Redéfinir notre ‘idée de la conscience’

Votre guérison est en vous: L’Ayurveda Maharishi – Dr Tony Nader MD, PhD, MARR (en anglais)

Tant que l’humanité continuera avec une conception erronée de la conscience, les problèmes en tout genre se perpétueront d’âge en âge. L’Ayur-Veda Maharishi, nous le rappelle une fois de plus en affirmant haut et fort que la conscience est notre véritable nature et que sans elle, la vie n’existe pas. 

Les textes ayurvédiques classiques disent que pour traiter un patient avec une efficacité complète, vous devez traiter le patient non comme un ensemble de parties, mais comme un tout. Comment caractérisent-ils cette intégrité? Chacun de nous a, disent les textes, trois aspects: la conscience, l’esprit et le corps; et les soins médicaux vraiment complets doivent les aborder tous les trois.

L’attention à cette première dimension est ce qui distingue l’Ayur-Veda Maharishi. L’Ayur-Veda Maharishi fait de la conscience sa focalisation centrale. Elle ne néglige nullement les deux autres dimensions, l’esprit et le corps, et une grande partie de cet article décrit ses théories et modalités de traitement pour eux. Mais le corps, est-il dit, n’est que la pointe de l’iceberg, et l’esprit n’en est qu’une partie légèrement submergée; la majeure partie est la conscience. L’Ayur-Veda Maharishi considère la conscience comme le fondement même du patient et, par conséquent, du traitement médical.

Qu’entend-on ici par ‘conscience’? De nos jours, le terme est utilisé pour désigner toutes sortes de choses: une attitude politique, peut-être, ou un mode de traitement d’information, ou la reconnaissance d’une certaine réalité de la vie. Dans l’Ayur-Veda Maharishi, elle se réfère à quelque chose de beaucoup plus fondamental. La conscience est ce qui est le plus intime à notre expérience – ce qui se trouve au-delà de la pensée et du sentiment. C’est la conscience elle-même, l’expérimentateur. Si vous deviez renoncer à l’une de vos facultés mentales, c’est la dernière chose que vous sacrifieriez, car sans la conscience, rien d’autre ne serait enregistré.

La conscience est si intime à nous que nous la tenons pour acquise. Cependant, les philosophes demeurent perplexes depuis des siècles et certains reconnaissent aujourd’hui qu’il s’agit d’un des mystères ultimes de la science fondamentale. L’Ayur-Veda Maharishi dit qu’elle est beaucoup plus que ce que la plupart d’entre nous ont expérimenté, ou ce que la science a pourtant découvert – bien que, comme cet article le montre, certains des domaines scientifiques les plus avancés commencent à avoir une perspective similaire.

En ce qui concerne la conscience, l’Ayur-Veda Maharishi affirme d’abord que notre expérience ordinaire de la conscience est au mieux un aperçu de ce qui est possible; elle est, en effet, de qualité inférieure. Dans l’expérience ordinaire, le Soi – l’expérimentateur sous-jacent, le témoin silencieux – est caché. Nous expérimentons des pensées, des sentiments, des sensations et des perceptions, mais pas l’expérimentateur. C’est un état de fait si familier qu’il peut sembler inutile de le mentionner en dehors d’une classe de philosophie; mais pour l’Ayur-Veda Maharishi, il est profondément significatif. La dissimulation de sa nature intérieure essentielle est, comme nous le verrons, considérée comme la base ultime de la maladie et des problèmes dans la vie.

Deuxièmement, ce témoin silencieux – l’état de conscience le plus calme et le plus simple qui est habituellement caché, même s’il est au centre de nos vies – a, selon l’Ayur-Veda Maharishi, un statut profond. C’est notre connexion la plus profonde à l’univers, à toutes les lois de la nature. Ses implications vont bien au-delà de notre propre expérience mentale pour inclure la totalité de la vie.

L’erreur de l’intellect, Pragyaparadh, qui est de nous identifier au monde relatif, au détriment de la conscience pure, doit être corrigée au plus vite, essentiellement par l’expérience de la Méditation Transcendantale, si l’on veut reprendre les rênes de notre vie et ainsi atteindre la plénitude.

La connaissance complète se déploie par l’analyse et la synthèse

Le Dr Nader répond à vos questions sur le bonheur, la conscience et Maharishi (en anglais) https://www.drtonynader.com/one-unbounded-ocean-of-consciousness

Le flot de la conscience est aussi le flot de la connaissance. Je suis Cela un peu plus chaque jour. Que ce parce-t-il? C’est très simple! L’attention est sur les valeurs de surface, progressivement avec la Méditation Transcendantale, elle va se tourner vers l’intérieur et faire l’expérience du Soi. Cette expérience, comme une source de jouvence, va commencer à imprégner l’esprit de cette béatitude transcendantale, ce qui aura pour effet naturel de favoriser se retour vers la Soi sans aucun effort. C’est comme cela que Cela reconquière sa propre manifestation. 

Les deux systèmes de la connaissance, l’analyse et la synthèse, sont nécessaires pour acquérir la connaissance complète et son pouvoir d’organisation.

Il est très important que la connaissance soit acquise par les deux approches – l’analyse et la synthèse – sinon la compréhension de la connaissance totale ne sera pas pratique.

La science est le chemin systématique d’acquérir la connaissance. La science demande que pour que la connaissance soit fiable, les deux directions de l’approche (l’analyse et la synthèse) doivent être correctement couvertes. La raison est que lorsqu’un étudiant va de sa maison à son école, il voit le chemin avec un type de fond, mais quand il revient de l’école, pour aller à la maison, il marche sur le même chemin mais expérimente un fond complètement différent. Une connaissance complète du chemin dans les deux sens est indispensable afin que le chemin ne soit pas perdu à aucun moment.

Le thème védique de l’éducation chérit cet aspect de l’acquisition de la connaissance dans le mot निवर्तध्वम् Nivartadhwam, qui signifie ‘retour’.

Du point à l’infini et de l’infini au point, c’est le chemin pour gagner la connaissance complète.

Le thème védique de gagner la connaissance est du: Soi → au → Veda → à → l’univers → et → retour → de → l’univers → au → Veda → au → Soi

De → la connaissance du Soi – l’Ātmā → à → la connaissance du Veda → à → la connaissance de l’univers → retour निवर्तध्वम् Nivartadhwam 

De → la connaissance de l’univers → à → la connaissance du Veda → à → la connaissance du Soi – l’Ātmā → Cette Ātmā (le Soi individuel) est Brahm (le Soi cosmique) अयम् आत्मा ब्रह्म Ayam Ātmā Brahm

Le chemin de la connaissance commence à partir du Soi (l’Ātmā) et se termine dans le Soi (Brahm). Le Soi est la source et le but de la connaissance.

La Saṁhitā de Rishi, Devatā, Chandas
Le Veda est structuré en boucles autoréférentes. Chaque aspect de la connaissance est connecté au Soi. La recherche de la connaissance totale commence à partir du Soi et trouve sa plénitude en revenant au Soi, en trouvant que tout est l’expression du Soi – tout est l’expression de mon propre Soi.

Le chemin de l’évolution procède en deux étapes – en avant et en arrière. C’est le chemin de l’évolution de la connaissance – aller en avant et revenir en arrière. C’est la Science Védique de Maharishi; cette Science Védique: le chemin de la connaissance du Veda, le chemin du pouvoir d’organisation infini de la connaissance pure, le Veda.

La recherche de la connaissance totale commence à partir du Soi (l’Ātmā) et se poursuit jusqu’aux expressions d’Ātmā – le Veda, et Vishwa (l’univers) – et de la connaissance de l’univers à la connaissance de la totalité, Brahm (le Soi) qui est l’état unifié (l’unité) de la connaissance de l’univers, la connaissance du Veda et la connaissance du Soi – l’épanouissement de la connaissance totale dans le Soi – le but de toute connaissance (Brahm) trouvée dans le Soi, où le chemin de gagner la connaissance a commencé.

Le Veda est structuré dans la conscience autoréférente; l’univers est structuré dans le Veda, donc l’univers est aussi structuré dans la conscience autoréférente; il est donc évident que la conscience autoréférente est la source, le cours et le but de la connaissance – le Soi est la source, le cours et le but de toute connaissance; et ce Soi qui a réalisé qu’il est lui-même la source, le cours et le but de toute connaissance est comme la totalité de la connaissance – l’Ātmā totalement épanouit – Brahm. Cette réalisation est Ahaṁ Brahmāsmi, ‘Je suis la totalité’ – l’état de pleine illumination.

Le thème de donner la connaissance à l’Université Védique Maharishi accomplit cette croissance ordonnée de la connaissance complète en chaque étudiant et amène chaque étudiant au but de l’éducation – l’illumination dans la vie pratique – la vie quotidienne en pleine accord avec la loi naturelle.

Le diplômé de l’Université Védique Maharishi trouve tous les courants diversifiés de la connaissance dans l’état autoréférent de sa propre conscience. Il est autosuffisant pour la connaissance totale et son pouvoir d’organisation infini. Il a terminé l’éducation universitaire; il a accompli le but et la signification du mot université – il a trouvé l’univers dans le Veda, il a trouvé sa propre physiologie dans le Veda, et il a trouvé le Veda dans sa propre conscience autoréférente. Il entre dans la société en tant que gardien autosuffisant de la connaissance pure et de son pouvoir d’organisation infini avec la capacité dynamique de réaliser quoi que ce soit.

La conscience de l’étudiant, s’écoulant dans le thème parfait de l’évolution de la nature, évolue naturellement vers la capacité spontanée de fonctionner à partir du niveau de l’Intelligence Cosmique. Il gère spontanément chaque aspect individuel de sa vie quotidienne sur le fondement de l’Intelligence Cosmique pleinement éveillée dans sa conscience. L’intelligence de chaque fibre de son cerveau est complètement cohérente avec le fonctionnement total de son cerveau. Le fonctionnement intégré et cohérent de la physiologie de son cerveau est comme le fonctionnement ordonné de la physiologie cosmique de l’univers entier – chaque valeur isolée est toujours en parfaite cohérence avec l’ensemble.

Lorsqu’on comprend que le monde relatif est juste l’expression de la conscience pure, le Soi, alors un grand changement de paradigme s’opère. Comme une invitation à explorer ce lien connectant les deux aspects de l’existence que sont la conscience pure et son expression, l’intention nait d’en savoir plus sur l’expression de: «Chercher Dieu et son royaume, le royaume des cieux est en vous».

Le Veda et la physiologie humaine

La découverte du Ramayan dans la physiologie humaine

Le dynamisme autoréférent de la conscience pure modèle le monde relatif à son image. Les quarante aspects du Veda et de la littérature védique dictent les mécanismes auto-interactifs de la création, nous permettant d’apprécier dans la réflection, les lois à l’œuvre dont la source silencieuse et intarissable demeure inchangée. 

Un deuxième exemple est Nyāya, la branche de la littérature que Maharishi considère comme incarnant la qualité distinctive et décisive de la conscience, ce qui comprend simultanément les qualités opposées de la conscience. Selon le Dr Nader, Nyāya correspond fonctionnellement dans la physiologie au thalamus, qui relaie les influx sensoriels vers les zones sensorielles primaires du cortex cérébral, ainsi que l’information sur le comportement moteur dans les zones motrices du cortex. Structurellement, il y a 10 chapitres (मण्डल) au Gautamīya Nyāya Sūtras, et 10 zones du thalamus: antérieur, ventraux, dorso-latéraux, dorso-médian et intralaminaires, qui se trouvent de part et d’autre du cerveau. De plus, alors que les Nyāya Sūtras décrivent 16 sujets de raisonnement (प्रमाण, प्रमये, etc.). Le thalamus fonctionne à travers 16 groupes de cellules appelés noyaux. Le Dr Tony Nader souligne que la première des 16 divisions प्रमाण (pramāṇa) correspond au premier groupe nucléique du thalamus appelé pulvinar.

Pramāṇa a quatre subdivisions – प्रत्यक्ष (perception directe), अनुमान (inférence), उपमान (comparaison) et शब्द (témoignage verbal) – qui correspondent respectivement aux quatre subdivisions du pulvinar. La première subdivision relie le colliculus supérieur à des zones du cortex et est responsable de l’intégration visuelle d’ordre supérieur, c’est-à-dire, la perception (प्रत्यक्ष); la seconde connecte le colliculus supérieur et le cortex temporal avec des zones du cortex et du cortex temporal. Ces domaines sont impliqués dans les fonctions telles que la vision, l’ouïe, la mémoire et le langage – ensemble, ils sont à la base des processus d’inférence (अनुमान). La troisième partie du pulvinar relie les zones corticales pariétales à d’autres zones corticales pariétales et est responsable de l’intégration sensorielle polymodale. Cette zone donne une perception d’ordre supérieur sur les influx sensoriels en relation les unes avec les autres, servant la fonction de comparaison (उपमान).

La quatrième relie le cortex temporal au gyrus temporal supérieur et est responsable de la mémoire, du langage et de la parole. C’est la base du témoignage verbal (शब्द). Les quinze catégories suivantes de Nyāya sont également liées aux différents aspects du thalamus, en structure et en fonction.

Le Dr Nader suggère que la correspondance entre les sons védiques et la physiologie humaine a un grand potentiel pour rétablir l’équilibre physiologique. Il explique que la lecture des sons de la littérature védique dans leur ordre approprié, même phonétiquement, sans aucun sens de la signification, crée une résonance avec les mêmes structures anatomiques auxquelles ils correspondent, vivifiant une séquence spécifique d’activité neuronale et physiologique. En rétablissant la séquence correcte du déroulement de la loi naturelle dans la physiologie, toutes imperfections (stress, blocages ou toute autre anomalie structurale ou fonctionnelle) peuvent être éliminées. Le résultat, selon le Dr Nader, est que la physiologie fonctionne de plus en plus en accord avec son originale et parfaite conception.

Maharishi (1994) ajoute que la lecture de la littérature védique dans l’ordre séquentiel a pour effet de réguler et d’équilibrer le fonctionnement de la physiologie cérébrale; pendant la lecture, le fonctionnement des fibres individuelles du cerveau entre en cohérence avec la valeur holistique du fonctionnement cérébral et, par conséquent, l’esprit commence à fonctionner selon la loi naturelle dans chaque expression. Lorsque l’esprit s’écoule dans une direction évolutive, toutes les pensées, paroles et actions s’écoulent également dans une direction évolutive, dans la direction du développement des états supérieurs de conscience.

Les étudiants de la nouvelle filière doctorale à l’Université Maharishi de Management lisent la littérature védique pendant plusieurs heures par jour et attestent de leur illumination grandissante. Ils ont rapporté des centaines d’expériences d’états de conscience supérieurs. Par exemple, ce qui suit est l’expérience d’un étudiant lisant les Brahma Sūtras, qui représente la qualité holistique de la conscience autoréférente, le plein développement du Soi:

Il y avait encore ce petit corps [je le savais comme le mien,] mais la réalité en même temps était qu’il n’y avait pas de frontières [du tout] qui me contenaient – ce qui était mon Soi continuait pour toujours – et qu’il y avait une connaissance très concrète que j’avais toujours été cela, que j’avait atteint ce que j’étais vraiment, [que je pouvais enfin être vraiment au repos, que j’étais] rentré à la maison. Tout reposait en moi et était soutenu par moi, et je savais donc tout ce qu’il y avait à savoir. J’avais la perception de…[encercler] et abriter tout l’univers, de sorte que je me sentais responsable [de garder tout en vie et de grandir].

L’impression de cette expérience finale était celle d’une liberté et d’une maîtrise totales, d’une félicité sublime, d’un silence animé et d’une simplicité absolue, presque ridicule, le tout à la surface de mon être. Toutes les fibres de mon être semblaient vivifiées avec les réalisations: “Je suis vraiment le Veda, je suis vraiment la totalité.” (Freeman, 1996)

Ma conscience est devenue énorme, mais tout autour de moi semblait comme une partie de moi, comme mes propres mains. Tout est devenu partie intégrante de mon Soi, et mon Soi était [au même moment] dans tout. (Freeman, 1996)

Conclusion

Maharishi souligne que chaque individu est capable d’expérimenter le Veda dans son état le plus simple de conscience. En cela, il indique un concept critique pour les chercheurs védiques: la connaissance et la compréhension complètes du Veda ne viennent pas de l’analyse intellectuelle, mais de l’identification de sa conscience avec le Veda – la dynamique auto-interactive de la conscience pure et autoréférente – et de l’explorer à son propre niveau. Comme le Veda est un phénomène de subjectivité pure, transcendantal aux processus de la pensée, l’intellect est incapable de le comprendre à son propre niveau:

Vous connaissez le Veda en étant le Veda. Vous connaissez le Veda en étant le Veda. La cognition du Veda est sur son propre niveau, et c’est à ce niveau que nous entrons dans les détails de l’éveil. Le Veda est la structure détaillée de l’éveil pur, et là l’intellect ne va pas. (Maharishi Mahesh Yogi, 1991)

Maharishi situe cette compréhension dans deux expressions qu’il cite ensemble, ce qui souligne la relation entre l’identification de sa conscience avec le Veda et la connaissance du Veda:

वेदाहम् वेदोऽहम्
Vedāham Vedo’ham

que Maharishi traduit: «Je connais le Veda, je suis le Veda.»

L’idéal de Maharishi de l’étude védique constitue un ajout important dans le domaine de l’éducation, car il promet de développer une connaissance complète dans la conscience de chaque étudiant en explorant le Veda et la littérature védique sur son propre niveau, et en animant les impulsions fondamentales de la loi naturelle de façon permanente dans la conscience des étudiants. La lecture de la littérature védique en conjonction avec la pratique de la technique de Méditation Transcendantale fournit la base de l’éducation védique, car elle stimule le potentiel total de la loi naturelle dans la conscience de chaque étudiant, et rend ainsi disponible la dynamique structurante de la pure conscience. Maharishi décrit ceci comme l’accomplissement suprême de l’éducation qui peut créer un individu parfait et un système éducatif parfait.

La merveille dans ce processus, c’est qu’il n’y a rien à chercher. Tout est déjà là! Le Soi n’est pas un objet et de ce fait, il ne peut pas être localisé mais il peut être expérimenté. Il ne peut pas être décrit mais il peut être vécu. La joie effervescente que l’expérience du Soi procure, est peut-être la meilleure preuve de son ‘existence’. Le souvenir me rappelle que mes meilleures expériences, ont toujours été associées à la pratique en groupe. Il y a une ouverture de la conscience ou plutôt, une absence de nuages qui fait que tout est sublime. Et à mon avis, ce qui maintiendra les groupes de cohérence, c’est bien l’expérience.

L’Être pur, l’Existence Pure, la Conscience Pure

L’Être est-il le même pour tous? (en anglais)

Si l’Être pur, l’Existence Pure, la Conscience Pure sont trois termes différents, il n’en demeure pas moins qu’ils expriment la même réalité transcendantale et non manifestée à la base de toute la création manifestée. C’est ainsi que Maharishi est passé de la Science de l’Être et l’Art de Vivre à la Physiologie humaine: Expression du Veda et de la littérature védique¹.  

Dans sa Science de l’Être et de l’Art de Vivre, Maharishi décrit cet état [de conscience] comme l’Être ou l’existence pure:

«Sous-jacent au niveau le plus subtil de tout ce qui existe dans le domaine relatif, se trouve le domaine abstrait et absolu de l’Être pur qui est non manifesté et transcendantal. Ce n’est ni de la matière ni de l’énergie. C’est l’Être pur, l’état d’existence.

«Cet état d’existence pure est sous-jacent à tout ce qui existe. Tout est l’expression de cette existence pure ou Être absolu, qui est la composante essentielle de toute vie relative.» (page 17)

Maharishi soutient qu’à travers sa propre dynamique auto-interactive, la conscience pure s’exprime elle-même comme les formes et les phénomènes diversifiés de la création. En assumant le rôle de l’univers matériel, elle se meut en elle-même, créant une structure dynamique dans son silence éternel. Cette structure est Śruti, que Maharishi décrit comme «la vibration de l’intelligence sous forme de sons, générés par la dynamique autoréférente de la conscience – ces sons spécifiques qui construisent la conscience pure.» Maharishi décrit Śruti comme une fréquence vibratoire non manifestée, un bourdonnement, qui exprime la dynamique de transformation de la conscience autoréférente en ses structures diversifiées.

Dans l’analyse de Maharishi, cette structure dynamique de la conscience pure est le ‘Veda’; ainsi le Veda à son niveau le plus fondamental n’est pas une collection de livres, mais l’interaction dynamique de la conscience autoréférente en elle-même, constituant tous les sons non-manifestés qui émergent à la suite de cette interaction. La valeur holistique de ce son se retrouve dans l’expression du Ṛk Veda, dont la plus grande signification réside dans ses structures phonétiques et non dans un sens traduit.

Dans cette structure holistique du son se trouvent d’innombrables fréquences, qui sont incorporées dans les textes de la littérature. Ces sons sont la littérature védique à son niveau le plus fondamental, et c’est leur enregistrement phonétique qui se trouve dans les différents textes. D’où, dans l’analyse de Maharishi, la littérature védique comprend ces aspects de la littérature sanscrite qui trouvent leur source dans la dynamique auto-interactive de la conscience pure.

Maharishi identifie quarante aspects de la littérature védique, chacun exprimant une qualité spécifique de la conscience. Il s’agit du Ṛk Veda, Sāma Veda, Yajur Veda, Atharva Veda, les six Vedāṅgas, les six Darśanas, Itihāsa, Smṛti, Purāṇa, un certain nombre de textes ayurvédiques et les Prātiśākhyas.

À l’intérieur de ces branches, Maharishi fait la distinction entre les textes qui incarnent les sons de la dynamique auto-interactive de la conscience et les commentaires et les œuvres ultérieures qui sont souvent inclus. Par exemple, Maharishi tient le Nyāya Sūtras de Gautama comme texte authentique du Nyāya, dont les sons constituent une qualité spécifique de la conscience, mais il n’inclut pas comme littérature védique des ouvrages ultérieurs tels que Nyāyabhāṣya de Vātsyāyana, Daśapadārthaśāstra de Chandramati, etc. Ces textes mettent en lumière les valeurs individuelles, mais ne fournissent pas, dans l’analyse de Maharishi, une vision holistique de la littérature védique.

Peut-être l’aspect le plus important de la discussion de Maharishi sur la nature du Veda et de Śruti est son application pratique: la disponibilité de ces sons à la conscience humaine, car il explique qu’un individu qui identifie la conscience [individuelle] avec la conscience pure est capable d’apprécier dans cette forme la plus simple de conscience les fins détails de la structure de la conscience, les sons et les formes non manifestés du Veda et de la littérature védique:

«Elle est générée dans le champ autoréférent de la conscience. À ce niveau, ces valeurs de sons sont là, et n’importe qui peut amener sa conscience à cet état apaisé où l’on est ouvert à soi-même. Et on devrait entendre ces sons, on devrait voir ces sons.» (Maharishi, 1990)

L’expérience de la structure détaillée du Veda, note Maharishi: «Appartient à cette conscience suprêmement pure qui est pleinement consciente de sa propre réalité complète». Selon le point de vue de Maharishi, les grands voyants védiques de l’antiquité reconnaissaient ces sons comme les fluctuations de leur propre conscience autoréférente; ces sons furent par la suite écrits et conservés par les familles védiques de l’Inde.

Récemment, le Dr Tony Nader, médecin avec un doctorat en physiologie, travaillant en étroite collaboration avec Maharishi, a trouvé une correspondance remarquable entre les structures et les fonctions de la physiologie humaine et les textes de la littérature védique. Le Dr Nader a pris les qualités de conscience que Maharishi a associées à chaque branche de la littérature védique, et a localisé l’aspect de la physiologie humaine avec une fonction similaire, puis a comparé la structure de chacun. Bien qu’il n’y ait pas assez d’espace pour traiter adéquatement ce sujet, quelques exemples fourniront un aperçu de la recherche du Dr Nader.

Maharishi considère Vyākaraṇ comme étant la branche de la littérature védique représentant la qualité d’expansion de la conscience autoréférente. La tendance du Veda à s’élaborer séquentiellement lui-même – à se déployer de la première syllabe du Ṛk Veda aux quarante branches de la littérature védique – est exprimé par Vyākaraṇ. Le Dr Nader localise la similarité entre cette tendance expansive et la fonction de l’hypothalamus.

L’hypothalamus libère des facteurs qui activent l’hypophyse, la neuro-hypophyse et le système nerveux autonome. Ces libérines représentent l’expansion nécessaire pour l’évolution de la réponse endocrine et autonome, ce qui mène à des réponses biochimiques et physiologiques qui amènent le système à un nouvel état d’équilibre.

Structurellement, l’Aṣṭādhyāyī, le texte principal de Vyākaraṇ, comprend huit adhyāyas de quatre pādas chacun, soit un total de trente deux pādas. De même, l’hypothalamus comprend huit régions – antérieure, postérieure, moyenne et latérale, droite et gauche – avec quatre noyaux chacun, soit totalisant 32 noyaux, correspondant aux 32 pādas de l’Aṣṭādhyāyī. Le Dr Nader a noté une correspondance entre chaque pāda de l’Aṣṭādhyāyī et les fonctions anatomiques spécifiques.

Une fois de plus, nous découvrons avec joie, que ce qui nous apparaissait comme un ensemble de matière organique fait de nerf, de muscles et autres composants de la physiologie humaine, est en fin de compte, l’expression de la conscience pure permettant à celle-ci, d’expérimenter sa propre intelligence créatrice.


¹ Voir aussi: La physiologie humaine: Expression du Veda et de la littérature védique

Soins de santé axés sur la prévention

Introduction à la thérapie Maharishi par le son védique. Des sons védiques spécifiques correspondent à la qualité vibratoire d’une zone particulière de la physiologie et stimulent ses mécanismes de réparation afin de restaurer les schémas originaux, ordonnés et sains. La thérapie par les sons védiques a été mise en lumière par Maharishi Mahesh Yogi et est basée sur les travaux du Dr Tony Nader sur le Veda dans la physiologie humaine.¹ (en anglais)

La santé est un grand sujet de préoccupation. Cela tient au fait qu’aujourd’hui, l’économie nationale et internationale demande aux acteurs de ce secteur d’être toujours plus compétitifs. Il n’y a pas de temps à perdre et les symptômes doivent disparaître aussi vite qu’ils sont venues. Cette habitude de ne plus tenir compte des symptômes comme un mécanisme de l’intelligence interne du corps afin d’avertir d’un déséquilibre, a mené à cette situation déplorable où non seulement la santé n’est même plus considérée comme une possibilité mais plus grave encore, nuit au développement d’une médecine de dépendance.

Conférence de presse mondiale du 06.10.2004

Dr Hagelin: «La question suivante concerne l’application de la Connaissance Védique Maharishi au domaine de la santé. L’un des participants à notre conférence de presse a fait remarquer que les coûts des soins de santé ont augmenté de 17 % aux États-Unis l’année dernière seulement – plus de six fois le taux d’augmentation du coût global de la vie. De plus en plus, les Américains ne peuvent pas se payer des soins de santé, et les entreprises ne peuvent pas non plus payer les soins de santé de leurs employés. Le Pays Mondial de la Paix a-t-il déjà envisagé de proposer une forme d’assurance santé védique à moindre coût aux particuliers et aux entreprises, afin que les gens puissent rester en bonne santé et économiser de l’argent par la même occasion?

Maharishi: «C’est la maladie qui coûte de l’argent. Ce n’est pas la santé qui coûte de l’argent. Pour être en bonne santé, il faut être régulier dans la conscience de l’immortalité de sa propre conscience à l’intérieur de soi.

«Cela ne nécessite pas beaucoup d’argent. L’argent est nécessaire lorsque les gens tombent malades. Et il faut encore plus d’argent lorsque les médicaments ne parviennent pas à guérir la maladie. De plus en plus d’argent est nécessaire, et n’importe quelle somme d’argent peut être dépensée, mais si la prévention n’est pas instituée, il n’y a aucun espoir pour les gens d’être en bonne santé.

«Les soins de santé axés sur la prévention coûteront aussi cher que la nourriture. La nourriture coûte très peu. Penser qu’il faut beaucoup d’argent pour être en bonne santé est un mauvais sens de la santé. C’est la santé entre les mains de ceux qui ne sont pas en bonne santé – l’aveugle qui guide l’aveugle.

«Tous ces produits pharmaceutiques ont des étiquettes qui disent: “Si vous prenez ceci, ceci arrivera à votre mal de tête, ceci arrivera à votre estomac et ainsi de suite.” En mettant les effets négatifs du médicament sur l’étiquette, il ne devient pas scientifique… C’est un manque de sagesse.

«Elle est due à un manque de capacité à exploiter le potentiel de la vie. Le potentiel de la vie est cosmique. “Cosmique” signifie continuité de la vie. Il n’y a pas de maladie dans le domaine des valeurs cosmiques.

«C’est tout le système qui a mal tourné – pas seulement une, deux, trois ou quatre choses qui ont mal tourné. Seul le gouvernement de paix – un groupe de 8 000 personnes, ou deux, ou trois groupes de 8 000 personnes pratiquant le vol yogique – changera la qualité de la conscience nationale. Les tendances de la conscience nationale deviendront plus harmonieuses, positives, saines et amicales.

«Nous ne pouvons qu’informer les gens. C’est à eux de décider s’ils veulent rester ignorants ou vivre leur vie dans l’illumination. L’illumination est une bonne chose à avoir, et elle sera rendue disponible par nos écoles védiques, nos collèges védiques et la science védique.

«Il y a des sciences physiques – physique, chimie, etc.; et il y a une science de la conscience autoréférente. C’est le bouquet de la connaissance totale – c’est une très bonne chose. L’espoir réside dans la réponse des gens. Nous aurons cette réponse lorsque nous ouvrirons les écoles et les collèges.

«Les gens devraient avoir de petites écoles pour le primaire, le collège et le lycée près de chez eux. Nous fournirons des enseignants formés et l’atmosphère générale sera plus cohérente dans le pays. Cela permettra de maintenir le gouvernement de paix. Alors l’administration sera sans aucune violence, sans aucune erreur.

En introduisant seulement une heure par semaine, dans les écoles et collèges de France et d’ailleurs, un enseignement fondée sur l’Ayurvéda Maharishi, très vite les étudiants gagneraient en capacité à faire de meilleurs choix pour leur santé, ce qui ne manquerait pas de susciter des vocations pour une vie plus saine et source de bien-être, voir d’illumination.


¹ https://www.vedicsound.org: Par rapport à la vidéo, voici le lien qui vous permettra d’en apprendre plus sur la thérapie par les sons védiques.

https://www.google.com/intl/fr_fr/chrome: Pour ceux qui ne maîtrisent pas l’anglais, vous pouvez télécharger Google Chrome qui vous permettra d’avoir la traduction de toute page que vous visitez.

https://www.deepl.com/translator: Pour avoir une traduction encore plus raffinée, dans le cas d’une partie d’un texte qui nécessite des éclaircissements, je vous conseille vivement DeepL.

Comment le professeur donne-t-il à l’élève “l’Unité de la Connaissance Totale”?

Discours international du Dr Tony Nader, M.D., Ph.D., MARR, participant à l’inauguration de l’Université Rāmāyaṇa Maharishi Mahesh Yogi, le 1er décembre 2021 (en anglais)

Bien que le sujet a été traité de nombreuses fois, le texte qui suit entre un peu plus en détails dans l’élaboration de ‘A’ en tant que fondement de la Science Védique mais aussi celui de la parole. 

Conférence de presse mondiale du 26.05.2004

Dans le système d’Éducation Védique, la Connaissance Totale est donnée en un mot. Et ce mot est ‘A’¹. À partir de ‘A’, il y a Ananta, c’est-à-dire l’Infini; et à partir de ‘A’, il y a Ātmā; et à partir de ‘A’, il y a Ahaṁkār – l’ego. Donc, l’ego et l’Ātmā, moi-même, et comment je suis relié à moi-même, Ātmā – tout cela en un seul mot. Le Veda² donne la Connaissance Totale en un seul mot. Nous pouvons enseigner un mot à un enfant pendant six mois ou un an et il sera le maître de la Connaissance Totale. Parce que c’est juste l’expansion de cela, l’expansion. Tout est expansion de la connaissance. 

Donc votre question est résolue, comment la Connaissance Totale est donnée. Donc la solution, la réponse est, la Connaissance Totale dans la Littérature Védique est donnée en ‘A’. 

Maintenant une autre chose, une chose très agréable. Et cette chose est que dans le Langage Védique – qui est presque le Langage Sanskrit – dans le langage Sanskrit, tout ce que vous dites, tout mot ou combinaison de quelques mots, phrases, tout ce que vous dites, ‘A’ est inévitablement là. La brillance est que, quoi que vous disiez dans la terminologie Védique, quoi que vous disiez dans le langage Sanskrit, la Connaissance Totale s’écoule. ‘A’ est présent en toute chose – que vous disiez ‘Ka’, ‘Kha’, ‘Ga’, ‘Gha’ – quoi que ce soit en Sanskrit, ‘A’ est là. Cela signifie que c’est un langage où la Totalité s’écoule; la Totalité s’écoule. C’est ainsi que la Totalité devient une réalité. 

Il y a une chance de le vivre au quotidien, il y a une chance que la Totalité devienne une réalité vivante de la vie quotidienne, si nous parlons ce langage qui contient ‘A’, qui est le flot total de la connaissance. Le flot total de la connaissance ou le flot de la Connaissance Totale, qui est aussi le flot de l’action totale. Donc la connaissance et l’action. Tout le discours est en termes de Connaissance Totale et d’action totale.

Voilà pour ça. Maintenant nous revenons à cette chose, cette analyse et synthèse. Donc vous donnez le mot ‘A’, et vous analysez ‘A’. ‘A’ signifie Ātmā, ‘A’ signifie Ahaṁkār, ‘A’, ‘A’, ‘A’, ‘A’, ‘A’. Dans toute chose que vous lui montrez ‘A’, ‘A’, ‘A’. Cela signifie que la Connaissance Totale s’écoule dans tout. C’est le Langage Védique. C’est le langage du Veda. Le langage du Veda signifie: le langage de la Totalité. Le langage de la Totalité signifie: une expression qui pèse ensemble le silence infini et le dynamisme infini. 

Ainsi, toute l’Intelligence Créatrice dans la nature – l’expression Védique les appelle Devatās – tous les Devatās, ils sont l’ensemble du silence et du dynamisme. Tout sur le silence, tout sur le dynamisme, les deux s’écoulent dans chaque expression. Et en s’écoulant dans chaque expression, l’analyse prend place. 

C’est pourquoi on dit la Connaissance Totale, et ensuite on analyse la Connaissance Totale. La Connaissance Totale signifie Brahm, Ātmā, la Totalité. Cela signifie l’unité, compactée, le Champ Unifié.

Donnez-lui la connaissance du Champ Unifié. Et qu’est-ce qui est là? Apprenez-lui ‘A’. C’est tout, une seule syllabe. C’est l’Enseignement Védique.

Quel est cet Enseignement Védique? 

Un enfant est né – nous entendons comme ça – avec le son ‘A’. Il vient en exprimant ‘A’. Il est l’expression de la Totalité parce que son Ātmā, son Soi, son Être devient, et s’écoule dans, quoi? Il doit s’écouler dans l’espace et le temps. Mais l’espace et le temps s’écoulent dans le domaine transcendantal, qui est la Réalité non-manifestée, la Réalité non-manifestée, la même Réalité non-manifestée qui est là dans le vide de la graine de banian. L’arbre banian tout entier se trouve dans la graine, dans le vide de la graine. 

Donc le non-manifesté, le non-manifesté est total, le non-manifesté est total, le non-manifesté est total.

‘Ā’ exprime Āt-mā, l’Ātmā. Quand on analyse ‘Ā-mā’, cela signifie à partir de ‘Ā’ à ‘Mā’, de ‘Ā’ à ‘Mā’, le silence en mouvement, l’Infini en mouvement. 

Et le movement vers quoi? Le mouvement vers le point. ‘Mā’ est le point. ‘Ā’, l’Infini; le mouvement, le point. Et ce mouvement est dit être la Constitution de l’Univers; il est dit être le domaine total du Veda. Et c’est ici que l’univers entier réside. Toutes les valeurs physiques ont leur réalité dans ce domaine. 

Et c’est ce que notre cher Raja Raam, Sa Majesté Raja Raam a prouvé dans sa recherche scientifique dans la – physiologie. Toute la physiologie n’est que l’expression de la conscience.

C’est le seul scientifique qui a démontré que l’unité est ce qui est. Quelque soit ce qui est, c’est l’unité. C’est la conscience. Quelque soit ce qui est, c’est la conscience. Il a prouvé l’expression éternelle de la Connaissance Védique, qui définit la connaissance dans une Réalité totale, et c’est appelé Brahm. Sarvaṁ Khalu Idaṁ Brahm.

Quelle est cette totalité qui est Brahm? L’Unité. Neha nānāsti kiñcana. Prêtez attention à ces mots. Et il n’y a rien d’autre que Cela, autre que Brahm, autre que l’Unité. Il n’y a rien d’autre que l’Unité. C’est ce que, du point de vue des sciences physiques, le Dr Hagelin souligne chaque jour. Le Champ Unifié est une réalité. Ce n’est pas seulement une conjecture de calculs mathématiques. C’est une réalité exprimée dans le langage mathématique. Mais la réalité est là qui est exprimée dans ce nom de Champ Unifié. Et Neha nānāsti kiñcana. Et il n’y a rien d’autre.

C’est pourquoi il est aujourd’hui, Sa Majesté Raja Raam, il est le… premier grand souverain de l’Âge de l’Illumination. Le premier souverain du Pays Mondiale de la Paix. Cette globalisation de tous les pays est la tendance croissante de la réalité dans la politique mondiale. Tant de pays en Europe se sont unis, c’est devenu l’Europe, c’est devenu l’Union Européenne, il y a quelque chose dans ces, il y a quelque chose dans cet ordre, quelque chose ici, il y a quelque chose ici.

Aujourd’hui, la réalité de cette mondialisation a trouvé sa plénitude dans l’établissement du Royaume de Raja Raam, le Pays Mondial de la Paix. Chaque pays est gouverné par la constitution du pays. Le Pays Mondial est gouverné par la Constitution de l’Univers. Toute la Constitution de l’Univers est disponible dans un mot, dans une lettre, la Connaissance Totale ‘A’. Et elle est disponible dans les innombrables expressions, divisions de celle-ci dans l’ensemble de la littérature du monde. L’ensemble est donc reconnu de manière très substantielle et nous établissons cette connaissance: l’Université. L’unité versifiée. Aucune de ces organisations éducatives dans le monde n’est vraiment capable de porter le nom d’Université. Parce qu’elles ne présentent pas la Connaissance Unifiée. Non, elles ne le font pas. Toute la connaissance diversifiée. Le concept de l’université, il y a mille, deux mille ans, quand il a été trouvé, c’était toute la connaissance dans un seul campus. Ce campus est appelé université. Mais cela n’a rien à voir avec l’ensemble de toute connaissance, avec l’individu. Nos Universités Védiques auront toute la connaissance dans une seule conscience. Toute la connaissance dans un seul cerveau. Toute la connaissance dans un seul cerveau humain. Cela sera digne du nom d’Université. Et quand nous disons Védique, alors nous voulons dire appartenant au Veda. Veda signifie la Connaissance Totale. L’Université de la Connaissance Totale est seule compétente pour être nommée comme une université. [Présentez] l’université comme ça – toute la connaissance dans un seul cerveau, toute la connaissance dans un seul campus. C’est pourquoi, si vous voulez établir une université, les lois des pays sont que vous devez avoir [mot peu clair] une grande bibliothèque! À quoi servent toutes ces grandes bibliothèques? Les livres sont écrits par ceux qui ne sont jamais des hommes parfaits. Et il y a des milliers de livres dans les bibliothèques, tous écrits par des illettrés³. Tous écrits par des gens à moitié intelligents, à moitié éduqués.

L’éducation se doit d’être dans le domaine de la Conscience d’Unité, de la Conscience de Brahman, de la Conscience d’Unité. Nous avons donc un souverain dans le monde maintenant. Sa Majesté Raja Raam. Et il est en train d’établir, et il va établir dès que, aussi vite qu’il le peut, des Universités Védiques, des Universités de la Connaissance Totale. Exprimé en une seule syllabe ‘A’. Et ce ‘A’ a été analysé dans tous les canaux de connaissance, tous les canaux de différents canaux de connaissance. Des centaines de canaux de connaissance.

Pour sauver la vie de vos enfants, pour sauver la vie de vos personnes âgées qui sont à la retraite, accédez à cette Connaissance Totale dans l’expérience et la compréhension. Nous ouvrons ces Universités Védiques. Venez la chercher. Ne laissez pas l’éducation être un moyen d’accéder à l’esclavage. Une éducation fondée sur la profession signifie une éducation fondée sur l’esclavage. L’Éducation Védique, l’Éducation Totale signifie une éducation fondée sur la maîtrise. Vous êtes le maître de votre champ d’expertise, de votre secteur, de votre société, de votre nation, de votre monde, de votre univers. C’est une chose différente.

Ce n’est pas ce genre de démocratie. Beaucoup de gens lèvent la main. Donnez-moi le, donnez-moi votre vote et je vous gouvernerai. C’est quoi tout ça? Tout cela est si enfantin!? La civilisation doit être entre les mains de ceux qui peuvent guider les autres.

Le Dr Hagelin a vraiment défini qui devrait être l’administrateur. Quelqu’un qui a la capacité de prévenir les problèmes. Les drogues, ces jeunes drogués qui ont perdu leur capacité à penser. C’est un très bon moment pour le monde, nous allons en profiter. Et mon conseil est de ne pas perdre de temps dans tous ces, tous ces gesticulations. Et changez le temps. Huit heures de travail? C’est pour les esclaves. Soyez maître de votre destin. Soyez maître de votre temps. Pour cela, engagez-vous à vous lier d’amitié avec la Loi Naturelle pendant de nombreuses heures matin et soir. John Hagelin, invitez-les à faire le meilleur usage du temps. Faites les foins quand le soleil brille. Ne perdez pas votre temps avec toutes ces choses qui se passent.

La Connaissance Totale est notre plein potentiel, notre véritable héritage. Il est dommage que pour des intérêts politiques et économiques, la grande majorité de la population soit maintenue dans un état de dépendance d’une part et bien souvent de souffrance d’autre part. Maharishi avait même formulé l’expression que les chefs d’état devrait apprendre quelque chose qui ne connaissent pas. C’est vous dire à quel point Maharishi était plus que confiant dans son approche à apporter la solution à tous les problèmes.


¹‘A’, le son de l’Infini. Dans la langage sanskrit, ‘A’ est défini comme Akāro vai sarvā vāk. ‘A’ est vraiment l’expression totale de la parole. L’expression totale de la parole, ‘A’. Puis de ‘A’ à ‘Mā’ s’étend cette valeur qui est par elle-même, éternelle, même si la séquence est là, huit séquences sont là – ‘A’, ‘I’, ‘U’… ce sont les différentes syllabes. Ce sont toutes les syllabes de la syllabe ‘A’ – l’Infini. – Parlement Mondial de la Santé, MERU, Pays-Bas / Brahmasthān, Inde, 9 février 2006

² Pour mieux comprendre ce qu’est le Veda, on peut le voir comme une interface entre la conscience pure, non-manifestée et ses innombrables expressions manifestées, la création dans toute sa diversité.

³ Le terme ‘des illettrés’ est très approprié dans le contexte de l’étude des sons Védiques et du Langage Sanskrit. Il faut savoir que chaque lettre de l’alphabet Sanskrite à une signification et une énergie. On dit même que le Sanskrit est le langage du son et de la forme. C’est une étude passionnante.

Les détails de la création au niveau de l’expérience subjective directe

Ajout: Dans cette conférence le Dr Tony Nader explique certains termes comme ‘Ṛṣi’, ‘Veda’ ou encore ‘cognition’, ceci dans le but de mieux comprendre la réponse de Maharishi à la question du Dr John Hagelin dans texte qui suit. (en anglais)

Conférence de presse mondiale du 14.12.2005

Dr Hagelin: «Maharishi prévoit-il un moment où tout ce que l’on pourrait vouloir connaître sur ces couches profondément unifiées de la création – tous les détails du Champ Unifié et de la Constitution de l’Univers – sera totalement transparent au niveau de l’expérience subjective directe?»

Maharishi: «Ce sera simplement ce qu’est le premier connaisseur (cognizer) du Veda. Selon la tradition, le Voyant, Ṛṣi Madhuchandas¹ voit. Que voit-il? Il voit la première syllabe du Veda, ‘A’, ‘Agnim īle Purohitaṁ’². C’est ainsi que procèdent le Veda. Il voit ‘A’, et dans ‘A’, il voit la totalité du Veda.

«Nous pouvons prendre un exemple. Dans une graine de banian ou dans une minuscule graine de goyave, il y a un creux. Dans ce creux, si l’on pouvait voir, se trouve l’arbre entier et tout le mécanisme de la dynamique non manifestée de la graine. L’arbre entier est là. C’est voir l’arbre entier dans le creux de la graine. Cela signifie que l’activité dynamique entière, le dynamisme entier, est perçu à l’intérieur du domaine non-manifesté. C’est tout le Veda.

«L’ensemble de ce Veda s’écoule alors. Il s’écoule dans ‘Agnim īle Purohitaṁ’. L’émergence séquentielle du Veda est exactement ce que disait le Dr Hagelin. En fin de compte, la conscience humaine s’écoulera en termes de la parole du Veda, en termes du language du Veda, en termes de son du Veda. C’est cela la Récitation Védique, avoir la Totalité, et alors, dans l’ordre, la Totalité se déployant elle-même, l’infini se déployant lui-même, en beaucoup, beaucoup de points – se déployant jusqu’au point. C’est exactement ce qui se passera lorsque la perception de ces valeurs physiques prendra fin, et que la valeur de la conscience se poursuivra dans sa valeur de plus en plus raffinée jusqu’à ce que l’infini atteigne un point.

«Du point à l’infini est le flot du Veda – le flot de la connaissance de la Constitution de l’Univers. Tous les mécanismes de transformation du non-manifesté en manifesté – ce processus que nous appelons ‘science et technologie’ – sera la chose ultime. C’est là qu’il y a la perception de ces particules plus fines. Nous appelons cela un ‘accélérateur de particules’. Il y a des particules et ensuite le plus – ce que nous disons – vous comprimez la particule en quelque chose, la conscience, les états supérieurs de conscience. C’est l’Ātmā, le Soi de chacun, l’Être, le summum, le Soi de tout, le domaine total de la connaissance.

«La poursuite de la science moderne consiste à entrer dans les valeurs de la création qui se raffinent séquentiellement et, en fin de compte, à reconnaître la valeur abstraite, non-manifestée, en termes de l’arbre entier très concret, qui est là dans le non-manifesté. La poursuite de la science moderne est dans cette direction qui est la structure du Veda, le flot du Veda. C’est la Civilisation Védique, qui étudie cela et transforme la conscience d’un enfant, d’un être humain, en cette capacité qui fonctionne à la lumière de Dieu, qui fonctionne au niveau de toutes les possibilités.

«C’est la valeur extrême de l’investigation scientifique de la connaissance. Elle aboutit à permettre à la conscience humaine d’être un domaine vivant de toutes possibilités. Le mot “toutes possibilités” est une réalité à ce niveau. Ce n’est pas un mot vide; ce n’est pas un mot émotionnel. C’est une réalité concrète, où l’on est au niveau de créer en désirant. C’est stimuler le domaine des Devas – stimuler le domaine de l’Intelligence Créatrice à son propre niveau – le monde des Devas, le monde des administrateurs de l’univers.

«C’est un niveau magnifique. Tout ce qu’il explore a le potentiel de mettre ce qui est la Loi Naturelle abstraite sur la plateforme concrète de l’expression. À ce niveau se trouve “[Yatīnāṁ] Brahmā bhavati sārathiḥ”³ – le Créateur devient le cocher de notre action, le conducteur du char physique, le corps, pour tout faire. C’est un magnifique domaine de connaissance, et nous allons le mettre à la disposition de tous nos enfants pour toutes les générations futures. Le monde sera témoigné comme une vie merveilleuse et parfaite.»


¹ Voir à ce sujet: La cognition védique du Ṛṣi Madhuchandas

² Le pur éveil, dans son état autoréférent, est le Voyant de Ṛk – il est Ṛk lui-même. Le pur éveil est Ṛk, la structure de la Connaissance Totale, l’expression en un mot du Veda – le nom du Veda, qui contient la forme entière du Veda dans sa structure; et le Veda, la dynamique de Ṛk, est le mécanisme de la création et de l’évolution dans cet unique océan illimité de conscience – le pur éveil. – La Théorie Absolue du Gouvernement de Maharishi (1995), p. 501.

³ Voir le point 5 de: Connaître par l’Être et l’histoire de Kush et Lav (Rāmāyaṇa)

L’importance de lire la Littérature Védique en Sanskrit

La lecture du Sanskrit pour accélérer la croissance du potentiel humain, dans la Science Védique de Maharishi Mahesh Yogi

La Science Védique de Maharishi Mahesh Yogi offre un programme d’écoute et de lecture du Veda et de la Littérature Védique dans le contexte de la pratique de la technique de Méditation Transcendantale. Maharishi offre une unique et très complète compréhension de l’origine, de la nature et de la signification de la Littérature Védique, qui n’est pas localisée dans les livres, mais dans le domaine illimité de l’intelligence, la pure conscience, qui est à la base de l’univers physique. Ce domaine n’est pas seulement le fondement de toutes les formes et les phénomènes, mais est aussi la forme la plus simple de la conscience humaine, disponible à travers la technique de la Méditation Transcendantale.

Maharishi explique que la pure conscience se meut en elle-même, s’exprimant elle-même comme les sons non-manifestés qui constituent les lois de la nature, qui créent et administrent l’univers. Ces sons sont enregistrés dans les textes de la Littérature Védique. Le professeur Tony Nader, grand médecin, a récemment découvert que les textes de la Littérature Védique peuvent être corrélés aux différents aspects de la physiologie humaine, à la fois dans la structure et la fonction. Quand ces textes sont lus avec une prononciation correcte par les individus qui pratiquent la technique de Méditation Transcendantale, les impulsions les plus fondamentales de la Loi Naturelle, enregistrées dans la Littérature Védique, sont animées dans l’esprit, le corps et l’environnement, apportant le progrès vers la croissance des états supérieurs de conscience.

Maharishi se réfère à cet état intégré de ‘connaissance totale’ comme la conscience d’unité. Elle est décrite dans la littérature védique comme Brāhmī Chetanā, la conscience de la totalité. Toute chose est auto-contenue (self-contained). La réalité des objets est perçue en termes de la réalité du sujet. Les différences demeurent, mais elles sont secondaire à l’harmonie sous-jacente (underlying) qui les unie.

Selon la Science Védique de Maharishi, la pure conscience, le fondement et la source de toute connaissance, s’écoule au travers de la structure et de la séquence du Veda et de la littérature védique. Lire la littérature védique en Sanskrit, donc, est l’étude de la conscience autoréférente comme elle se meut. Le terme ‘autoréférence’ signifie que la connaissance se réfère toujours à sa source, laquelle est elle-même. De cette manière, elle n’est jamais hors d’elle-même. Il y a de nombreuses expressions dans la littérature védique qui décrivent cette nature autoréférente, telle que la suivante venant des Yoga Sūtras de Maharishi Patañjali:

Vritti sārūpyam itah atra Yoga Sūtras 1.4 

Les résonances du Soi émergent d’ici [l’état autoréférent] et restent ici [dans l’état autoréférent]

Maharishi a décrit comment les diverses branches de la littérature védique représentent les qualités spécifiques de la totalité non-spécifique qui constitue le domaine de la conscience.

Selon Maharishi, le Veda est disponible à l’intérieur de notre propre conscience. Le Veda est l’impulsion de conscience, et en écoutant ou en lisant le son du Veda (Śruti), on peut l’éveiller dans notre propre conscience et réaliser le pouvoir d’organisation de la pure connaissance en nous-même.

Maharishi a clairement mis l’attention sur la qualité de son de la littérature védique plutôt que sur la signification.

Le Veda est l’impulsion de notre propre conscience, aussi il peut être observé par l’observateur, le Soi. Quand le Veda est observé, alors il n’est pas impliqué avec l’observateur – l’observateur, le Soi, en est séparé. Mais quand l’ensemble du Veda est complètement et pleinement éveillé dans notre conscience, alors c’est vedo’ham – ‘Je suis le Veda’, et c’est le Vedānta – l’éveil (awakening) qui nous identifie nous-même avec le Veda.

La connexion entre le Veda et nous-même est éveillée lorsque l’on lit la littérature védique. C’est le point central de cette introduction – observer les effets de la lecture de la littérature védique sur nous-même. Maharishi décrit la connexion entre l’étudiant et le texte qu’il lit: «… peu importe quel aspect de la littérature védique l’étudiant lit, en lui, il se lit lui-même; peu importe ce qu’il voit, en lui, il se voit lui-même; il est capable de prendre n’importe quel Sūtra (verset) ou phrase et en eux, il se retrouve lui-même.

La valeur principale de lire la littérature védique, comme Maharishi l’a expliqué, est d’animer les impulsions fondamentales du Veda dans notre conscience et d’aider à promouvoir la croissance des états supérieurs de conscience. 

Nous le savons tous que chaque état de conscience a un état correspondant de physiologie. La croissance des états supérieurs est possible seulement lorsque le stress et autres déséquilibres qui restreignent la capacité de la physiologie à supporter les états supérieurs de conscience sont éliminés.

Maharaja (2000) a décrit les effets sur le corps de lire la littérature védique en Sanskrit: «La structure des diverses branches du Veda et de la littérature védique correspond à des structures spécifiques dans la physiologie. Il est donc raisonnable de conclure, comme Maharishi l’explique, que la récitation des sons de la littérature védique dans leur séquence correcte résonnera avec la même structure anatomique à laquelle ils correspondent. Leur séquence spécifique animera aussi une séquence spécifique d’activité neuronale, physiologique. Ceci induira la physiologie à fonctionner selon sa conception originale et parfaite. Toutes imperfections sous la forme de blocages, de stress, de manque ou d’excès d’activité, ou de connexions anormales entre divers composants de la physiologie, seront transformées en lisant l’aspect spécifique du Veda et de la littérature védique qui correspond à cette zone de la physiologie qui est dysfonctionnelle.»

Les sons du Veda et les effets qu’ils produisent dans le corps viennent du pure langage dans lequel ils sont exprimés. Selon Maharishi: «Le langage védique est le langage absolu de la Loi Naturelle, lequel promeut l’ordre absolu dans l’univers toujours en évolution. Le langage du Sanskrit est le langage parlé le plus proche du langage védique.»

Le Sanskrit a depuis longtemps été reconnu comme un ‘pur dialecte’, un langage conçu entièrement à partir de lui-même et non comme un dérivatif d’un autre langage. Le mot ‘Sanskrita’ signifie purifié ou raffiné.

Au-delà de l’analyse technique du Sanskrit se trouve un langage merveilleusement conçu qui rend justice à la pure essence de la littérature védique. Pour ceux qui s’aventure à apprendre même les sons de base que constituent l’alphabet, une expérience joyeuse les attend. Ouvrir sa conscience aux sons primordiaux de la nature qui furent perçus directement par les anciens Ṛśis, crée une connexion au pouvoir d’organisation de la Loi Naturelle. 

Lire la littérature védique en Sanskrit offre une continuité de la même expérience naturelle que  durant la pratique de la Méditation Transcendantale – un flot sans effort de la pensée. Pour produire l’effet maximum dans la physiologie, il est fortement recommandé de lire en Devanāgarī.

Cette présentation au Sanskrit est conçue pour ouvrir la porte à la riche littérature spirituelle de l’Inde. Ce guide d’auto-enseignement* présente la prononciation du Sanskrit, la grammaire et le vocabulaire dans des étapes simples et systématiques, permettant aux étudiants de maîtriser facilement les fondamentaux de ce langage enchanteur. Le texte doucement mène le débutant à travers des petites étapes avec des explications claires et concises. Chaque leçon inclut l’instruction dans l’alphabet, la grammaire et le vocabulaire avec de simples exercices pratiques à la fin. Également inclus est une lecture de la Bhagavad-Gītā et des citations en Sanskrit venant du Ṛk Saṃhitā, des Upaniṣads, des Yoga Sūtras, des Brahma Sūtra et du Manu Smṛti.

La Méditation Transcendantale est un moyen naturelle et systématique d’amener l’esprit à son état de moindre excitation où les subtiles vibrations de la conscience qui constituent le Veda sont éveillées. Le résultat est que la pensée, la parole et le comportement individuel deviennent plus en phase avec l’ordre inhérent dans le fonctionnement de la nature. Selon Maharishi ceci s’étend de manière similaire à la lecture de la littérature védique en séquence: «Quand le texte védique est correctement prononcé dans sa séquence correcte, il stimule tous les éléments de la physiologie cérébrale à être pleinement alerte et à fonctionner holistiquement d’une manière cohérente et ordonnée.»

La séquence est importante parce qu’elle aligne le cerveau avec la direction évolutive de la Loi Naturelle qui est présent dans la structure se déployant naturellement de la littérature védique elle-même. Tout comme l’expression totale du Ṛk Veda est contenue en ‘A’, le commencement de chaque texte de la littérature védique contient la totalité de cette valeur particulière de connaissance dans une forme compacte. À partir de là, le texte se déploie dans une séquence parfaite à mesure que la connaissance se déroule elle-même. La fin de chaque texte contient la valeur complètement déroulée de la connaissance qui est exprimée comme sa valeur de point. La lecture du texte du début jusqu’à la fin incorpore l’étendue entière de la connaissance – de la totalité à son point – dans notre propre physiologie cérébrale. Sur le niveau de notre conscience, elle crée une conscience simultanée de silence (entièreté, totalité) et dynamisme (valeur de point). Cette coexistence des valeurs opposées, est la base du fonctionnement intégré de l’esprit dans les états supérieurs de conscience.

La différence entre le Vol Yogique et les Yagyas

The difference between Yogic Flying and Yagyas 

1. Dr. Hagelin: I would like to combine a question from Germany and from the United Kingdom. The question is Maharishi you said you will establish groups of 8000 Yogic Flyers in Europe, Russia, and North America. Where will all these Yogic Flyers come from and how will they be supported? What is the progress of creating such a group in India? 

2. Maharishi: There are two techniques involved in these group performances. One is the performance of the Vedic systems to neutralize the stress and accumulate indomitable strength of coherence. The other is Yogic technology. Yogic Flying comes in this area. 

3. His Majesty Raja Raam has proved that consciousness is at the basis of every fiber of physiology. So the Vedic sound reverberations which are the reverberations of the Self-Referral Consciousness of everyone are those Self-Referral reverberations that are at the basis of order and evolution in the whole field of creation. 

4. With this as the reality of life, then it is only necessary for us to have the Total awakening on the part of consciousness within the individual, and then, all behavior, all speech will be completely coherent. There will be no crime in the relationship of body and mind.

La différence entre le Vol Yogique et les Yagyas

1. Dr. Hagelin: Je voudrais combiner une question de l’Allemagne et du Royaume-Uni. La question est la suivante: Maharishi, vous avez dit que vous alliez créer des groupes de 8 000 Yogis volants en Europe, en Russie et en Amérique du Nord. D’où viendront tous ces Yogis volants et comment seront-ils soutenus? Où en est la création d’un tel groupe en Inde?

2. Maharishi: Deux techniques interviennent dans ces accomplissements de groupe. La première est l’accomplissement des systèmes védiques pour neutraliser le stress et accumuler une force indomptable de cohérence. L’autre est la technologie Yogique. Le Vol Yogique entre dans ce domaine.

3. Sa Majesté Raja Raam a prouvé que la conscience est à la base de chaque fibre de la physiologie. Ainsi, les réverbérations sonores védiques, qui sont les réverbérations de la conscience autoréférente de chacun, sont ces réverbérations de la conscience autoréférente qui sont à la base de l’ordre et de l’évolution dans tout le domaine de la création.

4. Avec cela comme réalité de la vie, alors il nous suffit d’avoir l’éveil total de la conscience au sein de l’individu, et alors, tout comportement, toute parole seront complètement cohérents. Il n’y aura pas de crime dans la relation du corps et de l’esprit.

Introduction à la Science Védique Maharishi

Introduction to Maharishi Vedic Science

1. Dr. Hagelin: Yes, Jai Guru Dev, Maharishi. This from a writer in the United Kingdom. Last week Maharishi talked about the Science of Consciousness and about how it will make modern science complete and create a better world. I understand what physics and chemistry are about, but I do not yet understand the Science of Consciousness and therefore I don’t understand its relationship to the physical sciences and how it will change the world. Would Maharishi please clarify the Science of Consciousness? 

2. Maharishi: Science of Consciousness is the systematic study of that reality which is one, unmanifest, omnipresent, but hidden from view, in the same way as the sap is hidden from view. 

3. The great champion of the scientific world, Dr. Tony Nader, has made it clear to the world that all the physical structures and the function of the physical values have at their basis the field of intelligence. 

4. Science will be complete with the understanding of the fundamental value of all physical expressions of life. 

5. Complete understanding about consciousness is available in the Vedic script, in the Vedic Sounds. Sounds of Veda means sounds of Pure Knowledge, sounds of Total Knowledge. Total Knowledge is the Self of everyone, the Atma of everyone. 

6. Science is incomplete until it has located the ultimate reality, by knowing which everything would be known, and by handling which everything would be handled. Knowledge of consciousness alone will make science complete. 

7. One has to come to one’s own Self in order to fathom the reality of everything, the reality underlying all variety. 

8. His Majesty Raja Raam is sponsoring a system of administration from this level of ultimate reality.

Introduction à la Science Védique Maharishi

1. Dr Hagelin: Oui, Jai Guru Dev, Maharishi. Ceci provient d’un écrivain du Royaume-Uni. La semaine dernière, Maharishi a parlé de la Science de la Conscience et de la façon dont elle permettra à la science moderne de s’accomplir et de créer un monde meilleur. Je comprends ce que sont la physique et la chimie, mais je ne comprends pas encore la Science de la Conscience et donc je ne comprends pas sa relation avec les sciences physiques et comment elle va changer le monde. Maharishi pourrait-il clarifier la Science de la Conscience?

2. Maharishi: La Science de la Conscience est l’étude systématique de cette réalité qui est une, non-manifestée, omniprésente, mais cachée à la vue, de la même manière que la sève est cachée à la vue. 

3. Le grand champion du monde scientifique, le Dr Tony Nader, a fait comprendre au monde que toutes les structures physiques et la fonction des valeurs physiques ont pour base le domaine de l’intelligence.

4. La science sera complète avec la compréhension de la valeur fondamentale de toutes les expressions physiques de la vie. 

5. La compréhension complète de la conscience est disponible dans les Écritures Védiques, dans les Sons Védiques. Les Sons Védiques signifient les sons de la Connaissance Pure, les sons de la Connaissance Totale. La Connaissance Totale est le Soi de chacun, l’Ātmā de chacun.

6. La science est incomplète tant qu’elle n’a pas localisé la réalité ultime, en connaissant ce par quoi tout autre chose serait connue, et en maîtrisant ce par quoi tout autre chose serait maîtriser. Seule la Connaissance de la Conscience rendra la science complète. 

7. On doit arriver à son propre Soi pour sonder la réalité de tout, la réalité qui sous-tend toute variété. 

8. Sa Majesté Raja Raam parraine un système d’administration à partir de ce niveau de réalité ultime.