Le bonheur ou la souffrance sont le résultat de sa propre action

Happiness or suffering comes as the result of one’s own action

1. Dr. Hagelin: From a Washington, D.C. political writer: For thousands of years, conventional military strategy has been peace through strength, meaning, of course, peace through military might. I would like to ask Maharishi what his perspective is on peace through strength, and how does something as seemingly abstract as brain-wave coherence of the citizens of a nation stop terrorists from attacking the country? 

2. Maharishi: There is a principle: As you sow, so shall you reap. If a country is attacked by someone, one could investigate historically. That country must have done something wrong as a result of which, wrong comes to him. 

3. Happiness or suffering comes resulting from one’s own action. 

4. The language of Jyotish describes the reflection of one’s own action in terms of Grahas, Shani, Rahu, etc. 

5. Horoscope means they make a calculation what time he’s born, in what family he’s born, in what longitude, latitude, and what time of the day, and from that time Jyotish is able to calculate ten years later what disease will come: There is a complete system of calculation of Karma not only of 200 years of this life but the previous lives. 

6. Vedic Mathematics knows in what star or planet at what time this kind of wrong effect has been stored and at what time it will come on to the person. 

7. There are procedures to counteract and they are called the Graha Shanti. 

8. On the basis of this knowledge, the life of the individual is designed through education. 

9. There are seven states of consciousness. Unity consciousness is characterized by spontaneously evolutionary direction of every action, thought, and speech. That level of consciousness is available through proper education. 

10. Vedic Defense is ‘heyaṁ duḥkham anāgatam’. You do the Yagyas. You do the Graha Shanti and you eliminate something that you have done wrong. 

11. A few thousand people supported in a group permanently will radiate life in their environment.

हेयं दुःखमनागतम्॥१६॥
heyaṁ duḥkham anāgatam – Yoga Sūtras, 2.16
Avert the danger which has not yet come.
Prévenez le danger qui n’est pas encore venu.

Le bonheur ou la souffrance sont le résultat de sa propre action

1. Dr Hagelin: D’un écrivain politique de Washington, D.C: Pendant des milliers d’années, la stratégie militaire conventionnelle a été la paix par la force, ce qui signifie, bien sûr, la paix par la puissance militaire. Je voudrais demander à Maharishi quelle est sa perspective sur la paix par la force, et comment quelque chose d’aussi abstrait que la cohérence des ondes cérébrales des citoyens d’une nation peut empêcher les terroristes d’attaquer le pays?

2. Maharishi: Il y a un principe: Comme vous semez, vous récolterez. Si un pays est attaqué par quelqu’un, on peut faire une enquête historique. Ce pays doit avoir fait quelque chose de mal, et c’est à cause de cela que le mal lui arrive. 

3. Le bonheur ou la souffrance sont le résultat de sa propre action.

4. Le langage du Jyotish décrit le reflet de sa propre action en termes de Grahas, Shani, Rahu, etc. 

5. L’horoscope signifie qu’on calcule à quelle heure il est né, dans quelle famille il est né, à quelle longitude, latitude et à quelle heure de la journée, et à partir de ce moment, le Jyotish est capable de calculer dix ans plus tard quelle maladie viendra: Il existe un système complet de calcul du Karma non seulement des 200 ans de cette vie mais aussi des vies antérieures.

6. Les Mathématiques Védiques permettent de savoir dans quelle étoile ou planète ce genre d’effet néfaste a été stocké et à quel moment il se manifestera sur la personne. 

7. Il existe des procédures pour contrecarrer ces effets et elles sont appelées ‘Graha Shanti’. 

8. Sur la base de ces connaissances, la vie de l’individu est conçue par l’éducation.

9. Il existe sept états de conscience. La Conscience d’Unité est caractérisée par la direction spontanément évolutive de chaque action, pensée et parole. Ce niveau de conscience est accessible par une éducation appropriée. 

10. La Défense Védique est ‘heyaṁ duḥkham anāgatam’. Vous faites les Yagyas. Vous faites le Graha Shanti et vous éliminez quelque chose que vous avez mal fait. 

11. Quelques milliers de personnes soutenues dans un groupe de façon permanente vont rayonner la vie dans leur environnement.

Ṛtam-Bharā Pragyā

Lorsque la conscience est établie de façon permanente dans la Conscience Pure, seule la vérité naîtra dans la conscience de chacun. Cet état de conscience est appelé Ṛtam-bharā pragyā, «cette intelligence qui ne connaît que la vérité».

Pendant la pratique de la technique de Méditation Transcendantale, lorsque la conscience passe du niveau de pensée grossier à des niveaux de pensée plus fins puis au Transcendant, l’expérience de Ṛtam-bharā pragyā peut se produire au niveau de pensée le plus fin, très proche du Transcendant. Dans cette expérience, on ressent «Je sais tout». Au fur et à mesure que la pratique progresse, l’expérience de Ṛtam-bharā pragyā s’établit de manière permanente..

Lorsque la conscience est établie au niveau de Ṛtam-bharā pragyā, il est possible de produire des impulsions spécifiques, ou des sons, afin de produire toute influence souhaitée sur un objet. Ce niveau de conscience contrôle tout le domaine de l’objectivité. En développant cette capacité à produire des effets dans la création selon son désir, on acquiert la maîtrise de la Nature.

L’avantage de développer ce niveau de Ṛtam-bharā pragyā est que, par la simple pensée, on peut connaître l’objet que l’on veut connaître et on peut l’influencer afin d’en tirer le maximum de valeur.

La forme de tout objet est contenue dans le nom. Le nom contient toutes les impulsions qui sont présentes dans la forme. Cette correspondance entre le nom et la forme se trouve dans les mots du Veda.

Le Veda est la connaissance des vérités de la nature, y compris toutes les valeurs relatives et la valeur absolue. Le Veda est connu par le niveau de conscience qui n’accepte que la vérité – «Ṛtam-bharā pragyā».

‘Ṛtam-bharā pragyā’ (partie 1) – Kumbha Mela, 1966

Maharishi: «…Quand nous parlons de ‘lueur’, nous parlons en termes de ‘voir’, de vision. Bien sûr, le niveau du sentiment n’est pas éliminé. Mais le fait de voir domine plus cette expérience. Jamais, nous n’attendons dans l’impatience de ‘luire’, jamais. Autrement, ça ne luira pas. Et dans cet état subtil de l’esprit… parce que l’esprit est aussi très puissant, si vous pensez à quelque chose, immédiatement ça viendra. Mais nous ne voulons pas penser à quoi que ce soit avant que nous soyons établis dans la perception du domaine céleste de la vie.

Étant profondément établis dans l’expérience du céleste, alors bien sûr, nous pouvons souhaiter de voir quelque chose ici ou là. Et alors juste par notre pensée cette chose apparaîtra soudainement dans sa réalité, dans quelque soit la forme. Cet état de l’intellect est appelé ‘Ṛtam-bharā’.

‘Ṛtam-bharā pragyā’ (partie 2) – Kumbha Mela, 1966

Maharishi: «Il y a eu ce point un jour d’exprimer plus clairement ce qu’est Ṛtam-bharā pragyā. Ṛtam signifie Satyam. Satyam signifie la ‘vérité’. Bharā (…) qui accepte seulement la vérité. Cet état de l’intellect qui accepte seulement la vérité, ou qui révèle seulement la vérité. Dans cet état seulement la vérité est révélée. Ce Ṛtam-bharā pragyā est cet état de l’intellect, qui conçoit ou perçoit les choses comme elle sont. Dans cet état d’expérience céleste, si Krishna vient, alors il est le réel Krishna. Si Shiva vient, il est le réel Shiva. Si la Mère Divine vient, elle est la réelle Mère Divine. Il n’y a aucune hallucination mentale, il n’y a rien d’autre que la réelle forme dans cette perception. Jusqu’à ce que la chose se produise, nous ne voulons pas désirer voir quoi que ce soit. Autrement, bien avant que cet état soit gagné, vous pourriez désirer et quelque chose se produit mais il n’y aura pas la garantie de sa vérité. Quelque chose peut être juste, quelque chose peut être faux. Aussi nous ne pensons pas à voir quoi que ce soit avant que la vision céleste devienne claire. Et une fois qu’elle est claire, tout peut être perçu dans cet état. Nous désirons quelque chose et elle est là dans sa vraie nature. Là, il n’y aura pas d’erreur.»

‘Ṛtam-bharā pragyā’ (partie 3) – Kumbha Mela, 1966

Maharishi: «Cet état le plus fin de l’esprit est appelé ‘intellect’. Plus grossier que ça est aussi dit être l’intellect, (mais) c’est décisif. Ce (niveau Ṛtam) est l’état très fin de l’esprit. La pensée se matérialisera dans cet état très rapidement. Il y a deux aspects à la matérialisation d’une pensée. Un est la plénitude de la pensée, l’autre est la perception matérielle de la pensée. Les deux se produiront. Mais aussi longtemps que Ṛtam-bharā pragyā n’a pas été complètement développé, les perceptions peuvent être erronées. Il n’y aura pas 100% de garantie de sa vérité. Aussi, nous lui permettons de se développer. Avec la régularité de la pratique elle se développe automatiquement. Ce sont les domaines où nous ne forçons pas. En forçant nous pouvons être induit en erreur et ne pas nous développer systématiquement.»

La Créativité de Prakṛti

Il y a l’exigence du Sūtra d’être dans notre conscience (c’est l’autoréférence). Quand le Sūtra est fini, le phénomène est expérimenté. L’expérience vient quand le Sūtra est fini (c’est la conséquence d’être autoréférent). Le résultat du Sūtra est ce niveau de conscience qui est Nyāya, la lampe à la porte, qui apporte la lumière à la fois à l’intérieur et à l’extérieur. C’est Anyonya Abhāva, la mémoire du précédent et du suivant, cette intelligence de la lampe à la porte (dans ceci, est la créativité de Prakṛti).

Puruṣa est le silence, Prakṛti est le dynamisme. Et il y a ce niveau d’intelligence qui est ceci et ceci à la fois (mais aussi, pas réellement ceci ou ceci): le vide autoréférent. Là, est le jeu de Puruṣa.

Ainsi le Sūtra est toujours une exigence pour produire l’effet. Le Sankalpa a à être. Cette résolution «Je veut ceci et ceci» est le Sūtra. Quand le Sūtra fini, l’effet du Sūtra vient à ce niveau d’intelligence (et donne l’expérience de l’effet du Sūtra). C’est ce niveau d’intelligence, qui faisait le Sankalpa un moment auparavant, qui donne maintenant l’effet du Sūtra. Cette lampe à la porte, cette qualité a été ombragé. Quand l’effet du Sūtra est perçu, le Sūtra suivant est près à se présenter. Et il y a la levée du prochain, et du prochain,… Dans ce courant de Sūtra, est l’usage du prochain.

Il est très important d’être dans cette séquence: Sūtra, expérience du Sūtra, Sūtra, expérience du Sūtra, etc.

«L’accomplissement des Sidhis, qui dans les jours d’ignorance étaient définis comme des pouvoirs super-humains, n’est pas quelque chose de super-humain. Toute chose est à l’intérieur de l’étendue normale de la capacité de l’homme. Manier l’entière vie cosmique est à l’intérieur de l’étendue de la propre nature de chacun, parce que c’est la même nature … Jusqu’à maintenant la philosophie de réaliser les désirs était de lutter … Maintenant nous avons à éveiller l’humanité à une nouvelle philosophie de la vie … Je me rappelle d’un homme d’affaire couronné de succès en Amérique, assit les yeux fermés, qui proclamait le succès dans ses activités en fermant les yeux et en pratiquant la technique de Méditation Transcendantale. C’est le nouveau visage du succès. Le succès réside en utilisant la nature, et la nature est notre propre nature. Plus vous êtes capable de vous gérer vous-même, plus vous êtes capable de gérer le monde.» – Maharishi Mahesh Yogi

Saṁyama est la technique utilisée pour la réalisation des Sidhis. Le but n’est pas de répéter les Sūtras mais de les penser au niveau le plus fin du sentiment et de la manière la plus douce – ‘feeling’. Tout ce passe dans le vide (gap) entre deux Sūtras. L’effondrement du premier Sūtra finit dans la pure abstraction (Puruṣa) d’Atyanta Abhāva et le Sūtra suivant commence à émerger dans le dynamisme d’Anyonya Abhāva. 

Cette expérience du silence devenant dynamisme est réalisée à travers les Sūtras. Si nous ne prenons pas le Sūtra, nous ne stimulons pas (ou nous n’expérimentons pas) ce niveau plus profond de la conscience. Le Sūtra est important pour que les expériences plus fines deviennent claires. C’est cela qui nous donnera la valeur complète non-manifestée: Atyanta Abhāva devient clair et Anyonya Abhāva a une chance d’être expérimenté.

Approche de l’Ayur-Veda Maharishi de la dépression (2)

Question: Vous avez expliqué pourquoi un faible Sadhaka Agni peut ralentir la cuisson des émotions et développer une dépression. Quels sont les symptômes d’un déséquilibre mental et émotionnel causé par un faible Sadhaka Agni?

Vaidya Mishra: Si une personne a des problèmes pour prendre des décisions majeures, ou prend du temps juste pour prendre des décisions simples, cela est du à un faible Sadhaka Agni. Dans cette situation, si les canaux du mental sont aussi obstrués, cela peut mener à la dépression.

Un autre symptôme lié à cela arrive lorsque quelqu’un perd sa capacité de juger les aspects positifs et négatifs d’une situation. Par exemple, vous avez besoin de décider si une personne serait un bon ami. Si Sadhaka Agni est faible, et les canaux du cerveau sont obstrués, vous pouvez penser: «Oh cette personne est très mauvaise pour moi», et complètement ignorer les traits positifs de cette personne. Ou au contraire, vous pouvez aveuglement croire qu’il est complètement bon, et ne pas voir du tout de ses qualités négatives. Quand Sadhaka Agni est bas, votre capacité précise à juger quoi que ce soit peut en souffrir – que vous achetiez une voiture, une maison, ou que vous choisissiez un ami. Ce problème peut aussi touché les enfants, qui ne peuvent répondre correctement aux questions à l’école s’ils ont perdu leur pouvoir de discrimination à cause d’un faible Sadhaka Agni.

Un autre signe est lorsque les gens ont du mal à rester assis calmement sans se sentir extrêmement agités. Pratiquement tout le monde se sent parfois agité, mais si ce problème persiste, cela indique qu’il y a un problème avec la cuisson des pensées qui n’est pas assez rapide.

Un manque de persévérance est une autre situation qui peut émerger dû à un faible Sadhaka Agni. Si une personne a des problèmes pour tenir ses engagements ou accomplir ses taches quotidiennes, et n’est pas capable d’atteindre ses buts, cela peut aussi provenir d’un faible Sadhaka Agni. Un exemple de cela est les personnes qui tergiversent, ne finissant jamais leur travail et par conséquent n’ont pas de succès.

Un autre symptôme qui est causé par Sadhaka Agni est l’incapacité à apprécier les plaisirs normaux. Une personne peut se sentir qu’il ou elle ne peut se rendre à un événement social parce qu’elle n’est pas assez drôle, ou qu’elle n’est pas présentable, ou qu’il, ou elle, se sent inférieur aux autres. Pour une telle personne, même les activités qui sont normalement appréciables sont ressenties comme désagréables. Si cette situation se poursuit pendant longtemps, alors la coordination entre dhi, dhriti et smriti (mémoire) se rompt, et la personne ne ressent plus le bonheur normal des petits plaisirs de la vie. Ils peuvent entreprendre de plus en plus d’activités, mais ils ne sentent de moins en moins de joie. Si cela n’est pas traité, ce manque de coordination entre le cœur et l’esprit peut mener à une sévère dépression, telle que la maladie bipolaire, ou la personne perd le contrôle pas seulement de ses émotions et de ses pensées mais aussi de ses actions.

Question: Quelle est la solution de l’Ayur-Veda Maharishi à ces problèmes de dépression, qui sont tous causés par un faible Sadhaka Agni? Y a-t-il un moyen d’augmenter ce feu, si on peut dire?

Vaidya Mishra: Qu’une personne soit née avec un faible Sadhaka Agni ou que cela provienne d’une nourriture, d’un mode de vie ou d’un comportement incorrectes, la solution est la même: rétablir l’équilibre en adoptant un régime alimentaire, une routine et un mode de vie appropriés.

Sattva Vijaya est un terme védique qui signifie littéralement «gagner sur le Sattva» ou «triompher avec Sattva». Sattva signifie la qualité pure et positive du Soi transcendantal. Plus vous êtes en contact avec ce champ infini de félicité à l’intérieur de vous, plus vous vous sentirez grandis, heureux, et stables émotionnellement. Ainsi Sattva Vijaya est lié au protocole, aux thérapies ayurvédiques, qui rétablissent la connexion entre le cœur, l’esprit et le Soi. Ils comprennent les choix alimentaires, le comportement et l’environnement qui vous permettent de devenir plus autoréférent, plus en accord avec votre potentiel cosmique infini, plutôt que de rester confiné dans les petites limites étroites du stress émotionnel.

La plus importante de ces techniques est la pratique de la Méditation Transcendantale. La technique de Méditation Transcendantale est un outil pour éliminer les stress dans l’esprit et le cœur. Elle dissout les stress du passé et vous permet aussi de devenir plus résistant aux stress auxquels vous faites face aujourd’hui. Par la méditation, vous contactez la source d’intelligence pure, de félicité pure, de pur sattva en vous-mêmes. Une fois que vous faites cela, même si vous êtes confrontés avec les changements et les pertes de la vie, vous êtes capables de vous identifier d’avantage à l’état non-changeant, éternel du Soi Transcendantal, ce qu’on appelle Ātmā.

«Yogash chitta vritti nirodhah» est un aphorisme célèbre des Yoga Sutras, et cela signifie littéralement «le Yoga est l’apaisement complet de l’activité de l’esprit». Le but ultime du Yoga, qui signifie «union» est de s’unir avec l’état transcendantal de l’esprit, un état complètement non-affecté par les fluctuations changeantes de la vie quotidienne.

C’est l’habitude de revenir régulièrement vers cet état de béatitude, cultivée par la pratique de la Méditation Transcendantale, qui permet à chacun de se dégager du stress émotionnel pour retourner au flot positif de la vie. En d’autres termes, la pratique de la Méditation Transcendantale vous permet de traiter le stress émotionnel plus rapidement et vous aide à prévenir le déséquilibre émotionnel.

Voici une liste de conseils ayurvédiques pour créer Sattva Vijaya et éliminer la dépression.

14 moyens pour créer une bonne santé émotionnelle:

* Se coucher avant 22 heures. Le plus tôt est le mieux. Avoir suffisamment de repos est essentiel pour la santé émotionnelle, et de s’endormir pendant l’heure Kapha de la nuit (avant 22 heures) génère un sommeil profond et réparateur, qui régénère vraiment l’esprit et le corps. Si vous restez debout au-delà de 22 heures, alors l’heure Pitta de la nuit commence, et il y a une forte chance pour que vous ayez faim et que vous commenciez à manger n’importe quoi. Même de manger une nourriture saine à cette heure, perturbe la digestion qui a besoin de toute la durée de la nuit pour nettoyer les impuretés et se reposer. S’endormir après 22 heures produit un sommeil plus agité, et vous aurez tendance à vous réveiller dans la nuit avec des afflictions émotionnelles.

* Levez-vous avec le soleil levant. Se lever tôt est important pour prévenir les déséquilibres émotionnels, car dormir tard dans la matinée, après 6 heures du matin, entraîne l’obstruction des shrotas – canaux de communication – avec des impuretés, qui provoqueront les lourdeurs d’esprit, des humeurs dépressives et une communication lente entre le cœur et l’esprit.

* Sortez prendre l’air quand le soleil se lève et prenez de profondes respirations. L’exercice quotidien est essentiel pour le bien-être émotionnel, car l’exercice aide à évacuer à l’extérieur du corps les émotions et hormones bloquées. Cela accroît la puissance d’Agni et améliore le pouvoir de traitement. L’exercice engendre des neurohormones positives, améliorant l’humeur et les pensées positives. Le soleil levant apporte un surplus de stimulation, car vous vous infusez de l’énergie positive du soleil lorsqu’il est à son niveau le plus sattvique et bénéfique pour toutes les constitutions. Marcher tôt au lever du soleil, aide à ouvrir les canaux, stimule la digestion et l’élimination, nettoie les impuretés du jour précédent, et est un tonique général pour une santé idéale.

* Assurez-vous d’avoir une élimination tous les matins. La constipation peut causer des maux de tête, de la fatigue et la dépression. Si votre élimination est lente ou bloquée, commencez votre journée avec des pommes cuites, avec des pruneaux et des figues. Prenez deux pastilles de ‘Herbal Cleanse’ le soir au coucher. Buvez beaucoup d’eau tout au long de la journée. Mangez vos repas à la même heure chaque jour, avec un repas principal le midi et un repas plus léger dans la soirée. La marche tôt le matin, vous aidera beaucoup pour régulariser votre élimination.

* Ne retenez pas les besoins naturels du corps. Selon la Charaka Samhita, il est malsain de réprimer le besoin d’uriner, d’évacuation des intestins, de la semence, des gaz, des vomissements, de se moucher, d’éternuer, de bailler, la faim, la soif, le besoin de pleurer, de dormir, et de la respiration accélérée due à une suractivité. La Charaka Samhita affirme «les besoins naturels ci-dessus ne devraient pas être supprimés lorsqu’ils se manifestent et ils ne devraient pas être provoqués lorsqu’ils ne se manifestent pas». En d’autres termes, ne les réprimer pas et ne les provoquer pas non plus. Résister ou stimuler artificiellement les besoins naturels provoquent un déséquilibre des doshas, et peut contribuer à l’anxiété ou la dépression.

* Manger des aliments intelligents. Les aliments qui sont naturels, non traités et contiennent plus d’intelligence de la nature, sont digérés rapidement par le corps et crées de l’Ojas. Ojas est le produit d’une bonne digestion qui crée de la félicité, des émotions stables et une bonne santé dans le corps. Les aliments intelligents sont le lait, le clou de girofle, les noix, les poires et la noix de coco. Mangez des protéines intelligentes telles que les graines et noix trempées, avec des raisins et des dates; le panir (fromage frais); et le lassi ayurvédique plutôt que le yaourt, car cette boisson légère n’augmente pas Kapha et est meilleure pour équilibrer les émotions. Pour faire du lassi ayurvédique, suivez cette simple recette. Notez que le lassi ayurvédique n’est pas la même chose que le babeurre que vous achetez dans le commerce. Cette recette aide à rétablir les bactéries nécessaires à la flore intestinale, et ainsi aide la digestion et l’assimilation. 

Ingrédients: ¼ de yaourt frais, ¾ d’eau pure, ¼ de cuillère à café de cumin en poudre, ¼ de cuillère à café de coriandre fraîche, et une pincée de sel de roche ou de mer. Placer le yaourt frais dans le mixeur et mixer pendant 3 à 5 minutes. Ajoutez l’eau fraîche, et mixez de nouveau 3 minutes. Ôtez la crème qui se forme à la surface et re-mixez de nouveau. Répétez cette opération jusqu’à ce que le yaourt devienne bien liquide, mais quand même blanchâtre de couleur, et vous avez le lassi. Ajoutez les épices, et mélangez brièvement. Servez à température ambiante.

* Les épices telles que le poivre noire, aident à augmenter Medhya Agni, qui améliorent la coordination entre les différentes fonctions de l’esprit. D’autres épices augmentent la digestion et équilibrent les émotions.

Mélange d’épices pour l’équilibre émotionnel: 1 part de poivre noir moulu + 1 part de gingembre moulu + 2 parts de coriandre moulue + 3 parts de cumin moulu + 2 parts de curcuma moulu + 1 part de cumin noir pilé (pour les femmes seulement). Mélangez les épices, et conservez les dans un endroit sec. Faites frire les épices dans du ghee (beurre clarifié) puis ajoutez à vos légumes ou aliments. (à suivre…)

L’éducation autoréférente

La totalité de l’Ātmā mais ces Vṛttis aussi. Donc à ces Vṛttis on a donné un nom, l’intellect. Maintenant les Vṛttis, parce que c’est l’Ātmā elle-même et l’Ātmā est la connaissance totale, ce qui signifie qu’aucun aspect de la connaissance est en dehors de l’Ātmā, ce qui signifie aussi, qu’aucun aspect de l’action est en dehors de l’Ātmā. Donc la connaissance de l’Ātmā, nous la tenons comme la connaissance totale, l’Ātmā totale. Cette Ātmā en conjonction avec ce que Buddhi est. Buddhi est la résonance de la totalité de l’Ātmā, les Vṛttis de l’Ātmā, et ces Vṛttis, ces résonances continues, et continues, continues, et de ce fait elles s’étendent et s’étendent. Où s’étendent-elles? À l’intérieur de la totalité de l’Ātmā mais cependant c’est en s’étendant, que ça devient l’esprit, que ça devient les sens, que ça assume le rôle physiologique, que ça assume les Devatā, tout ce qui a été trouvé. Elles deviennent les résonances du Veda. Le Veda signifie ceci, les lois de la nature. Parce que ces résonances de Buddhi sont une valeur très décisive, il y a aucune hésitation, pas ça, pas ça, pas ça.

Il y a une symétrie, tout le temps, les lois sont séquentiellement progressives, mais tout en maintenant l’ordre, l’ordre complète. Cet ordre maintenu est l’expansion, le domaine de l’intelligence a un nom, l’esprit, l’expansion. L’esprit alors s’étendant, les résonances s’étendant, les résonances du Veda s’étendant. Les lois de la nature s’étendant, elles trouvent leurs corrélés physiques. Pour voir, les yeux, ils forment le physique… Ainsi toute cette expansion de la totalité unifiée de l’Ātmā assumant le rôle de l’intellect, s’étendant dans le rôle de l’esprit, s’étendant dans le rôle des sens pour gagner la connaissance et des sens d’action, s’étendant et s’étendant…

Ainsi, en réalité cette expansion est l’expansion de la totalité de l’Ātmā. C’est la totalité, parce que les Vṛttis qu’ils sont, cette vague est l’océan. La vague est l’océan. Donc, les Vṛttis ne sont pas séparées d’elle. Il y a un Sūtra, un Yoga Sūtra, parlant de l’ensemble de la totalité, la conscience autoréférente, ‘Swarupe Avasthanam’, ce qui est établi dans son propre Soi. Puis immédiatement, c’est clarifié, ‘Vritti Sarupyam Itah Atra’. Ces Vṛttis, ces pulsations sont de la même nature. ‘Sarupyam’, signifie de la même nature que l’Ātmā. Il n’y a pas de séparation. Certainement des vagues, mais qui n’en sont pas séparées. Ceci est la qualité de la connaissance, le Veda. Qu’est-ce que le Veda? Le Veda est la Saṁhitā, Ṛṣi, Devatā, Chandas…

Donc, cette unité, cette diversité. Mais la diversité est à l’intérieur de l’unité, l’unité est à l’intérieur de la diversité. Les deux sont pareils, l’autoréférence. Aussi, quand nous voyons l’Ātmā, Buddhi, Manas, Indriyas, Sharira (le corps) et toute la chose, c’est la vie totale. Ça signifie que l’Ātmā appartient à l’intellect, appartient à l’esprit, appartient aux sens, appartient au comportement, appartient à toute activité que l’on fait et quand l’Ātmā appartient à chacun de ces domaines, alors chacun de ces domaines est relié à l’Ātmā, ils forment quelque chose d’autoréférent. L’activité mais en référence à la connaissance… Maintenant, c’est la vie totale, c’est la capacité avec laquelle toute le monde est né. Maintenant, rappelez-vous d’une remarque du Dr Volker. Ce qu’il a dit est: «autoréférent…». Cela signifie l’Ātmā en référence à Buddhi, ou en référence à l’esprit, l’Ātmā en référence aux sens, en référence à l’activité, en référence au comportement. Si cette autoréférence n’est pas maintenu alors le chaos est le mot.

Si l’autoréférence perd sa qualité… elle ne peut pas la perdre… mais pour théoriser ce qui se produit si l’autoréférence est manquante… Si l’Ātmā n’est pas reliée au comportement, si l’Ātmā, l’Ātmā est la connaissance totale et l’action totale… Cette connaissance totale et cette action totale, sa totalité, son entièreté, si elle manque à toute petite action, ou à tout petit domaine de connaissance, alors il y a le chaos. Le chaos signifie que la réalité est perdue, l’artificialité a pris place… Donc, cette théorie du chaos… si nous la relions à notre langage védique. La chose est que si Purnata, qui signifie totalité, Purnat Udachyate, de la plénitude émerge la plénitude.

Le déséquilibre, la nature ne le permet pas… L’Ātmā n’est pas reconnue par l’intellect, n’est pas reconnue par l’esprit, n’est pas reconnue par les sens. Les sens ont leur propre domaine de perception, mais alors, l’Ātmā n’est pas perçue. L’intellect a sa propre décision de logique fantaisiste ici et là, mais alors, l’unité dans les deux différentes logiques, l’unité n’est pas disponible. Ce que nous voulons est que ce chaos ne devrait appartenir à aucun aspect de la vie. Pour cela, ce qui devrait être nécessaire, maintenir l’autoréférence… Maintenir la valeur autoréférente de l’Ātmā. L’autoréférence est la qualité de l’Ātmā. L’autoréférence est la nature de l’Ātmā. Donc, maintenir la nature autoréférente de l’Ātmā dans l’intellect, laissez-la s’étendre au domaine de l’esprit, laissez-la s’étendre dans le domaine des sens, du comportement, dans les relations proches et éloignées de l’individu avec son propre cosmos. Donc, si l’Ātmā n’est pas reliée à ses expressions, tout est l’expression de l’Ātmā, l’intellect est l’expression de l’Ātmā, l’esprit est l’expression de l’Ātmā, les sens, le comportement, l’univers entier, simplement l’expansion de l’Ātmā…

Donc, si l’Ātmā n’est pas reliée à tout domaine d’action ou à tout domaine de connaissance, alors c’est une situation anormale. La réalité ce n’est pas ça. Rien ne peut resté séparer de l’Ātmā, parce que c’est la valeur sous-tendue de toutes les expressions physiques et leurs relations dans le monde. Donc, en réalité ce n’est pas le cas. Mais l’oubli a pris fin. La mémoire perdue. Perdue de la mémoire, la chose peut être là, mais elle n’est reconnue. La fonction de intellect n’est pas supporté par l’Ātmā, parce que l’intellect ne reconnait pas l’Ātmā, aussi l’Ātmā n’est pas transmise dans les impulsions, dans les décisions de l’intellect… Ce qui se propage est le chaos… C’est merveilleusement exprimé, la théorie du chaos a été amenée à être, simplement du fait de l’analyse de ce qui ce produit. Et ce qui ce produit est produit dû au présent système d’éducation. Il n’est pas relié à l’ordre. Ce qui est l’ordre absolu, l’activité inséparable de la connaissance, et l’activité et la connaissance les deux ensemble créent la conscience, qui est l’Ātmā pleinement éveillée…

La découverte du Veda et de la littérature védique comme l’intelligence de la physiologie humaine

La Science Védique Maharishi met en lumière que le Veda et la littérature védique sont les dynamiques fondamentaux de la loi naturelle à la base de la physiologie humaine et de tout l’univers physique. Le professeur Tony Nader, docteur en médecine, qui fut aussi étudiant de la Science Védique Maharishi, a découvert dans sa recherche dans les années quatre vingt dix, que chacun des quarante aspects du Veda et de la littérature védique correspond précisément dans la structure et la fonction à un des aspects fondamentaux de la physiologie humaine.

Par exemple, l’aspect Yoga de la littérature védique correspond en fonction et en structure aux fibres d’associations du cortex cérébral. La correspondance fonctionnelle est que l’aspect Yoga de la littérature védique exprime la qualité ‘unifiante’ de l’intelligence de la nature, et les fibres d’associations du cortex cérébral aussi ont une valeur unifiante qui construit une expérience unifiée à partir des stimulus énormément divers qui nous influencent à tout moment. Structurellement, le cortex cérébral est divisé en quatre lobes, qui correspondent aux quatre chapitres des Yoga Sutras; en fait, le nombre total des fibres d’associations peuvent être divisées en 195 jeux correspondant précisément aux 195 sutras des Yoga Sutras.

La conclusion de la recherche du professeur Nader est que le Veda et la littérature védique sont l’intelligence interne de la loi naturelle qui gouverne la structure et le fonctionnement de la physiologie humaine. À partir de cette perspective, nous pouvons comprendre comment les principes et les procédures de l’Ayur-Veda Maharishi sont si efficaces à promouvoir la santé – ils ont leur base dans le niveau fondamental de l’intelligence de la nature à partir d’où les lois de la nature gouvernent le fonctionnement efficace de la physiologie humaine.

La croissance de l’illumination telle que décrite dans la science védique ancienne et vérifiée par la science moderne

Par la rédaction de Global Good News, 8 août 2008

Maharishi Mahesh Yogi explique les mécanismes du Programme de Méditation Transcendantale Sidhi à partir des enseignements védiques du Yoga Sutra de Patanjali, Karma Mimamsa de Jaimini, et Vedanta de Vyasa, qui sont trois des Upangas* dans la littérature védique. 

La recherche scientifique sur le Programme de Méditation Transcendantale de Maharishi a défini les corrélats physiologiques de la Conscience Transcendantale, l’état de cohérence maximale dans le fonctionnement neurophysiologique, et a également étudié l’extension de cette cohérence au domaine pratique de la vie quotidienne.

L’ensemble des résultats de la recherche montre l’expression progressive de l’ordre ou de la cohérence du domaine de la conscience pure à la réalisation individuelle, et finalement à la société dans son ensemble. Alors que la Méditation Transcendantale établit un état total de cohérence dans la physiologie pendant l’expérience du repos profond, le Programme de Méditation Transcendantale Sidhi de Maharishi promeut le maintien de cette cohérence pendant l’activité dynamique. 

Par exemple, les études EEG ont montré une cohérence accrue non seulement dans les fréquences associées à la relaxation, mais aussi dans les fréquences plus élevées, qui sont associées à l’activation. De cette façon, le Programme de Méditation Transcendantale Sidhi accélère la croissance vers l’illumination, dans laquelle le silence, ou la cohérence, est maintenu dans toute activité.

Lors d’une conférence donnée en mars 1978 à Seelisberg, en Suisse, et présentée dans le livre de Maharishi, ‘Maharishi Parle aux éducateurs: La maîtrise de la loi naturelle’ (Maharishi Speaks to Educators: Mastery over Natural Law), Maharishi explique que la capacité de la conscience illimitée [la conscience pure] à fonctionner, est le fondement de l’expérience des Siddhis décrits par Patanjali dans le Yoga Sutra.

«Toute expérience d’un Siddhi spécifique prédit par Patanjali confirme que ce niveau de conscience fonctionne», dit Maharishi. 

Il est maintenant possible de mesurer cette capacité de la conscience illimitée à fonctionner, et dans cet état, la conscience qui était limitée est maintenant infinie – c’est le niveau suprême du développement physiologique.

Maharishi poursuit: «Patanjali explique que l’expérience des Siddhis exige trois choses: Dhyan, ou méditation, qui est le processus qui minimise les excitations [dans le corps et l’esprit] jusqu’à ce qu’il n’y ait plus d’excitation; Samadhi, la conscience illimitée et Dharana, la possibilité de la conscience à rester sur un point ou la fixité de la conscience. Quand ces trois valeurs sont présentes ensemble, on l’appelle Samyama. 

«Dans le processus de Samyama, la conscience est en mouvement et pourtant immobile, contenant les valeurs du silence absolu, du silence relatif et du mouvement relatif tout à la fois. Ceci n’est possible que dans le domaine complètement fluide de la conscience, qui est ouvert à toutes les possibilités dans toutes les directions.

«La conscience est un domaine de créativité infinie, car elle s’est multipliée comme la création entière», explique Maharishi. «Ce potentiel infini de la conscience, qui se déploie à travers le Programme de Méditation Transcendantale Sidhi, est l’état normal et naturel de la vie. 

«Patanjali utilise l’habitude quotidienne de la conscience, la capacité d’avoir plusieurs modes de ses propres excitations en même temps – des sentiments les plus légers aux activités les plus grossières. Le Yoga-Sutra cultive la conscience de sorte qu’à n’importe quel niveau d’excitation, elle est pleinement éveillée dans sa potentialité et se connait elle même comme toutes ses diverses expressions.»

Maharishi explique ensuite que le processus de cultiver de Patanjali établit la conscience dans l’état de Yoga – le silence illimité – et alors active la surface de ce silence intérieur. Le Purva Mimamsa de Jaimini localise toutes les excitations possibles ou Karma [action] dans le domaine du silence, et cultive la conscience à fonctionner en elle même pour animer toutes les possibilités dans sa propre nature non-manifestée. 

«À travers le processus de cultiver de Jaimini, le Soi trouve toute la création en lui-même et peut créer n’importe quoi à partir de lui-même», dit Maharishi. 

«Jaimini donne un aperçu réel des mécanismes de l’action, le Yagya du Veda: la conscience accomplit de l’intérieur d’elle-même pour créer toutes les possibilités.

«Lorsque Jaimini a établi toutes les possibilités à l’intérieur du Soi, le système du Vedanta de Vyasa réduit toutes les possibilités en une totalité unifiée – le Soi.  

«Dans cet état suprême d’illumination, le plein potentiel du Soi est bien éveillé. Tout l’univers est vécu comme rien d’autre que les impulsions du Soi, l’Absolu. Les impulsions du Soi sont les hymnes védiques, qui sont les graines de toute la création. 

«La création est issue du Veda, et Vedoham, ‘Je suis le Veda’; Aham Brahmasmi, ‘Je suis Brahm [la Totalité]’ est l’image complète de la possibilité de la culture humaine,» dit Maharishi, «où l’homme a l’univers en lui-même, pas seulement dans sa conscience, mais dans la capacité pratique à créer quoique ce soit.

«Ce niveau de conscience a le caractère de corrélation infinie, et la corrélation infinie est la caractéristique du Soi qui proclame: «Je suis tout; je suis en corrélation avec tout le reste». C’est l’expérience du Vedanta. 

«Le Vedanta signifie la fin du Veda: les impulsions du Veda, les expressions de la création, ne sont rien d’autre que notre propre conscience. Ceci est accompli par les Brahma Sutras de Vyasa, qui éliminent toutes les différences et établissent tout dans le domaine du Soi. 

«La philosophie du Yoga, la philosophie du Karma Mimamsa et la philosophie du Vedanta transforment les valeurs de la physiologie, créant finalement ce niveau de conscience qui est tout à la fois.

«Un malentendu fondamental de la culture indienne était que le désir endommageait le pouvoir infini de la conscience, car il créait une limite, une limitation dans la conscience. Patanjali crée la situation dans laquelle on désire sans perdre l’infini; on crée le Samadhi et on le stabilise ensuite pour ne jamais en sortir. Cette capacité ne peut être une réalité que sur la base de la culture de l’esprit et du corps à maintenir l’état de moindre excitation avec tous les états excités.» 

Le Programme de Méditation Transcendantale Sidhi de Maharishi établit la totalité de la conscience – le développement complet de la subjectivité – tout en structurant en même temps la capacité d’accomplir quoi que ce soit dans le domaine objectif par simple intention.

«Dans le système de l’action védique, l’action elle-même devient un moyen de libération. C’est un processus qui apporte tout dans le relatif et, à travers le même coup d’opération, établit de plus en plus de liberté. 

«La quête de la connaissance se termine dans l’état ultime d’éveil, dans lequel le connaisseur réalise que tout est lui-même. Le test de cet état réside dans la capacité de créer toutes les possibilités à l’intérieur du Soi.»

Le Programme de Méditation Transcendantale Sidhi fournit non seulement une méthode pour stabiliser le Soi dans son potentiel infini, mais aussi une mesure ou une preuve de l’état atteint. Cette connaissance de la Tradition Védique présente une façon de cultiver la vie jusqu’à la perfection – en cultivant la physiologie humaine pour apprécier toutes les possibilités dans la vie.

*Les Upangas sont les six membres (anga) subordonnés (upa) de la littérature védique. Ces textes védiques fournissent une compréhension intellectuelle et des technologies pour une expérience directe de la loi naturelle totale dans la conscience humaine.

Pour la version en anglais: https://excellenceinaction.globalgoodnews.com/2008/08-aug/aug2.html

De nouvelles perspicacités dans l’ancienne science du Yoga

par Barbara Steinmann, 22 janvier 2007

Aujourd’hui, le yoga est un mot familier et est pratiqué par des millions de jeunes, mais peu de gens savent ce qu’est réellement le yoga. Le mot sanskrit yoga signifie «union» et fait référence à l’union du soi individuel (jiva) avec le Soi supérieur (Atman) et, finalement, avec le Soi suprême – Paramatman, ou Brahman. Plus qu’un simple chemin, le yoga désigne le but de la pratique spirituelle: l’union de l’individu avec la totalité de l’existence cosmique, l’union de l’homme avec le Divin.

Il y a cinquante ans, lorsque Sa Sainteté Maharishi Mahesh Yogi (en anglais) a commencé à voyager à travers le monde pour enseigner sa technique de Méditation Transcendantale, le yoga était pratiquement inconnu en occident. Le magazine Time attribue l’explosion de l’intérêt pour le yoga aux États-Unis à la renaissance par Maharishi de l’ancienne sagesse védique dans ce pays, attribuant à Maharishi l’énorme popularité du yoga aujourd’hui. En fait, le programme de Méditation Transcendantale de Maharishi est profondément enraciné dans la sagesse intemporelle du yoga, qui est un aspect de la littérature védique éternelle de l’Inde.

Pour la plupart des Américains, le yoga signifie des postures physiques (asanas), qui tonifient le corps et favorisent la santé et le bien-être. Mais ce n’est qu’une petite partie du yoga tel que révélé dans l’ancien texte védique, les Yoga Sutras de Patanjali. Maharishi explique qu’à travers les âges, l’ashtanga yoga de Patanjali (littéralement, le yoga à huit membres) a été très mal compris.

Alors que Patanjali parle clairement de huit membres du yoga, tous interconnectés comme les membres du corps forment un tout, les commentateurs en Inde et en Occident ont interprété le système du yoga de Patanjali en huit étapes, aboutissant au samadhi – état du yoga, l’Atman et le Soi. On conseillait donc aux aspirants de commencer par le bas de cette échelle imaginaire et de remonter, lentement et péniblement, jusqu’à ce qu’un jour le but du samadhi soit atteint. Parmi les huit «étapes» de ce point de vue, les asanas, ou postures physiques, ont éclipsé les autres et sont devenues le «yoga».

Maharishi Mahesh Yogi sur les Yoga Sutras de Patanjali

La profonde perspicacité de Maharishi dans la sagesse védique retourne cette fausse interprétation du yoga de la manière la plus appropriée sur sa tête! Utilisant l’analogie d’une table, Maharishi explique que tous les membres du yoga sont reliés comme les pieds d’une table. Lorsque vous tirez sur un pied, toute la table suit. Mais certains pieds sont plus faciles à tirer que d’autres, et si vous êtes sage, vous tirerez le pied le plus simple et atteindrez le but en un minimum de temps et d’effort.

Le corps est un objet matériel lourd et rigide. Plier le corps, comme dans la pratique des asanas de yoga, exige un effort patient et un entraînement, et peut prendre toute une vie pour atteindre l’état «superfluide» de la conscience pure, ou samadhi.

Mais l’esprit est infiniment flexible. Nous savons tous que dans nos pensées ou notre imagination, nous pouvons aller n’importe où en un clin d’œil; nous pouvons tout accomplir. L’esprit est éthéré, sans substance. Il est donc très facile de «plier» l’esprit dans la direction de sa source – la conscience pure autoréférente. Avec sa flexibilité innée, l’esprit se dirige naturellement et instantanément vers le samadhi une fois qu’il a appris la bonne technique.

Cette technique est la Méditation Transcendantale, qui provient de l’ancienne Tradition Védique. La MT utilise la tendance naturelle de l’esprit à rechercher un plus grand bonheur afin de tourner l’attention vers l’intérieur et de conduire doucement l’esprit à des niveaux de pensée plus silencieux et plus raffinés, jusqu’à ce qu’il transcende même le niveau plus fin de la pensée et atteigne un état de silence absolu, de paix, de satisfaction intérieure et de béatitude. Dans cet état de samadhi, toutes les fluctuations et les diverses tendances de l’esprit se fondent en une totalité unifiée, l’état de conscience de yoga. Grâce à cette pratique agréable et sans effort, deux fois par jour, le méditant atteint la cible et le niveau suprême de yoga est réalisé.

Une fois que le yoga (samadhi) a été expérimenté par la pratique régulière de la Technique de Méditation Transcendantale, tous les autres membres du yoga suivent naturellement. Tout comme les pieds d’une table bougent à l’unisson, les huit membres du yoga se développent simultanément par l’expérience répétée du samadhi, le membre le plus haut ou le plus important. Maharishi compare cela à la «capture du fort»: vous capturez le fort au sommet de la colline, et toutes les richesses du territoire vous appartiennent automatiquement. Ce principe du «plus haut d’abord» révèle le secret de tout succès dans la vie: d’abord, établissez-vous dans l’état de yoga – la Conscience Transcendantale, le Soi – puis réalisez sans effort ce que vous désirez. C’est pourquoi la Bhagavad Gita, aussi appelée le «texte du yoga», conseille:

yogasthah kuru karmani – «Établi dans le yoga, la conscience transcendantale, accomplit l’action.»

Et: yogah karmasu kaushalam – «Le yoga, est l’habileté en action.»

L’alternance régulière du silence profond (méditation) et de l’activité quotidienne stabilise la conscience dans l’état de yoga (samadhi), de sorte que dans toutes les phases changeantes de la vie, on reste inébranlablement établi dans le Soi. En même temps, la Science Védique de Maharishi promeut tous les membres du yoga par ses approches spécifiques, y compris l’Intégration Neuro-musculaire (asana); l’Intégration Neuro-respiratoire (pranayama); la Méditation Transcendantale et le Programme de MT-Sidhi (un programme avancé de Méditation Transcendantale) qui comprend les trois membres ‘supérieurs’ du yoga: dharana, dhyana et samadhi et, enfin, par d’autres approches de la Science Védique de Maharishi, qui couvrent les zones correspondant à yama, niyama, et pratyahara. Ainsi, même si tous les membres sont automatiquement nourris* par une technique simple – la Méditation Transcendantale – ils sont encore plus vivifiés par les approches spécifiques qui composent la complète et holistique Science Védique de Maharishi.

L’essor actuel du yoga dans le monde témoigne de l’éveil croissant de la conscience mondiale. Que vous soyez un pratiquant de yoga dévot ou un yogi en fauteuil, grâce à la Méditation Transcendantale, vous pouvez réaliser le but ultime du yoga – l’illumination.

*Note: Comme le stress et les tensions se dissolvent par la pratique de la MT, le corps devient plus flexible et commence à fonctionner de manière optimale. La respiration devient naturellement calme et la santé s’améliore. Les bienfaits des asanas et du pranayama résultent donc naturellement de la pratique de la MT.

De même, dans le domaine du comportement, tous les préceptes et idéaux de yama et niyama se vivent spontanément à mesure que la conscience se développe et que l’individu croît dans l’illumination. Le comportement devient naturellement évolutif et support de vie, nourrissant et enrichissant, aussi bien pour soi-même que pour son environnement.

Au fur et à mesure que la conscience s’établit dans le Soi, la béatitude intérieure et la plénitude commencent à imprégner l’esprit et les sens, conduisant à l’expérience spontanée de pratyahara, dans laquelle l’esprit et les sens restent toujours ancrés dans la béatitude du Soi et ne sont plus liés par une l’expérience extérieure et le plaisir.

Quant à la dharana, la stabilité de l’esprit et l’amélioration de la concentration sont le résultat naturel de la méditation transcendantale, plutôt qu’une condition préalable à sa pratique. La MT elle-même est la forme idéale de dhyana-méditation – qui amène l’esprit du niveau de la pensée de surface à la source de la pensée, la Conscience Transcendantale ou samadhi.

Pour la version en anglais: http://www.excellenceinaction.globalgoodnews.com/07-jan/yoga.html