Relation de Maître à disciple

Points principaux

  • Le Maître doit être quelqu’un…
  • Si un disciple attend du Maître
  • L’occasion de vous dire «non»
  • Simplicité – pas de manœuvres 
  • C’est la relation la plus intime

Maharishi: «Le Maître doit être quelqu’un qui peut parler et corriger, et il doit avoir la liberté de dire «non». Nous n’attendons pas du Maître qu’il dise «oui» tout le temps. Seul le disciple peut être tenu de dire «oui» en toutes circonstances. Soyez prudent. Nous n’attendons pas du Maître qu’il dise «oui» tout le temps. Le Maître attend du disciple qu’il dise «oui» à tout moment.

Si un disciple attend du Maître qu’il dise «oui», alors il n’a pas de Maître, il a un disciple. Si, à un moment donné, il dit «non», alors le disciple doit être libéral et accepter son «non». Ce n’est pas un Maître qui dirait tout le temps «oui» à un disciple. Parce qu’il sait mieux. S’il dit «oui», il le dit en faveur du disciple; s’il dit «non», il le dit en faveur du disciple. Il n’a rien à lui. Tout ce qu’il dit, s’il dit quelque chose, c’est dans l’intérêt de celui à qui il s’adresse.

Mais ne me donnez pas l’occasion de dire «non». Vous n’avez pas à me donner l’occasion de vous dire «non». Mais si vous avez créé une situation, soyez prêt à l’accepter et prenez-la comme elle vient. Car si vous avez créé une situation qui appelle un «non», avalez-le aussi doucement que vous avalez un simple «oui».

S’il y a un «non», c’est pour le mieux. S’il y a un «oui», c’est pour le mieux. S’il n’y a ni «non» ni «oui», le silence doit également être respecté. Tout est pour le mieux de ce côté-là, c’est très beau.

Dans la relation entre le disciple et le Maître, c’est très naturel, très simple, très complet, très parfait. Il n’y a pas de «si», il n’y a pas de «mais», il n’y a rien. Tout est simplicité, tout est naturel, tout est liberté totale. Vous pouvez demander n’importe quoi et recevoir la réponse. Et si vous avez un doute sur la réponse, demandez encore, demandez encore, demandez encore. Il y a une liberté et une innocence totales dans cette relation. Simplicité – pas de manœuvres. Nous ne voulons pas de manœuvres. Pas de manœuvres, pas de tensions. C’est très simple, c’est très naturel. Il n’y a pas de peur. Le disciple dit ce qu’il ressent; le Maître répond. Le disciple ne se dit jamais: «Si je dis cela, il va peut-être se fâcher.» Toutes ces complications n’existent pas.

C’est la relation la plus intime qui soit sur terre. Et c’est la plus innocente, la plus spontanée, la plus naturelle, la plus parfaite. Rien n’est aussi parfait et complet que cela. C’est très, très profond.» – Majorque, Espagne, le 13.04.1971

Questions (essayez de répondre à ces questions simplement et pour vous-même)

  • Qu’entend-on par «Maître» et qu’attend-on de lui? 
  • Pourquoi est-ce au disciple de faire le travail?
  • Nous sommes les créateurs de toutes nos expériences, alors comment éviter le «non» du Maître?
  • D’où peut venir la tendance aux manœuvres? 
  • Qu’est-ce qui caractérise la relation la plus intime?
«Eh bien, voyez-vous, c’est comme ça. Absolument tout est déterminé, et absolument tout peut être changé à tout moment.» – Maharishi Mahesh Yogi, Squaw Valley, 1968

La Relation de Maître à disciple

Voici la traduction d’un extrait d’une ancienne conférence de Maharishi sur le thème de la relation de Maître à disciple.

Sur le chemin du Divin, comme dans toutes les autres voies de connaissance, rien n’importe plus que le Maître. Avec un Maître approprié, vous atteindrez rapidement le but, sinon, tout sera très lent, très lent et le chemin sans fin.

La recherche d’un Maître approprié est tout ce qu’un aspirant sur le chemin de la vérité doit faire – juste un Maître approprié, pas seulement sur le chemin de la vérité, même sur le chemin de l’ingénierie ou de la médecine ou de la psychologie – quoi que ce soit – la rencontre d’un Maître approprié, d’un guide approprié et presque toute la chose est faite. Parce que trouver un Maître signifie quelqu’un qui vous dit cela – car le Divin est omniprésent.

Le Divin omniprésent, sa nature est béatifique, la béatitude est donc omniprésente. Combien de temps un esprit doit-il mettre pour y parvenir? Cela ne devrait pas prendre longtemps, mais si vous n’avez pas rencontré le Maître approprié, alors vous risquez de tourner autour du but et de ne rien trouver.

Sachant que dans la quête de Dieu rien n’est plus important qu’un Maître approprié, le jeune ascète (Guru Dev) ne cessa de rendre visite à tous ceux supposés être de grands saints ou de grands Maîtres; cependant après quatre années de recherche aucun d’eux ne répondait à son attente. Ses seules possessions dans la vie consistaient à marcher le long du Gange, à dormir sur le sable et à se désaltérer de l’eau du Gange. Il continua d’avancer, toujours plus loin, et finalement arriva à Uttar Kashi où il rencontra une âme à la fois belle et très évoluée devant laquelle il sentit qu’il pouvait se soumettre entièrement et qu’il choisit comme Maître. Guru Dev s’était fixé trois critères pour son Maître, qu’il soit un homme réalisé, libre de colère et célibataire à vie.

Dans ce domaine (le domaine spirituel), quand on vit en Inde et que l’on a trouvé le Maître approprié, l’on s’abandonne à lui complètement de tout son corps et de tout son esprit. L’individualité du Maître n’est plus que le seul point de focalisation dans la conscience. Pas de regard ici ou là, juste l’obédience et l’obéissance à ses pieds. Je sais ce qu’est l’abandon à un Maître, parce que je suis passé par là. Une fois l’abandon effectué, le travail de la quête spirituelle est terminé. Il n’y a plus rien à faire.

Vous savez, méditer et transcender, aller vers l’Être puis en revenir pour amener l’esprit dans les valeurs plus grossières de la vie, tout cela n’est qu’un chemin pour atteindre la conscience cosmique. La voie de l’abandon en est un autre.

Le chemin de l’abandon commence en accordant son esprit avec celui du Maître. Quelque soit ce qu’il aime, je commence à l’aimer. J’oublie peu à peu ce que j’aime. S’il veut que je prenne cette direction, je l’emprunte. Si à mi-chemin, il veut que je retourne, je fais demi-tour. S’il veut que je prenne de nouveau ce chemin, j’y vais. S’il veut que je revienne, je reviens. Rien n’est soumis à ma volonté, tout à la sienne.

C’est ainsi en oubliant ce qu’il aime et ce qu’il n’aime pas, en ajustant son esprit à celui du Maître, que le disciple grandit dans les valeurs du Maître. C’est cela le plus important. Si le Maître désire que l’on fasse quelque chose, on le fait. Si à mi-chemin, il veut qu’on arrête, on arrête. Sans se dire: “Après tant d’efforts, voilà maintenant qu’il veut que j’arrête!”, non rien de cela. Là où il va, je vais; ce qu’il aime, je l’aime; ce qu’il n’aime pas, je commence à ne pas l’aimer.

Le disciple commence ainsi à oublier ce qu’il aime et ce qu’il n’aime pas, et à ajuster son esprit à celui du Maître. Dans ce processus, ce n’est pas le travail qui est important, mais le fait de rester en contact avec le flot de Son esprit. Le Maître désire et le disciple va dans sa direction. Ce qu’Il aime et n’aime pas commence à être ce que le disciple aime et n’aime pas. C’est ainsi que l’esprit s’accorde.

Quand l’esprit du disciple est complètement au diapason de l’esprit du Maître, alors les pensées du Maître deviennent celles du disciple, ses sentiments ceux du disciple. Quand cet accord est réalisé, l’esprit du disciple gagne automatiquement la conscience cosmique qui est le statut de l’esprit du Maître.

La relation entre le disciple et le Maître est celle de deux corps unis en une seule existence, de deux esprits unis en un seul esprit. De cette façon, l’esprit du disciple grandit spontanément et automatiquement dans les valeurs de la conscience cosmique qui est l’état naturel de l’esprit du Maître. – Maharishi Mahesh Yogi

Na Guroradhikam Na Guroradhikam Na Guroradhikam Na Guroradhikam

Shivashasanatah Shivashasanatah Shivashasanatah Shivashasanatah

Rien n’est plus grand que le Guru. Rien n’est plus grand que le Guru. 

Rien n’est plus grand que le Guru. Rien n’est plus grand que le Guru.

C’est l’enseignement de Shiva. C’est l’enseignement de Shiva. 

C’est l’enseignement de Shiva. C’est l’enseignement de Shiva. 

– Guru Gita v. 96