Citation du Jour

«La félicité a la qualité caractéristique de s’écouler. Toute la connaissance du flot est le Sama Veda. La transformation de la Totalité en un flot – la transformation de la totalité, du silence, en un flot – est dans le langage du Yajur Veda. Les fines, fines valeurs où la transformation d’une valeur en l’autre a lieu – les fines, fines valeurs où la transformation d’un Veda en l’autre Veda, d’une valeur en l’autre valeur a lieu – est la science et la technologie d’Atharva Veda.» – Maharishi Mahesh Yogi, Conférence de presse mondiale du 28.06.2006

“Bliss has a characteristic quality to flow. All the knowledge of flowing is Sama Veda. The transformation of Totality into the flow – the transformation of wholeness, silence, into flow – is in the language of Yajur Veda. The faint, faint values where the transformation of one value into the other takes place – faint, faint values where the transformation of one Veda into the other Veda, from one value into the other value takes place – is the science and technology of Atharva Veda.” – Maharishi Mahesh Yogi, Global Press Conference 28.06.2006

Le Veda et la physiologie humaine

La découverte du Ramayan dans la physiologie humaine

Le dynamisme autoréférent de la conscience pure modèle le monde relatif à son image. Les quarante aspects du Veda et de la littérature védique dictent les mécanismes auto-interactifs de la création, nous permettant d’apprécier dans la réflection, les lois à l’œuvre dont la source silencieuse et intarissable demeure inchangée. 

Un deuxième exemple est Nyāya, la branche de la littérature que Maharishi considère comme incarnant la qualité distinctive et décisive de la conscience, ce qui comprend simultanément les qualités opposées de la conscience. Selon le Dr Nader, Nyāya correspond fonctionnellement dans la physiologie au thalamus, qui relaie les influx sensoriels vers les zones sensorielles primaires du cortex cérébral, ainsi que l’information sur le comportement moteur dans les zones motrices du cortex. Structurellement, il y a 10 chapitres (मण्डल) au Gautamīya Nyāya Sūtras, et 10 zones du thalamus: antérieur, ventraux, dorso-latéraux, dorso-médian et intralaminaires, qui se trouvent de part et d’autre du cerveau. De plus, alors que les Nyāya Sūtras décrivent 16 sujets de raisonnement (प्रमाण, प्रमये, etc.). Le thalamus fonctionne à travers 16 groupes de cellules appelés noyaux. Le Dr Tony Nader souligne que la première des 16 divisions प्रमाण (pramāṇa) correspond au premier groupe nucléique du thalamus appelé pulvinar.

Pramāṇa a quatre subdivisions – प्रत्यक्ष (perception directe), अनुमान (inférence), उपमान (comparaison) et शब्द (témoignage verbal) – qui correspondent respectivement aux quatre subdivisions du pulvinar. La première subdivision relie le colliculus supérieur à des zones du cortex et est responsable de l’intégration visuelle d’ordre supérieur, c’est-à-dire, la perception (प्रत्यक्ष); la seconde connecte le colliculus supérieur et le cortex temporal avec des zones du cortex et du cortex temporal. Ces domaines sont impliqués dans les fonctions telles que la vision, l’ouïe, la mémoire et le langage – ensemble, ils sont à la base des processus d’inférence (अनुमान). La troisième partie du pulvinar relie les zones corticales pariétales à d’autres zones corticales pariétales et est responsable de l’intégration sensorielle polymodale. Cette zone donne une perception d’ordre supérieur sur les influx sensoriels en relation les unes avec les autres, servant la fonction de comparaison (उपमान).

La quatrième relie le cortex temporal au gyrus temporal supérieur et est responsable de la mémoire, du langage et de la parole. C’est la base du témoignage verbal (शब्द). Les quinze catégories suivantes de Nyāya sont également liées aux différents aspects du thalamus, en structure et en fonction.

Le Dr Nader suggère que la correspondance entre les sons védiques et la physiologie humaine a un grand potentiel pour rétablir l’équilibre physiologique. Il explique que la lecture des sons de la littérature védique dans leur ordre approprié, même phonétiquement, sans aucun sens de la signification, crée une résonance avec les mêmes structures anatomiques auxquelles ils correspondent, vivifiant une séquence spécifique d’activité neuronale et physiologique. En rétablissant la séquence correcte du déroulement de la loi naturelle dans la physiologie, toutes imperfections (stress, blocages ou toute autre anomalie structurale ou fonctionnelle) peuvent être éliminées. Le résultat, selon le Dr Nader, est que la physiologie fonctionne de plus en plus en accord avec son originale et parfaite conception.

Maharishi (1994) ajoute que la lecture de la littérature védique dans l’ordre séquentiel a pour effet de réguler et d’équilibrer le fonctionnement de la physiologie cérébrale; pendant la lecture, le fonctionnement des fibres individuelles du cerveau entre en cohérence avec la valeur holistique du fonctionnement cérébral et, par conséquent, l’esprit commence à fonctionner selon la loi naturelle dans chaque expression. Lorsque l’esprit s’écoule dans une direction évolutive, toutes les pensées, paroles et actions s’écoulent également dans une direction évolutive, dans la direction du développement des états supérieurs de conscience.

Les étudiants de la nouvelle filière doctorale à l’Université Maharishi de Management lisent la littérature védique pendant plusieurs heures par jour et attestent de leur illumination grandissante. Ils ont rapporté des centaines d’expériences d’états de conscience supérieurs. Par exemple, ce qui suit est l’expérience d’un étudiant lisant les Brahma Sūtras, qui représente la qualité holistique de la conscience autoréférente, le plein développement du Soi:

Il y avait encore ce petit corps [je le savais comme le mien,] mais la réalité en même temps était qu’il n’y avait pas de frontières [du tout] qui me contenaient – ce qui était mon Soi continuait pour toujours – et qu’il y avait une connaissance très concrète que j’avais toujours été cela, que j’avait atteint ce que j’étais vraiment, [que je pouvais enfin être vraiment au repos, que j’étais] rentré à la maison. Tout reposait en moi et était soutenu par moi, et je savais donc tout ce qu’il y avait à savoir. J’avais la perception de…[encercler] et abriter tout l’univers, de sorte que je me sentais responsable [de garder tout en vie et de grandir].

L’impression de cette expérience finale était celle d’une liberté et d’une maîtrise totales, d’une félicité sublime, d’un silence animé et d’une simplicité absolue, presque ridicule, le tout à la surface de mon être. Toutes les fibres de mon être semblaient vivifiées avec les réalisations: “Je suis vraiment le Veda, je suis vraiment la totalité.” (Freeman, 1996)

Ma conscience est devenue énorme, mais tout autour de moi semblait comme une partie de moi, comme mes propres mains. Tout est devenu partie intégrante de mon Soi, et mon Soi était [au même moment] dans tout. (Freeman, 1996)

Conclusion

Maharishi souligne que chaque individu est capable d’expérimenter le Veda dans son état le plus simple de conscience. En cela, il indique un concept critique pour les chercheurs védiques: la connaissance et la compréhension complètes du Veda ne viennent pas de l’analyse intellectuelle, mais de l’identification de sa conscience avec le Veda – la dynamique auto-interactive de la conscience pure et autoréférente – et de l’explorer à son propre niveau. Comme le Veda est un phénomène de subjectivité pure, transcendantal aux processus de la pensée, l’intellect est incapable de le comprendre à son propre niveau:

Vous connaissez le Veda en étant le Veda. Vous connaissez le Veda en étant le Veda. La cognition du Veda est sur son propre niveau, et c’est à ce niveau que nous entrons dans les détails de l’éveil. Le Veda est la structure détaillée de l’éveil pur, et là l’intellect ne va pas. (Maharishi Mahesh Yogi, 1991)

Maharishi situe cette compréhension dans deux expressions qu’il cite ensemble, ce qui souligne la relation entre l’identification de sa conscience avec le Veda et la connaissance du Veda:

वेदाहम् वेदोऽहम्
Vedāham Vedo’ham

que Maharishi traduit: «Je connais le Veda, je suis le Veda.»

L’idéal de Maharishi de l’étude védique constitue un ajout important dans le domaine de l’éducation, car il promet de développer une connaissance complète dans la conscience de chaque étudiant en explorant le Veda et la littérature védique sur son propre niveau, et en animant les impulsions fondamentales de la loi naturelle de façon permanente dans la conscience des étudiants. La lecture de la littérature védique en conjonction avec la pratique de la technique de Méditation Transcendantale fournit la base de l’éducation védique, car elle stimule le potentiel total de la loi naturelle dans la conscience de chaque étudiant, et rend ainsi disponible la dynamique structurante de la pure conscience. Maharishi décrit ceci comme l’accomplissement suprême de l’éducation qui peut créer un individu parfait et un système éducatif parfait.

La merveille dans ce processus, c’est qu’il n’y a rien à chercher. Tout est déjà là! Le Soi n’est pas un objet et de ce fait, il ne peut pas être localisé mais il peut être expérimenté. Il ne peut pas être décrit mais il peut être vécu. La joie effervescente que l’expérience du Soi procure, est peut-être la meilleure preuve de son ‘existence’. Le souvenir me rappelle que mes meilleures expériences, ont toujours été associées à la pratique en groupe. Il y a une ouverture de la conscience ou plutôt, une absence de nuages qui fait que tout est sublime. Et à mon avis, ce qui maintiendra les groupes de cohérence, c’est bien l’expérience.