Chaque niveau de conscience a son propre monde

Aujourd’hui, plus que jamais, la réalité des sept états de conscience trouve son expression dans une population mondiale où la diversité de l’attention est absolument dans toutes les directions. Des personnes les plus spirituelles, en passant par celles enclins à un matérialisme sans bornes, pour finalement toucher aux plus faibles qui n’ont de choix que de subir leur existence. La vidéo suivante est parlante, le texte est explicatif.

Concise description des 7 états de conscience, août 1968, Squaw Valley, CA, USA (en anglais)

Maharishi: […] Lorsqu’un homme au sommet de la montagne dit: «Oh, je vois ceci…», et qu’un homme au pied de la montagne dit: «Je vois ceci…», les deux sont corrects [de leur point de vue]! Aucun n’est faux. [L’homme au pied de la montagne est] correct dans le sens où il voit seulement «ceci», il ne peut voir que «ceci» et il ne peut décrire que «ceci». C’est donc la réalité de sa position!

Un homme situé au milieu de la montagne a un niveau de vue différent. De son niveau, tout ce qu’il voit, il le décrit. Il est capable de décrire plus que l’homme au pied de la montagne. Mais ce «plus» est encore bien moindre que celui de l’homme au sommet de la montagne. Ainsi, cela dépend à quel niveau de conscience on fait l’expérience de l’environnement. Dans la Conscience d’Unité […], on ne trouve aucune différence […]. Dans la Conscience de Dieu, on a une image complètement différente du monde: le monde est très fascinant, très beau. Dans la Conscience Cosmique, [la vision] a un statut complètement différent: «Cela change toujours, je ne change pas. J’ai une grande supériorité sur tout cela»… Dans la Conscience Transcendantale, le monde n’existe pas, [seulement l’état de vigilance silencieuse]. Dans l’état de veille, tout est si cher, si bien, si agréable… des valeurs localisées, toutes localisées… Dans l’état de rêve, la fascination est différente. Dans le sommeil, rien n’existe.

Ainsi, quand un homme dort, il ne voit rien, et un homme en Conscience de Dieu voit tout si brillant, lumineux, fascinant et beau: les expériences d’un dormeur et d’un homme en Conscience de Dieu seront complètement différentes. Les deux ont raison! Les deux ont absolument raison, mais les expériences n’ont rien à voir l’une avec l’autre.

C’est la Philosophie de la Vie qui peut donner une validité à deux domaines d’expérience complètement différents… […] En résumé, nous disons: les expériences sont différentes dans les différents états de conscience. Tout comme nous mettons des lunettes différentes et l’expérience [de la vision] devient différente: jaune, vert, rouge… Mettre des lunettes différentes signifie avoir différents niveaux de conscience… différents états de conscience.

Toutes les expériences sont valables. Toutes sont les vérités de l’existence. Rien ne conteste l’autre. […] Les états de conscience sont différents et dans chaque état de conscience, le monde est différent, l’expérience est différente – tout simplement parce que dans chaque état de conscience, notre machinerie [c’est-à-dire notre corps] fonctionne différemment!

Lorsque le taux métabolique prend une forme particulière – correspondant à ce style particulier de fonctionnement – nous obtenons le niveau de conscience… soit l’état de conscience de sommeil, soit de rêve, soit de veille, soit la Conscience Transcendantale, soit la Conscience Cosmique, soit la Conscience de Dieu, soit la Conscience d’Unité… Ce sont les différents états de conscience qui perçoivent le monde selon leur capacité de perception.

Ces différents niveaux de conscience ont des évaluations différentes. Et ceci est la vérité: le monde est tel que nous sommes. Quelle que soit la valeur de la conscience, c’est la valeur du monde pour nous. Et chacun est concerné avec la valeur du monde en termes de lui-même. Le monde peut être différent pour quelqu’un d’autre mais pour moi c’est comme ça et c’est mon monde. […] Donc, mon monde est tel que je suis. Votre monde est tel que vous êtes.

[Notre attitude est la suivante:] vous êtes pour moi comme je suis pour moi-même. Je suis pour vous comme vous l’êtes pour vous-même. Telle est la situation… Donc, peu m’importe ce que vous pensez de moi, je suis heureux tant que je pense du bien de vous… c’est tout ce qui compte. Je peux être complètement mauvais pour vous mais avec cette méchanceté je ne suis pas concerné tant que je me sens bien avec vous. […] Je suis concerné par ce bien. Je ne me soucie pas de ce que vous pensez de moi. Si vous pensez du mal de moi, très bien, je peux être mauvais pour vous mais vous resterez toujours bon pour moi parce que je pense du bien de vous. C’est un tel soulagement! [Maharishi et le public rient] Cela me sort des situations où je me trouve paralysé.

[Jusqu’à présent], je me trouve paralysé lorsque vous pensez différemment [de moi]. [Mais] je ne peux pas aider votre façon de penser parce que vous ne pouvez penser qu’à partir de votre niveau de conscience, je ne peux penser qu’à partir de mon niveau de conscience… et [donc] je me sens paralysé parce que je ne peux pas aider votre façon de penser. La façon dont vous pensez [est] la façon dont vous êtes parce que vous ne pouvez penser qu’à partir de votre niveau de conscience.

Mais jusqu’à présent, j’étais inquiet parce que j’essayais de me préoccuper de ce que vous pensiez: vous pensiez du mal de moi et j’ai commencé à me sentir mal parce que vous pensez du mal de moi et je ne peux pas vous aider à penser du bien de moi. J’étais donc malheureux parce que je voulais savoir si vous pensiez du bien de moi. Mais maintenant, je me sens soulagé parce que je ne suis pas concerné par ce que vous pensez de moi. Si vous pensez du mal de moi, alors vous devriez être malheureux avec ce mal. Et parce que je pense du bien de vous, je peux être heureux avec mon bien.

Cela me libère complètement de toute la misère que je m’infligeais inutilement parce que vous ne pensiez pas du bien de moi. Donc, vous restez avec ce que vous pensez et je resterai toujours avec ce que je pense.

Cette situation naturelle vient avec cette connaissance. Et c’est un tel soulagement: pourquoi devrais-je me tenir responsable de votre territoire de préoccupation. Ce qui vous concerne, c’est ce que vous pensez de moi, ce que vous pensez du pilier, ce que vous pensez du plafond… c’est ce qui vous concerne! Je ne peux pas me rendre misérable pour votre responsabilité. Vos pensées sont votre responsabilité, elles ne sont pas ma responsabilité. Alors, pourquoi je ne devrais pas vous laisser libre d’être avec vos responsabilités… pourquoi devrais-je mettre votre responsabilité dans ma tête et mon cœur? Il est complètement inutile que je vous prive de votre liberté.

Vous restez avec votre pensée et dorénavant je ne vais pas me rendre malheureux parce que vous pensez de telle ou telle façon. Je ne veux pas que vous soyez privés de votre liberté parce que de toute façon vous ne pouvez pas en être privés! Le niveau de votre conscience est le niveau de votre pensée. Il ne peut pas être modifié à moins que vous ne suiviez un “cours de cycles de Méditation Transcendantale”. Et alors, le nouveau niveau de pensée est votre niveau de pensée – ce n’est pas mon niveau de toute façon.

Il n’est pas bon de se rendre malheureux parce qu’un de nos amis, un de nos parents, ne pense pas du bien de nous. S’il ne pense pas du bien de nous, c’est sa responsabilité – il a ce genre de lunettes qui ne lui conviennent pas! Mais il les met!

Cette connaissance, cette conclusion pratique, nous rend absolument libre dans notre esprit:  Juste parce que les autres ne pensent pas du bien de nous… qu’est-ce que c’est [pour nous rendre malheureux]? Ils pensent comme ils pensent, nous sommes bons tant que nous pensons en bien d’eux. Nous ne voulons donc pas savoir: «Qui ne pense pas du bien de moi?» Parce qu’en sachant cela, mon bon sentiment à son égard peut être assombri.

Mais sachant juste ce fait que chaque homme pense à partir de son niveau de conscience, juste cette connaissance que dans chaque état de conscience les pensées sont différentes, les expériences sont différentes, les réalités sont différentes. Donc, nous ne pouvons pas modifier le niveau de conscience de quiconque. Il doit se libérer du stress et automatiquement son niveau de pensée, son niveau de compréhension, son niveau de sentiment seront meilleurs. Et alors seulement, il commencera à penser d’une meilleure façon.

Le simple fait de comprendre que chaque niveau de conscience possède son propre monde nous libère des grandes influences contraignantes de la pensée des autres à notre égard. […] Ce qui est nécessaire, c’est de sauvegarder notre propre cœur et notre propre esprit. Il est nécessaire de protéger nos sentiments envers les autres. Il est nécessaire de protéger notre compréhension envers les autres, c’est-à-dire ne pas laisser notre compréhension être abaissée. 

Nos sentiments envers une personne doivent être bons, amicaux, agréables, élevés, encourageants… Notre compréhension, nos sentiments, notre comportement doivent être à un niveau élevé… à notre niveau. Si une personne est faible, c’est sa responsabilité. C’est l’utilisation pratique de cette connaissance que chacun ne peut penser qu’à partir de son propre niveau de conscience. […] Nous sympathisons avec elle, quel que soit son niveau, et nous l’aidons à s’élever à un niveau supérieur. (1973)

Le changement de paradigme qu’apporte la révélation des sept états de conscience est un immense soulagement pour l’évolution de l’humanité. Effectivement, savoir maintenant que la vie humaine n’est plus limitée aux trois états de conscience relative que sont la veille, le rêve et le sommeil prouve une fois de plus que Dieu a bien fait l’homme à son image. 


Sur le même sujet, je vous invité à examiner le texte suivant: La Croissance Systématique des États Supérieurs de Conscience. Et pour corroborer les propos de Maharishi voici un lien qui ne manquera pas d’attiser votre réflexion: À propos de l’importance de dire du bien des autres…

La Conscience de Dieu – Abandonner le tamas du sommeil profond

Maharishi: «Lorsque l’état de veille de la conscience se comporte dans le domaine céleste de la vie – lorsque la vie céleste commence à dominer dans l’état de veille de la conscience, alors cette expérience actuelle de l’état de veille de la conscience de ceci et de cela se transforme naturellement dans la lumière de la vie céleste, qui est le Dieu. Cela arrive au niveau de la conscience elle-même – la conscience de l’état de veille voyant ceci et ceci et ceci. La conscience de l’état de veille qui voit ce Dieu céleste est beaucoup plus profonde, beaucoup plus belle, beaucoup plus fascinante, beaucoup plus louable.

«Le caractère louable du niveau céleste de la vie supplante l’importance de ceci, de cela et de cela. Dans la conscience, ce niveau de vie céleste est maintenu fermement avec l’Être absolu. Et ce niveau de vie céleste est presque un avec l’Être absolu. La différence entre le relatif grossier et l’Absolu, le grand écart entre le grossier et l’Absolu, devient minime. Une très légère différence, et presque aucune différence. Alors c’est la Conscience de Dieu, qui est 100% l’Être absolu avec le domaine céleste de la vie – l’Être céleste et absolu.

«Dans cet état, le tamas, qui est responsable du sommeil profond, est presque nul – il est là, mais presque nul. La prédominance de sattva est totale. Rajas est là juste pour maintenir le sattva en vie, et tamas est là juste pour maintenir le sattva en vie. Sinon, la prédominance de tamas, comme dans le sommeil profond, disparaît. Et quand tamas disparaît, alors la séparation de la conscience et du sommeil profond – la conscience et le corps allongé sous l’influence de toute l’ignorance, tamas, devient minimisée.

«Ainsi, même pendant le sommeil profond, ce qui reste dominant, c’est la conscience, et pas vraiment la sensation de sommeil comme c’est le cas pendant la Conscience Cosmique, pendant Jivan Mukti. [Dans la Conscience Cosmique] on fait l’expérience que le sommeil est là, et absolument tout calme et établie, la conscience intérieure, les deux choses sont séparées. Cette dualité disparaît dans l’unité de cette vie céleste plus l’Être absolu. Ce qui reste est toute lumière.

Question: «Dans la Conscience Cosmique vous avez l’Absolu plus tamas, et dans la Conscience de Dieu vous avez l’Absolu plus sattva?»

Maharishi: «Oui, [dans la Conscience de Dieu] nous avons le maximum de sattva, et le maximum de sattva est tout céleste. L’obscurité du sommeil profond disparaît. Ce qui reste est la lumière céleste avec la conscience intérieure. L’aspect tamas n’y a pas sa place. C’est ainsi que les deux disparaissent [l’obscurité du sommeil et l’aspect tamas].

«De même, ici, à l’état de veille, le contraste entre l’Absolu et ce relatif grossier est grand. Lorsque ce relatif grossier est remplacé par le niveau céleste de la vie, demeurant tel qu’il est – parce que l’on doit se comporter dans ce domaine – sa prédominance n’existe plus.» – Kumbha Mela, Inde 1966

Dieu, la Conscience de Dieu et la foi

Maharishi: «Ce qui est important pour nous, c’est la Conscience de Dieu, pas la foi en Dieu! La foi n’accomplit rien. Je ne veux pas être cruel envers le beau mot “foi” mais cela revient à gaspiller la vie. Combien, combien de générations sont mortes dans la foi, dans “l’espoir”? Nous ne voulons pas mourir dans la foi. Nous voulons vivre dans l’amitié avec Lui. Et nous voulons tendre la main de la bonne et systématique manière. Et tendre la main pour serrer la main de Dieu, c’est: nous devons être très solidement établis dans notre propre Soi. Sinon, sans savoir qui je suis, je vais rencontrer le Plus Grand. Qui va rencontrer le Plus Grand? (rires de l’auditoire)

«Un homme ignorant ne peut rencontrer que son propre niveau d’ignorance. Celui qui n’est pas conscient de son Soi ne peut rencontrer qu’un homme qui n’est pas conscient de lui-même. Parce que, les deux imbéciles pourraient très bien s’entendre. (rires et applaudissements de l’auditoire, Maharishi rit) Que peut-on dire d’autre? (les rires continuent)

«La Conscience de Dieu ne se réalise pas de manière fanatique – pas en pensant, pas en créant des humeurs, pas en l’implorant, pas en le pleurant. Ce n’est pas par de telles expressions dramatiques d’émotion ou de pensée que l’on peut réaliser Dieu. C’est une réalité qui se trouve au niveau supérieur de la création.

«Ainsi, chacun doit s’élever à sa propre réalité qui l’élève à ce niveau éternel de la vie sur lequel on se trouve alors au niveau supérieur de la Création. Établi dans cette Conscience Cosmique où on est établi dans cette éternité de la vie au niveau de l’Être omniprésent. Ensuite on peut étendre son amour pour Dieu et alors la Conscience de Dieu est à portée de main.

«Pour aimer quelqu’un de très grand, il faut avoir un grand cœur. Un petit cœur ne peut tout simplement pas se gonfler de vagues d’amour pour quelqu’un de très grand. Dieu n’est pas une question de foi!» – 1967, dans une conférence publique

Bonus: Pour ceux qui le désirent, voici une conférence video en anglais de Maharishi avec la transcription: https://enjoytmnews.org/harmony-of-differences-and-waves-of-bliss-the-most-highly-evolved-state-of-human-existence/#.YZlLJy9zhdg

La pauvreté, supprimée par la plénitude dans le vide

Quand il n’y a absolument rien, on trouve absolument tout

Conférence de Genève du 01.12.2005

Maharishi: Comment brisez-vous la pauvreté? Vous amenez la pauvreté au niveau extrême, là où il n’y a absolument rien. Et vous avez écrasé la pauvreté. Et quand il n’y a absolument rien, vous trouvez absolument tout. Et c’est la vraie richesse. 

La vraie richesse est la vraie richesse. Soulignez cette chose un millier de fois. La vraie richesse n’est pas dans la richesse dénombrable – millions, milliards, trillions et autres – ce n’est pas en termes de cette richesse. Mais en termes de la source de toute richesse. La source de la richesse infinie. 

Vous désirez et la chose est là. Vous souhaitez – la chose est là. C’est la vraie richesse. Et c’est à cette classe que nous voulons élever les pauvres. Elle ne se préoccupe pas de pièces et de richesses dénombrables, mais de cette affluence qui est un domaine de toutes possibilités. Toute richesse en est un aspect. 

Mais la richesse n’est pas – à elle seule – la vie totale. Il y a le pouvoir. Il y a le pouvoir. Et il y a la connaissance. Et il y a la félicité. 

Notre éradication de la pauvreté est l’élimination de tout ce qui n’est pas la Totalité. L’élimination de tout ce qui n’est pas la Totalité. Et c’est notre propre autosuffisance. Notre propre conscience. Notre propre conscience. Et c’est principalement une question d’attention. L’attention.

Nous avons le programme d’éradiquer la pauvreté, et ceci dans le sens où le monde l’entend. Mais lorsque nous savons d’où nous fonctionnons pour cela, et où nous voulons emmener notre peuple, nous voulons emmener notre peuple – non pas vers une richesse qui peut être minimisée, ou qui peut être volée, ou qui peut être une cause de douleurs et de larmes. Mais à un niveau où la félicité se meut, où les vagues sont les vagues de la félicité. 

L’état de conscience de rêve est – quelque chose est vu en termes de quelque chose d’autre. Il y a un arbre, et vous le voyez comme un lion qui vous saute dessus. C’est le rêve. Quelque chose est vu comme quelque chose d’autre. 

La Conscience de Dieu, c’est aussi: quelque chose vu en termes de quelque chose d’autre. Vous voyez un manguier, et vous voyez que Krishna est là, et vous voyez que Vishnu est là. Quelque chose qui est vu en termes de quelque chose d’autre. C’est cela, la Conscience de Dieu. 

La Conscience de Dieu – quelque chose vu comme autre chose. Vous voyez quelque chose, mais vous voyez Dieu en elle. Vous voyez quelque chose – Dieu en elle.

La pauvreté signifie qu’un homme est pauvre. Cela signifie qu’il a moins d’argent. Maintenant, quand nous voulons qu’il ait plus d’argent, notre programme est de le priver complètement de tout ce qu’il a maintenant. Et c’est ce que nous disons – c’est notre programme pour éliminer la pauvreté.

Il a un peu d’argent – il est pauvre. Maintenant, nous voulons qu’il ait plus d’argent. Le programme est le suivant: Le priver de tout ce qu’il a – l’amener à un état de vide. L’emmener vers le vide. À la vacuité. Vers l’abstraction. Au non-manifesté. Et lui montrer – lui prouver qu’il a tout. Il a tout. Dans un sens, nous l’emmenons au vide. Et dans le même sens, miraculeusement, nous le privons du vide.

La Méditation Transcendantale et Yoga

Une question a été posée concernant les “expériences de Kundalini” apportées par d’autres techniques…

Maharishi: «Ces expériences sont contenues dans les pratiques de Méditation Transcendantale. Seulement nous ne parlons pas beaucoup de la Kundalini. Bien que presque tous les bons méditants passent par toutes ces expériences.

«Le but de chaque système de Yoga est d’abord d’obtenir le Samadhi, puis de le stabiliser, puis de le développer en Conscience de Dieu et de le laisser trouver son accomplissement dans l’unité (la Conscience d’Unité). C’est le but de chaque Yoga. 

«Parce que l’esprit et le corps vont ensemble, tout comme le Prana. L’activité du Prana, l’activité du corps et l’activité de l’esprit – les trois vont ensemble. Si l’un est plus, l’autre est plus – si l’un est moins, l’autre est moins.

«Différents systèmes ont été élaborés. Et c’est la perfection de l’enseignement, que considérant le corps, le même état de Samadhi peut être atteint. En considérant le Prana, le même état de Samadhi peut être atteint. En considérant l’esprit, le même état de Samadhi peut être atteint. C’est la perfection de l’enseignement.

«Et le Hatha Yoga ne vise rien d’autre que ce que vise tout autre système de Yoga. Et la Méditation Transcendantale apporte la plénitude à chaque système, parce que dans le Yoga – qu’est-ce que le Yoga? L’union est le Yoga. Lorsque l’esprit s’unit à l’Être, alors c’est l’état de Yoga. Où est le Yoga dans le fait de se pencher ou de se lever ou autre chose? Il n’y a pas de Yoga, il n’y a pas d’union, dans les Asanas. Il n’y a pas d’union dans le Pranayama. Si la langue s’unit au nez (rires), cela ne devient pas le Yoga.

«C’est une union, mais c’est à ce niveau. (rires) L’union est l’union de l’individualité avec l’illimité cosmique. C’est l’union, c’est une union significative. Il n’y a pas d’union dans les Asanas, il n’y a pas d’union apportée par le Pranayama et pas d’union dans Pratyahara ou Dharana. Il n’y a pas non plus d’union dans Gyan (la connaissance). L’union est dans le Samadhi. Et Dhyana mène au Samadhi. Dhyana est ce qui prend l’esprit du domaine de l’expérience grossière, l’amène à l’expérience subtile, l’amène à la quiétude du domaine transcendantale. Dhyana ou la méditation est une voie directe au Samadhi, qui est le Yoga.

«Quand le Yoga commence momentanément, quand l’esprit arrive au domaine transcendantale, même momentanément, même vaguement, même à travers un petit contact, un petit peu de cela – alors le Yoga commence. C’est le début du Yoga. Quand on commence la Méditation Transcendantale, alors c’est le début du Yoga. Et quand cet état se stabilise et ne disparaît plus – dans la veille, le rêve, le sommeil, dans les trois états, il continue, c’est la Conscience Cosmique – alors le Yoga est substantiel, il est établi. C’est l’état établi de Yoga.

«Et ensuite, il se glorifie davantage dans l’expérience de la valeur céleste de la vie. Et ensuite l’expérience de tout en termes d’éternité, en termes de son propre Soi, dans l’état d’unité (la Conscience d’Unité). 

«Dans l’état d’unité, lorsque même la perception de la diversité est en termes d’infini, alors la conscience est établie dans l’état éternel de Yoga, de l’union. Il n’y a aucun domaine de désunion, aucune différence, aucune distinction, aucune diversité, juste l’unité. L’unité, l’éternité et c’est l’état permanent de Yoga.

«Ce que nous enseignons est donc le Yoga. Seulement nous ne l’appelons pas ainsi, parce que le mot Yoga a été largement détourné pour signifier faire quelques exercices physiques, se pencher ici et là. C’est pourquoi, dans le seul but de préserver les masses de la confusion du terme, nous n’appelons pas cet enseignement Yoga. Sinon, c’est du Yoga…» – Livigno, Italie, 1970

La relation Maître à disciple

Maharishi: «La dévotion est quelque chose de plus ajouté à l’amour. Elle est complétée par les qualités de service et de vigilance. Le service est également unificateur, mais en même temps, il dépend également de certaines valeurs extérieures. Il doit donc s’appuyer sur la plate-forme de la vigilance. Cette vigilance n’est pas seulement utile à la faculté de servir mais aussi à l’esprit d’amour, car en l’absence de vigilance, même la félicité de l’unité ne deviendrait pas une réalité vivante.

«Un très vieux dicton pratique dit: “l’amour est aveugle”, “l’amour ne connaît pas de raison”, et ceci pour alerter l’amoureux afin qu’il ne soit pas perdu. Que la valeur de l’amour soit appréciée, soit vivante. Veda (?) – cet aspect de la vigilance qui est contenu dans la qualité du service, les deux sont réunis. Si la vigilance est perdue, le sens du service est perdu, la vie s’effondre et la valeur unificatrice de l’amour cesse d’avoir une quelconque valeur pratique et utile. La vigilance seule peut constituer une barrière ou un obstacle à l’influence unificatrice de l’amour. C’est pourquoi la vigilance seule n’est pas donnée dans la dévotion. Qu’est-ce qu’on y donne? Service et amour, amour et service. L’amour et le service signifient la dévotion. La vigilance seule n’est pas considérée – amour et service; le repos du niveau pratique de la vie.

«Quelqu’un qui veut aimer quelqu’un veut lui être d’une valeur pratique. Et c’est cet élément du service – la valeur pratique du service dans le domaine de l’amour. La même chose se produit chez les dévots de Dieu, où l’amour est si profus, si intense et si absorbant qu’on ne peut que se perdre dans ce grand afflux d’émotions – parce qu’il est là, dans cette gloire céleste, cette valeur, cette grandeur – auquel on peut absolument se livrer, sans aucune conscience de soi. Mais alors, pour jouir de la grande valeur de la relation avec Dieu, il faut avoir une position très, très stable et puissante pour l’individualité.

«Et qu’est-ce qui permet à l’homme d’être absorbé par la gloire du domaine céleste? La conscience illimitée, la nature vivante du Soi. Parce que le Soi est déjà établi dans l’illimité de la Conscience Cosmique. Cet établissement de l’absence de limites du Soi dans la Conscience Cosmique est une bonne base pour sauver un homme afin qu’il soit absorbé dans la gloire céleste de Dieu. Et c’est sur cette base que la Conscience de Dieu devient puissante.

«Ce grand afflux d’amour de la gloire céleste de la vie ne devient une réalité vivante au niveau individuel que lorsque l’individualité est établie sur la valeur infinie. Si l’individualité n’est pas établie sur la valeur infinie, elle ne pourra pas soutenir son individualité, elle ne pourra pas jouir de cette gloire céleste de la Conscience Cosmique. Parce que l’objet de l’amour est toute joie, l’amant doit se tenir sur ses pieds, sinon il sera perdu – perte totale d’identité – et fera même honte à cette vague d’amour irrésistible, car elle ne pourra pas servir son objectif.

«Le but de l’amour n’est pas l’absorption totale dans un état d’unicité où la vie cesserait d’être vécue. Le but de l’amour est de rendre la vie significative, aussi puissante que possible, aussi glorieuse que possible. Et si l’on n’est pas capable de soutenir et de profiter de cette vague d’amour, le but de cette vague sera perdu. Et donc, d’une manière très naturelle, d’une manière très spontanée, la vague d’amour est prudente. Elle vient à des degrés croissants avec l’augmentation de la pureté de la vie. Lorsque la vie devient plus pure, la conscience s’élargit, les valeurs physiques et mentales du cœur et de l’esprit s’étendent. Et avec cette expansion du cœur, avec cette expansion du récipient de l’amour, la vague d’amour devient plus grande.

«Dans un cœur expansé, il n’y a aucune chance que la vague d’amour soit plus grande. Et cette situation naturelle, qu’une vague d’amour ne sera pas grande dans un petit cœur, c’est parce que l’amour est gentil. Il ne veut pas que le cœur se brise – il ne le permettra pas. Et c’est pourquoi, à mesure que la pureté grandit, ou que l’Être s’infuse de plus en plus, le cœur se gonfle de plus en plus d’amour, spontanément de plus en plus. Et l’expansion est fructueuse, précieuse pour la vie. Et lorsqu’il se retrouve face à face avec cette gloire céleste, il est capable de soutenir cet élan qui s’élève pour unifier les deux. Et cet élan est soutenu par la vigilance, née de la faculté de servir dans la structure de l’amour.

«C’est donc l’illimité du soi individuel qui est capable de maintenir cette faible ignorance (leshāvidya) sur la base de laquelle l’impact infini de la puissance sous-jacente de l’amour est maintenu. Ainsi, ce sens du service, ce petit sens du service, le maintien de la vigilance, est précieux pour l’amour. Vous voyez la structure de l’amour? Elle est alerte et serviable du début à la fin. C’est ce qui le maintient. – 10.11.1970

La Croissance Systématique des États Supérieurs de Conscience

Combien de fois avons-nous entendu parler des sept états de conscience? Certainement de nombreuses fois… Mais c’est un tel fascinant sujet qui imprègne tout le discourt de Maharishi qu’il est difficile de ne pas y revenir une fois de plus. Souvent lorsque j’écoute une conférence de Maharishi, je me pose la question: «Mais de quel état de conscience parle-t-il?» Des fois, c’est évident mais parfois cela l’est moins, d’où l’importance de la description ci-dessous.

Description de l’expérience et de la connaissance dans les sept états de conscience

À notre époque, Maharishi Mahesh Yogi a mis en lumière une connaissance détaillée des états supérieurs du développement humain, et des technologies de la conscience, y compris les programmes de Méditation Transcendantale et de MT-Sidhi, pour atteindre systématiquement le plein fonctionnement de la physiologie totale du cerveau.

Maharishi a formulé une science complète de la conscience – sa Science Védique – à partir de la connaissance contenue dans l’ancienne Littérature Védique. Cette science décrit les sept états de la conscience humaine – chacun avec son propre état correspondant unique de physiologie et d’expérience mentale – et donne la connaissance théorique et pratique pour déployer la pleine valeur de la conscience humaine. Les trois premiers états de conscience sont communément expérimentés et compris: 

1. L’état de conscience de sommeil – Suṣupti Cetanā: est un état de repos et de régénération du corps et de l’esprit en préparation à l’activité. C’est une partie importante du cycle quotidien pour le maintien de la santé. Il n’y a aucune expérience d’objets de perception et aucune expérience de soi-même.

2. L’état de conscience de rêve – Swapna Cetanā: est un état où l’esprit et le corps se régénèrent en préparation à l’activité. Il est important pour l’équilibre de la santé mentale et physique; c’est l’expérience illusoire des objets et de soi-même. La validité de l’expérience subjective et de la perception d’objets demande une évaluation extérieure à l’état de rêve.

3. L’état de conscience de veille – Jāgrat Cetanā: est un état où l’esprit et le corps sont engagés dans l’activité. Les objets de perception et soi-même sont expérimentés comme limités dans l’espace et le temps. La nature absolue et essentielle de l’objet et du sujet (le soi) est inconnue, ainsi l’état de veille est aussi mentionné comme un état d’avidyā ou d’ignorance.

Au fil du temps, de grands individus ont entrevu des niveaux de la réalité plus élevés que ces trois états de conscience. La Tradition Védique décrit comment, grâce à une éducation appropriée, il est possible de déployer systématiquement quatre états de conscience supérieurs. Ils sont:

4. L’état de Conscience Transcendantale – Tūrya Cetanā: est l’état décrit par Patañjali comme l’apaisement complet de l’esprit, aussi connu comme la Pure Conscience ou Samādhi. Dans cet état, l’esprit transcende l’activité de penser et de perception des sens, et s’identifie avec le niveau unifié, silencieux et non changeant de l’Ātmā – le Soi universel, décrit comme un état autoréférent de vigilance au repos. Cet état de conscience autoréférente est caractérisée par une conscience illimitée, un éveil intensifié et un repos physique profond. 

Le programme de Méditation Transcendantale offre un moyen naturel, sans effort et universel pour un individu de toute origine de développer systématiquement la Conscience Transcendantale. Maharishi a mis en évidence que ce chemin vers l’Illumination est idéal pour les personnes actives et ne nécessite pas d’effort et de tension, de renoncement, de changement de croyance, etc.

5. L’état de Conscience Cosmique – Tūryatīt Cetanā: est un quatrième état de conscience où le Samādhi temporaire devient un Samādhi permanent, maintenu spontanément en même temps que les états changeants de veille, rêve et sommeil; la nature essentielle du Soi est réalisée, dans cet état de complète liberté intérieure, le fondement de l’habilité maximum dans l’action. La physiologie de cet état, est si stable et flexible que le stress n’a plus de prise. C’est l’expérience d’un continuum éternel de conscience illimitée.

  Dans cet état le potentiel total de la Loi Naturelle est pleinement éveillé dans notre propre conscience et nos pensées, paroles et actions sont soutenues par l’Intelligence évolutive de la nature. Sur ce fondement, nous ne faisons pas d’erreurs mais rayonnons une grande influence d’harmonie et de positivité à la fois pour nous-même, la société et l’environnement. La Conscience Cosmique, souligne Maharishi, est l’état normal de la vie humaine qui peut être développée par une éducation appropriée.

Lorsque la Conscience Transcendantale a été expérimentée, à maintes reprises, pendant un certain temps, en alternance avec les états de veille, rêve et sommeil, à travers la pratique régulière de la technique de Méditation Transcendantale, le système nerveux gagne la capacité à maintenir cette Conscience Transcendantale en même temps que les trois états relatifs de l’existence, et l’état de Conscience Cosmique commence à se développer. 

Au niveau de l’expérience, la Conscience Cosmique se caractérise par la Conscience Transcendantale, établie de manière permanente, témoignant de sa propre activité, ce qui repose sur la qualité du fonctionnement intégré du système nerveux. Dans cet état, la Conscience maintient son identification avec elle-même alors que l’esprit et les émotions sont pleinement engagés dans l’activité.

6. L’état raffiné ou glorifié de Conscience Cosmique, la Conscience de Dieu – Bhagavad Cetanā: est caractérisé par la perception du relatif le plus fin ou la valeur céleste des objets de perception, qui se développe avec le raffinement croissant du système nerveux; dans cet état le cœur s’écoule dans des vagues d’amour universel. 

Lorsque la Conscience Cosmique a été établie, dans cet état de fonctionnement physiologique sans stress, la perception se raffine pour soutenir l’expérience la plus riche du niveau le plus fin de la Nature. La Conscience de Dieu n’est pas “la Conscience de Dieu” mais l’expérience directe de toute l’étendue de la création de Dieu. Sur cette base, on s’élève naturellement vers la réalisation de Dieu et de toutes choses à la lumière de Dieu dans le contexte de ses propres traditions spirituelles. La Conscience Divine est similaire à la Conscience Cosmique sauf que le fonctionnement de l’esprit et des sens est maintenant devenu beaucoup plus raffiné. Les objets des sens sont perçus dans leur valeur la plus raffinée et les émotions sont dites avoir réalisées leur plein développement. La Conscience Divine est aussi caractérisée par une attitude dévotionnelle. Tout devient infiniment plus subtil et infiniment plus joyeux.

7. L’état de Conscience d’Unité – Brahmi Cetanā: réalise à la fois le Soi intérieur et les objets extérieurs de perception comme étant essentiellement la totalité transcendantale, le Yoga supérieur est atteint – l’unité du Soi et du non-Soi. Ceci est exprimé par les Mahavakhyas: Tat Twam Asi – Tu es Cela, et Sarvam Khalu Idam Brahm – Tout ceci est véritablement Brahman.

Dans cet état suprême de l’expérience humaine, on perçoit tout en termes d’unité du Soi. La Conscience est la seule réalité, plus rien ne peut la cacher, les différences sont secondaires. Ce qui domine maintenant est l’homogénéité de la Conscience. En d’autres termes, l’objet, aussi bien que le sujet, sont expérimentés comme la Conscience. Dans la Conscience Cosmique, on vit en harmonie avec la Loi Naturelle, en obtenant le soutien de la créativité cosmique de la Nature. Dans la Conscience d’Unité, on fait l’expérience de tout comme mode de fonctionnement de sa propre intelligence et on obtient la maîtrise de toutes les Lois de la Nature.

La Dévotion à Dieu est au Niveau de l’Être – pas de la Pensée

Question: Dans votre introduction à votre commentaire de la Gita, vous avez fait une remarque sur Shankaracharya et vous avez dit que «en l’absence du soleil, les étoiles de moindre importance prennent le relais» et j’aime cela.

Maharishi: Vous aimez cela parce que c’est la vérité. Chaque jour, nous voyons que lorsque le soleil se couche, les étoiles prennent le relais. C’est notre expérience de chaque jour. Chaque jour, dans le ciel, cette chose se produit.

Question: En l’absence de Shankara, de la façon dont il a exposé le Vedanta, Ramanuja et les autres (commentateurs) sont-ils corrects?

Maharishi: La principale erreur de Ramanuja, de Madhva et de tous les autres était de ne pas tenir compte de la conscience transcendantale. En prônant la dévotion, ils ont négligé cette conscience pure et ont établi leur domaine de dévotion au niveau de la pensée de Dieu – en le chantant, en le priant, en pensant tout le temps à Lui.

La dévotion est une chose du domaine de l’Être. On vit cela dans la vie. On n’a pas besoin de dire «Je t’aime tellement» et on n’a pas besoin de continuer à dire «Je t’aime tellement». L’amour est une chose au niveau de la vie. On le vit… spontanément on le vit – particulièrement, un amour illimité dont les vagues sont si hautes qu’on peut sentir le contact de Dieu.

L’amour est une chose de la vie. Il est au niveau de l’Être. Et ignorer l’Être du domaine de la dévotion, c’est porter la dévotion à un niveau sans fondement… c’est comme construire un château dans l’air. Vous ne pouvez pas construire. Il n’est pas possible d’établir le domaine de la dévotion indépendamment de la pure conscience.

Lorsque ces personnes ont commencé à exposer la dévotion, elles n’ont fait que l’éloge de Dieu. Si la conscience d’une personne est pleine de la conscience de béatitude, si le cœur et l’esprit d’une personne sont remplis de cette conscience pure, alors le chant de Dieu est juste une vague de félicité.

Quand la conscience est universelle, alors seulement ces chants et ces prières ont un sens pour contacter ce domaine du Tout-Puissant. Sinon, c’est juste penser et glorifier la banque, en restant dans le marché. Vous pleurez pour la banque, vous restez dans le marché et vous pensez à la banque, vous appelez la banque, vous louez la banque et vous faites toutes sortes de choses dans la rue de la banque. Si vous n’entrez pas dans la banque, la banque ne sera pas d’une grande utilité.

Lorsque ces personnes, après Shankara, ont commencé à glorifier la dévotion, elles n’ont pas maintenu cette conscience transcendantale et, pour cette raison, leurs disciples, même s’ils se balançaient dans les humeurs de la dévotion, ressentaient quelques vagues de bonheur dans leurs humeurs de dévotion, ne pouvaient pas atteindre l’illumination que la dévotion apporte – ne pouvaient pas atteindre la Conscience de Dieu qui est le but de toute dévotion.

Et donc ils n’ont pas duré dans le temps. «Ils n’ont pas duré dans le temps» signifie que leur enseignement est resté inefficace – juste resté inefficace. Et les gens ont été dissuadés de continuer à perdre leur temps en pleurant pour Dieu ou en le désirant ou toutes sortes de choses qui ont été étiquetées comme des pratiques de dévotion, mais qui n’ont abouti qu’à un simple état d’humeur. C’est une perte de vie. – Humbolt, 1970

La Grâce de Dieu par Maharishi Mahesh Yogi

Pour les participants au cours de Bad Mergentheim, Allemagne, 29.12.1964

De: Trente Années Autour du Monde – L’Aube de l’Âge de l’ Illumination

La méditation ne gagne pas la grâce de Dieu, elle permet seulement à l’homme d’apprécier d’autres aspects différents de la grâce qui n’étaient pas jusqu’à là appréciés – rien à gagner, rien à demander, seulement commencer à apprécier… Quand on parle de Sa nature miséricordieuse et toute puissante, nous faisons allusion à ce niveau où la grâce de Dieu est inséparable de l’homme. Mais pour cela, l’homme doit juste commencer à plonger, et ensuite commencer à vivre la grâce de Dieu à travers toute chose… C’est d’ailleurs pour cela qu’il est toujours bon de remettre tous nos accomplissements à Dieu et en être heureux et Le remercier, mais comme nous le savons, cela ne vient pas de notre propre effort, mais du fait de minimiser l’effort. 

Dans la méditation, nous ne faisons pas d’effort, nous permettons à l’esprit de se mettre dans des états de moindre effort, parce qu’en expérimentant les états les plus subtils, l’effort est moindre et moindre et moindre et ensuite pas d’effort, absolument aucun effort. 

C’est pourquoi il est dit que ce n’est pas par notre propre effort, mais par la grâce, qui attire l’esprit vers un plus grand bonheur à chaque étape, que nous accomplissons la réalisation de Dieu.

Donc, la grâce de Dieu est dans un premier temps, ce mouvement sans effort qui tourne l’esprit conscient vers sa propre source, et la grâce de Dieu est cette habilité d’apprécier toute chose comme l’expression de cette grâce.

Ajoutons que la grâce de Dieu est un langage religieux et que le soutien de la nature appartient plus au langage moderne scientifique. Mais que nous l’appelions soutien de la nature ou grâce de Dieu, cette aide est là, et tout ce que nous avons à faire est simplement de nous tourner à l’intérieur et rien d’autre. Elle est gagnée sans rien faire.

À une question d’un participant au cours: Comment faire venir la grâce de Dieu jusqu’à nous? 

Maharishi a répondu: La grâce de Dieu omniprésente. Elle est toujours présente. Ce n’est pas qu’elle vienne, c’est que nous commençons à l’utiliser. … Il n’y a rien de nouveau à venir; elle est déjà venue. Elle n’a pas commencé avec nous, tout comme nous n’avons pas commencé avec elle. La grâce de Dieu; la bénédiction de Dieu, l’aide de Dieu, ne vient de nul part. Elle est déjà là. Tout comme l’air, elle est déjà là. Maintenant, c’est à nous de la respirer ou de ne pas la respirer. Si nous ne respirons pas, nous commençons à souffrir. Si nous respirons, nous commençons à être normaux.

Comme l’air, la grâce de Dieu est à notre disposition. Elle imprègne chaque fibre de notre Être et de l’Être de l’univers entier. … Seulement, ce qui est la grâce omniprésente de Dieu n’est jamais isolé en tant qu’entité individuelle. Elle est juste là. Ce qui doit être omniprésent n’est ni isolé, ni lié, et ce qui n’est pas lié est plus fin que la plus fine existence de la création. Lorsque nous portons notre attention sur cet Être, plus fin que le plus fin, alors nous nous établissons au niveau de la grâce de Dieu. Immédiatement, nous en profitons. Si nous ne nous élevons pas au niveau de la grâce de Dieu, à ce niveau plus fin que le plus fin, alors demeurant dans le grossier, nous ne l’avons pas.

C’est l’histoire de la grâce de Dieu. On dit qu’il est tout à fait miséricordieux… tout à fait miséricordieux. Il a répandu Sa grâce bien avant que nous puissions la vouloir. Bien avant que le besoin ne se fasse sentir, elle est là, disponible pour nous. En plongeant pendant la méditation, nous amenons notre attention, notre esprit conscient, à ce niveau de grâce, et nous en sommes complètement remplis. … Nous nous associons pleinement à cette grâce et en profitons ensuite. C’est pourquoi c’est la nature miséricordieuse du Tout-Puissant. Avec beaucoup de compassion, beaucoup d’amour, Il a répandu Sa grâce pour nous. Chaque fois que nous pouvons porter notre attention à ce niveau, nous commençons à la posséder. Il s’agit de s’approprier la grâce de Dieu. De Son côté, Il est disponible. De notre côté, tant que nous hésitons à l’accepter, nous hésitons à l’accepter. Nous nous mettons à ce niveau, et elle est déjà là.

La grâce de Dieu est comme un lac plein, un grand lac plein d’eau. Maintenant, l’eau est là. N’importe quel fermier peut amener l’eau dans son domaine. Si la canalisation n’est pas reliée au niveau de l’eau, l’eau reste. L’eau est juste pleine, prête à couler. Mais elle ne s’écoulera pas d’elle-même. Si la connexion est faite, elle s’écoulera naturellement. Si la connexion n’est pas faite, elle ne s’écoulera pas… et tout homme est libre de faire la connexion entre son domaine et le niveau de l’eau. Mais si l’on ne fait pas la connexion, l’eau reste pleine.

Tout comme la plénitude de l’eau dans un lac ou un océan, la grâce de Dieu est pleine. Ceux qui établissent une connexion, qui tirent le pipeline par la Méditation Transcendantale, vers eux elle coule. Et si nous ne le faisons pas, elle reste pleine. En soi, elle ne peut pas couler.

Combien d’entre vous ont le sentiment que la vie devient meilleure et plus gracieuse depuis qu’ils ont commencé à méditer? [Toutes les mains se sont levées.] Et une dernière chose que je voudrais vous demander. Combien d’entre vous trouvent que c’est très facile à maintenir? [Beaucoup de mains se sont levées.] Maintenant, c’est la nature miséricordieuse de Dieu. Il nous a créés pour que nous n’ayons pas à faire grand-chose… nous pouvons très facilement profiter de Sa grâce.

Notre expérience nous montre qu’il est facile d’améliorer la vie, de mettre fin aux souffrances et aux chagrins qui s’accrochaient auparavant à notre esprit et à notre corps, et qu’il est facile d’être plus libre, de mieux vivre, en consacrant quelques minutes à faire passer le pipeline du grossier au transcendant. Pendant la méditation, nous portons notre attention du grossier au transcendant – en tirant le pipeline du grossier extérieur à travers le subtil jusqu’à l’état transcendantal de l’Être, qui est le niveau caché de la grâce de Dieu.

La grâce du Tout-Puissant… Pour jouir de la grâce de Dieu, nous devons en faire l’expérience et la comprendre, en avoir la connaissance et en faire l’expérience. Nous devons en faire l’expérience à tous les niveaux.

Dieu est omniprésent. Dieu est tout ce qui existe. Par conséquent, aucun niveau d’expérience n’est exclusif de Lui, et donc à chaque niveau d’expérience nous devrions être capables de L’expérimenter, et simultanément à chaque niveau de compréhension nous devrions être capables de Le comprendre. … nous devrions Le connaître. … Nous commençons à Le connaître à partir d’aujourd’hui ou de demain. Mieux comprendre Dieu et profiter de sa grâce et Le vivre à tous les niveaux de l’expérience et Le comprendre à tous les niveaux de la compréhension.

Il est nécessaire de comprendre les différents niveaux de la vie. Ayant connu les différents niveaux de vie, ayant compris les différents niveaux de création, nous sommes capables de voir ce qui crée et imprègne tous ces différents niveaux. Nous avons beaucoup analysé dans le passé que toute la sphère de la vie, toute la création, pouvait être divisée en deux aspects, le relatif et l’absolu. Il y a la phase absolue de la vie, la phase absolue de la création, et il y a différents niveaux d’existence relative. C’est ce qui nourrit qui apparaît ici à la tige et ici à la feuille – tous ces différents aspects de la plante sont imprégnés et pénétrés par ce que nous appelons ce qui nourrit. Ainsi, l’Être absolu imprègne tous les différents niveaux de création dans le domaine de la vie relative.

Le domaine relatif de la vie que nous vivons par les sens. Les yeux, les oreilles, les cinq sens sont engagés dans l’expérience du domaine relatif de la vie. Dans la méditation, lorsque vous perdez le mantra et que vous transcendez, vous faites l’expérience de l’Être absolu. Ce sont les deux domaines de l’expérience: l’absolu et le relatif. En méditant régulièrement, on en vient à faire l’expérience de l’absolu dans l’état de veille, de rêve et de sommeil profond. … L’absolu imprègne tous les domaines relatifs de la vie. L’Être absolu, qui n’est pas en dehors de notre expérience, dont nous faisons l’expérience à plusieurs reprises à chaque séance de méditation, cette conscience ou cet Être pur, cet Être immuable, éternel, imprègne tout ce domaine relatif de l’existence.

Le domaine absolu de la vie, qui imprègne et pénètre tout, est le domaine de Dieu. On dit que l’Être absolu est la demeure de Dieu. Dieu, nous trouvons, est quelqu’un – pas quelque chose – mais quelqu’un qui préside à l’absolu et au relatif en même temps … le Tout-Puissant, qui préside, qui gouverne les domaines de l’absolu et du relatif et par l’influence duquel ce monde existe.

Ce monde était comme il était; il est comme il est, comme il sera, sous l’influence de ce Tout-Puissant qui est la divinité présidant à l’absolu et au relatif – les deux domaines de la vie. Il est Dieu. C’est quelqu’un de mystérieux, autre chose que l’absolu et autre chose que le relatif, mais qui commande l’absolu et le relatif. L’existence de Dieu, la puissance de Dieu, Dieu lui-même, imprègne le relatif. Il se situe quelque part entre l’état manifesté et l’état non-manifesté, présidant aux deux.

Ce Dieu Tout-Puissant est réalisé lorsque nous avons la capacité d’Être parfait et la plus grande capacité de perception la plus fine dans le domaine relatif. Notre capacité d’Être parfait signifie la conscience cosmique, où nous vivons cet absolu qui imprègne et pénètre tous les domaines relatifs de la vie. Lorsque nous gagnons la conscience cosmique, et lorsque nous gagnons la capacité de perception la plus fine dans le domaine relatif, nous gagnons alors la capacité de réaliser ce que nous appelons Dieu. La conscience cosmique est donc la première condition préalable à la réalisation de Dieu. Maintenant, grâce à cette méditation, vous roulez rapidement sur l’autoroute de la conscience cosmique. Ravivons notre mémoire à propos de la conscience cosmique.

[Après avoir entendu quelques expériences et descriptions de la conscience cosmique de la part des participants au cours…]

Deux cents pour cent de la vie est une conscience cosmique. La réalisation de Dieu signifie la réalisation de ce qui préside à 200% de la vie. Celui qui préside à 200% de la vie signifie Celui qui préside à l’Être absolu et éternel et Celui qui préside à tout le cosmos infiniment étendu, de ses strates les plus subtiles à ses strates les plus grossières. Et l’état suprême de la réalisation de Dieu est cet état où l’on peut réaliser l’expression de l’indicible absolu au niveau des sens. L’état suprême de la conscience de Dieu est celui où l’on peut réaliser l’expression de l’absolu inexprimable au niveau de l’expression sensorielle non-manifestée.

Combien d’entre vous ont le sentiment que l’esprit ne se préoccupe plus de certaines choses? Grâce à la méditation, quelque chose se produit pour que l’esprit reste plein. Chaque jour se révèle de plus en plus plein et de plus en plus satisfaisant. Les choses qui vous dérangeaient auparavant ne semblent plus vous déranger… de plus en plus de plénitude de la vie – l’Être absolu s’infuse dans la nature de l’esprit dans le domaine de l’activité. C’est la croissance de la conscience cosmique. Maintenant, qui pourrait dire ce qui se passe et qui fait que la vision devient indifférente? Que se passe-t-il, et comment le ressentez-vous? Vous sentez un changement en vous?

[Un étudiant a répondu qu’il avait l’impression de devenir plus lui-même… que rien de nouveau n’était ajouté.]

Maharishi répondit: Oui, vous êtes ce que vous êtes. Rien ne semble avoir été ajouté. Tout comme lorsqu’un ingénieur devient ingénieur, il n’a pas l’impression que quelque chose lui est arrivé. Il ressent simplement: «Oui, je suis ce que je suis.» Comme ça, vous voyez que vous êtes ce que vous êtes, comme vous l’étiez il y a un an, deux ans, trois ans. Auparavant, vous vous inquiétiez, et maintenant vous ne vous inquiétez plus, mais il semble que rien ne soit arrivé. C’est cette croissance de l’absolu abstrait. Elle a son domaine dans le silence… une croissance silencieuse. C’est ainsi que la conscience cosmique se développe… tout en silence, rien ne semble se produire.

En approfondissant de plus en plus cette expérience de l’Être, en approfondissant de plus en plus l’infusion de l’Être dans la nature de l’esprit, on finit par atteindre la conscience cosmique. Vous commencez à vivre pleinement 200% de la vie, une activité complète et un silence total à l’intérieur, et vous ne savez pas que quelque chose se passe parce que ce n’est rien d’autre que notre propre nature essentielle… à l’intérieur, de part en part, et relativement à l’extérieur. Ainsi, lorsque nous vivons 200% de la vie, nous n’avons pas l’impression de vivre autre chose… nous sommes simplement ce que nous sommes.

La conscience cosmique, 200% de la vie, signifie la plénitude du silence intérieur et la plénitude de l’activité extérieure. Au fur et à mesure que cela se développe, la vision se transforme en un état d’unité au milieu de toute la diversité. Ce silence intérieur grandit de plus en plus au milieu de l’activité. La vision de la vie se transforme naturellement en une prédominance de l’unité au milieu de la diversité. Ainsi, lorsque la vision devient prédominante dans l’unité, lorsqu’elle appartient au domaine de la diversité, lorsque l’unité devient de plus en plus dominante dans le domaine de la diversité, quelque chose se développe pour maintenir éternellement cette unité omniprésente en même temps que la diversité.

Un état vient où l’unité devient inséparable de la diversité. L’unité dans la diversité devient une réalité vivante. Et lorsque l’unité dans la diversité devient une réalité vivante dans la vie d’une personne, dans sa conscience, dans le domaine de son expérience, alors on dit que la vision de la conscience de Dieu s’est accomplie. Lorsque l’unité devient dominante dans la vision de la diversité, alors il y a l’unité et la diversité.

L’unité signifie l’Être non-manifesté, absolu, éternel. … La diversité signifie toute l’existence individuelle spécifiée dans le domaine relatif. Lorsque l’unité devient dominante dans la diversité, alors la vision de l’unité au milieu de la diversité est la vision de Dieu partout – dans ceci et cela. Dieu se réalise au niveau des sens. … Dans toute expérience au niveau de la parole, de la pensée, de tout ce qui se trouve dans le domaine relatif, ce qui imprègne et pénètre en soi est Dieu, et c’est la conscience de Dieu… un état de vie qui ne peut être comparé à aucun autre état. Elle a sa propre spécificité: cette vision de l’unité au milieu de la variété de la perception et de la cognition.

Alors, Dieu est vécu à travers chaque expérience. Alors ce que l’on voit est l’expression de Dieu, ce que l’on entend est la manifestation de Dieu. À travers tous les sens de l’expérience, on fait l’expérience de Dieu. Ce qui préside à l’absolu vient d’être vécu et expérimenté au niveau des sens, et c’est la vision de la réalisation de Dieu. Dieu ne se trouve nulle part ailleurs que là où nous nous trouvons. Dieu n’est vu à aucun autre niveau que celui où nous nous trouvons. À chaque niveau d’expérience, ce qui est expérimenté est Dieu. Et cela est vécu comme différent de nous et comme non différent de nous.

C’est cette vision de Dieu, la réalisation de Dieu, où le monde est en Lui et où il est dans le monde. Je suis en Lui et Il est en moi. Rien n’est différent de Lui, et rien n’est dépourvu de Lui. La base de cette vision est que le domaine du transcendant se situe dans le domaine de l’expérience relative. Ce processus se répète sans cesse, et un état de vie naturel est créé lorsque l’on se trouve dans cet état de vie que nous appelons conscience cosmique, et c’est à ce niveau de conscience cosmique que se développe la vision de Dieu. Dieu est connu dans ses vrais aspects à travers toute la création relative et imprégnant tout le domaine de l’absolu. C’est la vision de Dieu, et c’est la réalisation de Dieu.

[Une question fut posée à Maharishi pour qu’il distingue Dieu de l’Être absolu.

Maharishi a répondu: Dans la croissance de la conscience cosmique, ce qui se développe, c’est le silence et le silence et le silence. … La vision de Dieu est autre chose que cela, autre chose que la simple conscience cosmique… bien que sans la conscience cosmique elle ne puisse pas exister. La conscience cosmique prépare un fondement solide sur lequel la conscience de Dieu est possible. Mais le fondement est la base sur laquelle la conscience de Dieu pourrait avoir une structure stable.

Si l’Être absolu était Dieu… alors la conscience cosmique aurait été la conscience de Dieu. Si l’Être absolu était Dieu, alors la conscience cosmique aurait été la conscience de Dieu. Mais nous disons que la conscience cosmique est le fondement sur lequel la conscience de Dieu se développe. Pourquoi? Parce que Dieu est quelque chose de plus, quelque chose d’autre que l’absolu. Et qu’est-ce que c’est? Il est ce qui préside à l’éternité de l’Être absolu… en même temps, Il est ce qui préside à l’éternité de la vie relative.

Maintenant, il y a deux éternités. L’absolu est éternel dans sa phase d’évolution constante. L’univers relatif est éternel dans sa phase de changement perpétuel. Ainsi, même si l’éternité est une, cette éternité se trouve sur deux plans différents. Elle se trouve sur le plan de l’univers en perpétuel changement, et elle se trouve sur le plan de l’Être qui ne change jamais.

Cela fait du statut de Dieu autre chose que l’absolu, qui ne change jamais, et autre chose que l’éternel qui change toujours. L’éternel, relatif en perpétuel changement, l’éternel, absolu en perpétuel non-changement – le même «éternel» que l’on trouve sur deux plans différents. L’un est le domaine de la mort, le domaine du changement, le domaine de la vie endormie, et l’autre est le domaine de la vie elle-même, le domaine de l’Être qui ne change jamais. Ainsi, l’unique réalité éternelle qui préside aux deux plans éternels de la vie, cette réalité éternelle est Dieu. C’est ce qui distingue Dieu de l’Être absolu.

Voici le besoin de quelqu’un qui sera capable de gérer l’éternité de l’Être absolu et en même temps de s’occuper de l’éternité du relatif. Le jour et la nuit, le cycle de la vie en perpétuel changement, est également éternel. Maintenant, comme deux domaines complètement opposés se révèlent éternels, il faut quelqu’un pour relier les deux domaines opposés de l’éternité et donner une validité à l’éternité de la vie relative en perpétuel changement de l’univers et à l’éternité de l’Être absolu en perpétuel non-changement.

Celui qui équilibre les deux caractéristiques opposées du relatif et de l’absolu est le Dieu tout-puissant. C’est Lui que nous voulons réaliser, et c’est Lui que nous réalisons à ce niveau qui harmonise l’absolu et le relatif. Ce niveau est le niveau de la conscience cosmique. À ce niveau, nous trouvons celui qui préside à l’éternité du relatif et de l’absolu.

Le Désir pour la Conscience de Dieu

Maharishi: En Conscience Cosmique, nous vivons aussi. Pour le besoin de la béatitude, le corps se doit d’être. La béatitude devient béatifique avec la pratique. Ce qui veut dire que la Conscience Cosmique n’est pas une fin en soi, mais le début d’un processus de raffinement des perceptions.

– Il est dit qu’un homme, ayant atteint la Conscience Cosmique est plénifié?

Maharishi: Il n’est pas encore plénifié. Il est libéré. La libération n’est pas la plénitude.

Donc un homme en Conscience Cosmique assurément désirera gagner la Conscience de Dieu?

Maharishi: Et donc ce désir est important, parce qu’alors il peut trouver la plénitude de ce désir. Avant la Conscience Cosmique le désir de Dieu est simplement trop superficiel. Il n’a aucune signification. 

– Est-ce que le désir de la Conscience de Dieu ne commence pas avant que la Conscience Cosmique soit atteinte et est-ce que ce désir n’empêche pas de gagner la Conscience Cosmique?

Maharishi: Non. On gagne la Conscience Cosmique au milieu de tous les désirs. Et on n’a pas à mettre fin aux désirs pour gagner la Conscience Cosmique. Parce que la Conscience Cosmique est gagnée par la méditation et l’action. Donc l’action est un moyen de gagner la Conscience Cosmique. Et ayant gagné la Conscience Cosmique on peut alors – même bien avant avoir gagné la Conscience Cosmique – commencé à gagner le désir de la réalisation de Dieu, et commencer avec ces Techniques Avancées pour avancer vers la Conscience de Dieu.

– Pourrait-il arriver que la Conscience Cosmique et la Conscience de Dieu soient atteintes à peu près en même temps – simultanément?

Maharishi: Cela pourrait arriver, l’un après l’autre. Peut-être bientôt, pas très tard. Et c’est là notre espoir: qu’avec nos Techniques Avancées pour réduire les tensions plus rapidement, d’ici à ce que nous ayons 80 à 90% de la Conscience Cosmique, nous nous mettions bientôt aux Techniques Avancées pour gagner en efficacité dans le domaine du comportement céleste, et ensuite nous avancions. 

– Vernon m’a demandé d’insister dans le sens de l’homme cosmiquement conscient désirant obtenir la Conscience de Dieu et donc renaître.

Maharishi: Vous voyez le truc c’est que: Une graine grillée – une graine, peut-être n’importe quelle graine – une graine qui a été grillée. En raison de la grillade, elle a perdu sa capacité à germer. Une graine qui est grillée, même si à toutes fins pratiques elle aura l’air d’être une graine, elle a perdu son pouvoir de germination. Le pouvoir de germination est perdu avec la grillade, par la chaleur du feu. Ainsi, par la chaleur de la libération, la capacité à germer est perdue. Maintenant, même si une graine désire qu’elle pousse en un arbre, elle ne le peut pas. Une fois que la flèche est lancée, elle est lancée. Et elle ne peut pas revenir. Une fois que la Conscience Cosmique est acquise à 100%, la flèche est perdue. Et elle ne peut pas revenir. La graine est grillée. Elle ne peut pas germer. La libération est arrivée. Et une fois que nous avons franchi le seuil de la libération, l’esclavage ne peut plus être envisagé, hm? Une fois que nous avons atteint ce niveau, nous avons atteint ce niveau – et c’est fini. Et c’est pour cela que nous nous dépêchons. Nous ne voulons pas mourir sans la Conscience de Dieu. Et c’est pourquoi nous nous dépêchons. Et c’est pourquoi cette procédure de ces Techniques Avancées et ces procédures d’élimination des stress et des tensions le plus tôt possible, le plus tôt possible, hm? Des années d’évolution peuvent être apportées, peuvent être comprimées en quelques jours ou quelques semaines. Et c’est notre plan. C’est notre plan. C’est notre plan.