La croissance de l’illumination telle que décrite dans la science védique ancienne et vérifiée par la science moderne

Par la rédaction de Global Good News, 8 août 2008

Maharishi Mahesh Yogi explique les mécanismes du Programme de Méditation Transcendantale Sidhi à partir des enseignements védiques du Yoga Sutra de Patanjali, Karma Mimamsa de Jaimini, et Vedanta de Vyasa, qui sont trois des Upangas* dans la littérature védique. 

La recherche scientifique sur le Programme de Méditation Transcendantale de Maharishi a défini les corrélats physiologiques de la Conscience Transcendantale, l’état de cohérence maximale dans le fonctionnement neurophysiologique, et a également étudié l’extension de cette cohérence au domaine pratique de la vie quotidienne.

L’ensemble des résultats de la recherche montre l’expression progressive de l’ordre ou de la cohérence du domaine de la conscience pure à la réalisation individuelle, et finalement à la société dans son ensemble. Alors que la Méditation Transcendantale établit un état total de cohérence dans la physiologie pendant l’expérience du repos profond, le Programme de Méditation Transcendantale Sidhi de Maharishi promeut le maintien de cette cohérence pendant l’activité dynamique. 

Par exemple, les études EEG ont montré une cohérence accrue non seulement dans les fréquences associées à la relaxation, mais aussi dans les fréquences plus élevées, qui sont associées à l’activation. De cette façon, le Programme de Méditation Transcendantale Sidhi accélère la croissance vers l’illumination, dans laquelle le silence, ou la cohérence, est maintenu dans toute activité.

Lors d’une conférence donnée en mars 1978 à Seelisberg, en Suisse, et présentée dans le livre de Maharishi, ‘Maharishi Parle aux éducateurs: La maîtrise de la loi naturelle’ (Maharishi Speaks to Educators: Mastery over Natural Law), Maharishi explique que la capacité de la conscience illimitée [la conscience pure] à fonctionner, est le fondement de l’expérience des Siddhis décrits par Patanjali dans le Yoga Sutra.

«Toute expérience d’un Siddhi spécifique prédit par Patanjali confirme que ce niveau de conscience fonctionne», dit Maharishi. 

Il est maintenant possible de mesurer cette capacité de la conscience illimitée à fonctionner, et dans cet état, la conscience qui était limitée est maintenant infinie – c’est le niveau suprême du développement physiologique.

Maharishi poursuit: «Patanjali explique que l’expérience des Siddhis exige trois choses: Dhyan, ou méditation, qui est le processus qui minimise les excitations [dans le corps et l’esprit] jusqu’à ce qu’il n’y ait plus d’excitation; Samadhi, la conscience illimitée et Dharana, la possibilité de la conscience à rester sur un point ou la fixité de la conscience. Quand ces trois valeurs sont présentes ensemble, on l’appelle Samyama. 

«Dans le processus de Samyama, la conscience est en mouvement et pourtant immobile, contenant les valeurs du silence absolu, du silence relatif et du mouvement relatif tout à la fois. Ceci n’est possible que dans le domaine complètement fluide de la conscience, qui est ouvert à toutes les possibilités dans toutes les directions.

«La conscience est un domaine de créativité infinie, car elle s’est multipliée comme la création entière», explique Maharishi. «Ce potentiel infini de la conscience, qui se déploie à travers le Programme de Méditation Transcendantale Sidhi, est l’état normal et naturel de la vie. 

«Patanjali utilise l’habitude quotidienne de la conscience, la capacité d’avoir plusieurs modes de ses propres excitations en même temps – des sentiments les plus légers aux activités les plus grossières. Le Yoga-Sutra cultive la conscience de sorte qu’à n’importe quel niveau d’excitation, elle est pleinement éveillée dans sa potentialité et se connait elle même comme toutes ses diverses expressions.»

Maharishi explique ensuite que le processus de cultiver de Patanjali établit la conscience dans l’état de Yoga – le silence illimité – et alors active la surface de ce silence intérieur. Le Purva Mimamsa de Jaimini localise toutes les excitations possibles ou Karma [action] dans le domaine du silence, et cultive la conscience à fonctionner en elle même pour animer toutes les possibilités dans sa propre nature non-manifestée. 

«À travers le processus de cultiver de Jaimini, le Soi trouve toute la création en lui-même et peut créer n’importe quoi à partir de lui-même», dit Maharishi. 

«Jaimini donne un aperçu réel des mécanismes de l’action, le Yagya du Veda: la conscience accomplit de l’intérieur d’elle-même pour créer toutes les possibilités.

«Lorsque Jaimini a établi toutes les possibilités à l’intérieur du Soi, le système du Vedanta de Vyasa réduit toutes les possibilités en une totalité unifiée – le Soi.  

«Dans cet état suprême d’illumination, le plein potentiel du Soi est bien éveillé. Tout l’univers est vécu comme rien d’autre que les impulsions du Soi, l’Absolu. Les impulsions du Soi sont les hymnes védiques, qui sont les graines de toute la création. 

«La création est issue du Veda, et Vedoham, ‘Je suis le Veda’; Aham Brahmasmi, ‘Je suis Brahm [la Totalité]’ est l’image complète de la possibilité de la culture humaine,» dit Maharishi, «où l’homme a l’univers en lui-même, pas seulement dans sa conscience, mais dans la capacité pratique à créer quoique ce soit.

«Ce niveau de conscience a le caractère de corrélation infinie, et la corrélation infinie est la caractéristique du Soi qui proclame: «Je suis tout; je suis en corrélation avec tout le reste». C’est l’expérience du Vedanta. 

«Le Vedanta signifie la fin du Veda: les impulsions du Veda, les expressions de la création, ne sont rien d’autre que notre propre conscience. Ceci est accompli par les Brahma Sutras de Vyasa, qui éliminent toutes les différences et établissent tout dans le domaine du Soi. 

«La philosophie du Yoga, la philosophie du Karma Mimamsa et la philosophie du Vedanta transforment les valeurs de la physiologie, créant finalement ce niveau de conscience qui est tout à la fois.

«Un malentendu fondamental de la culture indienne était que le désir endommageait le pouvoir infini de la conscience, car il créait une limite, une limitation dans la conscience. Patanjali crée la situation dans laquelle on désire sans perdre l’infini; on crée le Samadhi et on le stabilise ensuite pour ne jamais en sortir. Cette capacité ne peut être une réalité que sur la base de la culture de l’esprit et du corps à maintenir l’état de moindre excitation avec tous les états excités.» 

Le Programme de Méditation Transcendantale Sidhi de Maharishi établit la totalité de la conscience – le développement complet de la subjectivité – tout en structurant en même temps la capacité d’accomplir quoi que ce soit dans le domaine objectif par simple intention.

«Dans le système de l’action védique, l’action elle-même devient un moyen de libération. C’est un processus qui apporte tout dans le relatif et, à travers le même coup d’opération, établit de plus en plus de liberté. 

«La quête de la connaissance se termine dans l’état ultime d’éveil, dans lequel le connaisseur réalise que tout est lui-même. Le test de cet état réside dans la capacité de créer toutes les possibilités à l’intérieur du Soi.»

Le Programme de Méditation Transcendantale Sidhi fournit non seulement une méthode pour stabiliser le Soi dans son potentiel infini, mais aussi une mesure ou une preuve de l’état atteint. Cette connaissance de la Tradition Védique présente une façon de cultiver la vie jusqu’à la perfection – en cultivant la physiologie humaine pour apprécier toutes les possibilités dans la vie.

*Les Upangas sont les six membres (anga) subordonnés (upa) de la littérature védique. Ces textes védiques fournissent une compréhension intellectuelle et des technologies pour une expérience directe de la loi naturelle totale dans la conscience humaine.

Pour la version en anglais: https://excellenceinaction.globalgoodnews.com/2008/08-aug/aug2.html

Le Ramayana dans le contexte de la littérature védique

Par William F. Sands, professeur adjoint de Science de l’Intelligence Créatrice et de Sanskrit à l’Université Maharishi de Management, dans l’Iowa, aux États-Unis, le 8 mai 2008

Extraits de: “Natural Law in the Valmiki Ramayana in the Light of Maharishi Vedic Science and Technology”, Volume 8, Number 1 (1998), numéro du Jubilé d’Argent, Université Maharishi de Management, aux États-Unis.

Introduction
Au cours des 38 dernières années, Sa Sainteté Maharishi Mahesh Yogi a reformulé l’ancienne sagesse védique de la vie en une science complète de la conscience, sa Science et Technologie Védique. Ce faisant, Maharishi a démontré que la littérature de la Tradition Védique n’est pas l’œuvre de différents auteurs, de différentes périodes historiques; c’est plutôt la description précise de la source unifiée de l’ordre de la nature, un domaine auto-interactif de conscience pure – d’éveil pure – qui est l’intelligence administratrice de l’univers. 

Maharishi décrit ce domaine comme le niveau le plus fondamental de la loi naturelle, car toutes les diverses lois de la nature qui donnent naissance et structurent le vaste univers matériel trouvent leur origine dans ce domaine unifié de l’intelligence. En outre, Maharishi a mis en lumière des procédures pratiques de la Tradition Védique qui permettent à quiconque d’expérimenter et de développer directement ce niveau le plus fondamental et le plus puissant de loi naturelle dans leur propre conscience. C’est ce qu’il explique comme l’accomplissement ultime, l’épanouissement du potentiel total de la vie humaine dans les états supérieurs de conscience.

Les commentaires de Maharishi sur la littérature védique, à la fois dans ses écrits et dans des milliers d’heures de conférences, ont fourni aux chercheurs et aux étudiants une connaissance approfondie de la littérature védique comme les manuels théoriques et pratiques de la conscience. Bien que Maharishi n’ait pas commenté chaque verset et sutra de cette vaste littérature, il a néanmoins fourni une compréhension suffisante de ses thèmes prédominants. Cet article illustrera comment les commentaires de Maharishi sur la littérature védique et son exposition de la loi naturelle peuvent être utilisés pour montrer comment le Ramayana de Valmiki développe un de ses thèmes clés, la nature et l’application pratique du ‘dharma’. Le dharma est un concept d’importance singulière tout au long du Ramayana, car pratiquement tous les comportements du récit sont évalués en termes de conformité ou de non-conformité à celui-ci.

Les chercheurs modernes considèrent le dharma comme un ensemble de codes comportementaux vaguement codifiés, profondément enracinés dans la culture de l’Inde ancienne et transmis de génération en génération. Cependant, Maharishi fournit une compréhension plus profonde dans son commentaire sur un autre aspect de la littérature védique, la Bhagavad-Gita. Dans le commentaire de Maharishi, le dharma à son niveau le plus fondamental est le potentiel total de la loi naturelle, l’intelligence administratrice de l’univers entier; à un niveau plus exprimé il représente les lois de la nature qui soutiennent l’évolution de toute vie dans la création. Quand le comportement est en accord avec ces lois de la nature, alors c’est un comportement juste – évolutif pour l’individu et la société. Maharishi explique, cependant, qu’il n’est pas nécessaire de comprendre toutes les lois de la nature; on peut plutôt apprendre à vivre spontanément en accord avec la loi naturelle grâce aux technologies de sa Science Védique.

Le Ramayana dans le contexte de la littérature védique 

Le Ramayana de Valmiki a longtemps occupé une place spéciale dans le cœur et l’esprit du peuple de l’Inde. Il raconte l’histoire de Rām, le grand et noble prince de l’ancienne Ayodhya, qui, à la suite, d’un plan trompeur visant à saper sa souveraineté, fut banni dans la forêt pendant quatorze ans avec son illustre épouse Sita. L’histoire des aventures de Rām dans la forêt, sa victoire sur le maléfique Ravana, son retour triomphal à Ayodhya, et la civilisation idéale sous son règne, ont été une source d’inspiration pour des millions de personnes à travers les âges.

Bien que le récit ait été un vrai bonheur pour tant de gens, Maharishi souligne la valeur profonde du Ramayana dans sa relation avec toute la littérature védique. Il explique que la littérature védique est beaucoup plus qu’une collection de livres sur une variété de sujets; elle est l’expression du niveau le plus fondamental du fonctionnement de la nature, le dynamisme auto-interactif du champ unifié de la conscience pure. La perspicacité de Maharishi est que l’univers entier – y compris toutes les diverses lois de la nature qui donnent naissance et administrent chaque aspect de la vie individuelle et cosmique – est l’expression d’un domaine illimité d’intelligence pure. Il décrit ce domaine comme étant la conscience autoréférente, un domaine d’éveil, omniprésent, le constituant essentiel de la création au-delà du temps, de l’espace et de la causalité: «La conscience est l’éveil, la vigilance illimitée, l’intelligence pure, l’existence pure, la plénitude autoréférente, toute connaissance – la source autosuffisante et non manifestée, le cours et le but de toute création.»

Maharishi décrit les différents aspects de la création comme les ondulations et les vagues dans ce vaste océan de vie. Il explique que dans ce domaine de l’éveil, toutes les activités de la vie sont créées, contrôlées et administrées. Maharishi se réfère à la conscience autoréférente comme «le potentiel total de la loi naturelle», car elle est la source de chacune des infinies lois de la nature qui administrent chaque aspect de la vie: «Toutes les lois gouvernant les différents domaines de l’excitation dans la nature, toutes les lois innombrables connues dans les sciences ont leur source commune dans ce domaine du pouvoir d’organisation absolu».

Maharishi explique qu’à travers sa propre dynamique auto-interactive, la conscience autoréférente s’exprime comme les formes et phénomènes diversifiés de la création. En assumant le rôle d’univers matériel, elle se meut en elle-même, créant une structure dynamique dans son silence éternel. Cette structure est appelée Śruti, que Maharishi décrit comme «la vibration de l’intelligence sous la forme d’un son généré par la dynamique autoréférente de la conscience – ces sons spécifiques qui construisent la conscience autoréférente». Ces sons sont la littérature védique à son niveau le plus fondamental, et c’est leur enregistrement phonétique que l’on retrouve dans les textes védiques. Maharishi souligne que Śruti est «les sons qui sont à notre disposition dans le Veda et la littérature védique. Grâce à l’utilisation appropriée de ces sons, toute la technologie védique – toute l’ingénierie de la création, tous les secrets du fonctionnement silencieux de la nature – nous est disponible.»

Tony Nader, M.D., Ph.D.*, travaillant en étroite collaboration avec Maharishi, a découvert que ces sons, disponibles dans la littérature védique sous forme de sutra et de versets, sont aussi la base fondamentale et l’ingrédient essentiel de la physiologie humaine. Il a documenté une corrélation précise entre les 40 aspects de la littérature védique et la physiologie humaine, trouvant qu’il y a une correspondance exacte entre la structure et la fonction de la physiologie humaine, et la structure et la fonction de la dynamique auto-interactive de la conscience autoréférente. C’est ainsi que nous trouvons dans cette description la base de la fiabilité du Ramayana comme guide pour une vie et un comportement appropriés. Le Ramayana de Valmiki n’est pas la fabrication d’un auteur ancien, ni une fantaisie poétique, mais l’expression de la dynamique fondamentale du fonctionnement de la nature.

* Tony Nader, M.D., Ph.D., a été couronné Maharaja Adhiraj Raja Raam, le premier dirigeant du Pays Mondial de la Paix sur Terre, en octobre 2001, pour ses recherches scientifiques exceptionnelles et sa découverte de la conscience dans physiologie humaine.

À propos de l’auteur: William F. Sands est professeur adjoint de Science de l’Intelligence Créatrice et de Sanskrit à l’Université Maharishi de Management. Il est titulaire d’un B.S. de l’Université de Georgetown et d’un M.S.C.C.I. de l’Université Européenne de Recherche Maharishi. Il a obtenu sa maîtrise et son doctorat à l’Université Internationale Maharishi, où il a reçu le prix Vyasa pour la thèse de doctorat exceptionnelle de sa promotion de diplômés. Il étudie le sanskrit depuis plus de 17 ans. Le Dr Sands a écrit un article sur la Théorie Absolue du Gouvernement de Maharishi dans le Ramayana de Valmiki.

Pour la version en anglais: https://excellenceinaction.globalgoodnews.com/2008/08-may/may1.html

La musique fait bouger l’immuable

Music Moves the Immovable

Excerpt from a talk by Maharishi on 23.07.1972 at Queen’s University in Kingston, Ontario.

Maharishi comments on music and the creative process following a piano performance by Ron Altbach. When Maharishi refers to Being, he is speaking of pure consciousness, the source of thought, which we experience during meditation at the quietest level of our mind.

Maharishi: Music is the flow of consciousness, the expression of the flow of life. It is the expression of the flow of consciousness of the musician, of the composer. And when that comes parallel with the flow of evolutionary process of the individual, the individual gets in tune with that.

This happens on the very subtle level of feeling, when the feeling is tender, when the feeling is matured, free from resistances. When the icebergs are missing in the lake, then the lake flows even with the slightest wind, and then the waves are set up.

The silent bed of Being, the wholeness of Being gets warmed up in its own intelligence, and that is the background of creation on which the waves of creativity are set up.

And because music resembles this basic process of creation and evolution, and because every living being is exposed to this process of creation and evolution, there is that likeness in the music which attracts.

The whole phenomenon of the creation of music resembles the phenomenon of creation. Creation of the individual life in the wholeness of eternal Being. Silent it is, and then it warms up.

Intelligence Becomes Aware of Itself

In one of the lessons on the Science of Creative Intelligence when the mechanics of creation were discussed, it was said: “The wholeness of intelligence, the flat field of eternal silence, that intelligence becomes aware of its existence.”

Just this. Intelligence becoming aware of its existence. This becoming aware is the warming up of that eternally silent field of life, unmanifest. Like a seed sprouting, this silent field of unmanifest life warms up. This is the beginning of this process of sprouting of the seed of creation.

This warming up of intelligence, by intelligence becoming aware of itself, is the first impulse of creativity. And when intelligence becomes aware of its existence, existence becomes intelligent.

When existence becomes intelligent, it starts to dance in the joyfulness. It rejoices in the process of growth. And this is how from the state of unity, multiplicity starts. From the silent bed of the ocean, the waves start to flow. And when the waves rise, they rise and rise and rise. And the fall of the wave is also a part of the process of rising which makes the wave the ocean.

Both strokes of rise and fall of the wave mean progress and progress and progress, because that fall is blessed which makes the wave the ocean.

This is precisely what happens in music. The rise of a tone and fall of a tone, both the rise and fall are in the process of progress of music, which ends in fullness. There is that fulfillment when a wave of music has arisen and has fallen. It creates fullness. And there is the contentment of that experience.

The Wave Becomes the Ocean

We say rise and fall just because that’s the way we can express the phenomenon. But when we say the fall, it’s the supreme value of rising, because it is this fall that brings the wave in terms of the ocean, in the value of the ocean.

So one rise and fall makes the wave, and gives the wave the value of the ocean. This phenomenon of creative intelligence is so obvious on the level of experience in the rising and falling tunes of music.

That is why music is dear to everyone. It can move the immovable. It moves the immovable. At the very start of it, creative intelligence is that value of life which moves the immovable, eternal, infinite, unmanifest. It manifests the unmanifest.

Music generates that fullness. This is the act of creative intelligence. We see the intelligence becoming aware of its own existence. Existence becoming intelligent, and in its being intelligent, it grows in all directions.

This is the story of manifest creation where unity gains the structure of multiplicity, of diversity. And this diversity on the foreground and background of oneness rejoices, just as a rose rejoices on the background of green grass.

Creative intelligence creates its own background and foreground of life. And then it flows in the steps of progress and evolution. It finds fulfillment again when that which was the background comes on the foreground, without damaging the individual values which have been dancing and playing in their activity on the foreground.

So when the background becomes the foreground without damaging the value of the foreground, then we say: “Fullness of life.” Nothing remains unlived. Nothing remains unknown. Everything becomes known. Everything becomes a living reality of daily life.

La musique fait bouger l’immuable

Extrait d’une conférence donnée par Maharishi le 23.07.1972 à l’Université Queen’s de Kingston, dans l’Ontario.

Maharishi commente sur la musique et le processus créatif à la suite d’une performance au piano de Ron Altbach. Quand Maharishi se réfère à l’Être, il parle de la conscience pure, la source de la pensée, que nous expérimentons pendant la méditation au niveau le plus calme de notre esprit.

Maharishi: La musique est le flot de la conscience, l’expression du flot de la vie. C’est l’expression du flot de la conscience du musicien, du compositeur. Et quand cela vient en parallèle avec le flot du processus d’évolution de l’individu, l’individu vient à être en accord avec cela.

Cela se produit au niveau très subtil du sentiment, quand le sentiment est tendre, quand le sentiment est mature, sans résistances. Quand les icebergs ont disparu du lac, alors le lac s’écoule au moindre vent, et alors les vagues se forment.

Le lit silencieux de l’Être, la totalité de l’Être s’échauffe dans sa propre intelligence, et cela est le fondement de la création sur lequel les vagues de créativité sont mises en œuvre.

Et parce que la musique ressemble à ce processus fondamental de création et d’évolution, et parce que chaque être vivant est exposé à ce processus de création et d’évolution, il y a cette ressemblance dans la musique qui attire.

Tout le phénomène de la création musicale ressemble au phénomène de la création. La création de la vie individuelle dans la totalité de l’Être éternel. Silencieux, il est, et puis ça se réchauffe.

L’intelligence prend conscience d’elle-même

Dans l’une des leçons sur la Science de l’Intelligence Créatrice quand les mécanismes de la création ont été discutés, il a été dit: «La totalité de l’intelligence, le domaine plat du silence éternel, cette intelligence prend conscience de son existence.»

Juste ça. L’intelligence prend conscience de son existence. Cette prise de conscience est le réchauffement de ce domaine éternellement silencieux de la vie, non manifesté. Comme une graine qui germe, ce domaine silencieux de vie non-manifesté se réchauffe. C’est le début de ce processus de germination de la graine de la création.

Cet échauffement de l’intelligence, prenant conscience d’elle-même, est la première impulsion de la créativité. Et quand l’intelligence prend conscience de son existence, l’existence devient intelligente.

Quand l’existence devient intelligente, elle commence à danser dans le bonheur. Elle se réjouit du processus de croissance. Et c’est ainsi qu’à partir de l’état d’unité, la multiplicité commence. Du lit silencieux de l’océan, les vagues commencent à s’écouler. Et quand les vagues montent, elles montent et montent et montent et montent. Et la descente de la vague fait aussi partie du processus de la montée qui fait de la vague l’océan.

Les deux mouvements de montée et de descente de la vague signifient progrès et progrès et progrès, car cette descente est bénie et fait de la vague l’océan.

C’est précisément ce qui se passe en musique. La montée d’un ton et la baisse d’un ton, à la fois la montée et la baisse sont dans le processus de progrès de la musique, qui se termine dans la plénitude. Il y a cette plénitude quand une vague de musique a émergé et est retombée. Elle crée la plénitude. Et il y a la satisfaction de cette expérience.

La vague devient l’océan

Nous disons «montée et descente» simplement parce que c’est ainsi que nous pouvons exprimer le phénomène. Mais quand nous disons la descente, c’est la valeur suprême de la montée, parce que c’est cette descente qui amène la vague au niveau de l’océan, à la valeur de l’océan.

Ainsi, une montée et une descente font la vague, et donnent à la vague la valeur de l’océan. Ce phénomène d’Intelligence Créatrice est si évident au niveau de l’expérience dans les morceaux de musique qui montent et qui descendent.

C’est pourquoi la musique est chère à tous. Elle peut faire bouger l’immuable. Elle fait bouger l’immuable. Au tout début, l’intelligence créatrice est la valeur de la vie qui fait bouger l’immuable, l’éternel, l’infini, le non-manifesté. Elle manifeste le non-manifesté.

La musique génère cette plénitude. C’est l’acte de l’Intelligence Créatrice. Nous voyons l’intelligence prendre conscience de sa propre existence. L’existence devient intelligente, et en étant intelligente, elle grandit dans toutes les directions.

C’est l’histoire de la création manifestée où l’unité gagne la structure de la multiplicité, de la diversité. Et cette diversité au premier plan et à l’arrière-plan de l’unité se réjouit, tout comme une rose se réjouit sur l’arrière-plan de l’herbe verte. 

L’Intelligence Créatrice crée son propre arrière-plan et son premier plan de vie. Et puis elle s’écoule dans les étapes du progrès et de l’évolution. Elle retrouve sa plénitude lorsque ce qui était l’arrière-plan vient au premier plan, sans porter atteinte aux valeurs individuelles qui ont dansé et joué dans leur activité au premier plan.

Ainsi, lorsque l’arrière-plan devient le premier plan sans endommager la valeur de ce dernier, alors nous disons: «La plénitude de la vie.» Rien ne reste non vécu. Rien ne reste inconnu. Tout devient connu. Tout devient une réalité vivante de la vie quotidienne.

Maharishi sur les relations idéales

Maharishi on Ideal Relationships 03.07.1971, Amherst 

Friendship, marriage, relationships – all these find their fulfillment spontaneously in the fully developed potential of the individual. If the individual has fully developed his potential, he’ll enjoy friendships, relationships, and marriage to the fullest extent.

If half potential is lived, then enjoyment of the possibility through relationships, friendships, marriage – everything – is half. If one-fourth potential is lively inside, then all the relationships, friendships, marriage – everything – will be enjoyed in one quarter of the possibility. The possibility will be great, but the actuality of achievement will be only one quarter.

One can only be to others to the extent one can be to oneself. If I can’t have that fullness of life for myself, how can I be full to others? Only in whatever measure I am to myself.

The key to relationships is to take care of our own self. We meditate and then our potentiality is being used more and more through practice. And then a time will come when we are using our full potential, and we are fully developed in heart and mind. With a fully developed heart and mind, all relationships will be enjoyed, just because we are able to give maximum of ourselves to others.

When we are able to give maximum from our side, we are spontaneously capable of deriving maximum from the other side. It’s always like that. The Mother gives maximum to the child, and then the child responds to the mother. It is the unrestricted flow of love from the mother’s heart that nourishes the child, that brings the child up.

So the basis of enjoyable and successful relationships is the level of pure consciousness, which is so easy to gain through TM.

Maharishi sur les relations idéales, 03.07.1971, Amherst

L’amitié, le mariage, les relations – tout cela trouve sa plénitude spontanément dans le potentiel pleinement développé de l’individu. Si l’individu a pleinement développé son potentiel, il appréciera les amitiés, les relations et le mariage dans toute la mesure du possible.

Si la moitié du potentiel est vécue, alors l’appréciation de la possibilité à travers les relations, les amitiés, le mariage – tout – sera de moitié. Si un quart du potentiel est éveillé à l’intérieur, alors toutes les relations, les amitiés, le mariage – tout – seront appréciés dans un quart de la possibilité. La possibilité sera grande, mais la concrétisation ne sera que d’un quart.

On ne peut seulement être aux autres que dans la mesure où on peut l’être à soi-même. Si je ne peux pas avoir cette plénitude de la vie pour moi-même, comment puis-je être pleinement aux autres? Seulement dans la mesure où je le suis à moi-même.

La clé des relations, c’est de prendre soin de notre propre soi. Nous méditons et alors notre potentialité est de plus en plus utilisée par la pratique. Et puis viendra un moment où nous utiliserons notre plein potentiel et où nous serons pleinement développés dans le cœur et l’esprit. Avec un cœur et un esprit pleinement développés, toutes les relations seront appréciées, juste parce que nous sommes capables de donner le maximum de nous-mêmes aux autres.

Quand nous sommes capables de donner le maximum de notre côté, nous sommes spontanément capables de dériver le maximum de l’autre côté. C’est toujours comme ça. La mère donne le maximum à l’enfant, et alors l’enfant répond à la mère. C’est le flot illimité de l’amour du cœur de la mère qui nourrit l’enfant, et qui élève l’enfant.

Ainsi, la base de relations agréables et fructueuses est le niveau de la conscience pure, qui est si facile à atteindre par la MT.

Comprendre la santé selon l’Ayur-Veda Maharishi (3)

Réconcilier les opposés par l’expérience d’être l’Ātmā

Une façon de comprendre l’illumination est comme la capacité de réconcilier même les plus extrêmes des opposés – l’unité et la diversité. Ceci surmonte ‘Pragyaparadh.’ Comment nous gagnons cette capacité? Par l’expérience de la mémoire de l’Ātmā. C’est seulement que l’Ātmā a été oubliée. La séparation est conceptuelle. Ce qui manquent, est l’expérience de ce que nous sommes, de l’Ātmā. L’Ayur-Veda Maharishi est la science compétente pour restaurer cette expérience perdue et le résultat est ‘le Paradis regagné’, l’illumination, rétablissant la mémoire de la connexion éternelle de la diversité avec l’unité. Maharishi dit que l’illumination est l’unique traitement pour toute maladie. C’est le besoin personnel de tout homme responsable dans le monde d’aujourd’hui.

Comment amenons-nous l’illumination?

La méthode principale est l’aspect mental de l’Ayur-Veda Maharishi, la technique de Méditation Transcendantale, dans laquelle l’esprit individuel spontanément et sans effort se calme à son état le plus simple, le champ unifié. Il y a maintenant une forte évidence scientifique – des centaines d’études publiées – que la pratique de la MT promeut la santé à la fois mental et physique. Mais tout de l’Ayur-Veda Maharishi aide ce processus. Il y a des approches pour enlever Pragyaparadh, pour restaurer la mémoire, sur tous les niveaux du corps. La compréhension intellectuelle aide aussi à éliminer Pragyaparadh. Ceci n’est pas surprenant, puisque c’est l’intellect qui fait l’erreur. Maharishi souligne que tout patient devrait comprendre cette coexistence de la Samhita avec Rishi, Devata et Chandas. Un homme peut-être porteur de beaucoup de choses éparses dans son esprit – cette chose dans sa société, cette chose à la maison – beaucoup de choses différentes et il n’est pas capable de les réconcilier les unes avec les autres. Mais son intellect éveillé à la réalité des choses opposées coexistantes est suffisant pour apporter un grand soulagement; et l’expérience permanente de la réconciliation ultime des opposés – qui est, celle de l’unité et de la diversité – est l’illumination, la vie dans la santé parfaite.

Recomposer la séquence, la base du traitement ayurvédique

Comme nous l’avons vu, la science moderne et la Science Védique agréent que toute chose apparaît du champ unifié. Elles agréent quelque chose d’autre également: le processus de manifestation prend place dans une séquence spécifique. En physique, cette séquence est appelé ‘brisure séquentielle spontanée de symétrie’. Dans la Science Védique, elle est appelé la séquence du Veda.

Le Veda, qui signifie ‘connaissance’ est le plan de la création, quelque chose comme ce qu’un physicien appelle le ‘Lagrangien’ – un paquet de connaissance pure qui a le pouvoir d’organisation, dans ce cas, le pouvoir d’organisation infini. 

Mais alors que la physique décrit ce plan en des termes formels de mathématiques, la Science Védique utilise un moyen plus naturel: le son. Ces sons ont été découvert par la ‘Cognition Védique’.

Qu’est ce que la ‘Cognition Védique’? Pensez, une fois encore, à la nature comme étant pareille à un océan. La science moderne utilise le moyen objectif pour essayer de comprendre cette océan. Dans notre analogie, cela signifie que l’observateur est debout hors de la mer, comme s’il lui manquait l’équipement de plonger et ne peut plonger sans perdre la perspicacité. La science observe les vagues sur la surface; de cela, elle essaye d’en déduire quelles sont les forces en-dessous. Mais elle ne peut jamais ‘comprendre l’intérieur’ de la nature; elle peut seulement décrire que le comportement des lois de la nature, pas les lois elles-mêmes. Et elle fait ces descriptions en termes mathématiques.

Par contraste, la ‘Cognition Védique’ qui utilise la subjectivité pleinement développée, permet seule de plonger au fond de l’océan tout en restant alerte – l’équipement de plonger étant les technologies védiques pour développer la conscience. Elle permet seule de cogniser les lois de la nature directement, pas simplement d’observer et de quantifier leur comportement. Et elle permet seule de décrire les lois dans leur propre langage. Les formes de la loi naturelle émergent comme des sons, et la Science Védique connaît ces sons en détail précis. Ils sont retranscrit et référés comme ‘la Shruti, ce qui est entendu’.

Pour revenir à notre thème, ces expressions sont arrangées en une séquence 

Le plan peut organiser la création si parfaitement du fait de la séquence parfaite de la nature (c’est-à-dire, la séquence des sons du Veda). Et ceci a une importante implication médicale. Le déséquilibre est la cause de la maladie. Le déséquilibre est l’inopportun survenant d’une expression de la loi naturelle; quelque chose survient du Veda, trop tôt ou trop tard, hors de la séquence.

Ceci est la même chose à ce que la physiologie moderne appelle l’ADN, que Maharishi décrit comme ‘l’incarnation du Veda’ – le Veda qui a été pris sur le corps. L’ADN est juste une séquence d’unité chimique qui forme un code. Ce code contrôle le corps par une série complexe de réactions en boucles.

S’il y a une erreur dans la séquence de l’ADN, des protéines incorrectes sont formées, menant à la faiblesse ou au manque d’immunité. Le Veda est l’ADN de l’univers et de tout son contenu, incluant le corps. La maladie signifie que la séquence de la loi naturelle dans le corps est mauvaise – quelque chose surgir hors du Veda, soit trop tôt ou trop tard. Pourquoi la séquence devient mauvaise? Parce qu’elle est déconnecté de la source – elle est la souffrance de Pragyaparadh. 

Si un déséquilibre est là à ce stade précoce, il sera recopié en davantage d’élaboration. Le déséquilibre signifie qu’il y a mouvement vers l’extérieur sans aucun mouvement à l’intérieur. Il est dans une seule direction, la diversité. Toutes les techniques de l’Ayur-Veda Maharishi visent à rétablir la séquence correcte de la loi naturelle dans la physiologie. Comment? Maharishi a expliqué l’approche générale: «Quand nous voulons amorcer l’ordre d’une qualité particulière, l’ordonnance est dans les vides (gaps en anglais) – ils sont les plus fondamentaux à l’ordre de la nature.» Tous les programmes de l’Ayur-Veda Maharishi pour rétablir la séquence correcte de la loi naturelle se fait ainsi en opérant à l’intérieur du vide.

Le vide, ‘un néant très vivant’

Nous tendons à penser à un vide comme un vide – un endroit où rien n’existe. Mais la Science Védique a une vision différente. Tous les mécanismes de guérison prennent place à l’intérieur du vide. Les musiciens nous disent que les repos, les silences entre les notes et aussi les levées, les espaces entre les principales mesures, sont d’où la vie de la musique émerge réellement. Prendre soins des vides, des silences, et toutes les autres choses prennent soins d’elles-mêmes. La musique s’écoule en avant, naturellement.

C’est pareil avec la musique de l’univers. Le champ unifié crée constamment toute chose et il le fait ainsi dans le vide. En manifestant la séquence de la loi naturelle, avant de produire chaque nouvelle expression, il se réfère à la Samhita non-manifestée. Donc, entre chaque syllabe védique – avant chaque nouvelle loi de la nature – il y a un vide, où la totalité s’est retournée à l’intérieur d’elle-même. Ce vide a quatre étapes dynamiques.

Les quatre étapes du vide à l’intérieur du dynamisme autoréférent de la conscience

1. Pradhwamsa-Abhava: l’effondrement de l’ancien état.

2. Atyanta-Abhava: la non-activité, le silence non-manifesté.

3. Anyonya-Abhava: la transformation vivante ou l’auto-interaction.

4. Prag-Abhava: l’émergence de la structure suivante de la loi naturelle, le nouvel état.

Maharishi a identifié quatre étapes du vide entre deux expressions de la loi naturelle dans le Veda. La première étape du vide (Abhava, ‘la non-existence’) est l’effondrement de l’état précédent et est appelé Pradhwamsa-Abhava. Dans cette étape, l’existence précédente périt et devient non-manifestée. L’étape suivante, Atyanta-Abhava, est l’état de non-activité ou de silence absolu non-manifesté, ce que la Science Védique appelle aussi ‘Purusha’. La troisième étape, Anyonya-Abhava, est l’état de transformation créatrice à l’intérieur du vide ou du dynamisme auto-interactif, ce que la Science Védique appelle ‘Shakti’. Ce dynamisme structure la quatrième étape, Prag-Abhava, qui est l’émergence de la structure suivante de la loi naturelle ou la manifestation d’un nouvel état.

Chacun de ces niveaux de l’expression du Veda est structuré dans l’Ātmā, la conscience pure. Le dynamisme du champ de la conscience pure à sa base dans l’état autoréférent du connaisseur, du processus de connaissance et du connu, dans lequel la conscience pure est simultanément éveillée à sa pleine étendue de l’infini au point. Le moyen essentiel pour réaliser le potentiel total de la loi naturelle est donc de réaliser l’Ātmā. Dans les termes de Maharishi: «Le Veda est la réalité du champ unifié, où la conscience est dans son état autoréférent.» 

Dans cette état autoréférent de la conscience, différentes activités émergent comme résultat de l’auto-interaction de la conscience pure. Dans ceci, nous avons la clé de toutes les possibilités dans la conscience humaine. La conscience humaine est juste l’expression de l’Ātmā. L’Ātmā est un domaine vivant de toutes les lois de la nature. C’est la connexion du Veda avec l’individu et avec l’univers (Vishwa). 

L’Ayur-Veda Maharishi opère dans la seconde et troisième étape, Atyanta-Abhava et Anyonya-Abhava. C’est d’ici que nous pouvons donner une direction d’ordre et éliminer le déséquilibre. L’Ayur-Veda Maharishi est une sorte de science du vide. Ses approches mentales, le programme de MT et de MT-Sidhi, amènent notre conscience directement à la Samhita, le champ unifié, afin que les mécanismes de création du vide soient directement animés deux fois par jour – de nombreuses recherches scientifiques ont confirmés que ces techniques sont profondément bénéfiques à la physiologie.

C’est le manque d’intégration entre la physiologie individuelle et ce domaine d’intelligence qui est la source de tout désordre et maladie. 

Tous les programmes, procédures et technologies spécifiques utilisés dans l’Ayur-Veda Maharishi aident à restaurer cette intégration pour créer un état équilibré de santé – la synchronie parfaite entre le fonctionnement de toute cellule individuelle et le fonctionnement holistique de tout le corps, et entre l’intelligence holistique du corps et l’intelligence cosmique, laquelle gouverne l’évolution ordonnée de l’univers sans un problème.

L’efficacité de l’Ayur-Veda Maharishi réside dans la capacité de ses programmes à éveiller l’intelligence totale de la loi naturelle à l’intérieur de la physiologie, et ainsi intégrer le fonctionnement de tous les aspects de l’esprit et du corps. Ce qui résulte, que les pensées, les actions et le comportement deviennent plus intégrés et équilibrés, et spontanément plus en harmonie avec la loi naturelle, qui est la base de la bonne santé.

Les états supérieurs de conscience

Higher States of Consciousness

Maharishi Speaks on Higher States of Consciousness

Humbolt State College, California, 1970

Culturing the Nervous System to Live Harmony in Life

Physiology of an evolving man: the modification of the functioning of nervous system keeps on taking place. Time after time we meditate and alternate meditation with action – day after day, month after month, year after year. This transformation taking place, the functioning of the nervous system is set in a particular style. And that style of functioning of the nervous system pertaining to the corresponding state of chemistry of the nervous system – this kind of transformation enables or cultures the nervous system to produce that kind of awareness where harmony dominates and disharmony remains secondarily established. And on that level of disharmony dominated by that sense of unity, the entire life is lived in the waves of bliss.

This is a practical life, a most highly evolved state of human existence, in Unity. This is Vedanta. That unmanifest pure Being is there, only at one time it is transcendental – that means it is beyond the relative. At other times, when our awareness has opened to that transcendental, then that ultimate content of life, that pure Being, zooms forth in our awareness and then gets established with such great intimacy that the whole awareness is in terms of That – “I am That,” and “Thou art That,” and “All of this is That.” And that is the life in Unity.

Not that one is unaware of the diversity – only that the diversity becomes secondary. Unity becomes important and predominant; until this has happened, the diversity is predominant, unity is latent. But that latent field of life opens to our direct awareness through meditation.

The Growth of Cosmic Consciousness: Unbounded Awareness Along with Boundaries

We open our awareness to That [pure consciousness], open awareness to this [waking state experience]; open our awareness to That, open our awareness to this. So, when our ability of perception – when our consciousness – becomes used to That area to the extent that it has been used to this area, then “That” and “this” both come to coexist, and that is Cosmic Consciousness. Full transcendental awareness along with the waking awareness: both have come simultaneously to be a living reality of life, “That” and “this.” Everything one does is done in the awareness of that unbounded pure Being – so that is also called “Self-awareness.” Self-awareness and this awareness of the world, both: hundred percent “That,” hundred percent “this.” This is 200% value of life in Cosmic Consciousness.

Now, evolution does not stop here. The awareness, that Self-awareness, continues to grow. And where does it grow? It can’t grow on the level of the Self, because the individual self by this time has already become that cosmic Being. And then Being, absolute, and this relative – and when the evolution continues, then it can only continue on this level, the objective level – the level of diversity where unity has not yet been established. That Self-awareness has been gained fully. The Self is infinite Being in that state, yet it is not complete, because this field of diversity coexists with this field of infinity.

The Growth of Refined Cosmic Consciousness or God Consciousness: Awareness Opens to Finer Levels of Creation as Consciousness Expands

Now infinity wants to overtake this also. It is not satisfied by developing itself on the level of the Self alone. No, it must overtake the field of non-Self as well. This is Cosmic Consciousness: the non-Self and the Self both. Non-Self on the level of waking consciousness, Self on the level of Transcendental Consciousness – both have come to be lived, and now the evolution has to go ahead. And then it starts to go ahead on this level: this non-Self also gradually starts to be appreciated in higher and higher values.

All this appreciation of the gross on the surface of things starts to be replaced by the subtle on the surface. Gross surface of the finger: all the subtle here is already there. We know from physics: muscular level is imbibed by the molecular level. It’s there on the surface. Molecules are nothing but the collection of atoms. Atoms are nothing but the collection of subatomic particles. So everything is there on the surface: finest particle on the grossest muscular level. It’s there. Only as long as our vision is not open to those finer regions, so long we are only appreciating the gross. But when the experiencer, the “I” – the individual self, smaller “s” – has become big “S,” then it starts to perceive more minutely. And when it starts to perceive more minutely, the vision is not only restricted to the surface gross value of creation; it starts to see some finer values even on the surface of creation. And it is quite legitimate. When the perception becomes more and more sharp, it must perceive the quality of that which is sharper on the surface. And the finest creation, the finest in the relative, begins to be perceived even on the surface. And just for information: that finest in the relative is of the celestial value.

Celestial cognition comes and it comes; and it comes more and more, and it comes more and more. The Self is intact: the infinity has been established on the value of the Self. Now the non-Self is rising to be appreciated more and more, nearer to the value of infinity. And nearest to the value of the infinity is finest relative. Finest relative character is celestial. The celestial begins to predominate the vision. And then, when the celestial is established along with the Self, it is called God Consciousness. The supreme value of the relative and the absolute Self, both hand-in-hand: this is a step higher than Cosmic Consciousness. We call it God Consciousness.

The Growth of the Seventh State of Consciousness – Unity Consciousness: Realizing the Underlying Unity of the World

Now it’s not yet the end of evolution, because the finest relative has to be raised to the value of the infinity. And one more step of evolution, and the finest relative, which was perceived in terms of the celestial, now is comprehended in terms of infinity. So this non-Self has gained the value of infinity. The Self has already been infinity, so infinity and infinity, and all this, all in terms of the Self. And Self in terms of that, and that in terms of the Self. This is how the sense of infinite harmony – whereas in Cosmic Consciousness there was that great challenge – Self, non-Self – something variable, all the time changing; something non-changing, non-variable. So this and this was of a completely contradictory nature. And as evolution goes further and further ahead, this difference begins to be less and less. This non-Self begins to gain the value of the Self, more and more and more and more. And when actually it has gained the value of infinity – this non-Self has gained the value of the infinity – then infinity in the non-Self and infinity in the Self, so infinity and infinity. And this is Unity.

Les états supérieurs de conscience

Maharishi parle des états de conscience supérieurs

Collège d’État de Humbolt, Californie, 1970

Cultiver le système nerveux pour vivre l’harmonie dans la vie

La physiologie d’un homme en évolution: la modification du fonctionnement du système nerveux continue d’avoir lieu. À chaque fois, nous méditons et alternons méditation et action – jour après jour, mois après mois, année après année. Cette transformation ayant lieu, le fonctionnement du système nerveux est réglé dans un style particulier. Et ce mode de fonctionnement du système nerveux en fonction de l’état chimique correspondant du système nerveux – ce type de transformation permet au système nerveux de produire ce genre de conscience où l’harmonie domine et la disharmonie reste secondairement établie. Et à ce niveau de disharmonie dominé par ce sens de l’unité, toute la vie est vécue dans les vagues de béatitude.

C’est une vie pratique, un état le plus hautement évolué de l’existence humaine, dans l’Unité. C’est le Vedanta. Cet Être pur non-manifesté est là, seulement à un moment il est transcendantal – c’est-à-dire au-delà du relatif. À d’autres moments, lorsque notre conscience s’est ouverte à ce transcendantal, alors ce contenu ultime de la vie, cet Être pur, zoome en avant dans notre conscience et s’établit alors avec une telle grande intimité que toute la conscience est en termes de Cela – «Je suis Cela», «Tu es Cela», et «Tout ceci est Cela». Et c’est la vie dans l’Unité.

Non pas que l’on ignore la diversité – seulement que la diversité devient secondaire. L’unité devient importante et prédominante; jusqu’à ce que cela se produise, la diversité est prédominante, l’unité est latente. Mais ce domaine de vie latent s’ouvre à notre conscience directe par la méditation.

La croissance de la Conscience Cosmique: la conscience illimitée avec les limites

Nous ouvrons notre conscience à Cela [la conscience pure], ouvrons notre conscience à ceci [l’expérience de l’état de veille]; ouvrons notre conscience à Cela, ouvrons notre conscience à ceci. Ainsi, quand notre capacité de perception – quand notre conscience – se familiarise avec Cette zone de la même manière qu’elle l’a été avec cette zone, alors «Cela» et «ceci» viennent coexister, et c’est la Conscience Cosmique. La pleine conscience transcendantale avec la conscience de veille: les deux en sont venus simultanément à être une réalité vivante de la vie, «Cela» et «ceci». Tout ce que l’on fait, se fait dans la conscience de cet Être pur et illimité – c’est ce qu’on appelle aussi la «conscience du Soi». La conscience du Soi et cette conscience du monde, les deux: cent pour cent de «Cela», cent pour cent de «ceci». C’est 200% de la valeur de la vie dans la Conscience Cosmique.

Maintenant, l’évolution ne s’arrête pas là. La conscience, cette conscience du Soi, continue de se développer. Et où se développe-t-elle? Il ne peut pas se développer au niveau du Soi, parce que l’individu est déjà devenu cet Être cosmique. Et donc, l’Être, l’absolu, et ce relatif – et quand l’évolution continue, alors elle ne peut continuer qu’à ce niveau, le niveau objectif – le niveau de la diversité où l’unité n’a pas encore été établie. Cette conscience du Soi a été pleinement acquise. Le Soi est l’Être infini dans cet état, mais il n’est pas complet, parce que ce domaine de la diversité coexiste avec ce domaine de l’infinité.

La croissance de la Conscience Cosmique raffinée ou Conscience de Dieu: La conscience s’ouvre à des niveaux plus fins de la création à mesure que la conscience se développe

Maintenant, l’infinité veut dépasser cela aussi. Elle ne se satisfait pas de se développer au niveau du Soi seul. Non, elle doit aussi dépasser le domaine du non-Soi. C’est la Conscience Cosmique: le non-Soi et le Soi à la fois. Le non-Soi au niveau de la conscience de veille, le Soi au niveau de la Conscience Transcendantale – les deux en sont venus à être vécus, et maintenant l’évolution doit se poursuivre. Et c’est alors qu’elle commence à aller de l’avant à ce niveau: ce non-Soi commence aussi progressivement à être apprécié dans les valeurs toujours plus élevées.

Toute cette appréciation du grossier à la surface des choses commence à être remplacée par le subtil à la surface. La surface grossière du doigt: tout le subtil ici est déjà là. La physique nous l’a appris: le niveau musculaire est imprégné par le niveau moléculaire. C’est là, à la surface. Les molécules ne sont rien d’autre que la collection d’atomes. Les atomes ne sont rien d’autre que la collection de particules subatomiques. Donc tout est là en surface: les particules les plus fines sur le niveau musculaire le plus grossier. C’est là. Seulement tant que notre vision n’est pas ouverte à ces régions plus subtiles, aussi longtemps nous n’apprécions que le grossier. Mais quand l’expérimentateur, le ‘Je’ – le soi individuel, le petit ’s’, est devenu un grand ’S’, alors il commence à percevoir de façon plus minutieuse. Et quand il commence à percevoir plus minutieusement, la vision n’est pas seulement limitée à la valeur de surface grossière de la création; elle commence à voir certaines valeurs plus fines même à la surface de la création. Et c’est tout à fait légitime. Lorsque la perception devient de plus en plus précise, elle doit percevoir la qualité de ce qui est plus précis à la surface. Et la création la plus fine, la plus fine dans le relatif, commence à être perçue même à la surface. Et juste pour l’information: ce plus fin dans le relatif est de valeur céleste.

La cognition céleste vient et elle vient; et elle vient de plus en plus, et elle vient de plus en plus. Le Soi est intact: l’infinité a été établi sur la valeur du Soi. Maintenant, le non-Soi est élevé pour être apprécié de plus en plus, plus près de la valeur de l’infinité. Et le plus proche de la valeur de l’infinité est le relatif le plus fin. Le caractère relatif le plus fin est céleste. Le céleste commence à dominer la vision. Et alors, quand le céleste est établi avec le Soi, cela s’appelle la Conscience de Dieu. La valeur suprême du relatif et le Soi absolu, tous deux main dans la main: c’est une étape supérieure à la Conscience Cosmique. Nous l’appelons la Conscience de Dieu.

Le développement du septième état de conscience – la Conscience d’Unité: Réaliser l’unité sous-jacente du monde

Ce n’est pas encore la fin de l’évolution, parce que le relatif le plus fin doit être élevé à la valeur de l’infinité. Et un pas de plus dans l’évolution, et le relatif le plus fin, qui était perçu en termes célestes, est maintenant compris en termes d’infinité. Ce non-Soi a donc gagné la valeur de l’infinité. Le Soi est déjà l’infinité, donc l’infinité et l’infinité, et tout cela, tout cela en termes du Soi. Et le Soi en termes de cela, et cela en termes du Soi. C’est ainsi que le sens de l’harmonie infinie – alors que dans la Conscience Cosmique il y avait ce grand défi – Soi, non-Soi – quelque chose de variable, changeant tout le temps; quelque chose de non-changeant, non variable. Donc ceci et cela était d’une nature complètement contradictoire. Et à mesure que l’évolution progresse, cette différence s’estompe de plus en plus. Ce non-Soi commence à acquérir la valeur du Soi, de plus en plus et de plus en plus. Et quand en réalité il a gagné la valeur de l’infinité – ce non-Soi a gagné la valeur de l’infinité – alors l’infinité dans le non-Soi et l’infinité dans le Soi, donc l’infinité et l’infinité. Et c’est l’Unité.

Les anciens enseignements des Upanishads

Extraits de l’introduction aux ‘Eternal Stories from the Upanishads’ par le Dr Tom Egenes, 10 février 2007

Les Upanishad font partie de la vaste littérature védique ancienne de l’Inde, et ils soulignent la qualité transcendantale de l’intelligence. (voir: http://vedicreserve.mum.edu/upanishad.htm)

Traditionnellement, les Upanishad se transmettaient de professeur à étudiant. ‘Upa-ni-shad’ signifie littéralement ‘s’asseoir près’.

Ce processus est décrit dans le Chandogya Upanishad quand Satyakama dit à Upakosala «qu’il pouvait rentrer chez lui, maintenant qu’il avait reçu l’enseignement final, Brahma Vidya. Rempli de joie, Upakosala est rentré chez lui. De nombreuses années plus tard, il devint lui-même professeur et enseigna à ses propres disciples à réciter le Veda et à accomplir les Yagyas. Il leur donna l’enseignement final de Brahma Vidya, tout comme Satyakama le lui avait donné, et Gautama l’avait donné à Satyakama. Et c’est ainsi que l’enseignement suprême a été transmis, de maître à disciple, dans une tradition ininterrompue depuis les temps immémoriaux en Veda Bhumi, la terre du Veda, la terre de la connaissance.»

Maharishi explique que «tout s’assoit près du Veda». En d’autres termes, lorsque nous connaissons l’essence de tout comme étant le Veda, alors nous avons gagné le fruit de toute connaissance.

Vedaham etam purusham mahantam
Aditya-varnam tamasa parastat
Tam eva viditvamimrityum eti
Nanyah pantha vidyate’yanaya

«Je connais le Veda, la grande totalité;

rayonnant comme le soleil, au-delà de l’obscurité. 

Ceux qui connaissent cela, deviennent immortels.

Il n’y a pas d’autre chemin.» – Shwetashwatara Upanishad, 3.8

Maharishi explique que les Upanishad, comme tous les autres aspects du Veda et de la littérature védique, furent cognisés par les grands Rishis védiques illuminés, ou les Voyants; les vérités profondes se sont éveillées spontanément dans les profondeurs du silence de leur propre conscience pure.

Hiranmayena patrena
Satyasyapihitam mukham
Tat tvam pushann apavrinu
Satya-dharmaya drishtaye

«Le visage de la vérité

est caché par un disque d’or.

Ô Pushan, dévoile-le afin que je,

qui aime la vérité, puisse la voir.»

Selon la Muktika Upanishad (1.30-9), il y a 108 Upanishad, dont dix Upanishad principales (Isha, Kena, Katha, Prashna, Mundaka, Mandukya, Taittiriya, Aitareya, Chandogya, et Brihadaranyaka).

En lisant les Upanishad, il est important de se rappeler qu’il s’agit des qualités de la conscience pure. Même si les histoires décrivent les allées et venues des gens et les événements, à un niveau plus subtil de compréhension, ces histoires décrivent la dynamique de la conscience retrouvée en chacun.

Pour la version en anglais: http://www.excellenceinaction.globalgoodnews.com/07-feb/upanishad1.html

Éliminer le stress et stabiliser l’illimité

Eliminating Stress and Stabilizing Unboundedness 

Maharishi describes the mechanics of eliminating stress and stabilizing unbounded awareness in daily life.

From Historic Lecture Series: “A Promise for the Family of Man” – Maharishi’s Lecture at Jones Hall, Houston, 1972


“Suffering abides in weakness. That is all there is to it. Be it of any kind, any kind of suffering indicates weakness in the person, whether it’s emotional weakness or intellectual weakness or weakness of health or weakness of anything. Any, any weakness is the cause of suffering. In this practice when the awareness is widened the resistance to unfoldment of Pure Consciousness – these resistances – they disappear. The resistance to the unfoldment of Pure Consciousness is like the clouds hiding the sun. The sun is shining, it’s there, only due to the clouds the barrier comes in between us and the sun and we fail to see it. Pure Consciousness is there, pure intelligence is there, it’s there already it does not have to cultivated. Only the resistances for its cognition, the resistance for its full utilization in the daily life, those resistances have to go. And these resistances are stresses and strains.” – Maharishi Mahesh Yogi

During Meditation the Mind Becomes Unbounded and the Body Loses Stress

During meditation, as the mental activity becomes more refined, breathing becomes more refined – and with this, metabolic rate becomes more refined, becomes less and less. The whole system receives deep rest. This deep rest automatically eliminates stresses and strains. So when the mind is opening to that unbounded pure awareness, the field of pure intelligence, simultaneously the body is losing stresses and strains, and thereby the clouds that were hindering the use of inner full creative intelligence in action, they begin to wither away.

The system becomes purer, body becomes purer, mind becomes purer. Clearer thinking is the direct result from this practice. All values of our actions, aspirations, become richer. One saying has become popular in our movement – say, “Water the root to enjoy the fruit.” The root of life is that fundamental value of pure intelligence. This is the basis of life. Water the root, take our awareness to this, and the value of that will get inherited in the nature of the mind. Wherever the mind is, it enjoys the waves of that fullness. Every activity, every thought, becomes a wave of happiness, a wave of joyfulness. Because that pure awareness, which adheres to the nature of the mind, is bliss in its structure, in its quality – it’s bliss consciousness.

Awareness Naturally Opens to the Unmanifest, the Cause of All Differences

So here is something which is worth adopting in our life and worth telling our friends. When I hear from the teachers of meditation what a great joy it is to teach a man who comes worried and anxious – five, ten minutes of instruction, he says, “Thank you very much; I didn’t know it was so simple.” Many people in different parts of the world have come to ask the next day: they said, “It’s very good, I feel very good, but tell me what you have taught me?” Because whatever they were told, they knew they were not making any effort on it – something effortless. But they know that they got up earlier today, and they were so fresh and did not get upset on this or this. This was a daily routine. Now the effects are seen, but they don’t know actually what they did during meditation. It came out to be so effortless, and because they did it in such an effortless manner, that is why they came to know, “Tell me what I did at that time – what you taught me.” Such a natural procedure, something that is in accordance with our nature, we just spontaneously do it without even knowing what we are doing – such a natural thing.

So this knowledge has come from a complete comprehension of life: life which is with thousands of boundaries, and that aspect of life which is boundless. These two qualities: something that is relative, something that is within boundaries, something that is full of differences; and something which is non-different, unmanifest, lying underneath all the differences, the cause of all the differences – that value of pure intelligence, unmanifest, lying at the source of thought within, and expressing itself in the channels of thinking and action. But as long as our awareness is not open to it, the full value of it is not enjoyed in our thought and action.

Meditation and Action is the Procedure for Stabilizing Unbounded Awareness

The technique is only to know it – only to bring it to our awareness and then stabilize it in our awareness for full use of it in daily life. And the principle of stabilizing, the principle of getting onto that level, is effortless. The principle of stabilizing it so that it is never lost is like the principle of dying a cloth, coloring a cloth: white cloth, dipping it in yellow color, putting it to the sun. In the sun it fades away but doesn’t fade away completely. And put it back to the color, put it back to the sun – the sun eats it up, the color enriches it. Just like that, morning and evening meditation: dipping the mind in that color of unbounded awareness, exposing it to action – in action it fades, but it doesn’t fade away completely – again back to the color of unboundedness, again back to the sun of boundaries, which scratches it from all sides.

So coloring the mind and fading it and coloring and fading – meditation and action. This is a procedure which stabilizes that unbounded awareness on the level of conscious mind. And once it’s done, it’s done forever. The color will never fade, whatever activity we undertake, but we always remain in that state of unbounded awareness. Behaving within boundaries, we don’t lose sight of the boundless.

So the two principles: principle of meditation is the principle of retiring. One closes the eyes and takes the mind out from the gross, multiple, relative existences and brings the attention to that state of unity within. This inward stroke of meditation makes the mind conversant with the quality of that basic value of life. Outward stroke of meditation brings that value out in the field of action.

We go in to come out, just like we go to the bank to come out into the market. And five minutes going to the bank is worthwhile to be full day in the market. It’s worthwhile. If someone says, “I have so many appointments in the market, I don’t have time to go to the bank,” he has to be cautioned. All these appointments in the market will be valid and enjoyable and fruitful only if some five minutes are spent in the bank. If someone says, “I don’t have the time to meditate,” that means he doesn’t have time to collect his mind, to enrich his mind, to make the mind full of liveliness. And in that state, he is only plunging into activity with a very narrow ability of perception, decision, action. The accomplishments are not going to be great. This technique, this knowledge, is so very vital to everyone’s life, no matter what one is doing.

Éliminer le stress et stabiliser l’illimité 

Maharishi décrit les mécanismes d’élimination du stress et de la stabilisation de la conscience illimitée dans la vie quotidienne.

De la série de conférences historiques: “Une promesse pour la famille de l’homme” – Conférence de Maharishi au Jones Hall, Houston, 1972

«La souffrance demeure dans la faiblesse. C’est tout ce qu’il en est. De quelque nature que ce soit, toute souffrance indique une faiblesse chez la personne, qu’il s’agisse d’une faiblesse émotionnelle ou intellectuelle, d’une faiblesse de santé ou d’une faiblesse quelconque. Toute faiblesse est la cause de la souffrance. Dans cette pratique, lorsque la conscience grandit, la résistance au développement de la Conscience Pure – ces résistances – elles disparaissent. La résistance au développement de la Conscience Pure est comme les nuages qui cachent le soleil. Le soleil brille, il est là, seulement à cause des nuages la barrière se met entre nous et le soleil, et nous ne le voyons plus. La conscience pure est là, l’intelligence pure est là, elle est déjà là, elle n’a pas à être cultivée. Seules les résistances à sa cognition, la résistance pour sa pleine utilisation dans la vie quotidienne, ces résistances doivent disparaître. Et ces résistances sont les stress et les tensions.» – Maharishi Mahesh Yogi

Pendant la méditation, l’esprit devient illimité et le corps se libère du stress

Pendant la méditation, à mesure que l’activité mentale se raffine, la respiration se raffine – et avec cela, le taux métabolique devient plus subtil, devient de moins en moins [actif]. Tout le système reçoit un profond repos. Ce repos profond élimine automatiquement les stress et les tensions. Ainsi, lorsque l’esprit s’ouvre à cette conscience pure illimitée, le domaine de l’intelligence pure, simultanément le corps se libère du stress et des tensions, et donc les nuages qui empêchaient l’utilisation de la pleine intelligence créatrice intérieure en action, commencent à se dissiper.

Le système devient plus pur, le corps devient plus pur, l’esprit devient plus pur. Une pensée plus claire est le résultat direct de cette pratique. Toutes les valeurs de nos actions, aspirations, s’enrichissent. Un dicton est devenu populaire dans notre mouvement: «Arrosez la racine pour savourer le fruit.» La racine de la vie est cette valeur fondamentale de l’intelligence pure. C’est la base de la vie. Arrosons la racine, emmenons notre conscience [individuelle] à cela, et la valeur de cela sera transmise dans la nature de l’esprit. Où que soit l’esprit, il appréciera les vagues de cette plénitude. Chaque activité, chaque pensée devient une vague de bonheur, une vague de joie. Parce que cette conscience pure, qui adhère à la nature de l’esprit, est béatitude dans sa structure, dans sa qualité – c’est la conscience de béatitude.

La conscience s’ouvre naturellement au non-manifesté, cause de toutes les différences

Voici donc quelque chose qui vaut la peine d’être adopté dans notre vie et d’être dit à nos amis. Quand j’entends les professeurs de méditation me dire à quel point c’est une grande joie d’enseigner à un homme qui vient inquiet et anxieux – [après] cinq, dix minutes d’instruction, il dit: «Merci beaucoup; je ne savais pas que c’était si simple.» Beaucoup de gens dans différentes parties du monde sont revenus demander le lendemain: «C’est très bien, je me sens très bien, mais dites-moi ce que vous m’avez appris?» Parce que quelque soit ce qu’on leur a dit, ils savaient qu’ils ne faisaient aucun effort – quelque chose sans effort. Cependant, ils savent qu’ils se sont levés plus tôt aujourd’hui, qu’ils étaient plus frais et qu’ils ne se sont pas fâchés pour ceci ou cela. C’était une routine quotidienne. Maintenant les effets sont visibles, mais ils ne savent pas vraiment ce qu’ils ont fait pendant la méditation. Cela apparaissait être sans effort, et parce qu’ils l’ont fait d’une manière sans effort, c’est pourquoi ils reviennent pour savoir, «Dites-moi ce que j’ai fait à ce moment-là – ce que vous m’avez appris». Une telle procédure naturelle, quelque chose qui est en accord avec notre nature, nous le faisons juste spontanément sans même savoir ce que nous faisons – c’est une chose tellement naturelle.

Donc cette connaissance est issue d’une compréhension complète de la vie: la vie qui est avec des milliers de limites, et cet aspect de la vie qui est sans limite. Ces deux qualités: quelque chose qui est relatif, quelque chose qui est à l’intérieur des limites, quelque chose qui est plein de différences; et quelque chose qui est non-différent, non-manifesté, caché sous toutes ces différences, la cause de toutes ces différences – cette valeur de pure intelligence, non-manifestée, se trouvant à la source des pensées et s’exprimant à travers la pensée et l’action. Mais tant que notre conscience n’y est pas ouverte, nous n’en apprécions pas la pleine valeur dans notre pensée et notre action.

La méditation et l’action est la procédure pour stabiliser la conscience illimitée

La technique est seulement de la connaître – seulement de l’amener à notre conscience et ensuite de la stabiliser dans notre conscience pour l’utiliser pleinement dans la vie quotidienne. Et le principe de stabilisation, le principe pour atteindre ce niveau, est sans effort. Le principe de la stabiliser pour qu’elle ne soit jamais perdue est comme le principe de teindre un tissu, de colorer un tissu: un tissu blanc, en le trempant dans la couleur jaune, en l’exposant au soleil. Au soleil, elle s’estompe mais ne s’estompe pas complètement. Et le remettre dans la couleur, le remettre au soleil – le soleil la mange, la couleur s’enrichit. De même, la méditation du matin et du soir: plonger l’esprit dans cette couleur de conscience illimitée, l’exposer à l’action – dans action, elle s’estompe, mais elle ne disparaît pas complètement – de nouveau dans la couleur de l’illimité, de nouveau au soleil des limites, qui la rayent de tous côtés.

Donc, colorer l’esprit et le décolorer, et le colorer et le décolorer – la méditation et l’action. Ceci est une procédure qui stabilise cette conscience illimitée au niveau de l’esprit conscient. Et une fois que c’est fait, c’est pour toujours. La couleur ne s’estompe plus jamais, quelle que soit l’activité que nous entreprenons, car nous restons toujours dans cet état de conscience illimitée. Tout en nous comportant à l’intérieur des limites, nous ne perdons pas de vue l’illimité.

Donc les deux principes: le principe de la méditation est le principe de se retirer. On ferme les yeux et on retire l’esprit des existences grossières, multiples et relatives, et on porte l’attention sur cet état d’unité intérieure. Ce mouvement intérieur de méditation rend l’esprit familier avec la qualité de cette valeur fondamentale de la vie. Le mouvement extérieur de la méditation amène cette valeur dans le domaine de l’action.

Nous entrons pour sortir, tout comme nous allons à la banque pour aller ensuite au marché. Et aller cinq minutes à la banque en vaut la peine pour être toute la journée sur le marché. Ça en vaut la peine. Si quelqu’un dit: «J’ai tant de rendez-vous sur le marché, je n’ai pas le temps d’aller à la banque», il faut le mettre en garde. Tous ces rendez-vous sur le marché ne seront valables, agréables et fructueux que si l’on passe cinq minutes à la banque. Si quelqu’un dit: «Je n’ai pas le temps de méditer», cela signifie qu’il n’a pas le temps de rassembler son esprit, d’enrichir son esprit, de rendre l’esprit plein de vie. Et dans cet état, il plonge dans l’activité seulement avec une capacité très étroite de perception, de décision, d’action. Les réalisations ne seront pas grandes. Cette technique, cette connaissance, est tellement vitale pour la vie de chacun, peu importe ce que l’on fait.

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L’Éducation Fondée sur la Conscience: Un avenir pour l’enseignement supérieur dans le nouveau millénaire

James D. Grant, Ed.D., Ph.D., juillet 2006

(L’université en transformation: les perspectives mondiales sur l’avenir de l’université, publié par Greenwood Publishing Group)

Les institutions éducatives sont les produits de leur culture. Au fur et à mesure que la connaissance, les manières de connaître et les valeurs changent dans une société, les institutions éducatives évoluent en conséquence. Lorsque nous envisageons l’avenir possible de l’enseignement supérieur, nous devons identifier les forces qui transforment la culture. Les rédacteurs de l’Éducation Fondée sur la Conscience: un avenir pour l’enseignement supérieur dans le nouveau millénaire ont identifié plusieurs de ces ‘forces motrices’: la mondialisation, le multiculturalisme, la technologie et la politisation. La vision de l’avenir de l’éducation présentée dans ce chapitre part du principe qu’un nouveau catalyseur se profile à l’horizon – une meilleure compréhension du potentiel humain et des moyens de le promouvoir – qui transformera la conception et le contenu de l’enseignement supérieur au cours du prochain millénaire.

Les institutions éducatives sont les produits de leur culture. Au fur et à mesure que la connaissance, les manières de connaître et les valeurs changent dans une société, les institutions éducatives évoluent en conséquence. Lorsque nous envisageons l’avenir possible de l’enseignement supérieur, nous devons identifier les forces qui transforment la culture. Les rédacteurs de l’Éducation Fondée sur la Conscience: L’avenir de l’enseignement supérieur dans le nouveau millénaire a identifié plusieurs de ces ‘forces motrices’: la mondialisation, le multiculturalisme, la technologie et la politisation. La vision de l’avenir de l’éducation présentée dans ce chapitre part du principe qu’un nouveau catalyseur se profile à l’horizon – une meilleure compréhension du potentiel humain et des moyens de le promouvoir – qui transformera la conception et le contenu de l’enseignement supérieur au cours du prochain millénaire.

Le concept de développement humain est fondamental à l’éducation. Des philosophes de l’éducation aussi divers que Platon et John Dewey ont déclaré que l’éducation vise essentiellement à promouvoir le plein développement humain. Comme Dewey l’a noté il y a cent ans: «Ici, l’individualisme et le socialisme ne font qu’un. Ce n’est qu’en étant fidèle à la pleine croissance de tous les individus qui la composent que la société peut, par chance, être fidèle à elle-même.»[1]

Que l’on prenne le point de vue d’un planificateur économique de l’État au franc-parler ou d’un psychologue humaniste orienté vers l’esthétique, le plein développement humain est un objectif éducatif important. Il est essentiel tant pour les sociétés qui veulent réaliser leur potentiel économique que pour les sociétés qui veulent atteindre leur potentiel spirituel. Le développement humain englobe la croissance de la capacité de penser et d’approfondir, et d’élargir ses valeurs. Mais cela va aussi plus loin. Le développement humain est important parce qu’à travers le développement humain, nous améliorons notre capacité d’avoir, selon Dewey, «l’expérience la plus riche et la plus complète possible», c’est-à-dire de vivre une vie pleine et significative, d’une valeur maximale pour nous-mêmes et les autres.

Étant donné l’importance du développement humain en tant qu’objectif éducatif, un changement dans la compréhension du potentiel humain et la manière de le promouvoir a une grande signification potentielle pour l’éducation. La compréhension qui, je crois, transformera l’éducation au siècle prochain est que tous les êtres humains ont le potentiel de devenir illuminés, de vivre dans les états de conscience supérieurs, et que le moyen pour atteindre cet objectif est la transcendance, expérience du domaine absolu de la conscience pure sous-jacent à l’existence objective et subjective.

Un nouveau fondement pour l’éducation: l’existence d’une conscience pure

À la base de cette nouvelle perspective de l’éducation se trouve une idée centrale, à savoir qu’il existe un domaine de conscience pure, un domaine de vie, absolu et non manifesté à la source de toute création, qui peut être facilement expérimenté. La compréhension qu’il existe un domaine de vie non manifesté à la source de la création à la fois subjective et objective est très ancienne. Aldous Huxley a qualifié cette conception de «philosophie perpétuelle» (perennial philosophy) précisément parce qu’elle est si ancienne et partagée par tant de cultures. Platon, par exemple, appelait ce domaine le Bon, Lao Tze comme le Tao, les sages bouddhistes comme le Nirvana, les rishis védiques comme l’Atma, Aristote comme l’Être, et Emerson comme la Sur âme (Oversoul). Cette compréhension n’a cependant pas été gagné l’acceptation générale, car l’expérience qui est à la base de la philosophie perpétuelle n’a pas été généralement disponible. De plus, le paradigme positiviste qui sous-tend la science contemporaine ne soutient pas l’existence d’une réalité spirituelle sous-jacente.

Cela est en train de changer néanmoins, maintenant, à la fois grâce aux progrès de la science et à la disponibilité de techniques simples et sans effort pour acquérir l’expérience de la conscience pure. Les progrès de la science ont soutenu la compréhension de la conscience en tant que domaine sous-jacent de deux façons. Tout d’abord, les progrès de la physique théorique soutiennent maintenant l’existence d’un champ non manifesté et unifié de la loi naturelle qui soutient tous les phénomènes naturels. La perspective spirituelle selon laquelle la création matérielle est fondée sur ce qui est immatériel est maintenant soutenue par la science moderne. Il y a encore une lacune conceptuelle entre l’existence d’un champ unifié de la loi naturelle et l’affirmation que ce champ est la conscience, source de la subjectivité, mais plusieurs excellentes analyses rendent maintenant cette affirmation plus plausible.[2]

Le progrès de la science soutient l’existence d’un champ sous-jacent de conscience pure et la possibilité d’états supérieurs de conscience d’une autre manière – par le biais de moyens objectifs permettant de valider cette expérience subjective. Les progrès technologiques – depuis les appareils d’électroencéphalographie jusqu’aux appareils sophistiqués d’analyse sanguine – permettent aujourd’hui de faire le suivi des fins changements dans le fonctionnement physiologique. Les progrès de l’évaluation psychologique – qui permettent de tout mesurer, des niveaux de développement personnel et de créativité à l’anxiété et à la névrose – renforcent notre capacité à mesurer objectivement le développement humain, et les états supérieurs du fonctionnement humain.

Cette avancée dans la capacité scientifique d’évaluer le fonctionnement humain est particulièrement significative en conjonction avec la disponibilité de techniques sans effort qui donnent l’expérience de la conscience pure. Beaucoup de traditions méditatives différentes ont eu pour but l’expérience de la conscience pure et le développement de l’illumination. La plupart de ces traditions, cependant, ont impliqué des techniques ardues et ont exigé l’acceptation d’un certain ensemble de croyances spirituelles. Cela les a rendus inaccessibles à la plupart des individus.

Une percée dans ce domaine s’est produite dans la seconde moitié du 20ème siècle grâce aux efforts de Maharishi Mahesh Yogi. Maharishi, au cours des 40 dernières années, a fait revivre la tradition védique de la connaissance, venant de l’Inde, montrant sa pertinence pour tous les domaines de la vie, de l’éducation à la médecine en passant par les affaires, la réhabilitation criminelle, et le gouvernement. Il a fourni une compréhension intellectuelle détaillée de la conscience pure et du développement des états supérieurs de conscience. Plus important encore, il a enseigné des technologies non sectaires et sans effort pour développer la conscience, en particulier les programmes de Méditation Transcendantale et de MT-Sidhi[3], qui a donné à des millions de personnes de cultures et croyances religieuses variées, l’expérience de la conscience pure. Parce que ces techniques s’apprennent facilement et ne nécessitent aucun système de croyances, elles ont ouvert la possibilité de tests scientifiques approfondis et rigoureux sur la prémisse que les êtres humains peuvent accéder à un domaine de conscience pure et que cette expérience a une valeur pour la vie humaine.

Cette recherche scientifique sur les programmes de Méditation Transcendantale et de MT-Sidhi est très significative car elle comble le fossé entre les grandes traditions subjectives de méditation et le paradigme objectif de la science moderne. Cette recherche, commencée dans les années 1970, est de trois types.[4] La première vérifie qu’il existe des caractéristiques psychophysiologiques uniques associées à l’expérience de la conscience pure. La recherche a vérifié que l’expérience subjective de la transcendance comprend un quatrième état de conscience unique, caractérisé par un repos physiologique profond et une vigilance mentale accrue, différent de l’état de veille, du sommeil ou du rêve.[5] Une recherche plus récente dans ce domaine a confirmé l’existence de corrélats psychophysiologiques uniques de l’état stabilisé de l’illumination, l’état dans lequel la conscience pure se vit comme une réalité 24 heures par jour.[6] Une recherche physiologique d’un genre différent, mais d’une importance fondamentale, a établi la correspondance profonde entre les expressions de la conscience pure, telles qu’elles se trouvent dans la littérature védique, et la structure de la physiologie humaine.[7] Cette découverte, par le Dr Tony Nader sous la direction de Maharishi, démontre concrètement que le potentiel total de la loi naturelle – la conscience pure – est éveillé dans la physiologie humaine.

Un deuxième type de recherche a examiné les avantages pratiques de l’expérience de la conscience pure pour l’activité. Cette recherche a montré des bénéfices profonds et étendus, en accord avec la prémisse que la conscience pure est un domaine fondamental d’intelligence et d’ordre. Elle a montré que l’expérience unique de la conscience pure conduit à une amélioration significative dans tous les domaines de la vie – l’esprit, le corps et le comportement. Les résultats spécifiques sur les individus pratiquant la Méditation Transcendantale comprennent une réduction marquée des dépenses médicales dans toutes les principales catégories de santé, une amélioration des résultats scolaires, une croissance du QI, un meilleur équilibre psychologique, une croissance sans précédent des mesures du développement personnel et une réduction significative de la récidive chez les détenus.[8] Cette recherche démontrant la croissance holistique résultant de l’expérience de conscience pure, soutient l’idée que la conscience pure est l’élément fondamental de notre être, sous-jacent à tous les aspects de nos vies physique, émotionnelle et cognitive.

Un troisième domaine de recherche très important a examiné l’influence environnementale de la pratique de la Méditation Transcendantale et du programme de MT-Sidhi. Cette recherche consiste en des douzaines d’études de recherche soigneusement contrôlées montrant que des effets positifs significatifs sont créés dans la société – réduction des tendances négatives telles que la criminalité, la violence, la maladie et les taux d’accidents, et augmentation des indicateurs positifs tels que la coopération politique et les indices économiques – lorsqu’un nombre suffisant de personnes pratiquent le programme de Méditation Transcendantale et de MT-Sidhi.[9] Cette conclusion remarquable, qui est maintenant l’une des découvertes les plus rigoureusement confirmée dans le domaine de la sociologie, est expliqué en termes d’éveil du domaine de la conscience sous-jacente. Quand un nombre suffisant d’individus transcendent et animent ce domaine, l’effet est assez grand pour influencer la conscience individuelle et la physiologie des individus non méditants. Le résultat est que les individus peuvent obtenir le bénéfice de la transcendance sans méditer eux-mêmes. Sur le plan individuel, ces avantages comprennent une activité plus efficace, le bonheur et la positivité, des effets qui se traduisent sur le plan sociétal par moins de frustration, moins de violence et une plus grande coopération.

Ce vaste ensemble de recherches soutenant l’existence d’un domaine universel de conscience pure, en conjonction avec des recherches sur des phénomènes tels que les expériences de flux naturels ou de zones[10], ouvre une nouvelle vision des possibilités pour le développement humain et donc l’éducation.

Les implications de la conscience pure pour la compréhension du potentiel humain

L’existence d’un domaine de conscience pure et la capacité de l’expérimenter ont d’énormes implications pour notre compréhension du potentiel humain. Maharishi a énoncé cette implication de façon succincte, disant que l’individu est ‘cosmique’, universel dans sa stature.[11] Plusieurs traditions spirituelles ont comparé la vie avant l’illumination, avant l’éveil à son statut cosmique, à celle d’un somnambule. On ne s’éveille vraiment que lorsque la conscience s’ouvre en permanence à la conscience pure et s’identifie pleinement avec elle. C’est la réalisation du Soi, qui culmine à pleine maturité avec la reconnaissance des déclarations védiques: «Je suis Cela, tu es Cela, tout ceci est Cela, et Cela est la conscience.»

L’état d’illumination est aussi différent de l’état de veille de la conscience que l’état de veille l’est de l’état de sommeil. Parce que le domaine de la conscience pure est le domaine de l’intelligence pure responsable de tout ordre dans l’univers, l’harmonisation avec ce domaine donne à la fois un grand pouvoir et, en même temps, une capacité spontanée d’agir en accord avec le but cosmique. Maharishi dit de l’individu illuminé:

«Il commande spontanément les situations et les circonstances; il contrôle spontanément son environnement; son comportement est toujours spontanément nourrissant pour lui-même et pour tous ceux qui l’entourent. Il a la capacité de réaliser spontanément ses intérêts sans compromettre ceux des autres.»[12]

Pour ces individus, il n’y a pas seulement le soutien de la nature – la bonne fortune qui soutient leurs entreprises – mais aussi la maîtrise sur les lois de la nature, pas encore pleinement comprises – la capacité à guérir, à léviter, à avoir une intuition parfaite. Du point de vue de l’illumination, les «miracles» peuvent être compris simplement comme des actions en accord avec les lois de la nature que nous ne comprenons pas encore.

Une autre transformation énorme qui se produit avec la croissance de l’illumination est l’expérience de plénitude permanente. Diverses traditions spirituelles font référence à la pureté, à la joie et à la béatitude associées à l’expérience de la conscience pure. Dans les textes védiques traditionnels, la conscience pure est définie comme ‘sat-chit-ananda’ – conscience absolue de béatitude. Parce que dans l’état d’illumination, l’esprit expérimente ce domaine comme une réalité de 24 heures, la béatitude est vécue comme une réalité ininterrompue au cœur de la vie, même si d’autres émotions peuvent encore être vécues à des niveaux plus superficiels de l’Être. Dans l’état pleinement mature de l’illumination – la conscience d’unité – on voit et on expérimente tout en termes de la béatitude de la conscience pure:

Le monde est le divin actif; tout s’élève comme une vague sur l’océan éternel de la conscience de béatitude. Chaque perception, le son de chaque mot, le toucher de chaque petite particule, et l’odeur de ce qu’elle peut être, apporte un raz-de-marée de l’océan de béatitude éternelle – dans toute émergence de pensée, de mot ou d’action est générée d’une marée de béatitude.[13]

C’est l’état de plénitude complète dans la vie.

Les implications éducatives de l’existence de la conscience pure

La compréhension, basée sur la connaissance de la conscience pure, qu’il y a un état d’illumination qui peut être réalisé, transforme la manière dont l’éducation est conçue. La première transformation qui découle de cette compréhension est la perspective que l’éducation devrait se focaliser principalement sur le développement de la conscience, et non sur l’accumulation de l’information. Bref, l’éducation devrait être fondée sur la conscience, sur l’illumination et non sur l’information. Ce n’est que par la transformation de la conscience que la pleine puissance et la dignité de la vie peuvent être réalisées et que la sagesse peut être atteinte pour utiliser correctement l’information. Cette compréhension transforme la façon dont nous comprenons les objectifs et les pratiques de l’éducation. Elle est actuellement mise en œuvre concrètement dans des institutions telles que l’Université Maharishi de Management, aux États-Unis et constitue une véritable alternative pour les institutions éducatives en ce nouveau millénaire.[14]

Les objectifs de l’éducation

Dans le paradigme de la conscience, le but de l’éducation, au niveau individuel, devient la création d’individus illuminés. Une fois que la possibilité d’atteindre l’illumination est reconnue, tous les autres objectifs deviennent des sous-optimisations grossières du processus éducatif. Pour reprendre les mots de la célèbre allégorie de Platon, on ne peut pas justifier l’asservissement continu des êtres humains dans une grotte, où ils prennent les ombres pour la réalité, quand la possibilité d’atteindre le monde ensoleillé est possible.

Sur le niveau collectif, ce paradigme ouvre la possibilité de créer une société idéale. Ce n’est pas un hasard si la République de Platon, qui est le premier traité occidental systématique expliquant la nature et l’importance de la conscience pure, est aussi le premier traité occidental systématique sur la création d’une utopie. La pauvreté, la guerre et la violence peuvent toutes être considérées comme les produits d’êtres humains immatures. Au fur et à mesure qu’un grand nombre d’individus parviendront à la plénitude et à la réalisation de soi dans l’illumination, la dynamique collective de la société changera. Comme le dit Maharishi: «Quelques individus pleinement éduqués ou illuminés suffisent à donner une nouvelle direction à la vie de leur communauté et, par leur présence même, à faire naître une société illuminée, à créer et maintenir la paix mondiale et à établir le Paradis sur terre.»[15] Dans sa Science de l’Être et l’Art de Vivre, Maharishi présente ce nouveau potentiel de société en des termes qui changent:

Une nouvelle humanité naîtra, plus pleine dans la conception et plus riche dans l’expérience et les réalisations dans tous les domaines. La joie de vivre appartiendra à chaque homme, l’amour dominera la société humaine, la vérité et la vertu régneront dans le monde, la paix sur la terre sera permanente, et tous vivront dans la plénitude, dans la totalité de la vie, dans [l’illumination]. [16]

C’est l’objectif, au niveau sociétal, vers lequel l’éducation peut tendre sur la base de la connaissance de la conscience pure.

Les pratiques éducatives

L’existence d’une conscience pure et la capacité d’atteindre l’illumination ont des implications significatives pour la pratique éducative, y compris l’introduction de nouveaux cours et de nouvelles disciplines et une transformation de l’approche des disciplines existantes dans leur matière. Au cœur du paradigme fondé sur la conscience se trouve une nouvelle vision profonde du développement humain, qui transforme la façon dont nous comprenons le processus éducatif. Actuellement, le développement est considéré comme le produit de deux facteurs et de leur interaction: la nature et la culture, ou la maturation et l’interaction avec un environnement extérieur. Parce que la maturation est largement hors du contrôle des éducateurs, les éducateurs contemporains se concentrent principalement sur la façon de structurer les interactions des étudiants avec l’environnement – enseignants, livres, laboratoires – afin de promouvoir de façon optimale le développement. La perspective fondée sur la conscience reconnaît qu’il existe un troisième moyen de développement différent de la nature et de la culture telle qu’elle est actuellement comprise – la transcendance, l’expérience de la conscience pure. L’expérience de la transcendance accélère à la fois la croissance dans la gamme normale du développement cognitif et affectif et permet le développement complet de l’individu à l’illumination.

L’appréciation de l’importance de la transcendance pour le développement conduit à une reconceptualisation du processus éducatif. Les étudiants et le corps professoral doivent transcender quotidiennement en tant que partie intégrante de l’éducation. Parce que la connaissance la plus importante est la connaissance de la conscience pure et que le développement de l’illumination exige l’expérience de la conscience pure, l’implication nécessaire pour l’éducation est que cette expérience devrait être un élément central du programme scolaire.

En plus de ce cours expérimental requis en recherche sur la conscience, le nouveau paradigme exige des cours intellectuels relatifs à la connaissance de la conscience. La connaissance complète exige à la fois l’expérience et la compréhension intellectuelle, et c’est aussi vrai pour la connaissance de la conscience que pour les autres types de connaissance. Sans une bonne compréhension intellectuelle, l’expérience de la conscience pure peut être mal comprise, comme elle l’a été de nombreuses fois au cours de l’histoire. À l’Université Maharishi de Management, cette exigence est satisfaite par tous les étudiants, qui suivent un cours de Science de l’Intelligence Créatrice – la science de la conscience – comme leur premier cours à l’Université. D’autres cours sur les aspects avancés de la science védique, ainsi qu’une spécialisation dans ce domaine, sont disponibles. Les sujets de ces cours vont de la compréhension abstraite de la nature de la conscience pure, que l’on trouve par exemple dans la littérature védique, à la compréhension pratique de la mécanique du développement de la conscience; ils couvrent la compréhension scientifique des corrélats physiologiques de la croissance de la conscience ainsi que l’étude des expressions de cette réalité fondamentale qui sont présentes dans l’art, la littérature, la religion, la philosophie des grandes traditions du monde.

L’acceptation du paradigme fondé sur la conscience a également des implications pour l’enseignement des disciplines établies. Un changement général est, l’accent mis sur la totalité et la connexion. Au niveau de la conscience, tout est connecté. La totalité est la réalité ultime et cette réalisation colore l’ensemble du curriculum. La compréhension de la totalité est favorisée expérimentalement par la croissance de la conscience produite par la méditation – une conscience développée voit spontanément la vie en termes de connexions. Intellectuellement, elle est favorisée par une variété de modalités. La première est le cours de science de la conscience qui explore systématiquement le fondement holistique de toute vie, la conscience pure, et comment cette totalité se manifeste dans les différents domaines relatifs. Une seconde est, l’utilisation de grands tableaux dans tous les cours (appelés les chartes du champ unifié à l’Université Maharishi de Management) qui représentent graphiquement comment tous les domaines d’une discipline sont reliés entre eux et leur source dans la conscience pure. Une troisième est, l’accent mis sur des principes communs qui fonctionnent dans toutes les disciplines.[17]

La pleine compréhension de la conscience a également un impact sur le contenu et les objectifs de nombreuses disciplines. Nous l’avons vu clairement en ce qui concerne le domaine de l’éducation. La compréhension de la conscience pure change notre compréhension du but de l’éducation, de la nature de la connaissance et des cours à suivre. Cela vaut également pour d’autres disciplines. Les arts et la littérature sont transformés par la compréhension que la plus haute expérience esthétique est la transcendance, l’expérience de la conscience pure. À la lumière de la compréhension de l’illumination, le but de l’art et de la littérature devient d’exalter cette expérience et de promouvoir le raffinement spirituel.

Dans les sciences sociales, la compréhension de la conscience pure apporte aussi une transformation spectaculaire. La psychologie, qui s’est enlisée au XXème siècle sans une compréhension adéquate de l’esprit et du soi, est incroyablement enrichie par la compréhension de la transcendance et de l’illumination. Avec cette connaissance, la croissance vers les états supérieurs de conscience devient un domaine d’étude majeur, et la pertinence de l’expérience de la transcendance pour tous les domaines appliqués de la psychologie est claire. En sociologie, la nouvelle compréhension de la conscience collective transforme le domaine. La compréhension que chacun dans la société est connecté au niveau de la conscience pure, et que l’éveil de ce domaine par un petit pourcentage d’individus peut élever la conscience collective de la société entière, change la façon dont les sociologues abordent les problèmes collectifs. Cela a, à son tour, un impact significatif sur le domaine de la science politique. Ce nouveau paradigme reconnaît que le plus grand déterminant des résultats politiques est la conscience collective. La conscience collective d’une société est la réflexion directe et sensible du niveau de conscience de ses membres individuels, et devient à son tour une force, influençant la conscience individuelle elle-même. Lorsque la conscience collective est incohérente – reflétant et exacerbant à son tour le stress des membres individuels – le conflit domine et l’intérêt de l’individu et du groupe prime sur celui de l’ensemble. Au fur et à mesure que la conscience collective s’élève, l’harmonie grandit et les valeurs deviennent plus illuminées, reflétant un respect simultané de l’ensemble et de la partie. Dans ce paradigme, la coopération et la paix deviennent l’objet de l’étude plutôt que les conflits et la guerre. La conscience est considérée comme un déterminant clé du comportement politique au niveau individuel et collectif.

Dans les sciences naturelles, l’appréciation de l’unité de l’homme avec la nature adoucit la tendance d’une grande partie de la science du XXème siècle à dominer et à remplacer la nature. Ce paradigme conduit à un profond respect de l’environnement et des approches naturelles dans des domaines allant de l’agriculture à la médecine. Du point de vue de ce paradigme, des approches comme le génie génétique et le clonage sont reconnues comme étant le summum de la folie, la tentative déplacée de remplacer l’intelligence de la nature par celle de l’homme. Les disciplines dures comme la physique sont subtilement transformées par la prise de conscience que les lois de la nature à l’extérieur sont les mêmes que celles qui fonctionnent à l’intérieur de l’être humain et dans toutes ses entreprises, de l’art à la politique. Cette perspective humanise la science.

Transition vers l’Éducation Fondée sur la Conscience.[18]

Alors que nous nous trouvons à la fin du XXème siècle, encore largement ancrés dans un paradigme occidental et objectif d’éducation fondée sur l’information, il est difficile de concevoir une transformation vers une Éducation Fondée sur la Conscience et orientée vers le développement. Les graines de cette transformation sont maintenant avec nous, cependant, et il y a des conséquences expérimentales positives pour les éducateurs qui vont soutenir cette évolution. Tout d’abord, il convient de noter que la diversité des établissements d’enseignement qui existe actuellement ne diminuera pas. L’acquisition de la connaissance nécessaire à la réussite professionnelle sera toujours importante, tout comme les études qui favorisent la compréhension de la culture, la connaissance du monde naturel et le développement esthétique. Les établissements continueront d’enseigner cette connaissance et de l’aborder de différentes façons. Au sein de ces institutions, l’accent mis sur la conscience variera. Certains, pour des raisons idéologiques, pourraient ne pas le mentionner du tout. D’autres, qui sont très axés sur les compétences, comme les collèges communautaires de deux ans aux États-Unis, pourraient n’offrir des cours reliés à la conscience que sur une base facultative, tout comme ils offrent maintenant des cours de littérature ou de philosophie en anglais. Cependant, de nombreuses institutions, telles que celles qui se sont engagées aujourd’hui en faveur de l’idéal de l’éducation artistique libérale, auront le développement de la conscience comme objectif central de leur éducation, avec les implications éducatives présentées ci-dessus.

Cette transition sera facilitée, au cours des premières années, par les solutions que l’Éducation Fondée sur la Conscience apporte aux problèmes rencontrés par les institutions contemporaines, tels que les faibles résultats scolaires, le stress et l’alcoolisme excessif. Au-delà de la capacité des approches fondées sur la conscience d’aider les institutions à relever les défis auxquels elles sont actuellement confrontées, il y a des changements plus subtils dans le climat intellectuel qui vont soutenir ce changement. Le premier est l’acceptation et la valorisation croissantes du multiculturalisme. Le chauvinisme culturel occidental est un obstacle majeur à l’acceptation d’un paradigme éducatif fondé sur ce qui est largement – bien qu’à tort – considéré exclusivement comme une tradition orientale de connaissance. L’acceptation croissante et la valorisation positive des perspectives offertes par d’autres cultures aideront à l’acceptation de ce nouveau paradigme dans les années à venir.

Un deuxième changement est une meilleure appréciation du développement holistique. Les théories de l’intelligence multiple et de l’intelligence émotionnelle, par exemple, élargissent la façon dont nous concevons les résultats de l’éducation. Au fur et à mesure que l’importance de l’intelligence intrapersonnelle et de la conscience de soi (la valeur fondamentale de l’intelligence émotionnelle) augmente, les techniques de promotion de celles-ci auront naturellement leur place dans le contexte éducatif. Plus généralement, nous voyons maintenant une plus grande ouverture aux perspectives spirituelles holistiques et à la connexion de l’homme à la nature. Le sociologue Paul Ray, par exemple, a beaucoup écrit sur l’émergence d’un nouveau groupe majeur dans la société américaine, les «Cultural Creatives», qui opèrent à la pointe du changement culturel. Les qualités qui définissent ce groupe, qui constitue aujourd’hui environ un quart de la population adulte américaine, sont la spiritualité et/ou la conscience écologique. Les valeurs que défendent le «cœur» des créatifs culturels (environ 10 % de la population) sont notamment la psychologie, la vie spirituelle et la réalisation de soi, le plaisir de maîtriser de nouvelles idées, la préoccupation sociale, l’utilisation de soins de santé alternatifs et d’aliments naturels, et la promotion de la durabilité écologique.[19] Ces valeurs sont compatibles avec celles de l’approche de l’Éducation Fondée sur la Conscience et, lorsque cette orientation prendra forme aux États-Unis et ailleurs, le paradigme éducatif fondé sur la conscience progressera.

La transition vers l’Éducation Fondée sur la Conscience sera également soutenue par l’expérience positive des éducateurs de ces établissements. Mon expérience personnelle, et celle d’autres professeurs venus d’autres institutions pour enseigner à l’Université Maharishi de Management, est que l’environnement fondé sur la conscience est bien meilleur pour enseigner et travailler. La première chose que l’on remarque ici est la vivacité d’esprit des étudiants – les étudiants sont éveillés en raison de l’expérience vivifiante de la pratique de la Méditation Transcendantale deux fois par jour. La valeur du cœur est aussi beaucoup plus vivante. Les niveaux de stress chez les étudiants et le corps professoral sont beaucoup moins élevés, menant à un environnement plus favorable aux deux parties. La nature tranchante des universitaires d’ailleurs n’existe pas ici. Le niveau de politisation est extrêmement bas, parce que l’accent n’est pas mis sur le pouvoir, qui est un jeu à somme nulle, mais sur la croissance, qui est une somme positive. L’aspect le plus gratifiant de l’environnement, en fin de compte, est le développement holistique que l’on expérimente en soi-même et que l’on voit chez les autres. On fait l’expérience en soi-même et chez les autres de la paix, du bonheur, de la créativité, de l’intuition, de l’empathie, de la force et de la totalité. La plénitude qui y est associée, est extraordinairement gratifiante – on reconnaît que c’est ce que l’éducation devrait être. Au fur et à mesure que de plus en plus d’universitaires auront cette expérience – en tant qu’enseignants ou étudiants – ils voudront recréer ces environnements ailleurs.

Conclusion

Les penseurs éducatifs les plus profonds de tous les temps ont reconnu que l’objectif le plus important de l’éducation est de promouvoir le développement individuel. Grâce à la réalisation de cet objectif, l’individu et la société sont servis de manière optimale. Cet article a suggéré qu’une nouvelle – bien qu’ancienne – compréhension du potentiel humain est en train d’émerger. Fondée sur l’existence d’une conscience pure, cette compréhension soutient un nouveau paradigme pour l’éducation – l’Éducation Fondée sur la Conscience – avec des priorités et des pratiques sensiblement différentes de l’éducation actuelle. Plus important encore, le but de l’éducation dans ce paradigme naissant est l’illumination, l’état de cœur et d’esprit pleinement développés où l’on fait directement l’expérience du statut cosmique de soi-même et des autres. Avec ce changement, la méditation devient la composante la plus fondamentale de l’éducation, cette composante capable de promouvoir le développement extraordinaire du plein potentiel, et toutes les disciplines sont appréciées dans la lumière holistique de leurs connexions basées dans leur origine collective dans le domaine de la conscience pure.

La promesse de ce nouveau paradigme éducatif est grande: il est à la fois plus humain et plus profond que l’éducation contemporaine. Plus important encore, il offre la perspective d’atteindre dans le prochain millénaire un nouvel âge caractérisé par une individualité pleine de vie et un amour universel, un âge sans problèmes sociaux, bref, un âge d’illumination. Un tel âge ne marquerait pas la fin de l’histoire – il serait soumis à la même dynamique de perte et de renouveau de la connaissance que les autres âges – mais il serait l’aboutissement de la quête, exprimée dans les traditions orientales et occidentales, pour une société harmonieuse et pacifique vivant en accord avec la nature. C’est un objectif qui en vaut la peine.

Pour la version en anglais et surtout les références: http://www.excellenceinaction.globalgoodnews.com/06-aug/grant.html