Le processus d’éducation prend place dans le domaine de la conscience. La condition préalable pour obtenir une éducation complète, une connaissance complète – la condition préalable pour tout savoir, tout expérimenter et tout faire – est d’amener la conscience au niveau de l’intelligence pure, de la connaissance pure, de l’intelligence autoréférente, de la conscience autoréférente, de la conscience transcendantale.
C’est pourquoi le développement complet de la conscience, la conscience autoréférente, doit être compris comme une éducation complète. Le développement de la conscience, ou gagner la conscience autoréférente, est une éducation complète, qui est l’état de toute connaissance, la capacité de savoir spontanément n’importe quoi, de faire n’importe quoi de bien et d’accomplir n’importe quoi à volonté. Cette capacité à réaliser n’importe quoi à volonté dans l’état de conscience autoréférente, la singularité, est la capacité à engager spontanément l’Intelligence Créatrice infinie, l’Intelligence Créatrice cosmique, pour apporter la plénitude de tous les désirs.
यतीनां ब्रह्मा भवति सारथिः। yatīnāṁ brahmā bhavati sāraṭhiḥ – Ṛk Veda 1.158.6 «Pour ceux qui sont établis dans la singularité de la conscience autoréférente, l’Intelligence Créatrice Cosmique accomplit spontanément.»
Il n’y a pas de meilleur système d’éducation qui puisse cultiver la capacité naturelle de maintenir cet état d’autosuffisance – la capacité de connaître n’importe quoi, de tout faire spontanément comme il faut et de réaliser n’importe quoi par le simple fait de désirer. C’est le système suprêmement exalté d’éducation: c’est pourquoi c’est la théorie absolue de l’éducation de Maharishi. – Maharishi Mahesh Yogi, Université Védique Maharishi (Introduction)
Pour vivre «yatīnāṁ brahmā bhavati sāraṭhiḥ» au quotidien, il suffit seulement d’être son propre Soi. Cela ne peut être réalisé par une compréhension intellectuelle. Pourtant on peut facilement le vivre en l’étant directement. Par conséquent, nous voulons comprendre pourquoi l’illumination intéresse si peu les gens dans le monde?
Du point de vue de la Science Védique, l’état de veille est marqué par l’éclipse totale du Soi, comme s’il oubliait Sa Réalité cosmique et s’identifiait plutôt à des réalités limitées et temporelles. Par exemple, la conscience d’un jeune enfant s’identifie principalement aux expériences sensorielles, au corps et aux récompenses et punitions physiques (niveau des sens).
Au fur et à mesure que le cerveau se développe et que l’enfant mûrit, il s’intéresse et s’identifie de plus en plus à des réalités mentales plus subtiles de la pensée (niveau de l’esprit), telles que la lecture de livres et la compréhension de règles et de concepts. De nombreuses personnes ne dépassent jamais ce niveau ou cette profondeur de conscience. Lorsque la conscience se développe davantage, la pensée rationnelle et la logique deviennent les moyens prédominants de comprendre le monde (niveau de l’intellect).
Il est significatif que le développement humain dépasse rarement ce niveau de réalité dominée par l’intellect. Cela est dû au fait que l’éducation «moderne» ne parvient pas à fournir une méthode pratique permettant à la conscience de se désengager ou de se dé-s’impliquer de la connaissance orientée vers l’objet ou l’objet-référent de l’intellect, de l’esprit et des sens. Par conséquent, la source de la loi naturelle à l’origine de la pensée est restée hors de vue et un monde de problèmes, de tensions et de conflits a été accepté comme inévitable.
Mais aujourd’hui, comme le dit Maharishi, «tout ce qui était hors de vue devient une vision concrète. C’est le moment où la pleine illumination est accessible à tous, et maintenant chacun peut être, et en fait devrait être, à l’aise avec le potentiel total de la loi naturelle afin de jouir de la perfection dans la vie quotidienne». (Célébrer la perfection dans l’éducation, p. 151)
La preuve de cette conclusion est apportée par la Méditation Transcendantale (MT) et le programme avancé de MT-Sidhi. Ces programmes amènent systématiquement la conscience du niveau sensoriel de surface à travers les niveaux progressivement plus profond de l’esprit, jusqu’à ce que même le niveau le plus fin de la pensée soit transcendé et que le Soi soit expérimenté à la source de la pensée. Cette expérience temporaire – l’état de conscience transcendantale ou Samadhi – est le quatrième état de conscience, au-delà de la veille, du rêve et du sommeil.
La recherche scientifique a constaté à maintes reprises que les technologies autoréférente de la MT et des TM-Sidhis «débloquent» de manière efficace et spectaculaire le développement humain de l’intérieur. En revanche, les programmes d’éducation et de formation qui ont essayé de promouvoir le développement personnel par des moyens d’instruction ou d’expérience de vie standard basés sur l’objet-référence ont toujours échoué.
Les Technologies Védiques sont particulièrement efficaces pour promouvoir le développement car: 1) elles fournissent «l’ingrédient manquant» – l’expérience du Soi; 2) le profond repos physique créé par ces pratiques libère le stress, la tension et la fatigue profondément enracinés qui, autrement, empêchent la conscience de fonctionner à des niveaux plus subtils; et 3) elles éveillent toute l’étendue de l’esprit car, pour atteindre l’expérience de la Conscience Transcendantale, l’esprit doit traverser tous les niveaux grossiers et subtils de la création, éveillant ainsi tout le potentiel du cerveau.
Il est particulièrement significatif que la MT et les TM-Sidhis ouvrent la conscience au point de jonction entre la Conscience Transcendantale silencieuse et la pensée active, le sentiment et la sensation, comme le décrit Maharishi: «Dans le processus de transcendance de toute expérience, l’esprit se retire de l’expérience de la multiplicité et gagne l’expérience de l’Unité dans sa propre nature individuelle. Puis, transcendant son statut individuel, il s’étend dans l’Être cosmique». (commentaire sur la Bhagavad Gita, 6.19-20)
Cette expérience «de l’Unité dans sa propre nature individuelle» est le niveau du point de jonction entre le Silence et le Dynamisme identifié dans la longue citation précédente comme la «source de la création… le Veda… qui sous-tend et imprègne toute activité responsable de la création et de l’évolution de la vie».
Ce niveau du sandhi ou du vide est particulièrement vivifié pendant la pratique de sutra MT-Sidhi, lorsque la conscience flotte à ce niveau, pensant et créant à partir de ce «tableau de bord» de la création.
Que les détails de ce niveau soient ou non clairement observés ou appréciés au cours de la pratique des Technologies Védiques de la Conscience, l’effet de cette expérience est gagné – augmentation de la valeur de brahmā bhavati sāraṭhiḥ dans la vie quotidienne, augmentation du soutien de la nature, augmentation de la chance, augmentation du bonheur et de la réussite dans la vie. Au fil du temps, grâce à une pratique régulière, l’influence de cette expérience ne cesse de croître, jusqu’à ce que la Conscience Cosmique soit réalisée.
Programme de groupe de Méditation Transcendantale et de MT-Sidhi à MIU (Université Internationale Maharishi) sous le dôme.
Dans la Science Védique de Maharishi, la qualité de témoin éveillé et silencieux de l’intelligence est appelée Rishi (connaisseur). Ce silence, conscient de lui-même, crée un mouvement autoréférent, qui est la qualité dynamique de l’intelligence. Devata est le représentant de cette qualité de flux ou de dynamisme (connaissance). Dans cette mécanique, le silence et le dynamisme se cachent l’un l’autre – lorsque le silence est prédominant, le dynamisme est caché, et lorsque le dynamisme domine, le silence est caché.
Cette dissimulation est une troisième qualité appelée Chandas (connu). Chandas est cette qualité de l’intelligence qui ombrage ou cache le silence dynamique et crée comme Parināmvād – l’apparence de quelque chose d’autre que le Réel, quelque chose d’autre que la Saṁhitā (totalité ou unité ou ensemble) de Rishi, Devata et Chandas, quelque chose d’autre que la Totalité. L’effet de Chandas, alors, est comme l’erreur de percevoir un serpent dans une corde.
Une façon simple de voir l’ensemble de l’évolution, de l’éveil, est donc à partir de la perspective de Chandas, car c’est en «pénétrant» le Chandas – ou en le transformant d’opaque (caché) en transparent (non caché) – que la vérité est progressivement révélée ou que l’ignorance est progressivement transcendée. Cette pénétration se fait par le karma (l’action) qui, dans son mouvement «vers l’extérieur», cache le silence mais, dans son mouvement «vers l’intérieur», découvre ce qui était caché et déploie la base de l’action, qui est le silence. C’est la philosophie suprême du karma de Maharishi. Ainsi: Dans la veille et le rêve, le connaisseur (Rishi) se «perd» en s’identifiant ou en se couvrant avec la perception, et dans le sommeil, le connaisseur est également couvert.
La transcendance pendant la MT et en particulier la pratique du sutra de la MT-Sidhi permet au connaisseur de se connaître en tant que pur silence, de découvrir la qualité de Rishi dans la Conscience Transcendantale.
Dans la Conscience Cosmique, le silence du Rishi est pleinement découvert et réalisé de façon permanente.
Ensuite, dans la Conscience de Dieu, le dynamisme ou la qualité Devata de l’intelligence qui soutient et structure tous les changements et l’évolution dans le monde est découvert à la base de la création, mais reste apparemment séparé de Rishi, le connaisseur.
Enfin, dans la Conscience d’Unité, rien ne reste caché, rien ne reste séparé du Soi. L’ensemble ou l’unité (Saṁhitā) de Rishi, Devata et Chandas est découvert, et le potentiel humain total d’illumination, la totalité en mouvement – Brahmā bhavati sāraṭhiḥ – est réalisé et vécu. Dans cet état d’éveil total, la prédominance de la Saṁhitā (expérience de l’Unité silencieuse) coexiste avec l’interaction spontanée entre la Saṁhitā et Rishi, Devata et Chandas (expérience de la diversité dynamique).
«La coexistence du silence pleinement éveillé et du dynamisme pleinement éveillé au sein de la structure de la Saṁhitā de Rishi, Devata, Chandas présente le potentiel vivant de la connaissance totale, le potentiel vivant de l’intelligence totale – la Réalité Ultime, le Veda – le potentiel vivant de la créativité infinie dans sa propre Conscience Autoréférente.» (Maharishi, Célébrer la perfection dans l’éducation, p. 179)
Comment l’Éducation Védique Maharishi peut-elle offrir la Connaissance Totale?
Cela s’explique de la manière suivante:
a) Premièrement, elle permet de gagner la valeur unifié de la connaissance – la pure conscience autoréférente, la demeure de toutes les lois de la nature – la valeur holistique de toute connaissance.
b) Deuxièmement, sur cette base, de développer les valeurs diversifiées de la connaissance – l’étude des différentes disciplines de la Science Védique.
Les deux valeurs sont nécessaire pour rendre l’éducation parfaite. Hors, l’Éducation Védique Maharishi offre la connaissance et les programmes pratiques aux deux valeurs de l’éducation. La totalité est toujours la totalité (la Conscience Pure) et les parties sont toujours les parties (l’esprit actif). La totalité est plus que la somme des parties. Où est la valeur holistique de l’éducation? Dans l’état apaisé de l’esprit. Où sont les valeurs spécifiques de l’éducation? Dans l’esprit actif. Où est la valeur parfaite de l’éducation? Dans l’esprit qui est actif sur le fondement du silence.
Ce qui a manqué à l’éducation jusqu’à présent, est la connaissance du sujet, la connaissance du connaisseur dans sa capacité infinie de connaisseur et du moyen systématique de développer sa pleine valeur. Lorsque le connaisseur est ignorant du Soi (sa propre nature), la structure entière de la connaissance est comme sans base. Le système d’Éducation Védique Maharishi éveille dans notre conscience, la base commune du connaisseur, du processus de connaissance et du connu – la Saṁhitā de Ṛṣi, Devatā et Chandas.
«C’est à l’éducation du monde d’aujourd’hui de réaliser que l’éducation complète ou l’éducation absolue, n’est pas un processus de connaître quoique ce soit d’autre. C’est en fait de revenir de quoique ce soit d’autre pour se connaître soi-même.» – Maharishi Mahesh Yogi
Ce qui veut dire dans la pratique, que toute partie de la connaissance est connectée avec la totalité de la discipline, et toute la discipline avec la Saṁhitā de Ṛṣi, Devatā et Chandas, que l’on expérimente directement comme le niveau le plus profond de notre propre intelligence durant la pratique du programme de Méditation Transcendantale et de MT-Sidhi.
L’application de cette approche éducative apporte un raffinement systématique de la physiologie, qui résulte dans la liberté au stress et permet au cerveau de fonctionner d’une manière plus cohérente et intégrée. Ce fonctionnement intégré du système nerveux anime dans notre propre conscience, toutes les belles qualités évolutives du champ unifié qui sont fondamental à l’éducation, ce qui inclut la créativité infinie, la pure connaissance, le pouvoir d’organisation infini et toutes les possibilités. Il en résulte, que nous croissons dans la conscience que tous les courants de connaissance sont en fait les modes de notre propre intelligence. Nous en arrivons à nous sentir familier avec tout le monde et toute chose. Notre génie créateur s’épanouit à mesure que notre conscience s’identifie de plus en plus pleinement avec la pure intelligence, le champs unifié de toutes les lois de la nature. Instinctivement, nos pensées sont justes; nous ne faisons plus d’erreurs; notre comportement est spontanément évolutif. Nous croissons en tant que citoyen idéal, avec la capacité de réaliser nos propres intérêts et de promouvoir les intérêts de la société simultanément. La simplicité naturelle de notre vie quotidienne, rayonne la dignité des états supérieurs de conscience. Avec la croissance de la confiance et de l’autosuffisance, ce qui crée une personnalité équilibrée et intégrée, nous cessons de violer la Loi Naturelle, et nous croissons dans l’habilité à accomplir toute chose et à spontanément penser et agir en étant libres d’erreurs – le fruit de toute connaissance – la vie quotidienne en plein accord avec toutes les lois de la nature.
Le fruit de toute connaissance signifie que la totalité de l’Intelligence Créatrice du Soi est éveillée à tous les niveaux de la vie: au niveau de l’intellect, de l’esprit, des sens, du corps, du comportement, de l’environnement et de la relation de l’individu avec l’ensemble de la vie cosmique. Cela signifie que le pouvoir d’organisation infini de la Loi Naturelle est spontanément présent en toute pensée, parole et action.
Les vibrations de la Loi Naturelle qui ont été formulées dans la conscience autoréférente des Ṛṣis Védiques, sont exprimées comme les hymnes de la littérature védique. Dans sa structure, elle consistes en une séquence de sons et de silence. Les sons sont connus sous le nom de mantras et le silence est la conscience. Ceci est exprimé dans l’Apastamba Shrauta Sūtram du texte védique de Kalp comme: Mantra-Brāhmanayor-Veda Nāmadheyam (le son et la conscience constituent ensemble le Veda. 24.131) Les sons du Veda sont contenus dans les syllabes, mots, versets, hymnes et mandalas qui composent la littérature védique. Le silence se trouve dans les espaces entre toutes ces variations de sons. La signification du déploiement séquentiel et ordonné de la connaissance védique est décrite dans l’Apaurusheya Bhāshya, le commentaire de Maharishi sur le Ṛk Veda. Ceci, selon Maharishi est, «essentiellement le commentaire sur les espaces entre les syllabes de la structure védique – la valeur non-manifestée de la conscience, qui, dans son dynamisme autoréférent, constitue les mécanismes de transformation du son précédent dans le son suivant»
Alors que la plupart des commentaires sur la littérature védique expliquent la signification des mots, l’Apaurusheya Bhāshya de Maharishi est appelé le «commentaire non créé» parce qu’il se focalise sur le processus créatif qui explique l’émergence du son à partir de la réalité silencieuse et non créée de la conscience pure. Cette perspicacité résulte de la réalisation de Maharishi que le Veda, à travers ses propres mécanismes internes, se commente lui-même. Selon l’Apaurusheya Bhāshya, le Veda, à partir de la première syllabe, sa première expression, contient toute la connaissance sous forme de graine pour toutes les expressions ultérieures. Si la connaissance complète est contenue dans la première syllabe, elle doit aussi être contenue dans le premier mot, le premier verset, le premier hymne, etc. Ainsi, la connaissance continue à se déployer séquentiellement sous des formes plus élaborées. Chaque élaboration devient un «commentaire» sur l’expression précédente plus compacte.
La première syllabe du Ṛk Veda est ‘A’ (A – prononcé comme ‘Ah’). La prononciation de ‘A’ exige l’ouverture complète de la bouche et contient en elle le potentiel total pour tous les autres sons possibles. Maharishi a décrit la progression séquentielle du son dans la forme.
Ce thème naturel de l’évolution de la conscience part du son holistique, ‘A’, et évolue dans les expressions fragmentées de ‘A’ – les sons des voyelles et des consonnes – et dans le processus continu de l’évolution dans les formes du son, ou formes de parole, évoluant davantage dans les formes de création matérielle.
C’est la vision de Maharishi sur la façon dont la conscience, le niveau fondamental de la nature, crée de l’intérieur lui-même et est ultimement responsable de toutes les formes et phénomènes de l’univers physique. Plus important encore dans la vision de Maharishi est la capacité d’un individu à expérimenter le pouvoir d’organisation de la Loi Naturelle qui est présent dans le déploiement séquentiel de la structure du Ṛk Veda. La Méditation Transcendantale est, comme nous l’avons déjà dit, un moyen naturel et systématique d’amener l’esprit à son état le moins excité où les vibrations subtiles de la conscience qui constituent le Veda sont éveillées. Le résultat est que la pensée, la parole et le comportement individuels deviennent plus alignés avec l’ordre inhérent dans le fonctionnement de la nature. Selon Maharishi, cela s’étend également à la lecture de la littérature védique en séquence. «Lorsque le texte védique est correctement prononcé dans son ordre correct, il stimule tous les éléments de la physiologie du cerveau à être pleinement alerte et à fonctionner holistiquement de manière cohérente et ordonnée».
La séquence est importante parce qu’elle aligne le cerveau avec la direction évolutive de la Loi Naturelle qui est présente dans la structure naturellement déployée de la littérature védique elle-même. Tout comme l’expression totale du Ṛk Veda est contenue dans ‘A’, le début de chaque texte de la littérature védique contient l’intégralité de cette valeur particulière de la connaissance sous forme compacte. À partir de là, le texte se déploie dans une séquence parfaite à mesure que la connaissance s’ouvre à elle-même. La fin de chaque texte contient la valeur non compactée de la connaissance qui est exprimée comme sa valeur de point. Lire le texte du début à la fin intègre la pleine étendue de la connaissance – de la totalité à son point – dans notre physiologie cérébrale. Au niveau de notre conscience, elle crée simultanément la conscience du silence (l’intégralité, la totalité) et du dynamisme (la valeur de point). Cette coexistence de valeurs opposées, comme nous l’avons vu plus haut, est le fondement du fonctionnement intégré de l’esprit dans les états supérieurs de conscience. Ma propre recherche en la conscience, qui est décrite plus loin dans cette proposition, inclut un programme systématique de lecture de la littérature védique en séquence en combinaison avec une approche qui suit le calendrier védique.
La connaissance védique… et pourquoi notre époque ne serait pas finalement incluse dans cette connaissance? Où posons la question différemment! À quel moment pouvons-nous dire que notre époque est partie intégrante de la connaissance védique, quelle est védique?
Puisque le Ṛk Veda est la source de tous les dharmas et que toute la littérature védique en émerge, il est logique d’en conclure qu’il doit y avoir une relation entre la source et son expression.
Répondre à cette question, c’est comprendre que la connaissance et donc la littérature védique, est le devenir de la conscience. Pour reprendre une phrase célèbre: «On devient ce que l’on voit.» À un niveau qui perçoit? La conscience dans sa qualité de Ṛṣi. Qu’est-ce qui est perçu? La conscience dans sa qualité de Chandas. Et par quel miracle? Celui de la conscience dans sa qualité de Devatā.
Finalement, nous ne pouvons parler de connaissance védique uniquement en référence à cette structure de trois-en-un. Le processus doit nous amener à prendre conscience, un peu comme cette série télévisée ‘les Cinq Dernières Minutes’ où à la fin le commissaire Bourrel dit: «Bon Dieu! Mais c’est bien sûr!»
Un quatrième état majeur de conscience – La Conscience Transcendantale: Par rapport à l’état de veille, de rêve et de sommeil, la conscience pure (ou conscience transcendantale, en haut à droite) n’a pas de contenu ni d’activité de pensée, mais elle est consciente d’elle-même. L’esprit est alerte, éveillé, mais on ne pense à rien au moment où l’on transcende, donc il n’y a pas de contenu. La conscience sans contenu.
La Science Védique de Maharishi considère la conscience comme le constituant essentiel de la création. C’est le potentiel total de la loi naturelle² qui sous-tend non seulement toutes les expériences subjectives (pensées, sentiments, etc.), mais aussi tous les objets d’expérience sensorielle présents dans le monde matériel. La science moderne a une vision remarquablement parallèle à la structure de l’univers grâce aux progrès récents de la théorie du champ quantique. S’appuyant sur les découvertes d’Einstein, la physique théorique est allée jusqu’à entrevoir un champ unifié qui sous-tend toute la diversité qui constitue l’univers connu. En introduisant le concept d’un champ – une construction abstraite qui inclut des particules et des forces «virtuelles» – la physique est allée jusqu’aux limites les plus lointaines de la recherche scientifique moderne. Cependant, malgré cette découverte et les formules mathématiques qui en vérifient l’existence, la physique est limitée dans sa capacité à fournir une validation expérimentale objective du champ unifié en raison des limites de la technologie actuelle des accélérateurs de particules. Par conséquent, pour les physiciens modernes, le champ unifié ne reste qu’une réalité mathématique, encore quelque peu illusoire et en dehors du domaine de l’expérience directe.
² La loi naturelle se réfère au fonctionnement ordonné et holistique des principes sous-jacents (les lois de la nature) qui gouvernent l’infinie diversité de l’univers matériel. Contrairement aux lois nationales créées par des individus, la loi naturelle n’est pas créée en ce sens qu’elle a été automatiquement établie et mise en mouvement par la nature.
Selon la Science Védique Maharishi, il existe une connexion qualitative entre le champ unifié de la science moderne et le domaine de la conscience pure décrit dans la littérature védique. Tout comme le champ unifié de la physique quantique contient une potentialité pure, dont la vivacité est apparente sur la base de ses particules «virtuelles», la conscience pure contient le potentiel total de la loi naturelle et les vibrations du domaine représentent le Veda. La science moderne et la Science Védique de Maharishi peuvent ainsi être considérées comme deux approches différentes mais complémentaires d’une même réalité sous-jacente. La connexion entre le plus moderne et le plus ancien représente un nouveau paradigme pour l’avancement de la connaissance scientifique.
La littérature védique
Les premiers documents qui décrivent la conscience humaine se trouvent dans la littérature védique de l’Inde ancienne. Ces textes contiennent de nombreuses références à une dimension intérieure de la vie qui dépasse le domaine des sens, mais reste ouverte à l’expérience directe. Comme le dit le Katha Upaniṣad, «Profondément à l’intérieur de la personne … c’est le plus profond de son Soi, de sa propre conscience» (2.3.17). Selon la Science Védique de Maharishi, la conscience pure, fondement et source de toute connaissance, s’écoule à travers la structure et la séquence du Veda et de la littérature védique. La lecture de la littérature védique est donc l’étude de la conscience autoréférente à mesure qu’elle se meut. Le thème de l’autoréférence signifie que la connaissance se réfère toujours à sa source, qui est elle-même. De cette façon, elle n’est jamais en dehors d’elle-même. Il existe de nombreuses expressions dans la littérature védique qui décrivent cette nature autoréférente, comme ce qui suit dans les Yoga Sutras de Maharishi Patañjali: Vṛtti sārūpyam itaḥ atra (les réverbérations du Soi émergent d’ici [l’état autoréférent] et restent ici [dans l’état autoréférent], 1.4)
Maharishi a organisé les 40 aspects principaux de la littérature védique de manière à préserver l’interconnexion de chaque aspect avec tous les autres aspects (voir le tableau). L’aspect principal de la littérature védique est le Ṛk Veda. Selon Maharishi, toute la littérature védique est contenue sous forme de graines dans le Ṛk Veda. C’est comme le tronc de l’arbre d’où partent les différentes branches. Tout comme les branches, bien qu’elles aillent dans des directions différentes, sont toujours reliées à l’arbre, toutes les branches de la littérature védique sont reliées au Ṛk Veda. Maharishi a décrit comment les différentes branches de la littérature védique représentent des qualités spécifiques de la totalité non spécifique qui constitue le domaine de la conscience.
«Différents aspects de la littérature védique catégorisent les différentes qualités de la conscience en termes de vibrations ou de fréquences inhérentes à la valeur holistique de la conscience. Ces fréquences de conscience sont l’expression de l’intelligence qui donne naissance d’abord à la structure védique, la structure du Ṛk Veda, et qui continue à évoluer en particules de matière et en différentes formes de création matérielle.»
En termes de structure, nous pouvons l’envisager comme un cercle dont chaque partie est toujours reliée à l’ensemble. C’est la forme d’un mandala. Sa forme circulaire est une représentation symbolique de la totalité interconnectée de la conscience, le Soi. Dans la structure globale d’un mandala, chaque branche de la littérature védique fait également partie d’un petit groupe de six branches. Ensemble, en fonction des qualités qu’ils représentent, ils forment une boucle qui les relie. Par exemple, l’un de ces groupes est connu sous le nom de Vedāñga (les membres du Veda), qui comprend Śikṣā, Kalp, Vyākaraṇ, Nirukt, Chhandas et Jyotiṣ.
Selon Maharishi, les Vedāñgas décrivent les mécanismes par lesquels la conscience (la nature non manifestée de la réalité) se manifeste.
«Les Vedāñgas étudient comment la structure de la connaissance de la nature est contenue dans le domaine de la conscience, comment cette structure de la connaissance pure est cognisée comme le Veda, et comment le Veda est ensuite exprimé comme la parole.»
Śikṣā est la science de la parole et, en tant que telle, Maharishi lui a donné la qualité «d’expression». Kalp décrit l’exécution des rituels ou cérémonies védiques traditionnels et a une qualité de «transformation». La transformation est un processus. Il prend la qualité d’expression que l’on trouve dans Śikṣā et crée une élaboration plus poussée en transformant les valeurs de point de la parole en valeurs étendues d’accomplissement. Vyākaraṇ est la grammaire védique. Il a une qualité d’expansion. L’expansion des syllabes en mots et en phrases est basée sur des règles de grammaire. Au fur et à mesure qu’un système s’étend vers l’extérieur, il est important de maintenir l’équilibre et le contrôle internes. Par conséquent, la qualité croissante de Vyākaraṇ est suivie dans la boucle Vedāñga par la qualité «d’autoréférence» trouvée dans Nirukt. Nirukt signifie «répondre» et son texte ne parle que de mots. Comme un thésaurus, Nirukt décrit la relation d’un mot avec lui-même. Ceci est représenté par la courbure de la boucle comme la première expression de la conscience, après s’être étendue, commence maintenant à se recourber sur elle-même. L’aspect suivant, Chandas, est le mètre. En se basant sur le nombre de syllabes dans une ligne, Chandas maintient la structure rythmique du verset. Il a donc une qualité de «mesure et de quantification». Le dernier composant de Vedāñga est Jyotiṣ ou l’astrologie védique. Parce qu’il relie le passé, le présent et le futur, Maharishi a donné à Jyotiṣ la qualité de «toute connaissance». C’est l’achèvement de la boucle, le retour de la conscience à elle-même dans le pur état de connaissance. C’est la totalité unifiée du connaisseur, de la connaissance et du connu dans un seul état unique d’autoréférence de la conscience.
Une boucle de réaction autoréférente peut également être trouvée dans d’autres systèmes, y compris le corps humain. Le neuro-physiologiste Tony Nader, qui a trouvé une correspondance directe pour chacun des 40 aspects de la littérature védique dans la physiologie, a décrit comment l’équilibre est maintenu dans le corps par une relation fonctionnelle entre ses différentes composantes.
«La physiologie est un domaine dynamique de transformations continues, qui se produisent dans des ensembles de boucles de rétroaction qui assurent la continuité dans le changement. La physiologie peut être comparée à celle d’une rivière – elle a toujours la même apparence, mais elle est toujours nouvelle. Les boucles sont disponibles à tous les niveaux de la physiologie, macroscopique et microscopique – au niveau de l’organe ainsi qu’aux niveaux atomique et moléculaire.»
En se référant à un point de référence d’ordre, la nature est capable de maintenir un équilibre évolutif au milieu d’un changement et d’une expansion continus. La littérature védique, même dans sa propre structure d’expansion et de contraction, est également capable de donner expression à ce phénomène naturel.
De la conscience à l’esprit et au corps: une vue plus détaillée du modèle de la conscience selon l’Ayur-Veda Maharishi
Pour expliquer l’idée que l’illumination apporte une harmonisation spontanée avec la loi naturelle, telle que définie ci-dessus, nous devons entrer plus en détail dans la science védique.
L’idée que se reconnecter à la forme la plus simple de conscience, la conscience pure, apportera une harmonisation plus profonde au flux de l’évolution dans la nature, qui est fondé sur le fait que c’est le champ unifié qui donne lieu à la nature, en premier. Se connecter à la conscience, c’est comme se connecter à l’unité centrale de traitement des lois de la nature. La Science Védique de Maharishi l’explique comme suit.
Le Veda et la physique
D’abord, un petit détour. Bien que la vision du monde védique ne soit pas familière aux oreilles occidentales, elle est remarquablement en accord avec la vision de la nature que la physique a découverte. La physique décrit également les objets apparemment solides et matériels qui nous entourent comme étant en réalité simplement les ondes ou les fluctuations d’un champ immatériel sous-jacent.
Les premiers pas de la physique dans cette direction ont impliqué ce qu’on appelle la mécanique quantique. La mécanique quantique a découvert que les particules élémentaires sont en fait des «fonctions d’ondes» de champs quantiques sous-jacents. Contrairement aux particules classiques, les fonctions d’ondes ne sont pas ce que nous appelons habituellement des «choses». Il s’agit essentiellement de connaissances – elles représentent la probabilité que quelque chose se produise. Quand on pense que le monde est fait de fonctions de probabilité, l’univers commence à ressembler non pas à une machine géante, comme c’était le cas en physique newtonienne, mais à une idée – en fait, à une connaissance exprimée. Le physicien Henri P. Stapp du laboratoire Lawrence Berkeley dit:
En vu de ces caractéristiques comme une idée d’uniformité du monde physique quantique, la bonne réponse à notre question: «Dans quel genre de monde vivons-nous? semblerait être celle-ci: «Nous vivons dans un monde plus comme une idée et non comme une matière» … Il n’y a, en fait, dans l’univers quantique, aucune place naturelle pour la matière. Cette conclusion, curieusement, est exactement l’inverse de la circonstance que dans l’univers physique classique, il n’y avait pas de place naturelle pour l’esprit. (Stapp 1993, p. 211)
L’étape suivante dans la compréhension physique était de voir que les différents champs quantiques proviennent d’un plus petit nombre de champs sous-jacents. Dans les années 1960, les physiciens ont montré que l’électromagnétisme et les interactions «faibles», deux des quatre champs de force de base, n’étaient en réalité qu’un champ sous des formes différentes. De même, la myriade de particules élémentaires (neutrinos, quarks, etc.) sont maintenant toutes des fluctuations d’un champ «matière», appelé champ «lepto-quark» (voir la charte du champ unifié). En fait, la physique voit maintenant toutes les forces et les particules de la nature comme des fluctuations de trois «super-champs». (Nous examinerons les super-champs plus en détail dans un chapitre ultérieur, car ils s’avèrent avoir des parallèles frappants avec les concepts de l’Ayur-Veda Maharishi).
La quête principale en physique aujourd’hui est de trouver, sous les trois super-champs, un seul champ «super-unifié». Beaucoup de physiciens croient qu’ils ont l’essentiel d’une théorie fructueuse des champs unifiés, qu’on appelle «théorie des super-cordes». Certains estiment que les détails devraient être mis au point d’ici une décennie (Mukerjee 1996). Si ce n’est pas le cas, la physique décrira tout dans la nature, y compris nos corps, comme les modes de vibration d’une unité sous-jacente, transcendantale et non matérielle – des modes de vibration d’un champ sous-jacent de pure intelligence.
La pensée védique a toujours décrit l’univers en ces termes. De nombreuses parallèles ont été établies entre la description védique du champ unifié et la description émergente en physique (Hagelin 1987). Celles-ci impliquent souvent les mécanismes de la façon dont l’unité se manifeste dans la diversité en premier lieu. Nous examinerons d’abord l’approche de la science védique, puis nous explorerons ses parallèles en physique.
La tradition védique comprend que la nature n’est pas fondamentalement objective. Elle n’est pas basée sur des objets matériels. Au contraire, la réalité la plus fondamentale est dite complètement subjective – un champ illimité et éternel d’intelligence ou de conscience pure et abstraite.
Ce champ unifié est la demeure de toutes les lois de la nature.
Ce que nous voyons comme le monde matériel est, en réalité, des ondes, des fluctuations, ou des impulsions, de ce champ immatériel, sous-jacent, de la conscience pure. Ce que nous sommes nous-mêmes – ou plus exactement, ce que sont nos esprits et nos corps – est de l’intelligence pure en mouvement.
Dans la compréhension védique, si l’esprit humain devient suffisamment calme et pur, il peut contacter ce pur champ de conscience à la base du monde physique. Il peut se calmer pour en prendre directement conscience.
Avoir cette expérience peut sembler une possibilité intéressante, mais l’Ayur-Veda Maharishi va beaucoup plus loin. Elle considère que cette expérience est nécessaire pour créer une santé idéale. Dans la pensée védique, les bienfaits de l’expérience directe du champ unifié sont considérés comme si grands qu’on dit qu’ils donnent lieu à des états de conscience nettement supérieurs, collectivement appelés «illumination».
La tradition védique a une terminologie pour ces phénomènes. La forme la plus simple de notre propre conscience – la conscience pure – s’appelle notre atman (ou ‘Soi’). La pensée védique exprime le statut de l’atman dans l’expression ‘Ayam Ātmā Brahm’: cet atman est Brahman (la ‘totalité’, le champ unifié). Le processus de croissance vers l’état connu sous le nom «d’illumination» implique que l’atman (le Soi de chacun) s’éveille à son plein statut de Brahman (le Soi de l’univers).
L’illumination
Dans l’usage védique, ‘l’illumination’ ne se réfère pas à la possession de faits, ou d’un système de croyances, ou de quelque autre compréhension intellectuelle que ce soit. Elle fait plutôt référence à la ‘lumière’ intérieure. Cela signifie que l’esprit individuel est pleinement illuminé par le domaine transcendantal et infini de la conscience pure à la base de la nature.
Comme un arbre atteignant sa racine jusqu’à un réservoir souterrain, l’esprit humain peut, comme nous l’avons dit, se calmer pour vivre ce domaine infini d’intelligence pure. Maharishi explique qu’en répétant cette expérience deux fois par jour avec la Méditation Transcendantale et le programme TM-Sidhi, l’esprit se familiarise avec ce domaine. Il acquiert la capacité de maintenir le contact avec le champ unifié tout en poursuivant ses activités quotidiennes.
Maharishi dit: «C’est seulement dans les premiers jours de méditation que l’on a à méditer afin d’expérimenter ce niveau silencieux et calme de l’esprit, cet état de pure conscience. À mesure que nous continuons à alterner l’expérience de la méditation avec l’activité quotidienne, la valeur de cette pure conscience est infusée dans l’esprit.
«Le pure niveau de la conscience devient stabilisé dans notre conscience individuelle. Et quand ce pure niveau – l’état de moindre excitation – est une réalité vivante même durant l’activité quotidienne, c’est l’état d’illumination. C’est la vie libre de souffrance, la vie quand toute pensée et action est spontanément correcte.» (Citer dans Oates 1986, pp 33-34)
Entre autres choses, l’état d’illumination est considéré comme l’état optimal de la santé humaine. La réalisation de cet objectif est donc le but suprême de Ayur-Veda Maharishi. Pourquoi l’illumination, ou même la croissance vers elle, serait-elle bénéfique pour la santé? Il y a plusieurs raisons, que nous examinerons une à une.
L’action en accord avec la loi naturelle
La dernière remarque de la citation de Maharishi – sur la pensée et l’action «spontanément correctes» – devrait être discutée plus avant. Une affirmation du Ṛk Veda (1.158.6) l’exprime comme ‘Yatīnaṁ Brahmā bhavati sārathiḥ’; la traduction de Maharishi est: «Pour ceux dont les esprits sont établis dans la conscience autoréférente, le pouvoir d’organisation infini de la loi naturelle devient le conducteur du char». Dans cet état de vie, on dit que la vie quotidienne est guidée spontanément par les lois de la nature.
On pourrait objecter que toutes les actions sont conformes aux lois de la physique, de la biologie, etc, mais la science védique utilise ces termes dans un autre sens. Certaines actions produisent des résultats souhaitables et supports de vie en tenant compte de toutes ces lois, et d’autres produisent des résultats indésirables en ne tenant pas compte des conséquences des lois de la nature. Si l’on tombe d’un toit, notre chute est régie par la loi de la gravité, mais l’on a agi «sans tenir compte» de ses conséquences. Si l’on prend soin d’éviter de tomber des toits, on agit «en accord» avec les conséquences de la gravité. Certaines lois de la nature impliquent des actions qui maintiennent le bien-être et l’évolution – par exemple, prendre soin de ses enfants – et aussi des actions opposées qui causeront malheur et préjudice. Agir spontanément et conformément à la loi naturelle signifie agir spontanément d’une manière qui favorise le bien-être.
Cette alliance avec la loi naturelle aurait également un effet dynamique dans l’activité quotidienne, d’un moment à l’autre. Les grands athlètes décrivent souvent une expérience d’aller «dans la zone», où, pendant quelques instants, chaque action est automatique et spontanément juste. C’est un avant-goût de l’illumination – une idée de ce que l’on entend par «une vie vécue spontanément, en plein accord avec les lois de la nature». Lorsque l’esprit est en accord avec la conscience pure – le champ unifié de la loi naturelle – alors la pensée et l’action sont calculées et soutenues par toutes les lois de la nature.
Ce phénomène de l’action spontanée et juste a une implication importante pour la santé. Le maintien de la santé résulte d’une vie en accord avec les lois de la nature qui régissent le fonctionnement du corps humain. Le corps humain n’est pas conçu, par exemple, pour inhaler la fumée de tabac, si bien que lorsqu’il est soumis à cette activité contre nature, les poumons et le cœur sont endommagés.
Agir en accord avec la loi naturelle signifie ici ne pas fumer. Comme cela le suggère, plusieurs de ces lois de la nature qui régissent la santé peuvent être identifiées: ne pas fumer, faire de l’exercice, etc. Mais, inévitablement, un grand nombre de lois ne le peuvent pas. La science médicale n’en sait pas plus pour l’instant; l’AVM donne beaucoup d’autres conseils (traités dans les chapitres suivants). Mais tous ses conseils doivent être adaptés à la situation et à l’individu, et d’ailleurs, bien d’autres problèmes surgiront que personne n’avait prévus. La solution idéale serait de pouvoir agir spontanément et conformément à la loi naturelle. L’AVM soutient que l’on peut acquérir cette capacité spontanée en développant sa conscience intérieure, son expérience directe de l’état de conscience transcendantale. Cet «éveil» de la conscience à son plein statut de champ unifié produit, dit-on, un alignement spontané et intuitif sur la loi naturelle. (Cela peut expliquer la conclusion selon laquelle la MT est utile pour cesser de fumer, vaincre la dépendance aux drogues et à l’alcool et, en général, améliorer les taux de conformité en médecine préventive.)
Maharishi: … À propos de la Loi Naturelle, tout le monde sait que la Loi Naturelle totale fonctionne en tout point. Et c’est un domaine tellement beau pour en parler. La Loi Naturelle totale fonctionne à chaque niveau d’évolution. La loi Naturelle totale fonctionne à tous les niveaux de l’évolution. L’exemple le plus simple est le suivant: Un enfant part de chez lui, il va à l’école. À chaque étape, l’école est dans sa conscience. Le but ultime est la force motrice en lui qui l’emmène paisiblement, étape par étape, par étape, par étape, par étape vers cette chose.
C’est donc la mémoire – la littérature védique appelle cela Smṛti. La conscience a la mémoire de tout ce qui était là dans le passé et de tout ce qui va être à l’avenir. La mémoire est là. Une variété infinie se trouve dans la mémoire de n’importe qui à n’importe quel moment. C’est ce que cela signifie: La Loi Naturelle est vivante à chaque point d’évolution de tout, de n’importe quoi. Le point de tout, le point de n’importe quoi est plein de la potentialité de la mémoire totale de ce qui va être, de ce qui va être. Et ce qui va être et ce qui est maintenant, est le résultat de ce qui était avant. La feuille, la branche ou la fleur d’une mangue, ou la feuille, la branche, la fleur d’une pomme, d’une banane, ont la mémoire de ce qu’elles étaient avant et de ce qu’elles seront à la fin.
De la graine à la graine est le champ de l’évolution.
Qu’est-ce que la graine et qu’est-ce que le fruit? La totalité est la graine. La totalité sous sa forme de graine est non-manifestée. Et ceci est le champ de conscience non-manifesté. Et dans l’expression: manifesté. Manifester dans la dimension de l’étendue infinie de la manifestation. Donc, du non-manifesté au manifesté. De la valeur infinie du non-manifesté à la valeur infinie de la manifestation. C’est le domaine entier de la connaissance. Cette transformation est le domaine entier de la technologie et c’est l’application pratique de la connaissance dans la technologie. Ainsi, la science de la conscience, la technologie de la conscience, c’est la valeur totale de l’administration, la valeur totale de la vie de chacun à tout moment.
L’éducation devrait avoir pour but de vivifier cette Réalité Totale à l’intérieur de la personne. Et la Réalité Totale est non-manifestée comme nous venons de le voir. Le non-manifesté est le silence infini. Ainsi, le silence infini, évoluant vers un dynamisme infini, à tous les niveaux, est plein de la mémoire du silence, de ce qu’il était et plein de la mémoire de ce qui va être. Ainsi, la mémoire est la force motrice. Dans la littérature védique, elle est appelée Smṛti. Cette Smṛti formule les lois de la performance. Les lois de la performance sont si équilibrées: elles sont le silence et elles sont le dynamisme. Elles sont silence et dynamisme. Un équilibre très parfait. La paix. Ce Gouvernement de la Paix est le gouvernement de l’univers. Et cette paix, inhérente au dynamisme total, est l’expression de la Loi, de la Loi Naturelle qui fonctionne et qui est la…, qui est inscrite dans les termes de la Constitution de l’Univers. Le Veda est la Constitution de l’Univers. C’est le champ de la conscience unifiée. Silence, silence, …
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Bien que le sujet a déjà été traité, en rajouter une couche ne peut pas faire de mal, au contraire. Pour ceux qui ont commencé la lecture de la littérature védique en sanskrit, certainement que vous avez apprécié les bénéfices qui découlent de cette pratique. Un esprit plus clair, des sentiments plus profonds, une énergie plus stable et surtout une habilité à lire plus vite, comme le flot d’une rivière qui s’écoule sans obstacle. Souvent un sentiment de joie accompagne la lecture, une douce félicité intérieure, comme gage d’une bonne prononciation.
La valeur de lire ou réciter les textes sanskrits n’est pas une nouvelle idée. Comme nous le savons, les pandits védiques récitent souvent sans faire attention à la signification, purement pour l’effet des sons. De plus, beaucoup de textes décrivent les bénéfices qui s’accumulent de cette lecture. Le Rāmāyaṇ de Vālmīki, par exemple, nous conseille que:
यः पठेद् रामचरितं सर्वपापैः प्रमुच्यते।
«Celui qui récite l’histoire de Rām sera libéré de tous les péchés» (1.1.98),
et en effet de telles expressions abondent partout dans la littérature. Cependant, on peut aussi constater que le bénéfice promis n’apparaît pas ou peut être nettement inférieur à ce qui est indiqué. Maharishi souligne que le déploiement de l’Ātmā, le niveau le plus fondamental de la vie humaine, le Soi, est le fondement des bénéfices de la lecture de la littérature sanskrite, et donc notre première considération est de comment déployer l’Ātmā dans notre vie.
Les Upaniṣads décrivent l’Ātmā comme un quatrième état de conscience humaine, au-delà de la veille, du rêve et du sommeil profond:
शिवं शान्तमद्वैतं चतुर्थं मन्यन्ते स आत्मा स विज्ञेयः। – śivaṁ śāntam advaitaṁ caturthaṁ manyante sa ātmā sa vigyeyaḥ (Nṛsiṁhottaratāpanīya Upaniṣad 1)
«Le Paisible, le Joyeux, le Non-Duel est connu pour être le 4e, cela est le Soi qui est à être connu.»
De façon significative, le point de vue traditionnel est que l’Ātmā est disponible à l’expérience humaine, et en effet la Bṛhadāraṇyaka Upaniṣad note que:
«Seule cette Ātmā, seul cet état de la forme la plus simple de la conscience, est digne d’être perçu, entendu, contemplé et réalisé.»
Bien que l’Ātmā soit jugée accessible à la conscience humaine, il est généralement considéré que l’expérience est difficile, demandant souvent plusieurs années de pratique ardue et d’austérité. Cependant, au cours des quarante dernières années, Maharishi a mis à disposition des procédures qui permettent à quiconque d’expérimenter facilement et sans effort l’Ātmā ou la pure conscience. Maharishi souvent la décrit comme la forme la plus simple de notre propre conscience individuelle.
En particulier, son programme de Méditation Transcendantale et de MT-Sidhi a été enseigné avec grand succès partout dans le monde à des millions d’individus de toute nationalité et de milieu socio-culturel. Plus de 600 études scientifiques ont été publiées sur les bénéfices de la technique de Méditation Transcendantale (voir Orme-Johnson Farrow, 1977; Chalmers, et. al. 1989; Wallace, et. al., 1990).
En outre, les individus rapportent des expériences claires de la pure conscience qui correspondent aux descriptions trouvées dans les Upaniṣads. Par exemple, l’expérience suivante décrit à la fois l’expérience dans la méditation et l’effet qui en résulte sur l’activité:
L’infinitude sans limites, la béatitude, le bonheur, le silence total. Dans l’activité, une puissante totalité silencieuse repose à la surface de tout. Une belle douceur relie et fusionne tout ce que je vois. (Maharishi Mahesh Yogi, 1976, p. 77)
Un autre exemple:
La méditation était remplie de lumière et de béatitude; j’ai fait l’expérience de la conscience pure comme un continuum illimité et synchrone – une connectivité infinie – et dans cet état, j’étais tout ce qui est. Je sentais que l’univers entier était mon Soi. J’étais sur le chemin royal de l’existence où l’on ne fait rien et accomplit tout. (p. 82)
De telles expériences sont devenues, au cours des dernières années, monnaie courante pour de nombreuses personnes, même au début de leur pratique de la technique de la Méditation Transcendantale.
Maharishi a souligné à maintes reprises que la valeur d’expérimenter la pure conscience réside dans le déploiement des états supérieurs de conscience; il a élaboré en détail la nature et les caractéristiques des états supérieurs, lesquels sont fondés sur la capacité à maintenir spontanément la pure conscience illimitée et infinie dans tous les états habituels de veille, rêve et sommeil profond. Et il a souligné que le développement des états supérieurs de conscience n’est pas juste pour les reclus qui méditent dans leurs grottes himalayennes, mais pour tout individu sans considération de style de vie.
Le point de Maharishi de combiner la lecture du Sanskrit avec le programme de Méditation Transcendantale est que l’expérience régulière de la pure conscience crée un fondement dynamique, lequel permet à la récitation de prendre place à partir d’un profond et puissant niveau, et de cette façon, le processus de développement de conscience supérieure, qui se déploie dans le temps à travers la pratique régulière du programme de Méditation Transcendantale, est amélioré et accéléré (Nader, 1995, p. 200).
Maharishi (1994b) décrit cette combinaison comme: «fermez les yeux et méditez. Ouvrez les yeux et lisez la littérature védique.» Les étudiant par exemple, à l’École Maharishi de Fairfield commencent à apprendre le Sanskrit à la maternelle et à l’université, la lecture du Sanskrit continue jusqu’au niveau doctorat.
Une clé pour comprendre ce programme réside dans la description de Maharishi de quels textes constituent le matériel de lecture, car son point n’est pas qu’on devrait lire n’importe quel texte sanskrit mais qu’il y a des textes spécifiques qui permettent à quelqu’un d’éveiller les impulsions les plus fondamentales de la loi naturelle dans la conscience. Afin de pouvoir comprendre ce point, nous devons examiner la description de Maharishi de la nature et de l’origine de la littérature védique.
Maharishi considère que la pure conscience n’est pas seulement la source de l’intelligence et de la créativité individuelle, mais est aussi le domaine le plus fondamental à partir duquel l’univers entier émerge. Il cite souvent la Taittirīya Upaniṣad qui décrit la pure conscience comme Ānanda, ou la pure félicité, laquelle crée et soutien l’univers entier, et à laquelle toutes choses retournent à la fin.
Dans sa Science de l’Être et de l’Art de Vivre, Maharishi décrit cet état comme l’Être, ou l’existence pure:
«Sous-jacent au niveau le plus subtil de tout ce qui existe dans le domaine relatif, se trouve le domaine abstrait et absolu de l’Être pur qui est non manifesté et transcendantal. Ce n’est ni de la matière ni de l’énergie. C’est l’Être pur, l’état d’existence.
«Cet état d’existence pure est sous-jacent à tout ce qui existe. Tout est l’expression de cette existence pure, ou Être absolu, qui est la composante essentielle de toute vie relative.» (1963, p. 17)
Maharishi soutient qu’à travers sa propre dynamique auto-interactive, la conscience pure s’exprime elle-même comme les formes et les phénomènes diversifiés de la création. En assumant le rôle de l’univers matériel, elle se meut en elle-même, créant une structure dynamique dans son silence éternel. Cette structure est Śruti, que Maharishi (1995a) décrit comme «la vibration de l’intelligence sous forme de sons, générés par la dynamique autoréférente de la conscience – ces sons spécifiques qui construisent la conscience pure.» (p. 352) Maharishi (1985) décrit Śruti comme une fréquence vibratoire non manifestée, un bourdonnement, qui exprime la dynamique de transformation de la conscience autoréférente en ses structures diversifiées.
Dans l’analyse de Maharishi, cette structure dynamique de la conscience pure est le ‘Veda’; ainsi le Veda à son niveau le plus fondamental n’est pas une collection de livres, mais l’interaction dynamique de la conscience autoréférente en elle-même, constituant tous les sons non-manifestés qui émergent à la suite de cette interaction. La valeur holistique de ce son se retrouve dans l’expression du Ṛk Veda, dont la plus grande signification réside dans ses structures phonétiques et non dans un sens traduit.
Dans cette structure holistique du son se trouvent d’innombrables fréquences, qui sont incorporées dans les textes de la littérature. Ces sons sont la littérature védique à son niveau le plus fondamental, et c’est leur enregistrement phonétique qui se trouve dans les différents textes. D’où, dans l’analyse de Maharishi, la littérature védique comprend ces aspects de la littérature sanscrite qui trouvent leur source dans la dynamique auto-interactive de la conscience pure.
Maharishi identifie quarante aspects de la littérature védique, chacun exprimant une qualité spécifique de la conscience. Il s’agit du Ṛk Veda, Sāma Veda, Yajur Veda, Atharva Veda, les six Vedāṅgas, les six Darśanas, Itihāsa, Smṛti, Purāṇa, un certain nombre de textes ayurvédiques et les Prātiśākhyas.
À l’intérieur de ces branches, Maharishi fait la distinction entre les textes qui incarnent les sons de la dynamique auto-interactive de la conscience et les commentaires et les œuvres ultérieures qui sont souvent inclus. Par exemple, Maharishi tient le Nyāya Sūtras de Gautama comme texte authentique du Nyāya, dont les sons constituent une qualité spécifique de la conscience, mais il n’inclut pas comme littérature védique des ouvrages ultérieurs tels que Nyāyabhāṣya de Vātsyāyana, Daśapadārthaśāstra de Chandramati, etc. Ces textes mettent en lumière les valeurs individuelles, mais ne fournissent pas, dans l’analyse de Maharishi, une vision holistique de la littérature védique (1994, p. 252).
Peut-être l’aspect le plus important de la discussion de Maharishi sur la nature du Veda et de Śruti est son application pratique: la disponibilité de ces sons à la conscience humaine, car il explique qu’un individu qui identifie la conscience (individuelle) avec la conscience pure est capable d’apprécier dans cette forme la plus simple de conscience les fins détails de la structure de la conscience, les sons et les formes non manifestés du Veda et de la littérature védique:
«Elle est générée dans le champ autoréférent de la conscience. À ce niveau, ces valeurs de sons sont là, et n’importe qui peut amener sa conscience à cet état apaisé où l’on est ouvert à soi-même. Et on devrait entendre ces sons, on devrait voir ces sons.» (Maharishi, 1990)
L’expérience de la structure détaillée du Veda, note Maharishi: «Appartient à cette conscience suprêmement pure qui est pleinement consciente de sa propre réalité complète» (1986, p. 497). Selon le point de vue de Maharishi, les grands voyants védiques de l’antiquité reconnaissaient ces sons comme les fluctuations de leur propre conscience autoréférente; ces sons furent par la suite écrits et conservés par les familles védiques de l’Inde.
Récemment, Tony Nader, médecin avec un doctorat en physiologie, travaillant en étroite collaboration avec Maharishi, a trouvé une correspondance remarquable entre les structures et les fonctions de la physiologie humaine et les textes de la littérature védique. Le Dr Nader a pris les qualités de conscience que Maharishi a associées à chaque branche de la littérature védique, et a localisé un aspect de la physiologie humaine avec une fonction similaire, puis a comparé la structure de chacun. Bien qu’il n’y ait pas assez d’espace pour traiter adéquatement ce sujet, quelques exemples fourniront un aperçu de la recherche du Dr Nader.
Maharishi considère Vyākaraṇ comme étant la branche de la littérature védique représentant la qualité d’expansion de la conscience autoréférente. La tendance du Veda à s’élaborer séquentiellement lui-même – à se déployer de la première syllabe du Ṛk Veda aux quarante branches de la littérature védique – est exprimé par Vyākaraṇ. Le Dr Nader localise la similarité entre cette tendance expansive et la fonction de l’hypothalamus.
L’hypothalamus libère des facteurs qui activent l’hypophyse, la neuro-hypophyse et le système nerveux autonome. Ces libérines représentent l’expansion nécessaire pour l’évolution de la réponse endocrine et autonome, ce qui mène à des réponses biochimiques et physiologiques qui amènent le système à un nouvel état d’équilibre (Nader, 1995, p. 85).
Structurellement, l’Aṣṭādhyāyī, le texte principal de Vyākaraṇ, comprend huit adhyāyas de quatre pādas chacun, soit un total de trente deux pādas. De même, l’hypothalamus comprend huit régions – antérieure, postérieure, moyenne et latérale, droite et gauche – avec quatre noyaux chacun, soit totalisant 32 noyaux, correspondant aux 32 pādas de l’Aṣṭādhyāyī. Le Dr Nader a noté une correspondance entre chaque pāda de l’Aṣṭādhyāyī et les fonctions anatomiques spécifiques.
Un deuxième exemple est Nyāya, la branche de la littérature que Maharishi considère comme incarnant la qualité distinctive et décisive de la conscience, ce qui comprend simultanément les qualités opposées de la conscience. Selon le Dr Nader, Nyāya correspond fonctionnellement dans la physiologie au thalamus, qui relaie les influx sensoriels vers les zones sensorielles primaires du cortex cérébral, ainsi que l’information sur le comportement moteur dans les zones motrices du cortex (Nader, p. 122). Structurellement, il y a 10 chapitres (मण्डल) au Gautamīya Nyāya Sūtras, et 10 zones du thalamus: antérieur, ventraux, dorso-latéraux, dorso-médian et intralaminaires, qui se trouvent de part et d’autre du cerveau. De plus, alors que les Nyāya Sūtras décrivent 16 sujets de raisonnement (प्रमाण, प्रमये, etc.). Le thalamus fonctionne à travers 16 groupes de cellules appelés noyaux. Dr Tony Nader souligne que la première des 16 divisions प्रमाण (pramāṇa) correspond au premier groupe nucléique du thalamus appelé pulvinar (p. 127).
Pramāṇa a quatre subdivisions – प्रत्यक्ष (perception directe), अनुमान (inférence), उपमान (comparaison) et शब्द (témoignage verbal) – qui correspondent respectivement aux quatre subdivisions du pulvinar. La première subdivision relie le colliculus supérieur à des zones du cortex et est responsable de l’intégration visuelle d’ordre supérieur, c’est-à-dire, la perception (प्रत्यक्ष); la seconde connecte le colliculus supérieur et le cortex temporal avec des zones du cortex et du cortex temporal. Ces domaines sont impliqués dans les fonctions telles que la vision, l’ouïe, la mémoire et le langage – ensemble, ils sont à la base des processus d’inférence (अनुमान). La troisième partie du pulvinar relie les zones corticales pariétales à d’autres zones corticales pariétales et est responsable de l’intégration sensorielle polymodale. Cette zone donne une perception d’ordre supérieur sur les influx sensoriels en relation les unes avec les autres, servant la fonction de comparaison (उपमान).
La quatrième relie le cortex temporal au gyrus temporal supérieur et est responsable de la mémoire, du langage et de la parole. C’est la base du témoignage verbal (शब्द). Les quinze catégories suivantes de Nyāya sont également liées aux différents aspects du thalamus, en structure et en fonction (p. 127).
Le Dr Nader suggère que la correspondance entre les sons védiques et la physiologie humaine a un grand potentiel pour rétablir l’équilibre physiologique. Il explique que la lecture des sons de la littérature védique dans leur ordre approprié, même phonétiquement, sans aucun sens de la signification, crée une résonance avec les mêmes structures anatomiques auxquelles ils correspondent, vivifiant une séquence spécifique d’activité neuronale et physiologique. En rétablissant la séquence correcte du déroulement de la loi naturelle dans la physiologie, toutes imperfections (stress, blocages ou toute autre anomalie structurale ou fonctionnelle) peuvent être éliminées (Nader, p. 201). Le résultat, selon le Dr Nader, est que la physiologie fonctionne de plus en plus en accord avec son originale et parfaite conception.
Maharishi (1994) ajoute que la lecture de la littérature védique dans l’ordre séquentiel a pour effet de réguler et d’équilibrer le fonctionnement de la physiologie cérébrale (p. 145); pendant la lecture, le fonctionnement des fibres individuelles du cerveau entre en cohérence avec la valeur holistique du fonctionnement cérébral et, par conséquent, l’esprit commence à fonctionner selon la loi naturelle dans chaque expression. Lorsque l’esprit s’écoule dans une direction évolutive, toutes les pensées, paroles et actions s’écoulent également dans une direction évolutive, dans la direction du développement des états supérieurs de conscience.
Les étudiants de la nouvelle filière doctorale à l’Université Maharishi de Management lisent la littérature védique pendant plusieurs heures par jour et attestent de leur illumination grandissante. Ils ont rapporté des centaines d’expériences d’états de conscience supérieurs. Par exemple, ce qui suit est l’expérience d’un étudiant lisant les Brahm Sūtras, qui représente la qualité holistique de la conscience autoréférente, le plein développement du Soi:
Il y avait encore ce petit corps [je le savais comme le mien,] mais la réalité en même temps était qu’il n’y avait pas de frontières [du tout] qui me contenaient – ce qui était mon Soi continuait pour toujours – et qu’il y avait une connaissance très concrète que j’avais toujours été cela, que j’avait atteint ce que j’étais vraiment, [que je pouvais enfin être vraiment au repos, que j’étais] rentré à la maison. Tout reposait en moi et était soutenu par moi, et je savais donc tout ce qu’il y avait à savoir. J’avais la perception de…[encercler] et abriter tout l’univers, de sorte que je me sentais responsable [de garder tout en vie et de grandir].
L’impression de cette expérience finale était celle d’une liberté et d’une maîtrise totales, d’une félicité sublime, d’un silence animé et d’une simplicité absolue, presque ridicule, le tout à la surface de mon être. Toutes les fibres de mon être semblaient vivifiées avec les réalisations: “Je suis vraiment le Veda, je suis vraiment la totalité.” (Freeman, 1996)
Ma conscience est devenue énorme, mais tout autour de moi semblait comme une partie de moi, comme mes propres mains. Tout est devenu partie intégrante de mon Soi, et mon Soi était [au même moment] dans tout. (Freeman, 1996)
Conclusion
Maharishi souligne que chaque individu est capable d’expérimenter le Veda dans son état le plus simple de conscience. En cela, il indique un concept critique pour les chercheurs védiques: la connaissance et la compréhension complètes du Veda ne viennent pas de l’analyse intellectuelle, mais de l’identification de sa conscience avec le Veda – la dynamique auto-interactive de la conscience pure et autoréférente – et de l’explorer à son propre niveau. Comme le Veda est un phénomène de subjectivité pure, transcendantal aux processus de la pensée, l’intellect est incapable de le comprendre à son propre niveau:
Vous connaissez le Veda en étant le Veda. Vous connaissez Veda en étant le Veda. La cognition du Veda est sur son propre niveau, et c’est à ce niveau que nous entrons dans les détails de l’éveil. Le Veda est la structure détaillée de l’éveil pur, et là l’intellect ne va pas. (Maharishi Mahesh Yogi, 1991)
Maharishi situe cette compréhension dans deux expressions qu’il cite ensemble, ce qui souligne la relation entre l’identification de sa conscience avec le Veda et la connaissance du Veda:
वेदाहम् वेदोऽहम्
Vedāham Vedo’ham
que Maharishi (1991) traduit: «Je connais le Veda, je suis le Veda.»
L’idéal de Maharishi de l’étude védique constitue un ajout important dans le domaine de l’éducation, car il promet de développer une connaissance complète dans la conscience de chaque étudiant en explorant le Veda et la littérature védique sur son propre niveau, et en animant les impulsions fondamentales de la loi naturelle de façon permanente dans la conscience des étudiants. La lecture de la littérature védique en conjonction avec la pratique de la technique de Méditation Transcendantale fournit la base de l’éducation védique, car elle stimule le potentiel total de la loi naturelle dans la conscience de chaque étudiant, et rend ainsi disponible la dynamique structurante de la pure conscience. Maharishi décrit ceci comme l’accomplissement suprême de l’éducation qui peut créer un individu parfait et un système éducatif parfait.
Un autre avantage de la lecture de la littérature védique en sanskrit, est de rétablir l’ordre et l’harmonie, non seulement dans l’esprit mais aussi dans toute la physiologie. Aussi, il n’est pas rare que des réajustements prennent place au niveau physiologique occasionnant des mouvements le long la colonne vertébrale… Par contre, il n’est pas conseillé de faire des efforts ni dans la lecture ni dans la durée. Une trentaine de minutes devrait être un maximum.
Le texte ci-dessous, nous offre une analyse qui nous amène à considérer la solution. C’est là tout l’art de l’enseignement de Maharishi. La Science et la Technologie, la Science Védique et le programme de MT et MT-Sidhi sont les moyens d’une compréhension complète et d’un accès libre à la Pure Conscience. Donc, l’expérience de la Conscience Transcendantale est le pré-requis au développement de tous les aspects relatifs de l’existence. Ainsi, le contentement ne peut venir que de l’expérience directe, positive du bonheur intérieur, la Conscience Transcendantale, Ātmānanda, la félicité du Soi pur.
La science védique – l’étude de la conscience – qui a d’abord été exposée par les anciens sages, a été restaurée dans cette génération par Maharishi Mahesh Yogi, le fondateur du programme de Méditation Transcendantale et de l’Université Internationale Maharishi. Maharishi, lui-même membre de la tradition védique, a rétabli les techniques simples qui rendent l’exploration subjective de la conscience possible pour n’importe quel individu, indépendamment de ses origines ou de ses croyances. En dissipant de nombreuses idées fausses longtemps associées à la conscience et à la méditation, Maharishi a savamment sorti la science védique du domaine du mysticisme pour la placer directement sur le terrain scientifique où elle est pleinement accessible aux moyens modernes à la fois de recherche objective et subjective.
L’ancien Veda fournit des formules pour le plein développement de la conscience, et la science moderne fournit les moyens de mesurer et de valider ce développement d’une manière objective. Le Veda et la science sont à la fois fiables pour leur authenticité et leur aspect pratique. La technique de la Méditation Transcendantale, issue de la tradition védique, et sa validation par des expériences scientifiques ont rapproché le Veda et la science, ce qui a fourni un fondement commun pour toutes les nations de culture ancienne et civilisation moderne pour créer une société idéale.
Maharishi a toujours mis l’accent sur l’expérience en tant qu’élément essentiel pour acquérir la connaissance. Cependant, sa définition de l’expérience va bien au-delà des confins limités de la connaissance découlant de l’expérience sensorielle, comme l’ont déjà fait valoir les empiristes. Du point de vue de la Science Védique Maharishi, pour que la connaissance soit complète, elle doit être vérifiée non seulement au niveau des sens, mais à tous les niveaux y compris l’environnement, le corps, l’esprit, l’intellect, les émotions, l’ego et l’être (ego universel). Selon Maharishi, il est encore plus important de développer un état de conscience immuable dans lequel la connaissance ainsi acquise sera authentique et fiable.
À la base de l’enseignement de Maharishi se trouve la Méditation Transcendantale – une technologie pour calmer la nature active de l’esprit afin qu’il puisse s’ouvrir à un domaine résolu, invariant et universel de conscience intérieure de soi. En transcendant les couches subtiles de la pensée et de la perception, l’esprit est capable d’expérimenter la structure fondamentale de la connaissance dans un état de connaissance pure. À ce niveau, le Soi est pleinement éveillé en lui-même. Il est conscient, mais n’a plus rien d’autre à connaître que sa propre existence. Il devient simultanément le connaisseur (sujet) et le connu (objet). Par le processus de connaissance, il devient conscient de lui-même. Il se connaît lui-même comme la source de tout. La source de la connaissance et tout ce qui se trouve dans son champ d’application est connu – non pas individuellement – mais dans un unique état d’intégrité collective. Dans le Muṇḍaka Upaniṣad il est dit:
कस्मिन्नु भगवो विज्ञाते सर्वमिदं विज्ञातं भवतीति। kasminnu bhagavo vigyāte sarvam idaṁ vigyātaṁ bhavatīti – Muṇḍaka Upaniṣad 1.1.3 Connais ce par quoi tout autre chose est connue.»
Maharishi décrit l’expérience et la compréhension de ce niveau de la réalité comme le fondement de sa science védique.
Cet état de conscience est complètement autosuffisant. Comment il émerge de son propre accomplissement autoréférent, qui se perpétue éternellement à la base de toute création, c’est cela la science védique. Comment cela se produit, comment la création se manifeste – comment la conscience devient matière et comment la matière dans la nature se comporte avec le plus grand ordre, en suivant absolument les lois de la nature – c’est cela la science védique. La science védique est cet état de connaissance, et elle inclut les procédures pour acquérir cette connaissance de l’ultime unité autoréférente, qui sous-tend toute la création et s’exprime elle-même dans les innombrables manières divergentes.
La Méditation Transcendantale, qui a été enseignée dans le monde entier depuis plus de cinquante ans, offre un moyen systématique d’expérimenter le Soi à la source de la pensée. Comme l’explique Maharishi, il s’agit là d’une étape essentielle pour établir son caractère scientifique.
La procédure que nous avons adoptée pour expérimenter ce domaine est une procédure très naturelle. L’impulsion de l’esprit, l’activité de l’esprit, se calme automatiquement; et cet état de conscience illimitée est produit. Le stress est relâché et le corps et l’esprit acquièrent une vigilance au repos. Cette expérience est acquise de manière systématique et naturelle et est donc reproductible.
La simplicité et l’universalité de la technique de Méditation Transcendantale ont conduit à une méthodologie systématique, scientifique qui est ouverte à l’évaluation intersubjective. Cela répond à un autre critère pour la science, comme l’a fait remarquer Maharishi.
La procédure systématique d’acquisition de la connaissance par le biais d’expériences répétables garantit que la connaissance est universellement fiable. Ce que nous observons et expérimentons, nous pouvons l’appeler connaissance; mais pour être certains de la vérité, nous voulons que les autres vérifient nos observations et expériences. S’ils parviennent aux mêmes conclusions, nous sommes convaincus que la connaissance que nous avons acquise est universellement vraie.
Avec le temps, selon Maharishi, l’exposition régulière de l’esprit à son état stable fait que la réalité subjective de la conscience autoréférente s’infuse dans la réalité objective de la perception sensorielle. Maharishi se réfère à cet état intégré de ‘connaissance totale’ comme la conscience d’unité. Elle est décrite dans la littérature védique comme Brāhmī Chetanā, la conscience de la totalité. Tout est autonome. La réalité des objets est perçue en fonction de la réalité du sujet. Des différences subsistent, mais elles sont secondaires par rapport à l’harmonie sous-jacente qui les unit. Maharishi décrit l’expérience en termes de croissance de la connaissance.
C’est un point de comparaison magnifique et crucial. Le moyen subjectif d’acquérir la connaissance à ce niveau de conscience qui ne change jamais – au septième niveau de conscience* – ouvre à la cognition directe la valeur infinie qui réside dans tout objet. Avec cette valeur infinie et illimitée de l’ouverture de l’objet à la conscience, la connaissance est complète. Il n’y a plus rien à connaître. La connaissance sera autosuffisante à ce niveau, et plénifiante.
Alors que la connaissance objective et subjective de l’état de conscience de veille doit se conformer au modèle standard de la logique déductive et de l’observation prévue, selon Maharishi, la connaissance de la conscience d’unité est complètement évidente et ne dépend de rien de logique avant elle.
C’est le domaine de la connaissance pure, la connaissance suprême, qui est sa propre vérification. C’est le sommet suprême de la connaissance en étant scientifique, où la connaissance est sa propre plénitude, sa propre preuve, sa propre validité. La connaissance suprême est cette connaissance qui n’a pas à se traduire en action et en accomplissement pour apporter la plénitude. Elle s’auto-réalise. Elle n’a pas besoin d’autres preuves. Cette expérience est le niveau suprême de la valeur scientifique de la connaissance de l’intelligence créatrice.
La connaissance dans cet état est complète et satisfaisante. L’intuition, qui en état de veille était parfois peu fiable, est maintenant distincte, infaillible et libre de tout doute. L’aspect superficiel de la connaissance par la compréhension intellectuelle est renforcé par la vraie nature de la connaissance dans un état de connaissance. La connaissance alors, a sa culmination non pas comme une fin en soi, mais dans le but supérieur pour lequel elle a toujours été destinée – la vie dans la plénitude.
Si la création est administrée par un Créateur, faut-il comprendre la création pour avoir accès au Créateur? La science moderne nous permet d’appréhender les mécanismes de la création mais est-ce que la Science Védique Maharishi nous donner accès au Créateur?
*Maharishi a décrit l’évolution de la vie humaine en sept états de conscience. Les trois premiers sont la veille, le sommeil et le rêve. Le quatrième état est la Conscience Transcendantale, l’expérience du Soi intérieur. Le cinquième état est la Conscience Cosmique, dans laquelle l’expérience de la Conscience Transcendantale est inclusive avec la veille, le sommeil et le rêve. Le sixième état est la Conscience de Dieu, qui se caractérise par un raffinement extrême des facultés physiques de perception et la croissance d’un amour et d’une dévotion sans bornes. Le septième état est la Conscience d’Unité. C’est l’état suprême du développement humain où chaque objet est perçu comme une extension de son propre Soi. Le sujet et l’objet sont pleinement unis comme une réalité inséparable.