Les différents types de samadhi

Points principaux

  • Nirvikalpa Samadhi
  • Savikalpa Samadhi
  • Anandanugat Samadhi
  • Atmikanugat Samadhi
  • C’est la conscience cosmique.

Maharishi: «Permettez-moi de conclure en vous disant que vous avez vu le Nirvikalpa Samadhi, ce samadhi qui est éternel. Il existe un autre type de samadhi qui n’est pas éternel, qui est impermanent et ponctué d’interruptions, et auquel nous avons donné deux noms: Anandanugat et Atmikanugat (Asmitanugat) – Ananda qui brille et Atmika qui est la conscience pure. 

Il existe deux types de samadhi, l’un est le nirvikalpa, qui est éternel, qui ne s’interrompt jamais, et l’autre est le savikalpa – savikalpa et nirvikalpa. Savikalpa signifie ce qui s’interrompt, parfois cela vient, parfois cela s’interrompt. Nirvikalpa ne s’interrompt jamais, il est éternel.

Il existe quatre types de Savikalpa Samadhi:

– Vitsaranugat (Vicharanugat)

– Vitarkanugat

– Anandanugat

– Atmikanugat (Asmitanugat)

Qu’est-ce que Vitsaranugat (Vicharanugat)? Lorsque le mantra commence à ralentir et devient de plus en plus lent, c’est Vitsaranugat (Vicharanugat) Samadhi, le premier état de Samadhi.

Ensuite, Vitarkanugat est l’état où le mantra cesse d’être une pensée spécifique, il devient seulement un rythme. C’est Vitarkanugat.

Et lorsque ce bourdonnement, ce son résonnant disparaît également et que vous restez dans cette brillance, c’est Anandanugat (Samadhi), le troisième (type de Samadhi).

Et lorsque cette brillance disparaît également et que vous restez dans un état que les mots ne peuvent décrire, c’est (Samadhi), simplement «l’être», «l’existence», l’existence pure.

Dans cette méditation, vous avez fait l’expérience de ces quatre types de Savikalpa Samadhi et vous avez commencé à progresser graduellement dans le Nirvikalpa Samadhi.

Je vais vous décrire deux types d’expérience: l’une est la conscience pure et l’autre est la conscience de béatitude. L’expérience de la conscience de béatitude est Anandanugat Samadhi. Et cette conscience pure est appelée Atmikanugat (Asmitanugat) Samadhi. Atmi signifie «je suis», la conscience pure. Atmi et Ananda.

Anandanugat Samadhi, cette conscience de béatitude. Le sentiment de cette brillance et simplement le bonheur.

Atmikanugat (Asmitanugat), c’est le Samadhi qui est entré dans l’état Atmika, l’état de «je suis».

Et lorsque cet Atmikanugat (Asmitanugat) Samadhi devient ininterrompu, il n’est interrompu par aucun état de conscience, que ce soit la veille, le rêve ou le sommeil profond. Lorsque la nature de l’esprit est une conscience pure à tout moment, pendant toutes les expériences de l’état de veille, de l’état de rêve et de l’état de sommeil profond, alors ce Samadhi est appelé Nirvikalpa Samadhi. C’est la conscience cosmique.

Le mot Nirvikalpa signifie ininterrompu, continu, indestructible, éternel, toujours durable. On l’appelle Jivan Mukti, la vie éternelle, la vie divine…» – Hochgurgl, Autriche 1962

Questions (essayez de répondre à ces questions simplement et pour vous-même)

  • Qu’est-ce qui caractérise le Nirvikalpa Samadhi?
  • Qu’est-ce qui peut provoquer l’interruption dans le Savikalpa Samadhi?
  • Quelle est la nature de la brillance dans Anandanugat Samadhi?
  • Peut-on associer l’expérience de la conscience transcendantale à l’Atmikanugat Samadhi?
  • Que se passe-t-il lorsque nous réalisons la conscience cosmique?
«La décroissance de l’impression (idée ou effet) profondément ancrée dans l’esprit est l’influence contraignante du karma, c’est le résultat du karma. Méditer ne libère pas l’homme du karma, mais de l’influence contraignante du karma. Nous ne sommes pas libérés du karma, ni des effets du karma, mais seule l’influence contraignante du karma est libérée. La loi de causalité demeure.» – Maharishi Mahesh Yogi, Cours de guides de méditation, Hochgurgl, Autriche, juillet 1962

Le Véritable Travail

Le véritable travail d’unification de la vie pour que, dans cet état unifié, la vie puisse éternellement être vécue dans l’abondance, aux deux niveaux, subjectif et objectif. Aux deux niveaux, subjectif et objectif, la vie doit être illimitée, infinie, éternelle. C’est pourquoi le processus d’évolution commence sur le mécanisme direct de l’unité lorsque les deux aspects de la vie sont devenus une réalité vivante, le Soi et le non soi.

Lorsque les deux sont devenus la réalité vivante de la vie quotidienne, on agit et pourtant on est le témoin de son action. On dort et pourtant on est le témoin de son sommeil. Lorsque l’on est capable de jouir du sommeil, commence alors le processus de l’éveil complet. D’ordinaire, on s’endort, on est parti, mais ce n’est que dans la conscience cosmique que l’on jouit vraiment du sommeil, parce que l’on fait l’expérience de ce qu’est le sommeil. On est éveillé tout en dormant. Cette expérience du sommeil n’est disponible dans aucun autre état, à l’exception de la conscience cosmique.

On dort, on bénéficie du sommeil. Mais on ne sait pas ce qu’est le sommeil. Pendant cet état de sommeil profond, on est ailleurs. Mais ce n’est que dans la conscience cosmique que l’on est éveillé au sommeil, comme on est éveillé à la veille, comme on est éveillé au rêve. Ainsi, même les états relatifs de la vie ne sont pas appréciés si l’on ne s’est pas élevé à la conscience cosmique. 

Qu’est-ce que… Regardez le mirage de la vie. On n’a même pas la capacité de jouir du sommeil! Comment un tel homme peut-il apprécier ce qu’est l’éveil? C’est ce qu’on appelle «faire l’idiot*»… (rire). C’est exactement cela, faire l’imbécile, ne pas savoir ce qui est là, ne pas savoir ce que l’on fait, mais s’occuper tout le temps: «Je n’ai pas le temps, pas le temps. Pas de temps pour quoi que ce soit. On ne fait que s’amuser. C’est la vie dans l’ignorance. Ne pas savoir ce que l’on est, ne pas savoir ce qu’est l’autre chose, mais pourtant s’engager dans le fait de faire, s’engager dans le comportement. Ne pas savoir ce que c’est, mais s’engager, comme ça, comme ça, comme ça… La vie dans l’ignorance prive un homme de la joie du sommeil. Cette profonde ignorance, et cette ignorance du Soi. 

Et quand le Soi a été gagné. Gagné signifie: quand il est arrivé à notre conscience. Le non-soi est alors ceci et cela, et le Soi est ceci. Le monde a donc été séparé en deux segments, le subjectif et l’objectif. 

Lorsque les deux sont séparés. La vie commence alors à être un peu inconfortable. Parce que la vie est un tout. Et lorsqu’elle est divisée en segments, ceci et cela. Spontanément, la mécanique de la nature se met en place pour unifier la vie. Et cette unification, cette croissance à partir de la conscience cosmique, se fait principalement par la culture du cœur. 

L’esprit a été suffisamment cultivé. Et la culture de l’esprit a divisé la création en deux segments: subjectif et objectif. C’est ce que l’esprit a fait. Le cœur accepte le défi de l’esprit et commence à unir les deux segments de la vie. Le cœur commence à unir. 

Toute la culture de la personnalité, à partir de l’état de conscience cosmique, est engendrée par la culture du cœur. Le cœur joue le rôle principal dans l’écriture de la conscience de Dieu. Le cœur, la qualité du cœur est d’apprécier.

L’amour, c’est quoi? L’appréciation. L’appréciation est l’amour, l’acceptation. Et cette qualité, lorsqu’elle grandit, accepte. Ce n’est pas le grossier qui domine la vision, c’est quelque chose de subtil. 

La mère ne se préoccupe pas de ce que dit l’enfant. Parce qu’au fond d’elle se trouve l’âme de l’enfant, qui est l’âme de la mère. Donc, un ensemble. La valeur superficielle de la séparation n’a pas d’importance. C’est la vision raffinée de l’amour qui ne se préoccupe pas de la grossièreté superficielle, elle apprécie seulement, apprécie, apprécie, apprécie.

Quelqu’un que vous aimez, vous ne vous préoccupez pas de ses erreurs. Quelqu’un que vous n’aimez pas, vous l’enveloppez d’erreurs, même s’il ne s’est pas trompé. (rires) Le manque d’amour. La haine est un amour négatif. Le manque d’amour va même ajouter de la grossièreté. Et l’amour lavera toutes les grossièretés. Il en ressortira quelque chose de subtil, quelque chose de bon.

Ainsi, cette tendresse de la perception permet d’apprécier les valeurs plus tendres de la vie et de ne pas se préoccuper des valeurs plus grossières de la vie. Personne ne se préoccupe de ce qui est grossier. Il y a quelque chose de raffiné, il y a quelque chose de beau. 

C’est le raffinement de la vision qui marque le passage de la conscience cosmique à la conscience de Dieu. Ce raffinement de la perception est dû au développement du niveau du cœur. La capacité élargie du cœur. C’est pourquoi le chemin entre la conscience cosmique et la conscience de Dieu est appelé le chemin de la dévotion, le chemin de l’amour. La dévotion. 

La dévotion n’aime pas le raisonnement. L’amour ne connaît pas la raison. C’est ce que dit le proverbe. C’est la qualité spontanée du cœur, non fondée sur la raison qui est la gloire de l’esprit. Toute la raison de l’esprit est établie dans le Soi, le non soi, évidemment sur les expériences du Soi, du non soi. Il y a peut-être une raison absolue pour que le Soi et le non soi soient deux. 

Il y a une raison absolue. Le Soi est absolu. Le non soi est relatif. Le relatif est le manifesté changeant, l’absolu le non-manifesté non-changeant. Les deux n’ont rien à voir l’un avec l’autre, en ce qui concerne leur structure. L’un est relatif, l’autre est absolu. 

Cette raison absolue pour laquelle ces deux choses sont séparées n’est pas suffisante pour que le cœur fasse un compromis. Il s’élève pour les unir ensemble malgré la raison absolue, fixe, inamovible et incontestable que les deux sont deux. L’amour ne connaît pas de raison. Il doit unir! 

Dans l’état de conscience cosmique, les deux sont les réalités de la vie. Le cœur s’élève, prend son courage à deux mains pour unir ces deux valeurs absolument différentes de la vie. Le cœur ne se préoccupe pas du fait qu’elles ne peuvent pas être unies. Mais il s’élève dans son effort pour les unir. L’unité du relatif avec l’absolu est absolument impossible. Mais le cœur prend son courage à deux mains. L’amour ne connaît pas de raison. Il s’enfle simplement dans sa qualité. Il s’élève dans l’évolution de l’amour et commence à apprécier le non-soi graduellement vers la valeur du Soi. Graduellement. 

Et pas directement vers la valeur du Soi. Mais directement, sans se soucier de la grossièreté de la valeur superficielle de l’objet. Et permettant à la vision de tomber sur la valeur cachée plus délicate et subtile de l’objet. Et graduellement, graduellement, ne plus se préoccuper de ce qui est grossier, et se préoccuper de plus en plus de ce qui est subtil. Et subtil, et subtil, et subtil. Le pouvoir de l’amour, la lumière de l’amour, apporte la valeur la plus délicate de l’objet à la surface de la cognition. La cognition est alors très, très riche. 

Cette riche cognition de l’objet, la valeur céleste de l’objet, fascine en quelque sorte le Soi. Et alors le Soi, qui est absolument séparé de l’objet dans ses caractéristiques, commence à fondre, comme s’il fondait. Ou, si nous ne pouvons pas accepter la fusion de l’absolu … très bien, ne lui permettons pas de fondre. Maintenant, faisons fondre le relatif le plus fin dans la valeur de l’infini. 

Dans le même processus de déploiement de l’aspect de plus en plus délicat de l’objet, sans se soucier de l’aspect grossier de la valeur superficielle de l’objet et en commençant à approfondir de plus en plus la valeur délicate de l’objet, alors l’objet est apprécié dans la valeur céleste relative suprême. Le pouvoir de l’amour commence alors à se réjouir de l’accomplissement et de plus en plus d’amour. Parce que l’objet est de plus en plus fascinant, de plus en plus fascinant et de plus en plus fascinant. 

Cette vague d’amour croissante fait passer la valeur de l’objet de la valeur céleste suprême à la valeur transcendantale infinie de l’Être. Et lorsque cela est acquis, alors l’expansion du cœur commence à se calmer. Le cœur a alors atteint son but. Le développement complet du cœur a uni les valeurs toujours séparées de l’absolu et du relatif. Une unité que l’esprit n’aurait pas pu concevoir sans le plein développement du cœur. 

Sans l’aide du cœur, l’esprit n’aurait pas conçu l’unité du non soi avec le Soi. L’unité du manifesté et du non-manifesté est tout simplement inconcevable au niveau de l’intellect. Mais le cœur est venu soutenir, aider, cet état paralysé de l’intellect qui ne peut, pour quelque raison que ce soit, même concevoir que l’absolu et le relatif puissent être unis en une seule phase. 

C’est la valeur du cœur qui a permis à l’esprit ou à l’intellect de gagner la conviction que «je» et cela, et tu es cela, et que tout ceci est cela. Cette compréhension intellectuelle sur le chemin de l’esprit ou de l’intellect se réalise lorsque, avec l’aide du cœur, les deux entités complètement séparées l’une de l’autre, le Soi et le non soi, en sont venues à se serrer la main pour se tenir sur le même plan. Lorsque l’objet est connu en termes du sujet, il s’agit de la conscience d’unité: L’unité. L’esprit analyse alors: «oui, oui, c’est vrai, nous n’étions pas deux, nous ne faisons qu’un». Ainsi, le processus de développement de ces deux facultés de vie que sont le cœur et l’esprit fonctionne de manière optimale lorsque l’on en est doté (fin). – Maharishi Mahesh Yogi, d’une cassette audio de 1972

Karma, réincarnation, connaissance et les trois types de corps

Le corps causal est amené à la non-existence par la connaissance, Arosa, 1974

Maharishi: Chaque être humain a trois types de corps: le corps grossier, le corps subtil et le corps causal. Corps grossier, corps subtil et corps causal – la cause du corps subtil. Et quelle est la cause du corps subtil? La cause du corps subtil est l’ignorance. Si l’ignorance disparaît, le corps subtil n’est plus apte à prendre naissance. Sa cause a disparu. Lorsque l’ignorance disparaît, la cause du corps subtil – cette agence qui est responsable de la naissance du corps subtil – n’est plus disponible. Le corps subtil reste donc sans fondement. Simplement parce que le corps subtil s’est étendu au-delà des limites. Le corps subtil – l’esprit fondamentalement, le souffle avec lui, le Prana – s’est étendu et a brisé les limites. Lorsque les limites sont brisées, la base de la naissance est brisée. Quelle est la cause de la renaissance? La cause de la renaissance est le dernier désir au moment de la mort. Et lorsque le but de tous les désirs est atteint – l’illimité est acquise par le corps subtil, l’esprit a acquis l’illimité – alors le but de tous les désirs est atteint. Et dans cet état de plénitude, il n’y a pas d’aspiration à renaître. Car le but de la naissance, qui est d’atteindre le point culminant de l’évolution, a été atteint. Lorsque le petit «s», l’ego, s’est étendu – lorsque la vague est devenue l’océan – où est le désir? La vague a toujours le désir de devenir de plus en plus grande, et lorsqu’elle est devenue l’océan illimité, alors tous les désirs sont satisfaits. Dans cet état de plénitude, le dernier désir au moment de la mort n’a pas assez de puissance pour renaître. Le corps subtil ne va nulle part pour renaître. Le corps causal est donc éliminé ou amené à la non-existence. Par quoi? Par la connaissance. L’ignorance est détruite par la connaissance. C’est pourquoi on dit parfois que «le karma est brûlé dans le feu de la connaissance». L’homme en Conscience Cosmique découvre automatiquement que, sans qu’il ait à craquer une allumette, tout le karma est brûlé dans le feu de la connaissance. Tout le karma, toutes les actions dont on doit récolter les conséquences et tout le reste, ont trouvé leurs propres clients sur le marché et ne reviendront plus. Une fois que le feu de la connaissance est allumé, le corps causal – la cause du corps subtil – est brûlé, éliminé, devient inexistant. L’ignorance est la cause du corps subtil. Et lorsque la connaissance vient, la cause même est brûlée…

Question: En Conscience Cosmique, le corps subtil est-il toujours maintenu?

Maharishi: Il est maintenu. Vous savez ce qui se passe? Une corde tordue avec toutes ses torsions et tout le reste – vous brûlez la corde et elle est entièrement brûlée, mais les torsions apparaissent de la même façon qu’avant. C’est toujours une corde, pour toute vision pratique, c’est une corde, une corde tordue. Tout est pareil, sauf qu’elle a perdu sa force. De l’intérieur, elle a perdu sa force. Mais de l’extérieur, elle apparaît simplement comme une corde. 

De cette manière, la force intérieure est résolue parce qu’au départ, lorsqu’il n’y avait que des limites, celles-ci étaient très fortes. Ces limites ont été imprégnées par l’illimité dynamique. Par conséquent, même si elles semblent être des limites, la force des limites n’est plus disponible. Elle est faible – les limites sont faibles. C’est ce qui arrive au corps subtil. 

C’est pourquoi il n’est pas capable de s’associer à quoi que ce soit. Il reste un témoin et devient incapable de participer. Si participation il y a, c’est par habitude. À toutes fins utiles, on fait des choses, mais en réalité, on est au-delà des limites, illimité. 

Un autre exemple: Vous avez entendu l’exemple de la corde dans la pénombre. Et une personne commence à bondir «un serpent, un serpent, un serpent». Et tout le monde tremble et tout le monde vous voit trembler et commence à avoir peur «un serpent, un serpent». Toute la ville se met à crier «un serpent, un serpent». 

Et finalement, vous voyez que ce n’est pas un serpent, c’est une corde. Mais même lorsque l’on a vu la corde à la lumière, le cœur continue à palpiter parce qu’il a commencé de cette façon. Cela peut prendre beaucoup de temps avant que l’on puisse se reposer correctement. Tout comme la longue vie dans l’ignorance, la longue vie dans l’esclavage – qui n’a cessé de durer et dont tout le monde a dit: «la vie est une lutte». 

Même lorsque l’aube de la béatitude est apparue, que la conscience de l’unité ou, disons, la conscience cosmique a été atteinte, le tremblement et l’écho de «la vie est une lutte» se poursuivent, c’est une habitude – quelques ennuis, quelques préoccupations, ici et là. C’est l’habitude qui fait que cela continue. Mais quoi qu’il en soit, cela peut affecter l’environnement, mais c’est suffisamment faible pour ne pas renverser la dignité de l’illumination. On sait qu’il s’agit d’une corde, même si les palpitations continuent pendant un certain temps. Mais on sait que c’est une corde et que ce n’est pas un serpent. 

La dignité de l’illumination n’est pas ombragée par tous les comportements, comme c’était le cas avant l’illumination. L’illumination continue et les symptômes de la servitude continuent. Les symptômes de la servitude – le comportement dans les limites – continuent. Seulement, il cesse de nous lier, il n’est plus fort. C’est la différence qui se produit dans l’état d’illumination: les différences et les limites ne font pas d’ombre à l’absence de limites de sa propre conscience, de son propre Être. 

Ainsi, le corps subtil en la Conscience Cosmique jouit de son statut d’éternité illimitée. Et il devient dominant, parce que la cause du corps subtil, qui le maintenait dans les limites, a été éliminée.

Question: Le corps subtil est l’ego? 

Maharishi: Le corps subtil est l’ego, l’intellect, l’esprit, les sens, le Prana, le souffle – tous ces éléments forment ensemble le corps subtil. Le corps subtil est l’homme intérieur. Et l’homme intérieur est composé de toutes ces choses ensemble – tous les sens de perception, les organes d’action, le Prana, l’ego, l’intellect, l’esprit, les choses subtiles.

Question: Je pensais que les sens étaient les perceptions grossières?

Maharishi: Les sens ont des lieux d’habitation grossiers. L’oreille est grossière, mais c’est le lieu d’habitation du sens de l’ouïe. Le sens de l’ouïe est quelque chose de subtil. Ce que nous voyons est sa maison, sa hutte, son palais. Les yeux sont la demeure du sens de la vue, comme cela. Les sens sont plus subtils que leur maison. L’habitant de la maison est beaucoup plus subtil que la maison… 

Question: Où se situe le «causal»?

Maharishi: Le corps causal – le corps causal qui fait que le corps subtil est et continue à être dans sa propre individualité subtile. 

Question: Est-ce que c’est comme un corps d’idées?

Maharishi: Le corps causal est l’ignorance de la plénitude de la vie – l’ignorance. L’ignorance n’a pas de valeur concrète – la connaissance est concrète. Opposée à cette connaissance, il n’y a pas de substance concrète, il n’y a que l’absence de la valeur concrète de la vie, l’absence. Et cette absence de valeur concrète de la vie fait que le corps subtil reste à l’intérieur des limites.

Question: Le corps causal pourrait être comme le négatif d’une image qui montre…?

Maharishi: Oui, c’est simplement l’obscurité qui est le manque de lumière. Le manque de lumière est un manque de lumière, c’est un manque d’existence, mais c’est un manque. Mais ce manque cause de terribles blessures au front, on tombe, tout l’attirail de pleurs, d’activités et de souffrances est dû à l’obscurité. Et l’obscurité n’est rien d’autre que l’absence de lumière. Nous disons donc que l’absence de lumière est à l’origine de tous les maux de tête, des fractures de la tête et des pieds et de tout le reste. C’est un manque de lumière. 

Et lorsque la lumière arrive, la base même de toute la souffrance disparaît. Tout simplement. L’ignorance est la base du corps causal. Lorsque l’ignorance disparaît, le corps causal qui structure le corps grossier n’a plus de base. Par conséquent, le corps causal ne peut pas structurer le corps. C’est pourquoi aucune renaissance n’est possible. 

Regardez, le corps causal, l’ignorance, a été remplacé par ce qui est l’infini. L’infini ne peut être la cause de l’isolement ou de l’individualité, mais (mais il est la cause de) de la vie cosmique. Et lorsque le corps causal a été remplacé par l’infini, l’immortalité, il n’y a aucune chance de renaissance. Un homme réalisé ne peut pas non plus désirer renaître. Et si par un coup de chance, par un accident, si cela devient possible – s’il désire revenir, il n’y parviendra pas.

Question: Mais Vyāsa…?

Maharishi: Non, Vyāsa est un… Nous y viendrons… [rires]

Question: Oui, mais vous nous avez dit qu’il y a un cas extrêmement exceptionnel…

Maharishi: Il n’y a pas d’exception dans le cas de l’immortalité. C’est comme une graine grillée. Une graine grillée ressemblera à une graine, une graine tout à fait complète, mais elle ne germera pas. Parce qu’à l’intérieur, elle a été grillée. [rires] La capacité de germer est inexistante. 

Ainsi, le corps causal dans le feu de la connaissance est exactement comme cela. À toutes fins utiles, le corps subtil, c’est-à-dire l’activité mentale et le Prana, continuera. Et l’activité du corps se poursuivra. À toutes fins utiles, la graine sera là, seule la capacité intérieure de germer est grillée. C’est tout. 

C’est ce qui arrive à la vie d’un illuminé. Il ne peut certainement pas penser à naître. C’est tout simplement inconcevable. Et si, pour une raison quelconque, il rêve de revenir, il ne le peut pas. Parce qu’il est devenu insaisissable. Comme une corde brûlée, même si elle apparaît complètement avec tous les tours et détours, apparaissant complètement comme une corde, mais elle ne peut pas lier quelqu’un. Parce qu’elle est faible, elle n’est plus forte. 

De cette manière, l’individualité est faible. Ce qui a été remplacé par l’individualité, c’est la vie cosmique. La vie cosmique est forte, l’individualité est faible. La renaissance, la chaîne des naissances, a disparu – ce qui reste, c’est l’immortalité. Ainsi, tout comme une graine, même si elle désire germer, elle ne pourra pas le faire. C’est ainsi. Le corps causal de l’illuminé ayant été brûlé dans le feu de la connaissance, il n’a aucune chance de renaître (fin de la cassette).

Les états supérieurs de conscience

Dans la Conscience Cosmique, la conscience du Soi devient une réalité permanente de tous les instants qui n’est jamais recouverte ou perdue pendant la veille, le rêve et le sommeil. Le processus de la dissociation de Puruṣa avec Prakṛti est terminé – Puruṣa n’est plus lié ou perdu par Prakṛti: par son expérience du corps ou de l’occupation ou des accomplissements mondains ou de la reconnaissance sociale ou des croyances ou des valeurs.

Cette libération est la liberté de l’illumination, et c’est à partir de là que l’individu jouit spontanément de la perfection, car le char de la vie individuelle est conduit par Brahmā, le pouvoir d’organisation infini de la Loi Naturelle, le Veda, la volonté de Dieu.

Une telle vie est donc naturellement faite de dévotion envers Dieu et, grâce à cette dévotion, la perception de la création divine s’affine avec le temps. Alors qu’auparavant la perception ne portait que sur la surface d’un objet, on commence maintenant à percevoir les fines trames de l’existence relative, jusqu’à ce que finalement la valeur suprême de la vie relative – l’Absolu vibrant – révèle une unité sous-jacente dans toute la diversité. Comme la sève transcendante d’une belle plante, le Créateur se retrouve à imprégner Sa création, la lumière directrice de l’univers, l’Unité imprégnant le changement apparent de la diversité. Cet état de conscience est appelé Conscience de Dieu.

En temps voulu, et grâce au raffinement continu de la physiologie, un septième état de conscience, l’Unité ou la Conscience de Brahman, apparaît. Dans cet état, la séparation apparente entre le connaisseur et l’objet de sa connaissance est comblée, et l’on se rend compte que les fines trames de la création relative sont les vṛttis ou vibrations fondamentales de sa propre conscience autoréférente. Comme Maharishi le décrit: «L’Ātmā s’exprime sous la forme de l’intellect, de l’esprit, des sens, du comportement, de l’environnement et de l’univers entier en constante expansion. Une Totalité, un tout – Brahm – dans différentes nuances, dans différentes vagues, et merveilleusement, ‘Je suis cela’; et encore merveilleusement, naturellement, ‘Je suis Cela’; et encore merveilleusement, ‘C’est tout ce que je suis’.»

Dans cet éveil total de la Connaissance Suprême, le Puruṣa individuel ou spécifique s’éveille à sa valeur non spécifique ou suprême – Puruṣottam – en réalisant que Ahaṁ Brahmāsmi, Je suis Brahm, Je suis la Totalité; Je suis le Silence omniprésent, omnipotent, omniscient qui imprègne toute activité comme l’eau imprègne chaque vague; Je suis l’Unité du Silence et la diversité du Dynamisme réunis dans la Grande Unité.

Dans le passage suivant, Maharishi décrit cet état de Conscience d’Unité – la Conscience de Puruṣottam – en termes de Brahmā bhavati sārathiḥ: Ce niveau d’intelligence jouit de la dignité de cette royauté suprême où l’on est libéré des limites des lois spécifiques de la Nature et où l’on est établi au niveau de cette grande généralité – cette grande Totalité – cette grande Totalité de la Loi Naturelle – l’Unité – Brahm – qui a la garde totale du pouvoir d’organisation infini de la Loi Naturelle, le silence total de la Loi Naturelle – Puruṣa – et de sa nature dynamique – Prakṛti – vivante, tous les modes spécifiques de toutes les diverses lois de la Nature.

Voir l’unité dans la diversité

Question: Quelqu’un en Conscience de l’Unité voit le Soi dans tous les êtres et tous les êtres dans le Soi et maintient une égalité de vision. Comment est-il possible pour lui, qui voit tout comme une pure joie et une pure félicité et aucune différenciation en cela, de voir les problèmes et les souffrances dans le monde?

Maharishi: Une chose est très importante pour nous de comprendre, qu’un homme en unité n’essaie pas de mélanger. Il a la réalité de l’objet. Maintenant, tout en termes de son propre Soi. C’est la réalité de la perception. Où que soit la perception, tout est en termes de Soi. Tout ce qui entre dans le champ de la perception, cette chose est en termes du Soi.

Cela ne signifie pas que tout est en fonction de chaque autre chose. Il y a une différence très fine à cet égard. X ne devient pas Y. Mr X est différent de Mr Y., et Y ne devient pas X – il n’y a pas d’échange à ce niveau de l’objet. Cela signifie que la différence qui existe entre l’objet et l’objet, elle existe tant que l’objet existe.

Où se trouve la goutte de différence? Entre les valeurs subjectives et objectives – pas entre l’objectif et la valeur objective. Il y a l’harmonie de chaque objet avec le Soi. C’est un point très important à comprendre. Sinon, l’état d’unité va créer un désordre dans la création de Dieu, qui aime jouir de la différence.

Le Créateur a créé le monde dans la différence. La différence est le jeu qu’il chérit. Et cette différence entre l’objet et l’objet n’est pas éliminée. Ce qui est éliminé, c’est le manque de capacité à apprécier l’objet dans sa valeur infinie. Ce manque disparaît. La différence entre la valeur subjective et la valeur objective, la subjectivité et l’objectivité, cette différence disparaît et l’harmonie entre l’aspect subjectif de la vie et l’aspect objectif de la vie – cette harmonie devient de plus en plus grande et devient plus que tout – une harmonie infinie, éternelle, inébranlable entre le Soi et le non-Soi.

Cela n’efface pas la différence qui existe naturellement dans les différentes valeurs de l’objet. Ceci est très important. C’est pourquoi nous disons que la Conscience d’Unité est la Conscience d’Unité – ce n’est pas l’unité de la matière – c’est la Conscience d’Unité au niveau de la conscience. C’est la conscience diversifiée – conscience diversifiée signifie les valeurs subjectives et objectives, cette évaluation, grossière et subtile et plus subtile et plus subtile. Ces capacités variables de perception de l’objet, ces capacités variables appartiennent au domaine de la conscience. Et lorsque nous parlons de Conscience d’Unité, nous voulons dire que la conscience a atteint un état où ses qualités variables n’existent plus. C’est l’unité, la capacité non variable de tout évaluer en termes d’infini. La capacité est non-variable, la conscience est non-variable. La conscience va tout évaluer dans la valeur infinie. Et la valeur infinie est la valeur du Soi que l’on expérimente déjà depuis que l’on a acquis la Conscience Cosmique.

La Réalisation du Soi par les Technologies Védiques Maharishi de la Conscience

Le processus d’éducation prend place dans le domaine de la conscience. La condition préalable pour obtenir une éducation complète, une connaissance complète – la condition préalable pour tout savoir, tout expérimenter et tout faire – est d’amener la conscience au niveau de l’intelligence pure, de la connaissance pure, de l’intelligence autoréférente, de la conscience autoréférente, de la conscience transcendantale.

C’est pourquoi le développement complet de la conscience, la conscience autoréférente, doit être compris comme une éducation complète. Le développement de la conscience, ou gagner la conscience autoréférente, est une éducation complète, qui est l’état de toute connaissance, la capacité de savoir spontanément n’importe quoi, de faire n’importe quoi de bien et d’accomplir n’importe quoi à volonté. Cette capacité à réaliser n’importe quoi à volonté dans l’état de conscience autoréférente, la singularité, est la capacité à engager spontanément l’Intelligence Créatrice infinie, l’Intelligence Créatrice cosmique, pour apporter la plénitude de tous les désirs.

यतीनां ब्रह्मा भवति सारथिः।
yatīnāṁ brahmā bhavati sāraṭhiḥ – Ṛk Veda 1.158.6
«Pour ceux qui sont établis dans la singularité de la conscience autoréférente, l’Intelligence Créatrice Cosmique accomplit spontanément.»

Il n’y a pas de meilleur système d’éducation qui puisse cultiver la capacité naturelle de maintenir cet état d’autosuffisance – la capacité de connaître n’importe quoi, de tout faire spontanément comme il faut et de réaliser n’importe quoi par le simple fait de désirer. C’est le système suprêmement exalté d’éducation: c’est pourquoi c’est la théorie absolue de l’éducation de Maharishi. – Maharishi Mahesh Yogi, Université Védique Maharishi (Introduction)

Pour vivre «yatīnāṁ brahmā bhavati sāraṭhiḥ» au quotidien, il suffit seulement d’être son propre Soi. Cela ne peut être réalisé par une compréhension intellectuelle. Pourtant on peut facilement le vivre en l’étant directement. Par conséquent, nous voulons comprendre pourquoi l’illumination intéresse si peu les gens dans le monde?

Du point de vue de la Science Védique, l’état de veille est marqué par l’éclipse totale du Soi, comme s’il oubliait Sa Réalité cosmique et s’identifiait plutôt à des réalités limitées et temporelles. Par exemple, la conscience d’un jeune enfant s’identifie principalement aux expériences sensorielles, au corps et aux récompenses et punitions physiques (niveau des sens).

Au fur et à mesure que le cerveau se développe et que l’enfant mûrit, il s’intéresse et s’identifie de plus en plus à des réalités mentales plus subtiles de la pensée (niveau de l’esprit), telles que la lecture de livres et la compréhension de règles et de concepts. De nombreuses personnes ne dépassent jamais ce niveau ou cette profondeur de conscience. Lorsque la conscience se développe davantage, la pensée rationnelle et la logique deviennent les moyens prédominants de comprendre le monde (niveau de l’intellect).

Il est significatif que le développement humain dépasse rarement ce niveau de réalité dominée par l’intellect. Cela est dû au fait que l’éducation «moderne» ne parvient pas à fournir une méthode pratique permettant à la conscience de se désengager ou de se dé-s’impliquer de la connaissance orientée vers l’objet ou l’objet-référent de l’intellect, de l’esprit et des sens. Par conséquent, la source de la loi naturelle à l’origine de la pensée est restée hors de vue et un monde de problèmes, de tensions et de conflits a été accepté comme inévitable.

Mais aujourd’hui, comme le dit Maharishi, «tout ce qui était hors de vue devient une vision concrète. C’est le moment où la pleine illumination est accessible à tous, et maintenant chacun peut être, et en fait devrait être, à l’aise avec le potentiel total de la loi naturelle afin de jouir de la perfection dans la vie quotidienne». (Célébrer la perfection dans l’éducation, p. 151)

La preuve de cette conclusion est apportée par la Méditation Transcendantale (MT) et le programme avancé de MT-Sidhi. Ces programmes amènent systématiquement la conscience du niveau sensoriel de surface à travers les niveaux progressivement plus profond de l’esprit, jusqu’à ce que même le niveau le plus fin de la pensée soit transcendé et que le Soi soit expérimenté à la source de la pensée. Cette expérience temporaire – l’état de conscience transcendantale ou Samadhi – est le quatrième état de conscience, au-delà de la veille, du rêve et du sommeil.

La recherche scientifique a constaté à maintes reprises que les technologies autoréférente de la MT et des TM-Sidhis «débloquent» de manière efficace et spectaculaire le développement humain de l’intérieur. En revanche, les programmes d’éducation et de formation qui ont essayé de promouvoir le développement personnel par des moyens d’instruction ou d’expérience de vie standard basés sur l’objet-référence ont toujours échoué.

Les Technologies Védiques sont particulièrement efficaces pour promouvoir le développement car: 1) elles fournissent «l’ingrédient manquant» – l’expérience du Soi; 2) le profond repos physique créé par ces pratiques libère le stress, la tension et la fatigue profondément enracinés qui, autrement, empêchent la conscience de fonctionner à des niveaux plus subtils; et 3) elles éveillent toute l’étendue de l’esprit car, pour atteindre l’expérience de la Conscience Transcendantale, l’esprit doit traverser tous les niveaux grossiers et subtils de la création, éveillant ainsi tout le potentiel du cerveau.

Il est particulièrement significatif que la MT et les TM-Sidhis ouvrent la conscience au point de jonction entre la Conscience Transcendantale silencieuse et la pensée active, le sentiment et la sensation, comme le décrit Maharishi: «Dans le processus de transcendance de toute expérience, l’esprit se retire de l’expérience de la multiplicité et gagne l’expérience de l’Unité dans sa propre nature individuelle. Puis, transcendant son statut individuel, il s’étend dans l’Être cosmique». (commentaire sur la Bhagavad Gita, 6.19-20)

Cette expérience «de l’Unité dans sa propre nature individuelle» est le niveau du point de jonction entre le Silence et le Dynamisme identifié dans la longue citation précédente comme la «source de la création… le Veda… qui sous-tend et imprègne toute activité responsable de la création et de l’évolution de la vie».

Ce niveau du sandhi ou du vide est particulièrement vivifié pendant la pratique de sutra MT-Sidhi, lorsque la conscience flotte à ce niveau, pensant et créant à partir de ce «tableau de bord» de la création.

Que les détails de ce niveau soient ou non clairement observés ou appréciés au cours de la pratique des Technologies Védiques de la Conscience, l’effet de cette expérience est gagné – augmentation de la valeur de brahmā bhavati sāraṭhiḥ dans la vie quotidienne, augmentation du soutien de la nature, augmentation de la chance, augmentation du bonheur et de la réussite dans la vie. Au fil du temps, grâce à une pratique régulière, l’influence de cette expérience ne cesse de croître, jusqu’à ce que la Conscience Cosmique soit réalisée.

Maharishi et la Conscience Mondiale

Programme de groupe de Méditation Transcendantale et de MT-Sidhi à MIU (Université Internationale Maharishi) sous le dôme.

Dans la Science Védique de Maharishi, la qualité de témoin éveillé et silencieux de l’intelligence est appelée Rishi (connaisseur). Ce silence, conscient de lui-même, crée un mouvement autoréférent, qui est la qualité dynamique de l’intelligence. Devata est le représentant de cette qualité de flux ou de dynamisme (connaissance). Dans cette mécanique, le silence et le dynamisme se cachent l’un l’autre – lorsque le silence est prédominant, le dynamisme est caché, et lorsque le dynamisme domine, le silence est caché.

Cette dissimulation est une troisième qualité appelée Chandas (connu). Chandas est cette qualité de l’intelligence qui ombrage ou cache le silence dynamique et crée comme Parināmvād – l’apparence de quelque chose d’autre que le Réel, quelque chose d’autre que la Saṁhitā (totalité ou unité ou ensemble) de Rishi, Devata et Chandas, quelque chose d’autre que la Totalité. L’effet de Chandas, alors, est comme l’erreur de percevoir un serpent dans une corde.

Une façon simple de voir l’ensemble de l’évolution, de l’éveil, est donc à partir de la perspective de Chandas, car c’est en «pénétrant» le Chandas – ou en le transformant d’opaque (caché) en transparent (non caché) – que la vérité est progressivement révélée ou que l’ignorance est progressivement transcendée. Cette pénétration se fait par le karma (l’action) qui, dans son mouvement «vers l’extérieur», cache le silence mais, dans son mouvement «vers l’intérieur», découvre ce qui était caché et déploie la base de l’action, qui est le silence. C’est la philosophie suprême du karma de Maharishi. Ainsi: Dans la veille et le rêve, le connaisseur (Rishi) se «perd» en s’identifiant ou en se couvrant avec la perception, et dans le sommeil, le connaisseur est également couvert.

La transcendance pendant la MT et en particulier la pratique du sutra de la MT-Sidhi permet au connaisseur de se connaître en tant que pur silence, de découvrir la qualité de Rishi dans la Conscience Transcendantale.

Dans la Conscience Cosmique, le silence du Rishi est pleinement découvert et réalisé de façon permanente. 

Ensuite, dans la Conscience de Dieu, le dynamisme ou la qualité Devata de l’intelligence qui soutient et structure tous les changements et l’évolution dans le monde est découvert à la base de la création, mais reste apparemment séparé de Rishi, le connaisseur.

Enfin, dans la Conscience d’Unité, rien ne reste caché, rien ne reste séparé du Soi. L’ensemble ou l’unité (Saṁhitā) de Rishi, Devata et Chandas est découvert, et le potentiel humain total d’illumination, la totalité en mouvement – Brahmā bhavati sāraṭhiḥ – est réalisé et vécu. Dans cet état d’éveil total, la prédominance de la Saṁhitā (expérience de l’Unité silencieuse) coexiste avec l’interaction spontanée entre la Saṁhitā et Rishi, Devata et Chandas (expérience de la diversité dynamique).

«La coexistence du silence pleinement éveillé et du dynamisme pleinement éveillé au sein de la structure de la Saṁhitā de Rishi, Devata, Chandas présente le potentiel vivant de la connaissance totale, le potentiel vivant de l’intelligence totale – la Réalité Ultime, le Veda – le potentiel vivant de la créativité infinie dans sa propre Conscience Autoréférente.» (Maharishi, Célébrer la perfection dans l’éducation, p. 179)

Le Travail, c’est la Santé!

Contemplation – Méditation – Transcendance

Bien sûr, les opinions divergent en ce qui concerne la quantité de travail. Certaines personnes pourront travailler des heures d’affilées sans éprouver la moindre fatigue, alors que d’autres jetteront l’éponge après juste une petite période d’activité. À ce niveau, il est clair que tout dépend de la constitution neuro-physiologique de chacun.

Quand Maharishi parle de ceux qui travaillent durs, il s’adresse à ces personnes qui sacrifient leur vie spirituelle au profit d’accomplissements matériels qui génèrent du stress et des tensions, pouvant bien souvent conduire à des problèmes de santé.  

Voici ce que Maharishi dit de ceux qui travaillent durs: «Ils ne savent pas comment être actif. S’ils sont actifs dans ‘la lumière de Dieu’, ils feront moins et accompliront plus. S’ils ne sont pas actifs dans ‘la lumière de Dieu’, ils s’épuiseront eux-mêmes. Ils seront déchirés et réaliseront très peu.

Cela dépend de combien est forte la lumière que l’on a. Si on a une bonne lumière, on ne s’écroulera pas dans la rue. Si on a une petite, petite lumière, on s’écroulera à la première étape.

Ceux qui aiment ce genre de dynamisme d’action, je leurs conseillerais de connaître et d’apprendre à comment faire moins et comment accomplir plus. Vous ne pouvez pas accomplir suffisamment en travaillant dur. En travaillant dur, vous pouvez seulement aller vous coucher après toutes les 6 ou 8 heures. Travailler dur est l’ignorance de la technique de l’action. La technique de l’action est: Être dans la lumière de Dieu à l’intérieur de vous. Être dans le plein épanouissement de votre propre conscience et alors vous agissez et la loi naturelle vous supportera pour réaliser tout ce que vous voulez réaliser.

Autrement, en travaillant dur vous pouvez vous fatiguer. Ce n’est pas la manière de vivre la vie. C’est le manque de connaissance de comment vivre et de comment réaliser. Seul en allumant la lumière de Dieu dans notre propre conscience peut-on être le gardien de toutes les possibilités, qui appartiennent à l’Administration de la Loi Naturelle ou nous pouvons dire, qui appartiennent à la volonté de Dieu, où toute chose devient une possibilité.

‘Travailler dur’ et penser que je suis un homme d’action. Personne lui a dit, qu’il n’a pas été éduqué à l’habileté dans l’action. L’habileté dans l’action est: Soyez établi en vous-même et vous serez sur le niveau de l’Intelligence Cosmique, la Conscience Cosmique. Et toute chose est une possibilité pour la conscience cosmiquement évoluée.»

Le succès certes… mais le succès appartient au pouvoir de la pensée, si le pouvoir de la pensé est grand et puissant, alors toutes les avenues pour atteindre quoique ce soit s’unirons et la providence fera le reste. C’est le fruit d’un esprit détendu en accord avec sa source dans la pure conscience.

Chaque niveau de conscience a son propre monde

Aujourd’hui, plus que jamais, la réalité des sept états de conscience trouve son expression dans une population mondiale où la diversité de l’attention est absolument dans toutes les directions. Des personnes les plus spirituelles, en passant par celles enclins à un matérialisme sans bornes, pour finalement toucher aux plus faibles qui n’ont de choix que de subir leur existence. La vidéo suivante est parlante, le texte est explicatif.

Concise description des 7 états de conscience, août 1968, Squaw Valley, CA, USA (en anglais)

Maharishi: […] Lorsqu’un homme au sommet de la montagne dit: «Oh, je vois ceci…», et qu’un homme au pied de la montagne dit: «Je vois ceci…», les deux sont corrects [de leur point de vue]! Aucun n’est faux. [L’homme au pied de la montagne est] correct dans le sens où il voit seulement «ceci», il ne peut voir que «ceci» et il ne peut décrire que «ceci». C’est donc la réalité de sa position!

Un homme situé au milieu de la montagne a un niveau de vue différent. De son niveau, tout ce qu’il voit, il le décrit. Il est capable de décrire plus que l’homme au pied de la montagne. Mais ce «plus» est encore bien moindre que celui de l’homme au sommet de la montagne. Ainsi, cela dépend à quel niveau de conscience on fait l’expérience de l’environnement. Dans la Conscience d’Unité […], on ne trouve aucune différence […]. Dans la Conscience de Dieu, on a une image complètement différente du monde: le monde est très fascinant, très beau. Dans la Conscience Cosmique, [la vision] a un statut complètement différent: «Cela change toujours, je ne change pas. J’ai une grande supériorité sur tout cela»… Dans la Conscience Transcendantale, le monde n’existe pas, [seulement l’état de vigilance silencieuse]. Dans l’état de veille, tout est si cher, si bien, si agréable… des valeurs localisées, toutes localisées… Dans l’état de rêve, la fascination est différente. Dans le sommeil, rien n’existe.

Ainsi, quand un homme dort, il ne voit rien, et un homme en Conscience de Dieu voit tout si brillant, lumineux, fascinant et beau: les expériences d’un dormeur et d’un homme en Conscience de Dieu seront complètement différentes. Les deux ont raison! Les deux ont absolument raison, mais les expériences n’ont rien à voir l’une avec l’autre.

C’est la Philosophie de la Vie qui peut donner une validité à deux domaines d’expérience complètement différents… […] En résumé, nous disons: les expériences sont différentes dans les différents états de conscience. Tout comme nous mettons des lunettes différentes et l’expérience [de la vision] devient différente: jaune, vert, rouge… Mettre des lunettes différentes signifie avoir différents niveaux de conscience… différents états de conscience.

Toutes les expériences sont valables. Toutes sont les vérités de l’existence. Rien ne conteste l’autre. […] Les états de conscience sont différents et dans chaque état de conscience, le monde est différent, l’expérience est différente – tout simplement parce que dans chaque état de conscience, notre machinerie [c’est-à-dire notre corps] fonctionne différemment!

Lorsque le taux métabolique prend une forme particulière – correspondant à ce style particulier de fonctionnement – nous obtenons le niveau de conscience… soit l’état de conscience de sommeil, soit de rêve, soit de veille, soit la Conscience Transcendantale, soit la Conscience Cosmique, soit la Conscience de Dieu, soit la Conscience d’Unité… Ce sont les différents états de conscience qui perçoivent le monde selon leur capacité de perception.

Ces différents niveaux de conscience ont des évaluations différentes. Et ceci est la vérité: le monde est tel que nous sommes. Quelle que soit la valeur de la conscience, c’est la valeur du monde pour nous. Et chacun est concerné avec la valeur du monde en termes de lui-même. Le monde peut être différent pour quelqu’un d’autre mais pour moi c’est comme ça et c’est mon monde. […] Donc, mon monde est tel que je suis. Votre monde est tel que vous êtes.

[Notre attitude est la suivante:] vous êtes pour moi comme je suis pour moi-même. Je suis pour vous comme vous l’êtes pour vous-même. Telle est la situation… Donc, peu m’importe ce que vous pensez de moi, je suis heureux tant que je pense du bien de vous… c’est tout ce qui compte. Je peux être complètement mauvais pour vous mais avec cette méchanceté je ne suis pas concerné tant que je me sens bien avec vous. […] Je suis concerné par ce bien. Je ne me soucie pas de ce que vous pensez de moi. Si vous pensez du mal de moi, très bien, je peux être mauvais pour vous mais vous resterez toujours bon pour moi parce que je pense du bien de vous. C’est un tel soulagement! [Maharishi et le public rient] Cela me sort des situations où je me trouve paralysé.

[Jusqu’à présent], je me trouve paralysé lorsque vous pensez différemment [de moi]. [Mais] je ne peux pas aider votre façon de penser parce que vous ne pouvez penser qu’à partir de votre niveau de conscience, je ne peux penser qu’à partir de mon niveau de conscience… et [donc] je me sens paralysé parce que je ne peux pas aider votre façon de penser. La façon dont vous pensez [est] la façon dont vous êtes parce que vous ne pouvez penser qu’à partir de votre niveau de conscience.

Mais jusqu’à présent, j’étais inquiet parce que j’essayais de me préoccuper de ce que vous pensiez: vous pensiez du mal de moi et j’ai commencé à me sentir mal parce que vous pensez du mal de moi et je ne peux pas vous aider à penser du bien de moi. J’étais donc malheureux parce que je voulais savoir si vous pensiez du bien de moi. Mais maintenant, je me sens soulagé parce que je ne suis pas concerné par ce que vous pensez de moi. Si vous pensez du mal de moi, alors vous devriez être malheureux avec ce mal. Et parce que je pense du bien de vous, je peux être heureux avec mon bien.

Cela me libère complètement de toute la misère que je m’infligeais inutilement parce que vous ne pensiez pas du bien de moi. Donc, vous restez avec ce que vous pensez et je resterai toujours avec ce que je pense.

Cette situation naturelle vient avec cette connaissance. Et c’est un tel soulagement: pourquoi devrais-je me tenir responsable de votre territoire de préoccupation. Ce qui vous concerne, c’est ce que vous pensez de moi, ce que vous pensez du pilier, ce que vous pensez du plafond… c’est ce qui vous concerne! Je ne peux pas me rendre misérable pour votre responsabilité. Vos pensées sont votre responsabilité, elles ne sont pas ma responsabilité. Alors, pourquoi je ne devrais pas vous laisser libre d’être avec vos responsabilités… pourquoi devrais-je mettre votre responsabilité dans ma tête et mon cœur? Il est complètement inutile que je vous prive de votre liberté.

Vous restez avec votre pensée et dorénavant je ne vais pas me rendre malheureux parce que vous pensez de telle ou telle façon. Je ne veux pas que vous soyez privés de votre liberté parce que de toute façon vous ne pouvez pas en être privés! Le niveau de votre conscience est le niveau de votre pensée. Il ne peut pas être modifié à moins que vous ne suiviez un “cours de cycles de Méditation Transcendantale”. Et alors, le nouveau niveau de pensée est votre niveau de pensée – ce n’est pas mon niveau de toute façon.

Il n’est pas bon de se rendre malheureux parce qu’un de nos amis, un de nos parents, ne pense pas du bien de nous. S’il ne pense pas du bien de nous, c’est sa responsabilité – il a ce genre de lunettes qui ne lui conviennent pas! Mais il les met!

Cette connaissance, cette conclusion pratique, nous rend absolument libre dans notre esprit:  Juste parce que les autres ne pensent pas du bien de nous… qu’est-ce que c’est [pour nous rendre malheureux]? Ils pensent comme ils pensent, nous sommes bons tant que nous pensons en bien d’eux. Nous ne voulons donc pas savoir: «Qui ne pense pas du bien de moi?» Parce qu’en sachant cela, mon bon sentiment à son égard peut être assombri.

Mais sachant juste ce fait que chaque homme pense à partir de son niveau de conscience, juste cette connaissance que dans chaque état de conscience les pensées sont différentes, les expériences sont différentes, les réalités sont différentes. Donc, nous ne pouvons pas modifier le niveau de conscience de quiconque. Il doit se libérer du stress et automatiquement son niveau de pensée, son niveau de compréhension, son niveau de sentiment seront meilleurs. Et alors seulement, il commencera à penser d’une meilleure façon.

Le simple fait de comprendre que chaque niveau de conscience possède son propre monde nous libère des grandes influences contraignantes de la pensée des autres à notre égard. […] Ce qui est nécessaire, c’est de sauvegarder notre propre cœur et notre propre esprit. Il est nécessaire de protéger nos sentiments envers les autres. Il est nécessaire de protéger notre compréhension envers les autres, c’est-à-dire ne pas laisser notre compréhension être abaissée. 

Nos sentiments envers une personne doivent être bons, amicaux, agréables, élevés, encourageants… Notre compréhension, nos sentiments, notre comportement doivent être à un niveau élevé… à notre niveau. Si une personne est faible, c’est sa responsabilité. C’est l’utilisation pratique de cette connaissance que chacun ne peut penser qu’à partir de son propre niveau de conscience. […] Nous sympathisons avec elle, quel que soit son niveau, et nous l’aidons à s’élever à un niveau supérieur. (1973)

Le changement de paradigme qu’apporte la révélation des sept états de conscience est un immense soulagement pour l’évolution de l’humanité. Effectivement, savoir maintenant que la vie humaine n’est plus limitée aux trois états de conscience relative que sont la veille, le rêve et le sommeil prouve une fois de plus que Dieu a bien fait l’homme à son image. 


Sur le même sujet, je vous invité à examiner le texte suivant: La Croissance Systématique des États Supérieurs de Conscience. Et pour corroborer les propos de Maharishi voici un lien qui ne manquera pas d’attiser votre réflexion: À propos de l’importance de dire du bien des autres…

La Conscience de Dieu – Abandonner le tamas du sommeil profond

Maharishi: «Lorsque l’état de veille de la conscience se comporte dans le domaine céleste de la vie – lorsque la vie céleste commence à dominer dans l’état de veille de la conscience, alors cette expérience actuelle de l’état de veille de la conscience de ceci et de cela se transforme naturellement dans la lumière de la vie céleste, qui est le Dieu. Cela arrive au niveau de la conscience elle-même – la conscience de l’état de veille voyant ceci et ceci et ceci. La conscience de l’état de veille qui voit ce Dieu céleste est beaucoup plus profonde, beaucoup plus belle, beaucoup plus fascinante, beaucoup plus louable.

«Le caractère louable du niveau céleste de la vie supplante l’importance de ceci, de cela et de cela. Dans la conscience, ce niveau de vie céleste est maintenu fermement avec l’Être absolu. Et ce niveau de vie céleste est presque un avec l’Être absolu. La différence entre le relatif grossier et l’Absolu, le grand écart entre le grossier et l’Absolu, devient minime. Une très légère différence, et presque aucune différence. Alors c’est la Conscience de Dieu, qui est 100% l’Être absolu avec le domaine céleste de la vie – l’Être céleste et absolu.

«Dans cet état, le tamas, qui est responsable du sommeil profond, est presque nul – il est là, mais presque nul. La prédominance de sattva est totale. Rajas est là juste pour maintenir le sattva en vie, et tamas est là juste pour maintenir le sattva en vie. Sinon, la prédominance de tamas, comme dans le sommeil profond, disparaît. Et quand tamas disparaît, alors la séparation de la conscience et du sommeil profond – la conscience et le corps allongé sous l’influence de toute l’ignorance, tamas, devient minimisée.

«Ainsi, même pendant le sommeil profond, ce qui reste dominant, c’est la conscience, et pas vraiment la sensation de sommeil comme c’est le cas pendant la Conscience Cosmique, pendant Jivan Mukti. [Dans la Conscience Cosmique] on fait l’expérience que le sommeil est là, et absolument tout calme et établie, la conscience intérieure, les deux choses sont séparées. Cette dualité disparaît dans l’unité de cette vie céleste plus l’Être absolu. Ce qui reste est toute lumière.

Question: «Dans la Conscience Cosmique vous avez l’Absolu plus tamas, et dans la Conscience de Dieu vous avez l’Absolu plus sattva?»

Maharishi: «Oui, [dans la Conscience de Dieu] nous avons le maximum de sattva, et le maximum de sattva est tout céleste. L’obscurité du sommeil profond disparaît. Ce qui reste est la lumière céleste avec la conscience intérieure. L’aspect tamas n’y a pas sa place. C’est ainsi que les deux disparaissent [l’obscurité du sommeil et l’aspect tamas].

«De même, ici, à l’état de veille, le contraste entre l’Absolu et ce relatif grossier est grand. Lorsque ce relatif grossier est remplacé par le niveau céleste de la vie, demeurant tel qu’il est – parce que l’on doit se comporter dans ce domaine – sa prédominance n’existe plus.» – Kumbha Mela, Inde 1966