Puruṣa et Prakṛti

Question: Quel est cet état dans lequel il y a seulement le Soi et dont les réponses viennent directement de l’intérieur?

Maharishi: C’est un état très relaxé, l’état le plus simple de la conscience, le domaine le plus naturel de la conscience humaine. C’est le milieu du vide, Anonya Abhava. C’est l’expérience de chacun quand chacun a la profonde expérience. Un certain niveau de stress profondément enraciné vient à se résoudre et dans ce processus de relâchement de tension une certaine fumée vient. Cette fumée est le résultat du succès. Alors, après quelques jours, ceci s’en va et alors, il y a une expérience plus profonde et alors, un tigre dormant, et alors encore la fumée, etc. Ceci continue dans le temps. Nous devons être avec. Nous relâchons physiquement des nœuds de stress. Ils viennent à la physiologie dû au manque d’association continue avec la totalité. Sur le niveau physiologique il y a l’espace et le temps. Donc, il y a une limitation. À un niveau cette intelligence est non-manifestée et infinie. À un autre niveau cette intelligence est dans la limitation. Les limites et l’illimité ensemble. L’illimité deviendra permanent quand les limites physiques se dissoudront. C’est notre propre mécanisme de transformation – l’état apaisé de Puruṣa témoignant de son propre processus d’éveil. C’est de cette façon que la Saṁhitā vient à être Ṛṣi, Devatā et Chandas et l’infinie diversité de l’univers. Ceci est l’analyse et la synthèse, les deux opérations, l’une après l’autre. Mais à un niveau où le silence est dynamique, l’analyse et la synthèse sont deux processus simultanés. Ceci est Puruṣa et Prakṛti. Ce ne sont pas des entités séparées. L’un est l’autre. C’est seulement la coexistence de deux valeurs: le silence et le dynamisme. Cette coexistence est une réalité conceptuelle. 

Cette intelligence est pleinement éveillée, témoin d’elle-même. Le processus de témoignage devient dynamisme, Prakṛti. Ce domaine entier de la vie est béatitude, énergie, intelligence et toutes les différentes qualités que nous mesurons, expérimentons et décrivons et qui est en fin de compte: rien – Puruṣa – la totalité. C’est simplement à cause du manque d’éducation que les gens n’expérimentent pas leur propre Soi. Du fait du manque d’éducation, nous vivons ce monde, autrement le niveau vécu est juste le silence.

On appelle Purushottam, le suprême Puruṣa, tous les innombrable Puruṣas et Prakṛtis dans la création, tous ensemble. Puruṣa est le témoin de Prakṛti. Purushottam est le témoin de tous les Puruṣas. Il est cette intelligence holistique qui témoigne de tous les Puruṣas témoignant de Prakṛtis. Ce Puruṣa, nous le considérons à partir de Paraprakṛti, la nature transcendantale, que nous savons être de huit qualités.

Ces huit valeurs divisées de Prakṛti et une non divisée: Mère Divine et Purushottam. Ce sont les étapes conceptuelles de progression. La réalité est la singularité éternelle, la totalité.

«Le travail n’est pas le but de Puruṣa. Le but de Puruṣa est d’être dans le Soi et de rayonner, de rayonner la connaissance, de parler la connaissance, de toutes les manières de présenter la connaissance et de conquérir.» – Maharishi Mahesh Yogi

La Différence entre Transcendance et Cognition

Conférence de presse mondiale du 08.03.2006

Dr Hagelin: «Merci, Maharishi. Voici une autre question courte mais profonde: Quelle est la différence entre le mécanisme d’une personne qui transcende et fait l’expérience de l’Être pur – le Veda pur, non manifesté, à la source de la pensée – et le processus que traverse un Ṛṣi lorsqu’il cognise le Veda, lorsqu’il voit et entend les hymnes du Veda. La question est donc la suivante: Quelle est la différence entre transcender pour faire l’expérience de l’Être pur, et cogniser le Veda au sein de cette réalité de l’Être?»

Maharishi: «Lorsque nous disons Veda, trois valeurs sont impliquées: le Ṛṣi, qui signifie le voyant, le processus de voir et l’objet de la vision. Ainsi, le voyant, la vision et l’objet de la vision – tous les trois signifient le Veda. Ṛṣi, Devatā, Chand – tous les trois signifient le Veda, la Connaissance Totale. La connaissance du Veda signifie que lorsque vous entendez le Veda, lorsque vous voyez le Veda, alors ce que vous voyez est: qui est le voyant, quel est le processus de voir, et qu’est-ce qui est vue, qui est le but de la vision.

«Le voyant, la vision et la vue – Ṛṣi, Devatā, Chand – sont les cognisions des trois aspects du Veda. Lorsque nous disons les trois, alors nous disons les trois ensemble – la Saṁhitā. La ‘Saṁhitā’ signifie le Champ Unifié, le Champ Unifié de tous les trois – Ṛṣi, Devatā, Chand. Trois dans l’unité – c’est le Veda. C’est l’âme de chacun. C’est l’Ātmā de chacun. C’est la Totalité. C’est la Conscience d’Unité. C’est Brahm. «Ahaṁ Brahm» – Je suis la Totalité, je suis Brahm. C’est la réalité de l’homme dans la Lumière de Dieu. C’est pourquoi l’homme a cette authenticité. L’homme est le maître de son propre destin, parce qu’au niveau supérieur, il est au niveau du Tout-Puissant, de l’éveil totale de la Loi Naturelle, de la loi cosmique, de la loi divine, de la pure divinité, de Dieu, du Champ Unifié.»

Conscience, Existence et Intelligence

Nous voyons les choses autour de nous exister. Nous voyons aussi que les choses autour de nous changent et évoluent. Nous voyons aussi qu’il y a de l’ordre dans l’évolution – une graine de pomme croîtra seulement en un pommier, etc. Ainsi il est évident que l’existence est dotée de la qualité d’intelligence – l’existence respire la vie en vertu de l’intelligence. En vertu de l’intelligence toute chose dans la création est consciente d’elle-même, et en même temps est consciente de son environnement, est éveillée à son environnement. Elle est autoréférente (elle se connaît elle-même) et elle est objet-référent (elle se connaît elle-même comme l’objet de connaissance). Ainsi, l’existence est intelligence, elle est conscience. La conscience est l’existence de toute chose, et la conscience est l’intelligence de toute chose.

La conscience est éveil, vigilance au repos, pure intelligence, pure existence, plénitude autoréférente, toute connaissance – la source, le cours et le but autosuffisant et non manifesté de toute création.

Ceux qui pratiquent la Méditation Transcendantale de Maharishi expérimentent ces qualités dans leur propre Conscience Transcendantale.

Dans son ‘état autoréférent’ ou état transcendantal, la conscience ne connaît seulement qu’elle-même; de ce fait, elle est le connaisseur d’elle-même. En étant le connaisseur d’elle-même, elle est aussi l’objet de connaissance et le processus de connaissance. Ainsi, dans son état autoréférent, la conscience est l’état unifié du connaisseur, de la connaissance et du connu.

Dans la Littérature Védique, cette structure de ‘trois-en-un’ de la conscience est appelée Saṁhitā de Rishi, Devatā, Chandas – la Saṁhitā (l’unité) de Rishi (le connaisseur), Devatā (le dynamisme du processus de connaissance) et Chandas (le connu).

La conscience est l’unité ou la coexistence de deux qualités de l’intelligence qui sont opposées l’une à l’autre:

  1. La singularité de la Saṁhitā autoréférente, et
  2. La diversité de Rishi, Devatā et Chandas.

Il est intéressant de noter que la qualité de vigilance dans la nature de la conscience est due à la coexistence de ces deux valeurs opposées à l’intérieur de sa structure. L’unité de ces qualités contradictoires à intérieur de la conscience rend la conscience éveillée, alerte et animée. La conscience est le domaine vivant de toutes les possibilités.

«Le Veda est la réalité de la structure du champ non structuré de la conscience, qui n’est créé par rien d’autre, que la conscience elle-même. La structure du Veda évolue à travers les dynamiques structurantes du Veda, qui sont latentes dans le champ de la conscience. Développer la connaissance de cette manière naturelle, représente le système parfait d’enseigner et de gagner la connaissance. Le potentiel créatif de la pure conscience, à travers les mécanismes éternellement structurants animés dans sa nature, structure ‘Shruti’, les sons du Veda et expose toutes les différentes valeurs de l’Intelligence Créatrice inhérentes dans l’état unifié de la Saṁhitā dans les différents sutras du Vedanga, Upanga et toutes les valeurs de la Littérature Védique. Il est simple de voir que le Veda et la Littérature Védique sont l’expression de l’Intelligence Créatrice latente à l’intérieur de la nature de la conscience autoréférente de chacun.» – Maharishi Mahesh Yogi, MVU, Intro, 1994

Comme l’unité (l’unicité) du connaisseur, de la connaissance et du connu s’apparente à la connaissance et aussi à la conscience, les implications évidentes sont:

  1. La conscience s’assimile à la connaissance;
  2. La conscience s’assimile au Veda;
  3. La conscience s’assimile à la Saṁhitā;
  4. La Saṁhitā (de Rishi, Devatā, Chandas) s’assimile au Veda;
  5. Le Veda s’assimile avec l’intelligence autoréférente non manifestée de la Saṁhitā, qui se conçoit des trois qualités de Rishi, Devata et Chandas à l’intérieur de sa propre singularité autoréférente – la singularité trouve la diversité à l’intérieur de sa structure;
  6. La conscience est l’unité et la diversité, les deux en même temps: l’unité du fait de la Saṁhitā, et la diversité du fait de Rishi, Devata et Chandas.

Ceci explique que les mécanismes éternels et autoréférents de transformation existent dans la coexistence de deux qualités contradictoires de la conscience – la singularité et la diversité.

Ceci est l’image de la structure de la réalité ultime: l’intelligence autoréférente en mouvement, à l’intérieur de sa propre singularité, donnant lieu aux mécanismes de la création et de l’évolution – le Champ Unifié de la pure intelligence spontanément donne lieu à la diversité de toutes les lois de la nature à l’intérieur de lui-même.

L’image est que la conscience autoréférente est le pouvoir d’organisation infini; elle est le potentiel vivant de la Loi Naturelle.

Conférence de Maharishi sur le Prāṇāyāma – la Science du Souffle

le 23.06.1992

«Sur ce niveau où le pur éveil se connaît lui-même. La Saṁhitā pulse en trois qualités. Le moment où l’impulsion vient, est le résultat de prāṇa émergeant à l’intérieur de ce qui est le même (indifférencié). L’intelligence générant le mouvement, le vent, l’air, une vague d’intelligence, émerge à partir de la stabilité de prāṇa. L’idéal suprême d’āsana est l’idéal suprême de prāṇāyāma. La source d’āsana est la source de prāṇāyāma. Ce sont les traductions physiques du non physique. Une fois que la demeure de toutes les lois de la nature est éveillée sur le niveau de notre esprit, nous devenons le domaine de toutes les lois de la nature. C’est la maîtrise de la Loi Naturelle. Le but de toutes les poursuites de la vie. Le Yoga est l’état unifié de toutes les valeurs diversifiées – la conscience, l’esprit, le corps, le comportement. Le comportement idéal est l’auto-interaction avec soi-même. Le comportement du soi avec le Soi. La totalité a à être une réalité vivante, la vie intégrée, c’est vivre le Champs Unifié de la Loi Naturelle.

«Nous avons maintenant à notre disposition, après des milliers d’années d’ignorance, la connaissance de la structure concrète et des fonctions de la Loi Naturelle, que tous les individus, les pays et toute la famille des nations peuvent utiliser avec intelligence, pour que tous les domaines de la vie atteignent un niveau de perfection.» – Maharishi Mahesh Yogi, ‘la Totalité en mouvement’

Développer l’existence universelle dans notre existence individuelle.

Développer l’intelligence universelle dans notre intelligence individuelle.

Développer la créativité universelle dans notre créativité individuelle.

Développer le souffle cosmique dans notre souffle individuel.

Développer le sens de la physiologie cosmique dans notre physiologie individuelle.»