Question: «La semaine dernière, en parlant des 40 branches de la Littérature Védique, Maharishi a mentionné le Dhanur-Veda. Je connais bien d’autres expressions Védiques utilisées par Maharishi, mais qu’est-ce que le Dhanur-Veda? Et quel est son rôle dans la création d’une existence unifiée de la vie?»
Maharishi: «Le Dhanur-Veda signifie, comme son nom l’indique, «tir à l’arc». Le tir à l’arc consiste à bander l’arc et à lâcher la flèche. Et la flèche s’envole et transperce la cible.
La réalisation des désirs par les Yagyas, par le Graha Shanti, par les Samskaras, ces systèmes de purification détaillés dans le mode de vie Védique, les systèmes de purification. Tout cela relève du Dhanur-Veda. Le Dhanur-Veda, c’est simplement tirer la flèche, qui atteint la cible.
Ainsi, ces systèmes de Mantras Védiques: on récite tel mantra tiré de tel Veda, tel autre de tel autre Veda, et encore un autre de tel Veda. On enchaîne les mantras ici, là, puis là encore, et on crée alors un déclic. C’est le déclic de votre désir, et il atteindra la cible. C’est ainsi que les Yagyas produisent leur effet.
Ainsi, tout le Dhanur-Veda, le tir à l’arc, implique la force de la pensée émanant de l’Ātmā, du Transcendant, qui atteint la cible, et cette cible se trouve dans l’Ātmā. C’est donc comme un cercle. On commence et on revient au point de départ.
Dans le Ramayana, tout le langage du Ramayana, tout le langage du Mahabharata, le langage des Puranas, traite simplement de chacune des 40 valeurs de la Littérature Védique. Toutes ces différences, dont le Dhanur-Veda est l’une d’entre elles. Et le Dhanur-Veda consiste à prononcer cette chose depuis le niveau de la transcendance; elle se propage, se transforme en langage, atteint la cible et, en atteignant la cible, elle est absorbée dans l’infini, et l’infini est à l’intérieur. On considère donc qu’elle y revient, à l’intérieur.
Le Dhanur-Veda est une grande science. Tout ce dont nous parlons concernant ce groupe qui produit un effet de paix, et nous expliquons comment la cohérence ainsi créée neutralise l’incohérence. Les valeurs perturbées sont remises en ordre. C’est cela, le Dhanur-Veda. C’est cela, le Dhanur-Veda. Toute perturbation peut être neutralisée. Toute perturbation peut être neutralisée. De la même manière qu’un rayon de lumière provenant d’une lampe allumée neutralise l’obscurité, c’est tout, l’obscurité. Il transperce l’obscurité et l’élimine.
Le Dhanur-Veda est une science formidable, vraiment formidable. Le Dhanur-Veda est une science formidable.
Tout ce que nous mettons en avant, le système de soins de santé Védique, le Dhanur-Veda y sera pleinement impliqué. Le Gandharva-Veda y sera pleinement impliqué. L’Ayur-Veda y sera pleinement impliqué. Le Jyotish y sera pleinement impliqué. Les 40 valeurs de la conscience sont présentes dans tout domaine d’activité, et tout domaine d’activité recèle un domaine de silence. Il nous devient donc très facile de comprendre l’ensemble du champ en appréhendant chaque domaine en termes de dynamisme et de silence, de silence et de dynamisme, de silence et de dynamisme. Actif, inactif. Actif, inactif. Nous en venons à parler dans le silence. Action et silence. Action et silence.
Il nous devient ainsi plus facile de comprendre la totalité et d’en faire nôtre dans notre état d’éveil, de sorte que l’action s’inscrive dans le silence. Yogastah Kuru Karmani. Yogastah Kuru Karmani. Établi dans le Soi, vous accomplissez l’action. Établi dans le Soi; lorsque vous accomplissez l’action, vous mobilisez alors le pouvoir organisation infini de la Loi Naturelle et vous réalisez votre désir. Et c’est cela le Yoga, c’est cela le Karma Védique, et c’est cela le Vedanta. Les 40 valeurs de la Littérature Védique deviennent une réalité vivante, et c’est ainsi qu’il faut vivre sa vie. C’est cela, la vie humaine. C’est cela, la physiologie humaine. Sinon, c’est une vie bestiale ou aviaire, comme celle des oiseaux, comme celle des bêtes, comme celle des animaux. Incultes, sans éducation. Incultes, sans éducation. Incultes, sans éducation. Et tel est l’état actuel de la civilisation, de la civilisation. Cela ira de mieux en mieux.» – Conférence de presse mondiale du 21.05.2003
Questions(essayez de répondre à ces questions simplement et pour vous-même)
Pourquoi est-il important de réaliser ses désirs?
Qu’est-ce que cela apporte de plus de réciter les Mantras Védique au niveau du transcendant?
En quoi la flèche dans le tir à l’arc représente-t-elle parfaitement la force de la pensée émanant de l’Ātmā?
Par quel moyen peut-on évaluer que le Dhanur-Veda est une grande science?
Qu’est-ce qui facilite la compréhension de la totalité?
La philosophie de l’action: Yogastah Kuru Karmani, Yogastah sera la lumière directrice «Avant qu’une action puisse commencer, il est d’abord nécessaire que l’esprit ait un but auquel cette action servira. Si une action est entreprise et que le but est oublié, l’action ne sera pas poursuivie. Pour réussir dans l’action, il est nécessaire que le processus d’action soit maintenu, et pour cela, l’acteur doit conserver une détermination inébranlable. Si l’esprit souhaite mener l’action efficacement et parvenir aux résultats les plus souhaitables, il est essentiel qu’il ne s’écarte pas de son objectif. Cette détermination pourrait être qualifiée de pilier du succès de toute action et sert également de force motrice au processus d’action. » – Maharishi Mahesh Yogi, La Science de l’Être et l’Art de Vivre, «L’art de l’action»
Question [posée par un journaliste spécialisé dans l’éducation à New York]: J’ai été très intéressé par la description que fait Maharishi de l’éducation moderne comme étant «axée sur l’emploi», ce qui est clairement le cas. J’ai également été fasciné par l’affirmation de Maharishi selon laquelle l’éducation devrait être «fondée sur l’Illumination». Ma question est la suivante: dans le monde tel qu’il est aujourd’hui, faut-il trouver un certain équilibre entre une éducation visant à permettre à une personne de s’épanouir pleinement et une éducation qui la prépare à gagner sa vie dans un milieu professionnel hautement concurrentiel? Faut-il trouver un juste milieu?
Maharishi: «Non, non, nous n’avons pas besoin d’un compromis à ce sujet. L’éducation pour l’Illumination signifie que vous disposerez d’une grande force de pensée. Cette force de pensée sera si puissante que tout ce que vous penserez, vous le réaliserez. Lorsque nous disons que «l’éducation ne doit pas être axée sur le travail, mais sur l’Illumination», nous voulons dire que grâce à la technologie de l’Illumination, le travail acharné ne sera plus nécessaire.
La «pensée douce», la «pensée douce» permettra d’atteindre des résultats exceptionnels, qui peuvent même s’avérer très difficiles à obtenir par le travail acharné. L’Illumination n’est pas la négation de l’activité au sens où vous n’obtiendriez pas le résultat de l’action. Non, non, non. Vous obtiendrez des résultats bien plus importants en agissant beaucoup moins. Moins d’action et plus de résultats, telle est la voie de l’Illumination.
Par conséquent, lorsque nous disons «l’éducation ne doit pas être axée sur le travail, elle doit être axée sur l’Illumination», nous disons simplement que chaque élève, chaque enfant en pleine croissance, doit maîtriser la technique de la pensée. Il doit être formé à la Méditation Transcendantale, à l’exploration de cette région du Transcendant d’où jaillit la pensée. Ainsi, chaque pensée portera en elle la force – ou l’énergie, ou le pouvoir, ou l’intelligence – de la Loi Naturelle Totale. Ce qu’on enseigne aux enfants aujourd’hui – quel que soit le nom que nous lui donnons – les prive des possibilités de la vie. On les prive des possibilités de la vie.
C’est une technique qui consiste à ne pas s’exposer à la fatigue et à atteindre ce que nous voulons atteindre.
C’est autre chose; c’est tout autre chose. L’accent a donc été mal placé. C’est un domaine d’ignorance, rien que le domaine de l’ignorance. Mais aujourd’hui, la science moderne commence à entrevoir certaines valeurs de la conscience, le Champ Unifié, et tout cela, tout cela. Le moment n’est donc pas loin où l’éducation prendra le bon chemin – partout, partout, partout.
Je suis pleinement conscient de la grande fierté que les présidents et les professeurs de ces universités tirent de leur campus: «Venez sur mon campus; quoi que vous vouliez, je vous le donnerai.» Mais ce n’est pas une approche très efficace. L’approche efficace sera: «Viens, et je te donnerai toute la connaissance dans un seul esprit», plutôt que toute la connaissance sur un seul campus. Toute la connaissance sur un seul campus signifie: il existe tant de domaines de connaissance; tu peux choisir celui-ci, ou la chimie, ou la physique, ou encore ceci ou cela. De petits domaines, les uns après les autres.
Mais la vie est un ensemble de toutes les valeurs de la connaissance. C’est pourquoi l’éducation doit être une éducation «complète»: elle doit provenir du domaine de la conscience. De petits compartiments de connaissance ne satisferont jamais un homme; et il sera toujours contraint de lutter pour la valeur holistique de la vie. Le système dans son ensemble est donc très intelligent, mais il manque de mérite. Toutes ces grandes universités du monde, quelles qu’elles soient: un gaspillage absolu de la vie, un gaspillage de possibilités pour toutes les générations futures.
L’Éducation Védique, l’Éducation Védique, l’Éducation Védique. Et la particularité de l’Éducation Védique est que vous pouvez avoir l’ensemble en un mot, en deux mots, en trois mots, en quatre mots, en mille mots, en dix mille mots, voire en un million de mots.
Le thème de la connaissance «se développant de manière séquentielle»: c’est cela, l’Éducation Fondée sur la Conscience. Et lorsque la vie sur Terre atteindra la perfection, ce sera sur la base de ce champ holistique de la connaissance, que nous appelons: l’Illumination.
Sinon, ce n’est qu’un mirage, une illusion. Mais dans le domaine de l’ignorance, que peut-on faire? On est fier de tout ce que l’on possède. Mais l’ensemble est en désordre et indigne de la valeur de la vie, dont l’ampleur est cosmique.» – Conférence de presse mondiale du 05.02.2003
Questions(essayez de répondre à ces questions simplement et pour vous-même)
Comment savoir que nous avons atteint une grande force de pensée?
Que signifie exactement «la pensée douce»?
Peut-on maîtriser la technique de la pensée à un autre niveau que celui de sa source?
Combien de temps faut-il pour gagner une éducation complète?
La dimension cosmique de la vie n’est-elle pas un obstacle à son acceptation?
La réalité et la signification du Veda Maharishi: «La réalité du Veda n’est pas accessible au niveau de l’intellect non cultivé. Le domaine de l’intellect est celui de la dualité, où le sujet et l’objet sont séparés. Dans le domaine de l’intellect, la diversité domine. Ce n’est que dans l’état d’illumination, où l’intellect devient intelligence, que le sujet et l’objet s’unissent, et que le domaine de la dualité commence à respirer la fraîcheur de l’Unité. L’expérience dans cet état est «Vedoham» et «Vedāham» – je connais le Veda, je suis le Veda,
अहं ब्रह्मास्मि Aham Brahmāsmi (Brihadāranyaka Upanishad, 1.4.10) Je suis la Totalité.
La réalité du Veda est la Réalité de l’Être, le Soi, dont seule la pleine valeur peut être perçue par l’intellect illuminé, lorsque celui-ci devient intelligence – l’état fondamental de toutes les lois de la nature. Le «devenir» revient à l’«Être»: le processus par lequel le Soi devient l’intellect s’inverse lorsque l’intellect prend conscience de lui-même en termes de sa source – l’Unité, la Totalité, la Plénitude.» – Théorie Absolue de Maharishi du Gouvernement, 1994-1995
La conscience constitue le fondement de la connaissance et de la compréhension
Un tout unifié appelé «Saṁhitā»
Une expérience complète de l’état appelé «Kaivalya»
La connaissance est structurée dans la conscience
L’étude de la conscience sous l’angle de nombreuses disciplines
La conscience a été étudiée sous différents angles par le Veda, la religion comparée et toutes les disciplines scientifiques, de la physique à la biologie. Chacune de ces disciplines peut, à sa manière, se concentrer sur la nature de la conscience et sur ce qu’elle pourrait être – le «sujet» de la conscience – en fonction de l’approche qu’elle adopte. D’une part, la conscience peut être considérée comme le moyen par lequel l’intelligence comprend, fixe et atteint des objectifs, et accomplit des actions bénéfiques pour les autres êtres humains. En ce sens, la conscience constitue le fondement de la connaissance et de la compréhension.
D’autre part, si l’on consulte n’importe quel dictionnaire, la définition de la conscience est «ce qui possède la connaissance de soi». En approfondissant cet aspect, on constate que la connaissance présente une structure tripartite: celui qui connaît, le processus de connaissance et ce qui est connu. Dans le Veda, celui qui connaît est appelé «Rishi», le processus de connaissance est appelé «Devata» et ce qui est connu est appelé «Chandas». Dans la Science Védique, on considère que Rishi, Devata et Chandas constituent un tout unifié appelé «Saṁhitā». Cette unité entre celui qui connaît, le processus de connaissance et ce qui est connu est expérimentée à travers la science du yoga. On l’appelle la «Conscience Pure».
Dans la conscience pure, celui qui connaît fait l’expérience directe de lui-même. Il s’agit d’un état de pure connaissance de soi. En physique de la régulation, nous décrivons cet état en termes de singularité mathématique créée par la rétroaction. Dans cet état singulier, les trois aspects de la conscience ne font plus qu’un, et celui qui connaît, le processus de connaissance et l’objet connu sont unifiés. Dans le yoga, l’expérience de la conscience pure se précise peu à peu pour aboutir à une expérience complète de l’état appelé «Kaivalya», un mot qui se traduit littéralement par «singularité»! Il est significatif que ce soit là le but ultime du yoga, tel que décrit au chapitre 4 du texte classique, les «Yoga Sutras» de Maharishi Patanjali, et qu’il s’agisse également de la singularité qui est à l’origine de l’univers.
Dans mes récentes recherches en physique, j’ai étudié comment la théorie quantique s’exprime à travers les singularités. La physique est très complexe, mais nous pouvons en conclure que les singularités créent une cohérence très puissante, et que les corrélations quantiques qui en résultent entre des éléments très éloignés les uns des autres confèrent à la physique un caractère holistique. Toute la physique telle que nous la connaissons trouve son origine dans la singularité au début du processus d’inflation et dans l’origine de la création par le Big Bang. Cette singularité s’apparente à la conscience autoréférente du Créateur. Ici, la physique est entièrement holistique, tout comme l’est la physique par laquelle les superamas de galaxies, les galaxies et leurs bras spiraux, ainsi que leurs amas globulaires et leurs systèmes stellaires et planétaires individuels commencent à se condenser.
La physique réductionniste grâce à laquelle nous avons tant découvert au cours des trois siècles et demi écoulés doit être contrebalancée par cette nouvelle perspective selon laquelle la structure globale de la physique est holistique. C’est ainsi que nous pouvons comprendre comment la conscience, qui est par essence holistique, imprègne l’ensemble de la création.
J’ai utilisé cette perspective pour appréhender la théorie quantique sous un angle nouveau. Anton Zeilinger a fait remarquer que nous pouvons considérer le «bit» d’information comme l’origine de la théorie quantique, et que celle-ci doit accorder une place primordiale à l’observation et à la physique de ce processus. Tout le monde s’accorde à dire qu’une fonction d’onde d’un champ quantique ne se réfère pas au système qu’elle se propose de décrire, mais plutôt à notre connaissance de ce système. Puisque «la connaissance est structurée dans la conscience», cela signifie que la conscience doit intervenir dans la création de manière fondamentale – comme l’illustre son rôle dans la singularité à l’origine de la création.
Nous examinons ensuite les processus informationnels que la théorie quantique peut décrire. Ceux-ci comprennent la production d’information (lors de l’effondrement de la fonction d’onde, par exemple lors d’une observation), la transmission d’information (dans le mouvement libre décrit par les équations d’onde) et le stockage d’information (tel que décrit par les états liés). Ces trois éléments constituent les processus conscients de la pensée créative, de la communication et de la mémoire – tout ce qui est nécessaire pour décrire les fonctions de notre esprit – notre traitement subjectif de l’information. Mais ils constituent également tout ce qui est nécessaire pour décrire la réalité extérieure en termes d’information: ainsi, la théorie quantique, déjà reconnue comme une théorie de la connaissance, s’avère capable de représenter l’univers comme une structure d’information – et, en raison de la singularité initiale, comme une structure de connaissance!
La théorie quantique contient également des corrélations, qui peuvent être utilisées pour montrer comment différents observateurs perçoivent la même chose. Elles garantissent la cohérence entre les différents canaux sensoriels: lorsque je vois une assiette de goulasch, de pommes de terre et de poivrons, je peux également la toucher, la goûter et la sentir (et entendre le bruit de mon verre contre l’assiette). Tous mes sens s’accordent pour dire qu’il s’agit de goulasch, de pommes de terre et de poivrons. Nous en parlons donc et la traitons comme si elle était purement objective.
Dans les Sciences Védiques, on reconnaît que cette «objectivation» de l’information sensorielle est un processus d’évaluation subjective. L’assiette de goulasch, de pommes de terre et de poivrons est perçue de différentes manières par les différents sens, et, en tant que grandeur «connue», elle est certes «un objet de perception sensorielle» – mais cela ne la rend pas pour autant «purement objective». Franchir ce pas est considéré comme une «erreur de l’intellect» – une erreur induite par un manque d’expérience directe et de compréhension (c’est-à-dire de connaissance) de la manière dont la structure unifiée de la conscience donne naissance à une structure tripartite de la connaissance. L’évaluation de l’assiette de goulasch, de pommes de terre et de poivrons comme étant «purement objective» est considérée comme une illusion causée par la combinaison de l’illusion parfaite de la réalité créée par le Créateur et de l’ignorance de la singularité à la source de la conscience individuelle.
La nouvelle approche védique de la théorie quantique est capable d’exprimer ces deux aspects. Le premier en considérant les quatre processus d’information décrits par la théorie quantique, et le second par les singularités de la régulation biologique à la source de la conscience incarnée, et le Kaivalya à la source de la créativité cosmique.
Dans notre civilisation, l’illusion de l’objectivité, connue dans la Science Védique sous le nom de «Maya», et l’illusion de la «réalité objective» à laquelle elle donne naissance, ont abouti au principe du réductionnisme et aux enseignements du matérialisme scientifique prônés par ceux qui croient que notre science, encore incomplète, détient les réponses définitives. Malgré tous les problèmes qu’ils ont résolus et toutes les technologies auxquelles ils ont donné naissance, ils ont engendré de nombreux problèmes majeurs, en raison de leur mauvaise évaluation du potentiel humain: anomie, dépression, mauvaise santé, déséquilibre Nord-Sud, pauvreté mondiale et guerres incessantes.
L’étude de la conscience sous l’angle de nombreuses disciplines – comme l’a visé la recherche présentée lors de ce colloque: philosophie, religion, psychologie, physiologie, psychopharmacologie, biochimie et biologie moléculaire, ainsi que mes propres disciplines que sont la physique et la biophysique – nous permettra de constater que la science repose sur une base holistique, à savoir la singularité à l’origine de la création.
La réalisation la connaissance de toutes les disciplines scientifiques, artistiques et humaines trouvent leur origine dans l’intelligence créatrice consciente de la psyché humaine, elle-même inspirée par l’intelligence créatrice cosmique universelle, est une conséquence centrale de cette approche interdisciplinaire de l’étude de la conscience. Nous voyons que la conscience est le contenu dans lequel la connaissance est structurée. Sans sujet connaissant, il ne peut y avoir de connaissance. L’étude interdisciplinaire de la conscience complète les approches adoptées jusqu’à présent par la science. Elle peut être et sera utilisée pour résoudre les problèmes engendrés par la perspective du réductionnisme objectif, et elle permettra de concrétiser les aspirations de la science des XIXe et XXe siècles à résoudre une fois pour toutes les problèmes de l’humanité.
(Bien que n’ayant aucune référence sur ce texte, je pense qu’on peut l’attribuer au Dr John Hagelin par le ton et le thème traité.)
Questions (essayez de répondre à ces questions simplement et pour vous-même)
Quel est le moyen de devenir de plus en plus intelligent, jour après jour, même à un âge avancé
Comment pouvons-nous définir le terme «Saṁhitā»?
Quelle est la finalité des Yoga Sutras de Patanjali?
Pourquoi pouvons-nous affirmer que «La connaissance est structurée dans la conscience»?
Où peut bien nous conduire l’étude de la conscience sous l’angle d’une discipline?
«Dans son état d’éveil pur, la conscience humaine appréhende les détails de sa propre structure et constate que la valeur silencieuse de sa propre nature coexiste avec la valeur dynamique de sa propre nature. Cette coexistence du silence et du dynamisme offre une image du silence imprégné de dynamisme et du dynamisme imprégné de silence. Le phénomène du silence s’imprégnant sans cesse de dynamisme et du dynamisme s’imprégnant sans cesse de silence au sein de la structure du pur éveil révèle une créativité au sein de la singularité, qui constitue le fondement de tous les processus créatifs et évolutifs de l’univers dans toute sa diversité.» – Maharishi Mahesh Yogi
Dr Hagelin: «La semaine dernière, Maharishi a décrit la Constitution de l’Univers comme un ensemble de lois non conçues par l’homme qui régissent la diversité infinie de l’univers avec un ordre parfait. Maharishi a également décrit les lois conçues par l’homme comme profondément imparfaites, empreintes de faiblesses et de défaillances humaines qui sont à l’origine d’un «enchevêtrement de confusion pour le monde». Pour mettre de l’ordre dans cette confusion, Maharishi a déclaré qu’il proposait aux gouvernements la technologie permettant de relier la Constitution de l’Univers à la loi humaine. Quel type de technologie peut établir ce lien, et existe-t-il un moyen simple de tirer parti des avantages d’une administration ordonnée par la Loi Naturelle sans réécrire les constitutions existantes ni démanteler les institutions gouvernementales actuelles?»
Maharishi: «L’Université Védique est la réponse, et nous travaillons très activement à sa mise en place – l’Université Védique. Que fera l’Université Védique? Elle mettra l’attention des étudiants sur le Veda.
Qu’est-ce que le Veda? Nous définissons ici le Veda en termes de loi. Il existe la loi conçue par l’homme et, faute d’un terme parfait, nous parlons de loi d’inspiration divine – la loi d’inspiration divine et la loi d’inspiration humaine. La loi d’origine humaine n’est pas aussi illimitée, sans restriction et sans borne que la loi divine. La loi divine est celle qui régit l’univers galactique en constante expansion. L’univers galactique en constante expansion est régi par un ordre parfait, et il est toujours, toujours et éternellement dans un ordre parfait. C’est ce que nous appelons la Constitution du Veda, de l’Univers – la Constitution de l’Univers.
Vous soulevez là un point très intéressant. Voyons maintenant où se situe la Constitution de l’Univers par rapport à quiconque, par rapport à ces centaines d’espèces et à ces innombrables types de personnes, d’êtres humains – toutes ces variétés si nombreuses? La Loi Cosmique régit le cosmos. Le cosmos n’est pas une entité immobile; c’est un cosmos en expansion constante, un univers en expansion constante. Cet univers en constante expansion est géré de manière si parfaite, absolument parfaite. Telle est la Constitution Cosmique de la vie.
Où se trouve la Constitution Cosmique dans la vie humaine? La Constitution Cosmique dans la vie humaine, c’est ce point-là. Elle ouvre un vaste champ de connaissances en physiologie sur le fondement de la conscience.
Or, le point de rencontre entre l’administration de la vie individuelle et celle de la vie cosmique se trouve en chaque homme. Et où se situe ce point de rencontre? C’est le point d’où émerge une syllabe. Une syllabe, une consonne, une voyelle – «A», «I», «U», ces syllabes – sortent. Il existe une vaste, une immense connaissance à ce sujet dans la littérature védique. Même en physiologie moderne, on a abordé ce sujet. Ces deux domaines évoluent en parallèle, mais la connaissance la plus précise et la plus exacte, celle que l’on peut toucher du doigt, se trouve dans le domaine de l’expression védique.
La langage védique enseigne les voyelles et les consonnes védiques. Certaines trouvent peut-être leur origine dans les pulsations de la gorge, d’autres dans celles du palais, d’autres encore émergent des lèvres, et d’autres enfin du nez. De la même manière, il existe des zones dans la physiologie dont les pulsations se manifestent sous forme de syllabes, de sons. Ce sont les sons védiques.
Ces sons védiques sont les sons provenant – nous parlons désormais de conscience – de l’état de conscience le plus profond, le silence, le silence absolu, qui est le champ du vide. «Non-manifesté» est le mot – issu du niveau non-manifesté, qui est non-manifesté, transcendantal, autoréférent – le champ de conscience non-manifesté, autoréférent et transcendantal. La physique, la chimie et les mathématiques – ces disciplines scientifiques modernes – l’ont désigné sous le nom de «champ unifié». Dans la littérature védique, c’est l’état du Yoga, un état d’union, un état de synthèse de tout – l’unité de toute diversité.
L’unité ou la diversité – le niveau silencieux de la gorge ou le niveau pulsant de la gorge. Or, le niveau pulsant de la gorge peut dire «A», il peut dire «Ka», il peut dire «I», il peut dire «U». Toutes ces valeurs variées des voyelles et des consonnes du langage constituent le point de jonction entre la conscience individuelle et la conscience cosmique.
C’est ici que se rejoignent l’ordre absolu de l’univers et le désordre, ou, pour ainsi dire, l’ordre au niveau de l’individu – l’ordre du cosmos en constante expansion et l’ordre de l’individu. L’individu incarne soit une tendance destructrice, soit une tendance constructive; soit la vérité, soit le mensonge; soit la laideur, soit la pureté. Le point de rencontre de ces deux constitutions – la constitution de l’individu et la Constitution de l’Univers – est le point de rencontre entre l’ordre cosmique, l’ordre cosmique éternel, et le désordre éternel de l’individu. C’est le point de rencontre entre la réalité cosmique et la réalité individuelle – la conscience universelle et la conscience individuelle.
Dans la littérature védique, cela est présenté en termes de Smṛti, de mémoire: que la mémoire appartienne à l’un ou à l’autre – l’un ou l’autre. C’est la science qui explore la réalité et qui les situe toutes deux au même niveau, de sorte que l’on puisse dire: «Voici la vague sur l’océan, et voici la vague qui s’élève de l’océan.»
C’est la réalité non manifestée qui apparaît alors comme manifestée. Or, cette réalité et l’apparence de la réalité constituent le point de rencontre entre la connaissance et l’ignorance. C’est l’émergence individuelle au sein de la structure universelle de l’ordre cosmique. C’est le plus naturel, le plus naturel, le plus naturel, car ce qui est naturel est toujours imperturbable. C’est la réalité ultime. Le non-manifesté est la réalité ultime, et la manifestation – ceci, ceci, ceci – est comme les vagues dans l’océan silencieux.
Dans la littérature védique, Purāṇa incarne cette valeur éternelle. C’est le Sanātana; c’est le Dharma; c’est la nature de l’Ātmā; c’est la nature de Brahm, la Totalité, entièrement à ce niveau d’où émerge le son individuel.
La Loi Cosmique et la loi individuelle ont toutes deux leur point de rencontre au niveau de la conscience, qui est la valeur la plus subtile, la plus subtile de la physiologie. De nombreuses recherches ont été menées sur cette physiologie. Sa Majesté Raja Raam a été couronné Premier Souverain du Pays Mondial de la Paix, car il a perçu une caractéristique unificatrice dans la gorge de chacun, dans les narines de chacun, dans le palais de chacun, dans la langue de chacun, dans les lèvres de chacun.
Partout où il y a de la physiologie et une pulsation physiologique, c’est là la pulsation de la connaissance qui réunit l’ordre cosmique et l’ordre individuel. L’ordre cosmique est éternel – un ordre cosmique éternel, toujours le même, immuable. Et cet ordre individuel est livré aux vents – aux mémoires, tant de mémoires.
L’exemple, que nous citons toujours, est très clair: le creux d’une graine de banian. Ce creux est purement creux, vide, non manifesté, mais ce non-manifesté est l’enchevêtrement des mémoires, l’océan de la mémoire. De cet océan de mémoire surgissent des mémoires distinctes: mémoires des branches, des feuilles, des fleurs, des fruits, et tout cela, tout cela.
C’est ainsi que, de l’état de vie non manifesté et unifié, surgit l’état de vie diversifié. Le jardinier sait qu’il faut arroser la racine pour profiter du fruit. C’est pourquoi la sagesse védique, à travers l’éducation, exige que la mémoire de la personne soit ancrée dans cette réalité qui est la base de toute pensée, qui est la source de toute pensée, qui est l’intelligence physiologique et psychologique stimulante au sein de l’homme, au sein de la gorge de l’homme et au sein de toutes ces valeurs très spécifiées.
Mais dans l’éducation, cela n’est pas enseigné. Par conséquent, le caractère cosmique de la Loi Naturelle totale reste hors de la conception humaine, hors de la connaissance humaine. Et lorsque la Totalité reste hors de la connaissance humaine, alors une connaissance désintégrée s’égare en trébuchant sur tout. C’est le chaos et la souffrance.
Les religions se sont développées sur le terreau de la souffrance. Nous disons à ceux qui croient en la souffrance que vous ne croyez pas en Dieu pour souffrir, mais que le chemin vers la réalisation de Dieu est, à chaque pas, davantage de divinité, davantage de brillance, davantage d’intégrité, de totalité. Vous ne pouvez pas avancer vers la lumière tout en vous attendant à ce que les ténèbres s’épaississent…
Demandez à tous ces prédicateurs religieux qui prônent la souffrance si la religion est un chemin vers Dieu. Ils répondront: «Absolument, la religion est un chemin vers la réalisation de Dieu.» Et alors, demandez-leur: «Si vous avancez vers la lumière, vous attendez-vous à ce que les ténèbres s’épaississent? Si vous avancez vers Dieu, vous attendez-vous à ce que la souffrance s’intensifie?»
Si s’avancer vers Dieu, c’est s’avancer vers la souffrance, Dieu nous en préserve, nous ne voulons pas d’un tel Dieu. Vous voulez réaliser Dieu parce qu’Il est tout, parce qu’Il est tout, parce qu’Il vous sortira complètement de la souffrance, Il vous placera sur les vagues de la félicité. Il est félicité – Père miséricordieux – et si vous vous avancez vers Lui, votre souffrance ne s’accroît pas.
Des choses erronées ont envahi le marché dans le domaine de la connaissance – toutes sortes de choses. Mais cela dépend de la chance des gens: quel genre d’eau les attend pour s’y baigner, s’y plonger, s’y tremper? La Loi Cosmique se situe précisément à ce point de naissance d’une idée ou d’une pensée; la source de la pensée est ce point où la Loi Cosmique et la loi individuelle se rencontrent. Et c’est ce qu’on appelle la réalisation totale, dans laquelle on voit: «Voici la Loi Cosmique: elle est immuable, unifiée, et elle est variable, diversifiée.» Mais les deux sont présentes. On peut réaliser ce point de jonction.
C’est là toute la beauté de la littérature védique. Purāṇa, Smṛti, Śruti – Śruti Smṛti Purāṇānām – éternelle, incréée, toujours la même. Les Purāṇas: anciens, éternels. Cette mémoire éternelle, mémoire de l’ensemble, est comme la mémoire d’une famille, une sorte de mémoire, une mémoire totale. Or, lorsque vous y plongez plus profondément, «Ah, oui», alors la famille: la mémoire de l’oncle, celle du père, celle de la mère, cette mémoire, celle de la fille – tant de mémoires différentes. Mais la mémoire totale? La mémoire de la famille.
Dans l’enseignement, la mémoire et la zone physiologique correspondant à chaque mémoire sont des zones physiologiques très précises. Nos médecins ici, qui conçoivent un programme de Médecine Védique, définissent ces points précis de la physiologie qui appartiennent au niveau de la conscience fluide, au niveau de l’intelligence fluide. À partir de là, ils établiront l’équilibre entre le transcendant et le relatif; ils apportent cet équilibre.
Notre approche de la santé consiste à ouvrir notre conscience à ce niveau d’intelligence qui est, d’un côté, diversifié et, de l’autre, unifié – l’individu cosmique. C’est pourquoi nous disons: Brahm et Jīva, «Jīvo Brahmaiva nāparaḥ», et toutes ces belles expressions de la réalité védique concernant l’individu. «Tu es cosmique, tu es Brahm»; «Ahaṁ Brahmāsmi»; «Tu es cela»; «Tu es aussi Brahm, je suis aussi Brahm»; «Tout cela, que nous voyons ensemble ou séparément, n’est que Totalité, Totalité, Totalité». L’enseignement est très, très clair, pur, simple et complet.
Aujourd’hui, nous proposons à notre famille mondiale cette connaissance qui donnera à l’homme accès à toutes les possibilités, accès à l’ordre absolu dans la vie quotidienne. Je dis cela alors que je suis entouré de personnes qui préfèrent souffrir au nom de Dieu. Tout cela est faux, et nous seuls avons raison, n’est-ce pas? [rires] Nous sommes les seuls à avoir raison, et tout le monde a tort. Comment le dire, Dr Hagelin? Il suffit de prendre plaisir à le dire? Nous sommes les seuls à avoir raison, et tout le reste est tellement faux. C’est une expression amusante, mais elle vient en réponse à la question de la presse. Que puis-je dire d’autre? [rires]» – Conférence de presse du 26.01.2005
Questions(essayez de répondre à ces questions simplement et pour vous-même)
Comment l’Éducation Védique oriente-t-elle l’attention des étudiants sur le Veda?
Pourquoi pouvons-nous affirmer que le cosmos n’est pas une entité immobile, mais qu’il est en expansion constante?
Quel est l’objectif final de l’unité ou la diversité?
Comment Purāṇa, qui incarne cette valeur éternelle du silence, peut-il devenir une réalité vivante pour chacun d’entre nous?
Si quelque chose n’est pas enseigné, quelle initiative pouvons-nous prendre individuellement pour de combler cette lacune?
Notes: Dans la Science Védique de Maharishi, Dieu est décrit comme Smṛti, ou mémoire, 100 % mémoire.
«Mais la Science Védique est la connaissance totale de tout. La connaissance totale de tout donne à l’homme la capacité d’utiliser la Loi Naturelle dans son intégralité dans sa pensée, depuis la source de la pensée, depuis le champ transcendantal.» – Maharishi Mahesh Yogi, Conférence de presse du 26.01.2005
Comment cette chose est-elle liée à cette autre chose?
Les lettres se forment de manière systématique
Dr Hagelin: «Merci, Maharishi. Cette question découle d’un intérêt particulier pour l’une des techniques administratives du Pays Mondial de la Paix: la technique du Yagya et du Graha-shanti. Maharishi, en ce début d’année, les gens prennent traditionnellement la résolution de manger plus sainement, de faire davantage d’exercice et de méditer plus régulièrement. La réussite de ces bonnes résolutions dépend uniquement de la force de volonté de chacun. Mais Maharishi a déclaré qu’il existe des récitations de sons védiques spécifiques qui peuvent être utilisées pour aider un individu, voire une nation, à tenir ses résolutions en matière de richesse, de meilleure santé, voire de paix sur Terre. Maharishi pourrait-il expliquer comment ces sons védiques, qui, selon lui, «créent une influence abstraite de cohérence dans l’environnement», peuvent être utilisés pour concrétiser une résolution spécifique, qu’elle soit individuelle ou nationale?»
Maharishi: «Je me réjouis de cette question et j’admire celui qui l’a posée, car la réponse m’amène à dévoiler ce niveau de connaissance qui relie l’individu à l’aspect cosmique de l’individu.
L’individu est comme un point, et le cosmos comme l’infini – l’individu comme une goutte, et le cosmos comme l’océan. Où se trouve le lien entre le point et l’océan? Écoutez attentivement: où se trouve le point de connexion entre l’individu et l’océan? Il se trouve dans la physiologie de chacun, cette partie de la physiologie qui vibre pour produire la syllabe «A».
«A» est la syllabe qui exprime l’Atma – A-tma. Ainsi, «A» est la syllabe qui exprime l’Atma. Voilà pour la première chose. La deuxième chose est la suivante: «A» est la première syllabe du Veda. Le Veda est la Loi Naturelle dans son intégralité. Le Veda, le Veda dans son ensemble – quelle que soit l’étendue du Veda – a son point de départ dans «A». «Agnimile Purohitam» est le commencement du Veda – «A». Ainsi, «A» est la première syllabe du Veda. Cela signifie que «A» est la source du flux du Veda.
«A» désigne l’Atma, «A» est le son qui exprime l’Atma, et «A» est le son qui exprime la Connaissance Totale. La Connaissance Totale se situe à deux niveaux dans «A»: l’un est le son «A», qui est le flux, et l’autre se trouve à l’intérieur du flux, c’est-à-dire le silence éternel, qui est l’Atma. L’Atma s’exprime par un flux, mais il ne s’exprime pas dans l’absence de flux, dans la valeur silencieuse. C’est donc le «A» qui est le point de rencontre entre l’individuel et le cosmique.
Or, dans la physiologie, le «A» a sa place. Nous savons, grâce à la littérature védique, comment le «A» prend naissance. Le «A» naît de la pulsation de cette partie de la gorge – au niveau physiologique. La gorge est une sorte de cavité – creuse. Cette cavité est exactement comme la cavité de la graine. Mais cette cavité pulse. Et lorsque la cavité pulse, c’est alors la pulsation du non-manifesté. C’est la pulsation du non-manifesté.
Ainsi, lorsque le non-manifesté pulse, c’est la Totalité qui pulse – l’infini, l’illimité qui pulse. Cela signifie qu’il y a un moment – nous pouvons maintenant, en termes de temps, simplement l’imaginer – où l’infini est silencieux, et qu’il y a un moment où l’infini pulse. Il y a un moment où la gorge est entièrement silencieuse, et il y a un moment où la gorge vibre pour produire le «A». Ainsi, cette vibration du silence, la vibration du silence produisant le son «A», est un lien entre l’individualité et la réalité cosmique.
La Constitution de l’Univers – la Loi Naturelle, la Loi Naturelle Totale – est vivante à ce niveau où la physiologie de la gorge, le vide de la gorge, vibre dans la syllabe «A». C’est là que se trouve le point de rencontre de la Constitution Cosmique de l’Univers afin de créer les lois individuelles de la nature qui régiront l’activité individuelle.
Dans la gorge, il y a ce vide qui est rempli de… quoi? Rempli de mémoire. Et cette syllabe unique «A» est remplie de mémoire. Lorsque nous entrons dans le «A», alors «A», «I», «U» – toutes ces voyelles et consonnes de la littérature védique – émergent toutes de cette Constitution de l’Univers en une seule syllabe, qui est «A». C’est là, dans le vide de la gorge, au niveau physiologique, que se trouve le lien entre l’individu et la réalité cosmique potentielle qui réside en lui.
Toute la diversité de l’individu est concentrée, unifiée pour ainsi dire, dans cette petite syllabe «A». Et la réverbération de cette cavité vide de la gorge est un lien entre l’énorme dynamisme cosmique du cosmos, de l’univers, et le silence intérieur de l’individu ainsi que la plus légère impulsion intérieure, le premier «A».
Dans la langue védique, il existe une expression concernant «A»: «Akaro Sarva Vak». Trois mots, seulement trois mots: «Akaro Sarva Vak», ce qui signifie que «A» est la parole totale – c’est tout. «A» est la parole totale. Au niveau de la parole, il s’agit du son «A», mais au niveau physiologique, il s’agit de la gorge, et plus précisément de la cavité de la gorge.
Voici un niveau qui relie l’individu à son potentiel cosmique: le désir individuel et le désir cosmique. Qu’est-ce que le désir cosmique? Le désir cosmique, c’est l’univers qui pulse, d’avant en arrière, d’avant en arrière, vers l’intérieur et vers l’extérieur, et vers l’intérieur et vers l’extérieur – dans les deux sens, vers l’intérieur et vers l’extérieur. Ces deux sens, vers l’intérieur et vers l’extérieur, constituent toute l’histoire de la nature de la Constitution de l’Univers, qui est pleinement, pleinement éveillée au sein de la syllabe «A». Et dans la syllabe «A», il y a le «I» et il y a le «U» – toute l’histoire s’y trouve.
C’est un très beau domaine de connaissance. C’est ce domaine de connaissance – le niveau intellectuel et le niveau pratique – qui constitue la formation des Rajas. La formation des Rajas consiste à déployer dans leur conscience ce niveau de réalité qu’est la Constitution Cosmique. La Constitution Cosmique, le champ total de la connaissance et de l’action, c’est le Veda, et elle se trouve de manière abstraite dans l’Atma et de manière concrète dans la gorge qui pulse.
Toutes ces consonnes et voyelles de la langue védique constituent le langage de la Constitution de l’Univers. Toute la Constitution de l’Univers se trouve là, au sein de la physiologie et dans les fluctuations spécifiques de celle-ci: la gorge, le palais, les lèvres, la langue. Il existe différentes zones, chacune responsable des voyelles et des consonnes de la Connaissance Totale. C’est une chose naturelle.
C’est une chose naturelle; il ne s’agit pas d’apprendre le «A». Le garçon naît avec le «A». Dans la relation entre l’enfant et la mère, l’enfant dit «A», et la mère dit «A». Ce sont là des explications superficielles – de simples divertissements. Mais la réalité est que l’individu possède le tableau de bord au sein de sa physiologie. C’est comme l’opération de presser la touche d’un ordinateur – seule cette chose résonnera. Vous appuyez sur la touche, et cette chose résonnera.
Comment cette chose est-elle liée à cette autre chose? De manière séquentielle. Le mot «séquentiel» est très important: séquentiel de «A» à «I», puis «U», puis «Ri», puis «E», «Ai», «O», «Au», «Am», «Ah». Tout cet alphabet – son évolution séquentielle et l’enchaînement de toutes les voyelles et consonnes – n’est autre que la séquence du vide de la graine. Il y a du vide à l’intérieur de la graine, puis la graine s’anime et se met à pulser. Ensuite, la germination se produit, et la pousse devient de plus en plus grande, jusqu’à devenir la plante et l’arbre – cet immense arbre avec une variété infinie de feuilles, de branches et tout le reste. C’est exactement comme un arbre et sa relation avec la graine non manifestée.
C’est le domaine de la connaissance de la formation du Rajas. Il ne s’agit pas de raconter l’histoire de tel ou tel roi, ou de ceci ou cela – non. C’est l’histoire de la volonté de Dieu. C’est l’histoire de la volonté de Dieu – comment la Totalité est incarnée dans un point. C’est le domaine de la création, réaliste, pratique et d’une simplicité absolue, car telle est la nature de la vie individuelle et de la vie cosmique, le point de rencontre entre l’individualité et la réalité cosmique, le point de rencontre entre la loi individuelle – c’est-à-dire ce désir et cette action – et la loi cosmique, qui œuvre en silence, en silence.
C’est le niveau de formation du Rajas. Il s’agit de dévoiler les valeurs de la réalité les plus raffinées et les plus subtiles, le champ non manifesté de la connaissance au sein du champ non manifesté de la physiologie. Tous ces différents domaines de connaissance – la chimie, la physique, les différentes religions, ou quoi que ce soit d’autre – sont tous intégrés à ce niveau, là où la Constitution Cosmique rencontre l’expression individuelle – cette zone de la gorge, cette zone du palais, cette zone d’où jaillissent toutes ces lettres.
Les lettres se forment de manière systématique. De façon séquentielle, elles forment les mots, et les mots forment des combinaisons de mots, qui forment à leur tour des phrases; les phrases forment les paragraphes, les paragraphes forment les chapitres, et les chapitres forment l’ensemble du livre. Une évolution séquentielle, mais le point de départ de cette évolution se situe à ce niveau où l’individualité et la réalité cosmique se rejoignent. Elles se rencontrent toutes deux, comme une lampe à la porte. C’est là le domaine de formation des Rajas. Et là, leur conscience est si compétente; leur conscience est si compétente qu’elle ne laisse rien d’impossible. Rien n’est impossible.
Telle est la formation des Rajas. La formation des Rajas ne ressemble à celle d’aucun autre homme. Les Rajas ne sont pas formés à l’art de labourer la terre et de cultiver, ni à faire ceci ou cela en particulier – non. Ils sont formés à l’état d’Être. À partir de leur propre Être, ils rayonnent l’Être, et ce rayonnement de l’Être anime le fondement de toute connaissance et de toute action.
C’est la formation de Raja. C’est une formidable opportunité pour tout homme animé d’un quelconque sentiment patriotique envers la nation ou envers sa propre famille. Si quelqu’un souhaite devenir père de famille ou ami de la communauté, s’il souhaite devenir maire, gouverneur, président d’un pays, ou occuper toute autre fonction importante afin de réaliser tout ce qu’il désire, voici l’appel qui l’invite à suivre la formation de Raja.» – Conférence de presse mondiale du 02.02.2005
Questions(essayez de répondre à ces questions simplement et pour vous-même)
Nous voyons l’individu, mais nous le voyons aussi dans une totalité bien plus grande. Où se trouve donc le lien entre l’individu et l’immensité qui l’entoure?
Lorsque nous allons chez le médecin, il nous demande d’ouvrir la bouche et de dire «A». Pensez-vous que c’est pour évaluer notre niveau de Connaissance Totale?
Et lorsque nous retournons chez le médecin, il nous demande à nouveau d’ouvrir la bouche et de dire «A». Pensez-vous qu’il veut savoir si nous sommes capables d’exprimer la parole totale?
Nous savons que tout est lié! Que nous dit le texte sur la manière dont une chose est liée à une autre?
Par quel mécanisme subtil les lettres se forment-elles de manière systématique?
«La langue védique enseigne les voyelles et les consonnes védiques. Certaines trouvent peut-être leur origine dans les pulsations de la gorge, d’autres dans celles du palais, d’autres encore émergent des lèvres, et d’autres enfin du nez. De la même manière, il existe des zones de la physiologie dont les pulsations se manifestent sous forme de syllabes, de sons. Ce sont les sons védiques. Ces sons védiques sont les sons provenant – nous parlons ici de conscience – de l’état de conscience le plus profond, le silence, le silence absolu, qui est le champ du vide.» – Conférence de presse du 26.01.2005
Maharishi: C’est avec une grande joie que je dois annoncer à la presse mondiale que le pouvoir du silence est supérieur à tout ce qui relève du domaine du dynamisme. Nous avons entendu dire à quel point le champ absolu du silence, au niveau du Champ Unifié de toutes les lois de la nature, est bien plus puissant – à quel point il est bien plus puissant. C’est ainsi que nous avons discrètement défié les flammes grandissantes de la destruction…
D’où vient ce Gouvernement de la Paix? Il vient de Raam Raj – Raam. Qu’est-ce que Raam, qui est Raam, où est Raam? «Raam Brahm paramarath rupa» – Raam est la Totalité, Brahm. Brahm est la spiritualité pure qui est la Totalité. La Totalité de quoi? La Totalité de l’intégralité unifiée de toute la diversité. Raam est l’intégralité unifiée de toute la diversité. «Raam est l’incarnation de la Totalité» signifie que Raam est l’incarnation de la paix infinie et du dynamisme infini. La paix infinie et le dynamisme infini sont en équilibre en Raam, en Brahm.
Brahm est la Totalité – la totalité du silence infini et du dynamisme infini. L’équilibre du silence infini et du dynamisme infini est la totalité de toutes choses, et c’est la totalité de l’univers. C’est pourquoi cette intelligence, qui est la totalité de la paix et la totalité du dynamisme – ce Brahm – est l’administrateur éternel de l’univers.
L’administrateur éternel de l’univers est cette intelligence qui possède deux valeurs dans sa nature: la valeur du silence éternel et la valeur du dynamisme éternel.
Lorsque la conscience humaine est dépourvue de silence, alors la valeur du dynamisme de l’intelligence régit la société humaine, la civilisation humaine. Il en résulte alors du stress et des tensions, de la fatigue et de la maladie, et tout ce qui ne devrait pas exister dans la vie, car la vie est holistique. La vie est à la fois silence et dynamisme; c’est alors la vie.
Le dynamisme est favorisé par le dynamisme silencieux qui réside dans le silence. Le silence est doté de dynamisme, mais c’est un dynamisme silencieux. Ainsi, le dynamisme silencieux est le promoteur de tout dynamisme. Et le dynamisme dans le silence est le promoteur de tout silence. L’un est le promoteur de l’autre.
La réalité de la vie est la Totalité, Brahm. La réalité de la vie est le silence et le dynamisme. Lorsque le dynamisme prend le dessus sur le silence, la vie devient inconfortable. C’est ce que nous vivons actuellement. Il y a cinquante ans, c’est sous l’inspiration de Guru Dev qu’il est apparu que le dynamisme l’emportait sur le silence, et qu’il fallait désormais ramener le silence à la conscience humaine.
La technique de Méditation Transcendantale a vu le jour pour explorer la valeur du silence. Grâce à la Méditation Transcendantale, ici, là-bas, partout dans ce pays, dans ce pays-là, chez certaines personnes ici, chez d’autres là-bas, le silence a été ramené à la conscience humaine pour contrebalancer l’exagération du dynamisme dans la conscience humaine.
Depuis cinquante ans maintenant, le silence a été introduit pour équilibrer le dynamisme, et on constate qu’il a apporté un équilibre considérable, et que de nombreuses guerres se sont calmées. Toute l’histoire du Mouvement a été consignée.
Ce qui en ressort, et qui est très clairement établi, c’est que si ce programme visant à introduire le silence dans le dynamisme est mis en œuvre, alors un équilibre s’instaurera dans la société humaine. La société humaine sera une société équilibrée. Elle ne pleurera pas de douleur; elle ne connaîtra pas la douleur. Toutes les maladies et la négativité auront disparu. La cohérence, l’harmonie, la plénitude et l’abondance régneront.
C’est pourquoi les gouvernements, qui n’étaient animés que par la force du dynamisme, doivent désormais se réveiller pour rassembler la force du silence. C’est pour cela que le gouvernement silencieux a vu le jour. C’est l’accomplissement de l’appel du temps que le silence émerge afin d’équilibrer les souffrances du dynamisme, et qu’il soit introduit au niveau du gouvernement, et à travers le gouvernement, qu’il soit étendu à l’ensemble…
Un appel opportun en faveur du Gouvernement de la Paix va apporter la plénitude en rétablissant l’équilibre dans le dynamisme actuel du gouvernement, qui a échoué par manque de silence. Il apportera le silence… Le Gouvernement de la Paix est la réponse aux échecs des gouvernements en difficulté – en difficulté à cause d’idées conflictuelles, de sociétés conflictuelles… L’aube de la paix, l’aube d’un gouvernement par la paix – le Gouvernement de la Paix – est le seul salut pour la vie aujourd’hui, demain ou après-demain.
Si vous examinez la Constitution Védique de l’Univers, c’est une Constitution qui gouverne par la paix. Il n’y a pas beaucoup de temps dans ces courts espaces de la presse mondiale. Sinon, si vous prenez un mot de la Constitution Védique, la Constitution de l’Univers – n’importe quel mot, n’importe quelle syllabe, n’importe quelle phrase, n’importe quelle phrase ou n’importe quel paragraphe – vous le verrez émerger du silence. Sa séquence, sa marche en avant, son dynamisme, sont contrebalancés par sa marche en arrière – le silence.
Le silence soutient le dynamisme; le dynamisme soutient le silence. Telle est la fonction de la Constitution de l’Univers. Telle est la fonction de la Loi Naturelle. La Loi Naturelle totale fonctionne ainsi, ce qui s’exprime de manière absolue et complète dans la séquence des mantras védiques – en avant et en arrière, en avant et en arrière, en avant et en arrière.
Ce thème est éternel car il est inaccessible à tout élément perturbateur. C’est un thème du transcendant, allant en avant et en arrière. Tous les innombrables points de l’infini partent du point de l’infini et atteignent l’ensemble du champ de l’infini, à travers toutes sortes de variétés: en avant et en arrière, les deux choses, en avant et en arrière, en avant et en arrière, en avant et en arrière – dynamisme en avant et silence en arrière – dynamisant, réduisant au silence, dynamisant, réduisant au silence. Cette intégration est le fondement du fonctionnement de la Loi Naturelle à travers toute la création, dans chaque grain de la création.
C’est Vyakaran et Nirukt; c’est l’expansion et la contraction. La Constitution de l’Univers s’exprime en termes d’expansion et de contraction, d’expansion et de contraction, d’expansion et de contraction. Étant une totalité absolument unifiée d’expansion et de contraction – en avant et en arrière, en avant et en arrière, en avant et en arrière – chaque point de la création s’inscrit dans ce mouvement de va-et-vient, et l’infini tout entier: en avant et en arrière.
L’Univers est censé être un univers pulsant. L’univers tout entier est l’infini, s’étendant vers l’extérieur, se contractant vers l’intérieur. L’ensemble unifié est une pulsation, d’avant en arrière et d’avant en arrière et d’avant en arrière. Cet ensemble unifié est cette intelligence qui est la Constitution de l’Univers; c’est la base de l’univers; c’est la Constitution, le régulateur de l’univers; c’est la loi de l’univers. L’intelligence humaine, le cerveau humain, peut être entraîné à fonctionner à ce niveau d’avant en arrière et d’avant en arrière – totalement.
C’est le fonctionnement total de la Loi Naturelle, et pour cela, il y a la Méditation Transcendantale. La preuve en est le Vol Yogique. Le vol est une preuve de cette qualité de fonctionnement qui appartient au vol galactique. D’innombrables galaxies sont ainsi entrelacées dans cette force de gravité – tantôt attraction, tantôt répulsion, tantôt attraction, tantôt répulsion, si équilibrées par nature. C’est l’équilibre entre l’expansion et la contraction; c’est l’équilibre entre le dynamisme et le silence.
Lorsque le dynamisme est devenu écrasant, la vie sur Terre a été submergée par une individualité dépourvue de force cosmique. Elle s’est donc détachée de son cadre cosmique. Pour la ramener à ce cadre cosmique, ce programme a évolué à travers à la grâce de Guru Dev. Nous disons sans cesse: «Jai Guru Dev, gloire à Guru Dev.» Gloire à Guru Dev, car il a apporté cette connaissance manquante qui équilibrera le dynamisme du monde.
Maintenant, nous l’avons fait; nous l’avons prouvé. Nous sommes pleinement convaincus que cela fonctionne, à tous les égards. Nous sommes désormais au niveau gouvernemental, essayant d’améliorer le souffle du gouvernement. Le souffle du gouvernement est trop expiratoire. Trop de souffle expiratoire affaiblit les poumons [rires] – trop de souffle expiratoire…
Une telle situation nécessite le programme d’un gouvernement silencieux, le Gouvernement de la Paix – ces mille, ces dix mille personnes. À tout moment, n’importe quel gouvernement peut le faire. À tout moment, n’importe quel gouvernement peut engager ces corps de paix. Ou bien ils peuvent initier les garçons au Vol Yogique dans leurs écoles et leurs universités, et ils en ressortiront brillants et équilibrés dans leur pensée. Ils seront les citoyens de leur nation, et ils seront des citoyens du monde, pleinement développés et maîtrisant toutes les lois de la nature. Toutes les lois de la nature – le dynamisme de toutes les lois de la nature – fonctionneront selon leur intention.
Un groupe comme celui-là peut facilement se constituer dans n’importe quel pays, mais comme il s’agit de la première génération de gouvernement, c’est la première fois qu’ils entendent parler de nous. Ils se demandent: «Qu’est-ce que cette invincibilité?» Il leur est difficile de croire que l’invincibilité puisse être une possibilité.
Sans invincibilité, ils sont tous conscients que leur souveraineté n’est qu’un bol de mendiant. Ils survivent grâce à ce bol de mendiant, et non grâce à leur souveraineté ou à leur propre dignité – non. N’importe quelle puissance étrangère peut les acheter, que ce soit au nom de la religion, de l’armée ou de quoi que ce soit d’autre.
Nous avons été en contact avec tous ces pays pauvres. On les a entendus rire du mot «invincibilité». Mais c’est l’effet de l’invincibilité qui se produira chez ces gens lorsqu’ils réaliseront qu’ils peuvent remplir leur rôle parental en tant que gouvernement de leur pays. Ils ont un rôle parental. C’est uniquement par manque de réflexion adéquate qu’ils ne sont pas capables de remplir leur rôle parental. Sinon, chaque chef d’État demande à tout le monde ce qu’il peut faire de plus pour son peuple.
Notre proposition s’adresse désormais aux deux parties. Nous communiquons avec elles avec douceur, mais nous ne comptons pas sur la communication. Nous comptons sur l’effet que nous produisons. Nous avons choisi ces trois ou quatre pays situés quelque part près de l’Europe. Nous augmenterons ce nombre à mesure que les ressources seront disponibles. À mesure que ce nombre augmentera, l’intégration dans la conscience mondiale s’intensifiera.
Toute religion – si c’est une religion, et par «religion» on entend un chemin vers Dieu – devrait être un moyen d’accéder à plus de bonheur, à une meilleure santé, à de meilleures réalisations, à moins de problèmes. La religion ne devrait jamais servir de plateforme pour créer des divisions. Les personnes véritablement religieuses n’adoptent jamais, jamais cette position, car elles pensent que leur Dieu protège tout le monde. La religion protège n’importe qui; la religion protège tout le monde.
Nous ne nous attendons à aucun obstacle de la part de la religion, car notre approche est simple, notre approche est sincère. Nous voulons que la lumière de Dieu domine chaque société, chaque action…
Notre influence de cohérence dans le monde remettra tout en ordre. Nous ne nous soucions pas de ces petites choses qui se produisent de notre vivant. Cela n’a pas d’importance. Nous sommes sur la bonne voie, et, espérons-le, progressivement, à mesure que nous avançons, nous accumulerons de plus en plus d’influence de paix. Cela se reflétera dans le monde.
Le monde a besoin que nous lui rappelions cela. Dr Hagelin, je viens de recevoir votre «Alerte nucléaire». Vous pouvez informer le monde de votre annonce aux scientifiques. C’est une grande joie que l’intelligentsia mondiale soit inspirée par vous. Bientôt, cette inspiration alertera les peuples de tous les pays et attirera l’attention des gouvernements de tous les pays.
Je pense que vous avez bien compris le silence, car le silence appartient à tout le monde. Les scientifiques ont sondé les trames du silence. Nous constatons que la Constitution de l’Univers est très bien ancrée dans la technologie du silence. Votre «Alerte nucléaire» est très réelle. L’intelligentsia du monde se mobilisera…
C’est l’influence que nous voulons créer… Le silence est glacial. Il gèlera très bientôt la stupidité dans le monde. Nous aurons un monde très beau.» – Conférence de presse mondiale du 18.05.2005
Dr Hagelin: «Merci beaucoup, Maharishi, pour cette réponse très complète.
La question suivante porte sur la connaissance profonde qui ressortait de la réponse apportée par Maharishi à une question la semaine dernière. Maharishi a récemment évoqué les Rishis de l’Inde antique, qui ont fait l’expérience directe la totalité du Veda et les huit divisions de la Loi Naturelle au sein de cette Totalité. Maharishi a déclaré que celles-ci sont responsables de la différenciation au sein de l’état unifié. Maharishi a également déclaré que si l’on observe l’unité, et que l’esprit est très équilibré et clair, l’unité apparaîtra comme illimitée, infinie. Dans cette infinité illimitée, ce que l’on verra simultanément, ce sont les points de l’infinité illimitée.
Il y a une question complémentaire sur le discours profond de Maharishi. Si le même champ unifié existe à la base de toute la création, cela signifie-t-il que chaque Rishi qui cognise le Veda verra la même chose? Et s’il voit quelque chose de différent, qu’est-ce qui explique une vision différenciée de la réalité dans l’état d’unité?»
Maharishi: «C’est une question très intelligente. Oui, chaque Rishi voit la même chose. La même chose signifie le même Veda. «Veda» signifie Connaissance Totale. Il voit la même chose: le Veda, la Connaissance Totale, ce qui signifie la Constitution de l’Univers. Il voit la même chose. Chaque Rishi, qui voit la Constitution de l’Univers, voit la Constitution de l’Univers dans une syllabe unifiée, «A». C’est la première syllabe du Veda. Il voit «A». Vous voulez que je vous explique le mécanisme interne? Très bien, écoutez et essayez de suivre.
Dans le processus de la vision, le Rishi voit «A». «A» est la totalité de la Loi Naturelle, la totalité de la Constitution de l’Univers. Cela signifie qu’il s’agit d’une valeur unique qui est un composite de toutes les innombrables valeurs des lois qui régissent l’univers. Que se passe-t-il alors? Revenons maintenant au mécanisme ordinaire de la vision: comment le processus de la vision permet-il au voyant de voir l’objet? Ce qui se passe, c’est que – observez maintenant le processus de la vision – le voyant, par ses yeux, atteint la vision [l’objet]. Le voyant de «A», voyant de la Loi Naturelle totale, part de là où il existe – le voyant. Il se rend vers la vision. Et ce qui se passe, c’est que la vision monte sur ce conducteur qu’est le voyant et revient vers le lieu du voyant.
C’est le processus de la vision qui fait que la vision occupe le siège du voyant. Le processus de la vision emmène d’abord le voyant vers la vision, puis fait monter la vision sur le voyant, et le voyant revient à son siège, de sorte que la vision devient le voyant. Dans ce fait que la vision devienne le voyant, il y a un tournant. Ainsi, le processus de la vision amène la vision à devenir le voyant. Lorsque la vision – c’est-à-dire «A» – devient le voyant, alors le voyant se connaît parfaitement bien, à l’intérieur comme à l’extérieur. Alors «A» se voit parfaitement, à l’intérieur comme à l’extérieur. Tout ce qui se trouve à l’intérieur de «A», «A» le connaît parfaitement, car «A» est le voyant et «A» est la vision.
Telle est la vision du voyant du Veda. Le Veda est le voyant, et le Veda est la vision. Ainsi, le Veda total, dans une totalité en elle-même, voit tous les détails qui le composent. C’est ainsi que la cognition du Veda, dans la première syllabe holistique «A», contient tous les détails du Veda. C’est ainsi que le Veda est vu par le Veda lui-même.
Le Veda est le voyant. Le processus de la vision est aussi le Veda, le Veda lui-même est le voyant, le Veda lui-même est l’objet de la vision. C’est pourquoi le Veda total se révèle à lui-même. C’est pourquoi la cognition du voyant est la cognition de la vision totale. La vision totale dans la Totalité est «A», et ce «A» devient le voyant lui-même. Ce «A» devient le voyant. Lorsque «A» devient le voyant, alors le voyant sait tout de lui-même au sein de son Soi.
Le Veda se voit lui-même. Le voyant, le processus de la vision et l’objet de la vision ne font qu’un. Ce ne sont pas deux choses; ce ne sont pas trois choses. Cette chose unique est la réalité de tous les temps, dans un état unifié contenant en lui toutes les valeurs diversifiées.
Dans cette cognition védique, le cognisant est le Rishi, et le contenu de la cognition est tout ce que le cognisant lui-même est. «A» se connaît lui-même comme la lune se connaît elle-même. La lune se connaît parfaitement, à l’intérieur comme à l’extérieur, omnisciente. Par conséquent, personne n’a vu le Veda sauf le Veda lui-même.
Dans cette cognition de Madhuchhandas, il a d’abord vu «A». Puis, dans «A», qu’a-t-il vu? Il a vu le flot, «A» – le flot de la plénitude. Dans le flot de la plénitude, il a vu un principe actif. Le voyant est silencieux, et en lui-même, il a vu le principe actif. C’est ce qu’on appelle Gyana Shakti et Kriya Shakti – le pouvoir du silence et le pouvoir du dynamisme. Tant que le pouvoir du silence n’a pas commencé à se voir lui-même – tant que le pouvoir du silence n’est pas devenu le voyant – tant qu’il n’est pas le voyant, aussi longtemps, il ne voit pas la Totalité. Mais lorsque la vision devient le voyant, alors la vision elle-même devient le voyant, alors le voyant se connaît parfaitement.
C’est ainsi que l’infini se connaît pleinement. Et l’infini, se connaissant pleinement, connaît sa valeur infinie et sa valeur ponctuelle. Alors l’infini prend conscience de l’effondrement de sa valeur infinie vers sa valeur ponctuelle. C’est ainsi que l’effondrement de l’infini vers son point est le voyant de lui-même, et c’est cela le Veda.
C’est la première expression de la vision de Madhuchhandas. Le Rishi Madhuchhandas a vu. Qu’a-t-il vu? «A». Lorsqu’il a vu «A», il est immédiatement devenu «A». Ainsi, au lieu de rester seulement la vision [l’objet] de la vue, il est devenu lui-même le voyant.
Tout le Darshan, toute la cognition du Veda, est le fait du Veda lui-même. C’est ce que nous comprenons en analysant ce que signifie le processus de la vision. Le processus de la vision conduit le voyant vers la vision et ramène la vision à sa propre valeur. Alors la vision devient le voyant, et lorsque la vision devient le voyant, alors la vision se connaît elle-même parfaitement – absolument parfaitement. Parfaitement signifie la Totalité dans l’unité et la Totalité dans la diversité. L’expression est «l’infini et son point». Cet infini et son point, l’effondrement de l’infini en son point, est le flot séquentiel du Veda «Agnimile Purohitam» – le flot du Veda. Le flot du Veda lui-même est le voyant. C’est parce que le flot du Veda est le flot de la conscience. Ce n’est pas le flot de l’inertie.
Lorsque Madhuchhandas, le premier voyant, vit «A», il ne vit pas «A» en termes d’inertie. Il vit «A» comme la totalité de la conscience. «A» est le son de l’infini de la conscience, le son de la totalité de la conscience. Lui, en tant que voyant, était également conscience. Ainsi, lorsqu’il a vu «A», il n’a pas vu «A» comme un objet. Il a vu «A» comme un sujet, en lui-même. C’est la subjectivité dans le champ de la conscience qui a été vue par la subjectivité en Madhuchhandas. Ainsi, le sujet ici et le sujet là, les deux sujets, ne firent plus qu’un, et alors, quoi qu’ils aient vu, ils virent les champs de la conscience. La conscience est cet élément qui est éternel, immortel, car c’est de la subjectivité. Ainsi, la cognition du Veda se situe au niveau du Veda lui-même. Elle se situe au niveau de la subjectivité. Elle ne se situe pas au niveau de l’objectivité. Elle se situe à son propre niveau.
C’est si beau. C’est une telle joie de le dire, même si l’on est incapable de le dire [rires]. Cet effort que nous faisons pour l’exprimer avec des mots grossiers, là où la parole coule, n’a rien à voir avec la réalité du flot de la conscience, mais pouvoir l’exprimer est un effort [rires] – une joie – pour savourer la joie transcendantale. Telle a été la joie des enseignants à travers les âges. Cette tradition de l’enseignant et de l’élève, de l’enseignant et de l’élève, s’est perpétuée parce qu’elle est joyeuse – elle est extatique. Elle est joyeuse; elle est extatique. C’est une extase absolument hors du commun.
C’est très beau. La presse mondiale a la chance de mettre en avant ces valeurs. Cela nous procure la joie de construire l’impossible [rires]. C’est magnifique.» – Conférence de presse mondiale du 31.08.2005
Questions(essayez de répondre à ces questions simplement et pour vous-même)
Si tous les Rishis voient la même chose, leur description de cette vision est-elle identique ou y a-t-il une prédominance d’un aspect du Veda d’un Rishi à l’autre?
Le processus de la vision amène le Rishi à la vision. Puis, en devenant ce qui voit, il regagne son siège. Quelle est donc la nature de ce siège?
Pourquoi n’y a-t-il pas de différence entre le Veda, la vision et le voyant?
Le Veda se voit lui-même; c’est un phénomène autoréférent. Quelle peut bien être l’origine d’un tel phénomène?
Madhuchhandas est considéré comme le premier Rishi dans le Ṛk Veda. Pourquoi sa cognition est-elle si importante?
Cognition védique: la connaissance est structurée dans la conscience – Maharishi s’adresse aux étudiants du programme de master de l’Université Internationale Maharishi «Richo akshare parame vyoman: «Le Richa, l’expression de la connaissance, est structuré dans la conscience.» Ce verset du Ṛk Veda fait référence à l’expérience de la cognition védique. Chaque cognition contient la connaissance complète de l’ensemble de la création et de l’évolution, et cette connaissance est perçue directement par celui qui la perçoit comme l’expression de sa propre conscience. La conclusion du verset est que, pour que la totalité de la connaissance devienne une réalité vivante, il est nécessaire de développer la conscience pure.» – 17.02.1974
Dr Hagelin: «Jai Guru Dev. Merci beaucoup, Maharishi. La presse internationale nous a posé d’excellentes questions, suscitées par la remarquable série d’inaugurations de la semaine dernière, qui marquent l’avènement d’une nouvelle ère de prospérité pour toute l’humanité.
Tout d’abord, Maharishi, il y a des questions sur les inaugurations remarquables de la semaine dernière. À une époque où tous les gouvernements du monde sont enlisés dans des problèmes apparemment insolubles et où les dirigeants de la plupart des pays luttent pour conserver le pouvoir, le Gouvernement de la Paix de Maharishi a célébré la semaine dernière l’avènement d’une nouvelle ère de prospérité pour toute l’humanité. Maharishi a déclaré à la presse qu’une nouvelle ère de paix et de prospérité s’annonçait grâce au soutien de la lumière éternelle de la Constitution Cosmique. Maharishi pourrait-il expliquer ce qu’il entend par la lumière éternelle de la Constitution Cosmique? Et pourrait-il expliquer comment son Gouvernement de la Paix appliquera cette Constitution pour apporter la paix à un monde très troublé?»
Maharishi: «C’est bien de répondre aux questions de la presse, car tout cela est tellement total – total. Nous sommes à l’ère scientifique, où la connaissance de la loi naturelle totale a été découverte en action dans le champ du silence éternel. Quelle que soit la manière dont nous l’analysons et l’examinons, c’est la découverte de l’unité au sein de la nature de la diversité. Cela se révèle être un phénomène éternel, c’est-à-dire un phénomène qui se poursuit éternellement, sans fin, à tel point que, tout en se déroulant dans le champ relatif, il se déroule également dans le champ non manifesté.
C’est une vision de la réalité si belle et si satisfaisante. La loi naturelle totale, avec son dynamisme infini, se déroule éternellement au sein du silence éternel de la conscience autoréférente. C’est une immense ouverture, non seulement en termes de compréhension théorique, mais aussi en termes de vie pratique en permanence. Chaque état est incroyable, mais c’est là notre joie.
Cela n’est peut-être pas facile à comprendre lorsqu’on l’exprime avec ces mots. Mais on en jouit dans les recoins les plus profonds du silence, au sein de la réalité autoréférente de chacun. Telle est la réalité autoréférente de chacun. C’est un champ de dynamisme si immense, qui se déroule dans le silence de l’unité. Tout est réuni en une totalité unifiée et autoréférente, qui est le Soi de chacun. Étant le Soi de chacun, il est ici, là et partout. Il est différent partout, et il est le même partout.
C’est très beau. Cela a été exprimé la semaine dernière, si clairement et si complètement. Maintenant, cette semaine, la direction de notre Mouvement prévoit de démontrer cette réalité. Comment allons-nous la démontrer? Simplement par les différentes résolutions de la semaine dernière à Genève – tant de valeurs différentes la semaine dernière.
Dr John Hagelin, nous pouvons demander à notre Premier ministre de décrire cela autant que cela peut être mis en mots, autant que cela peut être décrit. En réalité, s’agissant du champ du transcendant, il n’est pas possible d’en parler. Mais il est possible de l’être, et en l’étant, d’en accomplir tous les aspects.
C’est l’Être qui le fait s’actualiser. À travers les âges, l’expression «Qu’il en soit ainsi» est l’expression. On lui attribue une origine provenant de l’autel de Dieu. Le dévot lui-même apparaît, se place à l’autel de Dieu, et Dieu murmure: «Qu’il en soit ainsi. Profite de l’accomplissement de ton désir.» C’est l’accomplissement de toutes les religions et de tous les domaines de la quête.
Dr Hagelin, pouvons-nous inviter notre Premier ministre du Pays Mondial? La presse devrait en prendre note. Que doit remarquer la presse? Je demanderais à la presse de remarquer que chaque pays – chaque pays à part entière – s’élève pour devenir un Pays Mondial. Chaque pays, petit ou grand, va s’élever à la dignité d’un Pays Mondial de la Paix.
Le point essentiel, c’est qu’il n’est pas nécessaire – remarquez bien cela – il n’est pas nécessaire qu’un pays s’unisse à un autre. Ce n’est pas une question d’alliance. Ce n’est pas une question d’union. Ce n’est pas une question de partis s’unissant ou levant la main: «Combien de voix ai-je, et combien de voix avez-vous?» Ce n’est pas le vote; ce n’est pas le système électoral. C’est une question d’Être. C’est une question d’Être.
Lorsque nous disons quoi que ce soit à ce sujet, nous ne faisons qu’exprimer le fonctionnement naturel de la Constitution de l’Univers. Cela fonctionne tout le temps, partout dans la création ou dans l’état non manifesté de la création. Lorsque vous dites «dans la création», vous vous rendez soudain compte que vous vous retrouvez à jeter un œil de l’autre côté de la création, là où il n’y avait pas de création – le champ non manifesté de la création. Puis, vous revenez à la création.
Lorsque vous décrivez la création, vous vous sentez alors gêné. Vous vous sentez gêné. Vous décrivez quelque chose qui n’est pas là, mais vous utilisez toute la logique, ceci et cela, et vous prouvez que c’est ceci, cela, ceci et cela. Il est très difficile de décrire la réalité sous ses deux aspects à la fois – dans son unité et sa diversité – simultanément. Cette coexistence du multiple n’est pas chose aisée pour la réalité du discours, c’est-à-dire le flot de la connaissance.
Tous nos Rajas qui se sont exprimés la semaine dernière ont prouvé, lors de l’examen, qu’ils sont les administrateurs éclairés du monde qui dirigeront le Gouvernement de la Paix Mondiale. Diriger le Gouvernement de la Paix Mondiale, c’est simplement nous placer dans la réalité de la vie. La réalité de la vie est d’un côté individuelle et d’un autre côté cosmique – d’un côté exprimée, d’un autre côté non exprimée – d’un côté multiple, d’un autre côté unique. C’est à la fois toute la beauté de la multiplicité et de l’unité.
Tout cela est tellement réjouissant. Le monde va désormais voir émerger simultanément de nombreuses villes dotées de – nous avons un très beau mot pour cela – des bâtiments créateurs de fortune. Ce n’est pas agréable à dire, mais les bâtiments qui ne sont pas construits selon le Vastu créent un destin malheureux. Désormais, les bâtiments seront des bâtiments créateurs de fortune.
J’ai entendu ce mot de la bouche de notre Dr Eike, le chef de la science de la construction issue de la littérature védique, lorsqu’il a parlé de «bâtiments créateurs de fortune», par opposition à l’histoire jusqu’à présent qui a créé des bâtiments malchanceux. Le coût a été calculé pour que les six milliards d’habitants de la planète vivent dans des Vastus appropriés. Notre ministre des Finances a tout cela à portée de main. C’est une grande histoire à raconter. C’est une histoire sans fin à raconter.
À qui nous adressons-nous? Nous nous adressons à ceux dont l’esprit fonctionne de manière très limitée. Leur esprit ne fonctionne pas dans la Totalité. Lorsque nous leur transmettrons la connaissance que nous avons reçue de Guru Dev, la Tradition Védique, alors tout le monde dira: «Oui, oui, je sais que je suis cosmique – c’est tout. Oui, je sais que ma maison a été construite selon les mêmes principes que ceux qui régissent la diversité infinie de l’univers galactique – c’est la même chose.
L’histoire est une histoire sans fin. Je ne veux pas dire deux choses opposées, car elles s’annulent mutuellement. Par conséquent, le tout est à la fois entièrement descriptible et, en même temps, totalement indescriptible. C’est l’unité et, en même temps, la diversité. C’est là la joie de l’ère scientifique.
Les détails sont si fins; ils sont une expression si complète de la réalité qu’on aimerait ne parler que de cela, uniquement de cela, rien d’autre que cela. Quand j’ai entendu Raja Dean, le Raja de Washington, parler, je l’ai trouvé assis au point de jonction entre le relatif et l’absolu. Il a parlé sans discontinuer; j’attendais en fait de voir quand il cesserait d’être assis comme la lampe à la porte, qui éclaire à l’intérieur et à l’extérieur. C’est le Nyaya, un aspect de la littérature védique. Alors qu’il était assis là où se trouvent les Nyaya Sutras, il a continué de point en point, de point en point.
Lorsque Raja Wynne, de la Cité Védique en Amérique – l’Amérique védique – parlait, il énonçait toutes les valeurs relatives, mais il était assis en lui-même, dans son état de conscience autoréférent. C’est le moment où la réalité, qui est transcendantale, au-delà de l’espace et du temps, est présentée verbalement. Elle est présentée dans la dynamique structurelle des mathématiques et de la non-mathématique de manière tout à fait spontanée. Vous pouvez l’aborder en termes de un, deux, trois, quatre, cent, mille, un million, et tout cela, mais en réalité, vous pouvez la décrire, vous pouvez la présenter vous-même, en l’étant – en l’étant. Vous vous présentez vous-même en cela. Lors de ces conférences de presse – ce rassemblement d’hommes sages, il était très, très satisfaisant de voir ce qu’ils questionnaient, et d’y répondre, car la réponse est si naturelle. D’un seul souffle, nous accomplissons l’absorption de l’univers galactique total, sans limites, illimité. C’est tellement beau.
Prenez les questions de la presse, et demandez à notre Premier ministre ou à notre ministre des Finances d’y répondre toutes. C’est une telle joie de les écouter.» – Conférence de presse du 07.12.2005
Questions(essayez de répondre à ces questions simplement et pour vous-même)
La lumière nous permet de voir; sans elle, nous finissons fatalement par trébucher. La lumière éternelle de la Constitution Cosmique, est quant à elle la lumière de la conscience pure qui guide l’évolution de toute chose, du point à l’infini. Comment pouvons-nous l’adopter afin de créer un monde meilleur et surtout plus lumineux?
Pour démontrer qu’un programme fonctionne, il faut d’abord énoncer un objectif, puis appliquer des principes pour l’atteindre. Sur quelle base pouvons-nous être assurés du succès de notre programme?
«Que ta volonté soit faire, Seigneur, pas la mienne!» Cette parole du Christ, qui reconnaît l’Intelligence Cosmique comme étant le fondement de toute chose, témoigne d’une grande qualité du cœur et de l’esprit. Pourquoi l’intégration des deux nous ouvre-t-elle les portes d’un bonheur et d’une paix durable?
Décrire la création est un jeu périlleux, car à chaque étape, la diversité augmente et il faut la connecter à la source du non manifesté. Qu’est-ce qui pousse donc tant de sages à ce livrer à ce petit jeu?
Comme on dit souvent: «On sait quand ça commence, on ne sait pas quand ça fini.» Pourquoi l’histoire est une histoire sans fin?
«D’où vient ce Gouvernement de la Paix? Il vient de Raam Raj – Raam. Qu’est-ce que Raam, qui est Raam, où est Raam? «Raam Brahm Paramarath rupa» – Raam est la Totalité, Brahm. Brahm est la spiritualité pure qui est la Totalité. La Totalité de quoi? La Totalité de l’intégralité unifiée de toute la diversité. Raam est l’intégralité unifiée de toute la diversité. «Raam est l’incarnation de la Totalité» signifie Raam est l’incarnation de la paix infinie et du dynamisme infini. La paix infinie et le dynamisme infini sont équilibrés en Raam, en Brahm.» – Maharishi Mahesh Yogi, Conférence de presse mondiale du 18.05.2005
Hommage au Dr. Bevan Morris, Premier Ministre du Pays Mondial de la Paix, qui a rejoint récemment sa demeure celeste.
Points principaux
Le retour de la civilisation védique
L’essentiel est que la conscience de l’homme
Que la presse de cette génération
Vous récoltez ce que vous semez
La connaissance totale se trouve dans le Veda
Dr Hagelin: «Il y en a plusieurs, mais il y en a deux qui, je pense, mériteraient vraiment d’être abordées si nous en avons le temps. L’une concerne le rôle des peuples autochtones du monde. La question vient de Radio Hongrie. «Maharishi a récemment déclaré que le maintien des anciennes traditions nationales était très important dans la vie d’une nation. De nombreux peuples respectueux des traditions ont vu leur culture et leur héritage anciens leur être enlevés par des missionnaires sous prétexte qu’ils suivaient des pratiques barbares et païennes. Quel rôle joueront les nations ayant des traditions anciennes, tant celles qui ont conservé leurs traditions que celles qui les ont perdues, pendant et après le retour de la civilisation védique?»
Maharishi: «Avec le retour de la civilisation védique, il y aura un retour à la compréhension fondée sur la connaissance, au comportement fondé sur la connaissance, à la société fondée sur la connaissance – fondée sur la connaissance. Cela signifie la connaissance totale de la loi naturelle. La connaissance totale de la loi naturelle – dans la littérature védique, il y a quarante valeurs du Veda, qui détaillent les quarante valeurs de la connaissance. La connaissance totale a été divisée en quarante valeurs, et toutes ces quarante valeurs prennent vie dans la conscience transcendantale.
L’essentiel est que la conscience de l’homme pendant ses jeunes années d’étudiant consiste à animer ce champ d’intelligence, qui est la loi naturelle totale. La loi naturelle totale doit être animée, comme le Dr Morris vient de le dire – le fonctionnement total du cerveau, le fonctionnement total du cerveau. Le fonctionnement total du cerveau n’est pas du bavardage. La presse mondiale devrait voir que l’utilisation du fonctionnement total du cerveau grâce à la MT n’est pas du bavardage. Ce n’est pas une histoire, ce n’est pas un conte pour enfants que l’on peut mettre de côté. Sur cette base, nous créons une conscience mondiale très, très vivante et intelligente.
Que la presse de cette génération en soit consciente ou non, cela deviendra une réalité grâce à l’influence qu’elle créera, l’influence qu’elle créera. Les créateurs d’actualités bellicistes d’aujourd’hui, les rédacteurs de toute cette grande presse, trouveront demain une raison de plaider en faveur du bon sens de la vie, en raison de l’influence de la cohérence que nous allons créer dans le monde. C’est l’influence de la cohérence; ce n’est pas un remplacement intellectuel du péché par la vertu. Non, non, non. Ce n’est pas une chose intellectuelle. C’est un effet positif sur l’environnement. Tout comme lorsque vous entrez dans une pièce sombre ou dans une pièce éclairée.
Jusqu’à présent, l’éducation a été très néfaste pour la vie, car l’utilisation partielle ou complète de la physiologie du cerveau – il n’y a rien dans toutes ces grandes universités du monde qui stimule, qui encourage le cerveau – tous les tissus cérébraux, et tout cela, tout cela. Elle ne crée pas d’intelligence cosmique chez l’homme. C’est pourquoi l’homme vacille ici, vacille là, vacille ici, vacille là. Cela est dû à un manque de connaissance totale, d’éducation, c’est tout.
Vous récoltez ce que vous semez. Lorsque vous éduquez vos enfants de manière très aléatoire, que vous ne les entraînez pas à utiliser pleinement leur cerveau, ils grandissent et tirent sur ceci, tirent sur cela, tirent sur autre chose encore. Puis vous dites: «Que se passe-t-il, qu’est-ce que c’est, que se passe-t-il?» C’est de votre propre fait. La façon dont vous éduquez les élèves, c’est la façon dont vous les placez sur le plan comportemental dans la société.
Éducation: connaissance totale. La connaissance totale se trouve dans le Veda. C’est un déploiement systématique de la conscience pure, le domaine de la connaissance totale. C’est l’éducation védique. C’est très bien. Cela créera l’effet. J’insiste sur la création de l’effet.» – Conférence de presse du 17.07.2002
Questions(essayez de répondre à ces questions simplement et pour vous-même)
Il est évident que le retour de la civilisation védique signifie le retour de la connaissance pure, le Veda. Mais comment un tel retour peut-il se produire?
Lorsqu’on parle de la conscience de l’homme, de son évolution, on sous-entend un objectif. Quelle peut être la finalité de ce processus?
Maharishi a toujours accordé beaucoup d’attention à la presse. Selon lui, le rôle de la presse est de saisir l’essentiel et d’en informer le grand public. Que manque-t-il donc à la presse pour accomplir pleinement son devoir?
C’est un adage bien connu que: «Vous récoltez ce que vous semez.» La question est de savoir comment être sûr de semer les bonnes graines?
Si la connaissance totale se trouve dans le Veda, qui est structuré dans la conscience, pourquoi perdons-nous encore notre temps à chercher à l’extérieur ce qui se trouve à l’intérieur?
«Lorsque le cerveau fonctionne dans son intégralité, l’intelligence fonctionne alors pleinement. Le fonctionnement total de l’intelligence signifie qu’elle est illimitée, infinie; c’est l’intelligence divine. C’est la divinité en l’homme qui fonctionne. C’est pourquoi tous nos ancêtres et nos sœurs ont écrit: «L’homme est fait à l’image de Dieu.» – Maharishi Mahesh Yogi, Conférence de presse du 15.12.2004
Dr Hagelin: «Maharishi, une dernière question concerne la santé et la médecine védique. La semaine dernière, Maharishi a déclaré que l’étude d’un trouble, l’étude d’une maladie, au niveau physiologique afin de traiter la maladie, est une perte de temps, et que ce n’est qu’en s’attaquant à la racine du problème dans le domaine de la conscience que l’ordre peut être rétabli dans la physiologie. Maharishi a également annoncé qu’il créait des facultés de médecine védique afin d’offrir une formation en médecine védique. Ma question est la suivante: quelle connaissance et quelles compétences les étudiants acquerront-ils dans ces facultés de médecine védique qui leur permettront, comme l’a dit Maharishi, d’éveiller la conscience dans la physiologie de leurs patients afin de créer de l’ordre dans une physiologie désordonnée?»
Maharishi: «La complexité du processus de désordre croissant est comme une feuille qui se désordonne. Elle devient malade d’une manière ou d’une autre, elle jaunit ou autre. De la même manière, chaque aspect de la fleur, du fruit ou des branches, tout, devient malade. Concentrer toute son attention sur la physiologie, avec ses innombrables différences, est vraiment, comme vous l’avez dit, «une perte de temps». C’est une perte de temps pour chaque individu d’étudier la physiologie, ceci et cela et cela. Je sais que l’étude de la physiologie n’est qu’une étude au nom de la santé. Mais ce que je dis, je le rends évident avec un exemple de tant d’expressions de la sève dans l’arbre.
En fin de compte, ce qui sera intelligent, ce qui sera la sagesse, c’est d’arroser la racine et de savourer le fruit. De tant de façons différentes, tant d’aspects différents de la physiologie ont commencé à souffrir, comme ça. L’étude de cela est une perte de temps, car sans les étudier, vous pouvez savoir comment arroser la racine. Mettez de l’engrais dans l’eau; arrosez simplement la racine. Ainsi, vous avez nourri tout l’arbre – toutes les branches, toutes les fleurs, tous les fruits – en une seule fois.
La civilisation actuelle se concentre sur le physique, le physique, le physique, alors que Maharaja Raam a déjà découvert que tout ce qu’on appelle la physiologie est l’expression de la conscience. Ainsi, quel que soit le changement que vous souhaitez apporter à la physiologie, vous pouvez facilement le faire à partir du niveau de la conscience. Occupez-vous donc du niveau de la conscience, et vous vous en porterez mieux.
Ainsi, toute votre vie ne sera pas gaspillée à acquérir la connaissance de telle ou telle expression physiologique. Cela était acceptable à l’époque de l’ignorance, où vous vouliez connaître tout ce qui existait. Mais aujourd’hui, nous avons un mot, «conscience». Il s’agit de l’expression totale de toutes les valeurs innombrables des formes physiques, des noms, des qualités et des quantités.
Il existe un dicton upanishadique issu de la connaissance védique sur la réalité. L’expression est: «Connaissez ce par quoi, en le connaissant, tout devient connu.» C’est-à-dire: connaissez l’Ātmā, connaissez la conscience, connaissez l’intelligence, connaissez votre Soi. Lorsque vous connaissez votre Soi, alors vous êtes totalement savant. Alors, votre omniscience vous donnera la connaissance de tout, quand vous le voudrez.
La technique védique pour acquérir la connaissance, la Connaissance Totale, consiste à saisir d’abord la Totalité, puis à analyser la Totalité unifiée, et enfin à synthétiser à nouveau l’expression analysée de la réalité. Donc analyse et synthèse – synthèse, analyse, synthèse. Mais le premier point de la connaissance doit être la Totalité.
Le premier point de la littérature védique, le premier mot du Veda, est «A». Dans «A», tout le champ de la connaissance – toutes les syllabes, tous les alphabets, toutes les consonnes – est présent. C’est la cognition du Veda. La cognition du Veda est une simple cognition d’une seule syllabe «A», d’où émerge tout le courant de la connaissance védique.
Il faut donc d’abord connaître la totalité. Ensuite, sur cette base, tout devient facile. Si vous ne connaissez pas la totalité, vous êtes dispersé dans la diversité.
La connaissance védique est différente; c’est une chose différente. En très peu de temps, on acquiert la connaissance totale. Sinon, quel que soit le plus haut degré atteint dans chaque domaine de la connaissance, l’homme ne peut pas dire qu’il sait tout. Dans l’apprentissage védique, après un certain temps, le garçon dit: «Oui, Aham Brahmasmi, je suis la Totalité. Tat Tvam Asi, tu es Cela aussi. Tout cela est aussi Cela.» Les garçons, en quelques leçons, commencent à savoir: «Oui, la Totalité; oui, la Totalité; oui, la Totalité; oui, la Totalité.»
Tout le domaine de l’ignorance, tout le domaine de la souffrance, est dû à un manque de connaissance. Aujourd’hui, avec la Méditation Transcendantale, nous avons trouvé un moyen simple, une procédure simple, qui nous a été donnée par notre Guru Dev pour ouvrir notre conscience à un niveau où «je suis illimité, je suis infini, cosmique, et toutes ces valeurs».
Peu importe donc que le monde aille mal depuis si longtemps. Le dicton védique dit: «Quelle que soit la connaissance dont vous êtes conscient, vous êtes conscient» – c’est tout. C’est donc le moment de la Connaissance Totale. Et peu importe, nous aurons, un jour, un système éducatif védique, et le monde sera meilleur.» – Conférence de presse mondiale du 02.11.2005
Questions (essayez de répondre à ces questions simplement et pour vous-même)
De nos jours, nous aimons pas perdre notre temps. Savons-nous réellement comment le gagner?
Quel est le fruit à savourer si l’on prend soin de la conscience?
Peut-on faire l’expérience de la conscience au niveau de son expression?
Pourquoi la connaissance du Soi met-elle fin à la quête?
Quelles sont les deux jambes qui nous permettent d’avancer sur notre chemin?
Comme Maharishi le dit: «La paix mondiale repose sur la paix de l’individu. La paix de l’individu repose sur la santé individuelle. La santé individuelle repose sur la connaissance et l’éducation de l’individu. L’éducation doit être complète dans tous les domaines.» La conséquence d’une telle éducation dans les termes de Maharishi est: «Alors aucune négativité ne s’élèvera où que ce soit dans le monde, et l’activité de tous les gens sera supportée par le pouvoir évolutif infini de la loi naturelle totale.»