Maharishi et Tat Wale Baba

Le texte suivant est si inspirant par la sagesse qu’il contient que je n’ai pu résister à le traduire. Vous trouverez la version anglaise sur le lien suivant: http://www.yogiphotos.com

Conférence de Tat Wale Baba à une assemblée internationale de chercheurs

Tat Wale Baba commença son exposé dans un hindi énergique, sans tension, et Maharishi Mahesh Yogi traduisait

(…)

Ce qui est omniprésent n’a pas à être cherché. C’est déjà là. Commencez à être. Ce qui est omniprésent n’a pas à être cherché; seulement notre conscience individuelle a à être amenée à ce niveau et là est cette béatitude. Vous n’avez pas à la chercher. Comprenez-vous? À moins que l’on rentre dans cette béatitude omniprésente, la satisfaction ne peut pas venir. Si elle avait dû venir, elle serait venue à l’heure qu’il est à travers de nombreuses avenues dans le monde. Mais, ce n’est pas le cas. Donc, ce qui est le Soi est votre propre être. Vous n’avez pas à chercher à l’extérieur. Et, c’est sans distinction de fois religieuses ou de croyances; chrétiennes ou mormons ou hindous. Cet être est lui-même la connaissance. Seulement, vous avez à savoir. Toutes ces diverses manifestations de bonheur que nous expérimentons dans le monde, sont aussi les manifestations de ce même être éternel qui est notre propre Soi. Si nous sommes conscient du Soi, si nous le connaissons, bien. Autrement, nous avons à être. Et donc, il est nécessaire d’amener notre conscience individuelle profondément en nous-même. Aussi profondément que nous pouvons amener notre conscience individuelle au Soi, aussi intensément nous pouvons hériter de ce qui est omniprésent dans notre vie jour après jour. Connaissant ce Soi, nous serons éternellement satisfait; demeurant dans le monde, nous vivrons le contentement. Et, ce n’est pas une question de se détacher du monde. Seulement, nous avons à le connaître, et le connaissant, alors, toutes les différentes manifestations dans le monde seront expérimentées comme les manifestations de Cela. Nous n’avons pas à nous détacher. C’est juste une question d’amener la conscience individuelle à ce domaine, et être, et le vivre.

Ayant acquis ce magnifique, parfait système nerveux humain, si nous connaissons cet élément du Soi, alors nous avons réellement utilisé ce merveilleux cadeau pareil à un diamant, ce système nerveux pareil à un diamant qui est capable de donner cette béatitude éternelle. Si elle n’est pas expérimentée, alors nous avons perdu le cadeau de diamant. Nous avons pris sur nous-mêmes ce système nerveux humain, non pas pour l’amour de plaisir insignifiant de nature changeante dans ce domaine relatif du changement, mais pour vivre et être cette béatitude infinie. Et, nous aurons à atteindre cette chose, que nous l’atteignons dans cette vie, ou dans la prochaine, ou la suivante. Nous ne pouvons tout simplement pas renoncer à cela. Par conséquent, avec l’assistance du Guru et des Écritures, il est mieux de l’atteindre rapidement. Pourquoi le retarder?

L’exposé de Tat Wale Baba fut suivie par une opportunité pour les questions d’être posées.

Comme chaque question était posée en anglais, Maharishi Mahesh Yogi traduisait en hindi, puis traduisait les réponses de Tat Wale Baba.

Étudiant: Peut-il nous parler de son maître et de la tradition qu’il suit?

TWB: Le Soi est libre de toute tradition ou de non tradition.

MMY (ajoutant son propre commentaire): Il est de la tradition de Shukadev. Shukadev était comme lui, pas de ce monde. Loin de lui.

Étudiant: Peut-il nous dire quel genre de méditation fait-il?

TWB: Je suis établi dans le Vedanta et de cette façon, on en parle, et on est. Il n’y a aucune pratique en tant que telle.

Étudiant: Que pensez-vous de la Méditation Transcendantale?

TWB: La conscience transcendantale est la base de toute expérience. La pure conscience est Cela à travers lequel on expérimente. Ce n’est pas une chose qu’on peut expérimenter. Et, tout ce monde est dans un état de pure conscience, et c’est à travers Cela qu’on expérimente tout. La pure conscience, ou la conscience transcendantale n’est rien qu’on expérimente. À travers Cela on expérimente tout. Cela est la base de toute expérience, et de faire l’expérience. Donc, jouissez de cet état.

Étudiant: Est-il possible d’accroitre sa capacité à jouir de cet état?

TWB: On peut l’accroitre grandement par la méditation. Et à mesure qu’on va plus en profondeur, Cela jaillira dans notre vie extérieure. Donc, il est possible d’accroitre notre capacité à être Cela. Et c’est par la méditation.

Étudiant: A-t-il des techniques qu’il enseigne à ses disciples?

TWB: Nous sommes assis dans la forêt, et quand nous sommes assis dans la forêt, nous avons un but à accomplir, et avec ça nous sommes assis. Si un chercheur vient et demande, très bien. Nous donnons des conseils. Sinon, nous n’avons pas beaucoup de temps. Nous sommes dans la forêt, et nous sommes dans la forêt pour un certain but. Mais, si un chercheur vient, très bien. Ses doutes sont dissipés et supprimés.

Étudiant: Pense-t-il que son mode de vie aide le reste de l’humanité ou seulement lui?

TWB: Tous ces saints méditants et établis dans le Soi, ils sont le fondement pour toute cette marche de l’univers entier, et ils sont le fondement de toute la chose, et non pour eux-mêmes seulement. Leurs bonnes vibrations influencent les sociétés pour leur avancement.

Étudiant: Comme une centrale électrique?

TWB: Comme une centrale électrique. La centrale électrique est à Delhi and l’ampoule éclaire ici. Ce n’est pas l’ampoule qui éclaire. C’est l’électricité de la centrale. C’est les saints établis dans leur Soi qui infusent la vie dans tout l’univers. Et, ce sont eux qui ont trouvé Smriti Purananam (les codes védiques de conduite). Ce sont eux qui ont trouvé l’essentiel, les réalités de la vie, et qui ont enseigné au monde les diverses conduites de vie; les chemins de la réalisation du Soi, les chemins de la réalisation de Dieu, et tout ces états supérieurs de vie. Ce sont eux qui ont amené la demeure de la sagesse au monde, et ils sont à la base de toute la prospérité croissante du monde à travers leurs vibrations et à travers leur réalisation.

Étudiant: De combien de sommeil a-t-il besoin?

TWB: Si je dors qu’est-ce qui arrivera au monde? Endormi et éveillé – le sommeil et l’éveille sont la nature de l’esprit. Parfois l’esprit dort, parfois il est éveillé. Si je dors, la base entière du monde s’endormirait et alors il ne resterait rien. Aussi, je ne dors pas. Si quelqu’un dort, c’est l’esprit. Le Soi ne dort pas. Tous ces états de veille, rêve; ils appartiennent à l’esprit. Ils ne sont pas l’état du Soi. Et, si vous parlez de mon sommeil, je ne dort pas parce que le Soi ne dort pas. Si le Soi dort alors le monde entier irait dans le sommeil.

Étudiant: Y-a-t-il une différence entre le moment où il médite et le moment quand il ne médite pas, dans la façon dont il se sent, ou son interaction avec l’environnement?

TWB: En méditant pendant quelques temps, on devient établi en permanence dans l’état d’être. Et alors, partout où l’esprit va, on est établi dans ce Soi, peu importe ce qu’on fait ici ou là; c’est sans importance quand on est établi dans le Soi. Et, cet état vient après un certain temps d’aller profondément à l’intérieur et en sortir. Avec cette pratique, on devient établi en permanence dans le Soi, et alors quoique vous fassiez, vous n’êtes pas séparer du Soi.

Étudiant: Vivez-vous dans cet état maintenant?

TWB: Ce qui est non né, éternel, nous n’en parlons pas en termes de temps. En termes de temps le Soi ne peut pas être discuté.

Étudiant: Sent-il qu’il y a plus à atteindre?

TWB: Qu’y-a-t-il à être gagné ou à atteindre? Ce qui est à être gagné est omniprésent, et nous sommes Cela, et c’est déjà atteint. Aussi longtemps que l’esprit a été fluctuant seulement dans le relatif changeant, aussi longtemps il était hors de vue. Et, quand l’esprit a été concentré et a atteint ce niveau, rien de nouveau s’est produit. La chose qui était là, elle est là. Rien de nouveau s’est produit ou a été atteint. Rien! Ce qui était là, est là même maintenant, et était même avant. Seule la différence est dans l’esprit; l’esprit était inconscient de Cela et maintenant l’esprit est conscient. Donc, qu’y-a-t-il à dire à propos d’accomplissement d’autres états?

Étudiant: Peut-il nous parler de l’amour qui s’écoule de notre coeur une fois que l’état est atteint?

TWB: Notre amour déborde. Comme quelqu’un s’aime lui-même ainsi il commence à aimer les autres. Parce que dans cet état il n’y a rien d’autre que notre Soi. Par conséquent, notre amour pour notre Soi est notre amour pour les autres. Et alors, quelque soit les communications qui sont là, elles sont les communications dans notre propre Soi. Le Soi est doré. C’est seulement une question d’amener notre conscience à Cela et alors le critère de Cela sera que nous commencerons à démontrer toute l’amour et l’harmonie dans le domaine de toutes nos actions et expériences. Ce sera le critère. Quand l’amour s’accroît, cela devient l’équilibre pour mesurer que nous approchons de Cela. Autrement, la chose est déjà là, seulement nous avons à l’incorporer dans nos vies. Nous avons à exposer plus d’amour, plus de bonheur. L’expression de Cela est nécessaire, autrement l’état de Cela est déjà là. Et, nous commencerons à l’exprimer plus quand nous en deviendrons plus conscient.

Étudiant: Pouvons-nous méditer avec vous?

Tat Wale Baba ferma ses yeux et nous méditâmes tous pendant environ vingt minutes. Alors, l’opportunité de poser plus de questions repris.

Étudiant: Que voyez-vous pour l’avenir du monde?

TWB: Nous avons à créer l’avenir. Le futur n’a pas à nous créer. Et, si nous faisons de bonnes choses, et méditons, et expérimentons ce Soi, et sommes omniprésent, l’avenir va être bonne. Si nous ne le faisons pas, nous allons créer un mauvais avenir. Nous avons à créer le futur. Le futur est dans nos mains.

Étudiant: Y aura-t-il la paix mondiale?

TWB: Le monde est en vous. Et, si vous êtes en paix à l’intérieur, si votre conscience individuelle est établie dans votre Soi, votre monde est en paix. Et, si vous êtes fluctuants et sans paix, et que vous n’êtes pas en accord avec votre propre état éternel d’Être, alors le monde est dans un manque de paix. Si vous voulez créer la paix sur le niveau cosmique, alors vous devez prendre refuge en Dieu. Et, si vous voulez la paix en vous-même, réalisez le Soi et votre monde sera en paix et vous verrez que le monde entier est en paix. Le monde est comme vous êtes, et le monde sera comme vous serez.

Étudiant: Y-a-t-il des raccourcis à la purification du Karma?

TWB: Le raccourci le plus court à la purification du karma est l’abandon à Dieu, la dévotion à Dieu, la réalisation du Soi. Et, quand vous réalisez le Soi tout votre esprit et vos sens seront purifiés. Et, quand vos sens sont purifiés toutes vos actions seront bonnes. Elles seront support de vie. Elles se comporteront avec vous comme vos amis. Et, si l’esprit n’est pas établi dans le Soi, dans la gloire de Dieu, alors vos propres sens deviendront votre ennemi. Et alors, tout votre karma vous sautera dessus comme votre ennemi. C’est la fixité de l’esprit dans le Soi qui fait de vos sens votre ami, et la non fixité de l’esprit dans le Soi fait de vos sens votre ennemi. Les sens ennemis signifient le karma, parce que le karma est accompli par les sens. Donc, le karma sera bon si l’esprit est établi dans le Soi et le karma ne sera pas bon si l’esprit n’est pas établi dans le Soi. Pratiquez. Accroissez votre pratique pour arriver à ce but.

Étudiant: Est-ce un handicap d’être maître de maison et de faire cette pratique?

TWB: La voie de maître de maison n’est pas mauvaise. Mais, en n’étant pas capable d’être à la hauteur de ce style de vie, nous faisons un enfer hors de nous-mêmes dans la voie de la vie de maître de maison.

Étudiant: Est-il possible de travailler dans le monde quand nous avons gagné l’état le plus haut de la pure connaissance suprême?

TWB: Il y a deux style de vie, le maître de maison et le reclus. Ceux qui sont dans la voie de la vie de maître de maison, par habitude sont engagés dans l’activité, même en ayant gagné cet état de connaissance suprême. Et, ceux qui sont reclus par nature, n’ont rien à faire avec l’activité de la vie. Donc, ils continuent à vivre cette voie. Mais, les deux vivent cet état de connaissance suprême.

Étudiant: Est-il possible que celui qui vit la voie de la vie de maître de maison puisse alors désirer changer et vivre la vie d’un reclus? Ou, serait-ce cause d’un conflit?

TWB: La condition idéale serait de ne pas entrer en ménage. Si vous voulez devenir un sannyasi (un renonçant), ou, si vous êtes entrés dans la vie de maître de maison, alors partager la responsabilité que vous avez prise avec la femme et les enfants, et alors achevez cette responsabilité. Faites que vous enfants soient éduqués et finissez-en avec tous ça. Alors, il devrait être bon d’osciller à partir de là. Autrement, n’y entrez pas, ce sera le plus idéal. Ayant pris la responsabilité, il ne serait pas bon de fermer cette responsabilité. …

Citation du Jour

L’immunité, l’alimentation et l’Ayurveda

L’hiver est déjà bien avancée mais cela ne nous empêche pas de mieux comprendre comment notre système immunitaire fonctionne et surtout comment le maintenir à son plus haut niveau pour une expérience de santé optimale.

Tout moment est propice pour penser à renforcer votre immunité. Le froid n’est pas forcément synonyme de rhume et de grippe. La clé est de commencer dès maintenant avec des aliments qui renforcent l’immunité. 

Quels sont les aliments qui renforcent le système immunitaire? Tout aliment qui se transforme rapidement en Ojas est bon pour l’immunité. Si l’aliment crée de l’ama, il est mauvais pour l’immunité.

L’Ojas est le produit final d’une digestion complète qui crée une santé radieuse, des émotions stables et une immunité. L’ama, impuretés digestives dues à la consommation d’aliments difficiles à digérer ou à des habitudes alimentaires malsaines, crée l’effet inverse: il compromet l’immunité et la santé.

L’Ayurveda Maharishi utilise la théorie de la qualité de la terre et des semences pour expliquer le fonctionnement de l’immunité. Dans cette analogie, le corps humain est comme le sol où la graine de l’infection germe. L’ama et les autres impuretés rendent le corps fertile pour les infections. Si vous voulez empêcher les graines de l’infection de germer, vous devez veiller à créer de l’Ojas dans votre corps, et non de l’ama. 

Voici sept façons de stimuler le facteur immunitaire de vos repas.

Choisissez des aliments intelligents et faciles à digérer 

Les aliments intelligents comprennent les fruits et légumes frais, les céréales complètes, les légumineuses et les produits laitiers légers. Si vous choisissez des aliments frais, complets et non altérés par la transformation, votre nourriture éveillera l’intelligence de la nature et se transformera rapidement en Ojas. 

Les aliments transformés, en conserve, surgelés ou emballés sont plus difficiles à digérer et créent donc de l’ama. De plus, parce qu’ils sont vieux, dénaturés par la transformation ou qu’ils contiennent des ingrédients nocifs tels que des conservateurs chimiques, on pourrait même les appeler des aliments débiles, car ils ne contiennent plus l’intelligence de la nature. Au contraire, ils créent de l’ama et empêchent l’intelligence de la nature d’atteindre les cellules. 

Les aliments biologique sont les meilleurs car ils sont non seulement exempts de produits chimiques agressifs, mais contiennent également davantage de minéraux. Les protéines végétariennes telles que le panir (fromage fait maison), le lait et les légumineuses (mung dhal, lentilles et autres haricots, petits et divisés) améliorent l’Ojas et l’immunité. La viande n’est pas une protéine recommandée car elle est difficile à digérer et crée de l’ama. 

Cuisinez avec des épices qui stimulent le système immunitaire 

Cuisinez vos aliments de manière à ne pas altérer leur intelligence naturelle. Par exemple, si vous ajoutez des épices douces aux légumes cuits, aux céréales et aux légumineuses, les aliments se transformeront en Ojas plus rapidement. Les épices ajoutent une bonne saveur et ont une propriété yogavahi, ce qui signifie qu’elles favorisent la digestion et rendent les nutriments facilement accessibles à l’organisme. 

Les différentes épices ont également des propriétés spécifiques qui renforcent le système immunitaire. Le curcuma a un effet immunomodulateur, car il est détoxifiant et améliore l’intelligence des cellules immunitaires. Le cumin brûle l’ama. Le poivre noir nettoie les canaux afin que l’Ojas puisse atteindre les tissus plus profonds. 

Mélange d’épices renforçant le système immunitaire

Manger des aliments qui stimulent le système immunitaire

Les pommes aident le système immunitaire car elles contiennent des antioxydants et des fibres solubles et insolubles, qui nettoient l’intestin. Tous les fruits sucrés et juteux (comme les poires, les pêches, les prunes, l’ananas sucré et les mangues) renforcent l’immunité car ils se transforment rapidement en Ojas. S’ils mûrissent sur l’arbre, ils se transforment presque instantanément. Le jus de grenade et le chutney de grenade sont également d’excellents stimulants de l’immunité, car ils améliorent la digestion et l’élimination sans accroître le dosha Pitta. Une papaye après le déjeuner améliore la digestion et renforce l’immunité.  

Les légumes verts à feuilles tels que les blettes, le chou frisé, les feuilles de moutarde et les épinards, lorsqu’ils sont cuits et assaisonnés avec le mélange d’épices immunitaires, sont d’excellents stimulants immunitaires, fournissant du fer, du calcium et d’autres nutriments tout en nettoyant l’intestin. Les brocolis, les choux et les choux-fleurs contiennent des antioxydants, des flavonoïdes et d’autres nutriments qui renforcent le système immunitaire.

Les céréales complètes telles que le quinoa, l’amarante et l’orge ont également des effets immunitaires, fournissent des fibres nettoyantes et contiennent de nombreux nutriments essentiels.

Enfin, le ghee et le lait sont appréciés dans la tradition ayurvédique pour leurs effets bénéfiques sur l’Ojas. Le ghee est la graisse la plus facile à digérer, il contient des acides gras essentiels et renforce considérablement l’immunité. Le lait et le ghee doivent être biologiques et exempts d’additifs, et le lait doit être bouilli avec une pincée de cardamome avant d’être bu pour le rendre plus facile à digérer. Buvez-le seul, en dehors des repas, pour éviter les indigestions.

Faites cuire vos aliments mais pas trop

Selon l’Ayurveda Maharishi, les aliments deviennent plus digestes lorsqu’on les cuit. Mais ne les faites pas trop cuire, car cela réduit leurs effets de renforcement du système immunitaire. Les aliments doivent être mous et faciles à mâcher, mais pas pâteux.

Manger au bon moment

Prenez votre repas principal au milieu de la journée, lorsque le soleil est le plus haut et que la digestion est la plus forte. Mangez plus léger au petit-déjeuner et le soir, lorsque la digestion est plus faible. Cela améliorera l’immunité. Il est également important de manger à la même heure tous les jours. Votre digestion s’habitue à une routine et devient plus efficace.

Manger la bonne quantité

Manger la bonne quantité pour votre type de corps, ni trop ni trop peu, améliore l’Ojas et soutient le système immunitaire. L’Ayurveda Maharishi recommande de boire une tasse d’eau à température ambiante pendant les repas, afin que les aliments soient partiellement liquides. Ne mangez que les ¾ de votre capacité, afin de laisser de la place au processus de digestion. Si vous mangez jusqu’à ce que vous soyez vraiment rassasié, cela crée un malaise et de l’ama.

Choisissez des aliments adaptés à votre type physiologique et à la saison

Il n’est pas normal que vous puissiez manger tout ce que vous voulez, sauf si c’est de la bonne nourriture. Si vous voulez rester en bonne santé, vous devez choisir des aliments qui apportent un équilibre à votre type de corps et pour la saison particulière. Quelles que soient les influences météorologiques et climatiques à l’origine d’un déséquilibre, vous devez les contrebalancer par les aliments que vous consommez.

Manger des salades froides en hiver (saison Vata), par exemple, n’est pas une bonne idée, car les salades crues ne font qu’accroître les qualités froides, sèches et légères de Vata, alors que ce qu’il faut, c’est une alimentation chaude, nourrissante et ferme.

Les herbes qui guérissent

Bio-Immune est un complément alimentaire holistique de l’Ayurveda Maharishi destiné à renforcer le système immunitaire. Commencez à le prendre environ 45 jours avant l’arrivée de l’hiver pour renforcer l’immunité naturelle. L’Amrit Kalash de l’Ayurveda Maharishi est également excellent pour renforcer les défenses naturelles tout au long de l’année. Les herbes, si elles sont correctement combinées et traitées, offrent l’intelligence concentrée de la nature. L’exploitation de leur pouvoir peut contribuer à renforcer votre physiologie.

Autres techniques de maintien ou de remède.

De nombreux experts en Ayurveda recommandent un composé à base de plantes de trois fruits indiens communs appelé Triphala. Cette combinaison sous forme de poudre de bibhitaki, haritaki et amalaki est réputée équilibrer les trois doshas. Elle est utile pour normaliser à la fois la constipation et la diarrhée – selon le dosage. Elle nourrit tous les tissus et même la vision. Elle contient de l’amalaki, la plus haute source naturelle connue de vitamine C, et est utilisé comme nettoyant et tonifiant du côlon. Elle a une action laxative en améliorant le tonus des intestins.

Cette action n’entraîne pas de dépendance. Les indications pour l’utilisation de ce composé se trouvent sur la langue – empreintes dentaires sur le bord de la langue et présence d’un enduit – blanc, jaune, brun ou noir – qui indique la présence d’ama dans le tube digestif. Pour aider à rétablir l’équilibre, les médecins ayurvédiques recommandent ¼  à 1 cuillerée à café de poudre de triphala avec 2 à 4 oz (environ 60 à 120 ml) d’eau chaude 1 heure avant d’aller au lit – cette approche a également une valeur nettoyante. Elle peut être prise 1 heure après le repas du soir lorsque d’autres facteurs sont en cause (par exemple, la nocturie). Certains trouvent qu’il est plus doux pour le corps en le faisant tremper toute la nuit et en le buvant le matin. Si l’on préfère la forme en comprimés, prendre 1 comprimé, soit environ ¼ de cuillerée à café. [Les comprimés sont déconseillés pour plusieurs raisons: ils ne sont pas toujours décomposés et digérés par l’organisme; ils sont plus lents à être digérés que les poudres et leur action peut ne pas avoir lieu dans tout le tube digestif. Le goût du composé est un moyen important de promouvoir l’équilibre dans l’organisme, car le goût donne des instructions à la physiologie pour qu’elle se comporte ou accomplisse d’une certaine manière. Le goût est également un indicateur de l’état d’équilibre, qui est donné par le goût prédominant ressenti lors de l’ingestion].

Le dosage ci-dessus ne devrait pas produire un effet laxatif fort, mais un effet laxatif peut néanmoins être ressenti. Les personnes ayant une forte nature pitta ou un déséquilibre pitta peuvent en ressentir un, cependant (pour les déséquilibres pitta, l’amalaki est préférable). Prenez une plus petite dose si cela est justifié. Ce programme est doux et graduel, donc quelques mois peuvent être nécessaires pour que le plein effet soit réalisé. Le processus peut être accéléré en prenant du triphala le matin et le soir. N’oubliez pas non plus que d’autres aspects de la physiologie, comme la digestion, peuvent devoir être abordés.

D’autres approches à base de plantes incluent la graine de psyllium – appelée sat isobgol en sanskrit. Bien qu’elle soit principalement souhaitée comme laxatif pour augmenter le volume, elle est également utile pour ceux qui ont un pitta élevé car elle absorbe le pitta dans le tube digestif. Pour augmenter le volume, ajoutez 1 cuillerée à un verre d’eau chaude 1 heure avant de vous coucher. Pour absorber l’excès de pitta, essayez seulement ¼ de tasse d’eau. La quantité appropriée d’eau est importante lors de l’utilisation de cette herbe. Les herbes – séné, Pau D’arco, Cascara Sagrada, aloe vera, et rhubarbe (turque ou chinoise) ont également une action laxative. Le mode d’action varie considérablement, ainsi que la force de l’action, donc à utiliser de manière appropriée. D’autres approches douces et graduelles à base de plantes sont disponibles dans les magasins d’aliments naturels. Suivez les instructions sur l’étiquette de ces produits. De manière générale, l’Ayurveda ne recommande pas l’utilisation à long terme de laxatifs, quels qu’ils soient, car on estime que leur utilisation crée une dépendance.

D’autres stratégies pour favoriser un bon fonctionnement de l’intestin consistent à équilibrer la digestion. Il arrive fréquemment que la digestion soit si forte qu’il en résulte de la diarrhée. Une élimination trop rapide peut entraîner un manque d’absorption des nutriments et provoquer une fatigue chronique, etc. Les herbes qui aident cet aspect comprennent l’aloe vera, l’Asparagus racemous, le kamadudha, la cendre de conque et même le ghee. D’autres états de digestion déséquilibrée, qui peuvent se présenter sous la forme d’une perturbation de la fonction du côlon, sont la digestion variable et la digestion lente. Une digestion variable tend à donner lieu à une élimination variable – même irritable, le repas précédent est digéré et cela conduit à la production d’ama également. Lorsque ama est produit, cela ralentit encore la digestion et entrave l’élimination. Dans ce cas, l’antidote à une mauvaise élimination est l’amélioration de la digestion – et non la prise de laxatifs créant une dépendance.

Le yoga est un autre moyen d’améliorer la fonction intestinale. Le yoga est associé aux étirements pour devenir très souple. Malheureusement, la flexibilité est mal interprétée par les Occidentaux. La souplesse signifie que le corps est libéré du stress – mental, émotionnel, physique. Les exercices d’étirement aident le corps à éliminer ces toxines. De plus, cet aspect du yoga, par la position et le mouvement, provoque la stimulation des organes internes et des points réflexes. Toute la physiologie interne est améliorée par la pratique du yoga stretching. Les postures qui favorisent l’élimination se concentrent sur la stimulation de la taille, telles que: la torsion de la colonne vertébrale, l’arc, le pont, la sauterelle, la flexion avant, le paon, le chameau, la vache, la pose du bateau. La méditation et la respiration du yoga sont également utiles dans ce contexte d’élimination du stress. En calmant l’esprit et le corps, nous éliminons le stress émotionnel du corps et le système nerveux fonctionne mieux. Les émotions sont souvent à l’origine des problèmes d’élimination, de digestion et d’absorption.

Une autre stratégie consiste à faire de l’exercice quotidiennement. L’exercice aide à renforcer la digestion, ce qui, d’après ce que nous avons vu précédemment, est utile. L’exercice aide également à stimuler et à tonifier les muscles et les organes. Il est la pompe pour le mouvement de la lymphe qui contient des fragments nutritionnels et liés à l’immunité. Il aide à éliminer les déchets des tissus, ce qui contribue indirectement à améliorer la physiologie.

En conclusion, pour rester en bonne santé tout au long de l’année, il convient de prendre soins de son immunité. Cela passe par la digestion, l’absorption et l’élimination. L’Ayur-Veda Maharishi offre un trousseau de clés pour ouvrir toutes les portes de la santé parfaite. Quelque soit l’angle d’approche, une solution existe qui prend en considération à la fois l’aspect spécifique, dans un vision holistique de la santé. Le temps est venu de faire confiance à ce qui a subit l’épreuve du temps.

Le succès par le sattva

La qualité la plus importante de l’esprit

Ceci rend clair une fois de plus, que l’esprit est la clé, car il est la connection avec la pure conscience. L’esprit a trois qualités principales, Sattva (la pureté), Rajas (le principe d’action) et Tamas (l’obscurité). Sattva, la nature pure de l’esprit, devrait prédominer, afin que Rajas et Tamas le servent.

Sattva a cinq qualités distinctives: la compassion, le Dharma (le choix juste en accord avec la loi naturelle), l’action, la dévotion et la foi (la pensée positive).

Comment soutenons-nous la croissance de ces qualités dans notre vie? À travers la connaissance correcte, Dhairya (la patience), Smriti (la mémoire) et Samadhi (la transcendance). La plus importante d’entre elles est la transcendance, parce qu’elle nourrit les autres.

«Il y a proverbe en sanskrit: «Le succès d’un grand homme ne repose pas sur les accessoires, mais sur le niveau de sattva ¹.» Si nous sommes capable de maintenir notre sattva – notre Être – alors le succès de quelque soit ce que nous voulons faire dans ce monde sera nôtre. Ce n’est pas les accessoires qui apportent à un homme le succès, mais son propre centre d’intelligence divine. Cela a été mon expérience à travers le monde, et cela a été l’expérience des saints depuis des temps immémoriaux.

«La nature devient sympathique à la réussite si le sattva est maintenu. Si simplement nous méditons correctement le matin et le soir et avons un sens correct de la vie, ce qui est commun pour un homme qui médite, alors la pensée juste vient naturellement, et toute la nature est prête à la supporter. C’est l’aide divine. Toute chose progresse par elle-même; nous n’avons seulement qu’à nous maintenir dans l’Être, mais pas sur le niveau de la mémoire. Tout ce que nous avons à faire est de méditer matin et soir, et un sens correct de la vie s’ensuit.

«Ce que nous pensons ne pas être juste, nous nous en abstenons, mais nous ne devrions pas considérer toute chose dans le monde comme n’étant pas correcte. Ne véhiculer pas trop le sens du bien et du mal dans votre esprit. Ayez une attitude naturelle, et prenez les choses comme elles viennent. Avec une méditation régulière, le sattva sera maintenu et se développera, et le comportement correct et les valeurs justes seront là. Toute chose ira par elle-même; toute réussite sera vôtre.» – Histoire de trente années autour du monde, p. 362-363. Tiré du discours de Maharishi aux participants du premier cours de formation de professeur à Rishikesh, le 13.07.1961

Note: ¹ Sattva: L’ensemble de la création consiste en l’interaction des trois gunas, sattva, rajas et tamas, nés de prakriti, ou la Nature. Le processus d’évolution est perpétué par ces trois gunas. Tout peut être classé suivant ces trois catégories:

  • Sattva (pure) – Bon pour l’esprit et le corps – à favoriser
  • Rajas (stimulant) – Bon pour le corps mais pas bon pour l’esprit – à éviter
  • Tamas (impure) – Bon, ni pour l’esprit, ni pour le corps – à supprimer

Citation du Jour

Karma, réincarnation, connaissance et les trois types de corps

Le corps causal est amené à la non-existence par la connaissance, Arosa, 1974

Maharishi: Chaque être humain a trois types de corps: le corps grossier, le corps subtil et le corps causal. Corps grossier, corps subtil et corps causal – la cause du corps subtil. Et quelle est la cause du corps subtil? La cause du corps subtil est l’ignorance. Si l’ignorance disparaît, le corps subtil n’est plus apte à prendre naissance. Sa cause a disparu. Lorsque l’ignorance disparaît, la cause du corps subtil – cette agence qui est responsable de la naissance du corps subtil – n’est plus disponible. Le corps subtil reste donc sans fondement. Simplement parce que le corps subtil s’est étendu au-delà des limites. Le corps subtil – l’esprit fondamentalement, le souffle avec lui, le Prana – s’est étendu et a brisé les limites. Lorsque les limites sont brisées, la base de la naissance est brisée. Quelle est la cause de la renaissance? La cause de la renaissance est le dernier désir au moment de la mort. Et lorsque le but de tous les désirs est atteint – l’illimité est acquise par le corps subtil, l’esprit a acquis l’illimité – alors le but de tous les désirs est atteint. Et dans cet état de plénitude, il n’y a pas d’aspiration à renaître. Car le but de la naissance, qui est d’atteindre le point culminant de l’évolution, a été atteint. Lorsque le petit «s», l’ego, s’est étendu – lorsque la vague est devenue l’océan – où est le désir? La vague a toujours le désir de devenir de plus en plus grande, et lorsqu’elle est devenue l’océan illimité, alors tous les désirs sont satisfaits. Dans cet état de plénitude, le dernier désir au moment de la mort n’a pas assez de puissance pour renaître. Le corps subtil ne va nulle part pour renaître. Le corps causal est donc éliminé ou amené à la non-existence. Par quoi? Par la connaissance. L’ignorance est détruite par la connaissance. C’est pourquoi on dit parfois que «le karma est brûlé dans le feu de la connaissance». L’homme en Conscience Cosmique découvre automatiquement que, sans qu’il ait à craquer une allumette, tout le karma est brûlé dans le feu de la connaissance. Tout le karma, toutes les actions dont on doit récolter les conséquences et tout le reste, ont trouvé leurs propres clients sur le marché et ne reviendront plus. Une fois que le feu de la connaissance est allumé, le corps causal – la cause du corps subtil – est brûlé, éliminé, devient inexistant. L’ignorance est la cause du corps subtil. Et lorsque la connaissance vient, la cause même est brûlée…

Question: En Conscience Cosmique, le corps subtil est-il toujours maintenu?

Maharishi: Il est maintenu. Vous savez ce qui se passe? Une corde tordue avec toutes ses torsions et tout le reste – vous brûlez la corde et elle est entièrement brûlée, mais les torsions apparaissent de la même façon qu’avant. C’est toujours une corde, pour toute vision pratique, c’est une corde, une corde tordue. Tout est pareil, sauf qu’elle a perdu sa force. De l’intérieur, elle a perdu sa force. Mais de l’extérieur, elle apparaît simplement comme une corde. 

De cette manière, la force intérieure est résolue parce qu’au départ, lorsqu’il n’y avait que des limites, celles-ci étaient très fortes. Ces limites ont été imprégnées par l’illimité dynamique. Par conséquent, même si elles semblent être des limites, la force des limites n’est plus disponible. Elle est faible – les limites sont faibles. C’est ce qui arrive au corps subtil. 

C’est pourquoi il n’est pas capable de s’associer à quoi que ce soit. Il reste un témoin et devient incapable de participer. Si participation il y a, c’est par habitude. À toutes fins utiles, on fait des choses, mais en réalité, on est au-delà des limites, illimité. 

Un autre exemple: Vous avez entendu l’exemple de la corde dans la pénombre. Et une personne commence à bondir «un serpent, un serpent, un serpent». Et tout le monde tremble et tout le monde vous voit trembler et commence à avoir peur «un serpent, un serpent». Toute la ville se met à crier «un serpent, un serpent». 

Et finalement, vous voyez que ce n’est pas un serpent, c’est une corde. Mais même lorsque l’on a vu la corde à la lumière, le cœur continue à palpiter parce qu’il a commencé de cette façon. Cela peut prendre beaucoup de temps avant que l’on puisse se reposer correctement. Tout comme la longue vie dans l’ignorance, la longue vie dans l’esclavage – qui n’a cessé de durer et dont tout le monde a dit: «la vie est une lutte». 

Même lorsque l’aube de la béatitude est apparue, que la conscience de l’unité ou, disons, la conscience cosmique a été atteinte, le tremblement et l’écho de «la vie est une lutte» se poursuivent, c’est une habitude – quelques ennuis, quelques préoccupations, ici et là. C’est l’habitude qui fait que cela continue. Mais quoi qu’il en soit, cela peut affecter l’environnement, mais c’est suffisamment faible pour ne pas renverser la dignité de l’illumination. On sait qu’il s’agit d’une corde, même si les palpitations continuent pendant un certain temps. Mais on sait que c’est une corde et que ce n’est pas un serpent. 

La dignité de l’illumination n’est pas ombragée par tous les comportements, comme c’était le cas avant l’illumination. L’illumination continue et les symptômes de la servitude continuent. Les symptômes de la servitude – le comportement dans les limites – continuent. Seulement, il cesse de nous lier, il n’est plus fort. C’est la différence qui se produit dans l’état d’illumination: les différences et les limites ne font pas d’ombre à l’absence de limites de sa propre conscience, de son propre Être. 

Ainsi, le corps subtil en la Conscience Cosmique jouit de son statut d’éternité illimitée. Et il devient dominant, parce que la cause du corps subtil, qui le maintenait dans les limites, a été éliminée.

Question: Le corps subtil est l’ego? 

Maharishi: Le corps subtil est l’ego, l’intellect, l’esprit, les sens, le Prana, le souffle – tous ces éléments forment ensemble le corps subtil. Le corps subtil est l’homme intérieur. Et l’homme intérieur est composé de toutes ces choses ensemble – tous les sens de perception, les organes d’action, le Prana, l’ego, l’intellect, l’esprit, les choses subtiles.

Question: Je pensais que les sens étaient les perceptions grossières?

Maharishi: Les sens ont des lieux d’habitation grossiers. L’oreille est grossière, mais c’est le lieu d’habitation du sens de l’ouïe. Le sens de l’ouïe est quelque chose de subtil. Ce que nous voyons est sa maison, sa hutte, son palais. Les yeux sont la demeure du sens de la vue, comme cela. Les sens sont plus subtils que leur maison. L’habitant de la maison est beaucoup plus subtil que la maison… 

Question: Où se situe le «causal»?

Maharishi: Le corps causal – le corps causal qui fait que le corps subtil est et continue à être dans sa propre individualité subtile. 

Question: Est-ce que c’est comme un corps d’idées?

Maharishi: Le corps causal est l’ignorance de la plénitude de la vie – l’ignorance. L’ignorance n’a pas de valeur concrète – la connaissance est concrète. Opposée à cette connaissance, il n’y a pas de substance concrète, il n’y a que l’absence de la valeur concrète de la vie, l’absence. Et cette absence de valeur concrète de la vie fait que le corps subtil reste à l’intérieur des limites.

Question: Le corps causal pourrait être comme le négatif d’une image qui montre…?

Maharishi: Oui, c’est simplement l’obscurité qui est le manque de lumière. Le manque de lumière est un manque de lumière, c’est un manque d’existence, mais c’est un manque. Mais ce manque cause de terribles blessures au front, on tombe, tout l’attirail de pleurs, d’activités et de souffrances est dû à l’obscurité. Et l’obscurité n’est rien d’autre que l’absence de lumière. Nous disons donc que l’absence de lumière est à l’origine de tous les maux de tête, des fractures de la tête et des pieds et de tout le reste. C’est un manque de lumière. 

Et lorsque la lumière arrive, la base même de toute la souffrance disparaît. Tout simplement. L’ignorance est la base du corps causal. Lorsque l’ignorance disparaît, le corps causal qui structure le corps grossier n’a plus de base. Par conséquent, le corps causal ne peut pas structurer le corps. C’est pourquoi aucune renaissance n’est possible. 

Regardez, le corps causal, l’ignorance, a été remplacé par ce qui est l’infini. L’infini ne peut être la cause de l’isolement ou de l’individualité, mais (mais il est la cause de) de la vie cosmique. Et lorsque le corps causal a été remplacé par l’infini, l’immortalité, il n’y a aucune chance de renaissance. Un homme réalisé ne peut pas non plus désirer renaître. Et si par un coup de chance, par un accident, si cela devient possible – s’il désire revenir, il n’y parviendra pas.

Question: Mais Vyāsa…?

Maharishi: Non, Vyāsa est un… Nous y viendrons… [rires]

Question: Oui, mais vous nous avez dit qu’il y a un cas extrêmement exceptionnel…

Maharishi: Il n’y a pas d’exception dans le cas de l’immortalité. C’est comme une graine grillée. Une graine grillée ressemblera à une graine, une graine tout à fait complète, mais elle ne germera pas. Parce qu’à l’intérieur, elle a été grillée. [rires] La capacité de germer est inexistante. 

Ainsi, le corps causal dans le feu de la connaissance est exactement comme cela. À toutes fins utiles, le corps subtil, c’est-à-dire l’activité mentale et le Prana, continuera. Et l’activité du corps se poursuivra. À toutes fins utiles, la graine sera là, seule la capacité intérieure de germer est grillée. C’est tout. 

C’est ce qui arrive à la vie d’un illuminé. Il ne peut certainement pas penser à naître. C’est tout simplement inconcevable. Et si, pour une raison quelconque, il rêve de revenir, il ne le peut pas. Parce qu’il est devenu insaisissable. Comme une corde brûlée, même si elle apparaît complètement avec tous les tours et détours, apparaissant complètement comme une corde, mais elle ne peut pas lier quelqu’un. Parce qu’elle est faible, elle n’est plus forte. 

De cette manière, l’individualité est faible. Ce qui a été remplacé par l’individualité, c’est la vie cosmique. La vie cosmique est forte, l’individualité est faible. La renaissance, la chaîne des naissances, a disparu – ce qui reste, c’est l’immortalité. Ainsi, tout comme une graine, même si elle désire germer, elle ne pourra pas le faire. C’est ainsi. Le corps causal de l’illuminé ayant été brûlé dans le feu de la connaissance, il n’a aucune chance de renaître (fin de la cassette).

Citation du Jour

La Relation de Maître à disciple

Voici la traduction d’un extrait d’une ancienne conférence de Maharishi sur le thème de la relation de Maître à disciple.

Sur le chemin du Divin, comme dans toutes les autres voies de connaissance, rien n’importe plus que le Maître. Avec un Maître approprié, vous atteindrez rapidement le but, sinon, tout sera très lent, très lent et le chemin sans fin.

La recherche d’un Maître approprié est tout ce qu’un aspirant sur le chemin de la vérité doit faire – juste un Maître approprié, pas seulement sur le chemin de la vérité, même sur le chemin de l’ingénierie ou de la médecine ou de la psychologie – quoi que ce soit – la rencontre d’un Maître approprié, d’un guide approprié et presque toute la chose est faite. Parce que trouver un Maître signifie quelqu’un qui vous dit cela – car le Divin est omniprésent.

Le Divin omniprésent, sa nature est béatifique, la béatitude est donc omniprésente. Combien de temps un esprit doit-il mettre pour y parvenir? Cela ne devrait pas prendre longtemps, mais si vous n’avez pas rencontré le Maître approprié, alors vous risquez de tourner autour du but et de ne rien trouver.

Sachant que dans la quête de Dieu rien n’est plus important qu’un Maître approprié, le jeune ascète (Guru Dev) ne cessa de rendre visite à tous ceux supposés être de grands saints ou de grands Maîtres; cependant après quatre années de recherche aucun d’eux ne répondait à son attente. Ses seules possessions dans la vie consistaient à marcher le long du Gange, à dormir sur le sable et à se désaltérer de l’eau du Gange. Il continua d’avancer, toujours plus loin, et finalement arriva à Uttar Kashi où il rencontra une âme à la fois belle et très évoluée devant laquelle il sentit qu’il pouvait se soumettre entièrement et qu’il choisit comme Maître. Guru Dev s’était fixé trois critères pour son Maître, qu’il soit un homme réalisé, libre de colère et célibataire à vie.

Dans ce domaine (le domaine spirituel), quand on vit en Inde et que l’on a trouvé le Maître approprié, l’on s’abandonne à lui complètement de tout son corps et de tout son esprit. L’individualité du Maître n’est plus que le seul point de focalisation dans la conscience. Pas de regard ici ou là, juste l’obédience et l’obéissance à ses pieds. Je sais ce qu’est l’abandon à un Maître, parce que je suis passé par là. Une fois l’abandon effectué, le travail de la quête spirituelle est terminé. Il n’y a plus rien à faire.

Vous savez, méditer et transcender, aller vers l’Être puis en revenir pour amener l’esprit dans les valeurs plus grossières de la vie, tout cela n’est qu’un chemin pour atteindre la conscience cosmique. La voie de l’abandon en est un autre.

Le chemin de l’abandon commence en accordant son esprit avec celui du Maître. Quelque soit ce qu’il aime, je commence à l’aimer. J’oublie peu à peu ce que j’aime. S’il veut que je prenne cette direction, je l’emprunte. Si à mi-chemin, il veut que je retourne, je fais demi-tour. S’il veut que je prenne de nouveau ce chemin, j’y vais. S’il veut que je revienne, je reviens. Rien n’est soumis à ma volonté, tout à la sienne.

C’est ainsi en oubliant ce qu’il aime et ce qu’il n’aime pas, en ajustant son esprit à celui du Maître, que le disciple grandit dans les valeurs du Maître. C’est cela le plus important. Si le Maître désire que l’on fasse quelque chose, on le fait. Si à mi-chemin, il veut qu’on arrête, on arrête. Sans se dire: “Après tant d’efforts, voilà maintenant qu’il veut que j’arrête!”, non rien de cela. Là où il va, je vais; ce qu’il aime, je l’aime; ce qu’il n’aime pas, je commence à ne pas l’aimer.

Le disciple commence ainsi à oublier ce qu’il aime et ce qu’il n’aime pas, et à ajuster son esprit à celui du Maître. Dans ce processus, ce n’est pas le travail qui est important, mais le fait de rester en contact avec le flot de Son esprit. Le Maître désire et le disciple va dans sa direction. Ce qu’Il aime et n’aime pas commence à être ce que le disciple aime et n’aime pas. C’est ainsi que l’esprit s’accorde.

Quand l’esprit du disciple est complètement au diapason de l’esprit du Maître, alors les pensées du Maître deviennent celles du disciple, ses sentiments ceux du disciple. Quand cet accord est réalisé, l’esprit du disciple gagne automatiquement la conscience cosmique qui est le statut de l’esprit du Maître.

La relation entre le disciple et le Maître est celle de deux corps unis en une seule existence, de deux esprits unis en un seul esprit. De cette façon, l’esprit du disciple grandit spontanément et automatiquement dans les valeurs de la conscience cosmique qui est l’état naturel de l’esprit du Maître. – Maharishi Mahesh Yogi

Na Guroradhikam Na Guroradhikam Na Guroradhikam Na Guroradhikam

Shivashasanatah Shivashasanatah Shivashasanatah Shivashasanatah

Rien n’est plus grand que le Guru. Rien n’est plus grand que le Guru. 

Rien n’est plus grand que le Guru. Rien n’est plus grand que le Guru.

C’est l’enseignement de Shiva. C’est l’enseignement de Shiva. 

C’est l’enseignement de Shiva. C’est l’enseignement de Shiva. 

– Guru Gita v. 96

Citation du Jour