La Créativité de Prakṛti

Il y a l’exigence du Sūtra d’être dans notre conscience (c’est l’autoréférence). Quand le Sūtra est fini, le phénomène est expérimenté. L’expérience vient quand le Sūtra est fini (c’est la conséquence d’être autoréférent). Le résultat du Sūtra est ce niveau de conscience qui est Nyāya, la lampe à la porte, qui apporte la lumière à la fois à l’intérieur et à l’extérieur. C’est Anyonya Abhāva, la mémoire du précédent et du suivant, cette intelligence de la lampe à la porte (dans ceci, est la créativité de Prakṛti).

Puruṣa est le silence, Prakṛti est le dynamisme. Et il y a ce niveau d’intelligence qui est ceci et ceci à la fois (mais aussi, pas réellement ceci ou ceci): le vide autoréférent. Là, est le jeu de Puruṣa.

Ainsi le Sūtra est toujours une exigence pour produire l’effet. Le Sankalpa a à être. Cette résolution «Je veut ceci et ceci» est le Sūtra. Quand le Sūtra fini, l’effet du Sūtra vient à ce niveau d’intelligence (et donne l’expérience de l’effet du Sūtra). C’est ce niveau d’intelligence, qui faisait le Sankalpa un moment auparavant, qui donne maintenant l’effet du Sūtra. Cette lampe à la porte, cette qualité a été ombragé. Quand l’effet du Sūtra est perçu, le Sūtra suivant est près à se présenter. Et il y a la levée du prochain, et du prochain,… Dans ce courant de Sūtra, est l’usage du prochain.

Il est très important d’être dans cette séquence: Sūtra, expérience du Sūtra, Sūtra, expérience du Sūtra, etc.

«L’accomplissement des Sidhis, qui dans les jours d’ignorance étaient définis comme des pouvoirs super-humains, n’est pas quelque chose de super-humain. Toute chose est à l’intérieur de l’étendue normale de la capacité de l’homme. Manier l’entière vie cosmique est à l’intérieur de l’étendue de la propre nature de chacun, parce que c’est la même nature … Jusqu’à maintenant la philosophie de réaliser les désirs était de lutter … Maintenant nous avons à éveiller l’humanité à une nouvelle philosophie de la vie … Je me rappelle d’un homme d’affaire couronné de succès en Amérique, assit les yeux fermés, qui proclamait le succès dans ses activités en fermant les yeux et en pratiquant la technique de Méditation Transcendantale. C’est le nouveau visage du succès. Le succès réside en utilisant la nature, et la nature est notre propre nature. Plus vous êtes capable de vous gérer vous-même, plus vous êtes capable de gérer le monde.» – Maharishi Mahesh Yogi

Saṁyama est la technique utilisée pour la réalisation des Sidhis. Le but n’est pas de répéter les Sūtras mais de les penser au niveau le plus fin du sentiment et de la manière la plus douce – ‘feeling’. Tout ce passe dans le vide (gap) entre deux Sūtras. L’effondrement du premier Sūtra finit dans la pure abstraction (Puruṣa) d’Atyanta Abhāva et le Sūtra suivant commence à émerger dans le dynamisme d’Anyonya Abhāva. 

Cette expérience du silence devenant dynamisme est réalisée à travers les Sūtras. Si nous ne prenons pas le Sūtra, nous ne stimulons pas (ou nous n’expérimentons pas) ce niveau plus profond de la conscience. Le Sūtra est important pour que les expériences plus fines deviennent claires. C’est cela qui nous donnera la valeur complète non-manifestée: Atyanta Abhāva devient clair et Anyonya Abhāva a une chance d’être expérimenté.

Au niveau le plus fin du sentiment

Maharishi nous enseigne qu’il faut penser les Sūtras au niveau le plus fin du sentiment et de «la manière de penser la plus douce». Ce qui veut dire que plus notre manière de penser les Sūtras est douce, plus grand est le potentiel total de la Loi Naturelle engagé, parce que c’est le niveau de l’intelligence qui est toujours éveillé à la base de toute création. 

«La manière de penser la plus douce est la manière la plus efficace de penser (Softest thinking is most effective thinking). C’est comme arroser les racines plutôt que de mettre de l’eau sur le tronc. Le tronc est une partie qui s’est élevée elle-même au-dessus des racines. Ainsi, la plus douce et la plus efficace manière de fournir la richesse nutritive à tous les aspects de l’arbre est d’arroser les racines – à partir d’où la germination commence. C’est la plus douce; c’est la partie la plus tendre de l’arbre en croissance. Le tronc est déjà devenu trop dur.

«De la même manière que dans cet exemple, lorsque l’on pense une pensée, la pensée émerge de quelque part. Donc, à ce quelque part d’où les ingrédients de la pensée deviennent fertiles et créent la pensée, déjà les membranes du processus de penser se sont durcies suffisamment.

«Chacun – quand il pense, il ne sait pas d’où la pensée commence. Soudainement, il connaît: «Ouais! S’il te plaît vient». Ainsi, d’où le «s’il te plaît» vient (from where the ‘please’ comes), c’est comme si la pensée était déjà devenue dure. La manière de penser la plus douce sera – il y a le sentiment de l’accueillir. Simplement les émotions de l’accueillir parce qu’il [le sentiment] est si bon, pour ceci ou cela. Ce sont les tendres valeurs du processus de penser d’où la pensée commence.

«Pour ceux qui méditent, leur conscience devient familière avec ces valeurs plus fines du processus de penser où la pensée germe – elle devient active. Ainsi, c’est la manière la plus douce de penser. Dans la manière la plus douce de penser, la créativité est maximum. Donc lorsque nous méditons, nous devenons familiers avec les niveaux plus profonds et plus fins du processus de penser, puis nous pensons à partir du niveau le plus puissant de la créativité.

«La nature de la vie est illimitée et infinie. Tous les problèmes et les faiblesses dans la vie s’élèvent du fait que l’homme a seulement connu les valeurs limitées et finies de la vie et n’a pas été éduqué à apprécier la totalité de la valeur infinie et universelle. À travers le programme de Méditation Transcendantale et de MT-Sidhi, il est possible pour l’étudiant d’ouvrir sa conscience à la demeure de toutes les lois de la nature, par laquelle il agira spontanément en accord avec le potentiel total de la Loi Naturelle.» – Maharishi Mahesh Yogi

«C’est pourquoi l’expression est: «À partir de la manière la plus douce de penser, nous engageons la Loi Naturelle totale». Et la Loi Naturelle absolue est totale quand le niveau le plus doux que le plus doux de la pensée germe… C’est la manière la plus douce de penser! Et cette manière la plus douce de penser est à partir de ce niveau de créativité infinie, que nous appelons: «la Constitution de l’Univers».

«Le niveau de la pensée la plus douce concerne la Constitution de l’Univers. La pensée la plus douce anime toute la Constitution de l’Univers qui soutient l’administration ordonnée de toute chose dans l’univers. Ainsi si nous pouvons faire usage de ce niveau de la pensée, alors la maîtrise sur (command over) la nature universelle sera spontanée. Aucune plus puissante créativité n’existe, excepter l’éveil du niveau le plus fin du processus de pensée, qui est soutenu par la Loi Naturelle totale, ou l’administrateur de l’univers.

«Donc, la manière de penser la plus douce est une technique pour engager la Loi Naturelle totale à travailler pour nous. Et si nous pouvons arriver à penser sur ce niveau, alors toute chose sera possible sans beaucoup de stress ou tension et de travail.

«C’est pourquoi, il a été dit que le progrès et la plénitude, et le niveau suprême d’accomplissement complet, N’EST PAS – pas à partir du travail dur mais à travers la pensée douce, la pensée douce. Parce que plus douce est la manière de penser, plus minutieux est l’implication de la Loi Naturelle totale à amener spontanément la plénitude du flot de la pensée, le but de la pensée.

«Donc, nous voulons inviter toute notre chère famille des nations à changer le concept de la vie pour le progrès, pour la réalisation suprême – un niveau où rien n’est impossible. Attention à ces mots! Pour réaliser ce niveau où toute chose est possible… Apprenez et enseignez aux gens l’art et la science de la manière la plus douce de penser.

«Dans la manière de penser la plus douce réside le potentiel total de la Loi Naturelle.» – Maharishi Mahesh Yogi, conférence de presse, 21.01.2004