Le Travail, c’est la Santé!

Contemplation – Méditation – Transcendance

Bien sûr, les opinions divergent en ce qui concerne la quantité de travail. Certaines personnes pourront travailler des heures d’affilées sans éprouver la moindre fatigue, alors que d’autres jetteront l’éponge après juste une petite période d’activité. À ce niveau, il est clair que tout dépend de la constitution neuro-physiologique de chacun.

Quand Maharishi parle de ceux qui travaillent durs, il s’adresse à ces personnes qui sacrifient leur vie spirituelle au profit d’accomplissements matériels qui génèrent du stress et des tensions, pouvant bien souvent conduire à des problèmes de santé.  

Voici ce que Maharishi dit de ceux qui travaillent durs: «Ils ne savent pas comment être actif. S’ils sont actifs dans ‘la lumière de Dieu’, ils feront moins et accompliront plus. S’ils ne sont pas actifs dans ‘la lumière de Dieu’, ils s’épuiseront eux-mêmes. Ils seront déchirés et réaliseront très peu.

Cela dépend de combien est forte la lumière que l’on a. Si on a une bonne lumière, on ne s’écroulera pas dans la rue. Si on a une petite, petite lumière, on s’écroulera à la première étape.

Ceux qui aiment ce genre de dynamisme d’action, je leurs conseillerais de connaître et d’apprendre à comment faire moins et comment accomplir plus. Vous ne pouvez pas accomplir suffisamment en travaillant dur. En travaillant dur, vous pouvez seulement aller vous coucher après toutes les 6 ou 8 heures. Travailler dur est l’ignorance de la technique de l’action. La technique de l’action est: Être dans la lumière de Dieu à l’intérieur de vous. Être dans le plein épanouissement de votre propre conscience et alors vous agissez et la loi naturelle vous supportera pour réaliser tout ce que vous voulez réaliser.

Autrement, en travaillant dur vous pouvez vous fatiguer. Ce n’est pas la manière de vivre la vie. C’est le manque de connaissance de comment vivre et de comment réaliser. Seul en allumant la lumière de Dieu dans notre propre conscience peut-on être le gardien de toutes les possibilités, qui appartiennent à l’Administration de la Loi Naturelle ou nous pouvons dire, qui appartiennent à la volonté de Dieu, où toute chose devient une possibilité.

‘Travailler dur’ et penser que je suis un homme d’action. Personne lui a dit, qu’il n’a pas été éduqué à l’habileté dans l’action. L’habileté dans l’action est: Soyez établi en vous-même et vous serez sur le niveau de l’Intelligence Cosmique, la Conscience Cosmique. Et toute chose est une possibilité pour la conscience cosmiquement évoluée.»

Le succès certes… mais le succès appartient au pouvoir de la pensée, si le pouvoir de la pensé est grand et puissant, alors toutes les avenues pour atteindre quoique ce soit s’unirons et la providence fera le reste. C’est le fruit d’un esprit détendu en accord avec sa source dans la pure conscience.

Chaque niveau de conscience a son propre monde

Aujourd’hui, plus que jamais, la réalité des sept états de conscience trouve son expression dans une population mondiale où la diversité de l’attention est absolument dans toutes les directions. Des personnes les plus spirituelles, en passant par celles enclins à un matérialisme sans bornes, pour finalement toucher aux plus faibles qui n’ont de choix que de subir leur existence. La vidéo suivante est parlante, le texte est explicatif.

Concise description des 7 états de conscience, août 1968, Squaw Valley, CA, USA (en anglais)

Maharishi: […] Lorsqu’un homme au sommet de la montagne dit: «Oh, je vois ceci…», et qu’un homme au pied de la montagne dit: «Je vois ceci…», les deux sont corrects [de leur point de vue]! Aucun n’est faux. [L’homme au pied de la montagne est] correct dans le sens où il voit seulement «ceci», il ne peut voir que «ceci» et il ne peut décrire que «ceci». C’est donc la réalité de sa position!

Un homme situé au milieu de la montagne a un niveau de vue différent. De son niveau, tout ce qu’il voit, il le décrit. Il est capable de décrire plus que l’homme au pied de la montagne. Mais ce «plus» est encore bien moindre que celui de l’homme au sommet de la montagne. Ainsi, cela dépend à quel niveau de conscience on fait l’expérience de l’environnement. Dans la Conscience d’Unité […], on ne trouve aucune différence […]. Dans la Conscience de Dieu, on a une image complètement différente du monde: le monde est très fascinant, très beau. Dans la Conscience Cosmique, [la vision] a un statut complètement différent: «Cela change toujours, je ne change pas. J’ai une grande supériorité sur tout cela»… Dans la Conscience Transcendantale, le monde n’existe pas, [seulement l’état de vigilance silencieuse]. Dans l’état de veille, tout est si cher, si bien, si agréable… des valeurs localisées, toutes localisées… Dans l’état de rêve, la fascination est différente. Dans le sommeil, rien n’existe.

Ainsi, quand un homme dort, il ne voit rien, et un homme en Conscience de Dieu voit tout si brillant, lumineux, fascinant et beau: les expériences d’un dormeur et d’un homme en Conscience de Dieu seront complètement différentes. Les deux ont raison! Les deux ont absolument raison, mais les expériences n’ont rien à voir l’une avec l’autre.

C’est la Philosophie de la Vie qui peut donner une validité à deux domaines d’expérience complètement différents… […] En résumé, nous disons: les expériences sont différentes dans les différents états de conscience. Tout comme nous mettons des lunettes différentes et l’expérience [de la vision] devient différente: jaune, vert, rouge… Mettre des lunettes différentes signifie avoir différents niveaux de conscience… différents états de conscience.

Toutes les expériences sont valables. Toutes sont les vérités de l’existence. Rien ne conteste l’autre. […] Les états de conscience sont différents et dans chaque état de conscience, le monde est différent, l’expérience est différente – tout simplement parce que dans chaque état de conscience, notre machinerie [c’est-à-dire notre corps] fonctionne différemment!

Lorsque le taux métabolique prend une forme particulière – correspondant à ce style particulier de fonctionnement – nous obtenons le niveau de conscience… soit l’état de conscience de sommeil, soit de rêve, soit de veille, soit la Conscience Transcendantale, soit la Conscience Cosmique, soit la Conscience de Dieu, soit la Conscience d’Unité… Ce sont les différents états de conscience qui perçoivent le monde selon leur capacité de perception.

Ces différents niveaux de conscience ont des évaluations différentes. Et ceci est la vérité: le monde est tel que nous sommes. Quelle que soit la valeur de la conscience, c’est la valeur du monde pour nous. Et chacun est concerné avec la valeur du monde en termes de lui-même. Le monde peut être différent pour quelqu’un d’autre mais pour moi c’est comme ça et c’est mon monde. […] Donc, mon monde est tel que je suis. Votre monde est tel que vous êtes.

[Notre attitude est la suivante:] vous êtes pour moi comme je suis pour moi-même. Je suis pour vous comme vous l’êtes pour vous-même. Telle est la situation… Donc, peu m’importe ce que vous pensez de moi, je suis heureux tant que je pense du bien de vous… c’est tout ce qui compte. Je peux être complètement mauvais pour vous mais avec cette méchanceté je ne suis pas concerné tant que je me sens bien avec vous. […] Je suis concerné par ce bien. Je ne me soucie pas de ce que vous pensez de moi. Si vous pensez du mal de moi, très bien, je peux être mauvais pour vous mais vous resterez toujours bon pour moi parce que je pense du bien de vous. C’est un tel soulagement! [Maharishi et le public rient] Cela me sort des situations où je me trouve paralysé.

[Jusqu’à présent], je me trouve paralysé lorsque vous pensez différemment [de moi]. [Mais] je ne peux pas aider votre façon de penser parce que vous ne pouvez penser qu’à partir de votre niveau de conscience, je ne peux penser qu’à partir de mon niveau de conscience… et [donc] je me sens paralysé parce que je ne peux pas aider votre façon de penser. La façon dont vous pensez [est] la façon dont vous êtes parce que vous ne pouvez penser qu’à partir de votre niveau de conscience.

Mais jusqu’à présent, j’étais inquiet parce que j’essayais de me préoccuper de ce que vous pensiez: vous pensiez du mal de moi et j’ai commencé à me sentir mal parce que vous pensez du mal de moi et je ne peux pas vous aider à penser du bien de moi. J’étais donc malheureux parce que je voulais savoir si vous pensiez du bien de moi. Mais maintenant, je me sens soulagé parce que je ne suis pas concerné par ce que vous pensez de moi. Si vous pensez du mal de moi, alors vous devriez être malheureux avec ce mal. Et parce que je pense du bien de vous, je peux être heureux avec mon bien.

Cela me libère complètement de toute la misère que je m’infligeais inutilement parce que vous ne pensiez pas du bien de moi. Donc, vous restez avec ce que vous pensez et je resterai toujours avec ce que je pense.

Cette situation naturelle vient avec cette connaissance. Et c’est un tel soulagement: pourquoi devrais-je me tenir responsable de votre territoire de préoccupation. Ce qui vous concerne, c’est ce que vous pensez de moi, ce que vous pensez du pilier, ce que vous pensez du plafond… c’est ce qui vous concerne! Je ne peux pas me rendre misérable pour votre responsabilité. Vos pensées sont votre responsabilité, elles ne sont pas ma responsabilité. Alors, pourquoi je ne devrais pas vous laisser libre d’être avec vos responsabilités… pourquoi devrais-je mettre votre responsabilité dans ma tête et mon cœur? Il est complètement inutile que je vous prive de votre liberté.

Vous restez avec votre pensée et dorénavant je ne vais pas me rendre malheureux parce que vous pensez de telle ou telle façon. Je ne veux pas que vous soyez privés de votre liberté parce que de toute façon vous ne pouvez pas en être privés! Le niveau de votre conscience est le niveau de votre pensée. Il ne peut pas être modifié à moins que vous ne suiviez un “cours de cycles de Méditation Transcendantale”. Et alors, le nouveau niveau de pensée est votre niveau de pensée – ce n’est pas mon niveau de toute façon.

Il n’est pas bon de se rendre malheureux parce qu’un de nos amis, un de nos parents, ne pense pas du bien de nous. S’il ne pense pas du bien de nous, c’est sa responsabilité – il a ce genre de lunettes qui ne lui conviennent pas! Mais il les met!

Cette connaissance, cette conclusion pratique, nous rend absolument libre dans notre esprit:  Juste parce que les autres ne pensent pas du bien de nous… qu’est-ce que c’est [pour nous rendre malheureux]? Ils pensent comme ils pensent, nous sommes bons tant que nous pensons en bien d’eux. Nous ne voulons donc pas savoir: «Qui ne pense pas du bien de moi?» Parce qu’en sachant cela, mon bon sentiment à son égard peut être assombri.

Mais sachant juste ce fait que chaque homme pense à partir de son niveau de conscience, juste cette connaissance que dans chaque état de conscience les pensées sont différentes, les expériences sont différentes, les réalités sont différentes. Donc, nous ne pouvons pas modifier le niveau de conscience de quiconque. Il doit se libérer du stress et automatiquement son niveau de pensée, son niveau de compréhension, son niveau de sentiment seront meilleurs. Et alors seulement, il commencera à penser d’une meilleure façon.

Le simple fait de comprendre que chaque niveau de conscience possède son propre monde nous libère des grandes influences contraignantes de la pensée des autres à notre égard. […] Ce qui est nécessaire, c’est de sauvegarder notre propre cœur et notre propre esprit. Il est nécessaire de protéger nos sentiments envers les autres. Il est nécessaire de protéger notre compréhension envers les autres, c’est-à-dire ne pas laisser notre compréhension être abaissée. 

Nos sentiments envers une personne doivent être bons, amicaux, agréables, élevés, encourageants… Notre compréhension, nos sentiments, notre comportement doivent être à un niveau élevé… à notre niveau. Si une personne est faible, c’est sa responsabilité. C’est l’utilisation pratique de cette connaissance que chacun ne peut penser qu’à partir de son propre niveau de conscience. […] Nous sympathisons avec elle, quel que soit son niveau, et nous l’aidons à s’élever à un niveau supérieur. (1973)

Le changement de paradigme qu’apporte la révélation des sept états de conscience est un immense soulagement pour l’évolution de l’humanité. Effectivement, savoir maintenant que la vie humaine n’est plus limitée aux trois états de conscience relative que sont la veille, le rêve et le sommeil prouve une fois de plus que Dieu a bien fait l’homme à son image. 


Sur le même sujet, je vous invité à examiner le texte suivant: La Croissance Systématique des États Supérieurs de Conscience. Et pour corroborer les propos de Maharishi voici un lien qui ne manquera pas d’attiser votre réflexion: À propos de l’importance de dire du bien des autres…

La Conscience de Dieu – Abandonner le tamas du sommeil profond

Maharishi: «Lorsque l’état de veille de la conscience se comporte dans le domaine céleste de la vie – lorsque la vie céleste commence à dominer dans l’état de veille de la conscience, alors cette expérience actuelle de l’état de veille de la conscience de ceci et de cela se transforme naturellement dans la lumière de la vie céleste, qui est le Dieu. Cela arrive au niveau de la conscience elle-même – la conscience de l’état de veille voyant ceci et ceci et ceci. La conscience de l’état de veille qui voit ce Dieu céleste est beaucoup plus profonde, beaucoup plus belle, beaucoup plus fascinante, beaucoup plus louable.

«Le caractère louable du niveau céleste de la vie supplante l’importance de ceci, de cela et de cela. Dans la conscience, ce niveau de vie céleste est maintenu fermement avec l’Être absolu. Et ce niveau de vie céleste est presque un avec l’Être absolu. La différence entre le relatif grossier et l’Absolu, le grand écart entre le grossier et l’Absolu, devient minime. Une très légère différence, et presque aucune différence. Alors c’est la Conscience de Dieu, qui est 100% l’Être absolu avec le domaine céleste de la vie – l’Être céleste et absolu.

«Dans cet état, le tamas, qui est responsable du sommeil profond, est presque nul – il est là, mais presque nul. La prédominance de sattva est totale. Rajas est là juste pour maintenir le sattva en vie, et tamas est là juste pour maintenir le sattva en vie. Sinon, la prédominance de tamas, comme dans le sommeil profond, disparaît. Et quand tamas disparaît, alors la séparation de la conscience et du sommeil profond – la conscience et le corps allongé sous l’influence de toute l’ignorance, tamas, devient minimisée.

«Ainsi, même pendant le sommeil profond, ce qui reste dominant, c’est la conscience, et pas vraiment la sensation de sommeil comme c’est le cas pendant la Conscience Cosmique, pendant Jivan Mukti. [Dans la Conscience Cosmique] on fait l’expérience que le sommeil est là, et absolument tout calme et établie, la conscience intérieure, les deux choses sont séparées. Cette dualité disparaît dans l’unité de cette vie céleste plus l’Être absolu. Ce qui reste est toute lumière.

Question: «Dans la Conscience Cosmique vous avez l’Absolu plus tamas, et dans la Conscience de Dieu vous avez l’Absolu plus sattva?»

Maharishi: «Oui, [dans la Conscience de Dieu] nous avons le maximum de sattva, et le maximum de sattva est tout céleste. L’obscurité du sommeil profond disparaît. Ce qui reste est la lumière céleste avec la conscience intérieure. L’aspect tamas n’y a pas sa place. C’est ainsi que les deux disparaissent [l’obscurité du sommeil et l’aspect tamas].

«De même, ici, à l’état de veille, le contraste entre l’Absolu et ce relatif grossier est grand. Lorsque ce relatif grossier est remplacé par le niveau céleste de la vie, demeurant tel qu’il est – parce que l’on doit se comporter dans ce domaine – sa prédominance n’existe plus.» – Kumbha Mela, Inde 1966

Prière et Dévotion

…[Si le fils est] obéissant alors il n’a pas à demander à son père ceci ou cela. Et s’il n’est pas obéissant, il peut continuer à demander pour ceci et cela mais il n’aura pas de réponse.

Si le fils est obéissant, ça signifie s’il a la confiance du père alors sans demander il aura tout. Et s’il n’a pas la confiance alors il peut continuer à demander mais il n’aura pas de réponse.

Donc, [une telle] prière n’est pas efficace si on n’est pas en accord avec le Créateur. Et si on est en accord avec le Créateur alors la prière n’est pas nécessaire.

[…] Prier est inutile dans l’état de non-contact avec le niveau omniprésent de la vie. Et prier est d’aucune utilité quand le contact est fermement établi.

Prier a sa valeur… pour former… une sorte de modelage… pour former la psychologie… une sorte de satisfaction psychologique. Autrement, prier a aucune efficacité dans la plénitude du besoin. La prière demande.

Maintenant, la prière peut être de deux différentes structures. Une structure de prière peut être celle de demander… Nous demandons pour quelque chose… dans la prière nous demandons. Et l’autre type est, aucune demande mais aimer chanter la gloire de Dieu. Et c’est la prière que nous aimons. Pas de demande mais de s’amuser nous-mêmes … se laisser nous-mêmes être noyer dans la joie de chanter la gloire de Dieu. Et c’est la prière dévotionnelle. Et c’est l’océan d’extase dans la mémoire de Dieu… dans les grandes vagues d’amour pour Lui.

Et cela est la prière qui a sa valeur infinie. Et ce genre de prière est juste un élan d’expansion du cœur dans l’amour pour Lui. […] le Suprême. Et cette prière a la valeur infinie, je dis, la valeur infinie. Parce que c’est ce déversement du cœur, de l’émotion, vers le Tout-puissant qui cultive le cœur. Et à travers le sentiment d’amour, il devient possible de communiquer avec Dieu… ou aux Êtres célestes. 

La communication… la communication avec les Êtres célestes est sur ce niveau d’intensif déversement d’amour. Et ce type de prière… Je pense l’histoire de toute religion rapporte de tels déversements d’amour dans l’éloge de Dieu partout dans le monde à travers les âges. Il y a eu des dévots qui se sont levés et dansés et tombés dans des extases en récitant l’éloge de Dieu, en chantant la gloire de Dieu. Et cette prière est toujours très, très utile. Elle remplit l’être de quelque chose de si riche qu’on ne peut seulement l’apprécier. C’est très enrichissant. Ça enrichit la vie entière.

Une telle conception de prière est quelque chose qui est très, très valable. Mais ceci devient la condition du cœur seulement quand le cœur est développé. Dans son extension illimitée, le cœur devient ingérable et quand il devient ingérable, il se déverse dans de tels élans de dévotion.

Tout ce chant et cette danse dans l’éloge de Dieu, en mémoire de Dieu, est juste une chose très, très naturelle. Elle est naturel à cette infinité du cœur, quand l’Être illimité devient de plus en plus saturé dans la vie. La conscience croît vers la Conscience Cosmique. Ainsi, le cœur individuel a cet illimité de l’Être éternel. Ce déversement d’amour est aussi dit être une prière. Et cette prière est quelque chose des plus désirables, des plus agréables, des plus efficaces. Et elle est efficace pour tout.

Maintenant, cette prière est un élan spontané de l’état de plénitude. L’autre type de prière est un cri de besoin… la vie dans l’état de manque. Donc, nous criions dans l’état de besoin sans plénitude. C’est juste en vain… une perte d’énergie (rire). C’est juste une perte d’énergie! On pourrait crier dans l’agonie, on pourrait avoir un flash d’un certaine grande vision miraculeuse de Dieu. Si irrepressible et puis elle s’en va. Et quand elle est partie alors le dévot de Dieu pleure dans l’angoisse et la douleur de la séparation. Et alors il prie… il prie pour quelque chose or peut même prier pour la même vision une fois encore. Cette demande… la prière qui vise à demander… à questionner… est à partir d’un niveau de vie très indésirable. À partir d’un niveau de démérite. Un niveau de vie où on ne mérite pas cette grandeur. Et ne méritant pas, on la pleure.

Mais il y a un proverbe: «Premièrement méritez et alors désirez.» Méritez et désirez. Et une fois que vous le méritez, vous n’avez pas à désirer – c’est déjà fourni!

Donc, la prière qui est le flux de l’état de plénitude est la très heureuse prière. Et la prière qui est dans l’angoisse du besoin… demandant pour la plénitude… est une perte de temps. Ça ne signifie pas grand chose dans la vie. – Maharishi Mahesh Yogi, Rishikesh, 1968

Dieu, la Conscience de Dieu et la foi

Maharishi: «Ce qui est important pour nous, c’est la Conscience de Dieu, pas la foi en Dieu! La foi n’accomplit rien. Je ne veux pas être cruel envers le beau mot “foi” mais cela revient à gaspiller la vie. Combien, combien de générations sont mortes dans la foi, dans “l’espoir”? Nous ne voulons pas mourir dans la foi. Nous voulons vivre dans l’amitié avec Lui. Et nous voulons tendre la main de la bonne et systématique manière. Et tendre la main pour serrer la main de Dieu, c’est: nous devons être très solidement établis dans notre propre Soi. Sinon, sans savoir qui je suis, je vais rencontrer le Plus Grand. Qui va rencontrer le Plus Grand? (rires de l’auditoire)

«Un homme ignorant ne peut rencontrer que son propre niveau d’ignorance. Celui qui n’est pas conscient de son Soi ne peut rencontrer qu’un homme qui n’est pas conscient de lui-même. Parce que, les deux imbéciles pourraient très bien s’entendre. (rires et applaudissements de l’auditoire, Maharishi rit) Que peut-on dire d’autre? (les rires continuent)

«La Conscience de Dieu ne se réalise pas de manière fanatique – pas en pensant, pas en créant des humeurs, pas en l’implorant, pas en le pleurant. Ce n’est pas par de telles expressions dramatiques d’émotion ou de pensée que l’on peut réaliser Dieu. C’est une réalité qui se trouve au niveau supérieur de la création.

«Ainsi, chacun doit s’élever à sa propre réalité qui l’élève à ce niveau éternel de la vie sur lequel on se trouve alors au niveau supérieur de la Création. Établi dans cette Conscience Cosmique où on est établi dans cette éternité de la vie au niveau de l’Être omniprésent. Ensuite on peut étendre son amour pour Dieu et alors la Conscience de Dieu est à portée de main.

«Pour aimer quelqu’un de très grand, il faut avoir un grand cœur. Un petit cœur ne peut tout simplement pas se gonfler de vagues d’amour pour quelqu’un de très grand. Dieu n’est pas une question de foi!» – 1967, dans une conférence publique

Bonus: Pour ceux qui le désirent, voici une conférence video en anglais de Maharishi avec la transcription: https://enjoytmnews.org/harmony-of-differences-and-waves-of-bliss-the-most-highly-evolved-state-of-human-existence/#.YZlLJy9zhdg

La Méditation Transcendantale et Yoga

Une question a été posée concernant les “expériences de Kundalini” apportées par d’autres techniques…

Maharishi: «Ces expériences sont contenues dans les pratiques de Méditation Transcendantale. Seulement nous ne parlons pas beaucoup de la Kundalini. Bien que presque tous les bons méditants passent par toutes ces expériences.

«Le but de chaque système de Yoga est d’abord d’obtenir le Samadhi, puis de le stabiliser, puis de le développer en Conscience de Dieu et de le laisser trouver son accomplissement dans l’unité (la Conscience d’Unité). C’est le but de chaque Yoga. 

«Parce que l’esprit et le corps vont ensemble, tout comme le Prana. L’activité du Prana, l’activité du corps et l’activité de l’esprit – les trois vont ensemble. Si l’un est plus, l’autre est plus – si l’un est moins, l’autre est moins.

«Différents systèmes ont été élaborés. Et c’est la perfection de l’enseignement, que considérant le corps, le même état de Samadhi peut être atteint. En considérant le Prana, le même état de Samadhi peut être atteint. En considérant l’esprit, le même état de Samadhi peut être atteint. C’est la perfection de l’enseignement.

«Et le Hatha Yoga ne vise rien d’autre que ce que vise tout autre système de Yoga. Et la Méditation Transcendantale apporte la plénitude à chaque système, parce que dans le Yoga – qu’est-ce que le Yoga? L’union est le Yoga. Lorsque l’esprit s’unit à l’Être, alors c’est l’état de Yoga. Où est le Yoga dans le fait de se pencher ou de se lever ou autre chose? Il n’y a pas de Yoga, il n’y a pas d’union, dans les Asanas. Il n’y a pas d’union dans le Pranayama. Si la langue s’unit au nez (rires), cela ne devient pas le Yoga.

«C’est une union, mais c’est à ce niveau. (rires) L’union est l’union de l’individualité avec l’illimité cosmique. C’est l’union, c’est une union significative. Il n’y a pas d’union dans les Asanas, il n’y a pas d’union apportée par le Pranayama et pas d’union dans Pratyahara ou Dharana. Il n’y a pas non plus d’union dans Gyan (la connaissance). L’union est dans le Samadhi. Et Dhyana mène au Samadhi. Dhyana est ce qui prend l’esprit du domaine de l’expérience grossière, l’amène à l’expérience subtile, l’amène à la quiétude du domaine transcendantale. Dhyana ou la méditation est une voie directe au Samadhi, qui est le Yoga.

«Quand le Yoga commence momentanément, quand l’esprit arrive au domaine transcendantale, même momentanément, même vaguement, même à travers un petit contact, un petit peu de cela – alors le Yoga commence. C’est le début du Yoga. Quand on commence la Méditation Transcendantale, alors c’est le début du Yoga. Et quand cet état se stabilise et ne disparaît plus – dans la veille, le rêve, le sommeil, dans les trois états, il continue, c’est la Conscience Cosmique – alors le Yoga est substantiel, il est établi. C’est l’état établi de Yoga.

«Et ensuite, il se glorifie davantage dans l’expérience de la valeur céleste de la vie. Et ensuite l’expérience de tout en termes d’éternité, en termes de son propre Soi, dans l’état d’unité (la Conscience d’Unité). 

«Dans l’état d’unité, lorsque même la perception de la diversité est en termes d’infini, alors la conscience est établie dans l’état éternel de Yoga, de l’union. Il n’y a aucun domaine de désunion, aucune différence, aucune distinction, aucune diversité, juste l’unité. L’unité, l’éternité et c’est l’état permanent de Yoga.

«Ce que nous enseignons est donc le Yoga. Seulement nous ne l’appelons pas ainsi, parce que le mot Yoga a été largement détourné pour signifier faire quelques exercices physiques, se pencher ici et là. C’est pourquoi, dans le seul but de préserver les masses de la confusion du terme, nous n’appelons pas cet enseignement Yoga. Sinon, c’est du Yoga…» – Livigno, Italie, 1970

La relation Maître à disciple

Maharishi: «La dévotion est quelque chose de plus ajouté à l’amour. Elle est complétée par les qualités de service et de vigilance. Le service est également unificateur, mais en même temps, il dépend également de certaines valeurs extérieures. Il doit donc s’appuyer sur la plate-forme de la vigilance. Cette vigilance n’est pas seulement utile à la faculté de servir mais aussi à l’esprit d’amour, car en l’absence de vigilance, même la félicité de l’unité ne deviendrait pas une réalité vivante.

«Un très vieux dicton pratique dit: “l’amour est aveugle”, “l’amour ne connaît pas de raison”, et ceci pour alerter l’amoureux afin qu’il ne soit pas perdu. Que la valeur de l’amour soit appréciée, soit vivante. Veda (?) – cet aspect de la vigilance qui est contenu dans la qualité du service, les deux sont réunis. Si la vigilance est perdue, le sens du service est perdu, la vie s’effondre et la valeur unificatrice de l’amour cesse d’avoir une quelconque valeur pratique et utile. La vigilance seule peut constituer une barrière ou un obstacle à l’influence unificatrice de l’amour. C’est pourquoi la vigilance seule n’est pas donnée dans la dévotion. Qu’est-ce qu’on y donne? Service et amour, amour et service. L’amour et le service signifient la dévotion. La vigilance seule n’est pas considérée – amour et service; le repos du niveau pratique de la vie.

«Quelqu’un qui veut aimer quelqu’un veut lui être d’une valeur pratique. Et c’est cet élément du service – la valeur pratique du service dans le domaine de l’amour. La même chose se produit chez les dévots de Dieu, où l’amour est si profus, si intense et si absorbant qu’on ne peut que se perdre dans ce grand afflux d’émotions – parce qu’il est là, dans cette gloire céleste, cette valeur, cette grandeur – auquel on peut absolument se livrer, sans aucune conscience de soi. Mais alors, pour jouir de la grande valeur de la relation avec Dieu, il faut avoir une position très, très stable et puissante pour l’individualité.

«Et qu’est-ce qui permet à l’homme d’être absorbé par la gloire du domaine céleste? La conscience illimitée, la nature vivante du Soi. Parce que le Soi est déjà établi dans l’illimité de la Conscience Cosmique. Cet établissement de l’absence de limites du Soi dans la Conscience Cosmique est une bonne base pour sauver un homme afin qu’il soit absorbé dans la gloire céleste de Dieu. Et c’est sur cette base que la Conscience de Dieu devient puissante.

«Ce grand afflux d’amour de la gloire céleste de la vie ne devient une réalité vivante au niveau individuel que lorsque l’individualité est établie sur la valeur infinie. Si l’individualité n’est pas établie sur la valeur infinie, elle ne pourra pas soutenir son individualité, elle ne pourra pas jouir de cette gloire céleste de la Conscience Cosmique. Parce que l’objet de l’amour est toute joie, l’amant doit se tenir sur ses pieds, sinon il sera perdu – perte totale d’identité – et fera même honte à cette vague d’amour irrésistible, car elle ne pourra pas servir son objectif.

«Le but de l’amour n’est pas l’absorption totale dans un état d’unicité où la vie cesserait d’être vécue. Le but de l’amour est de rendre la vie significative, aussi puissante que possible, aussi glorieuse que possible. Et si l’on n’est pas capable de soutenir et de profiter de cette vague d’amour, le but de cette vague sera perdu. Et donc, d’une manière très naturelle, d’une manière très spontanée, la vague d’amour est prudente. Elle vient à des degrés croissants avec l’augmentation de la pureté de la vie. Lorsque la vie devient plus pure, la conscience s’élargit, les valeurs physiques et mentales du cœur et de l’esprit s’étendent. Et avec cette expansion du cœur, avec cette expansion du récipient de l’amour, la vague d’amour devient plus grande.

«Dans un cœur expansé, il n’y a aucune chance que la vague d’amour soit plus grande. Et cette situation naturelle, qu’une vague d’amour ne sera pas grande dans un petit cœur, c’est parce que l’amour est gentil. Il ne veut pas que le cœur se brise – il ne le permettra pas. Et c’est pourquoi, à mesure que la pureté grandit, ou que l’Être s’infuse de plus en plus, le cœur se gonfle de plus en plus d’amour, spontanément de plus en plus. Et l’expansion est fructueuse, précieuse pour la vie. Et lorsqu’il se retrouve face à face avec cette gloire céleste, il est capable de soutenir cet élan qui s’élève pour unifier les deux. Et cet élan est soutenu par la vigilance, née de la faculté de servir dans la structure de l’amour.

«C’est donc l’illimité du soi individuel qui est capable de maintenir cette faible ignorance (leshāvidya) sur la base de laquelle l’impact infini de la puissance sous-jacente de l’amour est maintenu. Ainsi, ce sens du service, ce petit sens du service, le maintien de la vigilance, est précieux pour l’amour. Vous voyez la structure de l’amour? Elle est alerte et serviable du début à la fin. C’est ce qui le maintient. – 10.11.1970

La vie matérielle

Humboldt, 1972

Maharishi: «…auparavant (avant la Conscience Cosmique) mon existence était tellement impliquée dans le monde que tout ce que je voyais, j’étais perdu dans la vision.» C’est l’identification. Quoi que nous voyions, l’image de cela traverse la rétine et tombe sur l’écran de notre esprit. Notre esprit gagne cette image. Il perd sa conscience pure et illimitée et seule la fleur reste et le voyant se perd dans la vision.

Le voyant, “je”, se perd dans la vision, seule la fleur reste. Ce que je vois est la fleur. Ce qui est là dans la conscience est la fleur. Celui qui voit n’est pas dans la conscience. Ainsi, lorsque le voyant, lorsque le connaisseur, est dans l’obscurité, quelle est la base de la connaissance?

Je vois la fleur, mais je ne sais pas qui voit la fleur. Le connaisseur est dans l’obscurité. L’objet de la connaissance est dans la lumière. Lorsque le connaisseur est dans l’obscurité, l’ensemble de la connaissance n’a aucun fondement. Telle est la vision de l’état de servitude.

Lorsque nous ne sommes qu’à l’état de veille, lorsque nous n’avons pas développé notre Conscience Transcendantale, lorsque notre individualité n’est qu’une individualité, lorsqu’elle n’a pas été soutenue par la Conscience Universelle, illimitée – alors seul l’objet demeure et le sujet est comme annihilé par l’objet. Et c’est ce qu’on appelle la vie objective ou la vie matérielle.

La vie matérielle signifie que le sujet n’est pas capable de maintenir son statut lorsqu’il entre en contact avec l’objet. Lorsqu’il se trouve face à face avec l’objet, le sujet devient l’ombre de l’objet comme si l’objet annihilait le sujet. Prédominance de l’objet, prédominance de la matière seule au détriment du sujet. C’est ce qu’on appelle la vie matérielle. La vie dans la servitude. Tout ce que l’on voit, cela reste dominant. Le voyant est annihilé. L’expérimentateur est annihilé, seul l’objet de l’expérience demeure.

Dans ce cas, l’expérience est sans fondement. Dans l’état où l’expérience est sans fondement, comment évaluer la valeur de la création, quand l’évaluateur est dans l’ignorance? Quand l’évaluateur est dans l’ignorance, comment l’évaluation peut-elle être dans la lumière? Et donc, à moins que le Soi ne soit réalisé, la valeur réelle de l’objet ne peut être évaluée. La réalisation du Soi, la réalisation du percevant, est la condition préalable à la réalisation valide de toute autre chose…

La Croissance Systématique des États Supérieurs de Conscience

Combien de fois avons-nous entendu parler des sept états de conscience? Certainement de nombreuses fois… Mais c’est un tel fascinant sujet qui imprègne tout le discourt de Maharishi qu’il est difficile de ne pas y revenir une fois de plus. Souvent lorsque j’écoute une conférence de Maharishi, je me pose la question: «Mais de quel état de conscience parle-t-il?» Des fois, c’est évident mais parfois cela l’est moins, d’où l’importance de la description ci-dessous.

Description de l’expérience et de la connaissance dans les sept états de conscience

À notre époque, Maharishi Mahesh Yogi a mis en lumière une connaissance détaillée des états supérieurs du développement humain, et des technologies de la conscience, y compris les programmes de Méditation Transcendantale et de MT-Sidhi, pour atteindre systématiquement le plein fonctionnement de la physiologie totale du cerveau.

Maharishi a formulé une science complète de la conscience – sa Science Védique – à partir de la connaissance contenue dans l’ancienne Littérature Védique. Cette science décrit les sept états de la conscience humaine – chacun avec son propre état correspondant unique de physiologie et d’expérience mentale – et donne la connaissance théorique et pratique pour déployer la pleine valeur de la conscience humaine. Les trois premiers états de conscience sont communément expérimentés et compris: 

1. L’état de conscience de sommeil – Suṣupti Cetanā: est un état de repos et de régénération du corps et de l’esprit en préparation à l’activité. C’est une partie importante du cycle quotidien pour le maintien de la santé. Il n’y a aucune expérience d’objets de perception et aucune expérience de soi-même.

2. L’état de conscience de rêve – Swapna Cetanā: est un état où l’esprit et le corps se régénèrent en préparation à l’activité. Il est important pour l’équilibre de la santé mentale et physique; c’est l’expérience illusoire des objets et de soi-même. La validité de l’expérience subjective et de la perception d’objets demande une évaluation extérieure à l’état de rêve.

3. L’état de conscience de veille – Jāgrat Cetanā: est un état où l’esprit et le corps sont engagés dans l’activité. Les objets de perception et soi-même sont expérimentés comme limités dans l’espace et le temps. La nature absolue et essentielle de l’objet et du sujet (le soi) est inconnue, ainsi l’état de veille est aussi mentionné comme un état d’avidyā ou d’ignorance.

Au fil du temps, de grands individus ont entrevu des niveaux de la réalité plus élevés que ces trois états de conscience. La Tradition Védique décrit comment, grâce à une éducation appropriée, il est possible de déployer systématiquement quatre états de conscience supérieurs. Ils sont:

4. L’état de Conscience Transcendantale – Tūrya Cetanā: est l’état décrit par Patañjali comme l’apaisement complet de l’esprit, aussi connu comme la Pure Conscience ou Samādhi. Dans cet état, l’esprit transcende l’activité de penser et de perception des sens, et s’identifie avec le niveau unifié, silencieux et non changeant de l’Ātmā – le Soi universel, décrit comme un état autoréférent de vigilance au repos. Cet état de conscience autoréférente est caractérisée par une conscience illimitée, un éveil intensifié et un repos physique profond. 

Le programme de Méditation Transcendantale offre un moyen naturel, sans effort et universel pour un individu de toute origine de développer systématiquement la Conscience Transcendantale. Maharishi a mis en évidence que ce chemin vers l’Illumination est idéal pour les personnes actives et ne nécessite pas d’effort et de tension, de renoncement, de changement de croyance, etc.

5. L’état de Conscience Cosmique – Tūryatīt Cetanā: est un quatrième état de conscience où le Samādhi temporaire devient un Samādhi permanent, maintenu spontanément en même temps que les états changeants de veille, rêve et sommeil; la nature essentielle du Soi est réalisée, dans cet état de complète liberté intérieure, le fondement de l’habilité maximum dans l’action. La physiologie de cet état, est si stable et flexible que le stress n’a plus de prise. C’est l’expérience d’un continuum éternel de conscience illimitée.

  Dans cet état le potentiel total de la Loi Naturelle est pleinement éveillé dans notre propre conscience et nos pensées, paroles et actions sont soutenues par l’Intelligence évolutive de la nature. Sur ce fondement, nous ne faisons pas d’erreurs mais rayonnons une grande influence d’harmonie et de positivité à la fois pour nous-même, la société et l’environnement. La Conscience Cosmique, souligne Maharishi, est l’état normal de la vie humaine qui peut être développée par une éducation appropriée.

Lorsque la Conscience Transcendantale a été expérimentée, à maintes reprises, pendant un certain temps, en alternance avec les états de veille, rêve et sommeil, à travers la pratique régulière de la technique de Méditation Transcendantale, le système nerveux gagne la capacité à maintenir cette Conscience Transcendantale en même temps que les trois états relatifs de l’existence, et l’état de Conscience Cosmique commence à se développer. 

Au niveau de l’expérience, la Conscience Cosmique se caractérise par la Conscience Transcendantale, établie de manière permanente, témoignant de sa propre activité, ce qui repose sur la qualité du fonctionnement intégré du système nerveux. Dans cet état, la Conscience maintient son identification avec elle-même alors que l’esprit et les émotions sont pleinement engagés dans l’activité.

6. L’état raffiné ou glorifié de Conscience Cosmique, la Conscience de Dieu – Bhagavad Cetanā: est caractérisé par la perception du relatif le plus fin ou la valeur céleste des objets de perception, qui se développe avec le raffinement croissant du système nerveux; dans cet état le cœur s’écoule dans des vagues d’amour universel. 

Lorsque la Conscience Cosmique a été établie, dans cet état de fonctionnement physiologique sans stress, la perception se raffine pour soutenir l’expérience la plus riche du niveau le plus fin de la Nature. La Conscience de Dieu n’est pas “la Conscience de Dieu” mais l’expérience directe de toute l’étendue de la création de Dieu. Sur cette base, on s’élève naturellement vers la réalisation de Dieu et de toutes choses à la lumière de Dieu dans le contexte de ses propres traditions spirituelles. La Conscience Divine est similaire à la Conscience Cosmique sauf que le fonctionnement de l’esprit et des sens est maintenant devenu beaucoup plus raffiné. Les objets des sens sont perçus dans leur valeur la plus raffinée et les émotions sont dites avoir réalisées leur plein développement. La Conscience Divine est aussi caractérisée par une attitude dévotionnelle. Tout devient infiniment plus subtil et infiniment plus joyeux.

7. L’état de Conscience d’Unité – Brahmi Cetanā: réalise à la fois le Soi intérieur et les objets extérieurs de perception comme étant essentiellement la totalité transcendantale, le Yoga supérieur est atteint – l’unité du Soi et du non-Soi. Ceci est exprimé par les Mahavakhyas: Tat Twam Asi – Tu es Cela, et Sarvam Khalu Idam Brahm – Tout ceci est véritablement Brahman.

Dans cet état suprême de l’expérience humaine, on perçoit tout en termes d’unité du Soi. La Conscience est la seule réalité, plus rien ne peut la cacher, les différences sont secondaires. Ce qui domine maintenant est l’homogénéité de la Conscience. En d’autres termes, l’objet, aussi bien que le sujet, sont expérimentés comme la Conscience. Dans la Conscience Cosmique, on vit en harmonie avec la Loi Naturelle, en obtenant le soutien de la créativité cosmique de la Nature. Dans la Conscience d’Unité, on fait l’expérience de tout comme mode de fonctionnement de sa propre intelligence et on obtient la maîtrise de toutes les Lois de la Nature.

C’est une belle expérience

Londres – 13.07.1975 

Question: «Je comprends que tous les méditants, moi y compris, espèrent atteindre la Conscience Cosmique. Comment peut-on savoir que l’on a réussi?»

Maharishi: «L’expérience. C’est une expérience que l’on ne peut pas manquer. Vous voyez, on fait quelque chose et si le silence intérieur est éveillé, alors on est établi dans le silence intérieur et pourtant on est établi dans ce que l’on fait. Donc cette expérience de maintien intérieur de la tranquillité intérieure est quelque chose de si profond que l’on ne peut pas la manquer. Personne d’autre n’a à me dire si je suis témoin de ce que je fais. C’est une expérience. On dort la nuit. En général, on est complètement inconscient de tout. Maintenant, quand la Conscience Cosmique arrive, on est bien éveillé à l’intérieur.

La Conscience Pure est maintenue même lorsque l’on constate que l’on dort. Ainsi, tout comme l’activité est là et le silence est là dans l’éveil, c’est une expérience; de même, le sommeil est là, ce qui signifie que l’inertie est là, et pourtant le silence est éveillé à l’intérieur.

Il s’agit donc d’une expérience. La Conscience Cosmique est une belle expérience, et une fois qu’on y est entré, on le sait. Et sa croissance est si graduelle, dans le cas de la Méditation Transcendantale, elle est très rapide, mais ce “rapide” est aussi comme un glissement vers elle d’une manière systématique, un glissement vers elle. Mais quand cela arrive, on ne peut pas la manquer. C’est une expérience; c’est une expérience très réelle. Quand on ne peut pas manquer l’expérience de l’état de veille, comment peut-on manquer l’expérience de la Conscience Cosmique? C’est exactement comme ça: état de veille, état de rêve, état de sommeil, veille, rêve, sommeil. Ce sont les trois différents états de conscience, et on les connaît en les traversant au niveau de l’expérience. La Conscience Cosmique est également une expérience. Et avant cela, le quatrième état de conscience, la Conscience Transcendantale – cet état fondamental – est également une expérience.»