La cognition védique du Ṛṣi Madhuchandas

A – tout le monde a le potentiel d’être Madhuchandas

Le Veda est connu par le Veda lui-même, conférence de presse de Maharishi du 19.10.2005

Dr Morris: Maharishi a parlé très admirablement durant ces dernières semaines de la cognition du Ṛṣi Védique Madhuchandas de A et K et de l’espace (gap en anglais) et des Swaras – le dynamisme entre A et K – et le déploiement en un flot séquentiel de tous les sons de la littérature védique et de l’univers entier.

Il apparaît comme si Maharishi disait que ce niveau d’expérience de A, l’infinité, et K, le point, et le déploiement de la Loi Naturelle totale dans cette solide masse de conscience, la Conscience Transcendantale, était une expérience accessible à tout enfant dans toute école du monde. Aussi la question s’élève: «Est-ce que chacun dans le monde est Madhuchandas, ou potentiellement Madhuchandas? Ou y a-t-il une certaine différence? Est-ce que chacun dans le monde peut avoir la même cognition que Madhuchandas, ou y a-t-il quelque chose de différent à propos de ça?»

Maharishi: Potentiellement Madhuchandas. La conclusion que nous avons tiré, est que chacun est Madhuchandas.

Il y a trois valeurs, et ensemble elles apportent la cognition du Veda. Une est Ṛṣi, l’autre est Devatā, et la troisième est Chandas. Le Ṛṣi est le voyant et le Devatā est le dynamisme, l’élément dynamique dans la qualité Ṛṣi qui fait qu’il voit – le Devatā du Ṛṣi. Le nom du Ṛṣi est Madhuchandas. Et quel Devatā fait que Madhuchandas voit le Veda? C’est le Devatā Agni. Agni est le nom du Devatā, comme Madhuchandas est le nom du voyant. Donc, le nom du voyant est Madhuchandas, et le nom de la qualité dynamique interne est ce Devatā Agni. ‘Devatā’ signifie le dynamisme. Et Chandas est un autre compagnon des deux, lequel maintient éternellement l’existence ou la réalité de Ṛṣi et Devatā.

Ṛṣi, Devatā et Chandas – ce sont les trois valeurs qui demeurent toujours ensemble. Celles-ci forment le A total – le A total. Quand A s’étend dans les nombreuses valeurs qui sont à l’intérieur de lui, alors le A s’étend dans ce Ṛṣi de A, s’étend dans le Devatā de I, et le Chandas de U. A, I, U sont les trois sons. A, I et U sont à l’intérieur de ce flot de A. Quand nous disons ‘Aaaaah’, c’est un flot de la Totalité. Et à l’intérieur de A, sont I et U.

Ceci est la nature de A. En terme de dynamisme, une qualité de dynamisme déploie I. Et quand I a été déployé, A est submergé. Donc la submersion de A en I est amené par la syllabe U. U est ce qui cache. Donc U cache A, et cette dissimulation de A, avec le processus de déploiement de A en I, crée ces trois syllabes A, I, U. C’est ainsi que l’expansion de A est cognisé à l’intérieur de la structure de A.

Cette cognition fut du Ṛṣi Madhuchandas. Madhuchandas perçu I à l’intérieur de A. Il perçu U à l’intérieur de A. Et U apparu pour cacher; I apparu pour déployer. Donc ces valeurs opposées, cachant et déployant, sont juste comme les valeurs opposées de l’attraction et de la répulsion.

La syllabe A a en elle-même le pouvoir d’attraction et le pouvoir de répulsion. Ce sont les constituants internes du flot total de la réalité – le flot total de la réalité, A. Et à l’intérieur de lui, sont les deux valeurs du dynamisme ensemble. Une est le dynamisme déployant; l’autre est le dynamisme cachant. Ceci est juste les mécanismes de transformation. Et les mécanismes de transformations sont où? Ils sont à l’intérieur de A. C’est pourquoi A est la Totalité. 

Et dans cette Totalité, ces deux valeurs opposées sont là. Maintenant, ces deux valeurs opposées, nous savons qu’elles sont la propriété manifestant et la propriété non-manifestant. La propriété non-manifestant a la syllabe U, la propriété manifestant a la syllabe I, et les deux sont à l’intérieur de A. C’est ainsi que l’unité est à l’intérieur de la dualité, ou la dualité est à l’intérieur de l’unité.

Cette unité a la dualité en elle, et la dualité a l’unité en elle. C’est la première cognition de Madhuchandas. C’est la première cognition du Veda: l’unité dans la dualité, la dualité dans l’unité. Puis, suivant ceci, la cognition est exprimée dans certains autres mots – l’effondrement de A. L’effondrement de A en I, et l’effondrement de A en U arrive à une valeur de point de la conscience. L’effondrement de U arrive à une valeur de point de non-conscience, on peut dire. Un est le domaine de la conscience s’écoulant; l’autre est la point de la conscience.

À l’intérieur du point de la conscience est le point de l’inertie à partir d’où la physiologie commence. Il cesse d’être la conscience; il commence à être la physiologie. Mais pour s’étendre la physiologie doit avoir la conscience en elle. Donc l’unité continue, et la diversité s’écoule. À travers toutes les transformations de la diversité, l’unité en dessous continue – l’unité continue.

Cette vision est la conclusion de Madhuchandas. Et la vision étendue de Madhuchandas exprimée en détails. Qu’est-ce qu’on peut en dire? De la perspective totale sur le flot séquentiel védique, que disons nous? Nous disons que ce qui vient comme la syllabe suivante est un commentaire sur la syllabe précédente. Ce qui vient est un commentaire. Il explique ce qu’était le précédent. À mesure qu’il progresse, le nouveau explique ce qu’était le précédent.

La conclusion est: le Veda est connu par le Veda lui-même. C’est une cognition non-humaine d’une création non-humaine. Le Veda – le pur domaine de la connaissance – est un domaine de réalité incréée. La réalité crée elle-même. Elle crée elle-même; il n’y a aucun créateur d’elle. Nitya et Apaurusheya: ce sont les deux mots qui signifient que le Veda est éternel et incréé, parce qu’il est à l’intérieur de lui-même. Il est l’unité, et il est la diversité.

Quand il est l’unité et la diversité, le flot de l’unité dans la diversité crée tout ce développement séquentiel. Et dans cette séquence est A évoluant en I – un manifesté, et à l’intérieur du manifesté est le non-manifesté. À l’intérieur du non-manifesté est le manifesté et aussi le processus de manifestation. Donc à l’intérieur de A est le manifesté I et le processus de transformation de A en I, le processus de manifestation. C’est pourquoi il devient I, pas par quoi que ce soit d’autre, mais par sa propre nature. A, à partir de l’intérieur de lui-même, est I.

C’est cet énorme secret déployé, pour ainsi dire. Quel est l’énorme secret déployé? Comment l’unité est la diversité. Elle ne devient pas la diversité. Ou, si nous disons comment l’unité devient la diversité, son secret est qu’elle ne devient pas. Elle est la diversité, et à tout moment elle est l’unité, en même temps elle est la diversité. Ce n’est pas une transformation en faite; c’est sa propre nature. L’unité est diversité, aussi il n’y a aucune transformation. 

Toute transformation est une qualité de vision. Ce que vous voyez est ce que vous êtes. Vous voyez ce que vous êtes. Votre monde est comme vous êtes – comme vous pouvez voir, vous pouvez le connaître. ‘Yatha Drishtih Tatha Srishtih’ est l’expression sanskrite – ‘Votre création est sur la base de ce que vous êtes’.

Madhuchandas est le cogniseur total. Quand nous analysons le mot Madhu-chan-das, comme ça, vous analysez chaque lettre. Et à la fin, la somme totale de toutes ces différentes lettres est la Totalité, la Totalité, la Totalité – Madhuchandas.

Dans ce sens, ce que le Dr Morris a décrit, est que chacun a en lui-même ce qui est indiqué par le mot Madhuchandas – le voyant de la Totalité. Et ceci est la qualité de l’Ātmā, le Soi de chacun, ou Brahm, la totalité de toute chose. C’est la cognition du Ṛṣi Madhuchandas, du Devatā Agni et du Chandas Gāyatri: les trois valeurs dans une cognition, l’étendue totale du Veda en une cognition, en une syllabe A – totale, totale, totale.

C’est une telle joie de regarder dans les différents aspects de la Constitution de l’Univers. Tous sont trouvés avec A: comment les galaxies sont administrées, comment les systèmes solaires sont administrés, comment les nations sont administrées, comment la famille est administrée, comment l’homme s’administre lui-même. Tout est là, disponible dans la cognition de A.

C’est le domaine le plus agréable d’entendement, de réflexion, de pause. C’est en fait l’Être – Être. C’est très bien – merveilleux. C’est merveilleux de méditer sur son propre Soi, de réaliser son propre Soi, de gagner les expressions de son Soi.

Ce que Madhuchandas, le premier voyant du Ṛk Veda, a vu, est à l’intérieur de A – est tout le Ṛk Veda. À l’intérieur du Ṛk Veda est tout le Sāma Veda, à l’intérieur du Ṛk Veda est tout le Yajur Veda, à l’intérieur du Ṛk Veda est tout l’Atharva Veda, et toute la littérature védique est à l’intérieur de tous ces trois Veda. Cela signifie que toute la littérature védique – tout l’Ayur Veda, le Gandharva Veda, le Dhanur Veda, le Sthāpatya Veda, et tous ces différents domaines de connaissance – est à l’intérieur du Ṛk Veda, à l’intérieur de A, à l’intérieur de l’Ātmā, à l’intérieur de Aham, à l’intérieur de Brahm. Donc il s’étend, et puis se contracte – l’analyse et la synthèse. Il s’analyse lui-même, il se synthétise lui-même, et il reste lui-même, total – merveilleuse vision de la Totalité.

L’exhortation védique à propos de la connaissance et de gagner la connaissance est: «Connaissez cela, qui en le connaissant, tout est connu.» Connaissez le Veda, qui en le connaissant, tout est connu. Connaissez la Totalité, qui en la connaissant, tout est connu. Connaissez votre Soi, le Veda, Brahm, qui en le connaissant, tout est connu.

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