Un nouveau souffle

Points principaux

  • Un seul souffle de Guru Dev
  • Nous sommes très lents
  • Le plein potentiel de l’homme
  • Nous pensons toujours en termes de notre domaine
  • Notre vision sur un seul échelon

Maharishi: «Un seul souffle de Guru Dev suffisait pour le monde entier, et nous sommes tous nés de ce souffle de renouveau. Il a insufflé le renouveau, nous l’avons adopté dans notre souffle, et maintenant nous le respirons pour que le monde entier respire avec nous. C’est vraiment très… quand on y pense, ce qui se passe est formidable, c’est tout simplement incroyable que cela se produise et se soit produit au cours de ces huit, dix dernières années.

Selon nos critères, nous sommes très lents, mais même ainsi, tant d’années se sont accumulées les unes sur les autres, et ces huit, dix dernières années ont changé quelque chose dans le monde. Au moins, la possibilité d’un monde libéré de la souffrance a été établie – la possibilité. Nous avons établi une possibilité. Maintenant, nous devons réaliser cette possibilité. C’est le cadeau de Guru Dev, cette vision précise de la vie, cette vision précise des mécanismes de la Nature.

Shri Guru Dev, Swami Brahmananda Saraswati, Jagad Guru Shankaracharya de Jyotirmath.

Le plein potentiel de l’homme, regardez ça! C’est énorme, gigantesque. Et comme ce renouveau n’est que l’impulsion du temps, nous n’avons qu’à être un instrument volontaire entre les mains du Divin, nous n’avons qu’à être volontaires, et nous verrons à quel point notre chemin d’actions est facile, à quel point nos efforts seront bénis. Des milliers et des milliers de personnes, des millions de personnes, mais nous ne nous satisfaisons pas d’un certain nombre ici, d’un certain nombre là, même si nous agissons dans nos petits domaines, car lorsque ces petits domaines seront additionnés, cela représentera le monde entier.

Nous pensons toujours en termes de notre domaine, notre domaine, notre domaine. Lorsque nous devons monter haut sur l’échelle, une fois que nous savons que l’échelle atteindra le sommet, lorsque nous montons sur l’échelle, nous ne regardons pas en haut, nous regardons chaque échelon que nous franchissons, pas à pas, un échelon après l’autre. Nous nous concentrons sur un échelon et, une fois celui-ci franchi, solidement ancré, nous nous concentrons sur le suivant. En fait, en gardant notre vision sur un seul échelon, nous allons atteindre notre objectif en toute sécurité, très rapidement, et la joie du voyage sera spontanée. Nous voulons toute la population. Très bien!» – Rishikesh, Inde, le 09.12.1969

Questions (essayez de répondre à ces questions simplement et pour vous-même)

  • Pourquoi le souffle de Guru Dev, l’intelligence cosmique, est-il suffisant pour le monde entier
  • Malgré notre lenteur, qu’est-ce qui réjouit maintenant notre cœur?
  • Qu’appelle-t-on le plein potentiel de l’homme?
  • Pourquoi est-il important de toujours penser en termes de notre propre domaine?
  • Quel serait le risque de perdre notre vision sur un seul échelon de l’échelle de l’évolution?
«Chaque bond est un sourire cosmique pour la conscience mondiale. Plus ils volent haut, plus ils sont heureux. La vie n’en vaut pas la peine aussi longtemps qu’on ne peut pas encore voler. Nous ne renonçons jamais à voler, sauf si c’est pour flotter. Si vous avez le choix entre voler ou aller plus en profondeur dans le Soi, ne restreignez pas le vol. Le vol [yogique] est la voie la plus rapide pour atteindre Brahman.» – Maharishi Mahesh Yogi

Le pouvoir du Vastu (2)

Des architectes illuminés pour une reconstruction mondiale

Après que nous ayons défini que le Sthāpatya Veda Maharishi est une science de la conscience, nous devons voir dans l’expert architecte, l’incarnation de cette science. Le Mayamata dit: « Le sthapati – l’architecte – vient d’une région réputée et il est d’une caste mixte; un homme de qualité, il doit connaître comment établir des bâtiments et doit être bien versé dans toutes les sciences; il doit être physiquement parfait, juste, compatissant, désintéressé, libre d’envi, sans faiblesse, sincère et érudit en mathématiques; il doit connaître les auteurs anciens et doit être franc, maître de ses sens; il doit être capable de dessiner et doit connaître le pays entier; il doit être généreux et sans avidité; sa santé doit être bonne, il doit être attentif et libre des sept vices, possesseur d’un nom bien choisi et persévérant; il doit avoir croisé l’océan de la science de l’architecture.»

Le Manasara n’est pas moins élogieux: «Le Stapati connaît tous les ‘Shastras’ (les branches de la connaissance). Le Sthapati est capable de diriger, connaît les Védas et est profondément érudit dans le Shastra (science de l’architecture). Le Sthapati est ainsi appelé parce qu’il est le directeur général (de l’architecture, c’est à dire, le maître constructeur). Le Sthapati est connu pour être doté des qualités d’Acharya (directeur). 

Nous comprenons que le Sthapati est hautement éduqué. Mais d’où toutes ces belles qualités émergent? Il est facile de comprendre que seulement en étant établi en lui-même, en devenant le connaisseur de l’Ātmā, le Sthapati peut exprimer toutes les qualifications d’un architecte. Agissant à partir de ce niveau d’éveil, il guides le processus de transformation de la loi naturelle – la transformation de la conscience en matière – transformant les valeurs de point en valeurs étendues, prenant en considération la totalité des expressions.

Nous pensons, comment est-il possible pour un expert architecte de se rappeler toutes les règles contenus dans la Science du Sthāpatya Veda. Nous touchons ici un intéressant point de notre étude parce qu’il est connecté au cerveau. Effectivement, nous ne pouvons pas concevoir l’étude du Sthāpatya Veda Maharishi sans l’Education Maharishi Fondée sur la Conscience. Le flot séquentiel de la connaissance du Sthāpatya Veda structure le déploiement du fonctionnement cérébrale. Nous voyons que si l’expert architecte n’est pas établi en lui-même, il ne sera pas capable d’utiliser son plein potentiel cérébrale. Dans le Manasara, il est dit que l’expert architecte est responsable de ce qu’il fait. Sa ruine est proclamé dans le cas d’imperfection. Comme l’univers est la création de Vishwakarma, nous ne pouvons pas dire qu’il est parfait comme Maharishi le dit. Si nous voulons la même perfection sur terre, nous avons à être en accord la loi naturelle, avec la volonté de Dieu et la seule façon de l’être, est à travers l’Éducation Maharishi Fondée sur la Conscience. Nous pouvons dire que le Sthāpatya Veda devient le Sthāpatya Veda Maharishi quand l’expert architecte est un architecte illuminé, utilisant son potentiel cérébrale total et la science de Vāstu Vidya d’une manière naturelle et spontanée.

Un processus séquentiel menant à une société idéal

*Ayant compris que le Sthapati – l’expert architecte – est normalement une personne illuminée, nous aimerions montré comment la vie commence son déploiement autour de lui. Premièrement, nous trouvons que trois personnes sont toujours avec lui. C’est: le Sutra-grahin – le dessinateur; le Vardhaki – le concepteur; le Takshaka – le charpentier (d‘après le Manasara).

En supposant que le Sthapati reçoit ses ordres du Raja – le roi – nous avons une personne de plus impliquée dans le processus.

Puisque le Raja se réfère toujours à son Guru – son Maître – avant de faire quoique ce soit, cela fait qu’un sixième personnage arrive sur la scène. Bien sur, nous pouvons continuer la liste de tous les gens qui participeront à un moment ou un autre, mais nous manquerions le point.

Et le point est: si nous regardons avec discrimination le processus, nous découvrons que c’est l’Ātmā qui donne lieu à ses propres expressions. Cette diversité conceptuelle, nous enseigne qu’il y a une unité, une source unifiée à la base de toute cette multiplicité. Cette belle vision, révèle deux processus possible qui ont leur importance pour la compréhension. Si nous pensons en termes de déploiement séquentiel de la loi naturelle, nous nous sentons obligés de dire que le Guru est la premier expression qui est exprimée, et après le Raja, et le Sthapati, et ainsi de suite…

Le second processus serait de voir que l’Ātmā donne lieu à toutes les expressions en même temps et donc, nous ne pouvons pas parler d’un réel commencement et même d’une fin mais de l’interaction des composants de l’Ātmā à l’intérieur d’elle-même.

L’analyse de ces deux processus nous offre deux sortes d’éveil pour exprimer la réalité. Dans la première, nous devenons de plus en plus conscient du processus de l’évolution et dans la deuxième, nous découvrons que toute chose était là depuis le commencement et sera là jusqu’à la fin, si la fin existe…

Ceci nous révèle qu’il y a différents niveaux de perceptions ou au moins deux – la perception spirituelle et la perception matérielle.

Dans la perception spirituelle, il est évident que nous ne pouvons pas prétendre être le créateur de notre réalité physique autrement nous aurions à expliquer comment créer des atomes et comment les arranger en molécules, etc.… Nous percevons le monde phénoménal comme les fluctuations de la conscience – de l’Ātmā – et nous sommes confiant que l’univers prendra soins des détails.

Dans la perception matérielle, nous sommes l’acteur de notre propre réalité. Nous savons, si nous voulons construire une maison qu’il y a beaucoup de chose à faire… Nous percevons le monde phénoménal plus en terme d’intelligence et d’énergie.

Ces deux points de vue ne sont pas nécessairement opposés mais bien complémentaire. Nous avons à manager les deux afin d’être capable de plénifier nos propres désirs. Nous devons vivre une vie en accord avec la loi naturelle mais aussi d’être suffisamment vigilant afin de saisir les opportunités qui viennent à nous.

En conclusion, nous pouvons dire que pour construire une maison (tout en restant humble) nous avons besoin d’une créateur et d’un incroyable processus de manifestation afin de pouvoir s’asseoir confortablement en elle et de méditer pour transcender les limites de notre maison et découvrir que c’était juste une histoire de conscience – la conscience de Brahman.

La perception en Conscience de Brahman et la perception d’un Voyant Védique

Maharishi: Les mécanismes sont différents. Nous avons eu beaucoup d’hommes en Conscience de Brahman, mais nous avons eu très peu de voyants qui ont cognisé les Vedas. C’est quelque chose de différent de commencer à vivre la totalité et de commencer à saisir l’essentiel des parties dans cette totalité. Quelque chose de plus profond, je dirais.

Toutes les personnes réalisées n’ont pas été des connaisseurs du Veda, non. Les connaisseurs ont été très peu nombreux. Les illuminés ont été nombreux. Et c’est parce que – cet hymne que vous connaissez? Richo akshare… – les Richas, les hymnes, sont structurés dans la conscience.

Maintenant, en Conscience de Brahman, la conscience dans son ensemble devient une réalité vivante. La caractéristique de cela est que tout est en termes de mon Soi. C’est donc cette prédominance de la Totalité, tout en termes de mon Soi. C’est là que s’élève l’unité, la valeur de l’unité de plus en plus. En vivant cela de plus en plus, on vit la Totalité. C’est une caractéristique normale de la Conscience de Brahman.

Dans la cognition cette Totalité doit transcrire certains Richas, Hymnes, ils doivent être transcrits. Possédant un champ – le champ quantique, l’état de vide – et vivre cet état de vide est une chose et y transcrire l’histoire de l’état de vide en est une autre.

Il est plus facile de vivre cette plénitude au niveau de la conscience et il faut une compétence supplémentaire pour la transcrire. Il faut une compétence supplémentaire pour que cette plénitude transcrive sa propre histoire dans son propre cœur, dans ses propres cellules. Parce que la cognition se fait par la conscience, dans la conscience, l’histoire de la conscience – les hymnes sont l’histoire de la conscience, les lois de la nature, comment elles fonctionnent, ce qui se passe, ceci, ceci, ceci, la Totalité.

La transcription de l’histoire de la vie par la Totalité de la conscience dans son propre Soi, dans son propre domaine, est encore une autre chose. Le vivre est beaucoup plus infantile et le transcrire est plus mature. 

La cognition n’est que cela, au niveau de la conscience par la conscience elle-même et ensuite la cognition aussi par elle-même. Les hymnes sont produits par eux-mêmes sur le contenu de leur propre structure, car ce sont les fluctuations de la conscience qui apparaissent comme les hymnes. Et ils apparaissent au niveau de la conscience et par l’instrumentalité de la conscience, ils sont inspirés de cette façon et sont expérimentés aussi au même niveau de conscience…

Les états supérieurs de conscience

Dans la Conscience Cosmique, la conscience du Soi devient une réalité permanente de tous les instants qui n’est jamais recouverte ou perdue pendant la veille, le rêve et le sommeil. Le processus de la dissociation de Puruṣa avec Prakṛti est terminé – Puruṣa n’est plus lié ou perdu par Prakṛti: par son expérience du corps ou de l’occupation ou des accomplissements mondains ou de la reconnaissance sociale ou des croyances ou des valeurs.

Cette libération est la liberté de l’illumination, et c’est à partir de là que l’individu jouit spontanément de la perfection, car le char de la vie individuelle est conduit par Brahmā, le pouvoir d’organisation infini de la Loi Naturelle, le Veda, la volonté de Dieu.

Une telle vie est donc naturellement faite de dévotion envers Dieu et, grâce à cette dévotion, la perception de la création divine s’affine avec le temps. Alors qu’auparavant la perception ne portait que sur la surface d’un objet, on commence maintenant à percevoir les fines trames de l’existence relative, jusqu’à ce que finalement la valeur suprême de la vie relative – l’Absolu vibrant – révèle une unité sous-jacente dans toute la diversité. Comme la sève transcendante d’une belle plante, le Créateur se retrouve à imprégner Sa création, la lumière directrice de l’univers, l’Unité imprégnant le changement apparent de la diversité. Cet état de conscience est appelé Conscience de Dieu.

En temps voulu, et grâce au raffinement continu de la physiologie, un septième état de conscience, l’Unité ou la Conscience de Brahman, apparaît. Dans cet état, la séparation apparente entre le connaisseur et l’objet de sa connaissance est comblée, et l’on se rend compte que les fines trames de la création relative sont les vṛttis ou vibrations fondamentales de sa propre conscience autoréférente. Comme Maharishi le décrit: «L’Ātmā s’exprime sous la forme de l’intellect, de l’esprit, des sens, du comportement, de l’environnement et de l’univers entier en constante expansion. Une Totalité, un tout – Brahm – dans différentes nuances, dans différentes vagues, et merveilleusement, ‘Je suis cela’; et encore merveilleusement, naturellement, ‘Je suis Cela’; et encore merveilleusement, ‘C’est tout ce que je suis’.»

Dans cet éveil total de la Connaissance Suprême, le Puruṣa individuel ou spécifique s’éveille à sa valeur non spécifique ou suprême – Puruṣottam – en réalisant que Ahaṁ Brahmāsmi, Je suis Brahm, Je suis la Totalité; Je suis le Silence omniprésent, omnipotent, omniscient qui imprègne toute activité comme l’eau imprègne chaque vague; Je suis l’Unité du Silence et la diversité du Dynamisme réunis dans la Grande Unité.

Dans le passage suivant, Maharishi décrit cet état de Conscience d’Unité – la Conscience de Puruṣottam – en termes de Brahmā bhavati sārathiḥ: Ce niveau d’intelligence jouit de la dignité de cette royauté suprême où l’on est libéré des limites des lois spécifiques de la Nature et où l’on est établi au niveau de cette grande généralité – cette grande Totalité – cette grande Totalité de la Loi Naturelle – l’Unité – Brahm – qui a la garde totale du pouvoir d’organisation infini de la Loi Naturelle, le silence total de la Loi Naturelle – Puruṣa – et de sa nature dynamique – Prakṛti – vivante, tous les modes spécifiques de toutes les diverses lois de la Nature.

À propos de cultiver l’intellect

Question concernant la culture de l’intellect pendant la méditation, l’étude des Upaniṣads (étude Védique) et le style de vie correspondant. – 1974

Maharishi: «Dans la méditation, ce que nous faisons, c’est que nous cultivons l’aspect physiologique de l’intellect. Dans la méditation, nous cultivons la physiologie. Par l’étude des Upaniṣads, nous cultivons l’intellect. Par la méditation, nous rendons la physiologie capable de comprendre l’illimité… L’unité. Et quand la capacité à comprendre cet illimité augmente, nous utilisons cette compréhension pour dissiper tous les doutes à son sujet…

Ainsi, par l’étude, nous cultivons l’intellect, par la méditation, nous cultivons le système nerveux. La culture de la compréhension passe par l’intellect, par l’étude. Et la chose fondamentale qui cultive l’intellect est le maintien de cet angle de l’illimité lorsque vous vous trouvez dans les domaines des limites.

Lorsque vous examinez la valeur grammaticale de tel ou tel mot et de tous les mots pris ensemble… au cours de toutes ces recherches sur les parties des versets, vous avez cet angle que ce verset parle pour l’Absolu.

Maintenir cet angle à tout moment lorsque vous le sondez… c’est ce qui cultive l’intellect lorsqu’on passe à travers de manière répétée!»

Question: «Vous avez mentionné il y a quelque temps que le commentaire de Śaṅkara sur la Gītā et ses autres commentaires étaient peut-être le plus haut niveau de logique. Je me demandais si la logique peut littéralement conduire l’esprit pas à pas vers la transcendance?»

Maharishi: «Ce n’est que la logique qui est satisfaisante pour l’intellect. L’intellect doit voir qu’une chose s’écoule dans une autre et qu’il n’y a pas de rupture entre les deux… sinon il ne l’accepte pas. Elle doit s’écouler d’une manière séquentielle croissante. La logique joue un rôle très important.

La grandeur de Śaṅkara réside dans la formulation de ses expressions. Lorsqu’il enseigne les Upaniṣads, ses expressions sont telles qu’elles constituent un grand exercice pour l’intellect. Seuls les méditants peuvent suivre Śaṅkara correctement. Les non-méditants, au moment où ils commencent ici… et au moment où ils ont franchi 3 ou 4 étapes de logique – et il en reste encore 10 à franchir – l’intellect de l’homme échoue ici. Et il perd le fil, il ne peut pas suivre… 

Son magnifique développement de la logique dans ses expressions – si profond! Juste parce que lorsqu’il aimerait que tout soit dit en un seul souffle – du plus grossier au plus subtil… au subtil… au plus subtil… à l’au-delà du plus subtil… à la transcendance… à Brahman – il va passer par tout cela dans un très beau flot rapide d’ondulations de la logique et en déduire la chose…

Donc, si l’esprit n’est pas stable, alors ça va être le vide ici et là et là et là… Et rien n’en sortira… l’esprit planera ici et là..

C’est pourquoi la recommandation de l’étude Védique est: vivre en Brahmacharya!

Le Brahmacharya, le célibat, maintient la stabilité de la structure physique du système nerveux.

L’attitude serviable cultive l’esprit et le cœur pour apprécier ce que dit le professeur. Une attitude serviable.

Et ensuite la liberté de poser des questions.

Ces trois choses:

[1] le célibat, le Brahmacharya, pour maintenir la stabilité physique, la résistance, l’efficacité, l’efficience sur la partie physique.

[2] Et l’esprit doit être dévoué aux aspirations du Maître, à ce qu’il dit, une attitude serviable.

[3] Et puis, la liberté de poser des questions pour satisfaire l’intellect.

Ainsi, la base physiologique de l’intellect, la base mentale de l’intellect, et la compréhension intellectuelle – ces trois éléments doivent croître et se développer simultanément.»

Brahman et le monde

Santa Barbara, 1973

Maharishi: C’est une si belle expression que vous venez de dire, belle et si significative, si belle: «C’est le non-Soi qui conduit à la conscience de Brahman». C’est une expression très importante. C’est une très belle expression. C’est le non-Soi qui conduit à la conscience de Brahman, une expression très significative. C’est le monde qui nous aide à localiser l’Absolu. C’est la relativité qui nous aide à localiser l’Absolu. Et qu’est-ce que nous trouvons? C’est un phénomène naturel que la relativité a l’Absolu. Nous disons sur les deux niveaux, le principe et l’expérience.

Le principe est que la sève est là où est le pétale. Le relatif est là où est l’Absolu, le principe. L’expérience – par nature. La relativité procède au déploiement de l’Absolu, par nature. La Méditation Transcendantale est cette procédure qui implique la nature de l’individu pour déployer la profondeur de sa nature, l’Absolu. C’est donc notre expérience que la relativité mène à l’Absolu. La relativité mène à l’exposition de l’Absolu. La relativité expose l’Absolu. Le monde révèle Brahman. C’est pourquoi nous saluons le monde comme une plénitude. La relativité (est) une plénitude, l’Absolu une autre plénitude. Et l’une n’est pas l’autre, c’est une façon de le dire. Et puis une autre façon de le dire, deux plénitudes, les deux sont les mêmes. Pas de relativité, seulement l’Absolu.

Dans l’état d’ignorance complète, pas d’Absolu, seulement du relatif – l’état d’ignorance. Dans l’état d’illumination complète, pas de relatif, seulement l’Absolu. Au milieu, les deux. La conscience cosmique est l’expression de cette réalité où l’Absolu et le relatif coexistent. Et ils coexistent dans une bonne amitié. Et la bonne amitié rapproche les deux parties jusqu’à ce qu’elles soient enfermées dans cette proximité. Dans l’état d’ignorance, il n’y en a qu’un, le relatif. Dans l’état d’illumination, il n’y en a qu’un, l’Absolu. En passant de l’un à l’autre, lorsque le relatif passe à l’Absolu, au milieu, il brille dans toute sa gloire, la relativité avec la présence de l’Absolu. Et alors la relativité se fond dans l’Absolu – le presque toujours changeant, futile, inexistant, commence à gagner toute existence, devient l’Absolu et ensuite seulement l’Absolu.

Il y en a un sur cette rive et il y en a un sur cette rive. La seule différence est que sur cette rive il y a une valeur infinie et que sur cette rive, qui est loin, c’est relatif. Le relatif est loin, l’Absolu est si proche, intime, c’est mon Soi. Mais les deux se rejoignent. Ainsi, cette expression selon laquelle le relatif mène à l’Absolu, le monde déploie la réalité de Brahman – sans le monde, nous ne pourrions pas transcender, car le moyen de transcender n’est pas disponible. Lorsque nous disons que nous transcendons, nous transcendons quelque chose et ce que nous transcendons est le monde, la relativité. Et sans la relativité, nous ne pourrions pas transcender.

Même si l’Absolu que nous trouvons est toujours présent et partout le même et non changeant, mais cette connaissance nous l’obtenons en gagnant cet état. Et nous obtenons cet état en traversant quelque chose qui n’est pas cet état, la relativité. Et dans notre expérience, nous savons que le dépassement est une procédure naturelle. La transcendance est la nature de la relativité. L’esprit relatif se transcende spontanément. La transcendance de l’esprit est la transcendance de la nature, la transcendance de la relativité. Ainsi, c’est la relativité qui expose l’Absolu. C’est le monde qui révèle Brahman. C’est une très bonne expression.

L’Expérience des Sept États de Conscience par la Relaxation

Maharishi s’adresse au Premier Congrès Mondial des Rajas du Pays Mondiale de la Paix

par la rédaction de Global Good News (28.11.2007)

Cette semaine, Maharishi s’est plongé dans les détails de l’Administration Silencieuse du Pays Mondiale de la Paix, car l’administration silencieuse est une administration parfaite fondée sur le fonctionnement de la nature et sur la nature de l’Ātmā, le Soi.

Dans son discours au Premier Congrès Mondial des Rajas du Pays Mondial de la Paix, Maharishi Mahesh Yogi a commencé en décrivant les innombrables valeurs du langage, qui lorsque complètement unifiées, ne montrent pas de variations. Il a aussi expliqué les sept états de conscience – la veille, le sommeil, le rêve, la Conscience Transcendantale, puis la Conscience Cosmique, la Conscience de Dieu et la Conscience d’Unité ou la Conscience de Brahman – en termes de langage.

Maharishi: «Quand nous avons une connexion, il n’y a aucun deux qui vient de un à deux. C’est déjà – un est là, deux est là, les nombres infinis de diversités sont là. C’est vivre l’Unité. C’est vivre Brahm. C’est vivre libre d’erreurs. Et lorsqu’on est libre d’erreurs, la joie est là, la béatitude est là – la vie est béatitude. …

«Chaque niveau de conscience a sa propre qualité, a sa propre signification, a son propre langage, pour ainsi dire. … 

«Le langage de l’état de Conscience de Brahman est le langage de la Totalité. C’est le Veda. C’est le flot de l’Ātmā. C’est Smṛti [la mémoire]. C’est Śruti [ce qui est entendu au niveau de la cognition dans la Conscience Transcendantale]. Ces différents langages de la veille, du rêve, du sommeil, tout cela, recouvrent toute la diversité et chaque [élément] de la diversité est un aspect de l’Unité.

«Donc, lorsque nous voulons donner la connaissance de la réalité totale, c’est ce que nous apportons aux étudiants, le fondement des sept états de conscience. Ensuite, nous leur faisons expérimenter les sept états de conscience. Trois d’entre eux sont déjà expérimentés – par moment la veille, le rêve ou le sommeil. Ceux-là, ils n’ont pas besoin de les pratiquer. Le quatrième [la Conscience Transcendantale], ils doivent le laisser venir sans effort, tout comme la veille suit le rêve sans effort. C’est une chose différente, mais il ne faut pas faire d’effort pour cela. Il suffit de se détendre, et ça vient. Et puis, on se détend, et vient le sommeil profond. Ainsi, en se relaxant, on arrive à ces quatre états de conscience.

«En se relaxant davantage, on arrive au cinquième [la Conscience Cosmique]; en se relaxant encore plus, on arrive au sixième [la Conscience de Dieu]; et se relaxant toujours plus, absolument aucun effort – la Conscience de Brahman [le septième état de conscience – l’Unité].

«Dans la Conscience de Brahman, nous trouvons tous les Devatā. Ils sont pleins de la mémoire [des lois de la nature], et partout où il y a mémoire, il y a mouvement. Partout où il y a mouvement, il y a son. Ainsi, à partir de la mémoire, à partir de Smṛti, vient Śruti – vient le [flot séquentiel du] Veda.

«C’est la façon de passer sans effort de l’un à l’autre, des sept états de conscience. Et une fois que nous sommes arrivés au septième état de conscience, le monde du septième état de conscience est le monde total. Le septième état de conscience – à partir de là apparaît la diversité, sur la base du retour à Smṛti [la mémoire du Soi, de la totalité], et à Śruti. Śruti signifie ce qui est entendu, qui est le Veda, et ce qui est entendu, est un fluide solide. Ce que nous comprenons comme étant un langage.

«Et alors, nous comprenons la veille, le rêve et le sommeil en termes de langage, de langage, de langage. Et si nous pouvons rassembler notre conscience dans un état d’Unité, c’est-à-dire l’état de Brahman, alors de la manière la plus détendue, la plus naturelle, nous nous trouvons dans un domaine de toutes les possibilités. C’est pourquoi nous pratiquons. Ce que nous pratiquons? La relaxation, la relaxation, la relaxation.*

«D’où viennent les différents langages? Car ils viennent et ils vont parce que nous pratiquons la relaxation. Il n’y a rien d’intellectuel pour comprendre le langage et comprendre ce qu’il signifie. Il y a le son. Qu’est-ce que le son? Rien. C’est se relaxer. Et se relaxer signifie l’état d’Unité. Et l’unité de quoi? D’une diversité innombrable et impossible à compter. Ainsi, la diversité innombrable et impossible à compter devient comme des gouttes d’eau et toutes les gouttes deviennent l’océan. 

«Donc, notre effort pour avoir le plus naturel, le plus détendu, le plus englobant, le plus unifiant, le plus actif – la Conscience de Brahman – c’est notre monde, et nous parlons en termes de langage. Du début à la fin, d’innombrables valeurs du langage. Et si nous disons qui parle ce langage? La Totalité. Une ligne, une unique ligne et qu’est-ce qui fait une ligne? Un point. Donc un point c’est Brahm total. Que nous l’appelions une substance, l’appelions un langage, l’appelions un état de vie, peu importe, mais c’est la Totalité, et c’est ainsi que le Yoga est devenu un sujet d’étude.

«Quand le Yoga est devenu un sujet d’étude, alors quels sont les ingrédients qui doivent être mis ensemble? Ils deviennent le sujet d’étude. Ainsi, la diversité devient le sujet d’étude. Ainsi, toute la structure de la conscience se présente totalement elle-même dans l’état de Conscience de Brahman, qui est un domaine de toutes les possibilités. Nous voulons avoir notre conscience dans ce domaine de toutes les possibilités, toutes les possibilités, parce que nous voulons faire tout comme ça, comme ça.

«Et alors dans cet état, nous ferons tout sans rien faire. Nous sommes dans cet état où notre conscience est totalement compétente au niveau de toutes les possibilités. C’est ainsi que nous jonglons avec cette perception sensorielle: au niveau mental, au niveau intellectuel, au niveau de l’ego, au niveau cosmique. Et maintenant nous avons la Totalité ouverte à nous en termes de l’Ātmā, en termes de Brahm, en termes de Veda. Ce sont des mots qui sont très proche de toutes les possibilités.»

[*La Méditation Transcendantale est la pratique de la relaxation, de la relaxation, de la relaxation.]

Gouverner à partir du vide

Ruling from Nothingness

1. Dr. Hagelin: Thank you very much, Maharishi. There are a couple of questions on the deep principles of Maharishi’s administration through Natural Law. I think these two questions are almost the same, and I think I’ll read them both as one. The first question is called “Ruling from Nothingness”: During a recent World Peace Parliament, Maharishi described the Constitution of the Universe as an unmanifest field of nothingness that is beyond the boundaries space and time, and yet, he said, it rules the infinite, ever-expanding manifest universe. What is the link that allows a field that is beyond space and time to govern a world that is bound by space and time? What is the bridge between the unmanifest ruler and the unmanifest ruled? I think the same question on a practical level: Last week, Maharishi described the administrators of his Peace Government as “administrators of the universe”. Did Maharishi mean that literally? And if so, what does it mean to be an administrator of the universe? And what does such an administrator do?

2. Maharishi: Is the administrator of the universe really a man? Yes, because the administrator of the universe rules without running into the action of ruling. The rule is from the silent unmanifest.

3. The nothingness in the hollowness of the banyan seed expresses itself in the sprouting and the growth of all the leaves, branches, flowers and fruits of the whole tree. This unmanifest field of nothingness rules.

4. All this variety, all these differences have their ruler in a state of unity, which is silence. This silence is the administrative power which has been drawn to be the administrative power in the world of man. That is Peace Government.

5. In the language of quantum physics, zero-point motion is that administrative power which is not seen, which is not active, which is silence. And this is the Peace Government of the whole multiple galactic physical creation.

6. When through Transcendental Meditation and its advanced techniques and Yogic Flying, our awareness is stabilized on that field which is the total field of administration of the universe, then the individual is virtually the administrator of the universe. That is Brahman Consciousness, consciousness of totality.

7. The ruler of the universe is not that creativity which has to come down to any isolated time-space-bound areas in order to achieve anything in time and space. It remains where it is. And because it is pervading everything, omnipresent, and omniscient, and omnipotent, this is the ruler of the universe.

8. One calls it self-referral intelligence: that means, self-intelligence in its own nature. This administrator of the universe has no objection if that level is inherited by individual awareness, that means by individual mind or individual intellect or individual ego or individual senses. It doesn’t mind. In this fully awakened self-referral Unified Field, the individual is the administrator of the universe.

9. All the paths of the sun and the moons and the galaxies, all this huge enormous cosmic activity is naturally administered in an automatic manner by that transcendental Self-referral totality of creativity of total Natural Law on its own self-sufficient level.

Gouverner à partir du vide

1. Dr Hagelin: Merci beaucoup, Maharishi. Il y a quelques questions sur les principes profonds de l’Administration de Maharishi par la Loi Naturelle. Je pense que ces deux questions sont presque les mêmes, et je pense que je vais les lire comme une seule. La première question est intitulée «Gouverner à partir du vide»: Lors d’un récent Parlement Mondial de la Paix, Maharishi a décrit la Constitution de l’Univers comme un domaine non-manifesté de vide qui se situe au-delà des limites de l’espace et du temps, et pourtant, a-t-il dit, qui gouverne l’infini univers manifesté toujours en expansion. Quel est le lien qui permet à un domaine qui est au-delà de l’espace et du temps de gouverner un monde qui est lié par l’espace et le temps? Quel est le pont entre le gouvernant non-manifesté et le gouverné non-manifesté? Je pense que c’est la même question sur le plan pratique: La semaine dernière, Maharishi a décrit les administrateurs de son Gouvernement de Paix comme des «administrateurs de l’univers ». Maharishi voulait-il dire cela littéralement? Et si oui, que signifie être un administrateur de l’univers? Et que fait un tel administrateur?

2. Maharishi: L’administrateur de l’univers est-il vraiment un homme? Oui, parce que l’administrateur de l’univers gouverne sans se heurter à l’action de gouverner. La gouverne vient du silence non-manifesté.

3. Le vide dans le vacuité de la graine de banian s’exprime dans la germination et la croissance de toutes les feuilles, branches, fleurs et fruits de l’arbre entier. Ce domaine non-manifesté du vide gouverne. 

4. Toute cette variété, toutes ces différences ont leur gouvernance dans un état d’unité, qui est le silence. Ce silence est le pouvoir administratif qui a été établi pour être le pouvoir administratif dans le monde de l’homme. C’est le Gouvernement de la Paix.

5. Dans le langage de la physique quantique, le mouvement du point zéro est ce pouvoir administratif qui n’est pas vu, qui n’est pas actif, qui est le silence. Et c’est le Gouvernement de la Paix de toute la création physique galactique multiple. 

6. Lorsque, grâce à la Méditation Transcendantale et ses techniques avancées et le Vol Yogique, notre conscience est stabilisée dans ce domaine qui est le domaine total de l’administration de l’univers, alors l’individu est virtuellement l’administrateur de l’univers. C’est la Conscience de Brahman, la conscience de la totalité.

7. La gouvernance de l’univers n’est pas cette créativité qui doit descendre dans des domaines isolés liés à l’espace-temps pour réaliser quoi que ce soit dans le temps et l’espace. Elle reste là où elle est. Et parce qu’elle est omniprésente, omnisciente et omnipotente, c’est elle qui dirige l’univers.

8. On appelle cela l’intelligence autoréférente: cela signifie l’intelligence autoréférente dans sa propre nature. Cet administrateur de l’univers n’a pas d’objection si ce niveau est hérité par la conscience individuelle, c’est-à-dire par l’esprit ou l’intellect individuel ou l’ego ou les sens individuels. Il n’y voit pas d’inconvénient. Dans ce Champ Unifié autoréférent pleinement éveillé, l’individu est l’administrateur de l’univers.

9. Tous les mouvements du soleil, des lunes et des galaxies, toute cette énorme activité cosmique est naturellement administrée de manière automatique par cette totalité transcendantale de créativité autoréférente de la Loi Naturelle Totale sur son propre niveau d’autosuffisance.

Les sept états de conscience tels qu’organisés dans la Science Védique Maharishi

Il est important pour notre propre illumination de pleinement comprendre intellectuellement tout le développement du processus de l’évolution de la conscience. Les sept états de conscience représentent ce processus de l’évolution.

En effet, Maharishi nous a révélé l’existence non pas de trois mais bien de sept états de conscience. D’abord avec la pratique régulière de la Méditation Transcendantale, c’est de la Conscience Transcendantale qu’il nous a parlé. Cet état de pure abstraction est la résultante du fait de transcender même le niveau le plus subtil de la pensée, d’où son nom de Conscience Transcendantale ou Pure Conscience. Puis lorsque cet état est stabilisé par l’alternance de l’expérience de la Pure Conscience et de l’activité, on obtient la Conscience Cosmique, qui est état où la Pure Conscience témoigne de sa propre activité. À ce niveau, commence alors un nouveau processus qui est celui du raffinement des perceptions. Et cet état culmine dans l’expérience du niveau le plus raffiné et subtil de la création, le niveau céleste, d’où le nom de Conscience de Dieu. L’histoire pourrait s’arrêter là, mais voilà un état plus ultime existe et qui apparaît lorsque même le niveau le plus fin du relatif est transcender et donne lieu à la Conscience d’Unité, où tout est perçu en terme de Soi. Ce que l’on mentionne comme la Conscience de Brahman est juste l’état glorifié de la Conscience d’Unité.

Nous voyons donc que le processus commence réellement avec la Conscience Cosmique pour culminer dans la Conscience de Brahman, c’est à dire que la totalité intérieure stabilisée, se développe pour embrasser la totalité extérieure. La Conscience Cosmique croît dans la Conscience  de Dieu qui unifie la diversité infinie de l’univers dans la Conscience d’Unité, pour trouver sa plénitude dans la Conscience de Brahman. Aussi avoir une connaissance claire du développement et de l’expérience des sept états de conscience, nous permet de déterminer où nous en sommes dans le processus mais aussi quelles sont les étapes qui peuvent être prises pour parfaire notre progression du déploiement complet de notre propre potentiel créatif cosmique, dans les meilleures conditions possible.