«Lorsque l’on ne comprend qu’une partie et pas plus de la vie, manquant de vision sur toute l’étendue de la vie, alors on ressent de la tristesse. Mais l’homme qui comprend à la fois la phase éternelle immuable de la vie et la nature sans fin du cycle toujours changeant de la vie et de la mort reconnaîtra la nature éphémère du chagrin et ne sera pas submergé par lui.» – Maharishi Mahesh Yogi
“When one understands only so much and no more of life, lacking vision of the whole span of life, then one feels sorrow. But the man who understands both the unchanging eternal phase of life and the unending nature of the ever changing cycle of life and death will recognize the ephemeral nature of sorrow and not be overwhelmed by it.” – Maharishi Mahesh Yogi
Les Pandits de Maharishi – La voie Shanti des 4 Vedas
Avec la science, on découvre que l’apparence est trompeuse, c’est à dire que l’aspect objectif de l’existence n’est pas vraiment le plus intéressant dans la mesure où il n’est que le fruit d’un long processus de manifestation. Appréhender l’objet sans référence à ce processus, est simplement nier, non seulement les dernières avancées de la science moderne, mais en plus les révélations de la Science Védique de Maharishi qui mettent en lumière tout le processus du point jusqu’à l’infini…
L’offre unique de l’Université Maharishi de Management dans le domaine de l’éducation est une approche holistique de la connaissance qui cherche à développer le plein potentiel intérieur de l’étudiant tout en satisfaisant les exigences académiques traditionnelles de l’enseignement supérieur.
Notre potentiel intérieur se déploie naturellement par le développement de la conscience. Plusieurs technologies de la conscience, y compris la Méditation Transcendantale, ont été bien documentées pour leurs nombreux avantages tant pour l’individu que pour la société.
Une nouvelle technologie de la conscience – la lecture de la littérature védique – qui, tout en étant encore dans sa phase exploration, est très prometteuse comme sujet de recherche continue. La littérature védique est un compte rendu écrit du Veda, le domaine de la connaissance. Le Veda, selon Maharishi, représente les impulsions de la conscience, le niveau de la vie le plus fondamental, qui ont été connues par les anciens ‘riṣis’ et finalement transcrites dans un vaste corpus de littérature. Ces impulsions de la conscience sont des vibrations qui ont d’abord été entendues sous forme de sons. Maharishi affirme que l’essence du Veda est contenue dans la mécanique structurante qui constitue ces sons. Lire la littérature védique et réciter les textes à haute voix serait donc un moyen d’explorer subjectivement les bases fondamentales du Veda au niveau de sa propre conscience intérieure. C’est le but de la proposition de recherche scientifique décrite dans cet article – étudier la littérature védique basée sur les vibrations de la conscience plutôt que sur le sens du texte.
L’ébauche de la proposition comprend une discussion sur l’évolution de la science moderne et une vue comparative de la Science Védique de Maharishi, dont la combinaison représente un nouveau paradigme pour l’avancement de la connaissance scientifique. La recherche sur la conscience est discutée de plusieurs points de vue et inclut également une connexion avec la physiologie. La structure du Veda et de la littérature védique est longuement discutée avec des exemples du texte inclus. Enfin, les détails de la recherche proposée sont présentés d’une manière systématique qui décrit l’intention générale de l’étude.
La science moderne
La science est un moyen systématique d’acquérir des connaissances valides. Sa validité découle de la méthode scientifique d’observation, d’hypothèse et d’expérimentation, dont l’efficacité découle elle, de la logique et de la cohérence sur lesquelles elle repose. Si l’hypothèse peut être confirmée par des expériences répétées, une théorie scientifique peut être dérivée. C’est la puissance prédictive de la théorie qui est primordiale pour la science puisque c’est elle qui crée le cadre intellectuel qui génère des prédictions vérifiables. Cependant, même s’il existe un accord intersubjectif sur la validité de la théorie, il faut toujours garder ouverte la possibilité de nouvelles preuves qui pourraient entrer en conflit avec des notions précédemment acceptées et même les invalider.
Il a été généralement admis que la méthode scientifique doit être strictement objective afin d’éliminer la variabilité et les biais. Par conséquent, les moyens subjectifs de gagner la connaissance – sentiment, intuition et jugement – ont été exclus du modèle standard afin d’assurer la fiabilité et une large base de consensus intersubjectif.
L’absence de subjectivité a fait avancer la science dans le strict respect d’un modèle rigide basé uniquement sur l’observation sensorielle. Alors que cela satisfaisait les empiristes classiques, une nouvelle génération de philosophes de la science en est venue à considérer la soi-disant «vision reçue» non seulement comme limitée dans sa portée, mais aussi comme une remise en question de la fiabilité même sur laquelle elle était basée.
La preuve observable ne peut jamais être entièrement neutre tant qu’il y a un fossé entre le sujet et l’objet – le connaisseur et le connu. De même, l’observation des phénomènes n’est pas nécessairement la même pour tous les observateurs. La même image tombant sur la rétine d’un groupe de personnes peut être interprétée de différentes manières, ce qui conduit à d’innombrables explications pour la même observation.
L’interprétation et la communication des données sont également soumises aux moyens de communication – à savoir la langue et le vocabulaire – qui sont disponibles et compris par l’observateur. Même des nuances subtiles dans l’expression peuvent véhiculer des significations différentes et peut-être involontaires. On pourrait alors penser que, dans une certaine mesure, la force d’une théorie réside dans le langage et le pouvoir explicatif de l’argument qui la soutient. Aujourd’hui, l’empirisme orthodoxe a cédé la place à une compréhension plus progressiste qui reconnaît le rôle de la subjectivité dans la science. L’observation est un phénomène intelligent. Il faut faire preuve d’esprit critique pour interpréter des données objectives. Les facteurs subjectifs tels que l’intuition, la créativité et le jugement sont des variables qui ne peuvent (et ne devraient pas) être éliminées de ce processus. En fait, de nombreuses contributions importantes à la science, y compris celles de Newton et d’Einstein, ont commencé comme un aperçu intuitif des lois de la nature et de leur fonctionnement. L’ouverture d’esprit et la volonté d’envisager de nouvelles idées et approches n’est pas nécessairement en conflit avec un modèle scientifique qui suit les critères acceptés pour des connaissances valides.
L’histoire de la science moderne est l’histoire de la connaissance fragmentée. En limitant son approche à l’observation sensorielle, la science moderne est capable de ne révéler que des connaissances partielles et est donc fondamentalement incomplète. Dans son application, les connaissances partielles dérivées de domaines d’expérimentation isolés sont déconnectées et sujettes à des effets secondaires qui pourraient être dommageables pour la vie. Même en tenant compte des nombreux progrès de la science, il ne serait pas prudent d’ignorer les effets négatifs de la fragmentation des connaissances. Les soins de santé, la physique nucléaire et la haute technologie ont confronté la société à des défis majeurs en raison des conséquences involontaires d’un savoir privé de sa totalité.
La valeur de lire ou réciter les textes sanskrits n’est pas une nouvelle idée. Comme nous le savons, les Pandits Védiques récitent souvent sans faire attention à la signification, purement pour l’effet des sons. De plus, beaucoup de textes décrivent les bénéfices qui s’accumulent de cette lecture. Le Rāmāyaṇ de Vālmīki, par exemple, nous conseille que:
यःपठेद्रामचरितंसर्वपापैःप्रमुच्यते। yaḥ pathed rāmacaritaṁ sarvapāpaiḥ pramucyate (1.1.98) «Celui qui récite l’histoire de Rām sera libéré de tous les péchés»
Et en effet de telles expressions abondent partout dans la littérature. Cependant, on peut aussi constater que le bénéfice promis n’apparaît pas ou peut être nettement inférieur à ce qui est indiqué. Maharishi souligne que l’expérience de l’Ātmā, le niveau le plus fondamental de la vie humaine, le Soi, est le fondement des bénéfices de la lecture de la littérature védique, et donc notre première considération est de trouver le moyen d’actualiser l’Ātmā dans notre vie.
«L’ancien Veda fournit des formules pour le plein développement de la conscience, et la science moderne fournit des moyens de mesurer et de valider ce développement de manière objective. Le Veda et la science sont tous deux fiables pour leur authenticité et leur caractère pratique. La technique de la Méditation Transcendantale, issue de la tradition védique, et sa validation par des expériences scientifiques ont rapproché le Veda et la science, et cela a fourni un terrain commun à toutes les nations de la culture ancienne et de la civilisation moderne pour créer une société idéale.» – Maharishi Mahesh Yogi, Créer une société idéale: Une entreprise mondiale, 1976, p. 94
“The ancient Veda provides formulas for the full development of consciousness, and modern science provides means for measuring and validating this development in an objective way. The Veda and science are both reliable for their authenticity and practicality. The technique of Transcendental Meditation, coming from the Vedic tradition, and its validation through scientific experiments have brought the Veda and science together, and this has provided a common ground for all the nations of ancient culture and modern civilization to create an ideal society.” – Maharishi Mahesh Yogi, Creating an Ideal Society: A Global Undertaking, 1976, p. 94
Effets de la Méditation Transcendantale (MT) sur le fonctionnement du cerveau
L’éducation consiste à amener la conscience à passer de la connaissance de toute autre chose (conscience objet-référent) (vṛtti sārūpyam itaratra) à la connaissance de soi (conscience autoréférente, conscience sujet-référent) (parame vyoman) (svarūpe avasthānam). Le phénomène du retour du connaisseur du vaste domaine de la connaissance, le domaine des formes et des phénomènes, au domaine de la pure connaissance, le champ de sa propre conscience, est la dynamique de l’éducation.
Points principaux de la conférence de Maharishi du 01.07.1992
1. La Science Védique de Maharishi déclare ‘satyam eva jayate’: La victoire est gagnée sur la base de sattva. Sattva signifie l’intégration de valeurs opposées, l’intégration du silence et du dynamisme. Sur la base de sattva, la nature accomplit tout au travers du chemin de la moindre action.
2. Être en parfaite santé, c’est être invincible, spontanément couronné de succès et victorieux dans toutes nos entreprises. Une santé parfaite exige une intégration maximale du silence et du dynamisme, un sattva maximum.
3. L’Ayur-Veda Maharishi, le système le plus complet, qui a fait ses preuves et qui est authentique pour gagner une santé parfaite, fournit la connaissance de la façon de conduire l’activité de manière à maintenir un maximum de sattva dans la vie.
4. Le sattva est éternellement animé dans l’état autoréférent de la conscience, l’état apaisé de conscience humaine, l’état d’éveil absolu qui se connaît lui-même en tant que connaisseur, connu et processus de connaissance, la Saṁhitā de Ṛṣi, Devatā et Chandas.
5. C’est l’état que les Upaniṣads décrivent comme Sat Chit Ānanda – la conscience de félicité absolue – un état de liberté absolue des limites, d’autosuffisance et d’indépendance absolue, un continuum de victoire.
6. L’activité des personnes établies à ce niveau de conscience est résumée dans le Ṛk Veda comme ‘brahmā bhavati sāraṭhiḥ’ littéralement, Brahman est leur charioteur – la totalité de la loi naturelle responsable de l’univers entier conduit toute leur activité à partir du niveau du silence infini.
7. La science et l’art de la victoire sur une base permanente est ‘nistraiguṇyo bhavārjun’: être en dehors des trois guṇas et devenir libre de toutes les limites; et par ‘nirdvandvo nitya satvastho’: éternellement établi dans le sattva (l’intégration absolue), le résultat sera jayate (la victoire absolue, l’invincibilité).
8. La manière pratique d’atteindre cet état de liberté est disponible dans la Méditation Transcendantale, dans laquelle nous faisons l’expérience de niveaux de pensée de plus en plus fins. Avec ce processus, la vigilance augmente. La vigilance absolue est disponible à la valeur la plus fine de la perception; la conscience transcendante, l’éveil autoréférent, l’indépendance absolue.
9. Seulement dans l’état d’indépendance absolue, l’esprit se sent à l’aise, libéré du mal aise (dis-ease). C’est pourquoi Charaka traite avec ce centre de notre propre existence, notre propre intelligence, notre propre conscience, et établit un système de soins de santé orienté vers la prévention sur le principe du ‘nitya satvastho’.
10. Pour que la santé soit réelle, elle doit être établie sur une base permanente et au niveau de la spontanéité. Permanente signifie qu’elle n’est pas interrompue dans le processus naturel d’évolution qui implique la destruction de l’étape précédente et la création d’une nouvelle étape. La spontanéité est requise parce que si elle est basée sur l’effort personnel, elle ne peut pas être continue.
11. L’état de ‘nitya satvastho’ est l’état pur de vigilance, où le silence infini coexiste avec un dynamisme infini. Le silence absolu de Purusha ne fait qu’un avec le dynamisme absolu de Prakrti. Ce n’est que dans cet état de pure vigilance que les deux valeurs contradictoires sont maintenues en parfait équilibre.
12. Si notre conscience, en vertu de cette pure vigilance, peut soutenir ces deux valeurs extrêmes absolument opposées, alors nous sommes capables de rester équilibrés face à toutes les valeurs relatives contrastées, et notre vie obtient la qualité d’un arc-en-ciel: toutes les nuances du silence se fondent harmonieusement avec toutes les nuances de l’activité. Chaque couleur se fond avec les autres couleurs, et toutes les couleurs sont absorbées et ne font plus qu’un avec l’observateur.
13. Cet état d’équilibre ne peut jamais être maintenu au niveau de l’intellect, parce que l’intellect ne peut décider qu’une seule chose à la fois, alors que l’intégralité de la vie prend d’innombrables décisions tout le temps dans chaque cellule du corps.
14. En général, il y a trois niveaux d’intégration de l’intellect;
i) l’intellect sait ce qui est juste, mais l’esprit pousse quand même à agir différemment;
ii) l’intellect sait ce qui est juste et ses décisions sont utiles pour corriger le déséquilibre,
iii) avant même que l’intellect puisse décider quelque chose, on agit spontanément en accord avec toutes les lois de la nature – la Constitution de l’Univers.
15. Si l’intellect n’est pas établi dans cet état de conscience autoréférente, il ne peut voir que des valeurs partielles de la vie: c’est ce qu’on appelle ‘pragyāparādh’: l’erreur de l’intellect. La logique peut sembler très bonne, mais elle n’est pas productive. C’est comme un escalier peint sur le mur: on peut voir de belles marches, mais cela ne nous mène pas à un niveau supérieur.
16. Lorsqu’une conscience individuelle est caractérisée par une pure vigilance absolue, l’intelligence de l’individu reflète la vigilance totale de l’intelligence cosmique. Alors, la personne est cosmiquement développée. Toute pensée, parole ou action est en corrélation absolue avec tout ce qui existe dans l’univers.
17. Le langage du Veda et de la littérature védique est le langage de la nature. Le silence infini de Puruṣa inspire le dynamisme infini de Prakṛti à parler. Seul ce discours de la nature peut décrire comment elle parvient à faire apparaître l’univers entier, tout comme la sève seule peut décrire comment elle a réussi à apparaître comme le pétale d’une fleur.
18. Les noms védiques indiquent donc la correspondance absolue entre le son et la forme. L’auteur principal de l’Ayur-Veda est Charaka. Cha signifie ‘et’, Ra signifie ‘dynamisme’, Ka signifie ‘point’ – le point de dynamisme, le silence. Charaka signifie donc ‘le dynamisme et le silence ensemble, simultanément’: la connaissance de tout ce qu’est le dynamisme, et la connaissance de tout ce qu’est le silence, et tout ce qui concerne leur relation; tout ce qu’est la totalité – l’immortalité.
19. Charaka est disponible dans la réalité de la conscience autoréférente: tout ce que Charaka enseigne est les différentes parties de la totalité – les différentes parties de la santé – la conscience, l’esprit, le corps, pour la perfection de la vie à tous les niveaux: individu, famille, nation, monde international, système solaire et structure galactique de l’univers.
20. Ainsi, le plus ancien et authentique système de santé, l’Ayur-Veda Maharishi, fournit une science complète de la vie, à la fois en théorie et en pratique, pour créer une société sans maladie sur la base d’une conscience libre de mal-aise.
Lorsque nous disons «réalité totale de la conscience», nous entendons la conscience dans son état autoréférent, où la conscience se connaît elle-même et rien d’autre. Cet état de conscience est la conscience pure. Un autre état de conscience est celui où elle connaît d’autres choses; on dit alors qu’il s’agit d’une conscience objet-référent, car tous les objets ne peuvent être perçus qu’en vertu de la qualité d’intelligence de la conscience, qui crée l’observateur et le processus d’observation dans la singularité de l’état de conscience autoréférent. Ceci établit que l’état de conscience objet-référent se trouve également dans l’état de conscience autoréférent.
«Spontanément ne faisant pas attention au niveau grossier; cette capacité grandit à mesure que le cœur se radoucit. Lorsque la perception est grossière, la vision tombe sur le grossier. Quand la perception est délicate, la vision tombe encore sur le grossier mais voit le délicat. Lorsque la qualité du cœur est plus grande, l’amour est plus grande, l’acceptation est plus grande, la tolérance est plus grande; cette acceptation accroît la valeur de la perception, alors la valeur cachée de l’objet devient plus évidente. C’est de cette manière que la perception devient plus affinée par l’expansion du cœur. Le degré supérieur est la dévotion laquelle unit à un niveau très intime le dévot et son Dieu.» – Maharishi Mahesh Yogi
“Spontaneously not minding the crude level; this ability becomes more as the heart is softer. When perception is gross, vision falls on gross. When perception is delicate the vision falls even on the gross but sees the delicate. When the quality of the heart is more, love is more, acceptance is more, tolerance is more; this acceptance increases the value of perception, then the hidden value of the object becomes more obvious. This is how perception becomes sharper by expansion of the heart. The highest degree is devotion which unites in a very intimate level the devotee and his God.” – Maharishi Mahesh Yogi
Les Pandits Védiques Maharishi chantent Shri Ganesh Atharvashirsha
Maharishi a établi l’Université Védique Maharishi en 1995, l’année Maharishi du Silence, dans l’état du Madhya Pradesh. Le but, l’objectif et le programme d’études de l’Université Védique Maharishi, est l’amélioration de l’organisation fonctionnelle du cerveau grâce à la technologie Maharishi du Champ Unifié, comme l’indiquent les changements dans la cohérence de l’EEG et ses corrélats cognitifs: Un modèle proposé d’états supérieurs de conscience.
Cet aperçu phénoménal de l’Apauruṣeya Bhāṣya est déployé par les recherches de l’Université Védique Maharishi sous la direction du fondateur de l’Université, Sa Sainteté Maharishi Mahesh Yogi.
Les étudiants et le corps professoral de l’Université Védique Maharishi seront impliqués dans la création de connaissances dans tous ces domaines fondamentaux de l’étude védique. L’Université Védique Maharishi offrira des programmes menant à un baccalauréat et à une maîtrise ainsi que des cours de formation continue de courte et de longue durée pour les adultes actifs et retraités désireux d’acquérir des connaissances védiques. Des cours de trois mois seront offerts aux enseignants et aux professeurs d’universités qui aimeraient acquérir des connaissances et des compétences éducatives basées sur le Veda. Ainsi, la porte de la plénitude à l’Université Védique Maharishi sera ouverte à tout individu, quel que soit son niveau d’éducation ou sa situation personnelle.
Les effets pratiques de cette éducation fondée sur le champ unifié, ou éducation fondée sur le Veda, seront la création d’individus et de sociétés capables de vivre une vie sans erreurs, en parfait accord avec la loi naturelle. Avec l’expérience du champ unifié de toutes les lois de la nature, où réside la valeur totale de la loi naturelle – le Veda – vient automatiquement l’accord parfait avec la loi naturelle dans chaque pensée et action. L’individu jouit dans sa propre vie de la créativité et du pouvoir d’organisation du potentiel total de la loi naturelle et du soutien de toutes les lois de la nature pour l’accomplissement complet et le succès. Même un petit nombre d’individus fonctionnant à ce niveau d’accord avec la loi naturelle – aussi peu que la racine carrée d’un pour cent de la population d’une ville, d’un pays ou du monde dans son ensemble – a démontré à maintes reprises, créer une cohérence dans l’ensemble de la conscience collective de cette population, menant à une réduction des erreurs et de toute négativité et à une élévation des valeurs positives de la vie nationale.
Ainsi, à travers la pratique collective de la Technologie Maharishi du Champ Unifié et l’étude des 40 aspects du Veda et de la littérature védique, l’Université Védique Maharishi sera en mesure de réaliser, tant pour les individus que pour les nations, l’intention de l’aphorisme de Patañjali dans ses Yoga Sūtras:
हेयं दुःखमनागतम् heyaṃ duḥkham anāgatam «Prévenez le danger qui n’est pas encore venu.»
À chaque point de l’éducation offerte à l’Université Védique Maharishi, la connaissance totale des textes védiques sera disponible pour chaque étudiant. L’étudiant ne se perdra jamais dans les parties de la connaissance mais profitera chaque mois de l’intégralité de la connaissance védique, chaque mois sondant des couches de plus en plus profondes de cette totalité de la connaissance.
L’Université Védique Maharishi est porteuse de la promesse d’un monde de connaissance, de liberté et de bonheur dans une famille de nations invincibles, vivant en paix et jouissant du développement du potentiel total de la loi naturelle pour tout le monde sur terre.
Nous le savons que la création est faite de couches allant du plus subtil que le plus subtil et du grand que le plus grand. Étudier ces différentes couches, c’est étudier les différentes disciplines de la Science Védique. L’Université Védique Maharishi est cette université de la connaissance totale qui illumine tous les aspects de l’existence, ne laissant aucun doute quant à savoir que la conscience est bien tout ce qui existe.
«La félicité a la qualité caractéristique de s’écouler. Toute la connaissance du flot est le Sama Veda. La transformation de la Totalité en un flot – la transformation de la totalité, du silence, en un flot – est dans le langage du Yajur Veda. Les fines, fines valeurs où la transformation d’une valeur en l’autre a lieu – les fines, fines valeurs où la transformation d’un Veda en l’autre Veda, d’une valeur en l’autre valeur a lieu – est la science et la technologie d’Atharva Veda.» – Maharishi Mahesh Yogi, Conférence de presse mondiale du 28.06.2006
“Bliss has a characteristic quality to flow. All the knowledge of flowing is Sama Veda. The transformation of Totality into the flow – the transformation of wholeness, silence, into flow – is in the language of Yajur Veda. The faint, faint values where the transformation of one value into the other takes place – faint, faint values where the transformation of one Veda into the other Veda, from one value into the other value takes place – is the science and technology of Atharva Veda.” – Maharishi Mahesh Yogi, Global Press Conference 28.06.2006
La découverte du Ramayan dans la physiologie humaine
Le dynamisme autoréférent de la conscience pure modèle le monde relatif à son image. Les quarante aspects du Veda et de la littérature védique dictent les mécanismes auto-interactifs de la création, nous permettant d’apprécier dans la réflection, les lois à l’œuvre dont la source silencieuse et intarissable demeure inchangée.
Un deuxième exemple est Nyāya, la branche de la littérature que Maharishi considère comme incarnant la qualité distinctive et décisive de la conscience, ce qui comprend simultanément les qualités opposées de la conscience. Selon le Dr Nader, Nyāya correspond fonctionnellement dans la physiologie au thalamus, qui relaie les influx sensoriels vers les zones sensorielles primaires du cortex cérébral, ainsi que l’information sur le comportement moteur dans les zones motrices du cortex. Structurellement, il y a 10 chapitres (मण्डल) au Gautamīya Nyāya Sūtras, et 10 zones du thalamus: antérieur, ventraux, dorso-latéraux, dorso-médian et intralaminaires, qui se trouvent de part et d’autre du cerveau. De plus, alors que les Nyāya Sūtras décrivent 16 sujets de raisonnement (प्रमाण, प्रमये, etc.). Le thalamus fonctionne à travers 16 groupes de cellules appelés noyaux. Le Dr Tony Nader souligne que la première des 16 divisions प्रमाण (pramāṇa) correspond au premier groupe nucléique du thalamus appelé pulvinar.
Pramāṇa a quatre subdivisions – प्रत्यक्ष (perception directe), अनुमान (inférence), उपमान (comparaison) et शब्द (témoignage verbal) – qui correspondent respectivement aux quatre subdivisions du pulvinar. La première subdivision relie le colliculus supérieur à des zones du cortex et est responsable de l’intégration visuelle d’ordre supérieur, c’est-à-dire, la perception (प्रत्यक्ष); la seconde connecte le colliculus supérieur et le cortex temporal avec des zones du cortex et du cortex temporal. Ces domaines sont impliqués dans les fonctions telles que la vision, l’ouïe, la mémoire et le langage – ensemble, ils sont à la base des processus d’inférence (अनुमान). La troisième partie du pulvinar relie les zones corticales pariétales à d’autres zones corticales pariétales et est responsable de l’intégration sensorielle polymodale. Cette zone donne une perception d’ordre supérieur sur les influx sensoriels en relation les unes avec les autres, servant la fonction de comparaison (उपमान).
La quatrième relie le cortex temporal au gyrus temporal supérieur et est responsable de la mémoire, du langage et de la parole. C’est la base du témoignage verbal (शब्द). Les quinze catégories suivantes de Nyāya sont également liées aux différents aspects du thalamus, en structure et en fonction.
Le Dr Nader suggère que la correspondance entre les sons védiques et la physiologie humaine a un grand potentiel pour rétablir l’équilibre physiologique. Il explique que la lecture des sons de la littérature védique dans leur ordre approprié, même phonétiquement, sans aucun sens de la signification, crée une résonance avec les mêmes structures anatomiques auxquelles ils correspondent, vivifiant une séquence spécifique d’activité neuronale et physiologique. En rétablissant la séquence correcte du déroulement de la loi naturelle dans la physiologie, toutes imperfections (stress, blocages ou toute autre anomalie structurale ou fonctionnelle) peuvent être éliminées. Le résultat, selon le Dr Nader, est que la physiologie fonctionne de plus en plus en accord avec son originale et parfaite conception.
Maharishi (1994) ajoute que la lecture de la littérature védique dans l’ordre séquentiel a pour effet de réguler et d’équilibrer le fonctionnement de la physiologie cérébrale; pendant la lecture, le fonctionnement des fibres individuelles du cerveau entre en cohérence avec la valeur holistique du fonctionnement cérébral et, par conséquent, l’esprit commence à fonctionner selon la loi naturelle dans chaque expression. Lorsque l’esprit s’écoule dans une direction évolutive, toutes les pensées, paroles et actions s’écoulent également dans une direction évolutive, dans la direction du développement des états supérieurs de conscience.
Les étudiants de la nouvelle filière doctorale à l’Université Maharishi de Management lisent la littérature védique pendant plusieurs heures par jour et attestent de leur illumination grandissante. Ils ont rapporté des centaines d’expériences d’états de conscience supérieurs. Par exemple, ce qui suit est l’expérience d’un étudiant lisant les Brahma Sūtras, qui représente la qualité holistique de la conscience autoréférente, le plein développement du Soi:
Il y avait encore ce petit corps [je le savais comme le mien,] mais la réalité en même temps était qu’il n’y avait pas de frontières [du tout] qui me contenaient – ce qui était mon Soi continuait pour toujours – et qu’il y avait une connaissance très concrète que j’avais toujours été cela, que j’avait atteint ce que j’étais vraiment, [que je pouvais enfin être vraiment au repos, que j’étais] rentré à la maison. Tout reposait en moi et était soutenu par moi, et je savais donc tout ce qu’il y avait à savoir. J’avais la perception de…[encercler] et abriter tout l’univers, de sorte que je me sentais responsable [de garder tout en vie et de grandir].
L’impression de cette expérience finale était celle d’une liberté et d’une maîtrise totales, d’une félicité sublime, d’un silence animé et d’une simplicité absolue, presque ridicule, le tout à la surface de mon être. Toutes les fibres de mon être semblaient vivifiées avec les réalisations: “Je suis vraiment le Veda, je suis vraiment la totalité.” (Freeman, 1996)
Ma conscience est devenue énorme, mais tout autour de moi semblait comme une partie de moi, comme mes propres mains. Tout est devenu partie intégrante de mon Soi, et mon Soi était [au même moment] dans tout. (Freeman, 1996)
Conclusion
Maharishi souligne que chaque individu est capable d’expérimenter le Veda dans son état le plus simple de conscience. En cela, il indique un concept critique pour les chercheurs védiques: la connaissance et la compréhension complètes du Veda ne viennent pas de l’analyse intellectuelle, mais de l’identification de sa conscience avec le Veda – la dynamique auto-interactive de la conscience pure et autoréférente – et de l’explorer à son propre niveau. Comme le Veda est un phénomène de subjectivité pure, transcendantal aux processus de la pensée, l’intellect est incapable de le comprendre à son propre niveau:
Vous connaissez le Veda en étant le Veda. Vous connaissez le Veda en étant le Veda. La cognition du Veda est sur son propre niveau, et c’est à ce niveau que nous entrons dans les détails de l’éveil. Le Veda est la structure détaillée de l’éveil pur, et là l’intellect ne va pas. (Maharishi Mahesh Yogi, 1991)
Maharishi situe cette compréhension dans deux expressions qu’il cite ensemble, ce qui souligne la relation entre l’identification de sa conscience avec le Veda et la connaissance du Veda:
वेदाहम् वेदोऽहम् Vedāham Vedo’ham
que Maharishi traduit: «Je connais le Veda, je suis le Veda.»
L’idéal de Maharishi de l’étude védique constitue un ajout important dans le domaine de l’éducation, car il promet de développer une connaissance complète dans la conscience de chaque étudiant en explorant le Veda et la littérature védique sur son propre niveau, et en animant les impulsions fondamentales de la loi naturelle de façon permanente dans la conscience des étudiants. La lecture de la littérature védique en conjonction avec la pratique de la technique de Méditation Transcendantale fournit la base de l’éducation védique, car elle stimule le potentiel total de la loi naturelle dans la conscience de chaque étudiant, et rend ainsi disponible la dynamique structurante de la pure conscience. Maharishi décrit ceci comme l’accomplissement suprême de l’éducation qui peut créer un individu parfait et un système éducatif parfait.
La merveille dans ce processus, c’est qu’il n’y a rien à chercher. Tout est déjà là! Le Soi n’est pas un objet et de ce fait, il ne peut pas être localisé mais il peut être expérimenté. Il ne peut pas être décrit mais il peut être vécu. La joie effervescente que l’expérience du Soi procure, est peut-être la meilleure preuve de son ‘existence’. Le souvenir me rappelle que mes meilleures expériences, ont toujours été associées à la pratique en groupe. Il y a une ouverture de la conscience ou plutôt, une absence de nuages qui fait que tout est sublime. Et à mon avis, ce qui maintiendra les groupes de cohérence, c’est bien l’expérience.
«Le Veda est structuré dans la conscience, la conscience transcendantale. Dans le Rāmāyaṇa on l’appelle Rām Ras. Ras est le jus. Quel est le jus de Rām? Quand vous pressez une orange, vous obtenez le jus. Pressez Rām jusqu’à ce que vous ayez l’essence et que vous arriviez à Soma, l’essence de la béatitude.» – Maharishi Mahesh Yogi
“Veda is structured in consciousness, transcendental consciousness. In Rāmāyaṇa it is called Rām Ras. Ras is the juice. What is the juice of Rām? When you press an orange you get the juice. Press Rām till you have the essence and come to Soma, the essence of bliss.” – Maharishi Mahesh Yogi
Soma est à la conscience ce qu’Ojas est au corps. Alors qu’Ojas équilibre Vata, Pitta et Kapha, Soma équilibre Ṛṣi, Devatā et Chandas. Le goût sucré (ou doux) de Soma, dit Maharishi, est la dynamique auto-interactive de la conscience exposée au goût.
Au fil des années, Maharishi a fait référence à plusieurs reprises à deux substances fréquemment mentionnées dans les textes védiques. Ces substances, connues sous le nom d’Ojas et de Soma, sont considérées comme les médiateurs naturels du corps de la santé parfaite, de la longévité et de l’expérience des états de conscience supérieurs. Considérons d’abord Soma.
Maharishi explique que dans la littérature védique, le mot Soma a plusieurs significations. Dans son sens le plus large, Soma se réfère à une tendance de base de la nature qui maintient l’univers ensemble, le flux de la dynamique auto-interactive sous-jacente de la conscience.
Soma se réfère également à un produit chimique produit dans le corps à la suite de la réalisation d’un état de conscience sans stress. Comme le décrit Maharishi:
«Un système nerveux qui fonctionne normalement, exempt de stress, de tension et de toute anomalie, produit un produit chimique appelé le Soma. . . . S’il n’y a pas de restrictions, pas d’inhibitions, alors la conscience est illimitée, et quand cette conscience illimitée est maintenue spontanément à tout moment, alors le système nerveux fonctionne normalement. . . . Maintenant, le sous-produit d’un système digestif qui fonctionne normalement est le Soma. Le Soma est ce qui aide tous les fondements de la vie individuelle à se développer afin que la totalité de la conscience individuelle puisse s’élever au-dessus des limites et avoir un statut illimité.»
Dans ce contexte, Soma est à la fois le produit du raffinement neurophysiologique et la substance même qui permet le développement du plein potentiel mental et physique. Le principe selon lequel tout état de conscience est soutenu par un état physiologique est interprété ici comme signifiant que le Soma est la substance biochimique clé qui soutient l’expérience de la conscience transcendantale et finalement l’illumination. Cet ‘élixir de longévité’ n’est pas distillé dans un laboratoire pharmaceutique, mais par le processus de développement intérieur de la conscience. Le Soma est un produit de la pharmacie naturelle du corps, créé par un système nerveux fonctionnant dans les états de conscience supérieurs.
Certains textes de la littérature védique qui se rapportent spécifiquement à la santé approfondissent la définition de Soma. Dans ces derniers, ‘Soma’ se réfère spécifiquement à la première définition – un principe dynamique abstrait de la conscience qui est capable d’unifier la diversité dans la nature. Pour la deuxième définition (un produit chimique unique dans le corps responsable de la santé idéale et de la longévité), le terme Ojas est utilisé. Ojas et Soma sont intimement liés. Ils représentent le même principe unificateur par nature. Cependant, Soma est ce principe non manifesté exprimé dans la conscience, et Ojas est son expression manifestée comme le niveau le plus fin possible de la matière. Nous pourrions dire qu’Ojas est le premier matériau, l’expression biochimique de Soma dans la physiologie de la matière, qui est la base de toutes les couches successives de matière dans le corps – cellules, tissus, organes, etc.
Ojas est considéré comme un produit biochimique qui établit l’équilibre entre la physiologie de la conscience et la physiologie de la matière. Parce qu’il est situé au point de jonction entre la conscience et la matière, Ojas est décrit comme une ‘lampe à la porte’, illuminant à la fois le domaine intérieur de la conscience et le domaine extérieur de la matière.
Une dernière définition de Soma: la littérature védique se réfère également à une plante ou herbe particulière de ce nom, traditionnellement utilisée lors de cérémonies spéciales. Parmi les nombreuses propriétés médicinales attribuées à cette plante est la capacité d’augmenter la longévité. Dans le contexte de la discussion précédente, nous pourrions comprendre cette définition du Soma comme un autre aspect – une expression plus concrète et manifestée – de sa nature en tant que dynamique auto-interactive de la conscience, qui soutient et promeut l’évolution de tout.
Le flux de Soma génère des vagues de félicité. On en fait l’expérience dans le programme de MT et de MT-Sidhi: la conscience s’ouvre au niveau du sentiment le plus raffiné, qui ne fait qu’un avec le Soi cosmique, la conscience de pure félicité. Au fur et à mesure que l’on acquiert la capacité d’agir à partir de ce niveau transcendantal, chaque activité devient un moyen d’inspirer la félicité – on vit la valeur cosmique de la vie. Maharishi explique que la valeur superficielle de l’action a également un rôle à jouer dans ce développement; toutes les paroles et tous les comportements devraient nourrir et protéger le niveau tendre du sentiment afin de promouvoir cette expérience de la valeur suprême de la vie.