La mesure subjective de l’invincibilité

Points principaux

  • Le Sankalpa Sidhi
  • Le Veda est la constitution de l’univers
  • C’est l’océan de la mémoire
  • Le domaine de l’accomplissement du Yagya
  • Le sanskrit est le langage védique

En relisant le texte de la conférence de presse du 23.03.2005, où Maharishi parle de la mesure subjective de l’invincibilité, il m’a semblé évident que ce thème méritait d’être partagé.

Maharishi commence en disant: «En Inde, nous avons une mesure subjective. Quelle est la mesure subjective de l’invincibilité? Quelle sont les mesures de l’invincibilité de la conscience? Elle est mesuré en réalisant le but de la pensée.

«Une vague de pensée est une vague de conscience. Une vague de conscience s’élève comme un désir. Si elle est satisfaite, elle se trouve au niveau de l’invincibilité. Elle a réussi à franchir tous les obstacles et ne s’est pas préoccupée des obstacles; elle a atteint son but. En Inde, l’invincibilité est mesurée par le Sankalpa Sidhi, un mot qui signifie la plénitude du désir. C’est la mesure subjective de l’invincibilité en Inde.

L’approche pour créer un monde au niveau de l’invincibilité passe par l’utilisation de la loi naturelle totale qui a été magnifiquement décrite, analysée et expliquée de nombreuse fois ici. Nous n’entrons pas dans la nature sauvage – dans la forêt – sans savoir où se trouve le nord et où se trouve le sud. Nous savons où nous allons. Nous sommes tout à fait convaincus que nous allons créer un monde totalement dépourvu de négativité. En termes indiens, il s’agit de toutes les tendances rajasiques et tamasiques, les tendances très négatives et douloureuses, toutes les douleurs, les maux, les obstacles et les problèmes auxquels le monde est confronté.

Maharishi ajoute: «Lorsqu’une lampe est allumée, elle dépasse les limites, elle se propage. Cela dépend de la puissance de la lumière. L’univers tout entier trouve ses racines dans le Veda. Le Veda est la constitution de l’univers. Non seulement l’Inde, mais aussi l’énorme expansion illimitée de tout l’univers galactique – l’univers en perpétuelle expansion – sont régis par l’intelligence cosmique. La constitution de l’univers est donc le Veda. En Inde, il existe depuis des temps immémoriaux une classe de personnes connues sous le nom de brahmanes védiques. Qu’est-ce qu’on sait d’eux? Ils sont connus pour leur routine quotidienne, qui est différente de celle des autres. Leur routine quotidienne est centrée sur un seul mot, Dharma – le devoir. Mais cette classe de personnes védiques possède cette connaissance totale de la loi naturelle, le Veda, dans sa totalité et dans sa version élargie. Dans sa totalité, le Veda est contenu dans une syllabe, ‘A’. Dans la version élargie, ils voient le Veda dans toutes les valeurs différentes de la variété – un nombre infini de diversité. L’Inde est un pays où cette classe de personnes maintient, dans une certaine mesure, la valeur essentielle et totale de la loi naturelle.

Comme nous l’avons vu à maintes reprises, la loi naturelle totale ne peut être appréhendée qu’au niveau de la pure conscience transcendantale. C’est là que réside le Dharma dans sa totalité, et c’est pour cette raison que seul celui qui est établi à ce niveau est en parfait accord avec la loi naturelle totale et avec l’univers en expansion perpétuelle. 

Au fil des saisons: Cliquez sur les myrtilles sans les écraser pour découvrir le lien caché. (en anglais)

Maharishi poursuit en précisant: «Ainsi, le commandant fondamental de l’univers, la constitution fondamentale de l’univers, le Veda, ne peut être perturbé. Il est éternel, transcendantal et autoréférent. C’est là que se trouvent les Smṛtis, les mémoires. C’est l’océan de la mémoire, qui est Purāṇa. C’est Purāṇa, Smṛti et Śruti – le Veda qui est entendu. Le cerveau des pandits renferme ce merveilleux trésor de toute connaissance et de toute potentialité d’action dynamique. Le cerveau fonctionnant à partir de la considération de la conscience se situe à ce niveau, qui est l’infini omniprésent, imprégnant tous les univers galactiques. Les pandits védiques le démontrent concrètement par le mot ‘Yagya’. ‘Yagya’ signifie ‘Ya’ «qui» et ‘Gya’ «connaissance» – Gyāna. Ce qui est Gyāna, Yagya signifie Gyāna. Le processus de Gyāna, ce qu’est Gyāna, est le paquet de Gyāna, de connaissance. Ce qu’est la connaissance, ce qu’est Gyāna, c’est Yagya.  

C’est clair pour tout le monde?

Il continue son explication: «Cette tradition védique est restée vivante dans le domaine de l’accomplissement du Yagya. Le Yagya, ce chant, est un Yagya qui se répercute dans le domaine de la parole, un Yagya qui s’accomplit dans le domaine des substances objectives. Il s’agit d’un domaine de compétence extraordinaire qui consiste à prendre quelque chose, à l’accomplir grâce à une technique spéciale et à produire quelque chose. C’est cela, et d’un autre côté, on ne prend rien, on ne fait que penser, et on crée quelque chose. De l’autre côté, il s’agit de penser à quelque chose d’objectif et de le transformer en quelque chose d’autre. Cela signifie une capacité totale, une capacité totale – le maître de tout dynamisme. Où se trouve cette capacité totale? Absolument dans le silence éternel. Le siège du Veda est dans le silence – la conscience transcendantale. Grâce à la Méditation Transcendantale, l’esprit humain accède à cette zone qui est un champ de connaissance totale, qui est un champ de possibilité totale d’action. C’est le potentiel humain.

Ici, un explication s’impose afin de bien comprendre la nature de la pure conscience qui est à la fois silence et dynamisme. Au niveau du silence de la pure conscience, seule la pensée suffit. Simplement être capable de penser à ce niveau suffit à produite quelque chose ou à transformer quelque chose. Les pandits védiques, eux, fonctionnent au même niveau mais ils utilise des processus spéciaux afin de générer le changement dans le domaine du dynamisme.    

Maharishi précise: «Que font les pandits védiques? Tranquillement, ils suivent leur propre routine quotidienne, qu’ils ont héritée de leurs parents – la routine de vie védique indienne. Les brahmanes de l’Inde, par leurs accomplissements de Yagyas, amènent le transcendantal au niveau du fonctionnement du comportement. C’est la philosophie du Yagya qui introduit le transcendantal dans les domaines du comportement. Tout cela est une grande bénédiction pour tout le monde. 

«Lorsque la lumière est allumée, l’obscurité disparaît. L’obscurité ne disparaît pas en combattant l’obscurité; l’obscurité disparaît simplement avec l’apparition de la lumière. 

«Dans la terminologie védique, nous apportons le Satoguna, la cohérence dans la conscience collective. Alors le Rajoguna et le Tamoguna, ces éléments perturbateurs et ces choses regrettables, disparaissent simplement avec l’arrivée de la lumière, le Sattva est là. 

Tout le monde suit…

Maintenant Maharishi aborde un point important: «Le sanskrit est le langage védique qui est le langage du domaine transcendantal. Là est le Veda. Le Veda est la réalité du domaine transcendantal. À travers la Conscience Transcendantale, il est de plus en plus clairement expérimenté, de plus en plus minutieusement expérimenté dans notre propre conscience autoréférente.

En conclusion

Les solutions sont toujours disponibles pour l’ensemble de l’humanité parce que la loi naturelle totale ou la volonté de Dieu imprègne chaque parcelle de la création.

Il est certain, qu’il convenait de commencer en Inde, là où les pandits védiques sont disponibles en grands nombres et où cette tradition védique est préservée.

Il faut saluer ici, le prodigieux travail de Sa Sainteté Maharishi Mahesh Yogi qui a complètement restauré la connaissance védique sous la forme de la Science Védique qui porte son nom. Et comme cela ne suffisait pas, il a aussi formé les pandits védiques a retrouvé le chemin de la transcendance et celui de réciter les hymnes védiques à ce niveau en prenant soins de respecter les espaces entre les mots. C’est ainsi que les pandits védique Maharishi offrent le flot du Veda d’une manière fluide et agréable à l’écoute. 

Comme nous l’avons vu, avec le Sankalpa Sidhi, qui signifie «la plénitude du désir», l’accomplissement védique des Yagyas a retrouvé son rôle d’origine et par là même, la fonction naturelle de pandits védiques, pour la plénitude de la vie. Nous sommes maintenant dans la Science Védique, la science de la totalité de la vie et nous voulons en connaître toute l’étendue. Le miracle se produit maintenant sous nos yeux. 

Comme le dit Maharishi: «Qui crée ce miracle? L’intelligence cosmique, la loi naturelle totale, la volonté de Dieu – omniprésente, omnisciente, omnipotente. La volonté qui a conçu le monde est la lumière omniprésente, omnisciente et omnipotente de Dieu, qui a créé le monde à son image. Le monde a été créé à l’image de Dieu. L’homme a été créé à l’image de Dieu. Toutes les religions, dans leurs différentes expressions à travers les âges, ont chanté ce chant de la vie.

Questions (essayez de répondre à ces questions simplement et pour vous-même)

  • Vous est-il déjà arrivé d’avoir le sentiment que la réalisation de vos désirs était le fruit d’une pure intention?
  • Si le Veda, la constitution de l’univers, régit la création, à quoi servent les constitutions nationales puisqu’elles sont immanquablement distordues par rapport à l’origine?
  • Comment faire l’expérience de l’océan de la mémoire sans risquer de se noyer?
  • Pourquoi les Yagyas sont-ils restés purs au fil des âges?
  • N’y a-t-il pas une contradiction à dire que le sanskrit est le langage du domaine transcendantal?
«Le niveau Purushottam de l’intelligence contient tous les niveaux de l’intelligence en lui; il contient l’univers entier en lui. Ce niveau d’intelligence suprême, éveillé par l’accomplissement en groupe du Vol Yogique, élèvera la qualité d’administration de tout gouvernement à la qualité suprême d’administration de Purushottam. Le gouvernement individuel restera en parfaite alliance avec le Gouvernement de la Nature.» – Maharishi Mahesh Yogi

Le rôle particulier de la terre du Veda

Pandits Védiques Maharishi: Ganapati Atharvasirsha Upanishad. Ganapati ou Ganesh est toujours invoqué avant toute célébration.

L’Inde est en train de connaître un renouveau spirituel depuis bon nombre d’années, grâce en particulier à Maharishi, qui a remis au goût du jour, le Yoga dans sa forme la plus pure et les Yagyas, ces cérémonies accomplies par des pandits védiques. Formés directement par Maharishi, ils ont retrouvé le chemin de la transcendance et aussi celui de la récitation, en prenant soins de marquer les espaces entre les sons védiques.

Conférence de presse mondiale du 30 mars 2005

Dr Hagelin: «Les pandits védiques sont les gardiens de la connaissance védique. Quelle est la particularité de l’Inde qui en fait la terre du Veda, et pourquoi joue-t-elle un rôle si particulier dans la transformation spirituelle du monde?»

Maharishi: «La vie va de la complète valeur non-manifestée à la manifestation lente, à la manifestation, à la manifestation, et à l’énorme, immense manifestation de la valeur physique universelle. La vie va du grossier au subtil. Au point le plus subtil se trouve la loi naturelle totale, à partir d’où les étincelles de l’individualité commencent. Elles grandissent, grandissent, grandissent, grandissent et deviennent à nouveau l’infini à la fin. L’infini à la fin, l’infini au commencement – le domaine entier est l’infini, l’infini, l’infini.

«C’est une chose très naturelle. Il n’y a rien de spécial. C’est une chose très naturelle. Dans la conscience du monde entier, il doit y avoir quelque part tous les bouleversements, et quelque part la paix et le calme. Vous voyez, même dans la structure du globe il y a des montagnes et de l’eau profonde. Il y a le silence au milieu d’une énorme quantité de bouleversements. Donc, ça continue. C’est la vie, rien n’en est en dehors, donc c’est normal.

«Tout est partout. Ce que quelqu’un prend pour lui-même dépend de l’individu. Comme dans le jardin, tous les différents fruits sont là. Cela dépend de qui prend quel fruit. C’est tout. Les yeux: chacun voit à travers les yeux. Cela dépend de ce que l’on commence à apprécier. On entend. Ce que l’on entend, ce que l’on ne veut pas entendre, dépend de l’individu. Alors, quand cela dépend de l’individu, nous voyons, dans le contexte du sujet d’aujourd’hui, quel est le degré de cohérence ou d’incohérence. Juste cela, combien de cohérence, combien d’invincibilité, et combien de non-invincibilité il y a. Tout ce que nous voulons considérer dans la vie, nous pourrons le faire du point à l’infini.

«Cela s’est avéré très bon après cinquante ans. Maintenant, nous démontrons l’effet collectif. Nous commençons à partir de la demeure de toute connaissance, ‘Veda Bhumi Bharat’, la terre du Veda, la terre de la Constitution de l’Univers, le Veda. Commençons à partir d’ici. Quand c’est la terre de la Constitution de l’Univers, c’est la terre de toutes les possibilités – tout et n’importe quoi.

«Nous allons démontrer une possibilité pratique de la vie pour toute nation, pour tout groupe de personnes dans une nation, pour même des organisations individuelles. C’est une grande et énorme promesse de Connaissance Totale. C’est notre possession naturelle. Nous rugissons comme un lion aujourd’hui parce que c’est notre statut. C’est la connaissance; c’est le principe d’action; c’est le pouvoir de l’autorité que nous avons. C’est la grâce de Guru Dev, aussi nous disons toujours, ‘Gloire à Guru Dev, gloire à la tradition des Maîtres Védiques’.

«‘Vedo Akhilo Dharma Mūlam¹’ – le Veda est le gardien de tout dharma, de tout devoir, de toute action. L’action est fondée sur la connaissance. Si la connaissance n’est pas juste, alors l’action ne sera pas juste. Si la connaissance est bonne et totale, alors l’action sera bonne et totale, et toutes les possibilités seront là. Nous allons démontrer toutes les capacités possibles avec les réalisations védiques. Nous allons transformer la qualité de la conscience indienne. Il ne nous reste plus qu’à voir quand cela se produira. Cela doit arrivé parce que les pandits seront là. Ils vont se réveiller. Cette tradition de pandits védiques a été complètement ignorée, mais nous voulons la maintenir. Alors tout ce qui est bon va arriver.

«Peu importe ce qui a été fait jusqu’à présent. Nous avons fixé un objectif. Il suffit de voir comment le gouvernement de l’Inde se comporte. … De voir quand ce gouvernement passera à un certain genre de pensée juste. La pensée juste sera la pensée védique – tous les Devatas, tous les Yagyas, et tous ces Graha-Shantis.

«Ma joie est de voir comment cela a émergé de cette façon avec la grâce de Guru Dev. De voir comment cela a émergé, comment les réalisations védiques vont transformer le sel en sucre. Ce miracle va se produire. Nous considérons qu’il s’agit d’un évènement très objectif, très naturel, en raison de la perfection du système de l’administration de l’univers par la loi naturelle, le Dharma.

«Nous avons proclamé le niveau de l’évènement. Alors nous connaîtrons notre succès. Nous pensons que tout est bien. Voyons comment l’apogée de la réalisation, l’intensité de Sattva arrive dans la conscience nationale. Pour cela, nous avons fixé un niveau. Lorsque le gouvernement de l’Inde déversera de l’argent aux pieds des pandits védiques pour les Yagyas, les Graha-Shantis et les accomplissements védiques, alors nous saurons que le gouvernement est parvenu à la pensée juste.

«À partir du niveau de pensée erroné actuel, combien de temps cela prendra-t-il? Peut-être le jour prochain, peut-être la semaine prochaine, peut-être le mois prochain, peut-être l’année prochaine, peut-être dans cent siècles – peu importe. Nous devons seulement voir quand cela se produira, et cela dépendra du nombre de pandits que nous pouvons engager. Les pandits sont tous engagés ici et là, mais tout dépend de combien de pandits nous pouvons engager.

«Nous apprécions notre propre vogue et invitons les autres à voguer avec nous. C’est un très bon moment pour nous d’examiner notre propre connaissance, notre propre pouvoir, notre propre simplicité, et à quel point cela peut être efficace. Quand l’un des plus grands pays dans le monde se réveille au sens correcte de jugement, quand la mort se transformera en vie, ce sera la mesure de notre succès.

«Voyons voir ce que nous sommes capables de faire et à quel point nous sommes capables de le montrer et d’être nous-mêmes satisfaits. Oui, allez-y. C’est un très grand et agréable moment pour nous, un moment très agréable pour nous. C’est agréable.»

Entre espoir et volonté, le chemin de la plénitude est à la fois long et court. En Inde, on parle du chemin sans chemin, celui du Soi au Soi. La Bhagavad-Gītā a même cette merveilleuse expression: La réalisation n’est pas quelque chose qui vient de l’extérieur: c’est la révélation du Soi, dans le Soi, par le Soi… Cela va soi, n’est-ce pas!


¹ vedo akhilo dharma mūlam: voir Le Veda est la racine de toutes les lois

Les critères pour déterminer son devoir dans la vie

Conférence de presse mondiale du 09.11.2005

Dr Hagelin: «Merci beaucoup, Maharishi. Une deuxième question qui a souvent été posée par les étudiants, concernant l’action juste pour un étudiant, l’accomplissement du Dharma pour un étudiant. Dans le commentaire de Maharishi sur la Bhagavad-Gita, il définit le Dharma comme «l’activité qui soutient l’évolution d’une personne en accord avec la Loi Naturelle». Et la semaine dernière, Maharishi a cité l’expression Védique suivante: «Établi dans ton propre dharma, accomplis le devoir qui t’est assigné». Il est donc évident que l’accomplissement de son Dharma est essentiel au progrès spirituel et matériel de la vie. Ma question pour Maharishi est la suivante: Comment un étudiant peut-il savoir quel est son Dharma, afin d’accomplir le devoir qui lui est assigné dans la vie? Existe-t-il des critères que l’on peut utiliser pour déterminer quel est son véritable Dharma?»

Maharishi: «Les critères se trouvent dans un aspect Védique de la connaissance appelé Jyotish. Jyotish est un niveau de conscience qui exprime la véritable lumière de sa propre existence, la valeur totale en soi. Jyotish donne tous les critères sur la base de son propre langage. Il révèle les différentes influences – de l’infini à la valeur de point – au moment de la naissance.

«L’enfant est né. La naissance n’est jamais un accident. Il est bien calculé, très systématiquement calculé où une personne particulière va naître, à quel moment. Et il y a un système de calcul de ce qu’il est né à faire, de ce qu’il est né à apprécier.

«La grande variété de la diversité, toute la diversité, a été en gros divisée en quatre parties – un, deux, trois, quatre. Il existe une grande quantité de connaissances très précises, très diversifiées et très unifiées qui déterminent complètement le dharma de la personne. C’est la tradition familiale de l’aïeul, de son aïeul et de son aïeul – comment elle se présente lorsque l’enfant naît – qui détermine s’il naît dans la première catégorie, la deuxième catégorie, la troisième catégorie ou la quatrième catégorie.

«Les catégories d’espèces différentes sont la même chose que les catégories de graines différentes. Il y a la catégorie des pommes, il y a la catégorie des bananes, il y a les céréales, il y a le blé, il y a toutes ces catégories différentes. Que se passera-t-il si vous faites pousser du riz dans un champ qui est très fertile pour la culture du blé? Le riz poussera, mais ce sera une sorte de croissance très faible du riz. Si un enfant naît dans une famille qui exerce la profession d’enseignant, et si cet enfant devient un constructeur, il ne sera pas aussi efficace en tant que constructeur qu’en tant qu’enseignant.

«Il existe une grande science de la compréhension de la division naturelle de la vie. Certaines vies naissent pour être sur cette terre ici, ou sur la lune là-bas, ou sur le soleil, ce soleil ou ce soleil, cette lune ou cette lune – si différents. La naissance dans un lieu détermine l’action dans cette espèce. Il ne le sait pas, mais la tradition des espèces humaines le sait.

«Chacun a une langue maternelle. Où que l’on soit né, on a une langue maternelle. Peu importe les différences dans la langue maternelle, mais on naît avec une langue maternelle. La mère lui dit «A». L’enfant répète le mot «A». La mère va vers lui et dit «A». L’enfant vient à elle. Voilà le Dharma spontané, le devoir pour lequel il est né. Chacun naît pour parler sa langue maternelle. Chaque mère est née pour parler à son enfant dans sa propre langue maternelle.

«Il existe déjà une grande spécificité dans tous ces domaines de la diversité. Ce n’est pas un domaine inconnu. Ceux qui ne savent pas, ils ne savent pas. Mais ceux qui savent, ils savent. Il y a un certain naturel dans la division de son propre devoir. Qu’il s’agisse d’un Brahmane, d’un Kshatriya, d’un Vaishya, d’un Shudra, d’un Mlechchha ou de quoi que ce soit d’autre, tout est attribué. Il y a une grande science de la compréhension à ce sujet, et ce n’est pas une erreur. Ce n’est pas un système de division créé par l’homme. C’est naturel, c’est automatique, c’est spontané, c’est universel.

«L’Inde a conservé toutes les valeurs de la Culture Védique. La Culture Védique comprend tous les devoirs des Brahmanes, des Kshatriyas, des Vaishyas, des Shudras et des Mlechchhas – tout cela. Le mélange de tout cela est ce qui présente le comportement du Kali Yuga. Le mélange est une impureté. La pureté est le devoir naturellement ordonné, naturellement spécifié de sa propre naissance – le devoir de sa propre naissance.

«Il existe un terme américain «les droits de l’homme». . . . Le droit humain fondamental est l’Intelligence Cosmique – «Aham Brahmasmi, Je suis la Totalité». C’est le droit de chacun, qu’il soit Brahmane, Kshatriya, Vaishya ou Shudra, car il est au-dessus de tout. Il y a donc un monde de division; il y a un monde de valeur complètement unifié dans le septième état de conscience. Nous enseignons aux gens les sept différents états de conscience – nous leur enseignons l’unité – en atteignant ce niveau de manière séquentielle, en accomplissant le devoir qui nous a été attribué. Ensuite, nous arrivons au niveau où la tâche assignée pourrait être l’Intelligence Cosmique, l’état d’unité, l’état d’intelligence divine.

«Le gouvernement sera alors ce que le Dr Hagelin a appelé un Gouvernement de la Paix, doté d’un dynamisme infini. Nous sommes en train de créer le Gouvernement de la Paix. Très bientôt, les groupes créateurs de paix dans le monde créeront le Gouvernement de la Paix.»

Le Ramayana dans le contexte de la littérature védique

Par William F. Sands, professeur adjoint de Science de l’Intelligence Créatrice et de Sanskrit à l’Université Maharishi de Management, dans l’Iowa, aux États-Unis, le 8 mai 2008

Extraits de: “Natural Law in the Valmiki Ramayana in the Light of Maharishi Vedic Science and Technology”, Volume 8, Number 1 (1998), numéro du Jubilé d’Argent, Université Maharishi de Management, aux États-Unis.

Introduction
Au cours des 38 dernières années, Sa Sainteté Maharishi Mahesh Yogi a reformulé l’ancienne sagesse védique de la vie en une science complète de la conscience, sa Science et Technologie Védique. Ce faisant, Maharishi a démontré que la littérature de la Tradition Védique n’est pas l’œuvre de différents auteurs, de différentes périodes historiques; c’est plutôt la description précise de la source unifiée de l’ordre de la nature, un domaine auto-interactif de conscience pure – d’éveil pure – qui est l’intelligence administratrice de l’univers. 

Maharishi décrit ce domaine comme le niveau le plus fondamental de la loi naturelle, car toutes les diverses lois de la nature qui donnent naissance et structurent le vaste univers matériel trouvent leur origine dans ce domaine unifié de l’intelligence. En outre, Maharishi a mis en lumière des procédures pratiques de la Tradition Védique qui permettent à quiconque d’expérimenter et de développer directement ce niveau le plus fondamental et le plus puissant de loi naturelle dans leur propre conscience. C’est ce qu’il explique comme l’accomplissement ultime, l’épanouissement du potentiel total de la vie humaine dans les états supérieurs de conscience.

Les commentaires de Maharishi sur la littérature védique, à la fois dans ses écrits et dans des milliers d’heures de conférences, ont fourni aux chercheurs et aux étudiants une connaissance approfondie de la littérature védique comme les manuels théoriques et pratiques de la conscience. Bien que Maharishi n’ait pas commenté chaque verset et sutra de cette vaste littérature, il a néanmoins fourni une compréhension suffisante de ses thèmes prédominants. Cet article illustrera comment les commentaires de Maharishi sur la littérature védique et son exposition de la loi naturelle peuvent être utilisés pour montrer comment le Ramayana de Valmiki développe un de ses thèmes clés, la nature et l’application pratique du ‘dharma’. Le dharma est un concept d’importance singulière tout au long du Ramayana, car pratiquement tous les comportements du récit sont évalués en termes de conformité ou de non-conformité à celui-ci.

Les chercheurs modernes considèrent le dharma comme un ensemble de codes comportementaux vaguement codifiés, profondément enracinés dans la culture de l’Inde ancienne et transmis de génération en génération. Cependant, Maharishi fournit une compréhension plus profonde dans son commentaire sur un autre aspect de la littérature védique, la Bhagavad-Gita. Dans le commentaire de Maharishi, le dharma à son niveau le plus fondamental est le potentiel total de la loi naturelle, l’intelligence administratrice de l’univers entier; à un niveau plus exprimé il représente les lois de la nature qui soutiennent l’évolution de toute vie dans la création. Quand le comportement est en accord avec ces lois de la nature, alors c’est un comportement juste – évolutif pour l’individu et la société. Maharishi explique, cependant, qu’il n’est pas nécessaire de comprendre toutes les lois de la nature; on peut plutôt apprendre à vivre spontanément en accord avec la loi naturelle grâce aux technologies de sa Science Védique.

Le Ramayana dans le contexte de la littérature védique 

Le Ramayana de Valmiki a longtemps occupé une place spéciale dans le cœur et l’esprit du peuple de l’Inde. Il raconte l’histoire de Rām, le grand et noble prince de l’ancienne Ayodhya, qui, à la suite, d’un plan trompeur visant à saper sa souveraineté, fut banni dans la forêt pendant quatorze ans avec son illustre épouse Sita. L’histoire des aventures de Rām dans la forêt, sa victoire sur le maléfique Ravana, son retour triomphal à Ayodhya, et la civilisation idéale sous son règne, ont été une source d’inspiration pour des millions de personnes à travers les âges.

Bien que le récit ait été un vrai bonheur pour tant de gens, Maharishi souligne la valeur profonde du Ramayana dans sa relation avec toute la littérature védique. Il explique que la littérature védique est beaucoup plus qu’une collection de livres sur une variété de sujets; elle est l’expression du niveau le plus fondamental du fonctionnement de la nature, le dynamisme auto-interactif du champ unifié de la conscience pure. La perspicacité de Maharishi est que l’univers entier – y compris toutes les diverses lois de la nature qui donnent naissance et administrent chaque aspect de la vie individuelle et cosmique – est l’expression d’un domaine illimité d’intelligence pure. Il décrit ce domaine comme étant la conscience autoréférente, un domaine d’éveil, omniprésent, le constituant essentiel de la création au-delà du temps, de l’espace et de la causalité: «La conscience est l’éveil, la vigilance illimitée, l’intelligence pure, l’existence pure, la plénitude autoréférente, toute connaissance – la source autosuffisante et non manifestée, le cours et le but de toute création.»

Maharishi décrit les différents aspects de la création comme les ondulations et les vagues dans ce vaste océan de vie. Il explique que dans ce domaine de l’éveil, toutes les activités de la vie sont créées, contrôlées et administrées. Maharishi se réfère à la conscience autoréférente comme «le potentiel total de la loi naturelle», car elle est la source de chacune des infinies lois de la nature qui administrent chaque aspect de la vie: «Toutes les lois gouvernant les différents domaines de l’excitation dans la nature, toutes les lois innombrables connues dans les sciences ont leur source commune dans ce domaine du pouvoir d’organisation absolu».

Maharishi explique qu’à travers sa propre dynamique auto-interactive, la conscience autoréférente s’exprime comme les formes et phénomènes diversifiés de la création. En assumant le rôle d’univers matériel, elle se meut en elle-même, créant une structure dynamique dans son silence éternel. Cette structure est appelée Śruti, que Maharishi décrit comme «la vibration de l’intelligence sous la forme d’un son généré par la dynamique autoréférente de la conscience – ces sons spécifiques qui construisent la conscience autoréférente». Ces sons sont la littérature védique à son niveau le plus fondamental, et c’est leur enregistrement phonétique que l’on retrouve dans les textes védiques. Maharishi souligne que Śruti est «les sons qui sont à notre disposition dans le Veda et la littérature védique. Grâce à l’utilisation appropriée de ces sons, toute la technologie védique – toute l’ingénierie de la création, tous les secrets du fonctionnement silencieux de la nature – nous est disponible.»

Tony Nader, M.D., Ph.D.*, travaillant en étroite collaboration avec Maharishi, a découvert que ces sons, disponibles dans la littérature védique sous forme de sutra et de versets, sont aussi la base fondamentale et l’ingrédient essentiel de la physiologie humaine. Il a documenté une corrélation précise entre les 40 aspects de la littérature védique et la physiologie humaine, trouvant qu’il y a une correspondance exacte entre la structure et la fonction de la physiologie humaine, et la structure et la fonction de la dynamique auto-interactive de la conscience autoréférente. C’est ainsi que nous trouvons dans cette description la base de la fiabilité du Ramayana comme guide pour une vie et un comportement appropriés. Le Ramayana de Valmiki n’est pas la fabrication d’un auteur ancien, ni une fantaisie poétique, mais l’expression de la dynamique fondamentale du fonctionnement de la nature.

* Tony Nader, M.D., Ph.D., a été couronné Maharaja Adhiraj Raja Raam, le premier dirigeant du Pays Mondial de la Paix sur Terre, en octobre 2001, pour ses recherches scientifiques exceptionnelles et sa découverte de la conscience dans physiologie humaine.

À propos de l’auteur: William F. Sands est professeur adjoint de Science de l’Intelligence Créatrice et de Sanskrit à l’Université Maharishi de Management. Il est titulaire d’un B.S. de l’Université de Georgetown et d’un M.S.C.C.I. de l’Université Européenne de Recherche Maharishi. Il a obtenu sa maîtrise et son doctorat à l’Université Internationale Maharishi, où il a reçu le prix Vyasa pour la thèse de doctorat exceptionnelle de sa promotion de diplômés. Il étudie le sanskrit depuis plus de 17 ans. Le Dr Sands a écrit un article sur la Théorie Absolue du Gouvernement de Maharishi dans le Ramayana de Valmiki.

Pour la version en anglais: https://excellenceinaction.globalgoodnews.com/2008/08-may/may1.html