Le Veda parle de la diversité dans l’unité. Il décrit l’éveil de l’unité à la diversité, tout en conservant la mémoire de l’unité à chaque étape de la progression au sein de la diversité.
Le Yoga parle de l’unité dans la diversité. Il décrit l’éveil à partir de la diversité à l’unité, en trouvant toute la diversité dans l’état d’unité et en prenant conscience que l’unité, la singularité, est tout ce qui existe (Kaivalya).
Le Yoga est inhérent au Veda et le Veda est inhérent au Yoga.
Le Yoga est le fondement du Veda et le Veda est le fondement du Yoga.
Par la pratique du Yoga, nous parvenons à «Vedo’ham», «Je suis le Veda» (Devi Upanishad, 1), et à «Aham Brahmasmi», «Je suis la totalité» (Brhadaranyaka Upanishad, 1.4.10).
Le Yoga est un processus de silence (nirodha) et appartient au niveau du silence infini de l’Absolu (l’Ātmā).
Le Veda est l’intelligence pleinement éveillée (dynamisme) de l’Absolu (l’Ātmā). Dans la séquence: l’Absolu, le Soi (l’Ātmā) – le Veda – l’Univers (Vishva) – le Soi cosmique (Brahm), nous voyons que l’Ātmā (Samadhi – l’état de Yoga) est le fondement du Veda, et que le Veda est le fondement de l’Univers (Vishva) qui est lui-même l’état de Yoga (l’unité de la diversité – l’Univers).
Le Yoga est au commencement et à la fin. Maharishi Patanjali l’a exprimé dans ses huit membres du Yoga, où il place le Samadhi au commencement (Yama – Satya…) et à la fin, en tant que dernier membre.
Le Yoga est la source et le but de la création, et entre les deux se trouve la Veda Lila (l’expression ludique du Veda).
La dernière étape du Yoga consiste à nous guider au-delà de la Veda Lila, pour atteindre le Vedanta, afin de mettre fin aux Vrittis de Chit, de Sat Chit Ananda.
Questions(essayez de répondre à ces questions simplement et pour vous-même)
Quelle est la subtilité dans la phrase: «Le Veda parle de la diversité dans l’unité»?
Que révèle la phrase suivante: «Le Yoga parle de l’unité dans la diversité»?
Pourquoi faut-il passer par la pratique du Yoga pour découvrir les vérités éternelles?
Si je me considère comme intelligent, cela signifie-t-il que je vis le Veda?
Comment est-il possible que le Yoga soit à la fois la source et le but de la création?
«C’est très intéressant. Ce sont les différences qui font le monde. Il n’est pas possible d’éliminer les différences, mais en amenant la conscience au niveau de ce qui est à la base de toute diversité et qui est présent de manière uniforme partout – en amenant la conscience à ce niveau, en amenant notre conscience à ce niveau fondamental de la vie, – il est possible de concilier toutes les probabilités extrêmes de la vie. Il n’y a pas d’autre moyen.» – Maharishi Mahesh Yogi, Rishikesh, Inde, le 07.02.1968
La conscience constitue le fondement de la connaissance et de la compréhension
Un tout unifié appelé «Saṁhitā»
Une expérience complète de l’état appelé «Kaivalya»
La connaissance est structurée dans la conscience
L’étude de la conscience sous l’angle de nombreuses disciplines
La conscience a été étudiée sous différents angles par le Veda, la religion comparée et toutes les disciplines scientifiques, de la physique à la biologie. Chacune de ces disciplines peut, à sa manière, se concentrer sur la nature de la conscience et sur ce qu’elle pourrait être – le «sujet» de la conscience – en fonction de l’approche qu’elle adopte. D’une part, la conscience peut être considérée comme le moyen par lequel l’intelligence comprend, fixe et atteint des objectifs, et accomplit des actions bénéfiques pour les autres êtres humains. En ce sens, la conscience constitue le fondement de la connaissance et de la compréhension.
D’autre part, si l’on consulte n’importe quel dictionnaire, la définition de la conscience est «ce qui possède la connaissance de soi». En approfondissant cet aspect, on constate que la connaissance présente une structure tripartite: celui qui connaît, le processus de connaissance et ce qui est connu. Dans le Veda, celui qui connaît est appelé «Rishi», le processus de connaissance est appelé «Devata» et ce qui est connu est appelé «Chandas». Dans la Science Védique, on considère que Rishi, Devata et Chandas constituent un tout unifié appelé «Saṁhitā». Cette unité entre celui qui connaît, le processus de connaissance et ce qui est connu est expérimentée à travers la science du yoga. On l’appelle la «Conscience Pure».
Dans la conscience pure, celui qui connaît fait l’expérience directe de lui-même. Il s’agit d’un état de pure connaissance de soi. En physique de la régulation, nous décrivons cet état en termes de singularité mathématique créée par la rétroaction. Dans cet état singulier, les trois aspects de la conscience ne font plus qu’un, et celui qui connaît, le processus de connaissance et l’objet connu sont unifiés. Dans le yoga, l’expérience de la conscience pure se précise peu à peu pour aboutir à une expérience complète de l’état appelé «Kaivalya», un mot qui se traduit littéralement par «singularité»! Il est significatif que ce soit là le but ultime du yoga, tel que décrit au chapitre 4 du texte classique, les «Yoga Sutras» de Maharishi Patanjali, et qu’il s’agisse également de la singularité qui est à l’origine de l’univers.
Dans mes récentes recherches en physique, j’ai étudié comment la théorie quantique s’exprime à travers les singularités. La physique est très complexe, mais nous pouvons en conclure que les singularités créent une cohérence très puissante, et que les corrélations quantiques qui en résultent entre des éléments très éloignés les uns des autres confèrent à la physique un caractère holistique. Toute la physique telle que nous la connaissons trouve son origine dans la singularité au début du processus d’inflation et dans l’origine de la création par le Big Bang. Cette singularité s’apparente à la conscience autoréférente du Créateur. Ici, la physique est entièrement holistique, tout comme l’est la physique par laquelle les superamas de galaxies, les galaxies et leurs bras spiraux, ainsi que leurs amas globulaires et leurs systèmes stellaires et planétaires individuels commencent à se condenser.
La physique réductionniste grâce à laquelle nous avons tant découvert au cours des trois siècles et demi écoulés doit être contrebalancée par cette nouvelle perspective selon laquelle la structure globale de la physique est holistique. C’est ainsi que nous pouvons comprendre comment la conscience, qui est par essence holistique, imprègne l’ensemble de la création.
J’ai utilisé cette perspective pour appréhender la théorie quantique sous un angle nouveau. Anton Zeilinger a fait remarquer que nous pouvons considérer le «bit» d’information comme l’origine de la théorie quantique, et que celle-ci doit accorder une place primordiale à l’observation et à la physique de ce processus. Tout le monde s’accorde à dire qu’une fonction d’onde d’un champ quantique ne se réfère pas au système qu’elle se propose de décrire, mais plutôt à notre connaissance de ce système. Puisque «la connaissance est structurée dans la conscience», cela signifie que la conscience doit intervenir dans la création de manière fondamentale – comme l’illustre son rôle dans la singularité à l’origine de la création.
Nous examinons ensuite les processus informationnels que la théorie quantique peut décrire. Ceux-ci comprennent la production d’information (lors de l’effondrement de la fonction d’onde, par exemple lors d’une observation), la transmission d’information (dans le mouvement libre décrit par les équations d’onde) et le stockage d’information (tel que décrit par les états liés). Ces trois éléments constituent les processus conscients de la pensée créative, de la communication et de la mémoire – tout ce qui est nécessaire pour décrire les fonctions de notre esprit – notre traitement subjectif de l’information. Mais ils constituent également tout ce qui est nécessaire pour décrire la réalité extérieure en termes d’information: ainsi, la théorie quantique, déjà reconnue comme une théorie de la connaissance, s’avère capable de représenter l’univers comme une structure d’information – et, en raison de la singularité initiale, comme une structure de connaissance!
La théorie quantique contient également des corrélations, qui peuvent être utilisées pour montrer comment différents observateurs perçoivent la même chose. Elles garantissent la cohérence entre les différents canaux sensoriels: lorsque je vois une assiette de goulasch, de pommes de terre et de poivrons, je peux également la toucher, la goûter et la sentir (et entendre le bruit de mon verre contre l’assiette). Tous mes sens s’accordent pour dire qu’il s’agit de goulasch, de pommes de terre et de poivrons. Nous en parlons donc et la traitons comme si elle était purement objective.
Dans les Sciences Védiques, on reconnaît que cette «objectivation» de l’information sensorielle est un processus d’évaluation subjective. L’assiette de goulasch, de pommes de terre et de poivrons est perçue de différentes manières par les différents sens, et, en tant que grandeur «connue», elle est certes «un objet de perception sensorielle» – mais cela ne la rend pas pour autant «purement objective». Franchir ce pas est considéré comme une «erreur de l’intellect» – une erreur induite par un manque d’expérience directe et de compréhension (c’est-à-dire de connaissance) de la manière dont la structure unifiée de la conscience donne naissance à une structure tripartite de la connaissance. L’évaluation de l’assiette de goulasch, de pommes de terre et de poivrons comme étant «purement objective» est considérée comme une illusion causée par la combinaison de l’illusion parfaite de la réalité créée par le Créateur et de l’ignorance de la singularité à la source de la conscience individuelle.
La nouvelle approche védique de la théorie quantique est capable d’exprimer ces deux aspects. Le premier en considérant les quatre processus d’information décrits par la théorie quantique, et le second par les singularités de la régulation biologique à la source de la conscience incarnée, et le Kaivalya à la source de la créativité cosmique.
Dans notre civilisation, l’illusion de l’objectivité, connue dans la Science Védique sous le nom de «Maya», et l’illusion de la «réalité objective» à laquelle elle donne naissance, ont abouti au principe du réductionnisme et aux enseignements du matérialisme scientifique prônés par ceux qui croient que notre science, encore incomplète, détient les réponses définitives. Malgré tous les problèmes qu’ils ont résolus et toutes les technologies auxquelles ils ont donné naissance, ils ont engendré de nombreux problèmes majeurs, en raison de leur mauvaise évaluation du potentiel humain: anomie, dépression, mauvaise santé, déséquilibre Nord-Sud, pauvreté mondiale et guerres incessantes.
L’étude de la conscience sous l’angle de nombreuses disciplines – comme l’a visé la recherche présentée lors de ce colloque: philosophie, religion, psychologie, physiologie, psychopharmacologie, biochimie et biologie moléculaire, ainsi que mes propres disciplines que sont la physique et la biophysique – nous permettra de constater que la science repose sur une base holistique, à savoir la singularité à l’origine de la création.
La réalisation la connaissance de toutes les disciplines scientifiques, artistiques et humaines trouvent leur origine dans l’intelligence créatrice consciente de la psyché humaine, elle-même inspirée par l’intelligence créatrice cosmique universelle, est une conséquence centrale de cette approche interdisciplinaire de l’étude de la conscience. Nous voyons que la conscience est le contenu dans lequel la connaissance est structurée. Sans sujet connaissant, il ne peut y avoir de connaissance. L’étude interdisciplinaire de la conscience complète les approches adoptées jusqu’à présent par la science. Elle peut être et sera utilisée pour résoudre les problèmes engendrés par la perspective du réductionnisme objectif, et elle permettra de concrétiser les aspirations de la science des XIXe et XXe siècles à résoudre une fois pour toutes les problèmes de l’humanité.
(Bien que n’ayant aucune référence sur ce texte, je pense qu’on peut l’attribuer au Dr John Hagelin par le ton et le thème traité.)
Questions (essayez de répondre à ces questions simplement et pour vous-même)
Quel est le moyen de devenir de plus en plus intelligent, jour après jour, même à un âge avancé
Comment pouvons-nous définir le terme «Saṁhitā»?
Quelle est la finalité des Yoga Sutras de Patanjali?
Pourquoi pouvons-nous affirmer que «La connaissance est structurée dans la conscience»?
Où peut bien nous conduire l’étude de la conscience sous l’angle d’une discipline?
«Dans son état d’éveil pur, la conscience humaine appréhende les détails de sa propre structure et constate que la valeur silencieuse de sa propre nature coexiste avec la valeur dynamique de sa propre nature. Cette coexistence du silence et du dynamisme offre une image du silence imprégné de dynamisme et du dynamisme imprégné de silence. Le phénomène du silence s’imprégnant sans cesse de dynamisme et du dynamisme s’imprégnant sans cesse de silence au sein de la structure du pur éveil révèle une créativité au sein de la singularité, qui constitue le fondement de tous les processus créatifs et évolutifs de l’univers dans toute sa diversité.» – Maharishi Mahesh Yogi
L’expression du silence est la Constitution de l’Univers
Ces procédures issues de la conscience autoréférente
Avec juste quelques mots ici et là, ils (les pandits védiques) révèlent tout. Quelle est cette phrase? «Yogasthaḥ kuru karmānī» est une phrase que nous répétons au monde entier: accomplissez l’action à partir de l’état de yoga, de l’état d’unité. Cela signifie entrer dans l’état unifié de la conscience et accomplir à partir de là. Cela signifie accomplir à partir du niveau du silence. C’est l’une des conclusions de la science védique, qui affirme que le non-manifesté, le champ transcendantal – non-manifesté souligné – le non-manifesté – rien dans le manifesté.
Comment le domaine non-manifesté fonctionne à l’intérieur de lui-même? L’infinité du champ non-manifesté se relit à son propre point d’infinité. L’infinité se relit à son point d’infinité signifie à sa propre nature. Le mouvement là, est une mouvement circulaire. C’est pourquoi, il est appelé ‘Mandala’. Un Mandala est un cercle – un après l’autre – un cercle, un mouvement circulaire. Le domaine entier de la loi naturelle fonctionne en cercles. Ces cercles ont différentes qualités caractéristiques. ‘A’, ‘I’ et ‘U’ sont différents sons, mais chaque son est une expression complète de la Constitution de l’Univers.
Il est miraculeux que tout l’univers puisse être dirigé, tout l’univers puisse être gouverné par une seule syllabe. Et cette syllabe exprime quoi? Le silence. L’expression du silence est la Constitution de l’Univers.
Les jacinthes des bois pour le bonheur des yeux, et si vous cliquez sur la photo le programme de Yagya Maharishi vous sera révélé (en anglais).
C’est pourquoi les programmes védiques sont destinés à la conscience individuelle – à l’esprit individuel – pour qu’il puisse s’écouler à ce niveau qui est transcendantal, mais qui reste un flot. «Para ki chetana», la conscience transcendantale, est un flot sans friction de l’infini jusqu’à son propre point. Il ne s’agit pas d’une constitution créée par l’homme. C’est la Constitution de l’Univers qui brille par elle-même.
Il existe une classe de personnes, les personnes védiques, qui possèdent toutes la connaissance à ce sujet. Ils peuvent interpréter et prononcer certains mots de la littérature védique, à partir du Veda, du domaine de la réalité transcendantale, de la conscience autoréférente, de l’intelligence autoréférente. Ces procédures issues de la conscience autoréférente sont appelées Yagyas*. Elles sont appelées Graha-Shanti pour empêcher les problèmes de surgir.
*La procédure des yagyas fonctionne à ce niveau où prend naissance le résultat d’une action. Vous faites telle chose et telle chose va arriver. Qui organise tout cela? C’est la nature, la loi naturelle, qui organise cela. Chaque action est une réaction, dans le langage scientifique moderne, c’est une expression simple d’un grand principe.
Questions (essayez de répondre à ces questions simplement et pour vous-même)
Que signifie l’expression védique «Yogasthaḥ kuru karmānī»?
Pourquoi accomplir l’action à partir du niveau du silence est un gage d’efficacité?
Par quel mécanisme l’infinité se relit-elle à son point d’infinité?
Comment l’expression du silence devient la Constitution de l’Univers?
Que nous apprennent ces procédures issues de la conscience autoréférente appelées «Yagyas»?
Tout le programme de Yagya est pour stimuler une qualité particulière de l’intelligence créatrice, qui dans la littérature védique est appelée ‘Devatā’. Le Devatā est une qualité particulière de l’intelligence créatrice. Ainsi, ensemble, tant de qualités différentes de l’intelligence, constituent l’intelligence créatrice totale de l’administrateur de l’univers. La qualité totale est constituée de nombreuses, nombreuses qualités de l’intelligence créatrice, et elles sont connues comme Shiva, Vishnu, Ganapati, Surya – toutes ces différentes, différentes qualités de l’intelligence créatrice. – Maharishi Mahesh Yogi, Conférence de presse du 18.05.2005
Dans une conférence donnée le 18 mars 1978 et publiée dans son volume spécial de livres de poche pour les étudiants, Maharishi a parlé des Yoga Sūtras de Patañjali, qui, selon lui, sont «l’ingénierie de la conscience»; grâce à chaque Sūtra, la conscience acquiert la capacité de créer un résultat particulier.
«La pratique des Sutras de Patañjali stimule le potentiel créatif infini de la conscience, de sorte que chaque désir dans la vie pratique est automatiquement satisfait.»
Maharishi a déclaré que pour que la conscience soit un champ de toutes les possibilités, elle doit être un champ de corrélation infinie, avec la propriété d’un flux sans friction – sans barrières dans le temps et l’espace. Ce n’est que dans cet état que la conscience sera capable de structurer des valeurs spécifiques d’espace et de temps. Pour atteindre cet état, la conscience doit être aussi pure que possible.
«La conscience à l’état pur est la forme la plus simple de conscience,» a déclaré Maharishi, «l’état de conscience le plus naturel, complètement autonome. C’est la valeur non-manifestée à partir de laquelle toute manifestation est possible – le niveau de vie qui est infiniment créatif, purement à l’intérieur de lui-même.»
Le processus de transcendance au cours de la Méditation Transcendantale de Maharishi amène notre conscience à sa forme la plus simple: le programme de Sidhi de la Méditation Transcendantale rend la forme la plus simple de la conscience de plus en plus dynamique en elle-même, afin de créer toute spécification d’elle-même.
Maharishi poursuit: «Lorsque la conscience est pleinement capable de créer chaque spécification, elle connaît alors Ahaṁ Brahmāsmi, «Je suis tout», «Je suis grand», «Je suis Brahm». Cette expression védique de la Totalité de la vie, du «je» individuel à l’existence universelle, devient alors une réalité vivante structurée au niveau de la physiologie elle-même.»
Maharishi a expliqué qu’à certains moments, certaines zones du cerveau, ou de la conscience, restent fermées à elles-mêmes, tandis que d’autres zones s’ouvrent à elles-mêmes. Ces changements produisent les états de conscience de veille, de rêve et de sommeil.
«Lorsque l’ensemble de la conscience est complètement éveillée à elle-même, cette physiologie pleinement active projette le plein éveil de l’individu à sa réalité universitaire,» a déclaré Maharishi.
Pendant la pratique du programme de Sidhi de la Méditation Transcendantale, la conscience et la physiologie sont toutes deux amenées à l’état de fonctionnement le plus simple. Ce n’est que lorsque le fonctionnement du cerveau est dans son état le plus simple que la conscience peut prendre n’importe quel ton ou qualité désiré et produire l’effet correspondant.
«En exposant le fonctionnement de la physiologie à sa gamme complète, le Sūtra de Patañjali cultive une flexibilité infinie dans la physiologie,» poursuit Maharishi. «Sur cette base, la conscience devient infiniment adaptable et elle est alors pleinement dynamique dans toutes les possibilités. L’individu devient l’expression de toutes les possibilités, capable d’accomplir n’importe quoi.
«Lorsque la conscience est capable de créer tout ce qu’elle désire, l’éveil ultime de l’illumination se produit: la conscience est le constituant essentiel de toutes les expressions de la création. On fait alors l’expérience d’un continuum de vie en termes de conscience – en termes de son propre Soi.»
Cette expérience de pleine illumination ne nie pas le monde; elle élève la dignité de chaque objet à sa valeur infinie – aussi infinie que le Soi.
«Le Veda et la science moderne présentent tous deux le même thème de la vie,» a déclaré Maharishi. «Le Veda est la connaissance pure – l’état de conscience dans lequel le connaisseur est pleinement éveillé dans son Soi, le champ de toutes les possibilités.»
Le programme de Sidhi de la Méditation Transcendantale stimule la relation naturelle existant entre l’esprit et le corps. La coordination parfaite entre le corps et l’esprit est la réalisation du plein potentiel de la vie individuelle. «Sur cette base, on s’élève au niveau suprême du comportement, où le territoire d’influence de chacun devient la totalité de l’univers,» a déclaré Maharishi.
La frontière la plus fascinante de la recherche scientifique aujourd’hui est la recherche sur la conscience. De nouvelles voies de recherche ouvrent une nouvelle perspective de connaissances: l’esprit pourrait être tout-puissant et l’individu pourrait réaliser que «je suis tout».
«Cette technologie pratique de la conscience [le programme de Méditation Transcendantale et de MT-Sidhi] cultive et enrichit la vie afin qu’elle trouve sa véritable dignité dans son plein potentiel de toutes les possibilités,» a conclu Maharishi.
(…suite) Comme nous l’avons vu précédemment, en illuminant simultanément les opposés, la conscience, pleinement éveillée, est la lampe à la porte. En étant pleinement éveillée, la conscience est l’omniscience ou le Jyotish. La conscience omnisciente ou pleinement éveillée est appelée Jyotish Mati Pragyā, où la conscience englobe tout dans son champ d’action et où toute action est calculée à partir du champ de la loi naturelle qui régit l’univers.
Jyotish Mati Pragyā est disponible en tant que Ṛitaṃ Bharā Pragyā, dans la conscience autoréférente de l’individu. Ṛitaṃ Bharā Pragyā se réfère à ce niveau qui ne connaît que la vérité, le niveau de conscience presque absolue, et est cette qualité de conscience qui voit ou comprend la réalité totale de la loi naturelle dans son silence absolu et son dynamisme infini. Comme l’affirme Maharishi:
«N’importe qui peut connaître n’importe quoi à n’importe quel moment, à l’intérieur de lui-même, sans se perdre (dans Ṛitaṃ Bharā Pragyā – sa conscience pleinement éveillée – qui est aussi Jyotish Mati Pragyā), et n’importe qui peut créer n’importe quoi de l’intérieur de lui-même.»
«En recourant à Ma propre Nature autoréférente, Je crée encore et encore – la création et l’administration de la création, toutes deux sont un phénomène naturel sur la base de Ma conscience autoréférente.»
Chacun peut transformer n’importe quelle chose ou n’importe quelle situation en n’importe quelle autre chose ou n’importe quelle autre situation sans perte pour lui-même. Lorsque l’on se trouve partout et en tout, on est établi dans l’état de défense absolue.
Comme l’affirme Maharishi, dans la conscience d’unité, il n’y a pas de manque – on se trouve partout et en tout. Par conséquent, on se trouve dans un état de défense complète ou absolue. Les outils permettant d’atteindre systématiquement cet objectif sont la technique de la Méditation Transcendantale, le programme MT-Sidhi et le vol yogique.
Maharishi parle également de Ṛitaṃ Bharā Pragyā comme de ce niveau de non-différence d’où naissent toutes les différences. Tous les systèmes de nombres, les structures mathématiques, les couleurs, les éléments, le temps et l’espace sont générés à partir de ce niveau. Comme le souligne Maharishi:
«La source de toutes les différences dans la création se trouve à un niveau qui, en lui-même, est libre de toute différence. Lorsqu’il y a des impulsions dans ce champ, ces impulsions peuvent être d’une nature innombrable. C’est de là que naissent la couleur verte, la couleur orange, la couleur jaune, telle ou telle forme; c’est de là que naissent le temps et l’espace, tous les éléments et toutes les particules les plus fines. Par conséquent, à ce niveau où il n’y a pas de différences, la possibilité de toutes les différences à partir de là est très claire. C’est le niveau d’où sortent tous les triangles, tous les cercles, tous les carrés, tous les nombres – un, deux, trois -, les alphabets, et la création s’exprime.
L’individu qui connaît les mécanismes de fonctionnement de la nature à ce niveau connaît la source des particules plus fines, de la géométrie, des systèmes de nombres et des alphabets ou des langues.»
«Le Yoga ou l’union de l’esprit avec l’intelligence divine, commence lorsque l’esprit gagne la conscience transcendantale. Le processus de plonger à l’intérieur est la voie pour être établi en yoga.» – Maharishi Mahesh Yogi
Cet article est pour les nombreuses personnes qui suspectent qu’elles pourraient amener leur pratique du yoga à un niveau supérieur en pratiquant la méditation, mais qui hésitent à commencer, pensant que la méditation est soit trop difficile ou trop avancée pour eux.
Une raison que beaucoup assument que la méditation est difficile, est une mauvaise compréhension commune du système de yoga des huit membres ou Ashtanga exposé dans les vénérés Yoga Sūtra de Patañjali. Dans le texte des Yoga Sūtra, les huit membres du yoga sont exposé dans l’ordre suivant: les cinq yamas ou les vertus personnelles, telles que ahimsa ou la non-violence, et satya, la véracité. Puis les cinq niyamas ou les règles de vie, incluant shaucha, la purification, et swadhyaya, l’étude. Ensuite, le pranayama, les pratiques respiratoires; puis les asanas, les postures de yoga; puis les trois stades de pratique mentale. Et finalement, vient le huitième membre, le samadhi, l’union de l’esprit pensant actif avec son niveau silencieux le plus profond, le champ unifié de la conscience. Pensez à une vague individuelle s’apaisant et expérimentant l’océan illimité.
Cependant, malgré le fait que l’Ashtanga se traduit comme les huit membres, et non les huit étapes ou stades, beaucoup ont pensé que Patañjali signifiait que l’approche octuple devrait être pratiquée seulement étape par étape, l’ordre séquentiel, commençant avec les vertus personnelles et les observances, et que seuls les pratiquants avancés devraient s’attaquer au samadhi.
Maharishi Mahesh Yogi a créé une excitation dans la communauté mondiale du yoga il y a de cela 40 ans environ quand il a parcouru le monde enseignant la Méditation Transcendantale, une technique simple, facile à apprendre qui conduit à l’expérience directe du samadhi. Maharishi enseignait quiconque intéressé, sans tenir compte de leur connaissance des autres membres du yoga. À mesure que la popularité de la MT se propageait, ainsi en fut-il de l’intérêt dans la communauté du yoga. En Allemagne, une délégation contrariée de yogis vint à lui et lui demanda une explication.
Ils savaient que Maharishi avait été pendant de nombreuses années le disciple le plus proche du Shankaracharya de Jyotir Math, Swami Brahmananda Saraswati, un chef spirituel hautement respecté et le gardien élu de la tradition védique en Inde du Nord. Mais en dépit de ce contexte traditionnel, Maharishi enseignait maintenant la méditation aux masses. Quelle pourrait être la raison, ils ont demandé?
Maharishi a accueilli la délégation et a commencé en établissant un fondement commun avec eux – son respect pour l’autorité de Patañjali. Il a ensuite, cependant, expliqué sa vision, que Patañjali était devenu, en raison d’un long laps de temps, mal interprété. L’ordre du fameux octuple yoga de Patañjali était devenu, dit-il, l’inverse de ce que Patañjali préconisait. «La pratique du Yoga fut comprise comme commençant avec yama, niyama (les vertus séculières), et ainsi de suite,» Maharishi dit, «alors qu’en réalité elle devrait commencer avec le samadhi. Le samadhi ne peut pas être acquis par la pratique de yama, niyama et ainsi de suite. La compétence dans les vertus peut seulement être gagnée par l’expérience répétée du samadhi.»
Par exemple, Maharishi a dit, on ne peut vraiment progresser en ahimsa ou la non-violence qu’à mesure que qu’on grandit dans la réalisation qu’il y a une unité commune à toutes choses. Cette réalité unifiée de la vie est directement expérimentée dans le samadhi. De même, il a dit, asteya ou la non-convoitise peut seulement être réalisée que lorsque l’on se sent pleinement satisfait, et le seul moyen d’être vraiment heureux à l’intérieur est de réaliser le domaine de la conscience de félicité – qui encore n’est possible que grâce à l’expérience répétée du samadhi.
Mais il y a une deuxième, peut-être même plus commune, raison en la croyance très répandue que la méditation est difficile – comme il est généralement enseigné qu’elle est. Patañjali définit le yoga comme «l’apaisement complet de l’esprit» (Yoga Sūtra 1.2). Notre expérience de l’enseignement de la méditation au cours des 20 dernières années est que la plupart des autres types de méditation d’aujourd’hui impliquent la concentration, l’effort et le contrôle. En tant que telle, elles empêchent effectivement l’esprit de complètement s’apaiser. La Méditation Transcendantale de Maharishi, en revanche, n’implique aucune concentration, aucun effort ou aucune tentative de tout genre, et permet à l’esprit de plonger facilement et aisément à l’intérieur de son centre silencieux.
Mais puisse une méditation simple et sans effort être une ‘réelle’ méditation, menant à l’illumination? Oui! Certains ont (mal) compris que la simplicité de la Méditation Transcendantale de Maharishi signifie qu’elle est diluée, ou ‘occidentalisée’. Mais la MT est en fait la renaissance de la méditation dans sa forme pure et originelle. Elle est simple et facile non pas parce qu’elle est diluée, mais parce qu’elle est naturelle, en plein accord avec la nature de l’esprit et du corps. C’est aussi pourquoi elle est si efficace. La nature a une formidable efficacité. L’activité dans la nature suit toujours le chemin de moindre action. De la même manière, le pratiquant de la MT plonge sans effort à l’intérieur de l’esprit, gagne le samadhi et jouit, même en dehors de la méditation, de l’accès augmentant progressivement de ce domaine de pure intelligence et de joie infinie.
Voir www.tm.org ou www.doctorsontm.com pour l’information sur les nombreuses études scientifiques publiées sur les bénéfices pour l’esprit, le corps et l’environnement résultant de cette pratique. (en anglais)
Assemblée pour la Paix Mondiale à Washington, D.C. au cours de l’été 1993
Par Thomas Egenes Ph.D.
Dans le Yoga Sūtra, le premier des huit membres du yoga est appelé yama. Yama comporte cinq aspects, à commencer par ahiṁsā, qui signifie “absence de blessure” ou “non-violence”. Mahatma Gandhi a rendu ahiṁsā célèbre lorsqu’il a mobilisé toute l’Inde pour se libérer de la domination britannique sans tirer un seul coup de feu. Martin Luther King, le chef du mouvement des droits civiques aux États-Unis, est l’une des nombreuses personnes qui ont été influencées par Gandhi et son utilisation de ahiṁsā pour parvenir à un changement social sans violence.
Le Yoga Sūtra décrit ce qui se passe lorsqu’une personne est établie dans la non-violence: «Là où s’établit la non-violence, les tendances hostiles sont éliminées alentour.» (2.35)
En sanskrit: ahiṁsā-pratiṣṭhāyāṁ tat-sannidhau vaira-tyāgaḥ. La traduction mot à mot est la suivante: «Là où s’établit (pratishthāyāṁ) la non-violence (ahiṁsā), les tendances hostiles (vaira) sont éliminées (tyāgaḥ) alentour (sannidhau) de cela (tat).»
D’après le Yoga Sūtra, où s’établit la non-violence? Dans l’état de yoga, qui est défini dans le deuxième sūtra du Yoga Sūtra comme l’apaisement complet de l’activité de l’esprit. L’esprit apaisé, l’esprit établi dans le yoga, est libre de toute violence, et le Yoga Sūtra dit que pour cette personne, l’environnement devient libre de toute hostilité.
Saint François d’Assise, par exemple, était célèbre pour calmer les gens et même les animaux autour de lui par la seule force de son amour. Une personne dont l’esprit est en paix rayonne une influence de paix et crée alors une réalité paisible.
C’est là que la non-violence devient efficace. C’est un état d’esprit qui, selon les mots de Maharishi, «ne permet pas la naissance d’un ennemi». Lorsque l’inimitié a été éliminée à l’intérieur, il n’y a pas d’ennemi à l’extérieur. Selon Maharishi, «un ennemi est l’incarnation vivante de notre propre faiblesse».
Le principe de non-violence est également décrit en physique quantique sous le nom d’effet Meissner, qui montre qu’un système cohérent génère un champ cohérent autour de lui. Les champs non cohérents ne pénètrent pas dans un système cohérent.
S’il est possible de comprendre comment ce principe s’applique à des individus, que se passerait-il si un grand groupe s’établissait dans l’état de yoga?
Au cours de l’été 1993, 4 000 personnes se sont réunies à Washington, D.C., pour vérifier si la pratique de la technique de la Méditation Transcendantale en groupe pendant deux mois aurait une incidence sur le taux de criminalité. Le Dr John Hagelin, physicien quantique, a prédit que le taux de criminalité baisserait d’au moins 20 %. Le chef de la police a déclaré au journal télévisé du soir qu’il faudrait un blizzard au milieu de l’été pour obtenir ce résultat.
Pourtant, au bout de deux mois, les archives publiques ont montré que le taux de criminalité avait chuté de 23 %. Étant donné que le paradigme de la plupart des gens sur la nature de la réalité est basé sur la mécanique classique, ce résultat expérimental semble improbable. Cependant, d’un point de vue quantique, l’étude de Washington suit les mêmes principes que l’effet Meissner et a été décrite il y a longtemps dans le Yoga Sutra – «à proximité du yoga, les tendances hostiles sont éliminées».
En allant plus loin, que se passerait-il si, dans notre société, il y avait de nombreux groupes d’individus qui pourraient pratiquer ensemble la Méditation Transcendantale chaque jour afin d’améliorer l’expérience du Yoga? Imaginez les possibilités. Un groupe d’écoliers médite et les niveaux de stress et de violence diminuent dans le quartier. Un groupe de personnes âgées médite ensemble et leur ville devient plus progressive et plus prospère. C’est une possibilité qui pourrait produire des résultats profonds à la fois pour l’individu et pour la société, pratiquement sans frais, et avec de grands «avantages secondaires» pour chacun des individus impliqués. Cela vaut la peine d’être exploré, n’est-ce pas?
Happiness or suffering comes as the result of one’s own action
1. Dr. Hagelin: From a Washington, D.C. political writer: For thousands of years, conventional military strategy has been peace through strength, meaning, of course, peace through military might. I would like to ask Maharishi what his perspective is on peace through strength, and how does something as seemingly abstract as brain-wave coherence of the citizens of a nation stop terrorists from attacking the country?
2. Maharishi: There is a principle: As you sow, so shall you reap. If a country is attacked by someone, one could investigate historically. That country must have done something wrong as a result of which, wrong comes to him.
3. Happiness or suffering comes resulting from one’s own action.
4. The language of Jyotish describes the reflection of one’s own action in terms of Grahas, Shani, Rahu, etc.
5. Horoscope means they make a calculation what time he’s born, in what family he’s born, in what longitude, latitude, and what time of the day, and from that time Jyotish is able to calculate ten years later what disease will come: There is a complete system of calculation of Karma not only of 200 years of this life but the previous lives.
6. Vedic Mathematics knows in what star or planet at what time this kind of wrong effect has been stored and at what time it will come on to the person.
7. There are procedures to counteract and they are called the Graha Shanti.
8. On the basis of this knowledge, the life of the individual is designed through education.
9. There are seven states of consciousness. Unity consciousness is characterized by spontaneously evolutionary direction of every action, thought, and speech. That level of consciousness is available through proper education.
10. Vedic Defense is ‘heyaṁ duḥkham anāgatam’. You do the Yagyas. You do the Graha Shanti and you eliminate something that you have done wrong.
11. A few thousand people supported in a group permanently will radiate life in their environment.
हेयं दुःखमनागतम्॥१६॥ heyaṁ duḥkham anāgatam – Yoga Sūtras, 2.16 Avert the danger which has not yet come. Prévenez le danger qui n’est pas encore venu.
Le bonheur ou la souffrance sont le résultat de sa propre action
1. Dr Hagelin: D’un écrivain politique de Washington, D.C: Pendant des milliers d’années, la stratégie militaire conventionnelle a été la paix par la force, ce qui signifie, bien sûr, la paix par la puissance militaire. Je voudrais demander à Maharishi quelle est sa perspective sur la paix par la force, et comment quelque chose d’aussi abstrait que la cohérence des ondes cérébrales des citoyens d’une nation peut empêcher les terroristes d’attaquer le pays?
2. Maharishi: Il y a un principe: Comme vous semez, vous récolterez. Si un pays est attaqué par quelqu’un, on peut faire une enquête historique. Ce pays doit avoir fait quelque chose de mal, et c’est à cause de cela que le mal lui arrive.
3. Le bonheur ou la souffrance sont le résultat de sa propre action.
4. Le langage du Jyotish décrit le reflet de sa propre action en termes de Grahas, Shani, Rahu, etc.
5. L’horoscope signifie qu’on calcule à quelle heure il est né, dans quelle famille il est né, à quelle longitude, latitude et à quelle heure de la journée, et à partir de ce moment, le Jyotish est capable de calculer dix ans plus tard quelle maladie viendra: Il existe un système complet de calcul du Karma non seulement des 200 ans de cette vie mais aussi des vies antérieures.
6. Les Mathématiques Védiques permettent de savoir dans quelle étoile ou planète ce genre d’effet néfaste a été stocké et à quel moment il se manifestera sur la personne.
7. Il existe des procédures pour contrecarrer ces effets et elles sont appelées ‘Graha Shanti’.
8. Sur la base de ces connaissances, la vie de l’individu est conçue par l’éducation.
9. Il existe sept états de conscience. La Conscience d’Unité est caractérisée par la direction spontanément évolutive de chaque action, pensée et parole. Ce niveau de conscience est accessible par une éducation appropriée.
10. La Défense Védique est ‘heyaṁ duḥkham anāgatam’. Vous faites les Yagyas. Vous faites le Graha Shanti et vous éliminez quelque chose que vous avez mal fait.
11. Quelques milliers de personnes soutenues dans un groupe de façon permanente vont rayonner la vie dans leur environnement.
Lorsque la conscience est établie de façon permanente dans la Conscience Pure, seule la vérité naîtra dans la conscience de chacun. Cet état de conscience est appelé Ṛtam-bharā pragyā, «cette intelligence qui ne connaît que la vérité».
Pendant la pratique de la technique de Méditation Transcendantale, lorsque la conscience passe du niveau de pensée grossier à des niveaux de pensée plus fins puis au Transcendant, l’expérience de Ṛtam-bharā pragyā peut se produire au niveau de pensée le plus fin, très proche du Transcendant. Dans cette expérience, on ressent «Je sais tout». Au fur et à mesure que la pratique progresse, l’expérience de Ṛtam-bharā pragyā s’établit de manière permanente..
Lorsque la conscience est établie au niveau de Ṛtam-bharā pragyā, il est possible de produire des impulsions spécifiques, ou des sons, afin de produire toute influence souhaitée sur un objet. Ce niveau de conscience contrôle tout le domaine de l’objectivité. En développant cette capacité à produire des effets dans la création selon son désir, on acquiert la maîtrise de la Nature.
L’avantage de développer ce niveau de Ṛtam-bharā pragyā est que, par la simple pensée, on peut connaître l’objet que l’on veut connaître et on peut l’influencer afin d’en tirer le maximum de valeur.
La forme de tout objet est contenue dans le nom. Le nom contient toutes les impulsions qui sont présentes dans la forme. Cette correspondance entre le nom et la forme se trouve dans les mots du Veda.
Le Veda est la connaissance des vérités de la nature, y compris toutes les valeurs relatives et la valeur absolue. Le Veda est connu par le niveau de conscience qui n’accepte que la vérité – «Ṛtam-bharā pragyā».
Maharishi: «…Quand nous parlons de ‘lueur’, nous parlons en termes de ‘voir’, de vision. Bien sûr, le niveau du sentiment n’est pas éliminé. Mais le fait de voir domine plus cette expérience. Jamais, nous n’attendons dans l’impatience de ‘luire’, jamais. Autrement, ça ne luira pas. Et dans cet état subtil de l’esprit… parce que l’esprit est aussi très puissant, si vous pensez à quelque chose, immédiatement ça viendra. Mais nous ne voulons pas penser à quoi que ce soit avant que nous soyons établis dans la perception du domaine céleste de la vie.
Étant profondément établis dans l’expérience du céleste, alors bien sûr, nous pouvons souhaiter de voir quelque chose ici ou là. Et alors juste par notre pensée cette chose apparaîtra soudainement dans sa réalité, dans quelque soit la forme. Cet état de l’intellect est appelé ‘Ṛtam-bharā’.
Maharishi: «Il y a eu ce point un jour d’exprimer plus clairement ce qu’est Ṛtam-bharā pragyā. Ṛtam signifie Satyam. Satyam signifie la ‘vérité’. Bharā (…) qui accepte seulement la vérité. Cet état de l’intellect qui accepte seulement la vérité, ou qui révèle seulement la vérité. Dans cet état seulement la vérité est révélée. Ce Ṛtam-bharā pragyā est cet état de l’intellect, qui conçoit ou perçoit les choses comme elle sont. Dans cet état d’expérience céleste, si Krishna vient, alors il est le réel Krishna. Si Shiva vient, il est le réel Shiva. Si la Mère Divine vient, elle est la réelle Mère Divine. Il n’y a aucune hallucination mentale, il n’y a rien d’autre que la réelle forme dans cette perception. Jusqu’à ce que la chose se produise, nous ne voulons pas désirer voir quoi que ce soit. Autrement, bien avant que cet état soit gagné, vous pourriez désirer et quelque chose se produit mais il n’y aura pas la garantie de sa vérité. Quelque chose peut être juste, quelque chose peut être faux. Aussi nous ne pensons pas à voir quoi que ce soit avant que la vision céleste devienne claire. Et une fois qu’elle est claire, tout peut être perçu dans cet état. Nous désirons quelque chose et elle est là dans sa vraie nature. Là, il n’y aura pas d’erreur.»
Maharishi: «Cet état le plus fin de l’esprit est appelé ‘intellect’. Plus grossier que ça est aussi dit être l’intellect, (mais) c’est décisif. Ce (niveau Ṛtam) est l’état très fin de l’esprit. La pensée se matérialisera dans cet état très rapidement. Il y a deux aspects à la matérialisation d’une pensée. Un est la plénitude de la pensée, l’autre est la perception matérielle de la pensée. Les deux se produiront. Mais aussi longtemps que Ṛtam-bharā pragyā n’a pas été complètement développé, les perceptions peuvent être erronées. Il n’y aura pas 100% de garantie de sa vérité. Aussi, nous lui permettons de se développer. Avec la régularité de la pratique elle se développe automatiquement. Ce sont les domaines où nous ne forçons pas. En forçant nous pouvons être induit en erreur et ne pas nous développer systématiquement.»
Il y a l’exigence du Sūtra d’être dans notre conscience (c’est l’autoréférence). Quand le Sūtra est fini, le phénomène est expérimenté. L’expérience vient quand le Sūtra est fini (c’est la conséquence d’être autoréférent). Le résultat du Sūtra est ce niveau de conscience qui est Nyāya, la lampe à la porte, qui apporte la lumière à la fois à l’intérieur et à l’extérieur. C’est Anyonya Abhāva, la mémoire du précédent et du suivant, cette intelligence de la lampe à la porte (dans ceci, est la créativité de Prakṛti).
Puruṣa est le silence, Prakṛti est le dynamisme. Et il y a ce niveau d’intelligence qui est ceci et ceci à la fois (mais aussi, pas réellement ceci ou ceci): le vide autoréférent. Là, est le jeu de Puruṣa.
Ainsi le Sūtra est toujours une exigence pour produire l’effet. Le Sankalpa a à être. Cette résolution «Je veut ceci et ceci» est le Sūtra. Quand le Sūtra fini, l’effet du Sūtra vient à ce niveau d’intelligence (et donne l’expérience de l’effet du Sūtra). C’est ce niveau d’intelligence, qui faisait le Sankalpa un moment auparavant, qui donne maintenant l’effet du Sūtra. Cette lampe à la porte, cette qualité a été ombragé. Quand l’effet du Sūtra est perçu, le Sūtra suivant est près à se présenter. Et il y a la levée du prochain, et du prochain,… Dans ce courant de Sūtra, est l’usage du prochain.
Il est très important d’être dans cette séquence: Sūtra, expérience du Sūtra, Sūtra, expérience du Sūtra, etc.
«L’accomplissement des Sidhis, qui dans les jours d’ignorance étaient définis comme des pouvoirs super-humains, n’est pas quelque chose de super-humain. Toute chose est à l’intérieur de l’étendue normale de la capacité de l’homme. Manier l’entière vie cosmique est à l’intérieur de l’étendue de la propre nature de chacun, parce que c’est la même nature … Jusqu’à maintenant la philosophie de réaliser les désirs était de lutter … Maintenant nous avons à éveiller l’humanité à une nouvelle philosophie de la vie … Je me rappelle d’un homme d’affaire couronné de succès en Amérique, assit les yeux fermés, qui proclamait le succès dans ses activités en fermant les yeux et en pratiquant la technique de Méditation Transcendantale. C’est le nouveau visage du succès. Le succès réside en utilisant la nature, et la nature est notre propre nature. Plus vous êtes capable de vous gérer vous-même, plus vous êtes capable de gérer le monde.» – Maharishi Mahesh Yogi
Saṁyama est la technique utilisée pour la réalisation des Sidhis. Le but n’est pas de répéter les Sūtras mais de les penser au niveau le plus fin du sentiment et de la manière la plus douce – ‘feeling’. Tout ce passe dans le vide (gap) entre deux Sūtras. L’effondrement du premier Sūtra finit dans la pure abstraction (Puruṣa) d’Atyanta Abhāva et le Sūtra suivant commence à émerger dans le dynamisme d’Anyonya Abhāva.
Cette expérience du silence devenant dynamisme est réalisée à travers les Sūtras. Si nous ne prenons pas le Sūtra, nous ne stimulons pas (ou nous n’expérimentons pas) ce niveau plus profond de la conscience. Le Sūtra est important pour que les expériences plus fines deviennent claires. C’est cela qui nous donnera la valeur complète non-manifestée: Atyanta Abhāva devient clair et Anyonya Abhāva a une chance d’être expérimenté.