L’ADN, le Code Génétique et l’Immortalité

Maharishi Nagar, octobre 1988

Ce texte, vous aidera, tout comme moi, à comprendre peut-être un peu mieux le rôle de l’ADN dans le processus de l’évolution. 

Selon les scientifiques traditionnels la molécule d’ADN contient le code génétique qui est fixe et ne peut être modifié. L’ADN est composée de quatre bases qui constituent le code de la vie.

Maharishi: Nous venons d’établir que c’est le vide (gap en anglais) entre les deux particules dans le corps entier, la réalité des Śrotas, qui rend la vie immortelle. C’est parce que l’immortalité est une réalité qui n’est pas de la matière, mais qui est une réalité en soi, et c’est l’intelligence.

Ce qui importe, c’est qu’elle la localise extrêmement bien. Elle la rend si localisée qu’elle perd sa flexibilité. Parce qu’elle est une réalité éternelle, où justifie-t-elle son existence, quand on constate qu’une particule a avalé son éternité, son continuum et son immortalité? Elle entre dans la structure de la particule, et elle entre dans la relation d’une particule avec l’autre. Et elle jouit alors de sa liberté et de son éternel éveil au point central des particules. Nous disons donc que ce ne sont pas ces quatre particules qui sont la source de l’intelligence, mais leur relation les unes avec les autres.

La beauté est que l’ARN, émergeant de l’ADN, le processus fait que les deux particules qui sont ensemble, créent une relation entre elles. Elles étendent la relation, ce qui signifie que la zone relationnelle devient éveillée. De cet éveil naît une impulsion. Maintenant, ce qui se produit dans ce cas est très beau. Nous avons vu que cette particule-ci et cette particule-là, sont contrôlées par le point central où ni la valeur de cette particule-ci ni la valeur de cette particule-là, mais un domaine de toutes les possibilités est éveillé. Au point central de la relation entre les deux particules, il y a toutes les possibilités qui sont éveillées.

Donc que fait l’ADN, elle crée – il est difficile de dire «crée» lorsque nous parlons de deux valeurs, l’intelligence et la matière, et lorsque nous voyons le fonctionnement de l’ADN, qu’elles sont ensemble [l’intelligence et la matière] et puis qu’elle [l’ADN] s’ouvre à elle-même. Dans cette ouverture, ce qui se produit, c’est que le domaine de toutes les possibilités est éveillé. D’où vient ce type particulier d’ARN pour créer ce type particulier de protéine et tout ça, d’où? De l’exigence de ce domaine pleinement éveillé de toutes les possibilités, le point central de la relation, car c’est un domaine de corrélation infinie, partout omniprésent. Il sait donc ce qui se produit pendant le temps d’une éclipse, ou ce qui se produit quand la terre tourne autour de son axe et que maintenant c’est la nuit.

L’ouverture de l’ADN ressent l’exigence de l’univers. L’exigence de l’univers est compatible avec l’exigence du corps, car le corps a aussi à survivre, l’univers a aussi à survivre. Les deux doivent survivre en termes d’alignement mutuel; l’un est aligné avec l’autre – ce domaine de toutes les possibilités, la valeur du point.

Ce que je souligne, c’est que le point central de la relation entre deux particules ou deux ondes – peu importe ce que nous prenons en compte – le point central de la relation est un domaine pleinement éveillé en lui-même. C’est une réalité transcendantale. Elle n’a aucune de ces valeurs de ceci ou de cela ou de cela. C’est donc l’éveil pur, l’éveil pur est là. Ce qui est nécessaire en ressort. Or, ce qui est nécessaire dépend d’un nombre infini de considérations, mais c’est un domaine de toutes les possibilités, car c’est «Ṛtaṁ Bharā Pragyā», un état d’intelligence qui sait tout et qui n’enregistre que la vérité. Il n’est pas induit en erreur, car il est autoréférent. Étant autoréférent, il connait tout. Et cette réalité est localisée dans le fonctionnement de l’ADN.

Ainsi, plutôt que de dire que les particules ont un code génétique, nous disons que la relation entre les particules est le domaine sur lequel les choses sont enregistrées.

Et de cette source inépuisable d’informations – elle est une source inépuisable d’informations non pas en raison de milliers ou de millions de vies passées, mais sur la base de son propre caractère. C’est l’intelligence autoréférente, la conscience autoréférente, elle est complètement hors de toute faiblesse, mais un potentiel de toutes les possibilités, un potentiel de tous les niveaux de silence ainsi que le potentiel de tous les niveaux d’activité.

Et l’émergence de l’ARN associé aux Saṁskāras, ce n’est pas faux non plus, mais la valeur fondamentale est que le point central de leur relation, d’où l’ARN prend son envol, est un domaine de toutes les possibilités, pleinement éveillé en lui-même – la conscience autoréférente. Et dans cette conscience autoréférente, toutes les interactions sont autoréférentes. Toute la multiplicité est autoréférente dans l’état d’unité. Donc l’unité est éternelle, la multiplicité est éternelle et la dynamique est éternelle.

Ainsi, dans ce drame éternel de la réalité unique, le phénomène de l’ADN est promulgué. L’ADN met en œuvre le drame de l’intelligence autoréférente, qui est une dynamique auto-interactive éternelle de pure intelligence ou du Soi. Il ne s’agit donc pas des particules, mais de la relation entre les particules. Ainsi, lorsque les particules se séparent, le point central change de valeur.

Vivre la santé selon l’Ayur-Veda Maharishi (10)

À propos du danger des aliments génétiquement manipulés

Dans un article du blog, il est mentionné: «Mangez aussi souvent que possible des aliments biologiques. Cela évite d’aggraver Ama. Évitez strictement les aliments génétiquement manipulés ou modifiés.» Une explication s’imposait en ce qui concerne les aliments génétiquement manipulés.

Les questions à propos de la sûreté des aliments génétiquement manipulés, actuellement estimés affecter plus de 70% (aux État-Unis) de l’approvisionnement alimentaire, attisent de chauds débats dans les nouvelles chaque jour. Vous avez probablement entendus l’inquiétude des scientifiques, des professionnels de la santé, des écologistes et des associations de consommateurs en ce qui concerne cette nouvelle technologie – à savoir, qu’elle pose des risques à l’environnement et à la santé humaine et au bien-être économique. Mais bien qu’elle ne fasse pas souvent les gros titres, l’ancienne science de l’Ayur-Veda offre une perspective unique au problème, une qui suggère des conséquences spirituelles plus grandes que même les plus critiques admettront.

En tant que psychiatre, Byron P. Rigby, président de l’Association Australienne de la Médecine Ayur Védique, explique que la manipulation génétique en fait ne représente pas une crise de la biologie mais «une crise de la conscience». La technologie implique d’introduire le matériel génétique d’animaux, d’insectes, de virus et autres organismes dans l’ADN des produits alimentaires tels que le maïs, le soja et les tomates – une pratique qui va à l’encontre de la fabrique sacrée de la vie, dit le Dr Rama Kant Mishra, médecin ayurvédique et directeur de recherche et de développement pour ‘Maharishi Ayur-Ved Products International’. «Le pouvoir d’organisation de la nature est ‘chetana’ ou l’intelligence. C’est cette intelligence dans l’ADN qui détermine les caractéristiques des différentes espèces. En collant du matériel génétique étranger dans l’ADN d’une plante, la connexion fondamentale de la plante avec la totalité de la vie est endommagée.»

Ce dommage, nous est transmit à notre table. Les textes ayurvédique définissent la source de toute maladie et souffrance comme ‘pragyaparadh’ ou ‘l’erreur de l’intellect’. Ceci a lieu lorsque les individus (ou même de simples cellules) ‘oublient’ leur connexion avec la totalité de la vie et se croient être eux-mêmes des entités isolées. Créer et alors manger des aliments génétiquement manipulés nous expose à pragyaparadh. Mishra continue, «Il est dit dans l’Ayur-Veda que si vous nuisez physiquement à quelqu’un, il est habituellement possible de réparer le dommage. Cependant, si vous nuisez à quelqu’un spirituellement, cela détruit la force de vie. Parce que l’intelligence fondamentale de la nature a été endommagée dans l’aliment génétiquement manipulé, le manger cause un dommage spirituel.»

Nous sommes tous des fils dans la fabrique de la création, disent les textes anciens de l’Ayur-Veda. Nous croire nous-mêmes être les tisserands, capable de manipuler avec succès l’intelligence de la nature, est un symptôme de pragyaparadh – et la supposition révèle notre absolu naïveté. Steven Druker, J.D. directeur exécutif de l’Alliance pour la Bio-intégrité, dit: «Le programme génétique d’un organisme vivant est infiniment plus puissant et plus complexe que l’intelligence humaine limitée.» – Par Miriam Hospodar, September/October Yoga Journal

Les racines védiques de l’Ayur-Veda Maharishi (3)

Reconnecter l’individu avec le Soi, l’Ātmā, est l’objectif principal de l’Ayurveda et le processus ultime de guérison

Un mot important pour la santé en sanskrit est ‘swasthya’, qui signifie ‘établi dans le Soi’. L’Ayurveda rétablit la qualité innée de l’autoréférence à tous les niveaux de la physiologie, réactivant ainsi les mécanismes inhérents à l’auto-réparation du corps. La médecine védique utilise des procédures qui équilibrent la physiologie et renforcent les systèmes de guérison et de défense du corps.

Le corps est l’expression matérielle de la conscience

La science moderne soutient que les structures physiques du cerveau et d’autres organes qui soutiennent le fonctionnement du cerveau sont responsables du phénomène de la conscience humaine. En revanche, la médecine védique considère que la conscience, en tant que Veda, s’exprime en tant que physiologie humaine. Cette physiologie, à son tour, connaît et soutient le Veda et le manifeste aussi au fil du temps, par exemple à travers les activités des pandits védiques, qui récitent et enseignent la récitation correcte du Veda à leur progéniture (offspring).

La vie se renouvelle de l’intérieur

Le Veda est le dépositaire vivant de l’intelligence pure qui gouverne l’émergence des lois de la nature. Dans les organismes biologiques, le Veda fournit l’intelligence, par sa première expression biologique dans l’ADN, pour restaurer la totalité (wholeness), réparant les dommages, et maintenant l’homéostasie.

Le Veda, en tant que connaissance, a une structure trois en un

Tout exemple de connaissance implique qu’un connaisseur connaisse un objet. Nous pouvons appeler ces éléments: connaisseur, processus de connaissance et connu. Ils constituent l’unité essentielle de la relation que nous appelons ‘la connaissance’. Un connaisseur observe le connu, ce qui donne naissance au processus de connaissance. Ces éléments ont des noms sanskrits: Rishi (connaisseur), Devata (processus de connaissance) et Chandas (connu).

Chaque point du Veda contient les trois éléments du connaisseur, du processus de connaissance et du connu

Cette triple relation est également un processus dynamique. À chaque point dans le temps et l’espace, la connaissance est animée et chaque point a les trois valeurs du connaisseur, du processus de connaissance et du connu. C’est ce qu’on peut appeler une dynamique structurante, puisque le Veda est responsable de créer, à partir de cette triple structure, les éléments de l’univers. Cette relation dynamique est importante pour l’Ayurveda parce qu’elle est la base de l’auto-réparation. Parce que chaque point du Veda contient les trois valeurs, par tradition, avant de réciter tout ‘Richa’ (verset), l’unité de base du Veda, les pandits védiques peuvent énoncer les noms du Rishi (connaisseur), Devata (processus de connaissance) et Chandas (connu) pour cette collection de vers.

La structure du Veda est autoréférente

Chaque fois que le connaisseur et le connu ne font qu’un, au travers du processus de connaissance, la ‘connaissance’ est autoréférente, c’est-à-dire sans aucun autre point de référence extérieur. La conscience du connaisseur se retourne sur elle-même pour se connaître elle-même. Ces dynamiques structurantes de la conscience opèrent aussi continuellement dans la conscience humaine. L’autoréférence est également la dynamique structurante qui sous-tend l’auto-réparation, car le rétablissement de l’équilibre dans les organismes biologiques dépend de l’activation des réponses déclenchées par un mécanisme de détection, par exemple les boucles de rétroaction (feedback loops), etc. qui renvoient à une source de l’ordre.

La conscience est sa propre physiologie et s’exprime à travers une hiérarchie de structures

Les transformations par lesquelles le Veda devient la physiologie manifestée sont clairement décrites dans les textes védiques anciens. Dans l’expression séquentielle du Veda, on trouve une hiérarchie dans sa matérialisation en tant que corps, du subtil au plus grossier. L’intelligence non-manifestée se manifeste séquentiellement sous forme d’éléments subtils (tanmatras), d’éléments (mahabhutas), de qualités fondamentales (doshas), de sens (indriyas), de tissus (dhatus), et autres structures. Le diagnostic ayurvédique et les techniques thérapeutiques sont basés sur cette compréhension du développement du Veda.

Prajna-aparad (l’erreur de l’intellect) oubliant la totalité sous-jacente de la vie est la cause de la souffrance

Lorsque la vie est perçue à tort comme uniquement la diversité et que la valeur unifiée et cachée de la vie (l’Ātmā) est oubliée ou négligée par la conscience [individuelle], le lien de la vie avec sa source est perdu et l’individu devient sujet à une multitude d’autres erreurs intellectuelles et à la maladie. C’est ce qu’on appelle prajna-aparad – l’erreur de l’intellect.

La plupart des maladies sont causées par la violation des lois de la nature

Dans l’état de prajna-aparad, lorsque la conscience [individuelle] n’a pas accès au Veda, la demeure de toutes les lois de la nature, l’intellect (buddhi, la faculté discriminative ou décisive) peut choisir de mener des activités non favorables à la vie et entraîner la violation des lois de la nature, cause première des maladies et d’une mauvaise santé. Les textes anciens caractérisent les différents types de violations (supprimer des besoins naturels, ne pas suivre les routines quotidiennes et saisonnières, etc.). Dans la majorité des cas de mauvaise santé, y compris le traumatisme, on peut identifier une violation d’une loi de la nature. La douleur et la souffrance sont des mécanismes qui motivent l’individu à rétablir le lien avec le Veda.

Le concept de métabolisme (agni)

Une digestion et un métabolisme inefficaces créent de l’ama, des sous-produits ou des résidus qui se déposent dans les canaux de la macro et micro-circulation (shrotas) et dans les tissus (dhatus). Cela empêche la libre circulation de la matière et de l’intelligence biologiques et favorise le déséquilibre et, en fin de compte, la maladie. Ce concept reflète les connaissances actuelles de la physiologie cellulaire et des processus pathologiques tels que le vieillissement et les maladies artérielles.

Le principe d’équilibre

La physiologie est régie par les trois doshas (opérateurs physiologiques), les sept dhatus (tissus) et les trois malas (déchets) qui sont en équilibre dynamique les uns par rapport aux autres. Toute perturbation de l’harmonie naturelle, de la proportion et des rythmes biologiques de ces éléments viole le principe d’équilibre qui, s’il n’est pas corrigé, peut entraîner des troubles.