Un aperçu de l’Éducation Védique Maharishi

La Science Védique Maharishi et bien-sûr, l’Éducation Védique Maharishi, ne parlent que d’une seule chose: la Conscience. Donc, ne soyez pas étonnés! Par contre, si vous comprenez un tant soit peu comment le processus de l’évolution prend place à partir de la conscience et en restant dans la conscience, là vous allez être étonnés.

Telle est la réalité de la structure interne de la conscience transcendantale de chacun – le domaine de l’intelligence pure, illimité et non manifesté, dans lequel résident tous les Devas, les fréquences de l’intelligence créatrice, les lois de la nature (les mécanismes de transformation) – l’accomplissement autoréférent de la loi naturelle responsable de l’ensemble de l’univers manifesté. Celui dont la conscience n’est pas ouverte à ce domaine, que peuvent accomplir les lois (Ṛcās) pour lui? Celui qui connaît ce niveau de la réalité utilise spontanément le potentiel total de la loi naturelle et est établi dans l’égalité et la plénitude de la vie:

ब्रह्मा भवति सारथिः।
brahmā bhavati sāraṭhiḥ. – Ṛk Veda 1.158.6
Le pouvoir organisation infini du Créateur, Brahm, travaille pour celui qui est établi dans l’équilibre, dans l’égalité – fonctionnant selon le principe de moindre action.

C’est la réalisation de: 

योगस्थः कुरु कर्माणि।
yogasthaḥ kuru karmāṇi – Bhagavad-Gītā 2.48
Établi dans le Soi, accomplis l’action, établi dans la conscience autoréférente, accomplis l’action – établi dans la conscience d’unité, accomplis l’action.
योगः कर्मसु कौशलम्।
yogaḥ karmasu kauśalam – Bhagavad-Gītā 2.50
Le yoga est l’habileté dans l’action, parce que l’action accomplie au niveau de la conscience yogique ou de la conscience d’unité est soutenue par le pouvoir d’organisation infini de la nature.
यतीनां ब्रह्मा भवति सारथिः।
yatīnāṁ brahmā bhavati sāraṭhiḥ – Ṛk Veda 1.158.6
«Pour ceux établis dans la singularité de la conscience autoréférente, l’Intelligence Créatrice Cosmique accomplit spontanément.»

Cela montre que la science védique, le domaine de la conscience transcendantale, est le potentiel de toute connaissance et son pouvoir d’organisation infini. Cela devient très clair lorsque nous constatons que toute la connaissance de la science moderne est disponible dans le verset Ṛco Ak-ṣare.

Le verset Ṛco Akṣare montre la source de tous les Ṛcās, les expressions du Veda, dans la conscience transcendantale; de même, toutes les théories de toutes les disciplines de la science moderne sont contenues dans la structure du Veda.

Cela montre que le Veda, la connaissance pure, est structuré dans la conscience; et cela montre que la conscience transcendantale est le domaine vivant de toute la connaissance et son pouvoir d’organisation infini.

आहरहः संध्यामुपासीत।
वेदो नित्यमधीयताम्॥
āharahaḥ sandhyām upāsīta
vedo nityam adhīyatām – Prajāpati Smṛti
«Ouvrez votre conscience à ce point de jonction matin et soir, étudiez le Veda chaque jour.»

Le thème védique de l’éducation met l’accent sur cet aspect de gagner de la connaissance dans le mot:

निवर्तध्वम्।
nivartadhvam – Ṛk Veda 10.19.1
Revient [au Soi] ou Transcende!

Du point à l’infini et de l’infini au point, c’est la voie à suivre pour gagner la connaissance complète. Le thème védique de gagner de la connaissance va du Soi au Veda, jusqu’à l’Univers et revient de l’Univers au Veda, puis au Soi.

La totalité: Nous utilisons la manière dont la loi naturelle crée comme modèle pour créer la connaissance dans la conscience de l’étudiant – de l’unité à la diversité et retour à l’unité. … L’enseignement n’aboutit pas seulement à un apprentissage efficace du sujet; il développe également la conscience de l’étudiant et celle de l’enseignant.

Le chemin de la connaissance part du Soi (Ātmā) et aboutit au Soi (Brahm). Le Soi est la source et le but de la connaissance.

Le Veda est structuré dans la conscience autoréférente; l’univers est structuré dans le Veda, donc l’univers est également structuré dans la conscience autoréférente; il est donc évident que la conscience autoréférente est la source, le cours et le but pour gagner la connaissance – le Soi est la source, le cours et le but de toute connaissance; et ce Soi, qui a réalisé qu’il est lui-même la source, le cours et le but de toute connaissance, se tient comme la totalité de la connaissance – Ātmā-Brahm pleinement épanoui. 

Cette réalisation est:

अहं ब्रह्मास्मि।
ahaṁ brahmāsmi – Bṛhadāranyaka Upaniṣad 1.4.10
«Je suis la Totalité – Je suis la singularité – Je suis la conscience autoréférente, l’état de pleine illumination»

Lorsque nous parlons de la réalité totale de la conscience, nous entendons la conscience dans son état autoréférent, où la conscience se connaît elle-même et rien d’autre. Cet état de conscience est la conscience pure. Un autre état de conscience est celui où la conscience connaît d’autres choses; on dit alors qu’il s’agit de la conscience objet-référent, car tous les objets ne peuvent être perçus qu’en vertu de la qualité d’intelligence de la conscience, qui crée l’observateur et le processus d’observation au sein de la singularité de l’état autoréférent de la conscience. 

Cela établit que l’état de conscience objet-référent est aussi à l’intérieur de l’état de conscience autoréférent.

वृत्तिसारूप्यमितरत्र।
vṛtti sārūpyam itaḥ atra – Yoga Sūtra 1.4
«Les réverbérations du Soi émergent d’ici (l’état autoréférent) et demeurent ici (à l’intérieur de l’état autoréférent).»

(ou: Les fréquences de la dynamique auto-interactive de la conscience dans un océan silencieux et illimité de la conscience – l’éveil pur).

तदा द्रष्टुः स्वरूपेऽवस्थानम्।
tadā draṣṭuḥ svarūpe avasthānam – Yoga Sūtra 1.3
«Le Soi est établi en lui-même.»

(ou: L’état autoréférent – et reste ici (dans l’état autoréférent).)

Cette réalité de la conscience, à savoir que par nature la conscience est à la fois autoréférente et objet-référent, rend évident le fait que la nature de la conscience est à la fois la singularité (autoréférente) et la diversité (objet-référent). Toute connaissance de ce domaine de la conscience est la connaissance fondamentale de la Réalité ultime à la base de toute création manifestée, qui est la connaissance complète de la transformation de la singularité en diversité.

La conscience autoréférente, pleinement éveillée – la pure Saṁhitā, l’ensemble de l’observateur, de l’observé et de l’observation – est la réalisation suprême de la Réalité ultime. C’est le domaine fondamental de la Science et de la Technologie de la Conscience de Maharishi.

Cette réalité suprême de la conscience est pleinement disponible aux deux niveaux – expérimental et intellectuel. C’est le sujet de la Science et de la Technologie Védiques de Maharishi, et c’est le domaine qui est représenté par le texte védique et toute la littérature védique. Chaque aspect de la littérature védique présente différentes qualités de cette réalité, le domaine de la loi naturelle. 

«Mon univers est mon Soi» – ahaṁ viśvam – (Taittirīya Upaniṣad 3.10)

«Je suis la totalité»  – ahaṁ brahmāsmi – (Bṛhad-Āraṇyak Upaniṣad 1.4.10)

Le Veda (Śruti) est structuré dans la conscience; le son est structuré dans la conscience; les particules matérielles sont la matérialisation de la structure auto-évolutive, auto-perpétuelle et toujours en éveil de la conscience. La Śruti (le son holistique) est une qualité de la conscience, et la Smṛti (la mémoire) est une qualité de la conscience.

La compréhension moderne du son et de sa forme correspondante est décrite en termes de fréquence; la compréhension védique du son et de sa forme correspondante est exprimée en termes de voyelles et de consonnes – en termes de langage parlée et écrite.

Le son a une forme, la forme a un son; la forme est la physiologie, le son est la fréquence qui structure la physiologie. Le son et la forme, qui sont la transformation de la conscience, sont appréciés par la conscience comme sa propre expression en termes de Śruti (son) et de Darśana (forme).

Ainsi, dans la structure de la conscience, nous constatons que le son est entendu par la conscience autoréférente et que la forme du son est vue par la conscience autoréférente. La conscience s’engage dans la perception de ses propres manifestations. Cet engagement autoréférent de la conscience observant ses propres expressions fait de la conscience l’habitant, et fait du son et de la forme le corps de la conscience.

La conscience continue à générer des qualités l’une après l’autre. La Saṁhitā génère Ṛṣi, Devatā, Chandas, et toutes les permutations et combinaisons des trois dans la progression séquentielle du processus d’évolution de l’intelligence pure donnant naissance aux cinq sens de perception, aux cinq éléments, et à partir de ceux-ci, à toute la création manifestée au sein de la nature de la conscience autoréférente, promue et soutenue par le dynamisme autoréférent de la conscience. 

Ce phénomène de transformation au sein de la structure de la conscience autoréférente est décrit dans la littérature védique comme suit:

एकोऽहं बहु स्याम्। 
eko’haṁ bahusyām – Taittirīya Upaniṣad 2.6.1
«Je suis (Un) seul, puis-je devenir multiple.»

En ce qui concerne la conscience, les Prātiśākhyas comprennent le potentiel total de toutes les lois de la nature qui sont engagées dans le maintien de la structure de la Saṁhitā, l’état de conscience éternellement silencieux, autoréférent, autosuffisant et pleinement éveillé, qui est intimement personnel à chacun et universellement présent en toute chose:

सर्वं खल्विदं ब्रह्म।
sarvaṃ khalu idaṃ brahm – Chāndogya Upaniṣad 3.14.1
«Tout ceci est Brahm – la Totalité.»

Les Prātiśākhyas, en conjonction avec tous les autres aspects du Veda et de la littérature védique, déploient le champ entier de la science et de la technologie totales, la «Science et Technologie de l’Être et du Devenir» complètement intégrée, au sein du Soi de chacun – la conscience transcendantale – l’état le plus simple de la conscience de chacun.

La connaissance des trois valeurs, le connaisseur, le processus de connaissance et le connu, est une connaissance complète; la réunion de la connaissance de ces trois valeurs en une seule conscience est la structure absolue de la connaissance, où le pouvoir d’organisation infini de la connaissance est toujours en éveil. C’est le niveau de la connaissance totale – la Saṁhitā de Ṛṣi, Devatā et Chandas – le Ṛk Veda. L’alignement de l’intelligence individuelle sur ce niveau de connaissance totale est une éducation complète. Familiariser la conscience de l’étudiant avec ce domaine d’intelligence, c’est l’entraîner à utiliser spontanément le pouvoir d’organisation infini de la connaissance pure, le pouvoir d’organisation infini de la loi naturelle, dans la vie quotidienne.

L’éducation consiste donc à amener la conscience à passer de la connaissance de toute autre chose (la conscience objet-référent) – vṛtti sārūpyam itaḥ atra – à la connaissance du Soi (la conscience autoréférente, la conscience en référence au sujet) – parame vyoman – svarūpe avasthānam. Le phénomène du retour du connaisseur du vaste domaine de la connaissance, le domaine de la forme et du phénomène, au domaine de la connaissance, le domaine de sa propre conscience, est la dynamique de l’éducation.

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Il appartient à l’éducation du monde d’aujourd’hui de comprendre que l’éducation complète, ou l’éducation absolue, n’est pas un processus de connaissance de quoi que ce soit d’autre; c’est en fait un retour de quoi que ce soit d’autre à la connaissance du Soi. 

Ce thème de l’éveil au potentiel créatif infini de sa propre conscience autoréférente est la théorie absolue de l’éducation disponible dans la structure absolue de la connaissance pure – la Saṁhitā de Ṛṣi, Devatā et Chandas – le Ṛk Veda.

L’éducation absolue est le processus de retour de la connaissance de quoi que ce soit à la pure connaissance, la source de tout – la vigilance absolue, la connaissance absolue, la pure singularité – la Saṁhitā de Ṛṣi, Devatā a et Chandas – le Ṛk Veda.

Le thème absolu de l’éducation est disponible dans la structure absolue de la connaissance pure, la Saṁhitā de Ṛṣi, Devatā et Chandas – le Ṛk Veda.

Maintenir le Ṛk Veda dans sa propre conscience est donc le moyen de devenir l’incarnation de toute connaissance. C’est le système d’éducation absolu, qui ne requiert rien d’autre que l’étudiant lui-même. Le rôle de l’enseignant est simplement d’indiquer ce qui est déjà là.

Un mot du Ṛk Veda – nivartadhvam (revient) – exprime la mécanique de l’éducation. La dynamique totale de l’éducation est contenue dans ce seul mot du Ṛk Veda. 

Nivartadhvam est l’expression en un seul mot de la théorie absolue de l’éducation. Son élaboration est disponible dans le nivartadhvam suktam:

नि वर्तध्वं मानु गाताऽस्मान्त्सिषक्त रेवतीः।
अग्नीषोमा पुनर्वसु अस्मे धारयतं रयिम्॥
ni vartadhvaṁ mānu gātāsmān tsiṣakta revatīḥ
agnīṣomā punarvasu asme dhārayataṁ rayim – Ṛk Veda 10.19.1

Ce nivartadhvam suktam est l’expression éternelle de la théorie absolue de l’éducation, qui ne permet pas à l’éducation d’être une voie de gagner la connaissance, mais plutôt la mécanique de retour de la voie de gagner la connaissance, ou de retour des étapes de la connaissance, ou de retour des procédures de la connaissance, à l’état de sa propre conscience autoréférente – du chemin de la connaissance de l’objet (extérieur) au chemin de la connaissance du sujet (intérieur), de la connaissance partielle par les sens à la connaissance totale dans l’état d’intelligence pure, à la source de tous les sens.

La théorie absolue de l’éducation, en éliminant le chemin de gagner la connaissance, délivre la connaissance totale, la connaissance complète, dans l’intelligence de l’étudiant afin qu’il puisse jouir spontanément du fruit de toute connaissance dans toutes ses pensées et ses actions.

Donner le fruit de toute connaissance à chaque étudiant signifie animer la connaissance totale et son pouvoir d’organisation infini dans sa conscience et lui permettre non seulement de vivre une vie sans problèmes, mais aussi de vivre sa vie quotidienne dans les vagues de la réussite et de la plénitude.

Il existe un dicton courant sur l’éducation védique:

अल्पकाल विद्या सब पाई।
alpakāl vidyā sab pāī – Rām Carit Mānasa, Bāla Kāṇd 203.2 (Hindi)
«En peu de temps, la connaissance totale est gagnée.»

Le fruit de toute connaissance doit être gagné en peu de temps, des deux points de vue – du point de vue de la conscience de chacun et du point de vue de la physiologie de chacun.

Toute connaissance doit être gagnée en peu de temps, parce que la structure de la connaissance pure, le Veda et la littérature védique, est déjà vivante et active en tant qu’intelligence administrative au sein de la physiologie de chacun.

Ceux qui pratiquent la Méditation Transcendantale font l’expérience que la conscience transcendantale est une conscience illimitée – c’est un pur état d’éveil; elle est pleinement éveillée en elle-même; elle ne connaît qu’elle-même et rien d’autre.

पश्य मे योगमैश्वरम्।
paśya me yogamaiśvaram – Bhagavad-Gītā 9.5
Vois la richesse de Mon Yoga – la valeur de la Saṁhitā, Ma Nature holistique.

En moi, dans la singularité de ma conscience autoréférente, la diversité de l’univers est soutenue. 

तस्माच्छास्त्रं प्रमाणं ते कार्याकार्यव्यवस्थितौ।
ज्ञात्वा शास्त्रविधानोक्तं कर्म कर्तुमिहार्हसि॥
tasmācchāstraṁ pramāṇaṁ te kāryākāryavyavasthitau
gyātvā śāstravidhānoktaṁ karma kartumihārhasi – Bhagavad-Gītā 16.24
Laisse la lumière de la loi naturelle, qui administre toute vie, être ton autorité pour décider de ce qui doit être fait et de ce qui ne doit pas être fait. Après avoir pris connaissance de ce qui est exprimé dans la Constitution de la loi naturelle, tu devrais accomplir l’action.

Connaître à partir de la Constitution de l’Univers, le texte védique, le code de conduite selon la loi naturelle.

Parce que la Constitution de l’Univers est présente partout, il est demandé à chacun de la suivre et d’agir en fonction d’elle: ce qui doit être fait et ce qui ne doit pas être fait doit être conforme aux écritures de la Constitution de l’Univers, aux écritures de la loi naturelle, parce qu’elles sont disponibles pour chaque individu à l’intérieur de lui-même.

En raison de la séquence absolue et ordonnée dans laquelle s’écoule la Saṁhitā, chaque fois que les mantras védiques sont récités, l’activité cérébrale s’inscrit dans ce modèle de flux naturel et ordonné: l’activité cérébrale est totalement naturelle et il n’y a ni stress ni tension dans aucune partie du cerveau, dans aucune fibre du cerveau, l’activité de chaque fibre anime automatiquement ce niveau d’intelligence qui est à la source non manifesté de l’existence physique des fibres cérébrales et qui est la base commune de l’intelligence de chaque fibre cérébrale. Cela signifie que lorsque le texte védique est correctement prononcé dans l’ordre approprié, il stimule tous les éléments de la physiologie cérébrale afin qu’ils soient pleinement alertes et qu’ils fonctionnent de manière holistique, cohérente et ordonnée. Cela signifie que l’intelligence de chaque fibre de la physiologie cérébrale, chaque loi spécifique de la nature, exerce son activité naturelle en même temps que la performance holistique de la physiologie cérébrale totale. Cela signifie que pendant la récitation védique, le potentiel total de la loi naturelle s’anime dans le cerveau.

Le fonctionnement holistique du cerveau humain maintient la vivacité du potentiel total de la loi naturelle à stimuler toutes les lois de la nature dans chaque activité, émotion, intention et pensée. Cela favorise la pensée spontanément soutenue par le potentiel créatif total de la loi naturelle. De cette façon, il est clair que par la récitation quotidienne de la littérature védique, la physiologie cérébrale de chaque individu s’habituera à fonctionner dans la même séquence précise et ordonnée que celle dans laquelle la Saṁhitā s’écoule éternellement à la base non-manifestée de toute la création, favorisant spontanément l’évolution de toute vie.

Cette habitude de la physiologie du cerveau à adopter le fonctionnement de la loi naturelle régule spontanément la montée de chaque sentiment, émotion et pensée dans la direction de l’évolution. La culture de la physiologie cérébrale est le don précieux de ce thème védique de l’éducation.

Depuis des temps immémoriaux, le Veda est connu sous le nom de Śruti, mais personne n’a défini Śruti comme Śrut – i; Śrut signifie entendu et I – i signifie Devatā.

Śruti est le Devatā sous forme de son, l’administrateur de l’univers sous forme de son – ce qui est totalement entendu – ce qui est entendu pour sa tonalité spécifique sans sacrifier sa base générale, non spécifique, holistique, absolue. Il est à la fois spécifique et non spécifique – il est spécifique, pleinement éveillé dans sa qualité holistique, qui est non spécifique. C’est le son qui est entendu par lui-même; il est à la fois énergie et intelligence, car son existence se situe au niveau de la conscience autoréférente. C’est le représentant spécifique de la créativité totale, de l’intelligence totale – c’est «caitanya», qui est un avec le statut absolu du pouvoir d’organisation total qui est inébranlable, immuable, irréprochable. C’est le son du niveau autoréférent de l’intelligence – le niveau autoréférent de la conscience – la lumière scintillante de l’intelligence créatrice entendue comme un son – Śrut.

La transformation à ce niveau fondamental de la création est un phénomène de conscience autoréférente qui, dans son unité éternelle, maintient conceptuellement la conscience des trois valeurs de l’observateur, de l’observé et de leur relation – Ṛṣi, Devatā et Chandas. 

C’est à partir de cet aspect conceptuel (intellectuel) de l’intelligence au sein de la nature de l’unité pure que les sages localisent l’existence du Moi* et prennent plaisir à dériver la création à partir du domaine du Moi. Le Moi est un concept, qui est la conscience vivante de deux valeurs: le dynamisme de Ṛṣi, Devatā, Chandas, et le silence de la Saṁhitā.

Le Moi est considéré comme la source de la création. Son siège se trouve dans la relation de la Saṁhitā avec Ṛṣi, Devatā, Chandas. Parce que la Saṁhitā de Ṛṣi, Devatā, Chandas est la réalité éternelle unifiée, le siège du Moi (relation) en elle ne peut être qu’une réalité conceptuelle, et ce concept est le statut légitime du Moi.

Sa première manifestation est dans l’éveil de la conscience autoréférente et la dynamique auto-interactive au sein de sa nature, qui apparaît comme Ṛṣi, Devatā, Chandas dans la singularité de la Saṁhitā. Elle est dérivée de la relation entre Ṛṣi, Devatā, Chandas et la Saṁhitā.

Le Moi est la nature de Brahm (totalité), inséparable de lui. Il jouit de tout le mérite de la création.

मयाध्यक्षेण प्रकृतिः सूयते सचराचरम्‌।
mayādhyakṣeṇa prakṛtiḥ sūyate sacarācaram – Bhagavad-Gītā 9.10
«Sous Ma présidence, Ma Nature crée l’univers tout entier.»

C’est à ce niveau d’expérience que s’épanouit l’éveil de la conscience d’unité, la conscience de Brahman. C’est à ce niveau d’expérience que l’enseignement du Seigneur Krishna prend tout son sens:

दैवी ह्येषा गुणमयी मम माया दुरत्यया।
मामेव ये प्रपद्यन्ते मायामेतां तरन्ति ते॥
daivī hy eṣā guṇamayī mama māyā duratyayā
mām eva ye prapadyante māyām etāṃ taranti te – Bhagavad-Gītā 7.14
Divine en fait est cette Māyā qui est Mienne, faite des Guṇas, difficile à maîtriser. Ceux qui prennent refuge en Moi seul vont au-delà de cette Māyā.
(Parce que je suis illimité, ma nature est également illimitée.)

* Le Moi: il apparaît que le terme peut très bien être remplacé par le Soi, puisque ce Moi est inséparable de Brahm.

«La belle et holistique connaissance de la loi naturelle, disponible dans le Veda et la littérature védique, est longtemps restée éparse et pauvrement interprétée; mais maintenant elle a été organisée comme la littérature d’une science parfaite – la science complète des deux approches, subjective et objective.» – Maharishi Mahesh Yogi

Une réflexion sur “Un aperçu de l’Éducation Védique Maharishi

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