La physiologie humaine: Expression du Veda et de la littérature védique

Cette article reprend le thème de la cognition védique abordée plusieurs fois dans ce blog.

La source universelle de tout ordre a en elle-même toutes les diverses lois de la Nature gouvernant la vie à tous les niveaux de l’univers manifesté. La création entière, animée et inanimée, est fondée sur ces lois et leur déploiement séquentiel.

L’une des principales questions en psychologie concerne la relation entre l’esprit et le corps. Il existe un grand nombre d’idées à savoir comment ils sont connectés. Le Dr Nader (Maharaja Adhiraj Raja Ram) est l’un des éminents défenseurs de l’idée que l’esprit et le corps sont tous deux issus d’un ensemble plus profond de lois ou principes universels qui gouvernent l’univers. Selon le Dr Nader, ces lois ont été énoncées dans les temps anciens dans les archives védiques de l’Inde.

Les lois de la Nature décrites dans les Vedas sont les lois subjectives de la nature qui structurent notre esprit et notre psyché. Les voyants de l’ancienne tradition védique en sondant les profondeurs de leur conscience découvrirent ces lois, plus ou moins de la même manière que Newton ou Einstein, lorsqu’ils ont découvert les lois de la gravitation universelle ou de la relativité générale, en jouissant d’une vive expérience de compréhension soudaine ou une sorte de profonde ‘perspicacité’ de ces lois. L’expérience des voyants n’était pas au niveau de la réflexion, ou de la conjecture théorique, ou de l’imagination, mais au niveau de l’expérience directe, qui est plus vive, distincte, claire et ordonnée que l’expérience sensorielle.

Ce que les voyants ont fait, c’est permettre à leur esprit de s’apaiser dans son état silencieux et d’observer leur conscience devenir active. Les voyants ont décrit clairement le processus séquentiel par lequel les pensées surgissent dans l’esprit conscient. Ils ont ensuite écrit ces descriptions dans les l’hymnes védiques. Les scientifiques modernes évitent généralement les discussions sur les moyens subjectifs d’acquérir la connaissance parce qu’ils les considèrent comme peu fiables. Cependant, toute la connaissance humaine est subjective parce qu’elle existe dans nos esprits. Quelque part au fond de nous, se trouvent les structures mentales qui gouvernent la connaissance fiable. En tournant la conscience à l’intérieur grâce aux techniques de méditation, les anciens découvrirent une méthode permettant aux excitations de l’esprit de s’apaiser afin qu’ils puissent voir les structures silencieuses de l’esprit. Une fois les excitations de la pensée apaisées, les voyants pouvaient observer les premières excitations de l’esprit commencer à se manifester, et ce fut en pénétrant ces fines excitations qu’ils ont pu élaborer les structures de l’esprit.

Le point clé suivant dans la logique est que les lois de la nature qui structurent la conscience humain sont les mêmes que celles qui structurent le cerveau et l’univers. Ce point clé est généralement accepté par la science moderne, mais le Dr Nader l’amène à une étape supérieure. Le Dr Nader fonde son livre sur la compréhension que les lois fondamentales de la nature sont les expressions de la littérature védique. Si c’est le cas, alors il devrait être possible de montrer la relation entre ces lois et la structure de quelque chose dans l’univers. Le Dr Nader entreprend cette tâche, et connecte la littérature védique à la structure du cerveau humain et du système nerveux. Il commence par montrer comment les lois de la Nature se déploient séquentiellement depuis les niveaux les plus profonds dans le Champ Unifié de la Loi Naturelle, la source de la création physique selon les physiciens. Il montre ensuite la structure parallèle de la littérature védique, et commence à connecter les deux structures.

Puisque l’esprit humain et le cerveau humain sont si intimement connectés, il est logique de vérifier les structures parallèles entre les lois de la Nature qui sont proposées pour décrire l’expérience subjective consciente et les structures de la physiologie. C’est exactement ce que le Dr  Nader a fait. Son livre expose systématiquement la relation entre les lois subjectives de la Nature décrites dans les hymnes védiques, et les lois objectives de la Nature qui se trouvent dans la structure du système nerveux humain.

Quand les voyants védiques apaisèrent leurs esprits dans la pure conscience, la première vague d’activité fut une transformation de la conscience silencieuse en une triple structure de connaisseur, de connu et de processus de connaissance. Le Dr Nader montre comment cette triple structure dans la physiologie est reflétée dans le reste de la littérature védique, et correspond à une structure de regroupement en trois parties dans la physiologie. Le livre du Dr Nader est disponible à tous ceux qui sont intéressés par une recherche systématique pour connecter les structures mentales et le cerveau. Ses travaux indiquent à la fois comment l’univers mental peut être organisé, et simultanément comment cela peut être relier aux structures du cerveau. Son livre est très important, pour quiconque cherche à développer des théories esprit-corps, à lire et à considérer.

La lecture de la littérature védique en Sanskrit

La récitation anime aussi les qualités fondamentales de la conscience incarnées par les aspects spécifiques de la littérature védique

Lire les Brahma Sutras, par exemple, anime l’Absolu éveillé (la Totalité vivante – la Jéïté ou l’Être) qualité de l’intelligence. Marci Freeman, un des deux premiers étudiants à recevoir un doctorat en lecture de la littérature védique, a rapporté cette expérience en lisant les Brahma Sutras: “Ma conscience est devenu immense, mais toute chose autour de moi paraissait comme une partie de moi comme ma propre main. Toute chose est devenu partie de mon Soi et mon Soi était en même temps dans toute chose.”

Maintenant la recherche scientifique commence à fournir une fondation objective pour comprendre les rapports subjectifs de ceux qui lisent la littérature védique: plus grande félicité et clarté, plus de support de la nature, plus grande animation de la totalité et croissance améliorée des autres caractéristiques de l’illumination, même les transformations positives de l’environnement.

En tant, que directeur du lab d’EEG et de psychophysiologie à l’Université Maharishi de Management, Dr. Fred Travis a mesuré les modèles d’onde cérébrale, le rythme cardiaque et respiratoire et la résistance de la peau durant la récitation de la littérature védique et a trouvé que les modèles physiologiques sont assimilés à ceux perçu durant la pratique de la technique de Méditation Transcendantale. La conclusion préliminaire suggère que lorsque les méditants lisent la littérature védique, ils expérimentent la pure conscience, le niveau le plus profond de la conscience, même avec les yeux ouverts, lisant à voix haute. C’est un résultat remarquable, révélant une intégration du dynamisme extérieur de la vie avec le silence intérieur de la pure conscience – le signe de l’illumination. “L’aspect illimité de la vie devient une expérience permanente même dans toutes les limites de la vie de tous les jours,” dit Jim French, un homme d’affaires de l’Iowa qui lit la littérature védique chaque jour. “Ainsi que l’illimité et le silence, lire souvent produit une grande abondance de félicité propagatrice.” Professeur Nader résume les effets de ce programme de la manière suivante: “Quiconque ne vit pas la perfection dans la vie, peut atteindre la haute dignité de la vie pour laquelle sa physiologie fut originellement construite en pratiquant le technique de Méditation Transcendantale et la lecture de la littérature védique.”

Lire la littérature védique en Sanskrit, un autre caractère du programme, a l’effet d’équilibrer la physiologie cérébrale et de cultiver la conscience à s’écouler spontanément dans une direction évolutive. La lecture de la littérature védique en Sanskrit cultive l’état pleinement vigilant et pleinement éveillé de la conscience, où l’on pense et l’on agit en accord avec la loi naturelle.

Les Technologies Védiques du Son

L’univers, selon les physiciens, est un monde d’ondes et de vibrations. Le Veda, le plan pour ce monde, de ce fait doit avoir une structure en termes d’ondes et de vibrations. Effectivement, le Veda est connu comme ‘Shruti’, un mot sanskrit signifiant ‘ce qui est entendu’. Le Veda a une valeur transcendantale appelée ‘para’ en sanskrit, qui est éternelle et au-delà de tout changement. Sur l’autre extrême, il a aussi une valeur exprimée comme son, ‘bhaikhari’. Puisque le Veda est en fin de compte, fonction d’onde ou son, les méthodes de traitement qui ont l’influence la plus fondamentale sur un processus de maladie sont celles qui agissent à ce niveau. La médecine védique est en effet une science qui exploite ces niveaux de la nature.

Le Veda, la fondation de l’Ayur-Veda, possède la qualité d’auto-réparation, la base de la guérison naturelle.

Le Veda, le plan pour la physiologie humaine, contient à l’intérieur de sa structure les ingrédients essentiels pour l’auto-réparation. Cette propriété du Veda est à la fois le résultat et la cause de sa nature immortelle. Le Veda est resté relativement libre de corruption malgré qu’il fut maintenu par des gardiens humains sujet à l’erreur, les pandits védiques, tout au long des générations.

Source: Lancaster

Ma récente découverte sous la direction de Maharishi a fait ressortir une relation précise entre les structures et les fonctions des différents aspects de la littérature védique, et les structures et  fonctions de la physiologie humaine, menant à la conclusion que le corps humain est une réplique du Veda. Les sons du Veda sont l’intelligence qui structure de la physiologie humaine. Ces sons sont utilisés dans la Technologie de Vibration Védique Maharishi pour animer le fonctionnement ordonné de la physiologie, et ainsi de soulager la douleur.

Le mécanisme d’action

De la perspective de la Science Védique de Maharishi, la physiologie humaine est une expression des structures fondamentales de la loi naturelle, qui non seulement sous-tendent les structures et le fonctionnement ordonné du corps, mais aussi sous-tendent et gouvernent le fonctionnement ordonné de l’univers entier. Ces lois existent sous une forme non-manifestée dans un domaine non-manifesté d’intelligence appelé ‘Ātmā’ dans la terminologie védique. La théorie moderne du champ quantique décrit ce domaine d’intelligence comme le Champ Unifié de la Loi Naturelle.

Comme les lois de la nature s’expriment elle-mêmes dans la création matérielle, elles émergent premièrement comme des ondes. Ces ondes dynamiques dans leur expression subtile sont disponibles dans les sons du Veda et de la littérature védique. De cette perspective, toute matière, incluant les cellules, les tissus, les organes et la physiologie entière, est basée sur ces vibrations de la loi naturelle. Les sons du Veda sont l’intelligence à la base de la physiologie.

Les principes décrivant la transformation d’une condition de la physiologie en une autre condition sont aussi disponible dans le Veda et la littérature védique. Ces principes expliquent qu’au niveau du champ de la pure intelligence, les transformations d’un son en un autre sont les mécanismes de transformations de la loi naturelle responsable des processus évolutifs dans la nature.

La Technologie de Vibration Védique Maharishi utilise la connaissance de ces principes et des sons spécifiques du Veda et de la littérature védique correspondant à des parties spécifiques de la physiologie. En utilisant, le son et la technologie corrects, l’expert anime l’intelligence à la base de cette partie de la physiologie pour transformer le fonctionnement désordonné en un fonctionnement ordonné.

Les domaines les plus avancés de la théorie du champ quantique et des dynamiques non-linéaires, comme décrient dans les théories d’auto-organisation et la théorie du chaos de la science moderne, aident aussi à comprendre comment le désordre (dans ce cas, la maladie) peut être instantanément transformée en ordre (la santé).

Source: ?

Une approche occidentale du son

Les études scientifiques ont montré depuis longtemps que les sons, incluant la musique, sont des formes d’énergie vibratoire qui peuvent avoir un impact significatif sur les organismes vivants. Par exemple, il est connu que la musique ‘rock and roll’ provoque un ralentissement de la croissance chez les plantes alors que les symphonies de Beethoven produisent une croissance supérieure. Les scientifiques ont récemment appris que les particules d’un atome d’oxygène vibrent dans un ton majeur et que même les brins d’herbe ‘chantent’.

Pendant des années, de nombreuses études ont été accomplies sur les effets du son sur la physiologie humaine. Dans les trente dernières années, il y a eu un regain d’intérêt dans les effets physiologiques et psychologiques de la musique. Les scientifiques ont trouvé que certains sons peuvent nous rendre malade et que certains peuvent nous garder bien portant, à la fois émotionnellement et physiquement.

Hors de l’harmonie

Des études récentes montrent que les qualités vibratoires des composants cellulaires sont reliés à leurs capacités fonctionnelles. Par exemple, les vibrations de la molécule myoglobine lui permettent de transporter les molécules d’oxygène à l’intérieur et à l’extérieur de la protéine. Les qualités vibratoires des protéines sont aussi pensées être des composantes importantes des sites actifs d’enzymes. Les vibrations variables de l’ADN peuvent être instrumentales dans la détermination des propriétés de l’ADN, telles que la régulation de fonction modèle et de liaison ADN-protéine.

Quand la maladie commence à se développer dans la physiologie, les vibrations cellulaires sont significativement changées. Par exemple, une maladie infectieuse peut représenter un changement de la fréquence caractéristique des cellules ou tissus à la fréquence de la bactérie ou du virus envahissant. Pour que la guérison prenne place, un retour à la fréquence originelle des cellules ou tissus devrait être requis. Un autre exemple, les vibrations cellulaires peuvent être changées par le processus de carcinogénèse. Il a été montré que les harmoniques d’une cellule altérée sont reliées à la capacité métastatique des cellules cancéreuses.

La Musique du Gandharva Veda Maharishi

Les vibrations extérieures produites par la musique dans l’environnement ont montré altérer les vibrations intérieures au niveau moléculaire et pré-moléculaire. Le Gandharva Veda, la musique classique de l’Inde, est précisément calculée pour avoir un effet positif sur l’équilibre doshique. Les doshas peuvent être aggravés ou équilibré par diverses mélodies et rythmes.

Les textes ayurvédiques classiques énumèrent les moment précis du jour pour l’accomplissement des différents ragas ou les mélodies du Gandharva Veda. Par exemple, un raga aide à créer l’énergie et le dynamisme pour l’activité durant la journée, alors qu’un autre crée la relaxation dans la soirée. La Science Védique Maharishi et la Santé insiste sur l’importance de ces cycles naturels du jour et de la saison. Écouter le bon raga au bon moment est dit calmer la transitions naturelles et accorder le corps et l’esprit au cycle circadien.

Au ‘Raj”, la musique du Gandharva Veda Maharishi est jouée après le traitement pour aider l’équilibre à la fois des doshas et des subdoshas. Elle est aussi disponible dans chaque chambre pour aider à accorder la physiologie aux cycles naturels de la journée. Même si l’occupant de la chambre n’est pas là, il est dit que la musique aura une influence égayante et équilibrante à l’intérieur de celle-ci. Plusieurs invités qui laissent jouer la musique du Gandharva Veda Maharishi tout au long de la journée, remarquent l’atmosphère apaisée lorsqu’il reviennent dans leur chambre.

Les Sons Védiques Maharishi

Le son est un important aspect des programmes de traitement au ‘Raj’. La physique moderne nous dit que le nombre infini d’éléments dans l’univers, à leur base fondamental, sont simplement des fréquences ou des sons. Tout type de matière a une fréquence caractéristique à laquelle, elle vibre normalement. Ceci est vrai aussi bien pour les cellules, les tissus, les organes et la physiologie entière. En tant qu’être humain, nous vibrons à l’intérieur de nous-mêmes et en harmonie avec notre environnement.

Selon le neuro-physiologiste Tony Nader, docteur en médecine, dans son livre: La physiologie humaine, expression du Veda et de la littérature védique, “Notre physiologie accomplit continuellement des millions de tâches pour maintenir l’ordre et l’équilibre dans son fonctionnement, pour permettre à la croissance et à l’évolution d’avoir lieu, et d’entraîner une réalisation et une plénitude croissante.

“L’ordre parfait démontré dans la physiologie humaine et dans tout l’univers est basé sur les lois de la nature qui ont été étudiées par la science moderne pendant plus de 150 ans. Les profondes perspicacités dans l’ancienne littérature védique de l’Inde misent en lumière par Sa Sainteté Maharishi Mahesh Yogi ont guidé la récente découverte que les lois de la nature qui construisent l’esprit et le corps humain sont les mêmes que celles qui donnent structures aux syllabes, versets, chapitres et livres de la littérature védique. De plus, les sons des syllabes, versets et hymnes de la littérature védique sont les fréquences dont les vibrations animent les aspects spécifiques de la physiologie.

“Juste comme la structure des diverses branches de la littérature védique correspond à des structures spécifiques dans la physiologie, les sons de ces versets aussi contiennent la même intelligence correspondante.

Ainsi les récitations des sons de la littérature védique dans leur propre séquence résonnera avec les mêmes structures anatomiques auxquelles elles correspondent.

Leur séquence spécifique animera aussi une séquence spécifique d’activité physiologique neuronale. Ceci provoquera la physiologie à fonctionner en accord à sa conception originale et parfaite. Toutes les imperfections sous la formes de blocages, de stress, de manque ou d’excès d’activité, ou de connections anormales entre les divers composants de la physiologie, seront défavorisés en lisant ou écoutant l’aspect spécifique du Veda et de la littérature védique qui correspond à cette zone de la physiologie qui est problématique.

Le corps est un système qui s’auto-corrige

Les Sons Védiques Maharishi contribuent non seulement à la transformation holistique du corps mais aussi au développement d’une capacité à expérimenter les états supérieurs de conscience.

Les effets des Sons Védiques Maharishi sont similaire à accorder une guitare. Le joueur de guitare frappe un diapason, établit la base du diapason sur le corps de la guitare et la guitare commence à résonner dans ce ton. Le joueur de guitare alors ajuste la corde pour l’accorder à la hauteur du diapason. La principale différence ici est tandis que le joueur de guitare a à faire quelque chose pour accorder la corde, la physiologie automatiquement répond aux Sons Védiques Maharishi pour remettre à l’heure son fonctionnement à un état de meilleure santé.

Le corps est un système qui s’auto-corrige. Quand une influence est introduite qui résonne avec l’intelligence sous-tendue du corps, le corps automatiquement répond et s’adapte ou se corrige lui-même à restaurer l’harmonie interne. En écoutant, les sons du Veda, on anime les fréquences fondamentales à l’intérieur de sa propre conscience. La conscience individuelle est mise en accord avec ces fluctuations fondamentales des lois de la nature. Cette expérience apporte l’équilibre croissante à la psychophysiologie, le ‘corps/esprit’ métabolise les lois les plus fondamentales de la nature et ‘revient’ lui-même à la santé.  

Le Sama Veda

Une branche particulière de la littérature védique, le Sama Veda, est recommandée ‘sans prescription’ comme les sons que chacun peut écouter afin de restaurer le fonctionnement équilibré du système sensoriel et de l’appareil perceptuel.

Des études récentes à l’Université d’État de l’Ohio, ont trouvé que le Sama Veda réduisait la croissance de cellules humaines cancéreuses dans des expérimentations en laboratoire. L’étude a établi que, ‘le processus de carcinogénèse a montré changer les vibrations cellulaires, et il est connu que l’ADN normale a des vibrations à basse fréquence, ainsi peut-être que les vibrations à basse fréquence du Sama Veda inhibaient la croissance des cellules cancéreuses.’

[Il existe plusieurs types de sons védiques disponibles à l’heure actuelle. Ma recommandation personnelle est d’écouter la récitation de Sama Veda. Écoutez de 5 à 20 minutes si le temps le permet. Asseyez-vous tranquillement les yeux fermés et profitez du son. La récitation de Sama Veda a une influence très intégratrice sur toute la physiologie. La récitation de Sama Veda peut être écoutée à tout moment si vous n’êtes PAS engagé dans d’autres activités. Vous devriez être assis tranquillement les yeux fermés quand vous écoutez le Sama Veda. Ne travaillez pas et ne conduisez pas votre voiture lorsque vous écoutez la récitation. Parce que le Sama Veda est très mélodieux et apaisant, il est bénéfique de l’écouter pendant 5-10 minutes avant d’aller au lit.]

Le son conseillé

Nous sommes tous faits des sons de la nature. Si vous pouviez écouter l’intelligence vibratoire de votre propre physiologie, vous seriez accordés aux sons de la nature. Même l’ADN vibre. Pour que la physiologie fonctionne correctement, elle ne doit pas seulement être vibrante à ses propres fréquences, elle doit aussi être ‘en accord’ avec les vibrations du monde autour d’elle – la symphonie harmonieuse de la nature. La Science Védique Maharishi et la Santé offre à la fois une profonde compréhension et l’application pratique de ce niveau le plus fondamental et puissant pour nous aider à restaurer la santé équilibrée et le bonheur.

La découverte du Veda et de la littérature védique comme l’intelligence de la physiologie humaine

La Science Védique Maharishi met en lumière que le Veda et la littérature védique sont les dynamiques fondamentaux de la loi naturelle à la base de la physiologie humaine et de tout l’univers physique. Le professeur Tony Nader, docteur en médecine, qui fut aussi étudiant de la Science Védique Maharishi, a découvert dans sa recherche dans les années quatre vingt dix, que chacun des quarante aspects du Veda et de la littérature védique correspond précisément dans la structure et la fonction à un des aspects fondamentaux de la physiologie humaine.

Par exemple, l’aspect Yoga de la littérature védique correspond en fonction et en structure aux fibres d’associations du cortex cérébral. La correspondance fonctionnelle est que l’aspect Yoga de la littérature védique exprime la qualité ‘unifiante’ de l’intelligence de la nature, et les fibres d’associations du cortex cérébral aussi ont une valeur unifiante qui construit une expérience unifiée à partir des stimulus énormément divers qui nous influencent à tout moment. Structurellement, le cortex cérébral est divisé en quatre lobes, qui correspondent aux quatre chapitres des Yoga Sutras; en fait, le nombre total des fibres d’associations peuvent être divisées en 195 jeux correspondant précisément aux 195 sutras des Yoga Sutras.

La conclusion de la recherche du professeur Nader est que le Veda et la littérature védique sont l’intelligence interne de la loi naturelle qui gouverne la structure et le fonctionnement de la physiologie humaine. À partir de cette perspective, nous pouvons comprendre comment les principes et les procédures de l’Ayur-Veda Maharishi sont si efficaces à promouvoir la santé – ils ont leur base dans le niveau fondamental de l’intelligence de la nature à partir d’où les lois de la nature gouvernent le fonctionnement efficace de la physiologie humaine.

Le corps humain est fait de conscience

The Human Body Is Made of Consciousness

Dr. John Hagelin: This question is on consciousness – primary or secondary? Most scientists today hold that consciousness is purely a byproduct of electrochemical processes in the brain and that without the body there is no consciousness, no awareness, no life. On the other hand, the scientific conclusion of Dr. Tony Nader is that consciousness is primary and that physiology is secondary – that the human body is made of consciousness. Would Maharishi please explain how consciousness is primary and how, in fact, consciousness can actually create the human body?

Maharishi: One word would be the answer of it. The word is “unmanifest”. There is the manifest, and the other thing is unmanifest. It’s manifest and unmanifest; it’s diversity and unity. Together they are reality. Together, not one, not the other.

Now, those who are practicing Transcendental Meditation know that there are moments in their awareness where consciousness is the only thing that there is. This is Transcendental Consciousness. There is no awareness of the body. So in that state, one is the other. It’s a matter of where one’s awareness is.

This is very beautifully explained in the Vedic literature. There is a section of Vedic Literature called Nyaya. Nyaya is the lamp at the door. You have a lamp at the door. What it does, it lights the inside, and it lights the outside. So there is light outside and light inside. There is a line of balance where outside and inside both meet together, and that is the reality.

So your argument is brilliant when you say one needs the other. Absolutely one needs the other. One is the other. And that gets settled in one word: “unmanifest”.

Now this unmanifest is that level where silence and dynamism both are in harmony. Both are in harmony, silence and dynamism. It’s not only the body, not only consciousness.

How to get to this level? When one is not meditating, then only the body is primary. When only the body is primary, then the other part – which is more quiet, more silent, more fluid – it is more basic we say, because consciousness is boundary-less. No space-time boundaries.

The body has boundaries. Consciousness is unbounded. So when the boundaries are there, you can move from boundary to boundary to boundary. Then you can come to the point value of the boundary. There you will have the boundary and the unboundedness, both together. So in this case, that law of administration comes that one is the other.

When only one is important – either body is important or consciousness is important – you can’t function. It’s not life.

So we say, “What is life?” It is Unity Consciousness. Unity Consciousness means consciousness in multiple ways and consciousness in its unified state, both together. So one cannot unglue one from the other because in the ultimate reality, the ultimate analysis, both are together. And that is total life. Consciousness and physiology together, both are total.

But in the world when the body is seen to be primary, we have to explain to the people that it is consciousness which is primary. And give them the experience of consciousness. And then one comes to a value where consciousness is physiology.

Le corps humain est fait de conscience

Dr John Hagelin: Cette question est sur la conscience – première ou secondaire? La plupart des scientifiques d’aujourd’hui soutiennent que la conscience est purement un sous-produit des processus électrochimiques dans le cerveau et que sans le corps il n’y a pas de conscience, pas d’individualité, pas de vie. D’autre part, la conclusion scientifique du Dr Tony Nader est que la conscience est première et que la physiologie est secondaire – que le corps humain est constitué de conscience. Maharishi pourrait-il expliquer comment la conscience est première et comment, en fait, la conscience peut réellement créer le corps humain?

Maharishi: Un seul mot devrait être la réponse. Le mot est «non manifesté». Il y a le manifesté, et l’autre chose est non-manifestée. C’est manifesté et non-manifesté; c’est la diversité et l’unité. Ensemble, ils sont la réalité. Ensemble, pas l’un, pas l’autre.

Maintenant, ceux qui pratiquent la Méditation Transcendantale savent qu’il y a des moments dans leur conscience individuelle où la conscience est la seule chose qui existe. C’est la Conscience Transcendantale. Il n’y a aucune conscience du corps. Donc dans cet état, l’un est l’autre. C’est une question de savoir où est la conscience individuelle.

Ceci est très bien expliqué dans la littérature védique. Il y a une section de la littérature védique appelée Nyaya. Nyaya est la lampe à la porte. Vous avez une lampe à la porte. Qu’est-ce qu’elle fait, elle éclaire l’intérieur, et elle éclaire l’extérieur. Il y a donc de la lumière à l’extérieur et de la lumière à l’intérieur. Il y a une ligne d’équilibre où l’extérieur et l’intérieur se rencontrent, et c’est la réalité.

Votre argument est donc brillant lorsque vous dites que l’un a besoin de l’autre. L’un a absolument besoin de l’autre. L’un est l’autre. Et cela se règle en un mot: «le non-manifesté».

Maintenant, ce non-manifesté est ce niveau où le silence et le dynamisme sont en harmonie. Les deux sont en harmonie, silence et dynamisme. Ce n’est pas seulement le corps, pas seulement la conscience.

Comment accéder à ce niveau? Quand on ne médite pas, seul le corps est premier. Quand seul le corps est premier, alors l’autre partie – qui est plus calme, plus silencieuse, plus fluide – elle est plus fondamentale, disons-nous, parce que la conscience est sans limite. Pas de limites spatio-temporelles.

Le corps a des limites. La conscience est illimitée. Ainsi, lorsque les limites sont en place, vous pouvez passer d’une limite à l’autre. Ensuite, vous pouvez arriver à la valeur ponctuelle de la limite. Là, vous aurez la limite et l’illimité, les deux ensemble. Donc, dans ce cas, la loi de l’administration fait que l’un est l’autre.

Quand un seul est important – le corps est important ou la conscience est importante – vous ne pouvez pas fonctionner. Ce n’est pas la vie.

Alors nous disons: «Qu’est-ce que la vie?» C’est la Conscience d’Unité. La Conscience d’Unité signifie la conscience dans multiples voies et la conscience dans son état unifié, les deux ensemble. On ne peut donc pas décoller l’un de l’autre parce que dans la réalité ultime, l’analyse ultime, les deux sont ensemble. Et c’est la vie totale. La conscience et la physiologie ensemble, les deux sont la totalité.

Mais dans le monde où le corps est considéré comme premier, nous devons expliquer aux gens que c’est la conscience qui est première. Et leur donner l’expérience de la conscience. Et alors on arrive à une valeur où la conscience est la physiologie.

L’Éducation Fondée sur la Conscience: Un avenir pour l’enseignement supérieur dans le nouveau millénaire

James D. Grant, Ed.D., Ph.D., juillet 2006

(L’université en transformation: les perspectives mondiales sur l’avenir de l’université, publié par Greenwood Publishing Group)

Les institutions éducatives sont les produits de leur culture. Au fur et à mesure que la connaissance, les manières de connaître et les valeurs changent dans une société, les institutions éducatives évoluent en conséquence. Lorsque nous envisageons l’avenir possible de l’enseignement supérieur, nous devons identifier les forces qui transforment la culture. Les rédacteurs de l’Éducation Fondée sur la Conscience: un avenir pour l’enseignement supérieur dans le nouveau millénaire ont identifié plusieurs de ces ‘forces motrices’: la mondialisation, le multiculturalisme, la technologie et la politisation. La vision de l’avenir de l’éducation présentée dans ce chapitre part du principe qu’un nouveau catalyseur se profile à l’horizon – une meilleure compréhension du potentiel humain et des moyens de le promouvoir – qui transformera la conception et le contenu de l’enseignement supérieur au cours du prochain millénaire.

Les institutions éducatives sont les produits de leur culture. Au fur et à mesure que la connaissance, les manières de connaître et les valeurs changent dans une société, les institutions éducatives évoluent en conséquence. Lorsque nous envisageons l’avenir possible de l’enseignement supérieur, nous devons identifier les forces qui transforment la culture. Les rédacteurs de l’Éducation Fondée sur la Conscience: L’avenir de l’enseignement supérieur dans le nouveau millénaire a identifié plusieurs de ces ‘forces motrices’: la mondialisation, le multiculturalisme, la technologie et la politisation. La vision de l’avenir de l’éducation présentée dans ce chapitre part du principe qu’un nouveau catalyseur se profile à l’horizon – une meilleure compréhension du potentiel humain et des moyens de le promouvoir – qui transformera la conception et le contenu de l’enseignement supérieur au cours du prochain millénaire.

Le concept de développement humain est fondamental à l’éducation. Des philosophes de l’éducation aussi divers que Platon et John Dewey ont déclaré que l’éducation vise essentiellement à promouvoir le plein développement humain. Comme Dewey l’a noté il y a cent ans: «Ici, l’individualisme et le socialisme ne font qu’un. Ce n’est qu’en étant fidèle à la pleine croissance de tous les individus qui la composent que la société peut, par chance, être fidèle à elle-même.»[1]

Que l’on prenne le point de vue d’un planificateur économique de l’État au franc-parler ou d’un psychologue humaniste orienté vers l’esthétique, le plein développement humain est un objectif éducatif important. Il est essentiel tant pour les sociétés qui veulent réaliser leur potentiel économique que pour les sociétés qui veulent atteindre leur potentiel spirituel. Le développement humain englobe la croissance de la capacité de penser et d’approfondir, et d’élargir ses valeurs. Mais cela va aussi plus loin. Le développement humain est important parce qu’à travers le développement humain, nous améliorons notre capacité d’avoir, selon Dewey, «l’expérience la plus riche et la plus complète possible», c’est-à-dire de vivre une vie pleine et significative, d’une valeur maximale pour nous-mêmes et les autres.

Étant donné l’importance du développement humain en tant qu’objectif éducatif, un changement dans la compréhension du potentiel humain et la manière de le promouvoir a une grande signification potentielle pour l’éducation. La compréhension qui, je crois, transformera l’éducation au siècle prochain est que tous les êtres humains ont le potentiel de devenir illuminés, de vivre dans les états de conscience supérieurs, et que le moyen pour atteindre cet objectif est la transcendance, expérience du domaine absolu de la conscience pure sous-jacent à l’existence objective et subjective.

Un nouveau fondement pour l’éducation: l’existence d’une conscience pure

À la base de cette nouvelle perspective de l’éducation se trouve une idée centrale, à savoir qu’il existe un domaine de conscience pure, un domaine de vie, absolu et non manifesté à la source de toute création, qui peut être facilement expérimenté. La compréhension qu’il existe un domaine de vie non manifesté à la source de la création à la fois subjective et objective est très ancienne. Aldous Huxley a qualifié cette conception de «philosophie perpétuelle» (perennial philosophy) précisément parce qu’elle est si ancienne et partagée par tant de cultures. Platon, par exemple, appelait ce domaine le Bon, Lao Tze comme le Tao, les sages bouddhistes comme le Nirvana, les rishis védiques comme l’Atma, Aristote comme l’Être, et Emerson comme la Sur âme (Oversoul). Cette compréhension n’a cependant pas été gagné l’acceptation générale, car l’expérience qui est à la base de la philosophie perpétuelle n’a pas été généralement disponible. De plus, le paradigme positiviste qui sous-tend la science contemporaine ne soutient pas l’existence d’une réalité spirituelle sous-jacente.

Cela est en train de changer néanmoins, maintenant, à la fois grâce aux progrès de la science et à la disponibilité de techniques simples et sans effort pour acquérir l’expérience de la conscience pure. Les progrès de la science ont soutenu la compréhension de la conscience en tant que domaine sous-jacent de deux façons. Tout d’abord, les progrès de la physique théorique soutiennent maintenant l’existence d’un champ non manifesté et unifié de la loi naturelle qui soutient tous les phénomènes naturels. La perspective spirituelle selon laquelle la création matérielle est fondée sur ce qui est immatériel est maintenant soutenue par la science moderne. Il y a encore une lacune conceptuelle entre l’existence d’un champ unifié de la loi naturelle et l’affirmation que ce champ est la conscience, source de la subjectivité, mais plusieurs excellentes analyses rendent maintenant cette affirmation plus plausible.[2]

Le progrès de la science soutient l’existence d’un champ sous-jacent de conscience pure et la possibilité d’états supérieurs de conscience d’une autre manière – par le biais de moyens objectifs permettant de valider cette expérience subjective. Les progrès technologiques – depuis les appareils d’électroencéphalographie jusqu’aux appareils sophistiqués d’analyse sanguine – permettent aujourd’hui de faire le suivi des fins changements dans le fonctionnement physiologique. Les progrès de l’évaluation psychologique – qui permettent de tout mesurer, des niveaux de développement personnel et de créativité à l’anxiété et à la névrose – renforcent notre capacité à mesurer objectivement le développement humain, et les états supérieurs du fonctionnement humain.

Cette avancée dans la capacité scientifique d’évaluer le fonctionnement humain est particulièrement significative en conjonction avec la disponibilité de techniques sans effort qui donnent l’expérience de la conscience pure. Beaucoup de traditions méditatives différentes ont eu pour but l’expérience de la conscience pure et le développement de l’illumination. La plupart de ces traditions, cependant, ont impliqué des techniques ardues et ont exigé l’acceptation d’un certain ensemble de croyances spirituelles. Cela les a rendus inaccessibles à la plupart des individus.

Une percée dans ce domaine s’est produite dans la seconde moitié du 20ème siècle grâce aux efforts de Maharishi Mahesh Yogi. Maharishi, au cours des 40 dernières années, a fait revivre la tradition védique de la connaissance, venant de l’Inde, montrant sa pertinence pour tous les domaines de la vie, de l’éducation à la médecine en passant par les affaires, la réhabilitation criminelle, et le gouvernement. Il a fourni une compréhension intellectuelle détaillée de la conscience pure et du développement des états supérieurs de conscience. Plus important encore, il a enseigné des technologies non sectaires et sans effort pour développer la conscience, en particulier les programmes de Méditation Transcendantale et de MT-Sidhi[3], qui a donné à des millions de personnes de cultures et croyances religieuses variées, l’expérience de la conscience pure. Parce que ces techniques s’apprennent facilement et ne nécessitent aucun système de croyances, elles ont ouvert la possibilité de tests scientifiques approfondis et rigoureux sur la prémisse que les êtres humains peuvent accéder à un domaine de conscience pure et que cette expérience a une valeur pour la vie humaine.

Cette recherche scientifique sur les programmes de Méditation Transcendantale et de MT-Sidhi est très significative car elle comble le fossé entre les grandes traditions subjectives de méditation et le paradigme objectif de la science moderne. Cette recherche, commencée dans les années 1970, est de trois types.[4] La première vérifie qu’il existe des caractéristiques psychophysiologiques uniques associées à l’expérience de la conscience pure. La recherche a vérifié que l’expérience subjective de la transcendance comprend un quatrième état de conscience unique, caractérisé par un repos physiologique profond et une vigilance mentale accrue, différent de l’état de veille, du sommeil ou du rêve.[5] Une recherche plus récente dans ce domaine a confirmé l’existence de corrélats psychophysiologiques uniques de l’état stabilisé de l’illumination, l’état dans lequel la conscience pure se vit comme une réalité 24 heures par jour.[6] Une recherche physiologique d’un genre différent, mais d’une importance fondamentale, a établi la correspondance profonde entre les expressions de la conscience pure, telles qu’elles se trouvent dans la littérature védique, et la structure de la physiologie humaine.[7] Cette découverte, par le Dr Tony Nader sous la direction de Maharishi, démontre concrètement que le potentiel total de la loi naturelle – la conscience pure – est éveillé dans la physiologie humaine.

Un deuxième type de recherche a examiné les avantages pratiques de l’expérience de la conscience pure pour l’activité. Cette recherche a montré des bénéfices profonds et étendus, en accord avec la prémisse que la conscience pure est un domaine fondamental d’intelligence et d’ordre. Elle a montré que l’expérience unique de la conscience pure conduit à une amélioration significative dans tous les domaines de la vie – l’esprit, le corps et le comportement. Les résultats spécifiques sur les individus pratiquant la Méditation Transcendantale comprennent une réduction marquée des dépenses médicales dans toutes les principales catégories de santé, une amélioration des résultats scolaires, une croissance du QI, un meilleur équilibre psychologique, une croissance sans précédent des mesures du développement personnel et une réduction significative de la récidive chez les détenus.[8] Cette recherche démontrant la croissance holistique résultant de l’expérience de conscience pure, soutient l’idée que la conscience pure est l’élément fondamental de notre être, sous-jacent à tous les aspects de nos vies physique, émotionnelle et cognitive.

Un troisième domaine de recherche très important a examiné l’influence environnementale de la pratique de la Méditation Transcendantale et du programme de MT-Sidhi. Cette recherche consiste en des douzaines d’études de recherche soigneusement contrôlées montrant que des effets positifs significatifs sont créés dans la société – réduction des tendances négatives telles que la criminalité, la violence, la maladie et les taux d’accidents, et augmentation des indicateurs positifs tels que la coopération politique et les indices économiques – lorsqu’un nombre suffisant de personnes pratiquent le programme de Méditation Transcendantale et de MT-Sidhi.[9] Cette conclusion remarquable, qui est maintenant l’une des découvertes les plus rigoureusement confirmée dans le domaine de la sociologie, est expliqué en termes d’éveil du domaine de la conscience sous-jacente. Quand un nombre suffisant d’individus transcendent et animent ce domaine, l’effet est assez grand pour influencer la conscience individuelle et la physiologie des individus non méditants. Le résultat est que les individus peuvent obtenir le bénéfice de la transcendance sans méditer eux-mêmes. Sur le plan individuel, ces avantages comprennent une activité plus efficace, le bonheur et la positivité, des effets qui se traduisent sur le plan sociétal par moins de frustration, moins de violence et une plus grande coopération.

Ce vaste ensemble de recherches soutenant l’existence d’un domaine universel de conscience pure, en conjonction avec des recherches sur des phénomènes tels que les expériences de flux naturels ou de zones[10], ouvre une nouvelle vision des possibilités pour le développement humain et donc l’éducation.

Les implications de la conscience pure pour la compréhension du potentiel humain

L’existence d’un domaine de conscience pure et la capacité de l’expérimenter ont d’énormes implications pour notre compréhension du potentiel humain. Maharishi a énoncé cette implication de façon succincte, disant que l’individu est ‘cosmique’, universel dans sa stature.[11] Plusieurs traditions spirituelles ont comparé la vie avant l’illumination, avant l’éveil à son statut cosmique, à celle d’un somnambule. On ne s’éveille vraiment que lorsque la conscience s’ouvre en permanence à la conscience pure et s’identifie pleinement avec elle. C’est la réalisation du Soi, qui culmine à pleine maturité avec la reconnaissance des déclarations védiques: «Je suis Cela, tu es Cela, tout ceci est Cela, et Cela est la conscience.»

L’état d’illumination est aussi différent de l’état de veille de la conscience que l’état de veille l’est de l’état de sommeil. Parce que le domaine de la conscience pure est le domaine de l’intelligence pure responsable de tout ordre dans l’univers, l’harmonisation avec ce domaine donne à la fois un grand pouvoir et, en même temps, une capacité spontanée d’agir en accord avec le but cosmique. Maharishi dit de l’individu illuminé:

«Il commande spontanément les situations et les circonstances; il contrôle spontanément son environnement; son comportement est toujours spontanément nourrissant pour lui-même et pour tous ceux qui l’entourent. Il a la capacité de réaliser spontanément ses intérêts sans compromettre ceux des autres.»[12]

Pour ces individus, il n’y a pas seulement le soutien de la nature – la bonne fortune qui soutient leurs entreprises – mais aussi la maîtrise sur les lois de la nature, pas encore pleinement comprises – la capacité à guérir, à léviter, à avoir une intuition parfaite. Du point de vue de l’illumination, les «miracles» peuvent être compris simplement comme des actions en accord avec les lois de la nature que nous ne comprenons pas encore.

Une autre transformation énorme qui se produit avec la croissance de l’illumination est l’expérience de plénitude permanente. Diverses traditions spirituelles font référence à la pureté, à la joie et à la béatitude associées à l’expérience de la conscience pure. Dans les textes védiques traditionnels, la conscience pure est définie comme ‘sat-chit-ananda’ – conscience absolue de béatitude. Parce que dans l’état d’illumination, l’esprit expérimente ce domaine comme une réalité de 24 heures, la béatitude est vécue comme une réalité ininterrompue au cœur de la vie, même si d’autres émotions peuvent encore être vécues à des niveaux plus superficiels de l’Être. Dans l’état pleinement mature de l’illumination – la conscience d’unité – on voit et on expérimente tout en termes de la béatitude de la conscience pure:

Le monde est le divin actif; tout s’élève comme une vague sur l’océan éternel de la conscience de béatitude. Chaque perception, le son de chaque mot, le toucher de chaque petite particule, et l’odeur de ce qu’elle peut être, apporte un raz-de-marée de l’océan de béatitude éternelle – dans toute émergence de pensée, de mot ou d’action est générée d’une marée de béatitude.[13]

C’est l’état de plénitude complète dans la vie.

Les implications éducatives de l’existence de la conscience pure

La compréhension, basée sur la connaissance de la conscience pure, qu’il y a un état d’illumination qui peut être réalisé, transforme la manière dont l’éducation est conçue. La première transformation qui découle de cette compréhension est la perspective que l’éducation devrait se focaliser principalement sur le développement de la conscience, et non sur l’accumulation de l’information. Bref, l’éducation devrait être fondée sur la conscience, sur l’illumination et non sur l’information. Ce n’est que par la transformation de la conscience que la pleine puissance et la dignité de la vie peuvent être réalisées et que la sagesse peut être atteinte pour utiliser correctement l’information. Cette compréhension transforme la façon dont nous comprenons les objectifs et les pratiques de l’éducation. Elle est actuellement mise en œuvre concrètement dans des institutions telles que l’Université Maharishi de Management, aux États-Unis et constitue une véritable alternative pour les institutions éducatives en ce nouveau millénaire.[14]

Les objectifs de l’éducation

Dans le paradigme de la conscience, le but de l’éducation, au niveau individuel, devient la création d’individus illuminés. Une fois que la possibilité d’atteindre l’illumination est reconnue, tous les autres objectifs deviennent des sous-optimisations grossières du processus éducatif. Pour reprendre les mots de la célèbre allégorie de Platon, on ne peut pas justifier l’asservissement continu des êtres humains dans une grotte, où ils prennent les ombres pour la réalité, quand la possibilité d’atteindre le monde ensoleillé est possible.

Sur le niveau collectif, ce paradigme ouvre la possibilité de créer une société idéale. Ce n’est pas un hasard si la République de Platon, qui est le premier traité occidental systématique expliquant la nature et l’importance de la conscience pure, est aussi le premier traité occidental systématique sur la création d’une utopie. La pauvreté, la guerre et la violence peuvent toutes être considérées comme les produits d’êtres humains immatures. Au fur et à mesure qu’un grand nombre d’individus parviendront à la plénitude et à la réalisation de soi dans l’illumination, la dynamique collective de la société changera. Comme le dit Maharishi: «Quelques individus pleinement éduqués ou illuminés suffisent à donner une nouvelle direction à la vie de leur communauté et, par leur présence même, à faire naître une société illuminée, à créer et maintenir la paix mondiale et à établir le Paradis sur terre.»[15] Dans sa Science de l’Être et l’Art de Vivre, Maharishi présente ce nouveau potentiel de société en des termes qui changent:

Une nouvelle humanité naîtra, plus pleine dans la conception et plus riche dans l’expérience et les réalisations dans tous les domaines. La joie de vivre appartiendra à chaque homme, l’amour dominera la société humaine, la vérité et la vertu régneront dans le monde, la paix sur la terre sera permanente, et tous vivront dans la plénitude, dans la totalité de la vie, dans [l’illumination]. [16]

C’est l’objectif, au niveau sociétal, vers lequel l’éducation peut tendre sur la base de la connaissance de la conscience pure.

Les pratiques éducatives

L’existence d’une conscience pure et la capacité d’atteindre l’illumination ont des implications significatives pour la pratique éducative, y compris l’introduction de nouveaux cours et de nouvelles disciplines et une transformation de l’approche des disciplines existantes dans leur matière. Au cœur du paradigme fondé sur la conscience se trouve une nouvelle vision profonde du développement humain, qui transforme la façon dont nous comprenons le processus éducatif. Actuellement, le développement est considéré comme le produit de deux facteurs et de leur interaction: la nature et la culture, ou la maturation et l’interaction avec un environnement extérieur. Parce que la maturation est largement hors du contrôle des éducateurs, les éducateurs contemporains se concentrent principalement sur la façon de structurer les interactions des étudiants avec l’environnement – enseignants, livres, laboratoires – afin de promouvoir de façon optimale le développement. La perspective fondée sur la conscience reconnaît qu’il existe un troisième moyen de développement différent de la nature et de la culture telle qu’elle est actuellement comprise – la transcendance, l’expérience de la conscience pure. L’expérience de la transcendance accélère à la fois la croissance dans la gamme normale du développement cognitif et affectif et permet le développement complet de l’individu à l’illumination.

L’appréciation de l’importance de la transcendance pour le développement conduit à une reconceptualisation du processus éducatif. Les étudiants et le corps professoral doivent transcender quotidiennement en tant que partie intégrante de l’éducation. Parce que la connaissance la plus importante est la connaissance de la conscience pure et que le développement de l’illumination exige l’expérience de la conscience pure, l’implication nécessaire pour l’éducation est que cette expérience devrait être un élément central du programme scolaire.

En plus de ce cours expérimental requis en recherche sur la conscience, le nouveau paradigme exige des cours intellectuels relatifs à la connaissance de la conscience. La connaissance complète exige à la fois l’expérience et la compréhension intellectuelle, et c’est aussi vrai pour la connaissance de la conscience que pour les autres types de connaissance. Sans une bonne compréhension intellectuelle, l’expérience de la conscience pure peut être mal comprise, comme elle l’a été de nombreuses fois au cours de l’histoire. À l’Université Maharishi de Management, cette exigence est satisfaite par tous les étudiants, qui suivent un cours de Science de l’Intelligence Créatrice – la science de la conscience – comme leur premier cours à l’Université. D’autres cours sur les aspects avancés de la science védique, ainsi qu’une spécialisation dans ce domaine, sont disponibles. Les sujets de ces cours vont de la compréhension abstraite de la nature de la conscience pure, que l’on trouve par exemple dans la littérature védique, à la compréhension pratique de la mécanique du développement de la conscience; ils couvrent la compréhension scientifique des corrélats physiologiques de la croissance de la conscience ainsi que l’étude des expressions de cette réalité fondamentale qui sont présentes dans l’art, la littérature, la religion, la philosophie des grandes traditions du monde.

L’acceptation du paradigme fondé sur la conscience a également des implications pour l’enseignement des disciplines établies. Un changement général est, l’accent mis sur la totalité et la connexion. Au niveau de la conscience, tout est connecté. La totalité est la réalité ultime et cette réalisation colore l’ensemble du curriculum. La compréhension de la totalité est favorisée expérimentalement par la croissance de la conscience produite par la méditation – une conscience développée voit spontanément la vie en termes de connexions. Intellectuellement, elle est favorisée par une variété de modalités. La première est le cours de science de la conscience qui explore systématiquement le fondement holistique de toute vie, la conscience pure, et comment cette totalité se manifeste dans les différents domaines relatifs. Une seconde est, l’utilisation de grands tableaux dans tous les cours (appelés les chartes du champ unifié à l’Université Maharishi de Management) qui représentent graphiquement comment tous les domaines d’une discipline sont reliés entre eux et leur source dans la conscience pure. Une troisième est, l’accent mis sur des principes communs qui fonctionnent dans toutes les disciplines.[17]

La pleine compréhension de la conscience a également un impact sur le contenu et les objectifs de nombreuses disciplines. Nous l’avons vu clairement en ce qui concerne le domaine de l’éducation. La compréhension de la conscience pure change notre compréhension du but de l’éducation, de la nature de la connaissance et des cours à suivre. Cela vaut également pour d’autres disciplines. Les arts et la littérature sont transformés par la compréhension que la plus haute expérience esthétique est la transcendance, l’expérience de la conscience pure. À la lumière de la compréhension de l’illumination, le but de l’art et de la littérature devient d’exalter cette expérience et de promouvoir le raffinement spirituel.

Dans les sciences sociales, la compréhension de la conscience pure apporte aussi une transformation spectaculaire. La psychologie, qui s’est enlisée au XXème siècle sans une compréhension adéquate de l’esprit et du soi, est incroyablement enrichie par la compréhension de la transcendance et de l’illumination. Avec cette connaissance, la croissance vers les états supérieurs de conscience devient un domaine d’étude majeur, et la pertinence de l’expérience de la transcendance pour tous les domaines appliqués de la psychologie est claire. En sociologie, la nouvelle compréhension de la conscience collective transforme le domaine. La compréhension que chacun dans la société est connecté au niveau de la conscience pure, et que l’éveil de ce domaine par un petit pourcentage d’individus peut élever la conscience collective de la société entière, change la façon dont les sociologues abordent les problèmes collectifs. Cela a, à son tour, un impact significatif sur le domaine de la science politique. Ce nouveau paradigme reconnaît que le plus grand déterminant des résultats politiques est la conscience collective. La conscience collective d’une société est la réflexion directe et sensible du niveau de conscience de ses membres individuels, et devient à son tour une force, influençant la conscience individuelle elle-même. Lorsque la conscience collective est incohérente – reflétant et exacerbant à son tour le stress des membres individuels – le conflit domine et l’intérêt de l’individu et du groupe prime sur celui de l’ensemble. Au fur et à mesure que la conscience collective s’élève, l’harmonie grandit et les valeurs deviennent plus illuminées, reflétant un respect simultané de l’ensemble et de la partie. Dans ce paradigme, la coopération et la paix deviennent l’objet de l’étude plutôt que les conflits et la guerre. La conscience est considérée comme un déterminant clé du comportement politique au niveau individuel et collectif.

Dans les sciences naturelles, l’appréciation de l’unité de l’homme avec la nature adoucit la tendance d’une grande partie de la science du XXème siècle à dominer et à remplacer la nature. Ce paradigme conduit à un profond respect de l’environnement et des approches naturelles dans des domaines allant de l’agriculture à la médecine. Du point de vue de ce paradigme, des approches comme le génie génétique et le clonage sont reconnues comme étant le summum de la folie, la tentative déplacée de remplacer l’intelligence de la nature par celle de l’homme. Les disciplines dures comme la physique sont subtilement transformées par la prise de conscience que les lois de la nature à l’extérieur sont les mêmes que celles qui fonctionnent à l’intérieur de l’être humain et dans toutes ses entreprises, de l’art à la politique. Cette perspective humanise la science.

Transition vers l’Éducation Fondée sur la Conscience.[18]

Alors que nous nous trouvons à la fin du XXème siècle, encore largement ancrés dans un paradigme occidental et objectif d’éducation fondée sur l’information, il est difficile de concevoir une transformation vers une Éducation Fondée sur la Conscience et orientée vers le développement. Les graines de cette transformation sont maintenant avec nous, cependant, et il y a des conséquences expérimentales positives pour les éducateurs qui vont soutenir cette évolution. Tout d’abord, il convient de noter que la diversité des établissements d’enseignement qui existe actuellement ne diminuera pas. L’acquisition de la connaissance nécessaire à la réussite professionnelle sera toujours importante, tout comme les études qui favorisent la compréhension de la culture, la connaissance du monde naturel et le développement esthétique. Les établissements continueront d’enseigner cette connaissance et de l’aborder de différentes façons. Au sein de ces institutions, l’accent mis sur la conscience variera. Certains, pour des raisons idéologiques, pourraient ne pas le mentionner du tout. D’autres, qui sont très axés sur les compétences, comme les collèges communautaires de deux ans aux États-Unis, pourraient n’offrir des cours reliés à la conscience que sur une base facultative, tout comme ils offrent maintenant des cours de littérature ou de philosophie en anglais. Cependant, de nombreuses institutions, telles que celles qui se sont engagées aujourd’hui en faveur de l’idéal de l’éducation artistique libérale, auront le développement de la conscience comme objectif central de leur éducation, avec les implications éducatives présentées ci-dessus.

Cette transition sera facilitée, au cours des premières années, par les solutions que l’Éducation Fondée sur la Conscience apporte aux problèmes rencontrés par les institutions contemporaines, tels que les faibles résultats scolaires, le stress et l’alcoolisme excessif. Au-delà de la capacité des approches fondées sur la conscience d’aider les institutions à relever les défis auxquels elles sont actuellement confrontées, il y a des changements plus subtils dans le climat intellectuel qui vont soutenir ce changement. Le premier est l’acceptation et la valorisation croissantes du multiculturalisme. Le chauvinisme culturel occidental est un obstacle majeur à l’acceptation d’un paradigme éducatif fondé sur ce qui est largement – bien qu’à tort – considéré exclusivement comme une tradition orientale de connaissance. L’acceptation croissante et la valorisation positive des perspectives offertes par d’autres cultures aideront à l’acceptation de ce nouveau paradigme dans les années à venir.

Un deuxième changement est une meilleure appréciation du développement holistique. Les théories de l’intelligence multiple et de l’intelligence émotionnelle, par exemple, élargissent la façon dont nous concevons les résultats de l’éducation. Au fur et à mesure que l’importance de l’intelligence intrapersonnelle et de la conscience de soi (la valeur fondamentale de l’intelligence émotionnelle) augmente, les techniques de promotion de celles-ci auront naturellement leur place dans le contexte éducatif. Plus généralement, nous voyons maintenant une plus grande ouverture aux perspectives spirituelles holistiques et à la connexion de l’homme à la nature. Le sociologue Paul Ray, par exemple, a beaucoup écrit sur l’émergence d’un nouveau groupe majeur dans la société américaine, les «Cultural Creatives», qui opèrent à la pointe du changement culturel. Les qualités qui définissent ce groupe, qui constitue aujourd’hui environ un quart de la population adulte américaine, sont la spiritualité et/ou la conscience écologique. Les valeurs que défendent le «cœur» des créatifs culturels (environ 10 % de la population) sont notamment la psychologie, la vie spirituelle et la réalisation de soi, le plaisir de maîtriser de nouvelles idées, la préoccupation sociale, l’utilisation de soins de santé alternatifs et d’aliments naturels, et la promotion de la durabilité écologique.[19] Ces valeurs sont compatibles avec celles de l’approche de l’Éducation Fondée sur la Conscience et, lorsque cette orientation prendra forme aux États-Unis et ailleurs, le paradigme éducatif fondé sur la conscience progressera.

La transition vers l’Éducation Fondée sur la Conscience sera également soutenue par l’expérience positive des éducateurs de ces établissements. Mon expérience personnelle, et celle d’autres professeurs venus d’autres institutions pour enseigner à l’Université Maharishi de Management, est que l’environnement fondé sur la conscience est bien meilleur pour enseigner et travailler. La première chose que l’on remarque ici est la vivacité d’esprit des étudiants – les étudiants sont éveillés en raison de l’expérience vivifiante de la pratique de la Méditation Transcendantale deux fois par jour. La valeur du cœur est aussi beaucoup plus vivante. Les niveaux de stress chez les étudiants et le corps professoral sont beaucoup moins élevés, menant à un environnement plus favorable aux deux parties. La nature tranchante des universitaires d’ailleurs n’existe pas ici. Le niveau de politisation est extrêmement bas, parce que l’accent n’est pas mis sur le pouvoir, qui est un jeu à somme nulle, mais sur la croissance, qui est une somme positive. L’aspect le plus gratifiant de l’environnement, en fin de compte, est le développement holistique que l’on expérimente en soi-même et que l’on voit chez les autres. On fait l’expérience en soi-même et chez les autres de la paix, du bonheur, de la créativité, de l’intuition, de l’empathie, de la force et de la totalité. La plénitude qui y est associée, est extraordinairement gratifiante – on reconnaît que c’est ce que l’éducation devrait être. Au fur et à mesure que de plus en plus d’universitaires auront cette expérience – en tant qu’enseignants ou étudiants – ils voudront recréer ces environnements ailleurs.

Conclusion

Les penseurs éducatifs les plus profonds de tous les temps ont reconnu que l’objectif le plus important de l’éducation est de promouvoir le développement individuel. Grâce à la réalisation de cet objectif, l’individu et la société sont servis de manière optimale. Cet article a suggéré qu’une nouvelle – bien qu’ancienne – compréhension du potentiel humain est en train d’émerger. Fondée sur l’existence d’une conscience pure, cette compréhension soutient un nouveau paradigme pour l’éducation – l’Éducation Fondée sur la Conscience – avec des priorités et des pratiques sensiblement différentes de l’éducation actuelle. Plus important encore, le but de l’éducation dans ce paradigme naissant est l’illumination, l’état de cœur et d’esprit pleinement développés où l’on fait directement l’expérience du statut cosmique de soi-même et des autres. Avec ce changement, la méditation devient la composante la plus fondamentale de l’éducation, cette composante capable de promouvoir le développement extraordinaire du plein potentiel, et toutes les disciplines sont appréciées dans la lumière holistique de leurs connexions basées dans leur origine collective dans le domaine de la conscience pure.

La promesse de ce nouveau paradigme éducatif est grande: il est à la fois plus humain et plus profond que l’éducation contemporaine. Plus important encore, il offre la perspective d’atteindre dans le prochain millénaire un nouvel âge caractérisé par une individualité pleine de vie et un amour universel, un âge sans problèmes sociaux, bref, un âge d’illumination. Un tel âge ne marquerait pas la fin de l’histoire – il serait soumis à la même dynamique de perte et de renouveau de la connaissance que les autres âges – mais il serait l’aboutissement de la quête, exprimée dans les traditions orientales et occidentales, pour une société harmonieuse et pacifique vivant en accord avec la nature. C’est un objectif qui en vaut la peine.

Pour la version en anglais et surtout les références: http://www.excellenceinaction.globalgoodnews.com/06-aug/grant.html