Maharishi sur le leadership: L’art de donner la direction

Voici la réponse de Maharishi à la question suivante: «Maharishi, vous avez dit qu’un leader résout les problèmes de ses supporter et ne fait pas de commentaire sur leurs erreurs etc. Pouvez-vous en dire un plus sur cela?»

Maharishi: «L’appréciation des bonnes qualités fait un leader. Un homme peut avoir 99 mauvaises qualités et une seule bonne qualité. L’appréciation de cette unique bonne qualité encouragera l’homme à multiplier cette bonne qualité. «Je suis seul, puis-je être multiples», et le monde des bonnes qualités se met en place. L’appréciation d’une bonne qualité par un supérieur est comme favoriser le germe à partir de la graine, et à partir de là, l’arbre des bonnes qualités grandit. Il inspire les supporters de grandir en tout bien. 

Ce devrait être une politique de ne pas mettre en avant les qualités qui ne sont pas bonnes. Nous n’en parlons pas. Où est le temps de s’attarder sur l’indésirable? N’évoquez pas la faiblesse. Mettez en avant les bonnes qualités, les qualités prometteuses. Pour nous, nous voulons grandir dans le bien. Nous ne permettons pas que notre cœur soit submergé dans ce qui n’est pas bien, pas élevant, pas progressif. Nous amenons à notre esprit le bien, le prometteur, l’élevant. Quelque soit la pensée que nous laissons entrer dans notre esprit, celle-ci influence notre cœur et commence à rayonner et à se développer en parole. Si nous pensons bassement, notre cœur rayonne cette basse couleur et l’irradie par la parole. Notre formule est «la sécurité d’abord».

Nous voulons améliorer tous ceux qui nous entourent. Dans notre enthousiasme à améliorer notre environnement, nous ne devons pas nous laisser aller dans le malsain, le mauvais. Notre cœur est si petit; il n’y a pas de place pour le malsain, le mauvais. Nous savons d’où vient le mal. De lui (celui qui agit mal), nous ne considérons pas l’émergence du mal mais de quelque chose étranger à lui. Le stress n’est pas lui. Il vient de l’extérieur. Du stress vient la négativité. Nous ne condamnons pas un homme pour ses échecs, son incompréhension. Nous savons que ce n’est pas lui, mais quelque chose qui s’est indûment associé à lui. La vie, c’est la béatitude, la connaissance et l’intelligence. Il n’y a pas de place pour des sentiments négatifs dans la vie de qui que ce soit. Nous ne condamnons pas un homme pour ses erreurs. Nous considérons que celles-ci ne viennent pas de lui, mais du stress. Lorsque quelque chose de négatif apparaît, nous nous sentons bien pour lui; nous le félicitons de s’en être débarrassé. Nous devons sauver notre esprit et notre cœur de toute pensée négative erronée envers quelqu’un d’autre. 

Si nous l’avons entendu, c’était une erreur de l’entendre. Nous ne pouvions pas nous arrêter d’entendre, nos oreilles étaient ouvertes, mais c’était une erreur de l’entendre. Un homme très sage a dit: «Il parle beaucoup mais je ne dois rien entendre de ce qu’il dit.» Nous ne portons pas la boue à notre cœur. Si quelqu’un fait du mal, c’est son mauvais karma. En l’apportant dans notre esprit, il devient notre karma. C’est pourquoi nous voyons toujours le bien.

Guru Dev avait coutume de raconter l’histoire d’un saint qui était tout le temps si heureux, satisfait et immergé dans la béatitude. Il était célèbre pour n’avoir rien dit de moins que du bien. Un jour, un homme malicieux s’est rendu chez le saint avec tout l’attirail de la dévotion et tout ça, et il lui a demandé de bénir un certain endroit. Il l’emmena sur le chemin le plus désagréable qu’il put trouver et ils passèrent devant un chat qui s’était fait écraser par une voiture. «Oh, quel spectacle horrible», l’homme dit. Et le saint a dit: «Regardez les dents, des dents brillantes comme des perles.» Dans la situation la plus désagréable, il devait y avoir certainement quelque chose de bien.

Nous grandissons vers une perception plus raffinée, nous grandissons vers une vision céleste. Nous prenons toujours quelque chose d’agréable, quelque soit ce que ce sera. Nous savons que nous vivons dans le monde relatif, il y aura toujours quelque chose de beau, quelque chose à apprécier. Nous apportons cette valeur à notre esprit et à notre cœur. Nous n’apportons pas de saleté à notre esprit. Nous nous réjouissons de quelque chose de beau. C’est la vision d’un connaisseur de la réalité. Quelque soit le bien qui est là, c’est ce qui nous est utile. Le mal ne nous vient pas à l’esprit. Sinon, nous serons submergé par tant de mal. En apportant le bien à notre esprit, nous développons le pouvoir du bien. Le mal apporte une influence indésirable. La sécurité d’abord! Ce sont de simples choses, vous savez…