La réalisation de Dieu est un processus systématique, et non une foi aveugle

Points principaux

  • La localisation du Soi
  • La première étape vers la réalisation de Dieu
  • C’est une procédure systématique
  • La dévotion à Dieu
  • La foi est le fondement de la vie

«[…] Qu’est-ce qui a manqué jusqu’à présent, depuis des siècles? Cette localisation du Soi! On a cherché Dieu ici, là, ailleurs… et l’esprit s’est toujours concentré sur la grande Création et sur le Créateur de cette grande Création… toujours loin de soi-même! Et sans ce point de référence au sein de toute cette imagination concernant Dieu et de toutes ces hallucinations, celles-ci ne se sont avérées d’aucune valeur réelle pour la vie. Et c’est pourquoi on n’obtenait ni contentement ni satisfaction et on ne se sentait pas épanoui. Telle a été l’histoire de la réalisation de Dieu à travers les âges.

La procédure, la première étape vers la réalisation de Dieu, consiste à localiser le Soi, à réaliser le Soi. Et lorsque la réalisation du Soi n’avait aucune importance, alors la première étape faisait défaut. Lorsque la première étape faisait défaut, toute tentative d’atteindre une étape supérieure était vaine et ne s’avérait d’aucune valeur pratique.

C’est pourquoi les dévots de Dieu ne pouvaient rien faire d’autre que pleurer au nom de Dieu. Et les autres y voyaient un grand signe de dévotion. Pleurer n’est pas un signe de dévotion. Non! C’est tout à fait faux! Cela revient simplement à ce qu’un aveugle guide un autre aveugle. Les dévots n’ont jamais cherché à guider le monde… mais la façon dont ils se comportaient… les gens dans le monde essaient de l’imiter. En essayant d’imiter l’homme misérable qui pleure, ils se sont enfoncés de plus en plus dans la misère. Et tout cela au nom de Dieu… simplement parce qu’aucune voie scientifique systématique menant à la réalisation de Dieu n’avait été tracée.

C’est la nature de cette époque… l’ère scientifique… qui nous permet désormais d’aspirer à la réalisation la plus élevée de la vie sur une base scientifique, ce qui constitue la voie la plus sûre, exempte de toute confusion et de tout échec. C’est une procédure systématique! La Méditation Transcendantale, l’expérience de l’état subtil de la pensée, l’expérience de la conscience pure… l’expérience momentanée de la conscience pure… avec la pratique, cela devient une expérience permanente de l’Être. Lorsqu’elle devient une expérience permanente de l’Être, nous l’appelons Conscience Cosmique. Une étape importante a été franchie.

À partir de ce niveau, nous commençons avec la dévotion… la dévotion à Dieu. Car à ce niveau de Conscience Cosmique, le cœur est grand et l’esprit est grand. Le cœur est le siège principal de la dévotion et de l’abandon – il s’élargit sans cesse et devient illimité. Seule l’expansion illimitée du cœur est cet océan d’amour qui, à lui seul, peut faire surgir des vagues, de si hautes vagues, des raz-de-marée d’amour pour Dieu qui toucheront véritablement les pieds de Dieu.

Sans cette expansion illimitée du cœur, l’océan d’amour n’est pas plein. Alors, quel que soit le courant… quelles que soient les vagues d’amour qui surgissent, elles ne forment pas ces hautes vagues qui atteindront véritablement la terre de Dieu. Non! Ainsi, ce n’est qu’à partir le niveau de la Conscience Cosmique que la véritable Bhakti commence… que la véritable dévotion prend tout son sens. Avant cela, ce n’est qu’un rituel dénué de sens.

Si l’on n’a pas réalisé le Soi… et par conséquent, si l’on n’a pas atteint cet état permanent d’Être dans la Conscience Cosmique, alors la pensée de la Conscience de Dieu n’est qu’un mirage. Et cela a été un mirage pour ceux qui cherchaient Dieu depuis de très, très, très nombreuses générations. Personne n’en est responsable, si ce n’est le temps. C’est un manque d’approche scientifique de la plus haute réalisation de la vie, qui commence en réalité par la réalisation du Soi, qui a empêché ces générations de voir la lumière de Dieu. […]

Ainsi, Dieu a toujours été la victime d’[…] approches irréalistes. Tout le domaine de la réalisation de Dieu reposait sur la foi – [ici] le terme «foi» désigne simplement une imagination aveugle – rien de plus. C’est l’expérience de la vie qui insuffle à l’homme la foi en quelque chose qu’il a lui-même vécu. Et cette expérience peut amener un homme à croire en une possibilité future. C’est là le fondement de ce que nous appelons la foi. C’est le fondement de la vie. La foi est le fondement de la vie. Mais une foi aveugle, sans aucune preuve de vérité, n’est qu’hallucination, imagination, elle est extrêmement trompeuse.» – Maharishi Mahesh Yogi, 1967

Questions (essayez de répondre à ces questions simplement et pour vous-même)

  • Quelle preuve avons-nous pour dire que nous avons localisé le Soi?
  • Pourquoi devrait-il y avoir une première étape avant la réalisation de Dieu?
  • Quelle garantie une procédure systématique peut-elle nous apporter?
  • Y a-t-il une réelle séparation entre Dieu et son dévot?
  • Comment déterminer que notre foi n’est pas empreinte d’aveuglement?
«La réalisation du Soi est la première étape vers la réalisation de Dieu. Pendant des siècles, on n’a pas accordé l’importance qu’il fallait au principe de la réalisation du Soi en tant que première étape vers la réalisation de Dieu, avec pour conséquence que celui qui cherchait Dieu et aimait Dieu, sans se soucier de lui-même, se perdait dans le souci de Dieu. Et lorsque le chercheur était perdu, Dieu, toujours disposé à se manifester, ne trouvait personne à qui Il puisse se révéler. Lorsque le chercheur était perdu, Dieu, toujours disposé à se manifester au chercheur, ne trouvait personne pour être témoin de Sa présence. C’est très simple! C’est pourquoi, même si Dieu était présent en permanence, personne n’était là pour Le réaliser. Dieu est là, mais comme le chercheur n’est pas là, à qui Dieu va-t-Il se révéler?» – Maharishi Mahesh Yogi, Rishikesh, 1967

L’intégration de la vie et la nature de la réalisation du Soi

Integration of Life and the Nature of Self-Realization

Excerpt from a talk by Maharishi on 23.06.1971 in Amherst, Massachusetts.

There’s an experience that we all look forward to during our practice of the TM technique. Our mind and body leave the boundaries of daily life behind and settle down to a deep and profound level of rest – an unbounded state of inner silence.

Over time, we may notice that the inner silence we experience during TM begins to stay with us after meditation, and is integrated into the activity of our day. We may have a calmer mind to deal with the seemingly infinite number of requests at work. Or perhaps a colleague or family member is no longer able to “push our buttons.” Or we have the patience to sit and listen to a child’s story at the end of the day.

In this lecture, Maharishi speaks about how we naturally integrate this inner silence with outer activity and enjoy greater fullness of life.

Maharishi: We alternate rest and activity, and rest and activity, and rest and activity, and a time comes when that restful activity becomes a reality. If the activity is restful activity, then it’s the real joy of activity. As long as activity is tiring activity, it’s no good.

What we want is restful activity – action and rest simultaneously. Then we are not devoid of our link with the infinite, even when we are playing about in the finite. Then our activity will be like the activity of that arrow which does not lose the momentum of strength which it had gained when it was pulled. So with full momentum the arrow is flying, never losing the momentum.

The mind never loses that awareness. That unbounded awareness becomes an all-time reality. Wherever, whatever the mind is engaged in, that restful activity never goes. Spontaneously, we maintain restful activity.

When the action is restful, then action is a joy in its process, and it’s a greater joy in its results, but it’s no more tiring and tedious when one is acting. This spontaneous situation we create through the practice of Transcendental Meditation. We call it Transcendental Meditation because it takes our mind, it takes our awareness to that unbounded, transcendental area which transcends all the relativity, transcends the field of change.

So the whole procedure is automatic… because the surface values of activity and the depth of life… these are the two areas of what we call life. Life is structured in these two values simultaneously – activity and non-activity – just as the flower is structured in two values: this white of the petal and the colorless sap in every fiber of the petal.

So the manifest value and unmanifest value… both values go to structure an existence. So relative and Absolute, unmanifest and manifest, both these go to structure one life. And when we want to live fullness of life, we investigate into what that unmanifest is, and create a situation so that unmanifest, unbounded value never goes out of our awareness. It’s there all the time, no matter what we are doing. And then every activity shines, flourishes.

When the sap is supporting every little bit of the petal, when there is no discoordination between the petal and the sap, then the petal enjoys strength, life, glory, full bloom of the flower. And if the petal loses contact with the sap, the petal will just not be found; that’s all. Less contact with the sap, less life of the petal, less joy of the petal. More contact with the sap, more life of the petal, more joy of the petal.

So the surface, manifest value of life is richer when the awareness of the unmanifest is more solidly established. With that establishment of unbounded awareness, every aspect of life is in tune with that infinite value of life.

And when every boundary of life, every little bit of life is in tune with that boundless aspect of life, then every aspect is strong, flourishing, fresh, encouraging. Then every aspect blooms in life. Otherwise, every aspect loses life.

The whole purpose of integrating the inner silence with outer activity and creating a spontaneous situation where both activity and silence continue to be there at all times, the whole purpose of this is to live fullness of life.

L’intégration de la vie et de la nature de la réalisation du Soi

Extrait d’une conférence donnée par Maharishi, le 23.06.1971 à Amherst, Massachusetts.

Il y a une expérience que nous attendons tous avec impatience pendant notre pratique de la technique de MT. Notre esprit et notre corps abandonnent les limites de la vie quotidienne et se stabilisent à un niveau de repos intense et profond – un état de silence intérieur illimité.

Avec le temps, nous pouvons remarquer que le silence intérieur que nous ressentons pendant la MT commence à rester avec nous après la méditation, et s’intègre dans l’activité de notre journée. Nous pouvons avoir un esprit plus calme pour faire face au nombre apparemment infini de demandes au travail. Ou peut-être qu’un collègue ou un membre de la famille n’est plus capable de «pousser nos boutons». Ou nous avons la patience de nous asseoir et d’écouter l’histoire d’un enfant à la fin de la journée.

Dans cette conférence, Maharishi parle de la façon dont nous intégrons naturellement ce silence intérieur avec l’activité extérieure et jouissons d’une plus grande plénitude de la vie.

Maharishi: Nous alternons le repos et l’activité, et le repos et l’activité, et le repos et l’activité, et un moment vient où cette activité reposante devient une réalité. Si l’activité est reposante, alors c’est la vraie joie de l’activité. Tant que l’activité est fatigante, ce n’est pas bon.

Ce que nous voulons, c’est une activité reposante – l’action et le repos simultanément. Alors nous ne sommes pas dépourvus de notre lien avec l’infini, même lorsque nous jouons dans le fini. Alors notre activité sera comme l’activité de cette flèche qui ne perd pas le dynamisme de force qu’elle avait gagné quand elle a été tirée. Ainsi, lorsque le dynamisme est au maximum, la flèche vole, sans jamais perdre sa dynamique.

L’esprit ne perd jamais cette conscience. Cette conscience illimitée devient une réalité permanente. Où que soit l’endroit où l’esprit est engagé, cette activité reposante ne disparaît jamais. Spontanément, nous maintenons l’activité reposante.

Quand l’action est reposante, alors l’action est une joie dans son processus, et c’est une plus grande joie dans ses résultats, car elle ne fatigue plus et n’est plus fastidieuse quand on agit. Cette situation spontanée nous la créons par la pratique de la Méditation Transcendantale. Nous l’appelons Méditation Transcendantale parce qu’elle amène notre esprit, notre conscience [individuelle] à ce domaine illimité et transcendantal qui transcende toute la relativité, qui transcende le domaine du changement.

Toute la procédure est donc automatique… parce que les valeurs de surface de l’activité et la profondeur de la vie… ce sont les deux domaines de ce que nous appelons la vie. La vie est structurée dans ces deux valeurs simultanément – activité et non-activité – tout comme la fleur est structurée dans deux valeurs: ce blanc du pétale et la sève incolore dans chaque fibre du pétale.

Ainsi, la valeur manifestée et la valeur non manifestée… les deux valeurs servent à structurer une existence. Ainsi, le relatif et l’Absolu, le non-manifesté et le manifesté, tous deux vont structurer une vie. Et quand nous voulons vivre la plénitude de la vie, nous enquêtons sur ce qu’est ce non-manifesté, et créons une situation pour que cette valeur non-manifesté et illimitée ne disparaisse pas de notre conscience [individuelle]. Elle est là tout le temps, peu importe ce que nous faisons. Et alors chaque activité brille, s’épanouit.

Quand la sève supporte chaque petite partie du pétale, quand il n’y a aucune discordance entre le pétale et la sève, alors le pétale apprécie la force, la vie, la gloire, la pleine floraison de la fleur. Et si le pétale perd le contact avec la sève, le pétale ne sera pas là, c’est tout. Moins de contact avec la sève, moins de vie du pétale, moins de joie du pétale. Plus de contact avec la sève, plus de vie du pétale, plus de joie du pétale.

Ainsi, la surface, la valeur manifestée de la vie est plus riche lorsque la conscience du non-manifesté est plus solidement établie. Avec l’établissement de la conscience illimitée, chaque aspect de la vie est en accord avec cette valeur infinie de la vie.

Et quand chaque limite de la vie, chaque petite partie de la vie est en accord avec cet aspect illimité de la vie, alors chaque aspect est fort, florissant, frais, encourageant. Alors tous les aspects de la vie s’épanouissent. Sinon, chaque aspect perd la vie.

Tout le but d’intégrer le silence intérieur à l’activité extérieure et de créer une situation spontanée où l’activité et le silence continuent d’être là à tout moment, tout le but de ceci est de vivre la plénitude de la vie.