La littérature védique est le son se réverbérant de la conscience sous forme littéraire. À l’origine, la cognition des anciens sages (Ṛṣis), les hymnes et les versets qui composent la littérature védique étaient conservés dans une tradition orale par les familles védiques de l’Inde. Transmis de génération en génération, le son du Veda et sa forme correspondante ont finalement été écrits à mesure que le vaste corpus de la littérature védique prenait sa forme actuelle. Bien que des traductions approximatives de la signification de divers livres de la littérature védique aient été converties dans de nombreuses langues du monde, l’essence du Veda ne se trouve dans aucun livre. Selon Maharishi, elle est disponible dans notre propre conscience.
Le Veda est l’impulsion de la conscience, et en écoutant le son du Veda (Śruti) – en le lisant ou en l’entendant – on peut l’animer dans sa propre conscience et réaliser le pouvoir d’organisation total de la connaissance pure en soi-même.
De toute évidence, Maharishi a mis davantage l’accent sur la qualité sonore de la littérature védique que sur sa signification. C’est une distinction importante et c’est la base même de ce projet de recherche de lire la littérature védique pour sa valeur sonore. Maharishi pense que le Veda n’était pas destiné à l’étude intellectuelle. Tenter de traduire certains aspects de la littérature védique et d’en interpréter le sens exact peut être très difficile, même pour les spécialistes védiques. Les valeurs superficielles de la connaissance, parce qu’elles changent continuellement, feront toujours l’objet de nouvelles analyses et de divergences d’opinion. Cependant, les couches plus profondes de la connaissance, qui sont les vibrations de la conscience qui représentent le Veda lui-même, sont plus unifiées et capables de transcender la diversité de surface. Par conséquent, Maharishi a estimé qu’il fallait en venir à expérimenter le Veda comme la dynamique structurante de sa propre conscience autoréférente de la même manière que le Veda a été expérimenté pour la première fois par les Ṛṣis.
Le Veda est l’impulsion de sa propre conscience, mais cela pourrait être observé par l’observateur, le Soi. Quand le Veda est observé, alors il n’est pas impliqué avec l’observateur – l’observateur, le Soi, est séparé de lui. Mais quand le Veda total est complètement et pleinement éveillé dans sa conscience, alors vedo’ham – «Je suis le Veda», et ceci est le Vedānta – l’éveil qui nous identifie avec le Veda.
Le lien entre le Veda et nous-mêmes est animé quand on lit la littérature védique. C’est le point central de cette recherche – observer l’effet sur soi-même, de lire la littérature védique. Maharishi a décrit le lien entre l’étudiant et le texte qu’il ou elle lit.
«…. peu importe l’aspect de la littérature védique que l’étudiant lit, en lui il se lit lui-même; peu importe ce qu’il voit, en lui il se voit; il est capable de saisir n’importe quel Sūtra (vers) ou phrase et en lui il se trouve.»
La valeur première de lire la littérature védique, comme Maharishi l’a expliqué, est d’animer les impulsions fondamentales du Veda dans sa conscience et de favoriser la croissance des états supérieurs de la conscience. C’est ce qu’ont noté des chercheurs comme McQuiston qui a décrit une expérience pendant la lecture et son activité subséquente.
«Je me sens si centrée et pleine quand je lis. Le Soi est fort et dynamique. Cela me conforte que je suis simplement le témoin de la vie. Je demeure dans le Soi durant l’activité sans être ombragé par le bonheur relatif ou l’idée de gains futurs. Je suis plus dans l’instant présent.»
Freeman a noté une expansion de la conscience et des limites physiques en lisant les Brahma Sūtras (Vedānta).
«Comme je continuais à lire les Sūtras, ma conscience s’élargissait encore plus, au-delà de ce que je pouvais voir. Il y avait une conscience omniprésente de tout absorber, comme être un vortex qui devenait plus grand mais plus petit en même temps… il y avait toujours ce petit corps que je connaissais comme le mien, mais la réalité en même temps était qu’il n’y avait aucune limite à me contenir. Ce qui était mon Soi continuait pour toujours – et il y avait une connaissance très concrète que j’avais toujours été, que j’avais atteint ce que j’étais vraiment, que je pouvais enfin être vraiment au repos, que j’étais revenu à la maison.»
Il a été discuté précédemment que chaque état de conscience a un état physiologique correspondant. La croissance des états supérieurs n’est possible que lorsque le stress et d’autres déséquilibres qui limitent la capacité de la physiologie à soutenir les états supérieurs de conscience sont éliminés. Le Dr Nader a décrit l’effet de lire la littérature védique sur le corps.
«La structure des différentes branches du Veda et de la littérature védique correspond à des structures spécifiques de la physiologie. Il est donc raisonnable de conclure, comme l’explique Maharishi, que la récitation des sons de la littérature védique dans leur ordre propre se réverbérera avec les mêmes structures anatomiques auxquelles ils correspondent. Leur séquence spécifique animera également une séquence spécifique d’activité neuronale et physiologique. Cela induira la physiologie à fonctionner selon sa conception originelle et parfaite. Toute imperfection sous forme de blocages, de stress, de manque ou d’excès d’activité, ou de connexions anormales entre les différentes composantes de la physiologie, sera défavorisée par la lecture de l’aspect spécifique du Veda et de la littérature védique qui correspond à la partie de la physiologie qui est dysfonctionnelle.»
Des chercheurs comme Freeman ont constaté l’existence d’un lien entre la physiologie et la littérature védique.
«Parfois, la lecture de la littérature védique en sanskrit donnait l’impression que les mots prononcés se réverbéraient dans une certaine partie du corps. Il y avait une sensation distincte dans cette zone lors de la lecture d’un texte, tandis que le passage à une autre branche de la littérature védique produit une sensation similaire – mais dans une toute autre partie de la physiologie.»
Les sons du Veda et l’effet qu’ils produisent dans le corps proviennent du langage pur dans lequel ils sont exprimés. Selon Maharishi, «le langage védique est le langage absolu de la loi naturelle, qui promeut l’ordre absolu dans l’univers en constante évolution. La langue sanskrite est la langue parlée la plus proche de la langue védique.» Le sanskrit a longtemps été reconnu comme un «dialecte pur», une langue conçue entièrement en elle-même et non comme un dérivé d’une autre langue. Le mot «sanskrita» signifie purifié ou raffiné. Les historiens la considèrent généralement comme la langue la plus ancienne et la plus systématique du monde.
Au-delà de l’analyse technique du sanskrit se trouve un langage magnifiquement conçu qui rend justice à l’essence pure de la littérature védique. Pour ceux qui s’aventurent à apprendre même les sons de base qui constituent l’alphabet, une expérience joyeuse les attend. Ouvrir sa conscience aux sons primordiaux de la nature que les anciens sages connaissaient, crée un lien avec le pouvoir d’organisation de la nature elle-même…
«Apprendre l’alphabet védique et appliquer ces syllabes pour former les mots et les phrases contenus dans la littérature védique a été un exercice dans la joie pure. Chaque étape du processus d’apprentissage a été naturelle, plénifiante et sans effort. Je ressentais en moi un profond sentiment de découverte personnelle à mesure que chaque nouveau son et la forme correspondante se réverbéraient dans ma physiologie. L’apprentissage de l’alphabet sanskrit et la lecture de la littérature védique étaient une continuité de l’expérience naturelle que j’ai trouvée dans ma pratique de la Méditation Transcendantale – le flot sans effort de la pensée, les mantras védiques qui se réverbérent dans les lettres sanskrites sont écrits en Devanāgari. Bien qu’il soit possible de lire la littérature védique en utilisant la translittération romaine, la relation du nom (son) et de la forme en seraient supprimés. Pour produire le maximum d’effet dans la physiologie, il est fortement recommandé de lire en Devanāgari.»
Note: Au delà de notre expérience intérieure, ce que nous aimons essentiellement est d’apprendre. Mais bien souvent nos recherches nous conduisent dans des domaines qui n’ont plus rien à voir avec l’objectif initial. Et finalement, rien n’est produit de substantiel et ce qui aurait pu être un moyen de progresser devient une source d’ennui. Pour remédier à cette situation, la meilleure solution est de bien définir ce que nous voulons apprendre et de revenir régulièrement à cette définition afin de s’assurer que nous n’avons pas dévié de notre trajectoire. Tout le but étant de maîtriser son domaine d’expertise et ainsi devenir une source d’intérêt pour son auditoire.
La tradition védique comprend que la nature n’est pas fondamentalement objective. Elle n’est pas basée sur des objets matériels. Au contraire, la réalité la plus fondamentale est dite complètement subjective – un champ illimité et éternel d’intelligence ou de conscience pure et abstraite.
Ce champ unifié est la demeure de toutes les lois de la nature.
Ce que nous voyons comme le monde matériel est, en réalité, des ondes, des fluctuations, ou des impulsions, de ce champ immatériel, sous-jacent, de la conscience pure. Ce que nous sommes nous-mêmes – ou plus exactement, ce que sont nos esprits et nos corps – est de l’intelligence pure en mouvement.
Dans la compréhension védique, si l’esprit humain devient suffisamment calme et pur, il peut contacter ce pur champ de conscience à la base du monde physique. Il peut se calmer pour en prendre directement conscience.
Avoir cette expérience peut sembler une possibilité intéressante, mais l’Ayur-Veda Maharishi va beaucoup plus loin. Elle considère que cette expérience est nécessaire pour créer une santé idéale. Dans la pensée védique, les bienfaits de l’expérience directe du champ unifié sont considérés comme si grands qu’on dit qu’ils donnent lieu à des états de conscience nettement supérieurs, collectivement appelés «illumination».
La tradition védique a une terminologie pour ces phénomènes. La forme la plus simple de notre propre conscience – la conscience pure – s’appelle notre atman (ou ‘Soi’). La pensée védique exprime le statut de l’atman dans l’expression ‘Ayam Ātmā Brahm’: cet atman est Brahman (la ‘totalité’, le champ unifié). Le processus de croissance vers l’état connu sous le nom «d’illumination» implique que l’atman (le Soi de chacun) s’éveille à son plein statut de Brahman (le Soi de l’univers).
L’illumination
Dans l’usage védique, ‘l’illumination’ ne se réfère pas à la possession de faits, ou d’un système de croyances, ou de quelque autre compréhension intellectuelle que ce soit. Elle fait plutôt référence à la ‘lumière’ intérieure. Cela signifie que l’esprit individuel est pleinement illuminé par le domaine transcendantal et infini de la conscience pure à la base de la nature.
Comme un arbre atteignant sa racine jusqu’à un réservoir souterrain, l’esprit humain peut, comme nous l’avons dit, se calmer pour vivre ce domaine infini d’intelligence pure. Maharishi explique qu’en répétant cette expérience deux fois par jour avec la Méditation Transcendantale et le programme TM-Sidhi, l’esprit se familiarise avec ce domaine. Il acquiert la capacité de maintenir le contact avec le champ unifié tout en poursuivant ses activités quotidiennes.
Maharishi dit: «C’est seulement dans les premiers jours de méditation que l’on a à méditer afin d’expérimenter ce niveau silencieux et calme de l’esprit, cet état de pure conscience. À mesure que nous continuons à alterner l’expérience de la méditation avec l’activité quotidienne, la valeur de cette pure conscience est infusée dans l’esprit.
«Le pure niveau de la conscience devient stabilisé dans notre conscience individuelle. Et quand ce pure niveau – l’état de moindre excitation – est une réalité vivante même durant l’activité quotidienne, c’est l’état d’illumination. C’est la vie libre de souffrance, la vie quand toute pensée et action est spontanément correcte.» (Citer dans Oates 1986, pp 33-34)
Entre autres choses, l’état d’illumination est considéré comme l’état optimal de la santé humaine. La réalisation de cet objectif est donc le but suprême de Ayur-Veda Maharishi. Pourquoi l’illumination, ou même la croissance vers elle, serait-elle bénéfique pour la santé? Il y a plusieurs raisons, que nous examinerons une à une.
L’action en accord avec la loi naturelle
La dernière remarque de la citation de Maharishi – sur la pensée et l’action «spontanément correctes» – devrait être discutée plus avant. Une affirmation du Ṛk Veda (1.158.6) l’exprime comme ‘Yatīnaṁ Brahmā bhavati sārathiḥ’; la traduction de Maharishi est: «Pour ceux dont les esprits sont établis dans la conscience autoréférente, le pouvoir d’organisation infini de la loi naturelle devient le conducteur du char». Dans cet état de vie, on dit que la vie quotidienne est guidée spontanément par les lois de la nature.
On pourrait objecter que toutes les actions sont conformes aux lois de la physique, de la biologie, etc, mais la science védique utilise ces termes dans un autre sens. Certaines actions produisent des résultats souhaitables et supports de vie en tenant compte de toutes ces lois, et d’autres produisent des résultats indésirables en ne tenant pas compte des conséquences des lois de la nature. Si l’on tombe d’un toit, notre chute est régie par la loi de la gravité, mais l’on a agi «sans tenir compte» de ses conséquences. Si l’on prend soin d’éviter de tomber des toits, on agit «en accord» avec les conséquences de la gravité. Certaines lois de la nature impliquent des actions qui maintiennent le bien-être et l’évolution – par exemple, prendre soin de ses enfants – et aussi des actions opposées qui causeront malheur et préjudice. Agir spontanément et conformément à la loi naturelle signifie agir spontanément d’une manière qui favorise le bien-être.
Cette alliance avec la loi naturelle aurait également un effet dynamique dans l’activité quotidienne, d’un moment à l’autre. Les grands athlètes décrivent souvent une expérience d’aller «dans la zone», où, pendant quelques instants, chaque action est automatique et spontanément juste. C’est un avant-goût de l’illumination – une idée de ce que l’on entend par «une vie vécue spontanément, en plein accord avec les lois de la nature». Lorsque l’esprit est en accord avec la conscience pure – le champ unifié de la loi naturelle – alors la pensée et l’action sont calculées et soutenues par toutes les lois de la nature.
Ce phénomène de l’action spontanée et juste a une implication importante pour la santé. Le maintien de la santé résulte d’une vie en accord avec les lois de la nature qui régissent le fonctionnement du corps humain. Le corps humain n’est pas conçu, par exemple, pour inhaler la fumée de tabac, si bien que lorsqu’il est soumis à cette activité contre nature, les poumons et le cœur sont endommagés.
Agir en accord avec la loi naturelle signifie ici ne pas fumer. Comme cela le suggère, plusieurs de ces lois de la nature qui régissent la santé peuvent être identifiées: ne pas fumer, faire de l’exercice, etc. Mais, inévitablement, un grand nombre de lois ne le peuvent pas. La science médicale n’en sait pas plus pour l’instant; l’AVM donne beaucoup d’autres conseils (traités dans les chapitres suivants). Mais tous ses conseils doivent être adaptés à la situation et à l’individu, et d’ailleurs, bien d’autres problèmes surgiront que personne n’avait prévus. La solution idéale serait de pouvoir agir spontanément et conformément à la loi naturelle. L’AVM soutient que l’on peut acquérir cette capacité spontanée en développant sa conscience intérieure, son expérience directe de l’état de conscience transcendantale. Cet «éveil» de la conscience à son plein statut de champ unifié produit, dit-on, un alignement spontané et intuitif sur la loi naturelle. (Cela peut expliquer la conclusion selon laquelle la MT est utile pour cesser de fumer, vaincre la dépendance aux drogues et à l’alcool et, en général, améliorer les taux de conformité en médecine préventive.)
La compréhension intellectuelle de la connaissance totale est pleinement actualisée grâce à une approche simple et unique de l’enseignement. Chaque partie de la connaissance, qui se déploie jour après jour dans les salles de classe, est connectée avec la connaissance totale. Ceci est accompli par l’enseignant à la dernière minute de chaque classe, quand il montre à tous les étudiants un tableau qui donne une vision de la connectivité de la connaissance de la leçon avec la connaissance de la discipline correspondante, et montre aussi la connectivité de la discipline avec la connaissance totale de toutes les disciplines à la base commune à toutes les disciplines dans la conscience.
De cette façon, la totalité (de la connaissance) ne peut pas être ombragée par la partie (de la connaissance), et la partie est toujours comprise en référence à la totalité.
L’étude de n’importe quelle partie de la connaissance à l’Université Védique Maharishi sert d’approche directe pour sonder simultanément la profondeur de la connaissance totale.
Ce thème de l’enseignement, qui relie chaque leçon à la connaissance totale de l’ensemble de la discipline et relie chaque discipline à la base commune* de toutes les disciplines, le domaine de l’intelligence pure, est une caractéristique unique de l’Université Védique Maharishi, qui réussit à transmettre une connaissance complète à chaque étudiant et à atteindre le but suprême de l’enseignement universitaire en offrant l’illumination à tout étudiant.
* Étude des Prātishākhyas, qui établissent toutes les branches de la connaissance sur le fondement de la conscience autoréférente.
Cette approche pour développer la connaissance complète dans la conscience de chaque étudiant n’est disponible dans aucune autre université dans le monde. Aucune université au monde n’a ce concept de la connaissance totale ou du «fruit de toute connaissance» pour chaque étudiant.
L’avantage de la compréhension intellectuelle de la connaissance complète sur la base de l’intelligence pure de l’étudiant est que l’étudiant se trouve être le centre vivant de toute connaissance; il trouve toutes les valeurs diversifiées de la connaissance dans le contexte de la connaissance totale (le Veda) dans sa propre conscience, dans sa propre conscience holistique – sa conscience maintient la créativité et le pouvoir d’organisation du Veda qui est toujours éveillé comme l’intelligence fondamentale dans sa propre physiologie.
De plus, ces deux approches expérientielles ou expérimentales, intellectuelles ou théoriques sont parfaites, parce qu’elles jouissent d’une authenticité absolue à partir de la structure éternelle de la connaissance pure, le Veda et la littérature védique.
Il faut mentionner ici, dans le contexte des approches pratiques et théoriques de l’Université Védique Maharishi, que ces deux approches de la Science et de la Technologie Védiques Maharishi ont été soigneusement authentifiées selon les normes scientifiques de vérification les plus rigoureuses, qui ont prouvé la validité des allégations.
Plus de 500 études scientifiques menées sur la Méditation Transcendantale de Maharishi et le Programme de TM-Sidhi dans différentes universités et instituts de recherche à travers le monde au cours des trente-sept dernières années valident tout ce qui est mentionné ici en référence à la vision de l’Université Védique Maharishi et à la réalité de l’approche védique de la perfection dans la vie quotidienne de tout le monde.
L’éducation à l’Université Védique Maharishi offrant la connaissance totale sur les deux niveaux, pratique et théorique, ne permet pas au connaisseur de rester dans les limites de la connaissance. Les limites des différents domaines (différentes disciplines) de la connaissance perdent leur rigidité sur le fondement de la connaissance totale – chaque discipline est connectée à la source commune de toutes les disciplines, le domaine de la pure intelligence de l’étudiant.
Chaque étudiant devient l’expression de la connaissance totale et, en tant que tel, il est capable de témoigner des limitations et des limites de la connaissance. Il s’élève au-dessus de la servitude; il jouit de la libération; il jouit de la liberté dans la connaissance totale – dans l’illimité, le pur éveil.
Finally Home -Wrapped in the One Unbounded Ocean of Consciousness Enfin à la maison, enveloppé dans l’unique océan de conscience illimité.
Le Champ Unifié de la Conscience est un champ infini de pure intelligence – «un océan illimité de conscience en mouvement», qui se meut en lui-même, créant une structure dynamique dans son silence éternel. Cette structure est la vibration de l’Intelligence Suprême sous forme de son, qui s’exprime dans les formes et les phénomènes de l’univers à travers toute l’éternité du temps et de l’espace. Ce sont ces sons qui constituent la valeur la plus fondamentale des Lois de la Nature administrant la création. La découverte du Champ Unifié de la Conscience et de sa dynamique structurante à l’intérieur de chaque homme représente la découverte la plus significative de notre époque – en fait de toute époque – par une utilisation appropriée des sons du Veda et de la Littérature Védique, le potentiel total de la Loi Naturelle et le potentiel total de la vie humaine sont disponibles.
C’est l’éveil pur qui joue en lui-même et provoque ainsi différents modes de ses propres expressions. Mais tout se passe dans l’océan de la conscience – un océan de conscience illimité, et toutes sortes de belles variétés.
Pendant la pratique de la Méditation Transcendantale, l’individu ferme les yeux et permet à l’esprit de s’apaiser et de faire l’expérience de la source de la pensée, la Conscience Transcendantale. Transcender signifie «aller au-delà». On va au-delà de la pensée pour faire l’expérience de l’Être pur – son propre Soi – sans pensées. L’expérience de son propre Soi est également connue sous le nom de Conscience Transcendantale ou d’éveil pur. C’est l’expérience d’un éveil intérieur maximal, accompagné d’une relaxation et d’un silence profonds.
En écoutant une conférence du Dr John Hagelin, je me suis demandé où il voulait en venir. Il est vrai que son exposé était remarquable et même fascinant mais je ne voyais pas l’intérêt que cela pouvait avoir dans notre vie de tous les jours. La conférence continua jusqu’au moment où j’ai pris conscience qu’il enseignait suivant le ‘Poster du Champ Unifié de la physique’. Et là, j’ai trouvé toute la chose beaucoup plus intelligente. Partir du champ unifié de toutes les lois de la nature, séquentiellement exposer les différents niveaux de l’évolution et ce, jusqu’à l’univers toujours en expansion, pour revenir au Soi à travers la technique de Méditation Transcendantale, donne une vision de l’étendue de la connaissance, qui est en fait une boucle. Certainement que très peu de gens auront accès au très coûteux accélérateur de particules ou même aux télescopes les plus performants mais une chose est sure, c’est que grâce à l’Éducation Fondée sur la Conscience, tout le monde peut désormais avoir accès à la source de toute connaissance et sur cette base comprendre le monde qui nous entoure en référence au Soi – le champ unifié de toutes les lois de la nature.
L’utilisation du “Poster du Champ Unifié”
Développé par Maharishi et des éducateurs de renom dès 1983, le poster du champ unifié est une invention pédagogique remarquable. Il permet d’avoir présent à l’esprit, en un aperçu, la base unifié de l’intelligence humaine et de la création matérielle, et l’unité essentielle de toutes choses qui en découle. Ces posters, déjà réalisés pour un grand nombre de disciplines ou de professions, sont dans leur forme définitive, de vastes posters magnifiquement colorés qui vont en très grand détail dans la structure de la discipline et dans la structure de l’intelligence pure.
Il est possible de concevoir un poster du champ unifié pour chaque domaine de la connaissance, sans exception. Tout domaine de connaissance ou d’activité possède en effet sa propre structure ordonnée qui a sa source dans le champ unifié, la source unifié de toute intelligence et de toute créativité dans l’univers. Et la structure de chaque discipline est constituée en couches, des niveaux plus abstraits et théoriques aux applications concrètes dans la vie de tous les jours. Examinons le poster du champ unifié (dans ce cas, la physiologie). En bas du poster (niveau 1), le niveau fondamental de la création, le “champ unifié de la loi naturelle” selon la terminologie scientifique, l’intelligence pure ou la conscience pure selon la perspective védique.
Le côté gauche du poster illustre la façon dont tous les aspect de la physiologie humaine (tous les mécanismes et structures étudiés par les physiologistes) émergent du domaine de l’intelligence pure, donnant naissance de façon séquentielle à l’A.D.N, à l’A.R.N, aux protéines, puis aux cellules, aux tissus, aux organes, et finalement au corps entier: à un être humain possédant une physiologie individuelle et une conscience individuelle (niveau 2 à 5). Le poster illustre ainsi de façon fascinante toute l’étendue de cette discipline à partir de sa source, l’activité autoréférente du champ unifié dans le domaine de la pure intelligence. L’on notera que le poster inclut également l’illustration de l’interaction entre l’individu et la société, le rapport entre la conscience collective et le gouvernement (niveau 5 et 6).
Le côté droit du poster, quant à lui, montre comment la technique de Méditation Transcendantale permet à l’esprit conscient de s’identifier avec le champ unifié de toutes les lois de la nature, le potentiel total de la loi naturelle, dans l’expérience de la conscience transcendantale. En bas à droite est également représenté l’action du programme de MT-Sidhi, qui dynamise le silence de la transcendance, met en mouvement le champ unifié.
Le programme de MT-Sidhi anime le champ unifié dans l’esprit conscient et rend le potentiel total de la loi naturelle et son pouvoir d’organisation infini disponible dans la vie pratique.
La colonne à l’extrême droite (manquante sur l’image), enfin, montre comment les niveaux extérieurs, superficiels de la vie sont gouvernés par la loi national, les lois et structures imposées par le gouvernement. Cette loi national comme tous les autres aspects de la vie a ses racines dans la loi naturelle, le niveau à partir duquel le “gouvernement de la nature” régit toute chose dans l’univers dans un ordre parfait et sans le moindre bruit. C’est ainsi qu’en un coup d’oeil, un tel poster présente: 1) toute l’étendue et l’organisation d’une discipline spécifique, et surtout sa source dans le champ unifié; 2) la nature de l’esprit humain et la façon dont il peut s’apaiser et contacter sa source; 3) la façon dont les lois qui gouvernent la société ont leur source dans le champ unifié de toutes les lois de la nature; et 4) les relations qui existent entre physiologie humaine, conscience humaine, loi naturelle et loi nationale, montrant que tous les domaines de la vie individuelle et sociale ont la même source et sont l’expression des mêmes lois.
On comprend ainsi comment la pratique de la MT et du programme de MT-Sidhi assure que les mécanismes d’homéostasie et d’autorégulation qui fonctionnent à chaque niveau de la physiologie reflètent pleinement la valeur autoréférente du champ unifié, plaçant la vie individuelle en accord avec la loi naturelle et menant à une santé parfaite.
Au cours d’une étude, le poster du champ unifié, en plus de fonctionner comme référence visuelle permanente pour nous, peut aussi être utilisé de bien des manières. D’abord, par exemple pour localiser, dans l’ensemble de la discipline en question le thème d’une recherche et nous permettre de le situer dans la structure totale de la discipline.
Ensuite, durant le processus d’analyse, pour situer les points abordés par rapport à d’autres aspects de la discipline, déjà étudiés ou restant à élucider. Et enfin pour illustrer, le rapport entre le thème de la recherche et les forces fondamentales de la nature qui sont à sa base (électromagnétisme, gravitation, etc.) ou les applications pratiques aux différents domaines de la vie courante.
De façon plus générale, nous pouvons à tout moment rendre évident notre propre fonctionnement dans la discipline étudié: toute la structure complexe de la discipline émerge en réalité du Soi de la personne, le champ unifié de toutes les lois de la nature (la discipline et l’esprit de la personne émergent tous deux du même domaine unifié). La discipline, par conséquent, n’est qu’un mode spécifique d’expression de l’intelligence de la personne. Comment, dès lors, avoir l’impression que le sujet d’étude ne nous concerne pas, nous ennuie, n’a rien à voir avec notre propre vie? L’expérience de tous ceux qui ont étudié avec l’aide de ces posters du champ unifié, est que le sujet d’étude devient plus clair, que sa structure apparaît mieux, et surtout qu’il devient plus proche, plus fascinant. Et aussi, et c’est bien là le plus important, que l’étude d’une discipline, quelle qu’elle soit, éveille le Soi, parce qu’en étudiant la structure de la discipline, c’est la structure de notre propre conscience que nous étudions, et en mettant l’attention sur cela, la conscience s’éveille, s’élargit, s’épanouit: ressentir une plénitude intérieure, un développement de la conscience comme résultat d’une étude.
Note
Dans le poster de la physiologie, il est dit: «Ces champs qui sont perçus au niveau 2, gouvernent tout comportement dans la nature.»
Un comportement qu’est-ce que c’est si ce n’est une mémoire. Comme la mémoire émerge du transcendant, nous pouvons dire que toute technique d’évolution consiste à retrouver la mémoire perdue, celle du Soi – l’Ātmā – le champ unifié de toutes les lois de la nature.
Ayurveda et Digestion 12/13. Ojas, appétit et attention. Ojas est l’essence que nous pouvons tirer de la nourriture pour la vitalité et la félicité. L’attention nous permet de reconnaître l’appétit. (en anglais)
Les qualités de l’Ojas ont été décrites par les anciens rédacteurs de la sagesse ayurvédique. Caraka les qualifie de lourde, fraîche, douce, lisse, visqueuse, sucrée, stable, claire, onctueuse, collante ou cohésive. Caraka décrit l’Ojas comme ayant la couleur du ghee, le goût du miel et l’odeur du Laja (riz frit sec). Des aliments comme le ghee, le lait, les dattes, les amandes, le riz basmati et les avocats aident à reconstituer l’Ojas. Des herbes comme l’Ashvagandha, le Shatavari, l’Amalaki et des formules à base de plantes comme le Shakti Prana et le Chyavanprash sont également utiles pour nourrir l’Ojas. Les comportements qui sont sattviques – comme le yoga, la méditation, la lecture de la littérature védique, la compagnie des sages et la pensée juste – favorisent également la formation et le flot de l’Ojas.
L’Ayurveda donne la compréhension de la relation causale impliquée par ces faits dans la loi de la similitude et de la dissimilitude.
Elle stipule que toute qualité appliquée à une substance augmentera la qualité de cette substance. Si une substance est exposée à des qualités telles que celles incarnées dans l’Ojas, cette substance deviendra plus semblable à l’Ojas. Par conséquent, les aliments énumérés ci-dessus doivent être riches en ces qualités d’Ojas et ils le sont. De même, les herbes et les comportements ont ces qualités d’Ojas et quand on y est exposé, on augmente automatiquement l’Ojas. En regardant cela d’une autre manière, nous pouvons dire que ces substances sont anabolisantes (qui favorisent la croissance).
Lorsque l’Ojas est diminué, les symptômes de peur, d’inquiétude, de faiblesse, de perte de teint, d’émaciation, de rugosité, d’absence de joie, de douleur dans les organes des sens, d’immunité réduite, etc. peuvent se manifester. Ces symptômes peuvent être causés par une détresse émotionnelle persistante comme la colère, l’inquiétude, la peur, le chagrin, des maladies de dépérissement prolongé, un jeûne prolongé, un effort extrême, des rapports sexuels excessifs, une élimination excessive des fluides corporels – sang, mucus, sperme, etc., une exposition excessive au soleil et au vent, une vigilance excessive, une alimentation de qualité froide, sèche et dure, la vieillesse et des périodes de sécheresse saisonnière.
L’Ojas est l’essence de la vie et l’expression suprême de ce flot d’intelligence unificatrice que nous appelons la Conscience. La vie est un processus – un flot d’intelligence, d’énergie et de conscience, qui est expérimenté comme une béatitude tant que le flot est continu.
Le sujet de l’Ojas est abondamment traité sur Internet et je suis sûr que vous trouverez matière à compléter cet article et au besoin, à réorienter votre comportement et votre alimentation vers un style de vie soutenant l’Ojas. Que la santé soit votre!
Il est intéressant et révélateur que l’étendue infinie du management a réellement un seul fondement, et c’est l’intégralité – la totalité – la réalité éternelle et exclusive dans son état illimité et non-manifesté d’intelligence.
La conscience pleinement alerte, pleinement éveillée – la singularité, l’intégralité, consciente d’elle-même – révèle spontanément le dynamisme autoréférent en termes des sons du Veda. C’est ainsi que la totalité, fonctionnant à l’intérieur d’elle-même, génère les impulsions de totalité (les structures du Veda et de la littérature védique) lesquelles, continuant à évoluer, s’expriment elle-mêmes comme les structures de la loi naturelle, évoluant dans la création matérielle.
La totalité apparaît comme le Veda, le Veda apparaît comme les lois de la nature, et ceci est le management de la totalité – l’intégralité se gère elle-même à travers sa propre intelligence gestionnaire, les lois de la nature qui créent, maintiennent et font évoluer l’univers toujours en expansion à l’intérieur de la structure de la totalité.
Il est intéressant de voir la mécanique interne de ce management de la totalité. La première chose a comprendre est que la totalité s’est exprimée elle-même dans les différentes impulsions de la loi naturelle en terme de son [Śruti – ce qui est entendu] – le Veda et la littérature védique – le son du dynamisme auto-interactif de la conscience évoluant dans la création matérielle – la physiologie et son environnement.
Ici est l’image de la totalité démontrée par le son continu (A), – la première lettre du Ṛk Veda – démontrant l’infinité du silence – la totalité du silence. Parce que l’infinité est juste un nombre infini, séquentiellement organisé, de points, la relation entre l’infinité et le point présente la totalité du silence en mouvement – la totalité silencieuse en mouvement – l’infinité du silence en mouvement – la valeur holistique du silence en mouvement – la valeur holistique du silence en terme de mouvement – la totalité du silence en terme de la totalité de mouvement, la totalité de dynamisme – deux plénitudes émergeant à partir d’une plénitude. Ceci est démontré par la première lettre du Ṛk Veda et par la dernière lettre du Ṛk Veda – de la première lettre (A), la totalité de silence, émerge la dernière lettre (I), la totalité de dynamisme.
Ici est l’image des deux valeurs de la totalité – le silence et le dynamisme – dans l’unique et grande totalité de la loi naturelle.
Une totalité se mouvant pour devenir une autre totalité – la totalité du silence se mouvant entre l’infinité du silence (A), et l’infinité du dynamisme (I).
Le Ṛk Veda est le mouvement de la totalité à la totalité. Le Ṛk Veda est l’expression de la totalité de la loi naturel en terme de silence et la totalité de la loi naturelle en terme de dynamisme.
Ceci est le principe fondamental du management: le silence se gérant lui-même est transformé en dynamisme – le silence en vertu d’être pleinement éveillé en lui-même, spontanément se découvre lui-même en terme de dynamisme.
Dans cette image, nous voyons le mouvement d’une totalité à une autre totalité. Tout le Ṛk Veda – le domaine entier de la loi naturelle – émergeant séquentiellement dans les structures spécifiques de la loi naturelle (de A à I) démontre le mouvement de la totalité. Une totalité se meut à une autre totalité; une totalité (I) émerge à partir d’une totalité (A).
Ce mouvement de la totalité expose le domaine entier du management sur le niveau du fondement du management.
Le management est le phénomène de la totalité – de la totalité de silence de la conscience autoréférente du manager à tout le domaine dynamique de son activité de management.
Il est très intéressant d’observer les détails de cette marche de la totalité à la totalité – la totalité de silence à la totalité de dynamisme. On peut localiser la vivacité de précision et d’ordre dans l’inébranlable marche de la totalité, à partir de l’infinité de silence à l’infinité de dynamisme; on voit tout le développement séquentiel des structures de la loi naturelle à toute étape de progression de A à I.
पूर्णमदः पूर्णमिदं पूर्णात्पूर्णमुदच्यते पूर्णस्य पूर्णमादाय पूर्णमेवावशिष्यते pūrṇam adaḥ pūrṇam idam pūrṇat pūrṇam udacyate pūrṇasya pūrṇam adaya pūrṇam evavaśiṣyate Śāntipātha, Īśā Upaniṣad et Bṛhadāranyaka Upaniṣad 5.1.1 «Cela est plein; ceci est plein; de la plénitude, la plénitude émerge; en prenant la plénitude de la plénitude, ce qui reste est la plénitude.» [Purnam adah, Purnam idam – A est plein, I est plein. De la plénitude A, émerge la plénitude I. De la plénitude émerge la plénitude du silence dynamique. Le mouvement de A à I se fait au travers de la totalité de silence évoluant séquentiellement.
L’expression de l’évolution de la plénitude (ou totalité) apparaît être un peu étrange à première vue. La question s’élève de savoir comment la plénitude peut évoluer et en quoi peut-elle évoluer puisqu’elle est déjà pleine. Le mot évolution ici a une signification en qualité et non en quantité; c’est la totalité de silence qui évolue en la totalité de dynamisme; c’est l’évolution qualitative d’un genre de totalité en un autre genre de totalité. Il y a encore une autre image de cette évolution de la totalité en la totalité. C’est extrêmement intéressant comme théorie du management et c’est pourquoi, il est bon de le mentionner ici. C’est le silence holistique dans l’état de conscience autoréférent qui spontanément devient la dynamique auto-interactif de la conscience du manager. Ceci signifie qu’il n’est pas demandé au manager de faire un effort pour transformer la qualité de silence de sa conscience autoréférente en la qualité dynamique de son dynamisme auto-interactif. Il est évident que le dynamisme est latent dans le silence. Dans le potentiel du silence autoréférent est le potentiel du dynamisme auto-interactif. Ceci signifie qu’afin d’animer le pouvoir d’organisation total de la loi naturelle dans sa conscience individuelle, le manager a seulement à pratiquer la Méditation Transcendantale comme la réalisation fondamentale de sa profession – la Méditation Transcendantale est l’outil d’un manager parfait.]
Comme c’est la marche de la totalité, toute étape de progression dans la longueur entière du Ṛk Veda, tout mot qui suit séquentiellement tout autre mot, tout vide (espace) entre les mots à toute étape que la valeur holistique de la loi naturelle prend durant son mouvement de l’infinité à l’infinité, est l’étape de la totalité exprimée en séquence par soit un mot ou un vide.
Le mouvement de la loi naturelle est démontré par les étapes organisées séquentiellement de la totalité perpétuellement maintenue par tout vide et toute syllabe, depuis le commencement jusqu’à la fin du Ṛk Veda.
C’est cette vivacité perpétuelle du mouvement holistique de la loi naturelle – de l’infinité de silence à l’infinité de dynamisme – qui maintient spontanément le pouvoir d’organisation éternel et infinie à la base de toute création et évolution.
Le point à noter ici est que la totalité est le fondement du management parfait: la totalité est la source du management parfait, la totalité est le cours du management parfait et la totalité est le but du management parfait; c’est pourquoi nous disons que la totalité est le fondement du management. Si le management se doit d’être parfait, le fondement du management, la totalité, devrait être éveillée dans la conscience individuelle du manager; alors il est évident que cette capacité à gérer sera en alliance avec l’intelligence directrice de la nature – le pouvoir d’organisation infini de la loi naturelle.
Comme nous l’avons vu, la perfection dans le management est le mouvement de la totalité en elle-même. À mesure que la totalité de silence avance, en un sens le degré de silence séquentiellement devient moindre et dans la même mesure, le degré de dynamisme s’accroît. Le résultat rapporté est qu’à toute étape de l’évolution de la loi naturelle, tel que démontré par le Ṛk Veda évoluant séquentiellement, il y a une relation entre la totalité du silence et la totalité du dynamisme. Il est intéressant de voir que cette coexistence des valeurs opposées du silence et du dynamisme crée ce que nous connaissons comme étant la conscience.
La conscience est cet élément qui est disponible dans la coexistence des qualités opposées de l’intelligence – une silencieuse, une dynamique.
Pour apprécier la situation de la coexistence du silence et du dynamisme, il est intéressant d’observer que le silence et le dynamisme, les deux caractéristiques de la loi naturelle, doivent être sur le niveau extrême de vigilance, parce que si l’un est moins vigilant que l’autre, alors le plus vigilant, le plus puissant, ombragera le moins vigilant, le moins puissant.
Donc il est clair que la conscience est composée de deux qualités opposées de la loi naturelle qui apporte un domaine vivant de toutes les possibilités à la Maîtrise de Management de Maharishi, l’idéal suprême du management à tout moment, en tout lieu et sous toute situation et circonstance.
Le manager formé dans la Maîtrise de Management de Maharishi n’est jamais ballotté par les situations et les circonstances. À travers le pouvoir d’organisation infini de la loi naturelle, il maintient spontanément le contrôle sur l’étendue entière de son autorité.
Afin de comprendre le fondement du management, il est bon de savoir que les lois qui gouvernent le marché de gros sont différentes de celles qui gouvernent le marché de détail; les lois qui gouvernent la production sont différentes de celles qui gouvernent les ventes; les lois qui gouvernent le domaine de l’agriculture sont différentes de celles qui gouvernent l’industrie; les lois qui gouvernent la vie d’un étudiant sont différentes de celles qui gouvernent la vie professionnelle; les lois qui gouvernent une ville sont différentes de celles qui gouvernent un état, une nation ou une famille des nations.
Les secteurs qui concernent le management sont en fait innombrables. Il n’est pas possible d’avoir la connaissance de tous les systèmes et de toutes les lois qui gouvernent les différents domaines du management, et sans la connaissance des lois qui gouvernent les aspects différents de la vie de l’individu, ou de la vie nationale ou internationale, il n’est pas possible de devenir un parfait manager. Il est donc nécessaire de trouver un voie afin que même sans la connaissance de toutes ces innombrables lois qui gouvernent les différents secteurs de la création et de l’évolution, le manager formé serait capable de gérer tout domaine de management qu’il a entrepris de diriger à partir du fondement de toutes les lois de la nature, comme un jardinier qui gère l’arbre entier en traitant simplement la racine.
Pour développer cette qualité de management, il est nécessaire de gagner l’habileté à manier le domaine entier du management à partir du fondement du management – la conscience autoréférente – la totalité.
Maharishi parle de la technique de l’action couronnée de succès: “Yogasthaḥ kuru karmānī”: Établi dans l’Être, la conscience pure et illimitée, accomplis l’action. La conscience illimitée développée par le programme de Méditation Transcendantale est la base de l’action en accord avec toutes les lois de la nature – une action qui est spontanément juste et évolutive.
«Yoga, Samādhi, et Conscience Transcendantale sont tous des mots synonymes; ils signifient la même chose. Dans nos Universités Védiques – Universités de la Paix – que nous faisons flotter, tout consiste à ouvrir la source de la pensée, la Conscience Transcendantale, le champ de Ātmā, le domaine du Champ Unifié, à notre simple conscience. Ouvrez-la à la conscience, et nous avons alors la clé maîtresse de toute connaissance. Nous serons en mesure de tout faire.
«Le principe védique de l’action est le suivant:
“Yogasthaḥ kuru karmānī” – Bhagavad-Gita, 2.48
«Établi dans l’Être, accomplis l’action.»
«Établi dans le yoga, la conscience transcendantale, accomplis l’action.»
C’est la technique pour ‘l’habileté dans l’action’: Faire moins et accomplir plus.
«Cela signifie que, établi dans l’état d’Unité, établi dans le Champ Unifié, vous accomplissez l’action. Lorsque vous êtes établi dans le Champ Unifié, alors votre action devient l’accomplissement du Champ Unifié. Le fonctionnement du Champ Unifié est l’expression de toute la création – le nombre infini de soleils et de galaxies, et l’immense, énorme univers en constante expansion. Vous êtes là en tant qu’initiateur, en tant qu’acteur silencieux de l’ensemble de l’administration universelle. “Acteur silencieux” signifie que vous ne faites rien, mais que ce qui se produit est l’administration de l’univers.
«C’est cela l’éducation. Nous voulons que chacun dans le monde, et chaque nation dans le monde, ait la chance d’avoir la garde du domaine extrêmement puissant et invincible de la Connaissance Totale, qui administre silencieusement l’univers. Il administre silencieusement la vie partout – en réalisant silencieusement, automatiquement, simplement, naturellement tout ce que l’on peut souhaiter réaliser. C’est l’éducation. C’est l’éducation védique…
«Une très belle éducation. Ne vous préoccupez pas de comment nous appelons cette éducation. Cette éducation a été chantée à travers les âges; les prières ont été chantées à travers les âges… toutes ces belles expressions de l’homme s’élevant à la divinité, de l’humanité s’élevant à la divinité, ont été là tout le temps. Maintenant, c’est si facilement disponible. Faites le foin quand le soleil brille.» – Maharishi Mahesh Yogi, Conférence de presse mondiale du 15.12.2004, MERU, Hollande
“Yogasthaḥ kuru karmānī” signifie «établi dans l’Être, dans l’état autoréférent de la conscience, accomplis l’action». En étant dans l’état autoréférent, vous êtes dans l’état d’Être, alors vous accomplissez l’action. L’action accomplie au niveau de l’Être, c’est l’Être qui l’accomplit, et c’est l’Être qui obtient le résultat. Le résultat est instantané.
Votre guérison est en vous: L’Ayurveda Maharishi – Dr Tony Nader MD, PhD, MARR (en anglais)
Tant que l’humanité continuera avec une conception erronée de la conscience, les problèmes en tout genre se perpétueront d’âge en âge. L’Ayur-Veda Maharishi, nous le rappelle une fois de plus en affirmant haut et fort que la conscience est notre véritable nature et que sans elle, la vie n’existe pas.
Les textes ayurvédiques classiques disent que pour traiter un patient avec une efficacité complète, vous devez traiter le patient non comme un ensemble de parties, mais comme un tout. Comment caractérisent-ils cette intégrité? Chacun de nous a, disent les textes, trois aspects: la conscience, l’esprit et le corps; et les soins médicaux vraiment complets doivent les aborder tous les trois.
L’attention à cette première dimension est ce qui distingue l’Ayur-Veda Maharishi. L’Ayur-Veda Maharishi fait de la conscience sa focalisation centrale. Elle ne néglige nullement les deux autres dimensions, l’esprit et le corps, et une grande partie de cet article décrit ses théories et modalités de traitement pour eux. Mais le corps, est-il dit, n’est que la pointe de l’iceberg, et l’esprit n’en est qu’une partie légèrement submergée; la majeure partie est la conscience. L’Ayur-Veda Maharishi considère la conscience comme le fondement même du patient et, par conséquent, du traitement médical.
Qu’entend-on ici par ‘conscience’? De nos jours, le terme est utilisé pour désigner toutes sortes de choses: une attitude politique, peut-être, ou un mode de traitement d’information, ou la reconnaissance d’une certaine réalité de la vie. Dans l’Ayur-Veda Maharishi, elle se réfère à quelque chose de beaucoup plus fondamental. La conscience est ce qui est le plus intime à notre expérience – ce qui se trouve au-delà de la pensée et du sentiment. C’est la conscience elle-même, l’expérimentateur. Si vous deviez renoncer à l’une de vos facultés mentales, c’est la dernière chose que vous sacrifieriez, car sans la conscience, rien d’autre ne serait enregistré.
La conscience est si intime à nous que nous la tenons pour acquise. Cependant, les philosophes demeurent perplexes depuis des siècles et certains reconnaissent aujourd’hui qu’il s’agit d’un des mystères ultimes de la science fondamentale. L’Ayur-Veda Maharishi dit qu’elle est beaucoup plus que ce que la plupart d’entre nous ont expérimenté, ou ce que la science a pourtant découvert – bien que, comme cet article le montre, certains des domaines scientifiques les plus avancés commencent à avoir une perspective similaire.
En ce qui concerne la conscience, l’Ayur-Veda Maharishi affirme d’abord que notre expérience ordinaire de la conscience est au mieux un aperçu de ce qui est possible; elle est, en effet, de qualité inférieure. Dans l’expérience ordinaire, le Soi – l’expérimentateur sous-jacent, le témoin silencieux – est caché. Nous expérimentons des pensées, des sentiments, des sensations et des perceptions, mais pas l’expérimentateur. C’est un état de fait si familier qu’il peut sembler inutile de le mentionner en dehors d’une classe de philosophie; mais pour l’Ayur-Veda Maharishi, il est profondément significatif. La dissimulation de sa nature intérieure essentielle est, comme nous le verrons, considérée comme la base ultime de la maladie et des problèmes dans la vie.
Deuxièmement, ce témoin silencieux – l’état de conscience le plus calme et le plus simple qui est habituellement caché, même s’il est au centre de nos vies – a, selon l’Ayur-Veda Maharishi, un statut profond. C’est notre connexion la plus profonde à l’univers, à toutes les lois de la nature. Ses implications vont bien au-delà de notre propre expérience mentale pour inclure la totalité de la vie.
L’erreur de l’intellect, Pragyaparadh, qui est de nous identifier au monde relatif, au détriment de la conscience pure, doit être corrigée au plus vite, essentiellement par l’expérience de la Méditation Transcendantale, si l’on veut reprendre les rênes de notre vie et ainsi atteindre la plénitude.
Bien que le sujet a déjà été traité, en rajouter une couche ne peut pas faire de mal, au contraire. Pour ceux qui ont commencé la lecture de la littérature védique en sanskrit, certainement que vous avez apprécié les bénéfices qui découlent de cette pratique. Un esprit plus clair, des sentiments plus profonds, une énergie plus stable et surtout une habilité à lire plus vite, comme le flot d’une rivière qui s’écoule sans obstacle. Souvent un sentiment de joie accompagne la lecture, une douce félicité intérieure, comme gage d’une bonne prononciation.
La valeur de lire ou réciter les textes sanskrits n’est pas une nouvelle idée. Comme nous le savons, les pandits védiques récitent souvent sans faire attention à la signification, purement pour l’effet des sons. De plus, beaucoup de textes décrivent les bénéfices qui s’accumulent de cette lecture. Le Rāmāyaṇ de Vālmīki, par exemple, nous conseille que:
यः पठेद् रामचरितं सर्वपापैः प्रमुच्यते।
«Celui qui récite l’histoire de Rām sera libéré de tous les péchés» (1.1.98),
et en effet de telles expressions abondent partout dans la littérature. Cependant, on peut aussi constater que le bénéfice promis n’apparaît pas ou peut être nettement inférieur à ce qui est indiqué. Maharishi souligne que le déploiement de l’Ātmā, le niveau le plus fondamental de la vie humaine, le Soi, est le fondement des bénéfices de la lecture de la littérature sanskrite, et donc notre première considération est de comment déployer l’Ātmā dans notre vie.
Les Upaniṣads décrivent l’Ātmā comme un quatrième état de conscience humaine, au-delà de la veille, du rêve et du sommeil profond:
शिवं शान्तमद्वैतं चतुर्थं मन्यन्ते स आत्मा स विज्ञेयः। – śivaṁ śāntam advaitaṁ caturthaṁ manyante sa ātmā sa vigyeyaḥ (Nṛsiṁhottaratāpanīya Upaniṣad 1)
«Le Paisible, le Joyeux, le Non-Duel est connu pour être le 4e, cela est le Soi qui est à être connu.»
De façon significative, le point de vue traditionnel est que l’Ātmā est disponible à l’expérience humaine, et en effet la Bṛhadāraṇyaka Upaniṣad note que:
«Seule cette Ātmā, seul cet état de la forme la plus simple de la conscience, est digne d’être perçu, entendu, contemplé et réalisé.»
Bien que l’Ātmā soit jugée accessible à la conscience humaine, il est généralement considéré que l’expérience est difficile, demandant souvent plusieurs années de pratique ardue et d’austérité. Cependant, au cours des quarante dernières années, Maharishi a mis à disposition des procédures qui permettent à quiconque d’expérimenter facilement et sans effort l’Ātmā ou la pure conscience. Maharishi souvent la décrit comme la forme la plus simple de notre propre conscience individuelle.
En particulier, son programme de Méditation Transcendantale et de MT-Sidhi a été enseigné avec grand succès partout dans le monde à des millions d’individus de toute nationalité et de milieu socio-culturel. Plus de 600 études scientifiques ont été publiées sur les bénéfices de la technique de Méditation Transcendantale (voir Orme-Johnson Farrow, 1977; Chalmers, et. al. 1989; Wallace, et. al., 1990).
En outre, les individus rapportent des expériences claires de la pure conscience qui correspondent aux descriptions trouvées dans les Upaniṣads. Par exemple, l’expérience suivante décrit à la fois l’expérience dans la méditation et l’effet qui en résulte sur l’activité:
L’infinitude sans limites, la béatitude, le bonheur, le silence total. Dans l’activité, une puissante totalité silencieuse repose à la surface de tout. Une belle douceur relie et fusionne tout ce que je vois. (Maharishi Mahesh Yogi, 1976, p. 77)
Un autre exemple:
La méditation était remplie de lumière et de béatitude; j’ai fait l’expérience de la conscience pure comme un continuum illimité et synchrone – une connectivité infinie – et dans cet état, j’étais tout ce qui est. Je sentais que l’univers entier était mon Soi. J’étais sur le chemin royal de l’existence où l’on ne fait rien et accomplit tout. (p. 82)
De telles expériences sont devenues, au cours des dernières années, monnaie courante pour de nombreuses personnes, même au début de leur pratique de la technique de la Méditation Transcendantale.
Maharishi a souligné à maintes reprises que la valeur d’expérimenter la pure conscience réside dans le déploiement des états supérieurs de conscience; il a élaboré en détail la nature et les caractéristiques des états supérieurs, lesquels sont fondés sur la capacité à maintenir spontanément la pure conscience illimitée et infinie dans tous les états habituels de veille, rêve et sommeil profond. Et il a souligné que le développement des états supérieurs de conscience n’est pas juste pour les reclus qui méditent dans leurs grottes himalayennes, mais pour tout individu sans considération de style de vie.
Le point de Maharishi de combiner la lecture du Sanskrit avec le programme de Méditation Transcendantale est que l’expérience régulière de la pure conscience crée un fondement dynamique, lequel permet à la récitation de prendre place à partir d’un profond et puissant niveau, et de cette façon, le processus de développement de conscience supérieure, qui se déploie dans le temps à travers la pratique régulière du programme de Méditation Transcendantale, est amélioré et accéléré (Nader, 1995, p. 200).
Maharishi (1994b) décrit cette combinaison comme: «fermez les yeux et méditez. Ouvrez les yeux et lisez la littérature védique.» Les étudiant par exemple, à l’École Maharishi de Fairfield commencent à apprendre le Sanskrit à la maternelle et à l’université, la lecture du Sanskrit continue jusqu’au niveau doctorat.
Une clé pour comprendre ce programme réside dans la description de Maharishi de quels textes constituent le matériel de lecture, car son point n’est pas qu’on devrait lire n’importe quel texte sanskrit mais qu’il y a des textes spécifiques qui permettent à quelqu’un d’éveiller les impulsions les plus fondamentales de la loi naturelle dans la conscience. Afin de pouvoir comprendre ce point, nous devons examiner la description de Maharishi de la nature et de l’origine de la littérature védique.
Maharishi considère que la pure conscience n’est pas seulement la source de l’intelligence et de la créativité individuelle, mais est aussi le domaine le plus fondamental à partir duquel l’univers entier émerge. Il cite souvent la Taittirīya Upaniṣad qui décrit la pure conscience comme Ānanda, ou la pure félicité, laquelle crée et soutien l’univers entier, et à laquelle toutes choses retournent à la fin.
Dans sa Science de l’Être et de l’Art de Vivre, Maharishi décrit cet état comme l’Être, ou l’existence pure:
«Sous-jacent au niveau le plus subtil de tout ce qui existe dans le domaine relatif, se trouve le domaine abstrait et absolu de l’Être pur qui est non manifesté et transcendantal. Ce n’est ni de la matière ni de l’énergie. C’est l’Être pur, l’état d’existence.
«Cet état d’existence pure est sous-jacent à tout ce qui existe. Tout est l’expression de cette existence pure, ou Être absolu, qui est la composante essentielle de toute vie relative.» (1963, p. 17)
Maharishi soutient qu’à travers sa propre dynamique auto-interactive, la conscience pure s’exprime elle-même comme les formes et les phénomènes diversifiés de la création. En assumant le rôle de l’univers matériel, elle se meut en elle-même, créant une structure dynamique dans son silence éternel. Cette structure est Śruti, que Maharishi (1995a) décrit comme «la vibration de l’intelligence sous forme de sons, générés par la dynamique autoréférente de la conscience – ces sons spécifiques qui construisent la conscience pure.» (p. 352) Maharishi (1985) décrit Śruti comme une fréquence vibratoire non manifestée, un bourdonnement, qui exprime la dynamique de transformation de la conscience autoréférente en ses structures diversifiées.
Dans l’analyse de Maharishi, cette structure dynamique de la conscience pure est le ‘Veda’; ainsi le Veda à son niveau le plus fondamental n’est pas une collection de livres, mais l’interaction dynamique de la conscience autoréférente en elle-même, constituant tous les sons non-manifestés qui émergent à la suite de cette interaction. La valeur holistique de ce son se retrouve dans l’expression du Ṛk Veda, dont la plus grande signification réside dans ses structures phonétiques et non dans un sens traduit.
Dans cette structure holistique du son se trouvent d’innombrables fréquences, qui sont incorporées dans les textes de la littérature. Ces sons sont la littérature védique à son niveau le plus fondamental, et c’est leur enregistrement phonétique qui se trouve dans les différents textes. D’où, dans l’analyse de Maharishi, la littérature védique comprend ces aspects de la littérature sanscrite qui trouvent leur source dans la dynamique auto-interactive de la conscience pure.
Maharishi identifie quarante aspects de la littérature védique, chacun exprimant une qualité spécifique de la conscience. Il s’agit du Ṛk Veda, Sāma Veda, Yajur Veda, Atharva Veda, les six Vedāṅgas, les six Darśanas, Itihāsa, Smṛti, Purāṇa, un certain nombre de textes ayurvédiques et les Prātiśākhyas.
À l’intérieur de ces branches, Maharishi fait la distinction entre les textes qui incarnent les sons de la dynamique auto-interactive de la conscience et les commentaires et les œuvres ultérieures qui sont souvent inclus. Par exemple, Maharishi tient le Nyāya Sūtras de Gautama comme texte authentique du Nyāya, dont les sons constituent une qualité spécifique de la conscience, mais il n’inclut pas comme littérature védique des ouvrages ultérieurs tels que Nyāyabhāṣya de Vātsyāyana, Daśapadārthaśāstra de Chandramati, etc. Ces textes mettent en lumière les valeurs individuelles, mais ne fournissent pas, dans l’analyse de Maharishi, une vision holistique de la littérature védique (1994, p. 252).
Peut-être l’aspect le plus important de la discussion de Maharishi sur la nature du Veda et de Śruti est son application pratique: la disponibilité de ces sons à la conscience humaine, car il explique qu’un individu qui identifie la conscience (individuelle) avec la conscience pure est capable d’apprécier dans cette forme la plus simple de conscience les fins détails de la structure de la conscience, les sons et les formes non manifestés du Veda et de la littérature védique:
«Elle est générée dans le champ autoréférent de la conscience. À ce niveau, ces valeurs de sons sont là, et n’importe qui peut amener sa conscience à cet état apaisé où l’on est ouvert à soi-même. Et on devrait entendre ces sons, on devrait voir ces sons.» (Maharishi, 1990)
L’expérience de la structure détaillée du Veda, note Maharishi: «Appartient à cette conscience suprêmement pure qui est pleinement consciente de sa propre réalité complète» (1986, p. 497). Selon le point de vue de Maharishi, les grands voyants védiques de l’antiquité reconnaissaient ces sons comme les fluctuations de leur propre conscience autoréférente; ces sons furent par la suite écrits et conservés par les familles védiques de l’Inde.
Récemment, Tony Nader, médecin avec un doctorat en physiologie, travaillant en étroite collaboration avec Maharishi, a trouvé une correspondance remarquable entre les structures et les fonctions de la physiologie humaine et les textes de la littérature védique. Le Dr Nader a pris les qualités de conscience que Maharishi a associées à chaque branche de la littérature védique, et a localisé un aspect de la physiologie humaine avec une fonction similaire, puis a comparé la structure de chacun. Bien qu’il n’y ait pas assez d’espace pour traiter adéquatement ce sujet, quelques exemples fourniront un aperçu de la recherche du Dr Nader.
Maharishi considère Vyākaraṇ comme étant la branche de la littérature védique représentant la qualité d’expansion de la conscience autoréférente. La tendance du Veda à s’élaborer séquentiellement lui-même – à se déployer de la première syllabe du Ṛk Veda aux quarante branches de la littérature védique – est exprimé par Vyākaraṇ. Le Dr Nader localise la similarité entre cette tendance expansive et la fonction de l’hypothalamus.
L’hypothalamus libère des facteurs qui activent l’hypophyse, la neuro-hypophyse et le système nerveux autonome. Ces libérines représentent l’expansion nécessaire pour l’évolution de la réponse endocrine et autonome, ce qui mène à des réponses biochimiques et physiologiques qui amènent le système à un nouvel état d’équilibre (Nader, 1995, p. 85).
Structurellement, l’Aṣṭādhyāyī, le texte principal de Vyākaraṇ, comprend huit adhyāyas de quatre pādas chacun, soit un total de trente deux pādas. De même, l’hypothalamus comprend huit régions – antérieure, postérieure, moyenne et latérale, droite et gauche – avec quatre noyaux chacun, soit totalisant 32 noyaux, correspondant aux 32 pādas de l’Aṣṭādhyāyī. Le Dr Nader a noté une correspondance entre chaque pāda de l’Aṣṭādhyāyī et les fonctions anatomiques spécifiques.
Un deuxième exemple est Nyāya, la branche de la littérature que Maharishi considère comme incarnant la qualité distinctive et décisive de la conscience, ce qui comprend simultanément les qualités opposées de la conscience. Selon le Dr Nader, Nyāya correspond fonctionnellement dans la physiologie au thalamus, qui relaie les influx sensoriels vers les zones sensorielles primaires du cortex cérébral, ainsi que l’information sur le comportement moteur dans les zones motrices du cortex (Nader, p. 122). Structurellement, il y a 10 chapitres (मण्डल) au Gautamīya Nyāya Sūtras, et 10 zones du thalamus: antérieur, ventraux, dorso-latéraux, dorso-médian et intralaminaires, qui se trouvent de part et d’autre du cerveau. De plus, alors que les Nyāya Sūtras décrivent 16 sujets de raisonnement (प्रमाण, प्रमये, etc.). Le thalamus fonctionne à travers 16 groupes de cellules appelés noyaux. Dr Tony Nader souligne que la première des 16 divisions प्रमाण (pramāṇa) correspond au premier groupe nucléique du thalamus appelé pulvinar (p. 127).
Pramāṇa a quatre subdivisions – प्रत्यक्ष (perception directe), अनुमान (inférence), उपमान (comparaison) et शब्द (témoignage verbal) – qui correspondent respectivement aux quatre subdivisions du pulvinar. La première subdivision relie le colliculus supérieur à des zones du cortex et est responsable de l’intégration visuelle d’ordre supérieur, c’est-à-dire, la perception (प्रत्यक्ष); la seconde connecte le colliculus supérieur et le cortex temporal avec des zones du cortex et du cortex temporal. Ces domaines sont impliqués dans les fonctions telles que la vision, l’ouïe, la mémoire et le langage – ensemble, ils sont à la base des processus d’inférence (अनुमान). La troisième partie du pulvinar relie les zones corticales pariétales à d’autres zones corticales pariétales et est responsable de l’intégration sensorielle polymodale. Cette zone donne une perception d’ordre supérieur sur les influx sensoriels en relation les unes avec les autres, servant la fonction de comparaison (उपमान).
La quatrième relie le cortex temporal au gyrus temporal supérieur et est responsable de la mémoire, du langage et de la parole. C’est la base du témoignage verbal (शब्द). Les quinze catégories suivantes de Nyāya sont également liées aux différents aspects du thalamus, en structure et en fonction (p. 127).
Le Dr Nader suggère que la correspondance entre les sons védiques et la physiologie humaine a un grand potentiel pour rétablir l’équilibre physiologique. Il explique que la lecture des sons de la littérature védique dans leur ordre approprié, même phonétiquement, sans aucun sens de la signification, crée une résonance avec les mêmes structures anatomiques auxquelles ils correspondent, vivifiant une séquence spécifique d’activité neuronale et physiologique. En rétablissant la séquence correcte du déroulement de la loi naturelle dans la physiologie, toutes imperfections (stress, blocages ou toute autre anomalie structurale ou fonctionnelle) peuvent être éliminées (Nader, p. 201). Le résultat, selon le Dr Nader, est que la physiologie fonctionne de plus en plus en accord avec son originale et parfaite conception.
Maharishi (1994) ajoute que la lecture de la littérature védique dans l’ordre séquentiel a pour effet de réguler et d’équilibrer le fonctionnement de la physiologie cérébrale (p. 145); pendant la lecture, le fonctionnement des fibres individuelles du cerveau entre en cohérence avec la valeur holistique du fonctionnement cérébral et, par conséquent, l’esprit commence à fonctionner selon la loi naturelle dans chaque expression. Lorsque l’esprit s’écoule dans une direction évolutive, toutes les pensées, paroles et actions s’écoulent également dans une direction évolutive, dans la direction du développement des états supérieurs de conscience.
Les étudiants de la nouvelle filière doctorale à l’Université Maharishi de Management lisent la littérature védique pendant plusieurs heures par jour et attestent de leur illumination grandissante. Ils ont rapporté des centaines d’expériences d’états de conscience supérieurs. Par exemple, ce qui suit est l’expérience d’un étudiant lisant les Brahm Sūtras, qui représente la qualité holistique de la conscience autoréférente, le plein développement du Soi:
Il y avait encore ce petit corps [je le savais comme le mien,] mais la réalité en même temps était qu’il n’y avait pas de frontières [du tout] qui me contenaient – ce qui était mon Soi continuait pour toujours – et qu’il y avait une connaissance très concrète que j’avais toujours été cela, que j’avait atteint ce que j’étais vraiment, [que je pouvais enfin être vraiment au repos, que j’étais] rentré à la maison. Tout reposait en moi et était soutenu par moi, et je savais donc tout ce qu’il y avait à savoir. J’avais la perception de…[encercler] et abriter tout l’univers, de sorte que je me sentais responsable [de garder tout en vie et de grandir].
L’impression de cette expérience finale était celle d’une liberté et d’une maîtrise totales, d’une félicité sublime, d’un silence animé et d’une simplicité absolue, presque ridicule, le tout à la surface de mon être. Toutes les fibres de mon être semblaient vivifiées avec les réalisations: “Je suis vraiment le Veda, je suis vraiment la totalité.” (Freeman, 1996)
Ma conscience est devenue énorme, mais tout autour de moi semblait comme une partie de moi, comme mes propres mains. Tout est devenu partie intégrante de mon Soi, et mon Soi était [au même moment] dans tout. (Freeman, 1996)
Conclusion
Maharishi souligne que chaque individu est capable d’expérimenter le Veda dans son état le plus simple de conscience. En cela, il indique un concept critique pour les chercheurs védiques: la connaissance et la compréhension complètes du Veda ne viennent pas de l’analyse intellectuelle, mais de l’identification de sa conscience avec le Veda – la dynamique auto-interactive de la conscience pure et autoréférente – et de l’explorer à son propre niveau. Comme le Veda est un phénomène de subjectivité pure, transcendantal aux processus de la pensée, l’intellect est incapable de le comprendre à son propre niveau:
Vous connaissez le Veda en étant le Veda. Vous connaissez Veda en étant le Veda. La cognition du Veda est sur son propre niveau, et c’est à ce niveau que nous entrons dans les détails de l’éveil. Le Veda est la structure détaillée de l’éveil pur, et là l’intellect ne va pas. (Maharishi Mahesh Yogi, 1991)
Maharishi situe cette compréhension dans deux expressions qu’il cite ensemble, ce qui souligne la relation entre l’identification de sa conscience avec le Veda et la connaissance du Veda:
वेदाहम् वेदोऽहम्
Vedāham Vedo’ham
que Maharishi (1991) traduit: «Je connais le Veda, je suis le Veda.»
L’idéal de Maharishi de l’étude védique constitue un ajout important dans le domaine de l’éducation, car il promet de développer une connaissance complète dans la conscience de chaque étudiant en explorant le Veda et la littérature védique sur son propre niveau, et en animant les impulsions fondamentales de la loi naturelle de façon permanente dans la conscience des étudiants. La lecture de la littérature védique en conjonction avec la pratique de la technique de Méditation Transcendantale fournit la base de l’éducation védique, car elle stimule le potentiel total de la loi naturelle dans la conscience de chaque étudiant, et rend ainsi disponible la dynamique structurante de la pure conscience. Maharishi décrit ceci comme l’accomplissement suprême de l’éducation qui peut créer un individu parfait et un système éducatif parfait.
Un autre avantage de la lecture de la littérature védique en sanskrit, est de rétablir l’ordre et l’harmonie, non seulement dans l’esprit mais aussi dans toute la physiologie. Aussi, il n’est pas rare que des réajustements prennent place au niveau physiologique occasionnant des mouvements le long la colonne vertébrale… Par contre, il n’est pas conseillé de faire des efforts ni dans la lecture ni dans la durée. Une trentaine de minutes devrait être un maximum.