Est-ce le plan de la nature pour l’homme de souffrir?

Une chose est importante lorsqu’on apprend l’anglais, c’est de toujours apprendre des petites phrases, jamais des listes de vocabulaire. Un mot a toujours un contexte! En apprenant des petites phrases, vous apprenez aussi des petites structures grammaticales qu’il vous sera facile d’utiliser par la suite. Comme Maharishi a l’art de répéter souvent les choses, saisir ses expressions les plus usitées, vous permettra d’apprécier toujours plus son enseignement.

Is it Nature’s plan for man to suffer? Explained by Maharishi Mahesh Yogi

Reporter: Throughout history, man has gone through periods of misery and then joy, misery and then joy. And I was wondering whether it was part of Nature’s plan that man should be miserable at times? 

Maharishi: No, it is not the part of Nature; it is the part of our unnatural behavior. Nature has not designed this beautiful, perfect human nervous system to remain in agony. But if we eat something very hard, if we eat sand, and then the stomach will do quite a lot of revolting. And then the whole thing, hrrr. So there are certain things which are meant to be eaten, and other things are not for us to eat. They may be for horses to eat, for other animals to eat, but not for man. So each nervous system has its own function to perform. The human nervous system has the function to perform, and in performing, he has to enjoy the waves of happiness – great happiness, great joy, and great love. All of this is for man. But when we put some hard things, indigestible things, some poisons in our body, we strain our system of perception by extraordinary, loaded experiences. Then the system begins to break; and that is what we say, stressed. And these stresses cause abnormal behavior. And it is abnormality that comes to us as suffering. And abnormality is not designed or intended by Nature. Not knowing how to behave with this most precious and delicate machine, we start to misbehave with it.

Est-ce le plan de la nature pour l’homme de souffrir? Expliqué par Maharishi Mahesh Yogi

Journaliste: Tout au long de l’histoire, l’homme a traversé des périodes de misère puis de joie, de misère puis de joie. Et je me demandais si cela faisait partie du plan de la nature que l’homme doit parfois être malheureux?

Maharishi: Non, ce n’est pas la composante de la nature; c’est la composante de notre comportement contre-nature. La nature n’a pas conçu ce beau et parfait système nerveux humain pour rester dans l’agonie. Mais si nous mangeons quelque chose de très dur, si nous mangeons du sable, alors l’estomac se révoltera assurément. Et ensuite tout le truc, haaa! Il y a donc certaines choses qui sont destinées à être mangées, et d’autres ne sont pas destinées à être mangées. Elles peuvent être destinées aux chevaux, aux autres animaux, mais pas à l’homme. Ainsi, chaque système nerveux a sa propre fonction à remplir. Le système nerveux humain a une fonction à accomplir, et en l’accomplissant, il doit jouir des vagues de bonheur – un grand bonheur, une grande joie et un grand amour. Tout cela est pour l’homme. Mais quand nous mettons des choses dures, des choses indigestes, des poisons dans notre corps, nous soumettons notre système de perception à des expériences inhabituelles et éprouvantes. Alors le système commence à se briser; et c’est ce que nous disons, stressé. Et ces stress provoquent des comportements anormaux. Et c’est l’anormalité qui nous vient comme de la souffrance. Et l’anormalité n’est pas conçue ou voulue par la nature. Ne sachant pas comment se comporter avec cette précieuse et délicate machine, nous commençons à mal nous comporter avec elle.

Qu’est-ce que la vie?

La vie est composée des huit Prakritis – l’ego, l’intellect, l’esprit et les cinq Mahabhutas ou les éléments qui constituent le corps (l’espace, l’air, le feu, l’eau et la terre). Dans un corps en bonne santé, les cinq éléments sont exprimés comme la composition équilibrée des Dhatus (les tissus) et les malas (les produits d’élimination). Ils sont régularisés par les trois Doshas (les principes gouvernant – Vata, Pitta, Kapha). Quand les Doshas sont équilibrés la personne expérimentes la félicité ou la béatitude, l’équilibre et la pureté du corps, de l’esprit et des sens.

La clé est l’expérience de la félicité ou béatitude, la connection avec la conscience. Mais la conscience n’a aucune qualité, donc comment pouvons-nous nous connecter à elle? C’est possible à travers l’instrument de l’esprit.

Les qualités et fonctions de l’esprit

L’esprit a de nombreuses qualités et fonctions, mais sa principale caractéristique est que c’est un Shrota, un canal. Il connecte le corps avec la conscience, et est appelé Kalpanika Shrotas. De la même manière que le corps est composé de nombreux Shrotas ou canaux, qui peuvent être bloqués ou également voir leurs fonctions perturbées (excès de flot, blocage, direction erronée, gonflement), ainsi les Shrotas mentaux peuvent devenir instables.

Comment les désordres physiques s’élèvent à partir de l’esprit

La cause principale de perturbation dans l’esprit est l’erreur de l’intellect (Pragyaparadh). Ceci signifie que l’intellect, qui est la faculté de discrimination, vient à s’associer avec le domaine de la diversité plutôt que l’unité intérieure ou la pure conscience. Quand l’esprit est bien établi dans la pure conscience, nous sommes Swastha, établis dans le Soi, l’autoréférence. Quand nous ne sommes pas autoréférents, nous commençons à violer les lois de la nature. Ceci perturbe le flot d’énergie dans le corps, et l’énergie désordonnée s’écoule fortement dans certaines zones et contourne d’autres. Les parties du corps où la connection est perdue naturellement deviennent dures ou ‘gelées’. Les cellules ou les organes dans les zones ‘gelées’ deviennent dangereuses pour elle-même, et finalement dangereuses pour le corps entier.

La qualité la plus importante de l’esprit

Ceci rend clair une fois de plus, que l’esprit est la clé, car il est la connection avec la pure conscience. L’esprit a trois qualités principales, Sattva (la pureté), Rajas (le principe d’action) et Tamas (l’obscurité). Sattva, la nature pure de l’esprit, devrait prédominer, afin que Rajas et Tamas le servent.

Sattva a cinq qualités distinctives: la compassion, le Dharma (le choix juste en accord avec la loi naturelle), l’action, la dévotion et la foi (la pensée positive).

Comment soutenons-nous la croissance de ces qualités dans notre vie? À travers la connaissance correcte, Dhairya (la patience), Smriti (la mémoire) et Samadhi (la transcendance). La plus importante d’entre elles est la transcendance, parce qu’elle nourrit les autres.

Pourquoi Maharishi a quitté les Himalayas

Je continue avec l’idée de vous présenter l’enseignement de Maharishi d’une manière un peu plus attrayante. Nous disposons sur YouTube de nombreuses vidéos où Maharishi parle librement de toutes sortes de sujets, tout aussi intéressant les uns que les autres. Seulement voilà, c’est en anglais et tout le monde ne parle pas l’anglais. Ce que j’ai fais ici, c’est de prendre le texte qui accompagne la vidéo, de le traduire en français et de vous présenter le tout de manière à bénéficier de la connaissance de Maharishi, tout en apprenant l’anglais de façon naturelle et sans effort. Je pense que le mieux est d’abord d’écouter la vidéo (en cliquant sur le lien ci-dessous), puis de lire le texte en anglais afin de connecter l’ouïe et la vision, et ensuite de travailler le vocabulaire et les expressions avec conjointement le texte anglais et français. J’ai déjà mis en gras certains éléments.

Why Maharishi Came Out of the Himalayas to the Teach the Transcendental Meditation Technique

Interview with Lyle Wallace, Humboldt, August 1972

Question: Why did you come out of the Himalayas, Maharishi, to teach Transcendental Meditation to people everywhere in the world?

Maharishi: I think it’s the nature of a bulb to emit light. Once it is lit, it can’t keep light within itself. It’s the nature of life to progress, and to give out knowledge is such a natural thing in man. It belongs to the value of life, which always grows and grows. Life is progressive, it evolves, it grows spontaneously.

A small, young child sees the yellow car going on the road, and then he runs to the mommy, “Mommy, Mommy, yellow car.” He sees something and he wants to deliver that message to others. It’s natural to life.

Teaching is a natural profession. Everyone who has any knowledge, he just can’t feel rested until he has given it out. So, motivated by this natural tendency of life to give out knowledge, I came out of the Himalayas. I couldn’t rest there.

This Science of Creative Intelligence is the knowledge of effortlessly making ourselves acquainted with the deepest value of life – unbounded awareness, bliss consciousness, such great harmony, happiness, peace, freedom from stress. All these wonderful results through one simple, comfortable technique, sitting with closed eyes. It’s such a beautiful technique. Having got this from my master, it was not possible to sit quiet in the Himalayas.

Question: Maharishi, at the time you decided to go out and to teach, did you envision it growing as rapidly and becoming as big as it has

Maharishi: I expected this growth about six years ago. I thought that in the West all the people are scientifically advanced and technologically grown up, very widely intelligent. And I thought it will not take much time for this message to grow, because it’s so simple, so useful. But it has taken that much time.

Actually, I started with the World Plan, but I couldn’t speak of the World Plan, just because there were not enough teachers. And when this year I found there are about 4,000 teachers, then I said with this strength we can establish at least 3,600 training centers. The World Plan. But the whole of Movement was started with the whole population in view.

Because the technique is so simple, so natural, anyone who can think can meditate. With this simplicity and naturalness of the practice of Transcendental Meditation, it was easy to whisper in all parts of the world and everyone would start to take advantage of it. But even in this jet age, it has taken many years – 12, 13, 14 years. But, it doesn’t matter. Better late than never.

So this 1972 is the Year of the World Plan. And very soon we hope to reach the whole population of the world with this wonderful message of the Science of Creative Intelligence.

Pourquoi Maharishi a quitté les Himalayas pour enseigner la technique de Méditation Transcendantale

Entrevue avec Lyle Wallace, Humboldt, août 1972

Question: Pourquoi avez-vous quitté les Himalayas, Maharishi, pour enseigner la Méditation Transcendantale aux gens partout dans le monde?

Maharishi: Je pense que c’est la nature d’une ampoule d’émettre la lumière. Une fois allumée, elle ne peut plus garder la lumière en elle-même. C’est dans la nature de la vie de progresser, et transmettre la connaissance est une chose si naturelle chez l’homme. Elle appartient à la valeur de la vie, qui ne cesse de grandir. La vie est progressive, elle évolue, elle grandit spontanément.

Un jeune enfant voit la voiture jaune qui roule sur la route, puis il court vers sa maman, «Maman, maman, la voiture jaune.» Il voit quelque chose et il veut transmettre ce message aux autres. C’est naturel à la vie.

L’enseignement est une profession naturelle. Quiconque a une connaissance, ne peut pas se sentir reposé tant qu’il ne l’a pas donnée. Ainsi, motivée par cette tendance naturelle de la vie à transmettre la connaissance, j’ai quitté les Himalayas. Je ne pouvais pas rester là-bas.

Cette Science de l’Intelligence Créatrice est la connaissance de se familiariser nous-mêmes, sans effort, avec la valeur la plus profonde de la vie – la conscience illimitée, la conscience de béatitude, une si grande harmonie, le bonheur, la paix, la libération du stress. Tous ces résultats merveilleux grâce à une technique simple et confortable, assis les yeux fermés. C’est une si belle technique. Ayant reçu cela de mon Maître, il n’était pas possible de m’asseoir tranquillement dans les Himalayas.

Question: Maharishi, au moment où vous avez décidé de partir et d’enseigner, avez-vous envisagé de le voir grandir aussi rapidement et devenir aussi grand qu’il l’est (le mouvement)?

Maharishi: Je m’attendais à cette croissance il y a environ six ans. Je pensais qu’en Occident, tous les gens sont à la pointe de la science et de la technologie, très intelligents. Et j’ai pensé qu’il ne faudrait pas beaucoup de temps pour que ce message se propage, parce que c’est si simple, si utile. Mais cela a pris tout ce temps.

En fait, j’ai commencé avec le Plan mondial, mais je ne pouvais pas parler du Plan mondial, juste parce qu’il n’y avait pas assez de professeurs. Et quand j’ai découvert cette année qu’il y avait environ 4 000 professeurs, alors je me suis dit qu’avec cette force nous pouvons établir au moins 

3 600 centres de formation. Le Plan mondial. Mais tout le Mouvement a commencé avec toute la population en vue.

Parce que la technique est si simple, si naturelle, quiconque peut penser, peut méditer. Avec cette simplicité et ce naturel de la pratique de la Méditation Transcendantale, il était facile de chuchoter dans toutes les parties du monde et chacun commençait à en profiter. Mais même à l’ère des avions à réaction, il a fallu de nombreuses années – 12, 13, 14 ans. Mais, peu importe. Mieux vaut tard que jamais.

Cette année 1972 est donc l’Année du Plan Mondial. Et très bientôt, nous espérons atteindre toute la population du monde entier avec ce merveilleux message de la Science de l’Intelligence Créatrice.

La Béatitude est Universellement Disponible à Tous dans tout Espace et Temps

Une très belle réponse de Maharishi, qui ne manquera pas d’en interpeller plus d’un. Il y a un texte sanskrit (Upaniṣad) qui fait l’éloge de la béatitude. Et il dit clairement, que l’homme a la capacité de connaître la plus grande béatitude, celle de Brahman. 

Bliss is Universally Available to Everyone in Every Space and Time

Dr Hagelin: ‘Maharishi, there is a deep question based on something said in the press conference last week: Maharishi often uses the terms “emptiness”, “hollowness”, “nothingness”, or “a big zero” to describe the ultimate, unmanifest reality of life. But to be honest, Maharishi, these descriptions do not inspire feelings of happiness in my heart. To me, these descriptions suggest that life is hollow and empty at its core. Where is the bliss in life located when the ultimate reality is a field of nothingness – a big zero? Could Maharishi please clarify my understanding and help me feel better about the ultimate reality of life?’

Maharishi: ‘The ultimate reality of life is the whole of life. And you cannot imagine what the whole of life is when you are stuck up in a grain of life – a part of life – in the thorny little, little holes of life. That which is wholeness is bliss – what you want. Bliss is not isolated in space and time. Bliss is universally available to everyone in every space and time. That is bliss.

‘What you know to be bliss is that someone is smiling at you – “Ah, bliss. There is concrete bliss.” But that little bliss [laughter] is a small kind of nothing. It is not bliss. What you know to be bliss is some little sweet sugar or, if you like, some grain of salt or something sweet, but this is not bliss.

‘You compare bliss with your standard of bliss – that for which you are searching. You are searching for bliss in the drops of rain. What is bliss? The ocean of innumerable drops – that is bliss, not a drop of bliss. You are searching and you are calling bliss what you can see, some nice thing; what you can hear, some nice melody; what you can touch, some nice thing. These are isolated values of bliss – very fragmented – very, very, very fragmented fields. We do not call it bliss, no. This is sensory sensation – through the senses – very isolated.

‘If you are a meditator, and if you have experienced what inner self-referral consciousness is, you would know what bliss means. These isolated things, which you call bliss and which you call happiness, are misnomers of happiness. Life is taken up by these little, little, little, little waves of – not temporary bliss [laughter] – but feeling temporary phases of happiness. It is a different world. You have to practice Transcendental Meditation, and with regular practice you will see that which is, in one phrase, “emptiness, nothingness, hollowness, unmanifest” is the totality of everything. It is Atma, Brahm. That is my Self; that is bliss. That is bliss.

‘The time is coming in my reign, in the reign of the Global Country of World Peace now the time is coming, where the whole atmosphere of life will be in the waves of bliss. Life will be an ocean of bliss. It is going to be very soon now. It is going to be soon now.’

La Béatitude est Universellement Disponible à Tous dans tout Espace et Temps

Dr Hagelin: Maharishi, il y a une profonde question basée sur quelque chose qui a été dit lors de la conférence de presse la semaine dernière: Maharishi utilise souvent les termes ‘vide’, ‘vacuité’, ‘rien’ ou ‘grand zéro’ pour décrire la réalité ultime et non manifestée de la vie. Mais pour être honnête Maharishi, ces descriptions n’inspirent pas de sentiments de bonheur dans mon cœur. Pour moi, ces descriptions suggèrent que la vie est creuse et vide au fond d’elle-même. Où se situe la béatitude dans la vie quand la réalité ultime est un champ de rien – un grand zéro? Maharishi pourrait-il clarifier ma compréhension et m’aider à me sentir mieux en ce qui concerne la réalité ultime de la vie?

Maharishi: «La réalité ultime de la vie est toute la vie. Et vous ne pouvez pas imaginer ce qu’est toute la vie quand vous êtes coincé dans un grain de vie – une partie de la vie – dans les petits, petits trous épineux de la vie. Ce qui est totalité est béatitude – ce que vous voulez. La béatitude n’est pas isolée dans l’espace et le temps. La béatitude est universellement disponible à tous dans tout espace et temps. Cela est la béatitude.

Ce que vous connaissez pour être la béatitude, est quelqu’un qui vous sourit – «Ah, la béatitude. Il y a une vraie béatitude.» Mais cette petite béatitude [rires] n’est rien du tout. Ce n’est pas la béatitude. Ce que vous connaissez pour être la béatitude est un peu de sucré ou, si vous voulez, un grain de sel ou quelque chose de sucré, mais ce n’est pas la béatitude.

Vous comparez la béatitude à votre niveau de béatitude – ce que vous recherchez. Vous cherchez la béatitude dans les gouttes de pluie. Qu’est-ce que la béatitude? L’océan d’innombrables gouttes – cela est la béatitude, pas une goutte de béatitude. Vous cherchez et vous appelez la béatitude ce que vous pouvez voir, une belle chose; ce que vous pouvez entendre, une belle mélodie; ce que vous pouvez toucher, une belle chose. Ce sont des valeurs isolées de béatitude – très fragmentées – des domaines très, très, très fragmentés. Nous n’appelons pas ça la béatitude, non. C’est une sensation sensorielle – à travers les sens – très isolée.

Si vous êtes méditant, et si vous avez fait l’expérience de ce qu’est la conscience intérieure autoréférente, vous saurez ce que signifie la béatitude. Ces choses isolées, que vous appelez béatitude et que vous appelez bonheur, sont des termes inappropriés du bonheur. La vie est absorbée par ces petites, petites, petites, petites vagues de – non pas de béatitude temporaire [rires] – mais un sentiment temporaire de phases de bonheur. C’est un monde différent. Vous devez pratiquer la Méditation Transcendantale, et avec la pratique régulière vous verrez que ce qui est, en une phrase, ‘le vide, le rien, la vacuité, le non manifesté’ est la totalité de toute chose. C’est l’Ātmā, Brahm. Cela est mon Soi; cela est la béatitude. C’est la béatitude.

Le temps vient sous mon règne, sous le règne du Pays Mondial de la Paix, le temps vient maintenant, où toute l’atmosphère de la vie sera dans les vagues de béatitude. La vie sera un océan de béatitude. Ce sera très bientôt, maintenant. Ce sera bientôt, maintenant.

Il est bon de mentionner que lorsque Maharishi dit: «ce sera très bientôt, maintenant», c’est une notion de temps liée à l’élévation de la conscience collective. Il n’est pas concevable de prétendre à la béatitude suprême sans auparavant se libérer des stresses et des tensions qui perturbent le fonctionnement naturel du système nerveux, ainsi que le libre flot de l’intelligence créatrice.

Maharishi parle de la Méditation

Maharishi Mahesh Yogi sur la nature béatifique de la pratique de la technique de Méditation Transcendantale.

Il est possible pour chaque homme d’aller au plus profond de lui-même et de saturer son esprit conscient de bonheur intérieur – avec cette énergie et cette intelligence illimitées qui résident à la source de la pensée.

L’esprit se dirige naturellement vers un plus grand bonheur – la béatitude

Le principe de la Méditation Transcendantale est simple. L’Être est béatitude dans sa nature; c’est le bonheur infini. L’esprit est toujours en mouvement dans la direction d’un plus grand bonheur. C’est l’expérience de chacun: où que l’esprit aille, il va dans le sens d’un plus grand bonheur. Et parce que la nature de l’Être intérieur est béatitude, bonheur infini, c’est pourquoi l’esprit pendant la Méditation Transcendantale prend ce cours intérieur de la manière la plus spontanée.

Dans cette méditation, nous ne nous concentrons ni ne contrôlons l’esprit. Nous laissons l’esprit suivre son instinct naturel vers un plus grand bonheur. Et il va à l’intérieur et gagne la Conscience de Béatitude dans l’Être. La technique est la suivante: nous prenons une pensée spécifique qui nous convient, qui s’appelle un mantra ou un son approprié pour nous, que nous recevons du professeur formé à la Méditation Transcendantale. Et ces professeurs se trouvent partout dans le monde. Je les ai bien formés. Et ils donnent un mot approprié, et l’homme expérimente la pensée de ce son et commence à minimiser cette pensée pour expérimenter l’état plus fin de cette pensée, jusqu’à ce que la source de la pensée soit sondée et que l’esprit conscient atteigne le domaine transcendantal de l’Être.

Dans la Méditation Transcendantale, l’esprit expérimente des états de pensée plus subtils et atteint spontanément la Conscience de Béatitude

Ainsi, de la pensée grossière à l’état subtil de la pensée jusqu’à l’état de pensée la plus subtile: c’est le chemin de la Méditation Transcendantale, jusqu’à ce que l’esprit conscient parvienne à la Conscience de Béatitude, ou Conscience Transcendantale ou pure Conscience, ou état de l’Être.

Ici, dans l’état de l’Être, l’esprit s’imprègne d’énergie, d’intelligence et d’un bonheur extrême. Avec cela, il en ressort et expérimente le monde beaucoup mieux qu’auparavant.

Par la pratique, le niveau conscient de l’esprit s’approfondit, et le plein potentiel de l’esprit commence à être vécu

«La profondeur du lac et les vagues, et le magnifique reflet du glacier me rappellent l’histoire de la vie intérieure.

L’esprit est profond comme un lac. Les vagues à la surface représentent l’esprit conscient, l’activité de l’esprit à la surface. Et toute la profondeur du lac est silencieuse. Et cela est l’esprit subconscient, qui n’est pas utilisé par la vague. Mais si la vague pouvait s’approfondir pour incorporer les niveaux plus silencieux de l’eau, les vagues pourraient devenir les vagues de l’océan, des vagues puissantes.

C’est ce qui se produit dans la Méditation Transcendantale. L’activité de surface de l’esprit conscient s’approfondit et incorpore la profondeur de la conscience. Et avec la pratique, rien ne reste subconscient. Tout le subconscient devient conscient, et l’homme commence à utiliser le plein potentiel de l’esprit.» – Maharishi Mahesh Yogi, Lac Louise, Canada, Juin 1968

“The depth of the lake and the ripples, and the beautiful reflection of the glacier, reminds me of the story of inner life.

The mind is deep like a lake. The ripples on the surface represent the conscious mind, the activity of the mind on the surface. And the whole depth of the lake is silent. And that is the subconscious mind, which is not used by the wave. But if the wave could deepen and incorporate more silent levels of the water, the waves could become the waves of the ocean, the mighty waves. This is what happens in Transcendental Meditation. The surface activity of the conscious mind deepens and incorporates within its fold the depth of the subconscious. And with practice, nothing remains subconscious. The whole subconscious becomes conscious, and a man starts using full potential of the mind.” – Maharishi Mahesh Yogi, Lake Louise, Canada, June 1968

Voir aussi: https://conscience.video.blog/2019/02/27/lesprit-est-comme-un-lac

L’esprit est comme un lac

Maharishi, filmé par la télévision canadienne en 1968 au bord du Lac Louise dans l’Alberta, se réfère au lac pour décrire la nature de l’esprit. Le mot «subconscient» ne doit pas être compris ici en référence aux théories de la psychanalyse mais comme le potentiel inutilisé de notre conscience auquel nous nous ouvrons par la pratique de la MT.

«La profondeur du lac et les vagues, et le magnifique reflet du glacier me rappellent l’histoire de la vie intérieure.

L’esprit est profond comme un lac. Les vagues à la surface représentent l’esprit conscient, l’activité de l’esprit à la surface. Et toute la profondeur du lac est silencieuse. Et cela est l’esprit subconscient, qui n’est pas utilisé par la vague. Mais si la vague pouvait s’approfondir pour incorporer les niveaux plus silencieux de l’eau, les vagues pourraient devenir les vagues de l’océan, des vagues puissantes.

Ceci est ce qui se passe dans la Méditation transcendantale. L’activité de surface de l’esprit conscient s’approfondit et incorpore la profondeur de la conscience. Et avec la pratique, rien ne reste subconscient. Tout le subconscient devient conscient, et l’individu commence à utiliser le plein potentiel de l’esprit.

Et le reflet du glacier sur l’eau est comme l’impression des objets perçus par l’esprit. Tant que l’esprit n’est pas capable de maintenir sa nature essentielle qui est la conscience de béatitude, l’esprit est imprégné des perceptions des objets. Et ceci est appelé l’attachement de l’esprit. L’esprit perd la conscience de béatitude et gagne la joie des reflets du monde, une joie d’un ordre relatif, perdant la béatitude de l’Être éternel et absolu.

Lorsque l’esprit n’est pas capable de maintenir sa nature essentielle, la conscience de béatitude, et qu’il est obscurci par les reflets des objets de perception, alors seul l’objet reste, et le sujet, si l’on peut dire, est annihilé. Cette annihilation de la nature subjective à l’intérieur de nous est une grande perte. C’est la perte de la béatitude éternelle en faveur de joies temporaires. Une telle vie, dans laquelle la valeur de la matière domine, est appelée la vie matérielle, et l’esprit est annihilé.

Mais, lorsque par la pratique de la Méditation transcendantale, l’esprit va profond à l’intérieur à la source de la pensée, transcende la pensée et gagne la conscience de béatitude, et peut maintenir cela même lorsqu’il ressort dans l’expérience mondaine de nature objective, alors cela est appelé la vie spirituelle – l’esprit ne peut plus être obscurci par l’expérience objective. Et ceci est la vie spirituelle. Ceci est la vie dans la libération éternelle. Et sans cela, la vie est dans l’attachement. Une grande perte. Comme la perte d’un milliard de Livres [pour] le gain d’un million. La perte de la conscience de béatitude éternelle et le gain d’une joie mondaine éphémère.»