La Conscience de Dieu – Abandonner le tamas du sommeil profond

Maharishi: «Lorsque l’état de veille de la conscience se comporte dans le domaine céleste de la vie – lorsque la vie céleste commence à dominer dans l’état de veille de la conscience, alors cette expérience actuelle de l’état de veille de la conscience de ceci et de cela se transforme naturellement dans la lumière de la vie céleste, qui est le Dieu. Cela arrive au niveau de la conscience elle-même – la conscience de l’état de veille voyant ceci et ceci et ceci. La conscience de l’état de veille qui voit ce Dieu céleste est beaucoup plus profonde, beaucoup plus belle, beaucoup plus fascinante, beaucoup plus louable.

«Le caractère louable du niveau céleste de la vie supplante l’importance de ceci, de cela et de cela. Dans la conscience, ce niveau de vie céleste est maintenu fermement avec l’Être absolu. Et ce niveau de vie céleste est presque un avec l’Être absolu. La différence entre le relatif grossier et l’Absolu, le grand écart entre le grossier et l’Absolu, devient minime. Une très légère différence, et presque aucune différence. Alors c’est la Conscience de Dieu, qui est 100% l’Être absolu avec le domaine céleste de la vie – l’Être céleste et absolu.

«Dans cet état, le tamas, qui est responsable du sommeil profond, est presque nul – il est là, mais presque nul. La prédominance de sattva est totale. Rajas est là juste pour maintenir le sattva en vie, et tamas est là juste pour maintenir le sattva en vie. Sinon, la prédominance de tamas, comme dans le sommeil profond, disparaît. Et quand tamas disparaît, alors la séparation de la conscience et du sommeil profond – la conscience et le corps allongé sous l’influence de toute l’ignorance, tamas, devient minimisée.

«Ainsi, même pendant le sommeil profond, ce qui reste dominant, c’est la conscience, et pas vraiment la sensation de sommeil comme c’est le cas pendant la Conscience Cosmique, pendant Jivan Mukti. [Dans la Conscience Cosmique] on fait l’expérience que le sommeil est là, et absolument tout calme et établie, la conscience intérieure, les deux choses sont séparées. Cette dualité disparaît dans l’unité de cette vie céleste plus l’Être absolu. Ce qui reste est toute lumière.

Question: «Dans la Conscience Cosmique vous avez l’Absolu plus tamas, et dans la Conscience de Dieu vous avez l’Absolu plus sattva?»

Maharishi: «Oui, [dans la Conscience de Dieu] nous avons le maximum de sattva, et le maximum de sattva est tout céleste. L’obscurité du sommeil profond disparaît. Ce qui reste est la lumière céleste avec la conscience intérieure. L’aspect tamas n’y a pas sa place. C’est ainsi que les deux disparaissent [l’obscurité du sommeil et l’aspect tamas].

«De même, ici, à l’état de veille, le contraste entre l’Absolu et ce relatif grossier est grand. Lorsque ce relatif grossier est remplacé par le niveau céleste de la vie, demeurant tel qu’il est – parce que l’on doit se comporter dans ce domaine – sa prédominance n’existe plus.» – Kumbha Mela, Inde 1966

Prière et Dévotion

…[Si le fils est] obéissant alors il n’a pas à demander à son père ceci ou cela. Et s’il n’est pas obéissant, il peut continuer à demander pour ceci et cela mais il n’aura pas de réponse.

Si le fils est obéissant, ça signifie s’il a la confiance du père alors sans demander il aura tout. Et s’il n’a pas la confiance alors il peut continuer à demander mais il n’aura pas de réponse.

Donc, [une telle] prière n’est pas efficace si on n’est pas en accord avec le Créateur. Et si on est en accord avec le Créateur alors la prière n’est pas nécessaire.

[…] Prier est inutile dans l’état de non-contact avec le niveau omniprésent de la vie. Et prier est d’aucune utilité quand le contact est fermement établi.

Prier a sa valeur… pour former… une sorte de modelage… pour former la psychologie… une sorte de satisfaction psychologique. Autrement, prier a aucune efficacité dans la plénitude du besoin. La prière demande.

Maintenant, la prière peut être de deux différentes structures. Une structure de prière peut être celle de demander… Nous demandons pour quelque chose… dans la prière nous demandons. Et l’autre type est, aucune demande mais aimer chanter la gloire de Dieu. Et c’est la prière que nous aimons. Pas de demande mais de s’amuser nous-mêmes … se laisser nous-mêmes être noyer dans la joie de chanter la gloire de Dieu. Et c’est la prière dévotionnelle. Et c’est l’océan d’extase dans la mémoire de Dieu… dans les grandes vagues d’amour pour Lui.

Et cela est la prière qui a sa valeur infinie. Et ce genre de prière est juste un élan d’expansion du cœur dans l’amour pour Lui. […] le Suprême. Et cette prière a la valeur infinie, je dis, la valeur infinie. Parce que c’est ce déversement du cœur, de l’émotion, vers le Tout-puissant qui cultive le cœur. Et à travers le sentiment d’amour, il devient possible de communiquer avec Dieu… ou aux Êtres célestes. 

La communication… la communication avec les Êtres célestes est sur ce niveau d’intensif déversement d’amour. Et ce type de prière… Je pense l’histoire de toute religion rapporte de tels déversements d’amour dans l’éloge de Dieu partout dans le monde à travers les âges. Il y a eu des dévots qui se sont levés et dansés et tombés dans des extases en récitant l’éloge de Dieu, en chantant la gloire de Dieu. Et cette prière est toujours très, très utile. Elle remplit l’être de quelque chose de si riche qu’on ne peut seulement l’apprécier. C’est très enrichissant. Ça enrichit la vie entière.

Une telle conception de prière est quelque chose qui est très, très valable. Mais ceci devient la condition du cœur seulement quand le cœur est développé. Dans son extension illimitée, le cœur devient ingérable et quand il devient ingérable, il se déverse dans de tels élans de dévotion.

Tout ce chant et cette danse dans l’éloge de Dieu, en mémoire de Dieu, est juste une chose très, très naturelle. Elle est naturel à cette infinité du cœur, quand l’Être illimité devient de plus en plus saturé dans la vie. La conscience croît vers la Conscience Cosmique. Ainsi, le cœur individuel a cet illimité de l’Être éternel. Ce déversement d’amour est aussi dit être une prière. Et cette prière est quelque chose des plus désirables, des plus agréables, des plus efficaces. Et elle est efficace pour tout.

Maintenant, cette prière est un élan spontané de l’état de plénitude. L’autre type de prière est un cri de besoin… la vie dans l’état de manque. Donc, nous criions dans l’état de besoin sans plénitude. C’est juste en vain… une perte d’énergie (rire). C’est juste une perte d’énergie! On pourrait crier dans l’agonie, on pourrait avoir un flash d’un certaine grande vision miraculeuse de Dieu. Si irrepressible et puis elle s’en va. Et quand elle est partie alors le dévot de Dieu pleure dans l’angoisse et la douleur de la séparation. Et alors il prie… il prie pour quelque chose or peut même prier pour la même vision une fois encore. Cette demande… la prière qui vise à demander… à questionner… est à partir d’un niveau de vie très indésirable. À partir d’un niveau de démérite. Un niveau de vie où on ne mérite pas cette grandeur. Et ne méritant pas, on la pleure.

Mais il y a un proverbe: «Premièrement méritez et alors désirez.» Méritez et désirez. Et une fois que vous le méritez, vous n’avez pas à désirer – c’est déjà fourni!

Donc, la prière qui est le flux de l’état de plénitude est la très heureuse prière. Et la prière qui est dans l’angoisse du besoin… demandant pour la plénitude… est une perte de temps. Ça ne signifie pas grand chose dans la vie. – Maharishi Mahesh Yogi, Rishikesh, 1968

Le Yoga

Maharishi: «Le but du yoga est d’unifier la structure éparpillée de la vie. La beauté de la chose, c’est que même la nature dispersée de la vie a en elle l’Unité de l’existence. Le yoga la découvre. Et lorsque cette couche unificatrice de la vie est localisée, alors la structure perturbée, la structure multiple, la multiplicité, la diversité de la Création, devient ancrée dans l’Unité. Lorsque la diversité s’ancre dans l’unité, l’activité gagne en stabilité.

[…] Cette Conscience Pure est l’ancre pour l’esprit conscient. L’esprit conscient est toujours en haut et en bas, et pense et pense… et cette conscience est imperturbable même au niveau de la vie. Ainsi, lorsque l’activité s’ancre dans le silence, alors l’activité gagne en stabilité. Et c’est le but du yoga. Le but du yoga est d’apporter la stabilité à l’activité.

[…] Maintenant, lorsque l’attention est sur deux choses, nous perdons l’Unité de la vie. Le yoga localise cette Unité qui est commune aux deux – celui qui voit et celui qui est vu, le sujet et l’objet… une chose est commune. Ainsi, lorsque ce point commun n’est pas au niveau conscient, alors la vie est dispersée – toujours deux, deux, trois, quatre, cinq… la diversité. Et le Yoga localise cette Unité, et il ne la localise pas seulement intellectuellement mais il l’ouvre à l’expérience directe.

[…] La connaissance intellectuelle trouve son accomplissement dans l’expérience directe. Nous pouvons penser intellectuellement: Puisqu’il y a tant de choses, elles doivent avoir une cause ultime d’où tout cela a surgi. Mais cette compréhension intellectuelle sera toujours sujette à des doutes de ce type, ou de ce type… jusqu’à ce que la conscience ait été amenée à ce niveau pour faire l’expérience directe de cette cause ultime. Avec cette expérience directe, lorsque la cause ultime a été connue, alors la compréhension intellectuelle de l’unité de la vie est réalisée.

Ainsi, le yoga apporte la plénitude de la connaissance… parce que la perception directe apporte la plénitude à toute compréhension intellectuelle. C’est le but du yoga. Le yoga donne l’expérience directe. Le yoga nous révèle l’Absolu transcendantal – et ouvre également à notre vision directe, à notre expérience directe, tous les domaines grossiers et subtils de la Création. Les domaines grossiers et subtils de la Création, et l’Être transcendantal – toute la vision de la vie devient clairement expérimentée. Et c’est cela le yoga.» – 1967, Inde

Maharishi donne un aperçu de la Conscience d’Unité

Conférence de presse mondiale du 13.08.2003

Question: «Maharishi a déclaré que la manière de prévenir les mauvaises habitudes de santé ou la criminalité dans la société est d’améliorer la “conscience collective” par le biais des groupes de MT, en mettant la vie de la société en accord avec la Loi Naturelle. En conséquence, dit Maharishi, personne ne se comportera de manière incorrecte. Mais l’homme n’est-il pas responsable de ses propres actions? Dans quelle mesure le comportement est-il dicté par la conscience collective?»

Maharishi: «L’influence vient de l’extérieur mais elle dépend du niveau de conscience de chacun. Son propre niveau de conscience. Nous avons 7 niveaux de conscience. Ce n’est que dans la Conscience d’Unité que le comportement est absorbé dans sa valeur et qu’il ne nous déséquilibre pas. Mais dans tous les autres états de conscience, il y a une influence relative, une influence relative.

«L’influence de l’extérieur a sa valeur, mais cette valeur n’existe que tant que l’on ne se situe pas à un niveau libre des limites de l’espace et du temps. Et la Conscience d’Unité est ce niveau de vie où les limites sont poreuses. Il y a plein de limites. Les limites sont juste pour le plaisir de, pour le plaisir de quoi? Des limites mais pas solides. Non, pas solides. Vous pouvez percer à travers elles. Vous pouvez les transpercer. C’est la Conscience d’Unité. Et c’est tout à fait correct.

«On est responsable de ses actes. Même l’atmosphère d’une personne est telle qu’elle est. L’atmosphère d’une personne est telle qu’elle est. Vous allez dans certaines maisons et vous voulez y être. Les gens sont si bien que vous voulez être là, dans cette atmosphère. Vous ne savez pas pourquoi vous voulez être là, mais vous vous sentez bien. Vous allez dans certaines maisons et vous n’avez pas envie d’y entrer. Une fois entré, on veut se précipiter dehors. Tel est l’homme, telle est son atmosphère. Tel qu’est l’homme, telle est son atmosphère. C’est pourquoi le niveau de conscience. Nous allons créer des leaders qui dirigeront les gens par l’éducation, par ce que nous appelons la santé, par l’agriculture, par l’administration, partout, de cette manière.

«Ceci était une chose de plus à accomplir pour moi. J’ai commencé par l’individu, l’individu, l’individu. Et maintenant, après 40-50 ans de traitement collectif, de traitement collectif, de traitement collectif, maintenant nous voulons former les gardiens de cela, qui seront les leaders de la société pour que cette chose continue indéfiniment. C’est le cadeau de l’ère scientifique. Ce sera le cadeau de l’ère Védique.

«C’est un très beau moment pour nous. Le temps de la plénitude. Quand on y pense, la façon dont nous avons parlé pendant toutes ces décennies, maintenant cela va être une base solide pour un monde magnifique. Une base solide pour un monde magnifique. Je veux établir toutes ces choses au plus vite. Nous verrons combien nous sommes capables d’accomplir, mais la possibilité est là que le monde devienne un monde meilleur.»

Dieu, la Conscience de Dieu et la foi

Maharishi: «Ce qui est important pour nous, c’est la Conscience de Dieu, pas la foi en Dieu! La foi n’accomplit rien. Je ne veux pas être cruel envers le beau mot “foi” mais cela revient à gaspiller la vie. Combien, combien de générations sont mortes dans la foi, dans “l’espoir”? Nous ne voulons pas mourir dans la foi. Nous voulons vivre dans l’amitié avec Lui. Et nous voulons tendre la main de la bonne et systématique manière. Et tendre la main pour serrer la main de Dieu, c’est: nous devons être très solidement établis dans notre propre Soi. Sinon, sans savoir qui je suis, je vais rencontrer le Plus Grand. Qui va rencontrer le Plus Grand? (rires de l’auditoire)

«Un homme ignorant ne peut rencontrer que son propre niveau d’ignorance. Celui qui n’est pas conscient de son Soi ne peut rencontrer qu’un homme qui n’est pas conscient de lui-même. Parce que, les deux imbéciles pourraient très bien s’entendre. (rires et applaudissements de l’auditoire, Maharishi rit) Que peut-on dire d’autre? (les rires continuent)

«La Conscience de Dieu ne se réalise pas de manière fanatique – pas en pensant, pas en créant des humeurs, pas en l’implorant, pas en le pleurant. Ce n’est pas par de telles expressions dramatiques d’émotion ou de pensée que l’on peut réaliser Dieu. C’est une réalité qui se trouve au niveau supérieur de la création.

«Ainsi, chacun doit s’élever à sa propre réalité qui l’élève à ce niveau éternel de la vie sur lequel on se trouve alors au niveau supérieur de la Création. Établi dans cette Conscience Cosmique où on est établi dans cette éternité de la vie au niveau de l’Être omniprésent. Ensuite on peut étendre son amour pour Dieu et alors la Conscience de Dieu est à portée de main.

«Pour aimer quelqu’un de très grand, il faut avoir un grand cœur. Un petit cœur ne peut tout simplement pas se gonfler de vagues d’amour pour quelqu’un de très grand. Dieu n’est pas une question de foi!» – 1967, dans une conférence publique

Bonus: Pour ceux qui le désirent, voici une conférence video en anglais de Maharishi avec la transcription: https://enjoytmnews.org/harmony-of-differences-and-waves-of-bliss-the-most-highly-evolved-state-of-human-existence/#.YZlLJy9zhdg

Le pouvoir de guérison s’accroît avec la méditation

Question: «Certaines personnes ont des pouvoirs de guérison. Elles peuvent guérir d’autres personnes.»

Maharishi: «Oui.»

Question: «Ces pouvoirs de suggestion sont-ils la force d’un esprit sur un autre esprit, ou quelque chose d’autre?»

Maharishi: «Il existe une guérison mentale grâce au pouvoir de l’esprit. Mais ce pouvoir de guérison est une qualité du corps. Certains rayonnements sont émis en permanence par le corps, parfois par les mains ou d’autres extrémités du corps. Certaines constitutions développent davantage de ces rayonnements d’énergie dans leur corps et lorsqu’elles méditent, une plus grande énergie est produite et commence à circuler dans leur corps. Il s’agit simplement d’une qualité du corps particulier. Certains corps rassemblent davantage de ces rayonnements.»

Question: «Placer les mains sur le patient aide beaucoup?»

Maharishi: «Parce que les pouvoirs de guérison circulent dans leur corps. Il circule à travers la main et s’ils touchent la partie souffrante, elle semble être soulagée. Le pouvoir de guérison de l’esprit ne nécessite pas de toucher le corps, une simple pensée suffit. Il peut également y avoir une guérison par la vision. Un homme se présente devant vous, vous le regardez et il se sent mieux; ce sont les mêmes rayonnements de guérison. La guérison par la parole – si quelqu’un a juste un mal de tête, on peut dire: “Vous n’avez qu’un mal de tête; rentrez chez vous, ça ira mieux”. Quelques mots sont prononcés et le mal de tête prend fin.»

Question: «Il faut croire aux mots prononcés.»

Maharishi: «Croyance ou non, cela dépend de la force de la parole. C’est un phénomène physique. S’il croit, il ne crée pas de résistance. S’il ne croit pas, alors la résistance est là, mais si la force de la parole est puissante, elle brisera la résistance. Si la puissance de la parole est faible et que la résistance est grande, alors il n’y aura aucun effet. La force a raison dans ce cas.» – 1967

L’évolution et la coordination de l’esprit et du corps

Maharishi: «…la rupture de la coordination de notre esprit et de notre corps est le plus grand dommage qui puisse arriver pour détériorer l’évolution. L’évolution ne prospère qu’avec une coordination plus profonde du corps et de l’esprit.

«Lorsque l’activité mentale diminue, l’activité physique doit simultanément diminuer. Et cela se produira lorsque la coordination est très intime. La coordination de l’esprit avec le corps – très intime. Parce que le corps doit répondre à la plus fine impulsion de l’esprit. Et encore plus: le corps doit répondre à un état d’absence d’impulsion de l’esprit dans le transcendant.

«Lorsque l’esprit est dans la Conscience Transcendantale, il est sans impulsion – absolument sans activité. Et à cette valeur de l’esprit doit correspondre la valeur du corps. Et cela ne sera possible que lorsque chaque impulsion de l’esprit aura une valeur correspondante dans le corps.

«Le fonctionnement du corps doit être en profonde coordination avec l’impulsion de l’esprit. Une coordination aussi intime. Et lorsque la coordination est rompue pour une raison quelconque, peu importe laquelle, si la coordination du corps et de l’esprit est rompue, alors il n’y a aucune possibilité d’état de conscience supérieur. Parce qu’un état de conscience supérieur ne peut être atteint que si l’état non actif de l’esprit est accompagné d’un état de repos du corps.

«Et pas seulement cela – faites un pas de plus. Lorsque l’esprit, à partir de cet état transcendantal, non actif, devient actif, alors l’activité de l’esprit s’inscrit dans une certaine mesure dans ce silence (du corps). L’esprit est actif, mais il n’est pas seulement actif. Il porte en lui une partie du silence de cette valeur transcendantale. Cela signifie que l’activité de l’esprit est maintenant combinée avec une certaine phase non active du transcendant. Cela signifie un état modifié de l’activité de l’esprit.

«Afin de maintenir cet état modifié de l’esprit, le corps doit avoir une valeur correspondante. Cela signifie que l’état physiologique du corps a une caractéristique très spécifique. Cela n’aura lieu que lorsque la coordination entre l’esprit et le corps sera de plus en plus intime. La coordination devient de plus en plus grande. En cela, nous constatons que le développement ou l’évolution spirituelle est un processus dans lequel la coordination de l’esprit et du corps devient plus grande.

«De cette conclusion, il est évident que tout ce qui menacera la coordination de l’esprit et du corps s’opposera à l’évolution…» – Rishikesh, 1967

L’expérience de la béatitude…

Question: «Je n’ai jamais eu une méditation que je pourrais considérer comme béatifique. Alors quand la béatitude devient-elle une expérience réelle?»

Maharishi: «L’expérience réelle de la béatitude – en Conscience d’Unité, où tout est en termes d’infini. Toutes les valeurs de la vie s’élèvent à la valeur infinie. Et alors, c’est juste la béatitude.»

Question: «N’y a-t-il rien qui vienne avant cela?»

Maharishi: «Oui. Au niveau subjectif de l’Être, la béatitude est disponible en Conscience Transcendantale. Une fois que l’esprit transcende – la conscience pure est appelée Conscience de Béatitude. Même si c’est momentané, nous l’appelons la béatitude.

«C’est notre expérience en méditation, que nous transcendions complètement ou non. Ce qui se passe, c’est que tout ce qui nous est cher dans la vie – très cher, si beau, tout ce qui est si agréable, la chose la plus attirante qui s’accroche à notre cœur et à notre esprit tout le temps – même cela est oublié au moment où nous commençons à explorer les régions plus fines du mantra.

«Dans le transcendant se trouve la Conscience de Béatitude. Mais sur le chemin qui y mène, l’absorption de l’esprit est si intense, l’esprit est si intensément et si intimement absorbé dans la perception de l’état le plus fin du mantra, que ce charme ici à ce niveau fait oublier à l’esprit tout ce qui a été si cher et si charmant et si beau et si fascinant. Tout cela est oublié.

«Nous pouvons même en déduire que l’inférence est un moyen très valable de gagner la connaissance. Donc, de ce que nous oublions même les choses les plus chères, nous déduisons que le niveau d’expérience dans l’état plus fin du mantra doit être suffisamment charmant pour nous faire oublier tout le charme de l’expérience au niveau grossier. Tout le charme de l’expérience au niveau grossier est écarté et ce charme retient l’esprit.

«Et ensuite une autre étape plus subtile et encore une autre étape plus subtile – le charme de toutes ces expériences est d’une valeur croissante. Et dans cette conscience pure, c’est profond. C’est la seule chose qui existe, la conscience pure…

«…lorsque vous sentez que vous n’avez pas fait l’expérience de la béatitude et que vous méditez depuis deux ans ou plus, cela signifie qu’à chaque méditation, l’esprit atteint un état plus fin et qu’un stress profondément enraciné commence à se dissiper. Et cette activité du corps physique ne permet pas à l’esprit de se calmer. Et c’est peut-être la raison pour laquelle vous n’avez pas eu le contact avec l’Être, qui rend la vie béatifique.

«Mais le fait même que vous méditez montre que les tensions sont libérées et relâchées et maintenant, après une si longue période, à tout moment vous pouvez plonger. Le chemin est dégagé à chaque fois et à tout moment vous pouvez simplement être…» – Humboldt, 1970

La Création n’est-elle qu’une imagination?

Question: [à propos d’un mystique anglais dont le concept de la Création est qu’elle n’est qu’un acte d’imagination].

Maharishi: «Le fait est que, s’il n’a dit que cela, alors il n’a présenté que 50% de la réalité de Dieu. Il n’a présenté qu’une seule phase de la vie.

«Ce que l’on peut dire de cette plante, c’est qu’elle n’est rien d’autre que la ‘substance nutritive’ ou la sève. […] Ce n’est rien d’autre que de la sève. Cette [partie] est de la sève, cette [partie] est de la sève, cette [partie] est de la sève… Si c’est de la sève, alors qu’est-ce que ceci et ceci et ceci… toutes ces formes différentes et ces couleurs différentes, et ces touchers différents, et ces odeurs différentes… toutes ces distinctions… que sont-elles? Si tout est de la sève, alors ce ne devrait être que de la sève – alors, pourquoi cela?

«Alors nous disons, très bien… chaque fibre de la feuille n’est rien d’autre que de la sève, chaque fibre de la tige n’est rien d’autre que de la sève, tout est sève et sève. Chaque fibre du pétale mou n’est rien d’autre que de la sève et de la sève… Analytiquement très juste, scientifiquement, ce n’est rien d’autre que de la sève… seulement de la sève. Mais si nous disons seulement que ‘ceci n’est rien d’autre que de la sève’, ce n’est pas une déclaration complète car nous voyons aussi ceci… nous le voyons comme ceci et ceci et ceci… nous le voyons. Donc, nous n’avons pas le droit de dire que cela n’existe pas. Nous pouvons seulement dire que même si la feuille est une sève, au moins, elle semble être une feuille.

«Même lorsque nous disons que c’est de la sève et rien d’autre que de la sève, même dans ce cas nous devons dire que cela semble être une feuille, même si en réalité c’est de la sève. Cela signifie que nous acceptons sa présentation évidente, et nous acceptons son essence. Nous acceptons son essence, et nous acceptons sa présentation évidente. Lorsque nous exprimons les deux choses, alors nous pouvons dire que nous avons raison.

«Maintenant, quand tout cela n’est que de la sève, alors qu’est-ce que c’est [l’aspect de la fleur], et qu’est-ce que c’est, et qu’est-ce que c’est? Nous pouvons dire que c’est une phase apparente de la sève. ‘Phase apparente’ signifie simplement ‘cela semble être comme ça’ – nous pourrions dire que c’est une imagination. Si ce n’est que de la sève, alors qu’est-ce que c’est? Cela semble complètement différent… quelque chose d’autre que la sève. Mais cela semble être comme ça. Et quand ce n’est pas ce qui apparaît, alors ce qui apparaît n’est que de l’imagination.

«Mais si nous disons seulement que ce pétale n’est qu’une imagination, nous n’avons pas fait une déclaration complète. Lorsque nous disons que le pétale n’est qu’une imagination, nous devons dire qu’en réalité il s’agit de la sève mais qu’elle apparaît comme le pétale. Ainsi, la forme de la feuille pourrait être une imagination mais cette imagination a une existence valide. Même si elle n’est pas ce qu’elle semble être, cette apparence elle-même n’est pas complètement une imagination.

«L’imagination est comme un mirage: Nous voyons l’eau et il n’y a pas une goutte d’eau. Et nous voyons l’océan dans un pays chaud… l’air semble être un océan d’eau… maintenant c’est un mirage. On peut dire que le mirage est une imagination. On peut dire qu’un rêve est une imagination parce qu’il semble être, mais il n’y a rien.

«Mais à l’état de veille, ceci et ceci et ceci et ceci ne peuvent pas être de l’imagination parce que nous en faisons l’expérience. Les murs ne peuvent pas être une imagination – c’est une […] réalité. Si c’est une imagination, alors nous allons vers elle et nous ne nous cassons pas la tête. [Rires] Mais on se casse la tête! Cela montre que le mur n’est pas complètement une imagination. [Rires] Il a sa propre existence. Ce n’est pas une imagination complète.

«Dire que le monde n’existe pas est une affirmation très… nous dirions… incomplète. Nous pouvons seulement dire du monde qu’il a une existence temporaire. Il n’a pas d’existence substantielle. ‘Aucune existence substantielle’ parce que [c’est] ce qui change, change, change… quelque chose change en un an… ce qui prend un an pour un changement complet, chaque jour, chaque minute, chaque seconde, chaque instant, il se transforme en quelque chose. Et puis, en un an, il y a un changement complet.

«Ces spectacles, tout ce qui change – comme le monde change tout le temps – n’a aucune existence réelle à aucun moment. Parce que l’instant suivant, c’est quelque chose de différent… c’est quelque chose de différent… c’est quelque chose de différent. De cette façon, le monde n’est pas de l’imagination!

«Il y a un mot en sanskrit, qui est ‘mithya’… ‘Le monde est mithya’. Mithya signifie qu’il n’est ni réel – car réel signifie permanent – ni irréel – irréel signifie [ce] qui n’existe pas. Ce qui a une existence éternelle et ce qui n’existe pas. Le monde n’est ni l’un ni l’autre. Ni réel ni irréel – qu’est-ce que c’est? C’est mithya. Cela signifie qu’il a son existence mais que cette existence n’est pas permanente.

«C’est pourquoi le mot le plus exact pour le monde sera ‘mithya’ – il a son existence qui n’est pas permanente. Dire que le monde est une imagination n’est tout simplement pas juste… pas juste. Parce qu’il a une existence concrète très solide.» [rires]

Question: «Maharishi, voulez-vous insinuer que la raison de la Création n’existe pas?»

Maharishi: «La raison est dans la volonté de Dieu qui est éternelle. Il n’y a pas d’autre raison. Dans la Volonté de Dieu, la Création a été, et sera, et elle a été temporaire sur la base de ce domaine permanent… et comme cela, elle continuera. C’est pourquoi la véritable déclaration sur le monde est ‘Ceci et Cela’. Cela signifie: Cette phase temporaire de l’existence, cet univers, et cet état non-manifesté de l’Être – Ceci et Cela, les deux sont réels. Cette phase de vie en perpétuel changement est réelle, ou est éternelle dans ses cycles continus, parce que les cycles continuent. Cette phase toujours changeante continue à changer éternellement.

«Ainsi, cette phase toujours changeante est éternelle. L’autre, l’Être transcendantal absolu, est éternel dans sa phase jamais changeante. C’est pourquoi on dit que la réalité est Ceci et Cela, tous deux pris ensemble. Ceci et Cela. Ceci est également vrai, et Cela est également vrai. Ceci est également éternel et Cela est également éternel.

«Et Ceci et Cela, pris ensemble, c’est ce que je suis. Je ne suis pas seulement cet absolu abstrait, car sans le cadre de la structure matérielle du système nerveux, le ‘je’ ne serait pas situé. Ainsi, le ‘je’, l’individualité appartient aux deux pris ensemble – le matériel et le spirituel, tous deux pris ensemble.» – vers 1967

Relation entre l’esprit et le système nerveux

Question: «Quand vous dites ‘l’esprit’, vous voulez dire le système nerveux?»

Maharishi: «Non! Nous voulons dire le… dictateur du système nerveux, le maître du système nerveux. Le système nerveux n’est que le serviteur de l’esprit. Fais comme ça, fais comme ça… L’esprit est le maître du système nerveux… L’esprit dicte et le système nerveux suit. L’esprit dicte et le système nerveux suit. Le maître!

«Il y a eu des rois en Inde, des royautés qui ne faisaient rien si le serviteur n’était pas là. Il ne pouvait tout simplement rien faire si le serviteur n’était pas là. Lorsque d’autres personnes ont envahi son royaume, il n’a pas pu quitter le fort parce qu’il n’y avait plus de serviteur pour lui mettre ses chaussures. [Maharishi et l’auditoire rient] Il ne pouvait pas le faire lui-même… il devait avoir un serviteur pour faire quoi que ce soit.

«L’esprit est comme cette royauté… [Maharishi rit] si royal, si divin… il ne peut tout simplement pas agir sans un serviteur. Et puis, lorsque l’esprit est celui d’un homme, alors son niveau de royauté est maximal. Il doit avoir ce système nerveux hautement développé pour commander ceci et cela et cela… Sinon, il ne fonctionne tout simplement pas. Et lorsque le système nerveux est fatigué par l’activité de la journée… alors il refuse de faire l’expérience de quoi que ce soit – le sommeil profond, l’inertie.

«Donc, l’esprit ne va nulle part, c’est seulement que le serviteur dort. Il ne peut pas commander. Et quand le serviteur [système nerveux] dort et qu’il ne peut pas ordonner et ne peut rien expérimenter, alors l’esprit a deux choix: Soit il est éveillé en lui-même, soit il s’endort avec le serviteur. [Maharishi et l’auditoire éclatent de rire].

«S’il [c’est-à-dire l’esprit] est l’esclave de son serviteur, alors il s’endort avec le serviteur. Et s’il est le maître de lui-même, même s’il ne fait rien, il est bien éveillé en lui-même.» – Rishikesh, 1967