Introduction au ‘Sat Vṛtta’ – l’activité en accord avec la loi naturelle

Effets de la Méditation Transcendantale (MT) sur le fonctionnement du cerveau

L’éducation consiste à amener la conscience à passer de la connaissance de toute autre chose (conscience objet-référent) (vṛtti sārūpyam itaratra) à la connaissance de soi (conscience autoréférente, conscience sujet-référent) (parame vyoman) (svarūpe avasthānam). Le phénomène du retour du connaisseur du vaste domaine de la connaissance, le domaine des formes et des phénomènes, au domaine de la pure connaissance, le champ de sa propre conscience, est la dynamique de l’éducation.

Points principaux de la conférence de Maharishi du 01.07.1992

1. La Science Védique de Maharishi déclare ‘satyam eva jayate’: La victoire est gagnée sur la base de sattva. Sattva signifie l’intégration de valeurs opposées, l’intégration du silence et du dynamisme. Sur la base de sattva, la nature accomplit tout au travers du chemin de la moindre action.

2. Être en parfaite santé, c’est être invincible, spontanément couronné de succès et victorieux dans toutes nos entreprises. Une santé parfaite exige une intégration maximale du silence et du dynamisme, un sattva maximum.

3. L’Ayur-Veda Maharishi, le système le plus complet, qui a fait ses preuves et qui est authentique pour gagner une santé parfaite, fournit la connaissance de la façon de conduire l’activité de manière à maintenir un maximum de sattva dans la vie.

4. Le sattva est éternellement animé dans l’état autoréférent de la conscience, l’état apaisé de conscience humaine, l’état d’éveil absolu qui se connaît lui-même en tant que connaisseur, connu et processus de connaissance, la Saṁhitā de Ṛṣi, Devatā et Chandas.

5. C’est l’état que les Upaniṣads décrivent comme Sat Chit Ānanda – la conscience de félicité absolue – un état de liberté absolue des limites, d’autosuffisance et d’indépendance absolue, un continuum de victoire.

6. L’activité des personnes établies à ce niveau de conscience est résumée dans le Ṛk Veda comme ‘brahmā bhavati sāraṭhiḥ’ littéralement, Brahman est leur charioteur – la totalité de la loi naturelle responsable de l’univers entier conduit toute leur activité à partir du niveau du silence infini.

7. La science et l’art de la victoire sur une base permanente est ‘nistraiguṇyo bhavārjun’: être en dehors des trois guṇas et devenir libre de toutes les limites; et par ‘nirdvandvo nitya satvastho’: éternellement établi dans le sattva (l’intégration absolue), le résultat sera jayate (la victoire absolue, l’invincibilité).

8. La manière pratique d’atteindre cet état de liberté est disponible dans la Méditation Transcendantale, dans laquelle nous faisons l’expérience de niveaux de pensée de plus en plus fins. Avec ce processus, la vigilance augmente. La vigilance absolue est disponible à la valeur la plus fine de la perception; la conscience transcendante, l’éveil autoréférent, l’indépendance absolue.

9. Seulement dans l’état d’indépendance absolue, l’esprit se sent à l’aise, libéré du mal aise (dis-ease). C’est pourquoi Charaka traite avec ce centre de notre propre existence, notre propre intelligence, notre propre conscience, et établit un système de soins de santé orienté vers la prévention sur le principe du ‘nitya satvastho’.

10. Pour que la santé soit réelle, elle doit être établie sur une base permanente et au niveau de la spontanéité. Permanente signifie qu’elle n’est pas interrompue dans le processus naturel d’évolution qui implique la destruction de l’étape précédente et la création d’une nouvelle étape. La spontanéité est requise parce que si elle est basée sur l’effort personnel, elle ne peut pas être continue.

11. L’état de ‘nitya satvastho’ est l’état pur de vigilance, où le silence infini coexiste avec un dynamisme infini. Le silence absolu de Purusha ne fait qu’un avec le dynamisme absolu de Prakrti. Ce n’est que dans cet état de pure vigilance que les deux valeurs contradictoires sont maintenues en parfait équilibre.

12. Si notre conscience, en vertu de cette pure vigilance, peut soutenir ces deux valeurs extrêmes absolument opposées, alors nous sommes capables de rester équilibrés face à toutes les valeurs relatives contrastées, et notre vie obtient la qualité d’un arc-en-ciel: toutes les nuances du silence se fondent harmonieusement avec toutes les nuances de l’activité. Chaque couleur se fond avec les autres couleurs, et toutes les couleurs sont absorbées et ne font plus qu’un avec l’observateur.

13. Cet état d’équilibre ne peut jamais être maintenu au niveau de l’intellect, parce que l’intellect ne peut décider qu’une seule chose à la fois, alors que l’intégralité de la vie prend d’innombrables décisions tout le temps dans chaque cellule du corps.

14. En général, il y a trois niveaux d’intégration de l’intellect;

i) l’intellect sait ce qui est juste, mais l’esprit pousse quand même à agir différemment;

ii) l’intellect sait ce qui est juste et ses décisions sont utiles pour corriger le déséquilibre,

iii) avant même que l’intellect puisse décider quelque chose, on agit spontanément en accord avec toutes les lois de la nature – la Constitution de l’Univers.

15. Si l’intellect n’est pas établi dans cet état de conscience autoréférente, il ne peut voir que des valeurs partielles de la vie: c’est ce qu’on appelle ‘pragyāparādh’: l’erreur de l’intellect. La logique peut sembler très bonne, mais elle n’est pas productive. C’est comme un escalier peint sur le mur: on peut voir de belles marches, mais cela ne nous mène pas à un niveau supérieur.

16. Lorsqu’une conscience individuelle est caractérisée par une pure vigilance absolue, l’intelligence de l’individu reflète la vigilance totale de l’intelligence cosmique. Alors, la personne est cosmiquement développée. Toute pensée, parole ou action est en corrélation absolue avec tout ce qui existe dans l’univers.

17. Le langage du Veda et de la littérature védique est le langage de la nature. Le silence infini de Puruṣa inspire le dynamisme infini de Prakṛti à parler. Seul ce discours de la nature peut décrire comment elle parvient à faire apparaître l’univers entier, tout comme la sève seule peut décrire comment elle a réussi à apparaître comme le pétale d’une fleur.

18. Les noms védiques indiquent donc la correspondance absolue entre le son et la forme. L’auteur principal de l’Ayur-Veda est Charaka. Cha signifie ‘et’, Ra signifie ‘dynamisme’, Ka signifie ‘point’ – le point de dynamisme, le silence. Charaka signifie donc ‘le dynamisme et le silence ensemble, simultanément’: la connaissance de tout ce qu’est le dynamisme, et la connaissance de tout ce qu’est le silence, et tout ce qui concerne leur relation; tout ce qu’est la totalité – l’immortalité.

19. Charaka est disponible dans la réalité de la conscience autoréférente: tout ce que Charaka enseigne est les différentes parties de la totalité – les différentes parties de la santé – la conscience, l’esprit, le corps, pour la perfection de la vie à tous les niveaux: individu, famille, nation, monde international, système solaire et structure galactique de l’univers.

20. Ainsi, le plus ancien et authentique système de santé, l’Ayur-Veda Maharishi, fournit une science complète de la vie, à la fois en théorie et en pratique, pour créer une société sans maladie sur la base d’une conscience libre de mal-aise.

Lorsque nous disons «réalité totale de la conscience», nous entendons la conscience dans son état autoréférent, où la conscience se connaît elle-même et rien d’autre. Cet état de conscience est la conscience pure. Un autre état de conscience est celui où elle connaît d’autres choses; on dit alors qu’il s’agit d’une conscience objet-référent, car tous les objets ne peuvent être perçus qu’en vertu de la qualité d’intelligence de la conscience, qui crée l’observateur et le processus d’observation dans la singularité de l’état de conscience autoréférent. Ceci établit que l’état de conscience objet-référent se trouve également dans l’état de conscience autoréférent.

Approche de l’Ayur-Veda Maharishi de la dépression (1)

La dépression touche plus de 19 millions d’adultes américains chaque année. Les femmes sont deux fois plus sujettes à faire une dépression au cours de leur vie que les hommes et sont particulièrement vulnérables après la naissance d’un enfant, avant les règles et pendant la ménopause.

La dépression peut prendre différentes formes: tristesse fréquente, anxiété ou sentiment de vide, perte d’intérêt et de plaisir dans les activités; fatigue, irritabilité, repli sur soi-même, conflits familiaux et comportementaux; insomnie; perte de l’appétit, ou gain de poids; sentiment de ne pas être utile, sans espoir ou pessimiste; dégradation des résultats scolaires ou de l’efficacité au travail; difficulté de concentration. Pour certains, la saison d’hiver peut augmenter la déprime, pour d’autres la dépression est causée par des changements majeurs dans la vie, tels que les divorces, les problèmes financiers majeurs, une maladie chronique, la mort d’un être aimé, ou autres stress de la vie.

L’Ayur-Veda Maharishi a plus à offrir dans le domaine de la santé émotionnelle. 

Vaidya Rama Kant Mishra, directeur du département de recherche et des produits pour l’Ayur-Veda Maharishi. 

Vaidya Mishra, chercheur et éducateur ayurvédique très renommé, nous donne la compréhension ayurvédique et des conseils pratiques dont nous avons besoin pour rester heureux et en bonne santé au cours de la vie.

Question: quelle est la cause de la dépression du point de vue de l’Ayurveda?

Vaidya Mishra: du point de vue de l’Ayurveda, le déséquilibre émotionnel est causé par un manque de coordination des sens, émotions et pensées de l’individu. Le cœur et l’esprit sont intimement connectés, parce que le cœur est le « siège » de la conscience. Dans la Charaka Samhita, texte ayurvédique majeur, il est dit « Hridaye Chetana Sthanam », ce qui signifie: « le siège de la conscience est dans le cœur ».

La cause principale de la mauvaise santé émotionnelle est l’incapacité de traiter les émotions au moment opportun. Certaines personnes sont capables de traiter une émotion rapidement, ce qui signifie qu’elles sont capables de laisser couler, et de continuer leur vie. Pour d’autres, le traitement ou « cuisson », des pensées est lent, et donc les impressions négatives restent en eux longtemps et influencent leurs pensées et émotions dans le présent, ce qui engendre un déséquilibre émotionnel.

Question: pouvez-vous donner à nos lecteurs un exemple de cela?

Vaidya Mishra: pour comprendre comment cela se passe, voyons le fonctionnement de Sadhaka Pitta, le sous-dosha de Pitta qui est associé au cœur et au traitement des émotions. Vous avez probablement entendu parlé du feu digestif, ou Agni, qui est responsable de la « cuisson » ou digestion des aliments. Il existe en fait un Agni, ou mécanisme métabolique, dans chaque cellule de votre corps, et il en existe également un associé à chaque dosha. L’Agni associé avec Sadhaka Pitta est responsable, non pour cuire les aliments, mais pour cuire ou traiter nos émotions. Cet Agni est appelé Sadhaka Agni.

Pour utiliser la terminologie moderne, Sadhaka Agni est relié aux neurohormones qui sont localisées dans le cerveau, et partout dans le corps, incluant le cœur. Les neurohormones localisées dans le cœur envoient des signaux au cerveau pour enregistrer la dépression ou le bonheur, selon la façon dont l’individu traite une expérience.

Ainsi une personne avec Sadhaka Agni faible, peut soudainement se souvenir d’une situation négative qui a eu lieu dix ans auparavant. Elle pensera « pourquoi cela m’est-il arrivé à moi? » si ce « pourquoi » n’a pas trouvé de réponse – en d’autres mots, si ce stress est toujours logé dans notre cœur et dans notre esprit – cette mémoire fera que la personne ressentira le même traumatisme que dix ans auparavant, et elle se sentira dépressive. Cette réaction retardée, arrive parce que son Sadhaka Agni est faible, et qu’elle n’a pas pu « cuire » correctement ou traiter cette expérience.

Les gens peuvent ne pas avoir de problèmes dans le présent, mais dans le passé, ils peuvent avoir vécu de réels problèmes et ces pensées passées peuvent les traumatiser et créer un déséquilibre émotionnel.

Ainsi une personne qui a un fort Sadhaka Agni traite rapidement ses émotions négatives: elle peut aussi avoir la mémoire d’une situation négative d’il y a dix ans, mais cette personne pensera «c’était dans le passé, et maintenant je suis une personne différente.» cette personne n’est pas touchée par la mémoire parce qu’il a un Sadhaka Agni plus affûté. Même aussitôt après un évènement traumatisant, cette personne est capable de penser « ce qui est arrivé est arrivé, et tout va bien aller pour moi ». Il traite l’expérience rapidement et est capable de laisser couler.

Question: quelle est la cause première d’un Sadhaka Agni faible?

Vaidya Mishra: certaines personnes sont nées avec un faible Sadhaka Agni, d’autres avec un fort Sadhaka Agni, et encore d’autres sont nées avec un Sadhaka Agni variable ou déséquilibré, ce qui signifie que parfois il est haut, et parfois il est bas.

Une autre cause d’un faible Sadhaka Agni vient de la consommation d’une mauvaise alimentation, de comportements qui aggravent Sadhaka Pitta, ou d’un environnement négatif, par exemple si l’on est continuellement exposé à des champs électromagnétiques, ou entouré par des gens qui ne sont pas nourrissants.

Est-ce que le rire guérit?

Le rire guérit. Il réduit la douleur. Il protège le cœur. Mais malgré des centaines d’études sur le pouvoir de guérison du rire, les chercheurs n’ont toujours pas répondu à l’essentiel.

Est-ce que de faire une effort pour rire, arrête la maladie ou est-ce que les gens qui sont naturellement plus heureux, jouissent d’une meilleure immunité? 

L’Ayur-Veda Maharishi répond à cette question en prenant le concept du rire médical à un niveau plus profond, au niveau de la félicité. Le rire guérit quand il est une expression spontanée de la félicité.

Le Conseil indiquent que la félicité est un état de bonheur intérieur inébranlable, ne dépendant pas des expressions extérieures telles que le rire. Tout rire n’est pas obligatoirement heureux, de même que toute larme n’est pas toujours triste. 

La réelle question alors, est comment créer la félicité. La félicité soutient le système immunitaire, le système endocrine et équilibre le cœur et l’esprit. Si vous maintenez un état permanent de félicité, alors vous jouirez toujours des bénéfices guérisseurs du rire.

Qu’est-ce que la félicité?

La félicité (ananda) est une qualité de la pure conscience. Dans une fameuse définition de la santé à partir du texte ayuvédique de la Charaka Samhita, une personne en bonne santé est définie comme quelqu’un dont l’esprit est plein de félicité. La félicité résulte d’un état d’équilibre dans l’esprit et le corps. Tous les traitements de l’Ayur-Veda Maharishi visent à cette unique chose: cultiver la félicité. C’est pourquoi nous ne prescrivons jamais quoi que ce soit avec des effets secondaires, parce que cela écarterait l’individu de la félicité. Toute préparation à base de plante contribue au bien-être générale et à la félicité aussi bien que de cibler la cause spécifique des symptômes.