au niveau de la conscience illimitée. La pratique du Brahmacharya consiste à gagner en efficacité pour travailler à l’intérieur de soi. Le Sidhi (la perfection) est une technique. À cela s’ajoute son attitude. Il travaille pour son Maître.

Il travaille pour son Maître d’une manière si simple que son intellect ne fonctionne pas. Le Maître est le cœur du Brahmachari. Il suit complètement et innocemment son Maître. L’obéissance au Maître, c’est tout.

Cela vient de l’intérieur. L’obéissance est la priorité de base pour s’élever à ce niveau de conscience. J’ai vécu cela, donc je le sais.

* Prashna Upaniṣad: «À moins que le disciple ne prenne l’habitude de comprendre l’esprit qui se cache derrière les mots, il est difficile de comprendre son maître.»

L’attitude de service et de respect est nécessaire. Lorsque l’on comprend l’habitude de l’enseignant, il n’y a pas de fossé qui obstrue le flux de la connaissance. Le Brahmachari dit toujours oui. Il ne dit même pas oui en doutant. 

Quoi que dise le maître, il le fait par amour et dans l’intérêt du disciple. L’individu est sa première préoccupation. Dans le cas du Brahmachari, il doit d’abord être dans la conscience d’unité. La relation avec le Maître est louable car elle est unilatérale. La relation avec les autres est aussi bonne que les autres. Dharana est presque une nécessité dans la vie d’un Sidha. L’initiation au Brahmacharya sert de dharana. 

La résolution doit se faire sur la base d’une méthode très fiable. Un gentleman est un gentleman.

Le Brahmachari ne cherche pas de compagnon pour traverser l’océan de Maya.

Le Brahmachari se contente de voir son chemin. La technique du Brahmacharya est la croissance de la conscience de Brahman.

Matin et soir, les MT-Siddhis; la focalisation sur le Maître.

Le Brahmachari est célibataire. L’éveil de l’illumination dans l’intellect a sa base dans la physiologie.

La conscience d’unité a également son parallèle physiologique. Quel que soit le produit que nous tirons de la nourriture, il ne doit pas être gaspillé. L’Ojas est cette substance précieuse suprême qui se construit à partir de tous les processus de digestion. Lorsque l’ensemble de la physiologie fonctionne de manière ordonnée, l’Ojas est produit en Samadhi. Le Brahmachari est donc toujours ponctuel dans ses habitudes – sommeil, repas, etc. C’est pourquoi le célibat est une exigence.

Pour les personnes mariées, les chances d’illumination sont moindres.

Le Brahmacharya est connu depuis longtemps pour son célibat. – Maharishi Mahesh Yogi, Ṛṣikesh, 1974

L’éveil ultime: «Je suis tout» et la conscience peut tout créer

Dans une conférence donnée le 18 mars 1978 et publiée dans son volume spécial de livres de poche pour les étudiants, Maharishi a parlé des Yoga Sūtras de Patañjali, qui, selon lui, sont «l’ingénierie de la conscience»; grâce à chaque Sūtra, la conscience acquiert la capacité de créer un résultat particulier.

«La pratique des Sutras de Patañjali stimule le potentiel créatif infini de la conscience, de sorte que chaque désir dans la vie pratique est automatiquement satisfait.»

Maharishi a déclaré que pour que la conscience soit un champ de toutes les possibilités, elle doit être un champ de corrélation infinie, avec la propriété d’un flux sans friction – sans barrières dans le temps et l’espace. Ce n’est que dans cet état que la conscience sera capable de structurer des valeurs spécifiques d’espace et de temps. Pour atteindre cet état, la conscience doit être aussi pure que possible.

«La conscience à l’état pur est la forme la plus simple de conscience,» a déclaré Maharishi, «l’état de conscience le plus naturel, complètement autonome. C’est la valeur non-manifestée à partir de laquelle toute manifestation est possible – le niveau de vie qui est infiniment créatif, purement à l’intérieur de lui-même.»

Le processus de transcendance au cours de la Méditation Transcendantale de Maharishi amène notre conscience à sa forme la plus simple: le programme de Sidhi de la Méditation Transcendantale rend la forme la plus simple de la conscience de plus en plus dynamique en elle-même, afin de créer toute spécification d’elle-même.

Maharishi poursuit: «Lorsque la conscience est pleinement capable de créer chaque spécification, elle connaît alors Ahaṁ Brahmāsmi, «Je suis tout», «Je suis grand», «Je suis Brahm». Cette expression védique de la Totalité de la vie, du «je» individuel à l’existence universelle, devient alors une réalité vivante structurée au niveau de la physiologie elle-même.»

Maharishi a expliqué qu’à certains moments, certaines zones du cerveau, ou de la conscience, restent fermées à elles-mêmes, tandis que d’autres zones s’ouvrent à elles-mêmes. Ces changements produisent les états de conscience de veille, de rêve et de sommeil.

«Lorsque l’ensemble de la conscience est complètement éveillée à elle-même, cette physiologie pleinement active projette le plein éveil de l’individu à sa réalité universitaire,» a déclaré Maharishi.

Pendant la pratique du programme de Sidhi de la Méditation Transcendantale, la conscience et la physiologie sont toutes deux amenées à l’état de fonctionnement le plus simple. Ce n’est que lorsque le fonctionnement du cerveau est dans son état le plus simple que la conscience peut prendre n’importe quel ton ou qualité désiré et produire l’effet correspondant.

«En exposant le fonctionnement de la physiologie à sa gamme complète, le Sūtra de Patañjali cultive une flexibilité infinie dans la physiologie,» poursuit Maharishi. «Sur cette base, la conscience devient infiniment adaptable et elle est alors pleinement dynamique dans toutes les possibilités. L’individu devient l’expression de toutes les possibilités, capable d’accomplir n’importe quoi.

«Lorsque la conscience est capable de créer tout ce qu’elle désire, l’éveil ultime de l’illumination se produit: la conscience est le constituant essentiel de toutes les expressions de la création. On fait alors l’expérience d’un continuum de vie en termes de conscience – en termes de son propre Soi.»

Cette expérience de pleine illumination ne nie pas le monde; elle élève la dignité de chaque objet à sa valeur infinie – aussi infinie que le Soi.

«Le Veda et la science moderne présentent tous deux le même thème de la vie,» a déclaré Maharishi. «Le Veda est la connaissance pure – l’état de conscience dans lequel le connaisseur est pleinement éveillé dans son Soi, le champ de toutes les possibilités.»

Le programme de Sidhi de la Méditation Transcendantale stimule la relation naturelle existant entre l’esprit et le corps. La coordination parfaite entre le corps et l’esprit est la réalisation du plein potentiel de la vie individuelle. «Sur cette base, on s’élève au niveau suprême du comportement, où le territoire d’influence de chacun devient la totalité de l’univers,» a déclaré Maharishi.

La frontière la plus fascinante de la recherche scientifique aujourd’hui est la recherche sur la conscience. De nouvelles voies de recherche ouvrent une nouvelle perspective de connaissances: l’esprit pourrait être tout-puissant et l’individu pourrait réaliser que «je suis tout».

«Cette technologie pratique de la conscience [le programme de Méditation Transcendantale et de MT-Sidhi] cultive et enrichit la vie afin qu’elle trouve sa véritable dignité dans son plein potentiel de toutes les possibilités,» a conclu Maharishi.

Les Groupes de Vol Yogique

Maharishi: «Depuis cinq ou dix ans, on a constaté que plus le groupe de yogis volants pratiquant ensemble est important, plus l’influence de la cohérence de la conscience dans l’environnement est grande. Cela a été constaté avec seulement quelques centaines de personnes dans un petit pays – seulement quelques centaines de personnes – pratiquant la Méditation Transcendantale, ses techniques avancées, et le vol yogique, en particulier le vol yogique, où le corps s’élève dans l’air et contrôle la gravité. L’élévation du corps n’est pas un phénomène qui peut être manipulé par qui que ce soit. On amène son esprit à la conscience autoréférente, transcendante. À partir de là, dans sa vigilance éveillée, il est capable de promouvoir une pensée de vol. Il pense: «Je veux voler». Il prononce des mots spécifiques et, immédiatement, il contrôle la gravité et son corps s’élève dans les airs.

C’est un phénomène qui a été démontré dans de nombreuses assemblées mondiales de la paix, comme nous les appelions autrefois. De très nombreux pays ont organisé des assemblées mondiales pour la paix. Les gens se rassemblent et volent ensemble – nous appelons cela le vol, le vol yogique. Le corps s’élève dans les airs et fait des sauts. L’élévation du corps est l’événement crucial. L’esprit est complètement retiré, à son propre niveau dans la conscience transcendantale. L’esprit est éveillé dans la conscience transcendantale, pleinement éveillé, et lorsqu’il pense «Je veux voler», le corps s’élève soudainement. Lorsque le corps s’élève, c’est la fonction du silence profond en action. Le silence profond est la conscience autoréférente, la conscience transcendantale autoréférente, et là, on promeut une pensée et on obtient le contrôle de la gravité. Maîtriser la gravité, c’est maîtriser la Loi Naturelle totale, le pouvoir de la Loi Naturelle totale qui régit l’univers.

C’est la force de gravité qui gouverne l’univers. Tous les mondes galactiques ici et là – l’un est attiré par l’autre. C’est la force de gravité. Et cette force de gravité, le pouvoir d’attraction et de répulsion, est stimulée par l’esprit lorsque celui-ci est dans un état complètement apaisé, un état autoréférent, complètement apaisé. L’esprit est pleinement éveillé à ce point de jonction du silence et du dynamisme… La pensée à ce niveau libère la force de gravité, ce qui satisfait le désir de s’élever dans les airs et d’aller en avant – le vol yogique.» – Conférence de presse du 01.11.2006

L’Effet Maharishi

Voici une toute nouvelle vidéo d’une conférence par Peter F. Freund, dont j’ai eu la joie d’y assister directement. Il présente l’Effet Maharishi d’une manière très intelligence et drôle à la fin. C’est en anglais…

La base de l’Effet Maharishi est l’élévation de la conscience collective. La conscience collective est la totalité de la conscience d’un groupe spécifique. Par exemple, lorsque nous parlons de conscience communautaire, nous mettons simplement ensemble la conscience de tous les individus qui composent la communauté; pour la conscience nationale, nous mettons ensemble la conscience de tous les citoyens d’une nation.
Il existe d’innombrables divisions et organisations de la conscience collective, mais parmi celles-ci, on distingue sept niveaux principaux: la conscience de la famille, la conscience de la communauté, la conscience de la ville, la conscience de la région ou de la province, la conscience nationale, la conscience du monde et la conscience universelle, chacune étant créée par les individus au sein du groupe.
Le phénomène de la conscience collective peut être mieux compris en examinant le concept de champ, tel qu’il est décrit par la science moderne. Les physiciens décrivent une variété de champs infinis, illimités et omniprésents qui opèrent de manière invisible dans toute la création, régissant les activités d’innombrables lois de la nature. Par exemple, le champ électromagnétique – l’un des quatre principaux champs de force – imprègne l’univers tout entier et permet aux émetteurs de radio et de télévision d’envoyer des signaux en créant des ondes à l’intérieur du champ. Bien que ces ondes soient invisibles, elles créent néanmoins des effets que nous connaissons tous: les sons et les images de la radio et de la télévision.
De même, les trois autres champs de force fondamentaux – la gravitation, l’interaction faible et l’interaction forte – sont également omniprésents et se comportent de manière invisible dans toute la nature. La conscience autoréférente est également un champ, mais à un niveau encore plus fondamental, car elle est le champ omniprésent, invisible et illimité d’où émergent tous les champs de force et de matière.
Tout comme un émetteur radio peut créer des ondes dans le champ électromagnétique, les individus créent constamment des influences sur toutes les parties de la création, simplement parce que la conscience imprègne chaque aspect de l’univers matériel. Par exemple, si l’on jette une pierre dans un étang, il se produit des ondes qui se propagent dans tout l’étang. Chaque vague produit un effet dans chaque partie de l’étang. De même, la vague de la vie individuelle, par son activité, produit une influence dans toutes les parties du cosmos.
Sur la base de ce même principe, l’expérience directe de la conscience autoréférente influence chaque aspect de l’univers, l’animant avec l’ordre et l’harmonie parfaits inhérents à la conscience autoréférente. C’est pourquoi des groupes d’individus peuvent créer des effets très puissants dans l’environnement grâce à leur pratique collective du programme de Méditation Transcendantale et de MT-Sidhi – par leur pratique autoréférente, ils vivifient chaque aspect de l’univers en stimulant son constituant le plus fondamental, la conscience, et ils vivifient tout particulièrement la conscience collective de la ville, de la province ou de la nation dans laquelle ils se trouvent.
Puisque la conscience collective est créée par les individus qui la composent, la conscience collective s’élève au fur et à mesure que la conscience individuelle grandit, et la conscience individuelle grandit au fur et à mesure que la conscience collective grandit. En d’autres termes, lorsqu’un individu fait régulièrement l’expérience de la conscience autoréférente et l’éveille dans sa propre conscience, les niveaux de conscience collective auxquels il participe – famille, ville, province, nation, etc. – s’améliorent simultanément. Cette valeur supérieure de la conscience collective se répercute à son tour, de manière positive, sur chacun des membres individuels de ce niveau de conscience collective.
Puisque la conscience individuelle et la conscience collective entretiennent cette relation réciproque, un groupe d’individus pratiquant le programme de Méditation Transcendantale et de MT-Sidhi apportera une puissante influence d’ordre et d’harmonie à la conscience collective, permettant à une population entière d’agir de manière plus cohérente, plus harmonieuse et plus en accord avec la Loi Naturelle. Sur cette base, Maharishi a mis en lumière le potentiel de chaque nation à créer l’invincibilité pour elle-même et pour tous ses citoyens.

Créer la cohérence dans la conscience collective comme la base d’une société idéal et d’une paix mondiale durable: La recherche scientifique sur l’Effet Maharishi.

Le soutien de la nature peut-être généré collectivement par le phénomène que Maharishi a identifié comme l’Effet Maharishi et qui est un effet de champ dans la conscience collective. Il a plusieurs exemples dans les sciences physiques et l’Effet Maharishi marque l’arrivée d’un principe de la Loi Naturelle d’une valeur inestimable dans le domaine des sciences sociales.

Rappelons que l’Effet Maharishi est l’effet de cohérence que nous générons lorsque nous pratiquons ensemble, dans un même endroit, matin et soir, le programme de Méditation Transcendantale et MT-Sidhi, incluant le Vol Yogique. Il a été démontré que la racine carré d’un pour cent de la population d’une ville ou d’un pays est suffisant pour générer cette cohérence au niveau local ou national et amorcer un redressement des valeurs économiques et sociales, ayant pour conséquences une baisse significative de la criminalité, des admissions dans les hôpitaux et surtout une reprise de la croissance économique, mesurée par l’indice boursier, la baisse de l’inflation, les dépôts de brevets, la reprise de l’emploi et de la consommation.

Le principe est que la présence d’une petite cohérence dans un champ incohérent étend sa cohérence à travers le champ entier. Dans tout cas, où ce phénomène opère, la transformation à une plus grande cohérence est activée par un point déclencheur (catalyseur). Un niveau minimum de cohérence injecté dans le champ est requis pour rendre la cohérence totale. 

L’Effet Maharishi a été comparé à l’effet Meissner. Un système a la capacité d’expulser ou de repousser les influences désordonnées perturbatrices. Dans ce cas, un métal super conducteur devient invincible. L’ordre parfait est une défense naturelle contre une perturbation externe. Dans la société toute influence perturbatrice est repoussée, une sorte de coquille de défense invincible est ainsi générée. Celle-ci est le sous-produit de la pratique en groupe des technologies Maharishi de la conscience – le programme de Méditation Transcendantale et MT-Sidhi – qui engendrent une puissante influence de paix et de positivité dans la conscience collective, éliminant l’inimitié et l’hostilité des gens tout autour, ce qui inclut toute forme de violence. 

D’où vient cette influence? De ce niveau le plus fondamental de la vie – la Conscience Transcendantale – qui n’est autre que notre propre Soi. Par cette expérience biquotidienne, toutes nos pensées et actions en viennent à être pleinement en accord avec la direction évolutive de la Loi Naturelle. Ces technologies de la conscience diffusent le stress et la négativité dans la société et génèrent des vagues positives d’harmonie et d’unité dans la conscience collective. Nous accédons et stimulons le niveau le plus puissant de l’esprit et de la matière, identifié par la science moderne comme le champ unifié, le niveau le plus fondamental de l’intelligence de la nature qui nous connecte tous. Maintenant, nous avons à notre disposition une technologie de paix, une technologie véritablement défensive qui résout les problèmes de la violence et de la négativité à leur source. C’est ce que la recherche scientifique montre.

Maharishi et Tat Wale Baba

Le texte suivant est si inspirant par la sagesse qu’il contient que je n’ai pu résister à le traduire. Vous trouverez la version anglaise sur le lien suivant: http://www.yogiphotos.com

Conférence de Tat Wale Baba à une assemblée internationale de chercheurs

Tat Wale Baba commença son exposé dans un hindi énergique, sans tension, et Maharishi Mahesh Yogi traduisait

(…)

Ce qui est omniprésent n’a pas à être cherché. C’est déjà là. Commencez à être. Ce qui est omniprésent n’a pas à être cherché; seulement notre conscience individuelle a à être amenée à ce niveau et là est cette béatitude. Vous n’avez pas à la chercher. Comprenez-vous? À moins que l’on rentre dans cette béatitude omniprésente, la satisfaction ne peut pas venir. Si elle avait dû venir, elle serait venue à l’heure qu’il est à travers de nombreuses avenues dans le monde. Mais, ce n’est pas le cas. Donc, ce qui est le Soi est votre propre être. Vous n’avez pas à chercher à l’extérieur. Et, c’est sans distinction de fois religieuses ou de croyances; chrétiennes ou mormons ou hindous. Cet être est lui-même la connaissance. Seulement, vous avez à savoir. Toutes ces diverses manifestations de bonheur que nous expérimentons dans le monde, sont aussi les manifestations de ce même être éternel qui est notre propre Soi. Si nous sommes conscient du Soi, si nous le connaissons, bien. Autrement, nous avons à être. Et donc, il est nécessaire d’amener notre conscience individuelle profondément en nous-même. Aussi profondément que nous pouvons amener notre conscience individuelle au Soi, aussi intensément nous pouvons hériter de ce qui est omniprésent dans notre vie jour après jour. Connaissant ce Soi, nous serons éternellement satisfait; demeurant dans le monde, nous vivrons le contentement. Et, ce n’est pas une question de se détacher du monde. Seulement, nous avons à le connaître, et le connaissant, alors, toutes les différentes manifestations dans le monde seront expérimentées comme les manifestations de Cela. Nous n’avons pas à nous détacher. C’est juste une question d’amener la conscience individuelle à ce domaine, et être, et le vivre.

Ayant acquis ce magnifique, parfait système nerveux humain, si nous connaissons cet élément du Soi, alors nous avons réellement utilisé ce merveilleux cadeau pareil à un diamant, ce système nerveux pareil à un diamant qui est capable de donner cette béatitude éternelle. Si elle n’est pas expérimentée, alors nous avons perdu le cadeau de diamant. Nous avons pris sur nous-mêmes ce système nerveux humain, non pas pour l’amour de plaisir insignifiant de nature changeante dans ce domaine relatif du changement, mais pour vivre et être cette béatitude infinie. Et, nous aurons à atteindre cette chose, que nous l’atteignons dans cette vie, ou dans la prochaine, ou la suivante. Nous ne pouvons tout simplement pas renoncer à cela. Par conséquent, avec l’assistance du Guru et des Écritures, il est mieux de l’atteindre rapidement. Pourquoi le retarder?

L’exposé de Tat Wale Baba fut suivie par une opportunité pour les questions d’être posées.

Comme chaque question était posée en anglais, Maharishi Mahesh Yogi traduisait en hindi, puis traduisait les réponses de Tat Wale Baba.

Étudiant: Peut-il nous parler de son maître et de la tradition qu’il suit?

TWB: Le Soi est libre de toute tradition ou de non tradition.

MMY (ajoutant son propre commentaire): Il est de la tradition de Shukadev. Shukadev était comme lui, pas de ce monde. Loin de lui.

Étudiant: Peut-il nous dire quel genre de méditation fait-il?

TWB: Je suis établi dans le Vedanta et de cette façon, on en parle, et on est. Il n’y a aucune pratique en tant que telle.

Étudiant: Que pensez-vous de la Méditation Transcendantale?

TWB: La conscience transcendantale est la base de toute expérience. La pure conscience est Cela à travers lequel on expérimente. Ce n’est pas une chose qu’on peut expérimenter. Et, tout ce monde est dans un état de pure conscience, et c’est à travers Cela qu’on expérimente tout. La pure conscience, ou la conscience transcendantale n’est rien qu’on expérimente. À travers Cela on expérimente tout. Cela est la base de toute expérience, et de faire l’expérience. Donc, jouissez de cet état.

Étudiant: Est-il possible d’accroitre sa capacité à jouir de cet état?

TWB: On peut l’accroitre grandement par la méditation. Et à mesure qu’on va plus en profondeur, Cela jaillira dans notre vie extérieure. Donc, il est possible d’accroitre notre capacité à être Cela. Et c’est par la méditation.

Étudiant: A-t-il des techniques qu’il enseigne à ses disciples?

TWB: Nous sommes assis dans la forêt, et quand nous sommes assis dans la forêt, nous avons un but à accomplir, et avec ça nous sommes assis. Si un chercheur vient et demande, très bien. Nous donnons des conseils. Sinon, nous n’avons pas beaucoup de temps. Nous sommes dans la forêt, et nous sommes dans la forêt pour un certain but. Mais, si un chercheur vient, très bien. Ses doutes sont dissipés et supprimés.

Étudiant: Pense-t-il que son mode de vie aide le reste de l’humanité ou seulement lui?

TWB: Tous ces saints méditants et établis dans le Soi, ils sont le fondement pour toute cette marche de l’univers entier, et ils sont le fondement de toute la chose, et non pour eux-mêmes seulement. Leurs bonnes vibrations influencent les sociétés pour leur avancement.

Étudiant: Comme une centrale électrique?

TWB: Comme une centrale électrique. La centrale électrique est à Delhi and l’ampoule éclaire ici. Ce n’est pas l’ampoule qui éclaire. C’est l’électricité de la centrale. C’est les saints établis dans leur Soi qui infusent la vie dans tout l’univers. Et, ce sont eux qui ont trouvé Smriti Purananam (les codes védiques de conduite). Ce sont eux qui ont trouvé l’essentiel, les réalités de la vie, et qui ont enseigné au monde les diverses conduites de vie; les chemins de la réalisation du Soi, les chemins de la réalisation de Dieu, et tout ces états supérieurs de vie. Ce sont eux qui ont amené la demeure de la sagesse au monde, et ils sont à la base de toute la prospérité croissante du monde à travers leurs vibrations et à travers leur réalisation.

Étudiant: De combien de sommeil a-t-il besoin?

TWB: Si je dors qu’est-ce qui arrivera au monde? Endormi et éveillé – le sommeil et l’éveille sont la nature de l’esprit. Parfois l’esprit dort, parfois il est éveillé. Si je dors, la base entière du monde s’endormirait et alors il ne resterait rien. Aussi, je ne dors pas. Si quelqu’un dort, c’est l’esprit. Le Soi ne dort pas. Tous ces états de veille, rêve; ils appartiennent à l’esprit. Ils ne sont pas l’état du Soi. Et, si vous parlez de mon sommeil, je ne dort pas parce que le Soi ne dort pas. Si le Soi dort alors le monde entier irait dans le sommeil.

Étudiant: Y-a-t-il une différence entre le moment où il médite et le moment quand il ne médite pas, dans la façon dont il se sent, ou son interaction avec l’environnement?

TWB: En méditant pendant quelques temps, on devient établi en permanence dans l’état d’être. Et alors, partout où l’esprit va, on est établi dans ce Soi, peu importe ce qu’on fait ici ou là; c’est sans importance quand on est établi dans le Soi. Et, cet état vient après un certain temps d’aller profondément à l’intérieur et en sortir. Avec cette pratique, on devient établi en permanence dans le Soi, et alors quoique vous fassiez, vous n’êtes pas séparer du Soi.

Étudiant: Vivez-vous dans cet état maintenant?

TWB: Ce qui est non né, éternel, nous n’en parlons pas en termes de temps. En termes de temps le Soi ne peut pas être discuté.

Étudiant: Sent-il qu’il y a plus à atteindre?

TWB: Qu’y-a-t-il à être gagné ou à atteindre? Ce qui est à être gagné est omniprésent, et nous sommes Cela, et c’est déjà atteint. Aussi longtemps que l’esprit a été fluctuant seulement dans le relatif changeant, aussi longtemps il était hors de vue. Et, quand l’esprit a été concentré et a atteint ce niveau, rien de nouveau s’est produit. La chose qui était là, elle est là. Rien de nouveau s’est produit ou a été atteint. Rien! Ce qui était là, est là même maintenant, et était même avant. Seule la différence est dans l’esprit; l’esprit était inconscient de Cela et maintenant l’esprit est conscient. Donc, qu’y-a-t-il à dire à propos d’accomplissement d’autres états?

Étudiant: Peut-il nous parler de l’amour qui s’écoule de notre coeur une fois que l’état est atteint?

TWB: Notre amour déborde. Comme quelqu’un s’aime lui-même ainsi il commence à aimer les autres. Parce que dans cet état il n’y a rien d’autre que notre Soi. Par conséquent, notre amour pour notre Soi est notre amour pour les autres. Et alors, quelque soit les communications qui sont là, elles sont les communications dans notre propre Soi. Le Soi est doré. C’est seulement une question d’amener notre conscience à Cela et alors le critère de Cela sera que nous commencerons à démontrer toute l’amour et l’harmonie dans le domaine de toutes nos actions et expériences. Ce sera le critère. Quand l’amour s’accroît, cela devient l’équilibre pour mesurer que nous approchons de Cela. Autrement, la chose est déjà là, seulement nous avons à l’incorporer dans nos vies. Nous avons à exposer plus d’amour, plus de bonheur. L’expression de Cela est nécessaire, autrement l’état de Cela est déjà là. Et, nous commencerons à l’exprimer plus quand nous en deviendrons plus conscient.

Étudiant: Pouvons-nous méditer avec vous?

Tat Wale Baba ferma ses yeux et nous méditâmes tous pendant environ vingt minutes. Alors, l’opportunité de poser plus de questions repris.

Étudiant: Que voyez-vous pour l’avenir du monde?

TWB: Nous avons à créer l’avenir. Le futur n’a pas à nous créer. Et, si nous faisons de bonnes choses, et méditons, et expérimentons ce Soi, et sommes omniprésent, l’avenir va être bonne. Si nous ne le faisons pas, nous allons créer un mauvais avenir. Nous avons à créer le futur. Le futur est dans nos mains.

Étudiant: Y aura-t-il la paix mondiale?

TWB: Le monde est en vous. Et, si vous êtes en paix à l’intérieur, si votre conscience individuelle est établie dans votre Soi, votre monde est en paix. Et, si vous êtes fluctuants et sans paix, et que vous n’êtes pas en accord avec votre propre état éternel d’Être, alors le monde est dans un manque de paix. Si vous voulez créer la paix sur le niveau cosmique, alors vous devez prendre refuge en Dieu. Et, si vous voulez la paix en vous-même, réalisez le Soi et votre monde sera en paix et vous verrez que le monde entier est en paix. Le monde est comme vous êtes, et le monde sera comme vous serez.

Étudiant: Y-a-t-il des raccourcis à la purification du Karma?

TWB: Le raccourci le plus court à la purification du karma est l’abandon à Dieu, la dévotion à Dieu, la réalisation du Soi. Et, quand vous réalisez le Soi tout votre esprit et vos sens seront purifiés. Et, quand vos sens sont purifiés toutes vos actions seront bonnes. Elles seront support de vie. Elles se comporteront avec vous comme vos amis. Et, si l’esprit n’est pas établi dans le Soi, dans la gloire de Dieu, alors vos propres sens deviendront votre ennemi. Et alors, tout votre karma vous sautera dessus comme votre ennemi. C’est la fixité de l’esprit dans le Soi qui fait de vos sens votre ami, et la non fixité de l’esprit dans le Soi fait de vos sens votre ennemi. Les sens ennemis signifient le karma, parce que le karma est accompli par les sens. Donc, le karma sera bon si l’esprit est établi dans le Soi et le karma ne sera pas bon si l’esprit n’est pas établi dans le Soi. Pratiquez. Accroissez votre pratique pour arriver à ce but.

Étudiant: Est-ce un handicap d’être maître de maison et de faire cette pratique?

TWB: La voie de maître de maison n’est pas mauvaise. Mais, en n’étant pas capable d’être à la hauteur de ce style de vie, nous faisons un enfer hors de nous-mêmes dans la voie de la vie de maître de maison.

Étudiant: Est-il possible de travailler dans le monde quand nous avons gagné l’état le plus haut de la pure connaissance suprême?

TWB: Il y a deux style de vie, le maître de maison et le reclus. Ceux qui sont dans la voie de la vie de maître de maison, par habitude sont engagés dans l’activité, même en ayant gagné cet état de connaissance suprême. Et, ceux qui sont reclus par nature, n’ont rien à faire avec l’activité de la vie. Donc, ils continuent à vivre cette voie. Mais, les deux vivent cet état de connaissance suprême.

Étudiant: Est-il possible que celui qui vit la voie de la vie de maître de maison puisse alors désirer changer et vivre la vie d’un reclus? Ou, serait-ce cause d’un conflit?

TWB: La condition idéale serait de ne pas entrer en ménage. Si vous voulez devenir un sannyasi (un renonçant), ou, si vous êtes entrés dans la vie de maître de maison, alors partager la responsabilité que vous avez prise avec la femme et les enfants, et alors achevez cette responsabilité. Faites que vous enfants soient éduqués et finissez-en avec tous ça. Alors, il devrait être bon d’osciller à partir de là. Autrement, n’y entrez pas, ce sera le plus idéal. Ayant pris la responsabilité, il ne serait pas bon de fermer cette responsabilité. …

Le succès par le sattva

La qualité la plus importante de l’esprit

Ceci rend clair une fois de plus, que l’esprit est la clé, car il est la connection avec la pure conscience. L’esprit a trois qualités principales, Sattva (la pureté), Rajas (le principe d’action) et Tamas (l’obscurité). Sattva, la nature pure de l’esprit, devrait prédominer, afin que Rajas et Tamas le servent.

Sattva a cinq qualités distinctives: la compassion, le Dharma (le choix juste en accord avec la loi naturelle), l’action, la dévotion et la foi (la pensée positive).

Comment soutenons-nous la croissance de ces qualités dans notre vie? À travers la connaissance correcte, Dhairya (la patience), Smriti (la mémoire) et Samadhi (la transcendance). La plus importante d’entre elles est la transcendance, parce qu’elle nourrit les autres.

«Il y a proverbe en sanskrit: «Le succès d’un grand homme ne repose pas sur les accessoires, mais sur le niveau de sattva ¹.» Si nous sommes capable de maintenir notre sattva – notre Être – alors le succès de quelque soit ce que nous voulons faire dans ce monde sera nôtre. Ce n’est pas les accessoires qui apportent à un homme le succès, mais son propre centre d’intelligence divine. Cela a été mon expérience à travers le monde, et cela a été l’expérience des saints depuis des temps immémoriaux.

«La nature devient sympathique à la réussite si le sattva est maintenu. Si simplement nous méditons correctement le matin et le soir et avons un sens correct de la vie, ce qui est commun pour un homme qui médite, alors la pensée juste vient naturellement, et toute la nature est prête à la supporter. C’est l’aide divine. Toute chose progresse par elle-même; nous n’avons seulement qu’à nous maintenir dans l’Être, mais pas sur le niveau de la mémoire. Tout ce que nous avons à faire est de méditer matin et soir, et un sens correct de la vie s’ensuit.

«Ce que nous pensons ne pas être juste, nous nous en abstenons, mais nous ne devrions pas considérer toute chose dans le monde comme n’étant pas correcte. Ne véhiculer pas trop le sens du bien et du mal dans votre esprit. Ayez une attitude naturelle, et prenez les choses comme elles viennent. Avec une méditation régulière, le sattva sera maintenu et se développera, et le comportement correct et les valeurs justes seront là. Toute chose ira par elle-même; toute réussite sera vôtre.» – Histoire de trente années autour du monde, p. 362-363. Tiré du discours de Maharishi aux participants du premier cours de formation de professeur à Rishikesh, le 13.07.1961

Note: ¹ Sattva: L’ensemble de la création consiste en l’interaction des trois gunas, sattva, rajas et tamas, nés de prakriti, ou la Nature. Le processus d’évolution est perpétué par ces trois gunas. Tout peut être classé suivant ces trois catégories:

  • Sattva (pure) – Bon pour l’esprit et le corps – à favoriser
  • Rajas (stimulant) – Bon pour le corps mais pas bon pour l’esprit – à éviter
  • Tamas (impure) – Bon, ni pour l’esprit, ni pour le corps – à supprimer