Nous avons vu dans le chapitre «Vie individuelle et vie cosmique» que l’individu exerce une influence sur le cosmos tout entier par chacune de ses pensées, paroles et actions. Une personne au cœur plein de paix répand donc naturellement une influence toute vibrante de paix et d’harmonie dans l’ensemble de l’univers. Ceux qui sont agités, soucieux et troublés et qui n’ont pas l’expérience de la conscience-béatitude créent sans cesse une influence défavorable dans leur environnement. Les tensions et soucis de l’individu génèrent une influence correspondante autour de lui et contaminent l’atmosphère. Toute activité malhonnête, immorale et coupable produit dans l’atmosphère une influence néfaste et dégradante. Quand un grand nombre de personnes dans le monde sont malheureuses et tendues, l’atmosphère du monde reflète ces qualités. Lorsque les tensions dans l’atmosphère augmentent au-delà d’une certaine limite, il en résulte des désastres collectifs.
Les grands représentants de la science médicale dans l’Inde ancienne, Caraka et Suṣruta, ont mis en évidence que tant que les gens se comportent avec droiture, l’atmosphère reste pleine de vibrations harmonieuses. Les récoltes sont bonnes, le soleil brille, il pleut en temps voulu et l’ensemble de la vie dans la création bénéfice de chaque élément de l’atmosphère environnante. Au contraire, lorsque les gens perdent leur droiture et agissent à l’encontre des codes moraux de la vie, l’équilibre de la nature et de l’atmosphère est perturbé, ce qui déclenche des désastres collectifs, tels que famines, inondations, sinistres et tout ce qui nuit à la vie dans le monde. Cela nous donne une mesure pour évaluer la santé du monde.
Nous voyons donc, de tous les points de vue, que pour créer une atmosphère bonne, saine et harmonieuse, favorable au bien de toutes les créatures dans le monde, il est nécessaire que l’homme vive dans le bonheur, la paix et l’abondance. Tout homme a la possibilité de vivre de cette manière.
On ne peut résoudre le problème de la paix mondiale qu’en résolvant celui de la paix de l’individu, et il n’est possible de résoudre ce problème qu’en faisant naître chez lui un état de bonheur. La pratique de la Méditation Transcendantale, qui est un moyen direct d’établir la conscience-béatitude dans la vie des gens, pourrait donc résoudre le problème de la paix de l’individu, de la famille, de la société, de la nation et du monde entier. – Maharishi Mahesh Yogi, extrait de «La Science de l’Être et l’Art de Vivre», p. 216-217
La perception générale de ce que signifie la paix mondiale parmi la population est principalement liée à l’absence de conflit, que ce soit au sein d’une nation ou entre les nations. Maharishi a déclaré qu’une nation invincible sera caractérisée par «tout le bien partout et l’absence de bien nulle part».
Cela élargit le concept de la paix mondiale à l’élimination totale de toutes les influences négatives. C’est un concept tellement étranger à l’humanité, qui a été assaillie par la guerre, les conflits, la souffrance et la négativité pendant des millénaires, et pourtant, tout le monde désire de manière innée cet état de fait. Nous avons examiné ce que dit la recherche scientifique sur les programmes de création de cohérence qui inversent les tendances de la négativité.
En outre, les anciens textes védiques de l’Inde constituent également un point de référence estimé pour quiconque s’est imprégné de cette sagesse intemporelle. Le Rāmāyaṇa nous indique clairement comment se caractérise la paix dans le monde; en bref, il donne une vision de bien plus que la paix dans le monde, l’aube du Paradis sur Terre.
Le bonheur était partout et tout le monde était établi dans le Dharma. Voyant Rām seul, personne ne nuisait à personne d’autre. – Rāmāyaṇa dans la physiologie humaine, page 271
Sous le règne de Rām, personne ne mourait prématurément, personne n’était malade et il n’y avait pas de catastrophes naturelles. – Rāmāyaṇa dans la physiologie humaine, page 271
नित्यपुष्पा नित्यफलास्तारवः स्कन्धविस्तृताः । काले वर्षी च पर्जन्यः सुखस्पर्शश्चा मारुतः ॥6.131.103॥
nitya-puṣpā nitya-phalāstaravaḥ skandha-vistṛitāḥ kāle varṣī ca parjanyaḥ sukha-sparśaś ca mārutaḥ – Rāmāyaṇa, Yuddha Kāṇd, 6.131.103
En Ayodhyā, les arbres aux branches étendues étaient toujours en fleurs, toujours chargés de fruits. Les pluies étaient opportunes et les vents agréables au toucher. – Rāmāyaṇa dans la physiologie humaine, page 271
Brāhmaṇāḥ, kṣatriyā, vaiśyāḥ et śūdrā étaient exempts d’avidité, accomplissaient leurs propres devoirs et étaient comblés dans leur vie. – Rāmāyaṇa dans la physiologie humaine, page 271
[Ce verset explique que les membres des différentes castes d’Ayodhyā (Brāhmaṇas, Kshatriyas, Vaishyas et Shūdras) avaient leurs propres responsabilités sociales qui permettaient à la fois de maintenir le Dharma (la vie en accord avec la loi naturelle) de la société et de soutenir efficacement leur propre évolution. Ce verset réfute toute affirmation de coercition ou de force, car il indique clairement que les citoyens d’Ayodhyā étaient épanouis dans l’accomplissement de leur dharma.]
Ces versets décrivent la coordination d’éléments de la vie habituellement considérés comme échappant au contrôle de l’homme, tels que le temps et les variations saisonnières. Les agriculteurs de notre époque, par exemple, sont confrontés chaque année aux caprices apparents de la météo, ne sachant jamais si l’année en cours apportera des conditions environnementales bénéfiques ou désastreuses pour leurs cultures. Maharishi souligne que lorsque le soleil, la pluie et les saisons vont et viennent sans tenir compte des besoins de la société, c’est parce que l’environnement subsiste dans un état de déséquilibre, dans lequel il y a un manque de coordination entre les divers éléments distincts. Il souligne cependant que ces entités apparemment séparées peuvent être correctement coordonnées en rétablissant l’équilibre.
La possibilité de rétablir l’équilibre de la nature est en soi un concept étonnant. Maharishi souligne cependant que l’environnement peut effectivement être influencé par les êtres humains, car sa base est, comme nous l’avons vu, le même champ de la Loi Naturelle qui est la forme la plus simple de la conscience humaine. Son commentaire commence par l’expérience du champ unifié de la conscience pure pendant le programme de Méditation Transcendantale:
«Lorsque la conscience s’élargit, elle ne se fragmente pas. Au contraire, elle devient de plus en plus cohérente. Cela signifie que les extrémités de l’infini sont ramenées vers l’intérieur, vers l’unité. Le caractère illimité de la vie est ramené à une globalité complète et immuable. C’est dans cette unité que réside le pouvoir de l’invincibilité. Lorsqu’un nombre infini de canaux de créativité petits et séparés sont réunis en un seul tout, la créativité est infinie.»
Maharishi compare souvent l’esprit à une vague sur l’océan pour décrire le processus de transcendance. Tout comme une vague s’installe pour assumer le statut de l’océan tout entier, l’esprit s’installe pendant la technique de Méditation Transcendantale et s’identifie à son état le plus simple, la pure conscience autoréférente. Cette analogie révèle plusieurs caractéristiques de la conscience autoréférente, mais elle souligne particulièrement son statut de champ d’unité, la totalité illimitée de toutes les parties séparées. À ce niveau d’unité, note Maharishi, tous les divers éléments de la nature sont naturellement coordonnés, un concept qu’il appelle la «corrélation infinie»:
«La corrélation infinie est synonyme de communication parfaite. En d’autres termes, chaque élément est lié à l’autre si intimement qu’il est l’autre. C’est la richesse de la globalité de la conscience qui unifie à la source toutes les différences de surface.»
En renforçant la qualité de la corrélation infinie dans la conscience individuelle, elle est simultanément renforcée dans tous les aspects de la vie collective:
«Grâce à la technique de la Méditation Transcendantale, le cerveau devient plus cohérent dans son fonctionnement – les différentes parties du cerveau commencent à fonctionner en se respectant les unes les autres. Au niveau collectif, la communication devient fluide et fructueuse entre les différentes parties qui constituent une nation, ainsi qu’entre les différents éléments qui composent ces parties.»
Ici, Maharishi indique clairement que la vie nationale comprend bien plus que la vie des citoyens. Créer de la cohérence dans la conscience collective ne crée pas seulement un équilibre dans le fonctionnement du soleil, du vent et de la pluie, mais aussi dans chaque partie d’une nation. Par conséquent, la clé pour créer un fonctionnement plus ordonné et plus cohérent entre toutes les parties de l’environnement est de vivifier la qualité de la corrélation infinie dans la conscience collective.
Les versets cités ci-dessus soulignent l’équilibre de la vie à Ayodhyā, où la nourriture était abondante et la beauté omniprésente. Nous voyons dans l’analyse de Maharishi de l’équilibre environnemental un cadre théorique qui place les descriptions de Vālmīki dans un contexte tout à fait pratique. Dans le cas d’Ayodhyā, l’équilibre a été créé dans la conscience nationale par la présence de Rām, le potentiel total de la Loi Naturelle. L’exposé de Maharishi sur la relation entre la vie individuelle, la vie collective et l’environnement nous montre que cet idéal – une vie sans erreur en parfait accord avec la Loi Naturelle – est une réalité pratique, réalisable par la mise en œuvre des technologies de la conscience, en particulier la pratique en groupe du programme de Méditation Transcendantale et de MT-Sidhi.
La Physiologie Humaine – Expression du Veda et de la Littérature Védique par le Dr Tony Nader
Maharishi: «Jai Guru Dev. Le message du Dr Hagelin aujourd’hui était une expression si joyeuse de l’immortalité. J’ai entendu la dernière conférence de presse du Dr John Hagelin sur la défense invincible, et aujourd’hui j’ai entendu ses expressions les plus scientifiques – simples et lucides. Je suis sûr que tout le monde veut une longue vie. Tout le monde veut une santé parfaite. Suivez le plus grand scientifique d’aujourd’hui. Il vous invite à avoir votre droit de naissance. Il vous dit que vous êtes né pour jouir d’une défense invincible – défense contre les faiblesses, défense contre les influences négatives, défense contre la mauvaise santé.
«L’immortalité est votre droit de naissance, car le Champ Unifié administre la vie dans l’univers. Pour toute vie – aujourd’hui, demain, l’année prochaine, le siècle prochain ou les prochains millions d’années – la même Loi Naturelle Totale est le conducteur de la vie de chacun, la même Loi Naturelle Totale. Cette Loi Naturelle signifie une agence, une intelligence, qui est invincible, tout le temps, existant de manière progressive. La Loi Naturelle est très progressive. La vie n’est pas vécue au niveau de son potentiel, car l’éducation à la santé est très, très pauvre.
«Venez profiter de votre propre droit de naissance. Suivez le plus grand scientifique d’aujourd’hui qui vous dit que l’immortalité conduit votre physiologie. Qui est le conducteur de la physiologie? Le Champ Unifié autoréférent avec un potentiel infini de perfection. Chaque individu par la naissance a été projeté sur terre dans la Lumière de Dieu. Chaque religion a dit à ses adeptes: «Soyez dans la Lumière de Dieu». Élevez-vous à la Lumière de Dieu, qui est vraiment silencieuse et abstraite, le conducteur de votre vie. Connaissez-la. Connaissez que vous êtes né dans la Lumière de Dieu. Connaissez-la – vous êtes le produit de la Constitution de l’Univers, la Constitution éternelle de l’Univers.
«Maintenant, le Dr Hagelin parle le language de l’éternité. Il parle le langage de la Loi Naturelle Totale. Et la Loi Naturelle Totale est la force motrice de la vie. De la naissance à l’immortalité, vous avez votre propre intelligence intérieure comme conducteur de votre vie. Connaissez-la. Le Dr Hagelin vous recommande ce que la Littérature Védique offre silencieusement à tous, à tous ceux qui sont nés avec la moindre intelligence. L’éducation devrait porter en premier lieu sur le mécanisme de l’immortalité active.
«Si vous voulez que je vous parle, un millier et un million de fois je vous demanderai d’écouter l’exhortation du Dr Hagelin sur l’invincibilité, la santé parfaite, l’immortalité. L’immortalité – rien de moins que l’immortalité – est votre droit. Vous êtes né dans l’espèce humaine. L’homme est divin. Ces mots, ‘humain’, ‘divin’, sont des mots qui vous mènent à la perfection. C’est le temps de la renaissance de la vie. C’est le moment où l’on vous promet que votre vie peut être guidée par la Loi Naturelle en termes authentiques, fiables et définis. – Conférence de presse du 18.04.2007
Purushottam, est un terme souvent employé par Maharishi et qui signifie: «le suprême administrateur de l’univers». C’est le niveau de la loi naturelle qui administre l’univers toujours en expansion avec un ordre parfait, dans la liberté et la béatitude. C’est le niveau de la Constitution de l’Univers. De la perspective de la science moderne, c’est le Champ Unifié de toutes les lois de la nature. C’est pour cette raison que d’amener la vie en accord avec le niveau de Purushottam de la loi naturelle, apportera automatiquement le soutien de la nature à la vie sur terre.
Rām étant l’incarnation de la qualité suprême d’ordre, de liberté, de béatitude et de l’habilité à tout nourrir – est l’incarnation du niveau de l’administration de Purushottam dans la capacité nourrissante du Soleil qui donne la vie; la personnification de l’administration absolue, l’exemple idéal d’un dirigeant souverain, l’habilité suprême de l’administration parfaite. Voici un petit développé:
Rām, dans le Rāmāyaṇ, est représenté comme l’incarnation du Dharma – la loi naturelle – Purushottam – le souverain abstrait, non manifesté et absolu de l’univers toujours en expansion.
Sūrya, le Soleil, le régent qui donne la vie, du système solaire, imite l’administration éternellement silencieuse de Purushottam, l’administration silencieuse de l’univers toujours en expansion.
Bharat, dans le Rāmāyaṇ, démontre la technique, la suprême habilité de l’administration parfaite, pour administrer la nation avec la compétence suprême (efficiency) et l’efficacité (effectiveness).
Afin de maintenir l’administration parfaite, Bharat a maintenu Rām dans sa conscience, et a servi le pays avec la conscience du souverain Rām dans son cœur; sa conscience a maintenu l’éternel administrateur Brahm, le pouvoir d’organisation infini de la loi naturelle, qui éternellement gouverne l’univers dans un ordre parfait et sans bruit.
Là est la clé de l’administration parfaite. Le gouvernement, qu’il soit une personne ou un ensemble de personnes, un parlement; qu’il soit le souverain héréditaire à vie d’un territoire ou un dirigeant élu pour un délai spécifique à un poste; s’il maintient Rām (Purushottam) dans sa conscience, l’intelligence de Rām dominera sa conscience – l’administrateur absolu de l’univers dominera l’intelligence du dirigeant. Son administration héritera des qualités d’ordre, de liberté, de béatitude et de l’habilité à tout nourrir. Une telle administration est appelé Rām Rāj – le règne de Rām.
Maharishi a écrit: «Les anciennes dynasties régnantes du monde ont pris cet exemple de Bharat, qui a maintenu l’idéal de l’administration, «Il règne, Il gouverne, j’administre seulement», et ont attribué leur administration à Rām, le suprême régent de l’univers, l’administrateur absolu de l’univers, ils ont maintenu l’idéal de leur gouvernement en alliance avec le Gouvernement de la Nature. «Il règne, Il gouverne, j’administre seulement», Il (Rām) est le sentiment intérieur de l’intelligence du souverain.»
Gagner le soutien de Purushottam
Purushottam est le niveau le plus profond de la loi naturelle, et de ce fait, les technologies védiques qui fonctionnent à partir de ce niveau sont les plus puissantes. Ceci explique l’extraordinaire effet qui peut être créé par un groupe de 9000 Pandits Védiques Maharishi au Brahmasthān de l’Inde. Accomplissant des Yagyas quotidiennement à partir du niveau de la Conscience Transcendantale, ils animent le Champ Unifié de toutes les lois de la nature et créent une influence invincible de Rām Rāj dans la conscience mondiale. La pratique en groupe du Vol Yogique aussi éveille le niveau Purushottam de la loi naturelle.
Le calendrier védique est un calendrier luni-solaire, c’est-à-dire qu’il est basé sur les mois lunaires et les années solaires. Contrairement au simple calendrier grégorien solaire, qui a sa place dans l’usage courant à travers le monde, le calendrier védique est beaucoup plus complexe et complet. Il reflète les cycles de la nature en célébrant un grand nombre de ses dates importantes en fonction des phases relatives de la lune plutôt que des jours numérotés de la semaine, du mois ou de l’année comme le calendrier grégorien. Par exemple, la Guru Pūrnimā, qui honore le Guru ou le Maître Védique, est célébré au mois lunaire indien Āshādha lors de la première pleine lune suivant le solstice d’été. Mahā Shivarātri, une journée traditionnelle d’observance de Shiva a lieu à la fin de l’hiver, le 14ème jour de la moitié sombre du mois lunaire indien de Phālgun.
Le calendrier védique est parfois appelé Panchangam (les cinq membres), qui définit sa structure comme étant composée de cinq éléments de temps: le tithi (jour lunaire), le vāra (jour de la semaine), le nakshatra (constellation lunaire), le yoga (jour luni-solaire) et le karana (demi-jour lunaire). Selon la Science Védique Maharishi, l’aube de chaque nouveau jour éveille des qualités spécifiques de la nature. Ces qualités, basées sur les cycles du soleil et de la lune ainsi que sur la position précise des planètes et des étoiles, sont ce qui distingue les jours de la semaine, du mois et de l’année. En examinant chaque jour pour ses qualités particulières, le calendrier védique peut non seulement identifier une date et une heure propices à l’organisation de célébrations traditionnelles, mais il peut également aider à la planification de diverses activités. Une lecture correcte du calendrier védique nécessite un point de référence exact – par exemple, l’endroit où se trouve un individu – car ses échelles de temps et de distance sont si précises.
Dans l’Inde ancienne, les familles qui avaient acquis une connaissance et une compréhension approfondies du processus de changement provoqué par les cycles du temps et l’influence de la Loi Naturelle étaient connues sous le nom de Jyotishis, ou Astrologues Védiques. Jyotish signifie se rapportant à la lumière et fait référence à un ancien système de connaissance Védique qui décrit la relation entre l’individu et l’univers dans lequel il vit. Il relie les deux à travers le fil de la conscience, qui a été discuté plus tôt comme le constituant essentiel de la création. Le jyotish est appliqué par le biais de calculs mathématiques basés sur le moment et le lieu exacts de la naissance. À partir de là, il entre profondément dans la vie d’une personne pour voir ce que le passé a structuré, ce que le présent offre et ce que l’avenir peut réserver. Cette vision est contenue dans une signature unique du ciel au moment de la naissance et devient un schéma directeur pour l’expression de la personnalité et du rôle que chaque personne doit jouer dans la vie.
Selon le Jyotish, la vie individuelle se déroule de manière séquentielle à travers un processus prédéterminé de transformation et de changement. Dans le même temps, l’univers évolue et s’étend rapidement. En comprenant le lien entre les deux, il est possible de prévoir quand divers événements transformateurs sont susceptibles de se produire, ou du moins de repérer les influences et tendances sous-jacentes qui peuvent les précéder. Cette compréhension peut avoir une immense valeur pratique, comme l’indique Levacy (1999): «Nous pouvons utiliser les informations du panchanga et notre expérience pour faire des projections qui nous conduiront à promouvoir une action au bon moment ou à reporter cette action à un moment où les conditions généreront plus de succès et de plénitude». L’art d’éviter les problèmes potentiels avant qu’ils ne surviennent est noté dans le Yoga Sūtras: Heyam dukham anāgatam (éviter le danger qui n’est pas encore arrivé, 2.16)
Comprendre les cycles de la nature reflétés dans le Calendrier Védique souligne l’importance d’un bon timing comme outil utile pour assurer le succès d’une nouvelle entreprise. Bien que cette méthode ait longtemps été utilisée pour déterminer le moment propice aux accomplissements védiques traditionnelles, je propose qu’elle puisse et doive également s’étendre à la lecture de la Littérature Védique.
Les Devatā Védiques dans la Littérature Védique et le Calendrier Védique
Citant Maharishi, Nader (2000) écrit: «… les Devatā Védiques sont les divers aspects de la Loi Naturelle qui organisent l’univers entier et le maintiennent en parfait ordre. [Ils] sont les administrateurs de tous les aspects de la création». En tant qu’impulsions de conscience présentes dans toutes les expressions de la conscience, les Devatā Védiques peuvent être assimilés aux vibrations subtiles du Champ Unifié dont les effets sont connus dans tous les états excités du champ. Ce sont les dynamiques du champ. Chaque manifestation est à la fois une expression du champ et le champ lui-même. Cela explique l’infinie variété de l’univers, même s’il est relié à une unité sous-jacente qui est un continuum immuable. Dans son rôle d’expression, les Devatā Védiques assument une identité individuelle basée sur la qualité de la Loi Naturelle qu’il administre. Par exemple, le Devatā Védique qui administre le silence est Śiva tandis que le Devatā Védique qui administre le dynamisme est Viṣṇu. Une fois encore, Nader cite Maharishi sur la relation entre Śiva et Viṣṇu.
… cela peut être compris comme la coexistence du silence et du dynamisme, ou la véritable unité de Śiva et de Viṣṇu. Dans cette perspective, Śiva et Viṣṇu peuvent être considérés comme une seule et même chose, et pourtant comme deux aspects différents du Champ Unifié de la Loi Naturelle. C’est ainsi que les Devatā sont différents l’un de l’autre, car ils administrent différents aspects de la réalité, tout en demeurant une unité indifférenciée de la Loi Naturelle.
On a envi de rire avec Maharishi devant les progrès de la télévision.
«Cette approche holistique de la santé parfaite, la longévité, est très développée dans l’approche traditionnelle de la santé en Amérique du Sud, comme en Asie. L’Europe et les continents américains sont à la recherche de cette grande sagesse qui existe dans la conscience des praticiens de la médecine naturelle de ce continent et du continent asiatique, et il n’y a aucune raison pour que nous n’ayons pas une université qui surpassera en excellence, en efficacité, en dignité et en utilité toutes les organisations de médecine existant dans le monde aujourd’hui, en particulier comme je l’ai mentionné dans l’après-midi, avec la connaissance d’un élément fondamental de la vie, le Champ Unifié de toutes les lois de la nature, que nous savons traditionnellement être une valeur spirituelle. Sa structure a été reconnue comme étant trois-en-un, trois valeurs en une valeur. L’équilibre des trois est la base de l’Ayur-Veda, le plus ancien système de médecine naturelle en Inde, et lorsque j’ai entendu les sages médecins des pays d’Amérique du Sud, j’ai senti que la connaissance de la médecine naturelle et de l’approche de la santé, celle qui est connue dans cette partie du monde, est fondamentalement la même que celle qui est connue en Inde. C’est fondamentalement la même médecine naturelle.
«Le principe de base, l’unité fondamentale de la vie – c’est la même chose en Chine, au Japon et dans d’autres pays de l’Est. Et notre pensée de ce matin, inspirée par notre médecin du Panama, est que nous aurons la Faculté du bien-être spirituel, la Faculté du bien-être mental, la Faculté du bien-être physique, la Faculté du bien-être environnemental et la Faculté du bien-être administratif. Ces cinq facultés structureront une université complète de médecine naturelle.» – Maharishi Mahesh Yogi, Maharishi Nagar, Inde, le 22.03.1985 (un extrait)
Un quatrième état majeur de conscience – La Conscience Transcendantale: Par rapport à l’état de veille, de rêve et de sommeil, la conscience pure (ou conscience transcendantale, en haut à droite) n’a pas de contenu ni d’activité de pensée, mais elle est consciente d’elle-même. L’esprit est alerte, éveillé, mais on ne pense à rien au moment où l’on transcende, donc il n’y a pas de contenu. La conscience sans contenu.
La Science Védique de Maharishi considère la conscience comme le constituant essentiel de la création. C’est le potentiel total de la loi naturelle² qui sous-tend non seulement toutes les expériences subjectives (pensées, sentiments, etc.), mais aussi tous les objets d’expérience sensorielle présents dans le monde matériel. La science moderne a une vision remarquablement parallèle à la structure de l’univers grâce aux progrès récents de la théorie du champ quantique. S’appuyant sur les découvertes d’Einstein, la physique théorique est allée jusqu’à entrevoir un champ unifié qui sous-tend toute la diversité qui constitue l’univers connu. En introduisant le concept d’un champ – une construction abstraite qui inclut des particules et des forces «virtuelles» – la physique est allée jusqu’aux limites les plus lointaines de la recherche scientifique moderne. Cependant, malgré cette découverte et les formules mathématiques qui en vérifient l’existence, la physique est limitée dans sa capacité à fournir une validation expérimentale objective du champ unifié en raison des limites de la technologie actuelle des accélérateurs de particules. Par conséquent, pour les physiciens modernes, le champ unifié ne reste qu’une réalité mathématique, encore quelque peu illusoire et en dehors du domaine de l’expérience directe.
² La loi naturelle se réfère au fonctionnement ordonné et holistique des principes sous-jacents (les lois de la nature) qui gouvernent l’infinie diversité de l’univers matériel. Contrairement aux lois nationales créées par des individus, la loi naturelle n’est pas créée en ce sens qu’elle a été automatiquement établie et mise en mouvement par la nature.
Selon la Science Védique Maharishi, il existe une connexion qualitative entre le champ unifié de la science moderne et le domaine de la conscience pure décrit dans la littérature védique. Tout comme le champ unifié de la physique quantique contient une potentialité pure, dont la vivacité est apparente sur la base de ses particules «virtuelles», la conscience pure contient le potentiel total de la loi naturelle et les vibrations du domaine représentent le Veda. La science moderne et la Science Védique de Maharishi peuvent ainsi être considérées comme deux approches différentes mais complémentaires d’une même réalité sous-jacente. La connexion entre le plus moderne et le plus ancien représente un nouveau paradigme pour l’avancement de la connaissance scientifique.
La littérature védique
Les premiers documents qui décrivent la conscience humaine se trouvent dans la littérature védique de l’Inde ancienne. Ces textes contiennent de nombreuses références à une dimension intérieure de la vie qui dépasse le domaine des sens, mais reste ouverte à l’expérience directe. Comme le dit le Katha Upaniṣad, «Profondément à l’intérieur de la personne … c’est le plus profond de son Soi, de sa propre conscience» (2.3.17). Selon la Science Védique de Maharishi, la conscience pure, fondement et source de toute connaissance, s’écoule à travers la structure et la séquence du Veda et de la littérature védique. La lecture de la littérature védique est donc l’étude de la conscience autoréférente à mesure qu’elle se meut. Le thème de l’autoréférence signifie que la connaissance se réfère toujours à sa source, qui est elle-même. De cette façon, elle n’est jamais en dehors d’elle-même. Il existe de nombreuses expressions dans la littérature védique qui décrivent cette nature autoréférente, comme ce qui suit dans les Yoga Sutras de Maharishi Patañjali: Vṛtti sārūpyam itaḥ atra (les réverbérations du Soi émergent d’ici [l’état autoréférent] et restent ici [dans l’état autoréférent], 1.4)
Maharishi a organisé les 40 aspects principaux de la littérature védique de manière à préserver l’interconnexion de chaque aspect avec tous les autres aspects (voir le tableau). L’aspect principal de la littérature védique est le Ṛk Veda. Selon Maharishi, toute la littérature védique est contenue sous forme de graines dans le Ṛk Veda. C’est comme le tronc de l’arbre d’où partent les différentes branches. Tout comme les branches, bien qu’elles aillent dans des directions différentes, sont toujours reliées à l’arbre, toutes les branches de la littérature védique sont reliées au Ṛk Veda. Maharishi a décrit comment les différentes branches de la littérature védique représentent des qualités spécifiques de la totalité non spécifique qui constitue le domaine de la conscience.
«Différents aspects de la littérature védique catégorisent les différentes qualités de la conscience en termes de vibrations ou de fréquences inhérentes à la valeur holistique de la conscience. Ces fréquences de conscience sont l’expression de l’intelligence qui donne naissance d’abord à la structure védique, la structure du Ṛk Veda, et qui continue à évoluer en particules de matière et en différentes formes de création matérielle.»
En termes de structure, nous pouvons l’envisager comme un cercle dont chaque partie est toujours reliée à l’ensemble. C’est la forme d’un mandala. Sa forme circulaire est une représentation symbolique de la totalité interconnectée de la conscience, le Soi. Dans la structure globale d’un mandala, chaque branche de la littérature védique fait également partie d’un petit groupe de six branches. Ensemble, en fonction des qualités qu’ils représentent, ils forment une boucle qui les relie. Par exemple, l’un de ces groupes est connu sous le nom de Vedāñga (les membres du Veda), qui comprend Śikṣā, Kalp, Vyākaraṇ, Nirukt, Chhandas et Jyotiṣ.
Selon Maharishi, les Vedāñgas décrivent les mécanismes par lesquels la conscience (la nature non manifestée de la réalité) se manifeste.
«Les Vedāñgas étudient comment la structure de la connaissance de la nature est contenue dans le domaine de la conscience, comment cette structure de la connaissance pure est cognisée comme le Veda, et comment le Veda est ensuite exprimé comme la parole.»
Śikṣā est la science de la parole et, en tant que telle, Maharishi lui a donné la qualité «d’expression». Kalp décrit l’exécution des rituels ou cérémonies védiques traditionnels et a une qualité de «transformation». La transformation est un processus. Il prend la qualité d’expression que l’on trouve dans Śikṣā et crée une élaboration plus poussée en transformant les valeurs de point de la parole en valeurs étendues d’accomplissement. Vyākaraṇ est la grammaire védique. Il a une qualité d’expansion. L’expansion des syllabes en mots et en phrases est basée sur des règles de grammaire. Au fur et à mesure qu’un système s’étend vers l’extérieur, il est important de maintenir l’équilibre et le contrôle internes. Par conséquent, la qualité croissante de Vyākaraṇ est suivie dans la boucle Vedāñga par la qualité «d’autoréférence» trouvée dans Nirukt. Nirukt signifie «répondre» et son texte ne parle que de mots. Comme un thésaurus, Nirukt décrit la relation d’un mot avec lui-même. Ceci est représenté par la courbure de la boucle comme la première expression de la conscience, après s’être étendue, commence maintenant à se recourber sur elle-même. L’aspect suivant, Chandas, est le mètre. En se basant sur le nombre de syllabes dans une ligne, Chandas maintient la structure rythmique du verset. Il a donc une qualité de «mesure et de quantification». Le dernier composant de Vedāñga est Jyotiṣ ou l’astrologie védique. Parce qu’il relie le passé, le présent et le futur, Maharishi a donné à Jyotiṣ la qualité de «toute connaissance». C’est l’achèvement de la boucle, le retour de la conscience à elle-même dans le pur état de connaissance. C’est la totalité unifiée du connaisseur, de la connaissance et du connu dans un seul état unique d’autoréférence de la conscience.
Une boucle de réaction autoréférente peut également être trouvée dans d’autres systèmes, y compris le corps humain. Le neuro-physiologiste Tony Nader, qui a trouvé une correspondance directe pour chacun des 40 aspects de la littérature védique dans la physiologie, a décrit comment l’équilibre est maintenu dans le corps par une relation fonctionnelle entre ses différentes composantes.
«La physiologie est un domaine dynamique de transformations continues, qui se produisent dans des ensembles de boucles de rétroaction qui assurent la continuité dans le changement. La physiologie peut être comparée à celle d’une rivière – elle a toujours la même apparence, mais elle est toujours nouvelle. Les boucles sont disponibles à tous les niveaux de la physiologie, macroscopique et microscopique – au niveau de l’organe ainsi qu’aux niveaux atomique et moléculaire.»
En se référant à un point de référence d’ordre, la nature est capable de maintenir un équilibre évolutif au milieu d’un changement et d’une expansion continus. La littérature védique, même dans sa propre structure d’expansion et de contraction, est également capable de donner expression à ce phénomène naturel.
De la conscience à l’esprit et au corps: une vue plus détaillée du modèle de la conscience selon l’Ayur-Veda Maharishi
Pour expliquer l’idée que l’illumination apporte une harmonisation spontanée avec la loi naturelle, telle que définie ci-dessus, nous devons entrer plus en détail dans la science védique.
L’idée que se reconnecter à la forme la plus simple de conscience, la conscience pure, apportera une harmonisation plus profonde au flux de l’évolution dans la nature, qui est fondé sur le fait que c’est le champ unifié qui donne lieu à la nature, en premier. Se connecter à la conscience, c’est comme se connecter à l’unité centrale de traitement des lois de la nature. La Science Védique de Maharishi l’explique comme suit.
Le Veda et la physique
D’abord, un petit détour. Bien que la vision du monde védique ne soit pas familière aux oreilles occidentales, elle est remarquablement en accord avec la vision de la nature que la physique a découverte. La physique décrit également les objets apparemment solides et matériels qui nous entourent comme étant en réalité simplement les ondes ou les fluctuations d’un champ immatériel sous-jacent.
Les premiers pas de la physique dans cette direction ont impliqué ce qu’on appelle la mécanique quantique. La mécanique quantique a découvert que les particules élémentaires sont en fait des «fonctions d’ondes» de champs quantiques sous-jacents. Contrairement aux particules classiques, les fonctions d’ondes ne sont pas ce que nous appelons habituellement des «choses». Il s’agit essentiellement de connaissances – elles représentent la probabilité que quelque chose se produise. Quand on pense que le monde est fait de fonctions de probabilité, l’univers commence à ressembler non pas à une machine géante, comme c’était le cas en physique newtonienne, mais à une idée – en fait, à une connaissance exprimée. Le physicien Henri P. Stapp du laboratoire Lawrence Berkeley dit:
En vu de ces caractéristiques comme une idée d’uniformité du monde physique quantique, la bonne réponse à notre question: «Dans quel genre de monde vivons-nous? semblerait être celle-ci: «Nous vivons dans un monde plus comme une idée et non comme une matière» … Il n’y a, en fait, dans l’univers quantique, aucune place naturelle pour la matière. Cette conclusion, curieusement, est exactement l’inverse de la circonstance que dans l’univers physique classique, il n’y avait pas de place naturelle pour l’esprit. (Stapp 1993, p. 211)
L’étape suivante dans la compréhension physique était de voir que les différents champs quantiques proviennent d’un plus petit nombre de champs sous-jacents. Dans les années 1960, les physiciens ont montré que l’électromagnétisme et les interactions «faibles», deux des quatre champs de force de base, n’étaient en réalité qu’un champ sous des formes différentes. De même, la myriade de particules élémentaires (neutrinos, quarks, etc.) sont maintenant toutes des fluctuations d’un champ «matière», appelé champ «lepto-quark» (voir la charte du champ unifié). En fait, la physique voit maintenant toutes les forces et les particules de la nature comme des fluctuations de trois «super-champs». (Nous examinerons les super-champs plus en détail dans un chapitre ultérieur, car ils s’avèrent avoir des parallèles frappants avec les concepts de l’Ayur-Veda Maharishi).
La quête principale en physique aujourd’hui est de trouver, sous les trois super-champs, un seul champ «super-unifié». Beaucoup de physiciens croient qu’ils ont l’essentiel d’une théorie fructueuse des champs unifiés, qu’on appelle «théorie des super-cordes». Certains estiment que les détails devraient être mis au point d’ici une décennie (Mukerjee 1996). Si ce n’est pas le cas, la physique décrira tout dans la nature, y compris nos corps, comme les modes de vibration d’une unité sous-jacente, transcendantale et non matérielle – des modes de vibration d’un champ sous-jacent de pure intelligence.
La pensée védique a toujours décrit l’univers en ces termes. De nombreuses parallèles ont été établies entre la description védique du champ unifié et la description émergente en physique (Hagelin 1987). Celles-ci impliquent souvent les mécanismes de la façon dont l’unité se manifeste dans la diversité en premier lieu. Nous examinerons d’abord l’approche de la science védique, puis nous explorerons ses parallèles en physique.
La tradition védique comprend que la nature n’est pas fondamentalement objective. Elle n’est pas basée sur des objets matériels. Au contraire, la réalité la plus fondamentale est dite complètement subjective – un champ illimité et éternel d’intelligence ou de conscience pure et abstraite.
Ce champ unifié est la demeure de toutes les lois de la nature.
Ce que nous voyons comme le monde matériel est, en réalité, des ondes, des fluctuations, ou des impulsions, de ce champ immatériel, sous-jacent, de la conscience pure. Ce que nous sommes nous-mêmes – ou plus exactement, ce que sont nos esprits et nos corps – est de l’intelligence pure en mouvement.
Dans la compréhension védique, si l’esprit humain devient suffisamment calme et pur, il peut contacter ce pur champ de conscience à la base du monde physique. Il peut se calmer pour en prendre directement conscience.
Avoir cette expérience peut sembler une possibilité intéressante, mais l’Ayur-Veda Maharishi va beaucoup plus loin. Elle considère que cette expérience est nécessaire pour créer une santé idéale. Dans la pensée védique, les bienfaits de l’expérience directe du champ unifié sont considérés comme si grands qu’on dit qu’ils donnent lieu à des états de conscience nettement supérieurs, collectivement appelés «illumination».
La tradition védique a une terminologie pour ces phénomènes. La forme la plus simple de notre propre conscience – la conscience pure – s’appelle notre atman (ou ‘Soi’). La pensée védique exprime le statut de l’atman dans l’expression ‘Ayam Ātmā Brahm’: cet atman est Brahman (la ‘totalité’, le champ unifié). Le processus de croissance vers l’état connu sous le nom «d’illumination» implique que l’atman (le Soi de chacun) s’éveille à son plein statut de Brahman (le Soi de l’univers).
L’illumination
Dans l’usage védique, ‘l’illumination’ ne se réfère pas à la possession de faits, ou d’un système de croyances, ou de quelque autre compréhension intellectuelle que ce soit. Elle fait plutôt référence à la ‘lumière’ intérieure. Cela signifie que l’esprit individuel est pleinement illuminé par le domaine transcendantal et infini de la conscience pure à la base de la nature.
Comme un arbre atteignant sa racine jusqu’à un réservoir souterrain, l’esprit humain peut, comme nous l’avons dit, se calmer pour vivre ce domaine infini d’intelligence pure. Maharishi explique qu’en répétant cette expérience deux fois par jour avec la Méditation Transcendantale et le programme TM-Sidhi, l’esprit se familiarise avec ce domaine. Il acquiert la capacité de maintenir le contact avec le champ unifié tout en poursuivant ses activités quotidiennes.
Maharishi dit: «C’est seulement dans les premiers jours de méditation que l’on a à méditer afin d’expérimenter ce niveau silencieux et calme de l’esprit, cet état de pure conscience. À mesure que nous continuons à alterner l’expérience de la méditation avec l’activité quotidienne, la valeur de cette pure conscience est infusée dans l’esprit.
«Le pure niveau de la conscience devient stabilisé dans notre conscience individuelle. Et quand ce pure niveau – l’état de moindre excitation – est une réalité vivante même durant l’activité quotidienne, c’est l’état d’illumination. C’est la vie libre de souffrance, la vie quand toute pensée et action est spontanément correcte.» (Citer dans Oates 1986, pp 33-34)
Entre autres choses, l’état d’illumination est considéré comme l’état optimal de la santé humaine. La réalisation de cet objectif est donc le but suprême de Ayur-Veda Maharishi. Pourquoi l’illumination, ou même la croissance vers elle, serait-elle bénéfique pour la santé? Il y a plusieurs raisons, que nous examinerons une à une.
L’action en accord avec la loi naturelle
La dernière remarque de la citation de Maharishi – sur la pensée et l’action «spontanément correctes» – devrait être discutée plus avant. Une affirmation du Ṛk Veda (1.158.6) l’exprime comme ‘Yatīnaṁ Brahmā bhavati sārathiḥ’; la traduction de Maharishi est: «Pour ceux dont les esprits sont établis dans la conscience autoréférente, le pouvoir d’organisation infini de la loi naturelle devient le conducteur du char». Dans cet état de vie, on dit que la vie quotidienne est guidée spontanément par les lois de la nature.
On pourrait objecter que toutes les actions sont conformes aux lois de la physique, de la biologie, etc, mais la science védique utilise ces termes dans un autre sens. Certaines actions produisent des résultats souhaitables et supports de vie en tenant compte de toutes ces lois, et d’autres produisent des résultats indésirables en ne tenant pas compte des conséquences des lois de la nature. Si l’on tombe d’un toit, notre chute est régie par la loi de la gravité, mais l’on a agi «sans tenir compte» de ses conséquences. Si l’on prend soin d’éviter de tomber des toits, on agit «en accord» avec les conséquences de la gravité. Certaines lois de la nature impliquent des actions qui maintiennent le bien-être et l’évolution – par exemple, prendre soin de ses enfants – et aussi des actions opposées qui causeront malheur et préjudice. Agir spontanément et conformément à la loi naturelle signifie agir spontanément d’une manière qui favorise le bien-être.
Cette alliance avec la loi naturelle aurait également un effet dynamique dans l’activité quotidienne, d’un moment à l’autre. Les grands athlètes décrivent souvent une expérience d’aller «dans la zone», où, pendant quelques instants, chaque action est automatique et spontanément juste. C’est un avant-goût de l’illumination – une idée de ce que l’on entend par «une vie vécue spontanément, en plein accord avec les lois de la nature». Lorsque l’esprit est en accord avec la conscience pure – le champ unifié de la loi naturelle – alors la pensée et l’action sont calculées et soutenues par toutes les lois de la nature.
Ce phénomène de l’action spontanée et juste a une implication importante pour la santé. Le maintien de la santé résulte d’une vie en accord avec les lois de la nature qui régissent le fonctionnement du corps humain. Le corps humain n’est pas conçu, par exemple, pour inhaler la fumée de tabac, si bien que lorsqu’il est soumis à cette activité contre nature, les poumons et le cœur sont endommagés.
Agir en accord avec la loi naturelle signifie ici ne pas fumer. Comme cela le suggère, plusieurs de ces lois de la nature qui régissent la santé peuvent être identifiées: ne pas fumer, faire de l’exercice, etc. Mais, inévitablement, un grand nombre de lois ne le peuvent pas. La science médicale n’en sait pas plus pour l’instant; l’AVM donne beaucoup d’autres conseils (traités dans les chapitres suivants). Mais tous ses conseils doivent être adaptés à la situation et à l’individu, et d’ailleurs, bien d’autres problèmes surgiront que personne n’avait prévus. La solution idéale serait de pouvoir agir spontanément et conformément à la loi naturelle. L’AVM soutient que l’on peut acquérir cette capacité spontanée en développant sa conscience intérieure, son expérience directe de l’état de conscience transcendantale. Cet «éveil» de la conscience à son plein statut de champ unifié produit, dit-on, un alignement spontané et intuitif sur la loi naturelle. (Cela peut expliquer la conclusion selon laquelle la MT est utile pour cesser de fumer, vaincre la dépendance aux drogues et à l’alcool et, en général, améliorer les taux de conformité en médecine préventive.)
La compréhension intellectuelle de la connaissance totale est pleinement actualisée grâce à une approche simple et unique de l’enseignement. Chaque partie de la connaissance, qui se déploie jour après jour dans les salles de classe, est connectée avec la connaissance totale. Ceci est accompli par l’enseignant à la dernière minute de chaque classe, quand il montre à tous les étudiants un tableau qui donne une vision de la connectivité de la connaissance de la leçon avec la connaissance de la discipline correspondante, et montre aussi la connectivité de la discipline avec la connaissance totale de toutes les disciplines à la base commune à toutes les disciplines dans la conscience.
De cette façon, la totalité (de la connaissance) ne peut pas être ombragée par la partie (de la connaissance), et la partie est toujours comprise en référence à la totalité.
L’étude de n’importe quelle partie de la connaissance à l’Université Védique Maharishi sert d’approche directe pour sonder simultanément la profondeur de la connaissance totale.
Ce thème de l’enseignement, qui relie chaque leçon à la connaissance totale de l’ensemble de la discipline et relie chaque discipline à la base commune* de toutes les disciplines, le domaine de l’intelligence pure, est une caractéristique unique de l’Université Védique Maharishi, qui réussit à transmettre une connaissance complète à chaque étudiant et à atteindre le but suprême de l’enseignement universitaire en offrant l’illumination à tout étudiant.
* Étude des Prātishākhyas, qui établissent toutes les branches de la connaissance sur le fondement de la conscience autoréférente.
Cette approche pour développer la connaissance complète dans la conscience de chaque étudiant n’est disponible dans aucune autre université dans le monde. Aucune université au monde n’a ce concept de la connaissance totale ou du «fruit de toute connaissance» pour chaque étudiant.
L’avantage de la compréhension intellectuelle de la connaissance complète sur la base de l’intelligence pure de l’étudiant est que l’étudiant se trouve être le centre vivant de toute connaissance; il trouve toutes les valeurs diversifiées de la connaissance dans le contexte de la connaissance totale (le Veda) dans sa propre conscience, dans sa propre conscience holistique – sa conscience maintient la créativité et le pouvoir d’organisation du Veda qui est toujours éveillé comme l’intelligence fondamentale dans sa propre physiologie.
De plus, ces deux approches expérientielles ou expérimentales, intellectuelles ou théoriques sont parfaites, parce qu’elles jouissent d’une authenticité absolue à partir de la structure éternelle de la connaissance pure, le Veda et la littérature védique.
Il faut mentionner ici, dans le contexte des approches pratiques et théoriques de l’Université Védique Maharishi, que ces deux approches de la Science et de la Technologie Védiques Maharishi ont été soigneusement authentifiées selon les normes scientifiques de vérification les plus rigoureuses, qui ont prouvé la validité des allégations.
Plus de 500 études scientifiques menées sur la Méditation Transcendantale de Maharishi et le Programme de TM-Sidhi dans différentes universités et instituts de recherche à travers le monde au cours des trente-sept dernières années valident tout ce qui est mentionné ici en référence à la vision de l’Université Védique Maharishi et à la réalité de l’approche védique de la perfection dans la vie quotidienne de tout le monde.
L’éducation à l’Université Védique Maharishi offrant la connaissance totale sur les deux niveaux, pratique et théorique, ne permet pas au connaisseur de rester dans les limites de la connaissance. Les limites des différents domaines (différentes disciplines) de la connaissance perdent leur rigidité sur le fondement de la connaissance totale – chaque discipline est connectée à la source commune de toutes les disciplines, le domaine de la pure intelligence de l’étudiant.
Chaque étudiant devient l’expression de la connaissance totale et, en tant que tel, il est capable de témoigner des limitations et des limites de la connaissance. Il s’élève au-dessus de la servitude; il jouit de la libération; il jouit de la liberté dans la connaissance totale – dans l’illimité, le pur éveil.