La Réalisation du Soi par les Technologies Védiques Maharishi de la Conscience

Le processus d’éducation prend place dans le domaine de la conscience. La condition préalable pour obtenir une éducation complète, une connaissance complète – la condition préalable pour tout savoir, tout expérimenter et tout faire – est d’amener la conscience au niveau de l’intelligence pure, de la connaissance pure, de l’intelligence autoréférente, de la conscience autoréférente, de la conscience transcendantale.

C’est pourquoi le développement complet de la conscience, la conscience autoréférente, doit être compris comme une éducation complète. Le développement de la conscience, ou gagner la conscience autoréférente, est une éducation complète, qui est l’état de toute connaissance, la capacité de savoir spontanément n’importe quoi, de faire n’importe quoi de bien et d’accomplir n’importe quoi à volonté. Cette capacité à réaliser n’importe quoi à volonté dans l’état de conscience autoréférente, la singularité, est la capacité à engager spontanément l’Intelligence Créatrice infinie, l’Intelligence Créatrice cosmique, pour apporter la plénitude de tous les désirs.

यतीनां ब्रह्मा भवति सारथिः।
yatīnāṁ brahmā bhavati sāraṭhiḥ – Ṛk Veda 1.158.6
«Pour ceux qui sont établis dans la singularité de la conscience autoréférente, l’Intelligence Créatrice Cosmique accomplit spontanément.»

Il n’y a pas de meilleur système d’éducation qui puisse cultiver la capacité naturelle de maintenir cet état d’autosuffisance – la capacité de connaître n’importe quoi, de tout faire spontanément comme il faut et de réaliser n’importe quoi par le simple fait de désirer. C’est le système suprêmement exalté d’éducation: c’est pourquoi c’est la théorie absolue de l’éducation de Maharishi. – Maharishi Mahesh Yogi, Université Védique Maharishi (Introduction)

Pour vivre «yatīnāṁ brahmā bhavati sāraṭhiḥ» au quotidien, il suffit seulement d’être son propre Soi. Cela ne peut être réalisé par une compréhension intellectuelle. Pourtant on peut facilement le vivre en l’étant directement. Par conséquent, nous voulons comprendre pourquoi l’illumination intéresse si peu les gens dans le monde?

Du point de vue de la Science Védique, l’état de veille est marqué par l’éclipse totale du Soi, comme s’il oubliait Sa Réalité cosmique et s’identifiait plutôt à des réalités limitées et temporelles. Par exemple, la conscience d’un jeune enfant s’identifie principalement aux expériences sensorielles, au corps et aux récompenses et punitions physiques (niveau des sens).

Au fur et à mesure que le cerveau se développe et que l’enfant mûrit, il s’intéresse et s’identifie de plus en plus à des réalités mentales plus subtiles de la pensée (niveau de l’esprit), telles que la lecture de livres et la compréhension de règles et de concepts. De nombreuses personnes ne dépassent jamais ce niveau ou cette profondeur de conscience. Lorsque la conscience se développe davantage, la pensée rationnelle et la logique deviennent les moyens prédominants de comprendre le monde (niveau de l’intellect).

Il est significatif que le développement humain dépasse rarement ce niveau de réalité dominée par l’intellect. Cela est dû au fait que l’éducation «moderne» ne parvient pas à fournir une méthode pratique permettant à la conscience de se désengager ou de se dé-s’impliquer de la connaissance orientée vers l’objet ou l’objet-référent de l’intellect, de l’esprit et des sens. Par conséquent, la source de la loi naturelle à l’origine de la pensée est restée hors de vue et un monde de problèmes, de tensions et de conflits a été accepté comme inévitable.

Mais aujourd’hui, comme le dit Maharishi, «tout ce qui était hors de vue devient une vision concrète. C’est le moment où la pleine illumination est accessible à tous, et maintenant chacun peut être, et en fait devrait être, à l’aise avec le potentiel total de la loi naturelle afin de jouir de la perfection dans la vie quotidienne». (Célébrer la perfection dans l’éducation, p. 151)

La preuve de cette conclusion est apportée par la Méditation Transcendantale (MT) et le programme avancé de MT-Sidhi. Ces programmes amènent systématiquement la conscience du niveau sensoriel de surface à travers les niveaux progressivement plus profond de l’esprit, jusqu’à ce que même le niveau le plus fin de la pensée soit transcendé et que le Soi soit expérimenté à la source de la pensée. Cette expérience temporaire – l’état de conscience transcendantale ou Samadhi – est le quatrième état de conscience, au-delà de la veille, du rêve et du sommeil.

La recherche scientifique a constaté à maintes reprises que les technologies autoréférente de la MT et des TM-Sidhis «débloquent» de manière efficace et spectaculaire le développement humain de l’intérieur. En revanche, les programmes d’éducation et de formation qui ont essayé de promouvoir le développement personnel par des moyens d’instruction ou d’expérience de vie standard basés sur l’objet-référence ont toujours échoué.

Les Technologies Védiques sont particulièrement efficaces pour promouvoir le développement car: 1) elles fournissent «l’ingrédient manquant» – l’expérience du Soi; 2) le profond repos physique créé par ces pratiques libère le stress, la tension et la fatigue profondément enracinés qui, autrement, empêchent la conscience de fonctionner à des niveaux plus subtils; et 3) elles éveillent toute l’étendue de l’esprit car, pour atteindre l’expérience de la Conscience Transcendantale, l’esprit doit traverser tous les niveaux grossiers et subtils de la création, éveillant ainsi tout le potentiel du cerveau.

Il est particulièrement significatif que la MT et les TM-Sidhis ouvrent la conscience au point de jonction entre la Conscience Transcendantale silencieuse et la pensée active, le sentiment et la sensation, comme le décrit Maharishi: «Dans le processus de transcendance de toute expérience, l’esprit se retire de l’expérience de la multiplicité et gagne l’expérience de l’Unité dans sa propre nature individuelle. Puis, transcendant son statut individuel, il s’étend dans l’Être cosmique». (commentaire sur la Bhagavad Gita, 6.19-20)

Cette expérience «de l’Unité dans sa propre nature individuelle» est le niveau du point de jonction entre le Silence et le Dynamisme identifié dans la longue citation précédente comme la «source de la création… le Veda… qui sous-tend et imprègne toute activité responsable de la création et de l’évolution de la vie».

Ce niveau du sandhi ou du vide est particulièrement vivifié pendant la pratique de sutra MT-Sidhi, lorsque la conscience flotte à ce niveau, pensant et créant à partir de ce «tableau de bord» de la création.

Que les détails de ce niveau soient ou non clairement observés ou appréciés au cours de la pratique des Technologies Védiques de la Conscience, l’effet de cette expérience est gagné – augmentation de la valeur de brahmā bhavati sāraṭhiḥ dans la vie quotidienne, augmentation du soutien de la nature, augmentation de la chance, augmentation du bonheur et de la réussite dans la vie. Au fil du temps, grâce à une pratique régulière, l’influence de cette expérience ne cesse de croître, jusqu’à ce que la Conscience Cosmique soit réalisée.

Maharishi et la Conscience Mondiale

Programme de groupe de Méditation Transcendantale et de MT-Sidhi à MIU (Université Internationale Maharishi) sous le dôme.

Dans la Science Védique de Maharishi, la qualité de témoin éveillé et silencieux de l’intelligence est appelée Rishi (connaisseur). Ce silence, conscient de lui-même, crée un mouvement autoréférent, qui est la qualité dynamique de l’intelligence. Devata est le représentant de cette qualité de flux ou de dynamisme (connaissance). Dans cette mécanique, le silence et le dynamisme se cachent l’un l’autre – lorsque le silence est prédominant, le dynamisme est caché, et lorsque le dynamisme domine, le silence est caché.

Cette dissimulation est une troisième qualité appelée Chandas (connu). Chandas est cette qualité de l’intelligence qui ombrage ou cache le silence dynamique et crée comme Parināmvād – l’apparence de quelque chose d’autre que le Réel, quelque chose d’autre que la Saṁhitā (totalité ou unité ou ensemble) de Rishi, Devata et Chandas, quelque chose d’autre que la Totalité. L’effet de Chandas, alors, est comme l’erreur de percevoir un serpent dans une corde.

Une façon simple de voir l’ensemble de l’évolution, de l’éveil, est donc à partir de la perspective de Chandas, car c’est en «pénétrant» le Chandas – ou en le transformant d’opaque (caché) en transparent (non caché) – que la vérité est progressivement révélée ou que l’ignorance est progressivement transcendée. Cette pénétration se fait par le karma (l’action) qui, dans son mouvement «vers l’extérieur», cache le silence mais, dans son mouvement «vers l’intérieur», découvre ce qui était caché et déploie la base de l’action, qui est le silence. C’est la philosophie suprême du karma de Maharishi. Ainsi: Dans la veille et le rêve, le connaisseur (Rishi) se «perd» en s’identifiant ou en se couvrant avec la perception, et dans le sommeil, le connaisseur est également couvert.

La transcendance pendant la MT et en particulier la pratique du sutra de la MT-Sidhi permet au connaisseur de se connaître en tant que pur silence, de découvrir la qualité de Rishi dans la Conscience Transcendantale.

Dans la Conscience Cosmique, le silence du Rishi est pleinement découvert et réalisé de façon permanente. 

Ensuite, dans la Conscience de Dieu, le dynamisme ou la qualité Devata de l’intelligence qui soutient et structure tous les changements et l’évolution dans le monde est découvert à la base de la création, mais reste apparemment séparé de Rishi, le connaisseur.

Enfin, dans la Conscience d’Unité, rien ne reste caché, rien ne reste séparé du Soi. L’ensemble ou l’unité (Saṁhitā) de Rishi, Devata et Chandas est découvert, et le potentiel humain total d’illumination, la totalité en mouvement – Brahmā bhavati sāraṭhiḥ – est réalisé et vécu. Dans cet état d’éveil total, la prédominance de la Saṁhitā (expérience de l’Unité silencieuse) coexiste avec l’interaction spontanée entre la Saṁhitā et Rishi, Devata et Chandas (expérience de la diversité dynamique).

«La coexistence du silence pleinement éveillé et du dynamisme pleinement éveillé au sein de la structure de la Saṁhitā de Rishi, Devata, Chandas présente le potentiel vivant de la connaissance totale, le potentiel vivant de l’intelligence totale – la Réalité Ultime, le Veda – le potentiel vivant de la créativité infinie dans sa propre Conscience Autoréférente.» (Maharishi, Célébrer la perfection dans l’éducation, p. 179)

Purushottam

Purushottam, est un terme souvent employé par Maharishi et qui signifie: «le suprême administrateur de l’univers». C’est le niveau de la loi naturelle qui administre l’univers toujours en expansion avec un ordre parfait, dans la liberté et la béatitude. C’est le niveau de la Constitution de l’Univers. De la perspective de la science moderne, c’est le Champ Unifié de toutes les lois de la nature. C’est pour cette raison que d’amener la vie en accord avec le niveau de Purushottam de la loi naturelle, apportera automatiquement le soutien de la nature à la vie sur terre.

Rām étant l’incarnation de la qualité suprême d’ordre, de liberté, de béatitude et de l’habilité à tout nourrir – est l’incarnation du niveau de l’administration de Purushottam dans la capacité nourrissante du Soleil qui donne la vie; la personnification de l’administration absolue, l’exemple idéal d’un dirigeant souverain, l’habilité suprême de l’administration parfaite. Voici un petit développé:

Rām, dans le Rāmāyaṇ, est représenté comme l’incarnation du Dharma – la loi naturelle – Purushottam – le souverain abstrait, non manifesté et absolu de l’univers toujours en expansion.

Sūrya, le Soleil, le régent qui donne la vie, du système solaire, imite l’administration éternellement silencieuse de Purushottam, l’administration silencieuse de l’univers toujours en expansion.

Bharat, dans le Rāmāyaṇ, démontre la technique, la suprême habilité de l’administration parfaite, pour administrer la nation avec la compétence suprême (efficiency) et l’efficacité (effectiveness).

Afin de maintenir l’administration parfaite, Bharat a maintenu Rām dans sa conscience, et a servi le pays avec la conscience du souverain Rām dans son cœur; sa conscience a maintenu l’éternel administrateur Brahm, le pouvoir d’organisation infini de la loi naturelle, qui éternellement gouverne l’univers dans un ordre parfait et sans bruit.

Là est la clé de l’administration parfaite. Le gouvernement, qu’il soit une personne ou un ensemble de personnes, un parlement; qu’il soit le souverain héréditaire à vie d’un territoire ou un dirigeant élu pour un délai spécifique à un poste; s’il maintient Rām (Purushottam) dans sa conscience, l’intelligence de Rām dominera sa conscience – l’administrateur absolu de l’univers dominera l’intelligence du dirigeant. Son administration héritera des qualités d’ordre, de liberté, de béatitude et de l’habilité à tout nourrir. Une telle administration est appelé Rām Rāj – le règne de Rām.

Maharishi a écrit: «Les anciennes dynasties régnantes du monde ont pris cet exemple de Bharat, qui a maintenu l’idéal de l’administration, «Il règne, Il gouverne, j’administre seulement», et ont attribué leur administration à Rām, le suprême régent de l’univers, l’administrateur absolu de l’univers, ils ont maintenu l’idéal de leur gouvernement en alliance avec le Gouvernement de la Nature. «Il règne, Il gouverne, j’administre seulement», Il (Rām) est le sentiment intérieur de l’intelligence du souverain.»

Gagner le soutien de Purushottam

Purushottam est le niveau le plus profond de la loi naturelle, et de ce fait, les technologies védiques qui fonctionnent à partir de ce niveau sont les plus puissantes. Ceci explique l’extraordinaire effet qui peut être créé par un groupe de 9000 Pandits Védiques Maharishi au Brahmasthān de l’Inde. Accomplissant des Yagyas quotidiennement à partir du niveau de la Conscience Transcendantale, ils animent le Champ Unifié de toutes les lois de la nature et créent une influence invincible de Rām Rāj dans la conscience mondiale. La pratique en groupe du Vol Yogique aussi éveille le niveau Purushottam de la loi naturelle.

Les Pañcha Devatā

Werner Bandel: https://wernerbandel.jimdofree.com

Selon la Littérature Védique, il existe cinq aspects principaux de la Loi Naturelle connus sous le nom de Pañcha Devatā. Il s’agit de Śiva, Viṣṇu, Devī, Gaṇeśa et Sūrya. Śiva, comme indiqué précédemment, symbolise le silence. Le silence pur est expérimenté pendant la Méditation Transcendantale lorsque l’on transcende toute pensée et tout sentiment dans l’état de Conscience Transcendantale. Ceci est exprimé dans les Upaniṣads comme: Śivaṁ śāntam advaitaṁ (le paisible, l’indivisible; c’est Śiva, c’est le Soi). Grâce à une méditation et une activité régulières, le silence intérieur de la Conscience Transcendantale finit par coexister avec l’état actif de la conscience de veille. C’est ainsi que le silence (Śiva) vient à être présent en même temps que l’activité dans la conscience d’un individu. Dans le calendrier védique, Śiva est célébrée chaque mois le 13ème jour (trāyodaśi) de la Kṛṣṇa Pakṣa (la quinzaine noire de la lune), également appelée pradoṣa.

Viṣṇu dénote la qualité de dynamisme. Le Dr Nader l’explique en termes de maintien de la création. 

D’un point de vue de la mécanique quantique, la notion de particules classiques disparaît et la qualité infinie et illimitée de la maintenance et de la subsistance de la Loi Naturelle est perçue comme étant omniprésente. Dans cette qualité de maintien ou de subsistance, la Loi Naturelle est appelée Viṣṇu. 

Dans le calendrier védique, Viṣṇu est célébré chaque mois le 11ème jour (ekādaśi) de Kṛṣṇa Pakṣa.

Maharishi dit de Gaṇeśa: «Dans la Littérature Védique, cette «qualité d’intelligence de Gaṇeśa» porte le nom de Vighneśvara – le grand éliminateur d’obstacles – l’intelligence administratrice de la Loi Naturelle qui élimine les obstacles.» Dans de nombreux foyers indiens, une statue de Gaṇeśa est placée à l’entrée pour se protéger contre toute influence négative qui pourrait tenter d’entrer. Traditionnellement, dans la récitation des hymnes védiques, Gaṇeśa vient en premier afin d’ouvrir la voie pour le reste de l’accomplissement. Dans le calendrier védique, Gaṇeśa est célébré le 4ème jour (cāturthi) de la lune croissante (Śukla Pakṣa) et décroissante (Kṛṣṇa Śukla).

Devī se réfère aux qualités représentées par les différentes formes de la Mère Divine. Parvatī (l’épouse de Śiva) représente l’aspect fondamental de la Mère Divine. Selon le Dr Nader, «Elle est la source de tout ce qu’il y a dans la création. Rien ne prend forme sans elle; rien ne peut avoir une forme ou une structure manifeste sans elle.» Le Dr Nader, qui a trouvé des points de correspondances pour tous les Pañcha Devatā dans la physiologie humaine, a proposé une description plus approfondie des trois aspects traditionnels de la Mère Divine. «Lakṣmī est la valeur nourricière et génératrice de richesse; Saraswatī est la valeur de la connaissance; tandis que Dūrgā est la valeur de l’énergie et du pouvoir.» Dans le calendrier védique, Devī est célébrée le 8ème jour (aṣṭamī) de la lune croissante (Śukla Pakṣa) et de la lune décroissante (Kṛṣṇa Pakṣa).

Sūrya est le soleil. D’après le Dr Nader, Sūrya correspond dans la physiologie au thalamus, qui est la porte d’entrée de l’expérience consciente. Tout comme l’activité représentée par les modèles orbitaux des planètes tourne autour du soleil, l’activité dans les structures cérébrales correspondantes, générée par les stimuli sensoriels, tourne autour du thalamus.

Maharishi a décrit comment la culture védique a une tradition de célébration des différentes qualités de la nature à des jours spécifiques décrits dans le calendrier védique.

L’Inde a une tradition de célébration des festivals en référence aux structures et fonctions des lois de la nature telles qu’elles ont été décrites dans la Littérature Védique en termes de Gaṇapati, Śiva, Viṣṇu, Sūrya, Devī, etc. Chaque année, comme une routine du calendrier indien, toutes les qualités de l’Intelligence Créatrice qui administrent la vie sont célébrées. Le jour de Mahā Śivarātri, toute la conscience nationale se réveille dans la qualité de Śiva; à la Dīpāvali, toute la conscience nationale se réveille dans la conscience de Mahā Lakṣmī; les jours de Navarātri, Mahā Dūrgā domine la conscience nationale; à la Kṛṣṇa Janmāṣṭamī, toute la conscience nationale est éveillée dans cette qualité holistique de la Loi Naturelle vivante dans le nom « Kṛṣṇa»; à la Rām Navamī, la qualité de l’Intelligence administratrice de la Loi Naturelle vivante dans le nom «Rām» est éveillée dans la conscience nationale. Chaque jour, le calendrier indien (Pañchāṅg) fait prendre conscience aux gens d’une qualité spécifique de la Loi Naturelle.

Les Purāṇas 

Les Purāṇas sont une grande branche de la Littérature Védique écrite principalement sous forme d’histoires. 

Ils ont été compilés par le Ṛṣi Védique Vyāsa et racontent l’histoire des temps anciens. Il existe 18 principaux Purāṇas connus sous le nom de Mahā Purāṇa qui contiennent plus de 400 000 versets. En outre, il existe 18 mineurs Purāṇas connus sous le nom de Upa-Purāṇa. Les Purāṇas mettent généralement en avant une qualité particulière de la Loi Naturelle précédemment évoquée comme les Devatā Védiques. Ainsi, il existe de nombreuses histoires de Śiva, Viṣṇu, Gaṇeśa, Devī et Sūrya. Śiva figure dans le Śiva Purāṇam et le Liṅga Purāṇa. Viṣṇu est dans le Viṣṇu Purāṇa et d’autres. Devī est présente dans de nombreux Purāṇas dont le Mārkaṇḍeya, Brāhma, Skānda, Padma et Brāhmanda. Devī figure également dans le Devī Bhāgavata Purāṇa (Upa-Purāṇa). Le plus populaire des Purāṇas est le Śrīmad Bhāgavatam, qui est l’histoire de la vie de Kṛṣṇa.

En plus de ses histoires, les Purāṇas contiennent également plusieurs hymnes courts de louange aux Pañcha Devatā connus sous le nom de stotrams et āshtakams. Parmi les plus populaires figurent le Saṅkaṭanāśana Gaṇeśa Stotram et le Viṣṇu Acyutāṣṭakam. D’autres stotrams célèbrent les Pañcha Devatā en énumérant leurs nombreux noms comme dans les Sahasranāmas (les mille noms).

Les Purāṇas font partie de la boucle Brāhmana dans les 40 aspects de la Littérature Védique de Maharishi. Comme nous l’avons vu plus haut, la Littérature Védique est composée de mantras et de brāhmana – les sons et les vides entre eux. Un son «s’effondre» dans le vide et est remplacé par un nouveau son. Le vide contient les mécanismes de transformation qui maintiennent la mémoire (Smṛti) du son précédent tout en donnant naissance au son émergent suivant dans le bon déroulement séquentiel de la connaissance. Les six aspects de Brāhmana sont: les Upaniṣads, les Āranyakas, les Brāhmanas, les Itihās, les Purāṇas et les Smṛti. Le Dr Nader a noté: «Une des 6 valeurs du groupe lui-même porte le nom Brāhmana, mais toutes participent aux mécanismes de transformation. C’est pourquoi on leur donne collectivement le nom de Brāhmana.»

Maharishi a donné aux Purāṇas la qualité «d’ancien et d’éternel». Ceci en référence aux histoires «anciennes» qu’ils contiennent et à la qualité «éternelle» et immuable de la Loi Naturelle dans le vide qui est à la fois la totalité silencieuse de la conscience dans sa potentialité latente et sa valeur ponctuelle qui émerge du vide comme une nouvelle qualité spécifique. Maharishi dit que les Purāṇas «illustrent l’ensemble du Veda.» Les Purāṇas sont cités avec les Itihās dans la Chāndogya Upaniṣad comme étant un «cinquième Veda» (avec Ṛk Veda, Sāma Veda, Yajur-Veda et Atharva Veda): itihāsapurāṇa pañchama vedānā (Itihās et Purāna sont le cinquième Veda, 7.1.2) Une référence similaire se trouve également dans la Bṛhadāraṇyaka Upaniṣad (4.5.11). Cela établit la proéminence des Purāṇas dans l’ensemble de la Littérature Védique.

L’Éducation Védique Maharishi et la Connaissance Totale

Comment l’Éducation Védique Maharishi peut-elle offrir la Connaissance Totale?

Cela s’explique de la manière suivante:  

a) Premièrement, elle permet de gagner la valeur unifié de la connaissance – la pure conscience autoréférente, la demeure de toutes les lois de la nature – la valeur holistique de toute connaissance.

b) Deuxièmement, sur cette base, de développer les valeurs diversifiées de la connaissance – l’étude des différentes disciplines de la Science Védique.

Les deux valeurs sont nécessaire pour rendre l’éducation parfaite. Hors, l’Éducation Védique Maharishi offre la connaissance et les programmes pratiques aux deux valeurs de l’éducation. La totalité est toujours la totalité (la Conscience Pure) et les parties sont toujours les parties (l’esprit actif). La totalité est plus que la somme des parties. Où est la valeur holistique de l’éducation? Dans l’état apaisé de l’esprit. Où sont les valeurs spécifiques de l’éducation? Dans l’esprit actif. Où est la valeur parfaite de l’éducation? Dans l’esprit qui est actif sur le fondement du silence.

Ce qui a manqué à l’éducation jusqu’à présent, est la connaissance du sujet, la connaissance du connaisseur dans sa capacité infinie de connaisseur et du moyen systématique de développer sa pleine valeur. Lorsque le connaisseur est ignorant du Soi (sa propre nature), la structure entière de la connaissance est comme sans base. Le système d’Éducation Védique Maharishi éveille dans notre conscience, la base commune du connaisseur, du processus de connaissance et du connu – la Saṁhitā de Ṛṣi, Devatā et Chandas. 

«C’est à l’éducation du monde d’aujourd’hui de réaliser que l’éducation complète ou l’éducation absolue, n’est pas un processus de connaître quoique ce soit d’autre. C’est en fait de revenir de quoique ce soit d’autre pour se connaître soi-même.» – Maharishi Mahesh Yogi

Ce qui veut dire dans la pratique, que toute partie de la connaissance est connectée avec la totalité de la discipline, et toute la discipline avec la Saṁhitā de Ṛṣi, Devatā et Chandas, que l’on expérimente directement comme le niveau le plus profond de notre propre intelligence durant la pratique du programme de Méditation Transcendantale et de MT-Sidhi.

L’application de cette approche éducative apporte un raffinement systématique de la physiologie, qui résulte dans la liberté au stress et permet au cerveau de fonctionner d’une manière plus cohérente et intégrée. Ce fonctionnement intégré du système nerveux anime dans notre propre conscience, toutes les belles qualités évolutives du champ unifié qui sont fondamental à l’éducation, ce qui inclut la créativité infinie, la pure connaissance, le pouvoir d’organisation infini et toutes les possibilités. Il en résulte, que nous croissons dans la conscience que tous les courants de connaissance sont en fait les modes de notre propre intelligence. Nous en arrivons à nous sentir familier avec tout le monde et toute chose. Notre génie créateur s’épanouit à mesure que notre conscience s’identifie de plus en plus pleinement avec la pure intelligence, le champs unifié de toutes les lois de la nature. Instinctivement, nos pensées sont justes; nous ne faisons plus d’erreurs; notre comportement est spontanément évolutif. Nous croissons en tant que citoyen idéal, avec la capacité de réaliser nos propres intérêts et de promouvoir les intérêts de la société simultanément. La simplicité naturelle de notre vie quotidienne, rayonne la dignité des états supérieurs de conscience. Avec la croissance de la confiance et de l’autosuffisance, ce qui crée une personnalité équilibrée et intégrée, nous cessons de violer la Loi Naturelle, et nous croissons dans l’habilité à accomplir toute chose et à spontanément penser et agir en étant libres d’erreurs – le fruit de toute connaissance – la vie quotidienne en plein accord avec toutes les lois de la nature.

Le fruit de toute connaissance signifie que la totalité de l’Intelligence Créatrice du Soi est éveillée à tous les niveaux de la vie: au niveau de l’intellect, de l’esprit, des sens, du corps, du comportement, de l’environnement et de la relation de l’individu avec l’ensemble de la vie cosmique. Cela signifie que le pouvoir d’organisation infini de la Loi Naturelle est spontanément présent en toute pensée, parole et action.

Le Calendrier Védique

Le calendrier védique est un calendrier luni-solaire, c’est-à-dire qu’il est basé sur les mois lunaires et les années solaires. Contrairement au simple calendrier grégorien solaire, qui a sa place dans l’usage courant à travers le monde, le calendrier védique est beaucoup plus complexe et complet. Il reflète les cycles de la nature en célébrant un grand nombre de ses dates importantes en fonction des phases relatives de la lune plutôt que des jours numérotés de la semaine, du mois ou de l’année comme le calendrier grégorien. Par exemple, la Guru Pūrnimā, qui honore le Guru ou le Maître Védique, est célébré au mois lunaire indien Āshādha lors de la première pleine lune suivant le solstice d’été. Mahā Shivarātri, une journée traditionnelle d’observance de Shiva a lieu à la fin de l’hiver, le 14ème jour de la moitié sombre du mois lunaire indien de Phālgun.

Le calendrier védique est parfois appelé Panchangam (les cinq membres), qui définit sa structure comme étant composée de cinq éléments de temps: le tithi (jour lunaire), le vāra (jour de la semaine), le nakshatra (constellation lunaire), le yoga (jour luni-solaire) et le karana (demi-jour lunaire). Selon la Science Védique Maharishi, l’aube de chaque nouveau jour éveille des qualités spécifiques de la nature. Ces qualités, basées sur les cycles du soleil et de la lune ainsi que sur la position précise des planètes et des étoiles, sont ce qui distingue les jours de la semaine, du mois et de l’année. En examinant chaque jour pour ses qualités particulières, le calendrier védique peut non seulement identifier une date et une heure propices à l’organisation de célébrations traditionnelles, mais il peut également aider à la planification de diverses activités. Une lecture correcte du calendrier védique nécessite un point de référence exact – par exemple, l’endroit où se trouve un individu – car ses échelles de temps et de distance sont si précises.

Dans l’Inde ancienne, les familles qui avaient acquis une connaissance et une compréhension approfondies du processus de changement provoqué par les cycles du temps et l’influence de la Loi Naturelle étaient connues sous le nom de Jyotishis, ou Astrologues Védiques. Jyotish signifie se rapportant à la lumière et fait référence à un ancien système de connaissance Védique qui décrit la relation entre l’individu et l’univers dans lequel il vit. Il relie les deux à travers le fil de la conscience, qui a été discuté plus tôt comme le constituant essentiel de la création. Le jyotish est appliqué par le biais de calculs mathématiques basés sur le moment et le lieu exacts de la naissance. À partir de là, il entre profondément dans la vie d’une personne pour voir ce que le passé a structuré, ce que le présent offre et ce que l’avenir peut réserver. Cette vision est contenue dans une signature unique du ciel au moment de la naissance et devient un schéma directeur pour l’expression de la personnalité et du rôle que chaque personne doit jouer dans la vie. 

Selon le Jyotish, la vie individuelle se déroule de manière séquentielle à travers un processus prédéterminé de transformation et de changement. Dans le même temps, l’univers évolue et s’étend rapidement. En comprenant le lien entre les deux, il est possible de prévoir quand divers événements transformateurs sont susceptibles de se produire, ou du moins de repérer les influences et tendances sous-jacentes qui peuvent les précéder. Cette compréhension peut avoir une immense valeur pratique, comme l’indique Levacy (1999): «Nous pouvons utiliser les informations du panchanga et notre expérience pour faire des projections qui nous conduiront à promouvoir une action au bon moment ou à reporter cette action à un moment où les conditions généreront plus de succès et de plénitude». L’art d’éviter les problèmes potentiels avant qu’ils ne surviennent est noté dans le Yoga Sūtras: Heyam dukham anāgatam (éviter le danger qui n’est pas encore arrivé, 2.16)

Comprendre les cycles de la nature reflétés dans le Calendrier Védique souligne l’importance d’un bon timing comme outil utile pour assurer le succès d’une nouvelle entreprise. Bien que cette méthode ait longtemps été utilisée pour déterminer le moment propice aux accomplissements védiques traditionnelles, je propose qu’elle puisse et doive également s’étendre à la lecture de la Littérature Védique.

Les Devatā Védiques dans la Littérature Védique et le Calendrier Védique

Citant Maharishi, Nader (2000) écrit: «… les Devatā Védiques sont les divers aspects de la Loi Naturelle qui organisent l’univers entier et le maintiennent en parfait ordre. [Ils] sont les administrateurs de tous les aspects de la création». En tant qu’impulsions de conscience présentes dans toutes les expressions de la conscience, les Devatā Védiques peuvent être assimilés aux vibrations subtiles du Champ Unifié dont les effets sont connus dans tous les états excités du champ. Ce sont les dynamiques du champ. Chaque manifestation est à la fois une expression du champ et le champ lui-même. Cela explique l’infinie variété de l’univers, même s’il est relié à une unité sous-jacente qui est un continuum immuable. Dans son rôle d’expression, les Devatā Védiques assument une identité individuelle basée sur la qualité de la Loi Naturelle qu’il administre. Par exemple, le Devatā Védique qui administre le silence est Śiva tandis que le Devatā Védique qui administre le dynamisme est Viṣṇu. Une fois encore, Nader cite Maharishi sur la relation entre Śiva et Viṣṇu.

… cela peut être compris comme la coexistence du silence et du dynamisme, ou la véritable unité de Śiva et de Viṣṇu. Dans cette perspective, Śiva et Viṣṇu peuvent être considérés comme une seule et même chose, et pourtant comme deux aspects différents du Champ Unifié de la Loi Naturelle. C’est ainsi que les Devatā sont différents l’un de l’autre, car ils administrent différents aspects de la réalité, tout en demeurant une unité indifférenciée de la Loi Naturelle.

La Séquence du Veda

Les vibrations de la Loi Naturelle qui ont été formulées dans la conscience autoréférente des Ṛṣis Védiques, sont exprimées comme les hymnes de la littérature védique. Dans sa structure, elle consistes en une séquence de sons et de silence. Les sons sont connus sous le nom de mantras et le silence est la conscience. Ceci est exprimé dans l’Apastamba Shrauta Sūtram du texte védique de Kalp comme: Mantra-Brāhmanayor-Veda Nāmadheyam (le son et la conscience constituent ensemble le Veda. 24.131) Les sons du Veda sont contenus dans les syllabes, mots, versets, hymnes et mandalas qui composent la littérature védique. Le silence se trouve dans les espaces entre toutes ces variations de sons. La signification du déploiement séquentiel et ordonné de la connaissance védique est décrite dans l’Apaurusheya Bhāshya, le commentaire de Maharishi sur le Ṛk Veda. Ceci, selon Maharishi est, «essentiellement le commentaire sur les espaces entre les syllabes de la structure védique – la valeur non-manifestée de la conscience, qui, dans son dynamisme autoréférent, constitue les mécanismes de transformation du son précédent dans le son suivant»

Alors que la plupart des commentaires sur la littérature védique expliquent la signification des mots, l’Apaurusheya Bhāshya de Maharishi est appelé le «commentaire non créé» parce qu’il se focalise sur le processus créatif qui explique l’émergence du son à partir de la réalité silencieuse et non créée de la conscience pure. Cette perspicacité résulte de la réalisation de Maharishi que le Veda, à travers ses propres mécanismes internes, se commente lui-même. Selon l’Apaurusheya Bhāshya, le Veda, à partir de la première syllabe, sa première expression, contient toute la connaissance sous forme de graine pour toutes les expressions ultérieures. Si la connaissance complète est contenue dans la première syllabe, elle doit aussi être contenue dans le premier mot, le premier verset, le premier hymne, etc. Ainsi, la connaissance continue à se déployer séquentiellement sous des formes plus élaborées. Chaque élaboration devient un «commentaire» sur l’expression précédente plus compacte.

La première syllabe du Ṛk Veda est ‘A’ (A – prononcé comme ‘Ah’). La prononciation de ‘A’ exige l’ouverture complète de la bouche et contient en elle le potentiel total pour tous les autres sons possibles. Maharishi a décrit la progression séquentielle du son dans la forme. 

Ce thème naturel de l’évolution de la conscience part du son holistique, ‘A’, et évolue dans les expressions fragmentées de ‘A’ – les sons des voyelles et des consonnes – et dans le processus continu de l’évolution dans les formes du son, ou formes de parole, évoluant davantage dans les formes de création matérielle.

C’est la vision de Maharishi sur la façon dont la conscience, le niveau fondamental de la nature, crée de l’intérieur lui-même et est ultimement responsable de toutes les formes et phénomènes de l’univers physique. Plus important encore dans la vision de Maharishi est la capacité d’un individu à expérimenter le pouvoir d’organisation de la Loi Naturelle qui est présent dans le déploiement séquentiel de la structure du Ṛk Veda. La Méditation Transcendantale est, comme nous l’avons déjà dit, un moyen naturel et systématique d’amener l’esprit à son état le moins excité où les vibrations subtiles de la conscience qui constituent le Veda sont éveillées. Le résultat est que la pensée, la parole et le comportement individuels deviennent plus alignés avec l’ordre inhérent dans le fonctionnement de la nature. Selon Maharishi, cela s’étend également à la lecture de la littérature védique en séquence. «Lorsque le texte védique est correctement prononcé dans son ordre correct, il stimule tous les éléments de la physiologie du cerveau à être pleinement alerte et à fonctionner holistiquement de manière cohérente et ordonnée».

La séquence est importante parce qu’elle aligne le cerveau avec la direction évolutive de la Loi Naturelle qui est présente dans la structure naturellement déployée de la littérature védique elle-même. Tout comme l’expression totale du Ṛk Veda est contenue dans ‘A’, le début de chaque texte de la littérature védique contient l’intégralité de cette valeur particulière de la connaissance sous forme compacte. À partir de là, le texte se déploie dans une séquence parfaite à mesure que la connaissance s’ouvre à elle-même. La fin de chaque texte contient la valeur non compactée de la connaissance qui est exprimée comme sa valeur de point. Lire le texte du début à la fin intègre la pleine étendue de la connaissance – de la totalité à son point – dans notre physiologie cérébrale. Au niveau de notre conscience, elle crée simultanément la conscience du silence (l’intégralité, la totalité) et du dynamisme (la valeur de point). Cette coexistence de valeurs opposées, comme nous l’avons vu plus haut, est le fondement du fonctionnement intégré de l’esprit dans les états supérieurs de conscience. Ma propre recherche en la conscience, qui est décrite plus loin dans cette proposition, inclut un programme systématique de lecture de la littérature védique en séquence en combinaison avec une approche qui suit le calendrier védique.

La connaissance védique… et pourquoi notre époque ne serait pas finalement incluse dans cette connaissance? Où posons la question différemment! À quel moment pouvons-nous dire que notre époque est partie intégrante de la connaissance védique, quelle est védique? 

Puisque le Ṛk Veda est la source de tous les dharmas et que toute la littérature védique en émerge, il est logique d’en conclure qu’il doit y avoir une relation entre la source et son expression. 

Répondre à cette question, c’est comprendre que la connaissance et donc la littérature védique, est le devenir de la conscience. Pour reprendre une phrase célèbre: «On devient ce que l’on voit.» À un niveau qui perçoit? La conscience dans sa qualité de Ṛṣi. Qu’est-ce qui est perçu? La conscience dans sa qualité de Chandas. Et par quel miracle? Celui de la conscience dans sa qualité de Devatā. 

Finalement, nous ne pouvons parler de connaissance védique uniquement en référence à cette structure de trois-en-un. Le processus doit nous amener à prendre conscience, un peu comme cette série télévisée ‘les Cinq Dernières Minutes’ où à la fin le commissaire Bourrel dit: «Bon Dieu! Mais c’est bien sûr!»

L’Importance de Lire la Littérature Védique

La littérature védique est le son se réverbérant de la conscience sous forme littéraire. À l’origine, la cognition des anciens sages (Ṛṣis), les hymnes et les versets qui composent la littérature védique étaient conservés dans une tradition orale par les familles védiques de l’Inde. Transmis de génération en génération, le son du Veda et sa forme correspondante ont finalement été écrits à mesure que le vaste corpus de la littérature védique prenait sa forme actuelle. Bien que des traductions approximatives de la signification de divers livres de la littérature védique aient été converties dans de nombreuses langues du monde, l’essence du Veda ne se trouve dans aucun livre. Selon Maharishi, elle est disponible dans notre propre conscience.

Le Veda est l’impulsion de la conscience, et en écoutant le son du Veda (Śruti) – en le lisant ou en l’entendant – on peut l’animer dans sa propre conscience et réaliser le pouvoir d’organisation total de la connaissance pure en soi-même.

De toute évidence, Maharishi a mis davantage l’accent sur la qualité sonore de la littérature védique que sur sa signification. C’est une distinction importante et c’est la base même de ce projet de recherche de lire la littérature védique pour sa valeur sonore. Maharishi pense que le Veda n’était pas destiné à l’étude intellectuelle. Tenter de traduire certains aspects de la littérature védique et d’en interpréter le sens exact peut être très difficile, même pour les spécialistes védiques. Les valeurs superficielles de la connaissance, parce qu’elles changent continuellement, feront toujours l’objet de nouvelles analyses et de divergences d’opinion. Cependant, les couches plus profondes de la connaissance, qui sont les vibrations de la conscience qui représentent le Veda lui-même, sont plus unifiées et capables de transcender la diversité de surface. Par conséquent, Maharishi a estimé qu’il fallait en venir à expérimenter le Veda comme la dynamique structurante de sa propre conscience autoréférente de la même manière que le Veda a été expérimenté pour la première fois par les Ṛṣis.

Le Veda est l’impulsion de sa propre conscience, mais cela pourrait être observé par l’observateur, le Soi. Quand le Veda est observé, alors il n’est pas impliqué avec l’observateur – l’observateur, le Soi, est séparé de lui. Mais quand le Veda total est complètement et pleinement éveillé dans sa conscience, alors vedo’ham – «Je suis le Veda», et ceci est le Vedānta – l’éveil qui nous identifie avec le Veda. 

Le lien entre le Veda et nous-mêmes est animé quand on lit la littérature védique. C’est le point central de cette recherche – observer l’effet sur soi-même, de lire la littérature védique. Maharishi a décrit le lien entre l’étudiant et le texte qu’il ou elle lit.

«…. peu importe l’aspect de la littérature védique que l’étudiant lit, en lui il se lit lui-même; peu importe ce qu’il voit, en lui il se voit; il est capable de saisir n’importe quel Sūtra (vers) ou phrase et en lui il se trouve.»

La valeur première de lire la littérature védique, comme Maharishi l’a expliqué, est d’animer les impulsions fondamentales du Veda dans sa conscience et de favoriser la croissance des états supérieurs de la conscience. C’est ce qu’ont noté des chercheurs comme McQuiston qui a décrit une expérience pendant la lecture et son activité subséquente.

«Je me sens si centrée et pleine quand je lis. Le Soi est fort et dynamique. Cela me conforte que je suis simplement le témoin de la vie. Je demeure dans le Soi durant l’activité sans être ombragé par le bonheur relatif ou l’idée de gains futurs. Je suis plus dans l’instant présent.»

Freeman a noté une expansion de la conscience et des limites physiques en lisant les Brahma Sūtras (Vedānta).

«Comme je continuais à lire les Sūtras, ma conscience s’élargissait encore plus, au-delà de ce que je pouvais voir. Il y avait une conscience omniprésente de tout absorber, comme être un vortex qui devenait plus grand mais plus petit en même temps… il y avait toujours ce petit corps que je connaissais comme le mien, mais la réalité en même temps était qu’il n’y avait aucune limite à me contenir. Ce qui était mon Soi continuait pour toujours – et il y avait une connaissance très concrète que j’avais toujours été, que j’avais atteint ce que j’étais vraiment, que je pouvais enfin être vraiment au repos, que j’étais revenu à la maison.» 

Il a été discuté précédemment que chaque état de conscience a un état physiologique correspondant. La croissance des états supérieurs n’est possible que lorsque le stress et d’autres déséquilibres qui limitent la capacité de la physiologie à soutenir les états supérieurs de conscience sont éliminés. Le Dr Nader a décrit l’effet de lire la littérature védique sur le corps.

«La structure des différentes branches du Veda et de la littérature védique correspond à des structures spécifiques de la physiologie. Il est donc raisonnable de conclure, comme l’explique Maharishi, que la récitation des sons de la littérature védique dans leur ordre propre se réverbérera avec les mêmes structures anatomiques auxquelles ils correspondent. Leur séquence spécifique animera également une séquence spécifique d’activité neuronale et physiologique. Cela induira la physiologie à fonctionner selon sa conception originelle et parfaite. Toute imperfection sous forme de blocages, de stress, de manque ou d’excès d’activité, ou de connexions anormales entre les différentes composantes de la physiologie, sera défavorisée par la lecture de l’aspect spécifique du Veda et de la littérature védique qui correspond à la partie de la physiologie qui est dysfonctionnelle.»

Des chercheurs comme Freeman ont constaté l’existence d’un lien entre la physiologie et la littérature védique. 

«Parfois, la lecture de la littérature védique en sanskrit donnait l’impression que les mots prononcés se réverbéraient dans une certaine partie du corps. Il y avait une sensation distincte dans cette zone lors de la lecture d’un texte, tandis que le passage à une autre branche de la littérature védique produit une sensation similaire – mais dans une toute autre partie de la physiologie.»

Les sons du Veda et l’effet qu’ils produisent dans le corps proviennent du langage pur dans lequel ils sont exprimés. Selon Maharishi, «le langage védique est le langage absolu de la loi naturelle, qui promeut l’ordre absolu dans l’univers en constante évolution. La langue sanskrite est la langue parlée la plus proche de la langue védique.» Le sanskrit a longtemps été reconnu comme un «dialecte pur», une langue conçue entièrement en elle-même et non comme un dérivé d’une autre langue. Le mot «sanskrita» signifie purifié ou raffiné. Les historiens la considèrent généralement comme la langue la plus ancienne et la plus systématique du monde.

Au-delà de l’analyse technique du sanskrit se trouve un langage magnifiquement conçu qui rend justice à l’essence pure de la littérature védique. Pour ceux qui s’aventurent à apprendre même les sons de base qui constituent l’alphabet, une expérience joyeuse les attend. Ouvrir sa conscience aux sons primordiaux de la nature que les anciens sages connaissaient, crée un lien avec le pouvoir d’organisation de la nature elle-même…

«Apprendre l’alphabet védique et appliquer ces syllabes pour former les mots et les phrases contenus dans la littérature védique a été un exercice dans la joie pure. Chaque étape du processus d’apprentissage a été naturelle, plénifiante et sans effort. Je ressentais en moi un profond sentiment de découverte personnelle à mesure que chaque nouveau son et la forme correspondante se réverbéraient dans ma physiologie. L’apprentissage de l’alphabet sanskrit et la lecture de la littérature védique étaient une continuité de l’expérience naturelle que j’ai trouvée dans ma pratique de la Méditation Transcendantale – le flot sans effort de la pensée, les mantras védiques qui se réverbérent dans les lettres sanskrites sont écrits en Devanāgari. Bien qu’il soit possible de lire la littérature védique en utilisant la translittération romaine, la relation du nom (son) et de la forme en seraient supprimés. Pour produire le maximum d’effet dans la physiologie, il est fortement recommandé de lire en Devanāgari.»

Note: Au delà de notre expérience intérieure, ce que nous aimons essentiellement est d’apprendre. Mais bien souvent nos recherches nous conduisent dans des domaines qui n’ont plus rien à voir avec l’objectif initial. Et finalement, rien n’est produit de substantiel et ce qui aurait pu être un moyen de progresser devient une source d’ennui. Pour remédier à cette situation, la meilleure solution est de bien définir ce que nous voulons apprendre et de revenir régulièrement à cette définition afin de s’assurer que nous n’avons pas dévié de notre trajectoire. Tout le but étant de maîtriser son domaine d’expertise et ainsi devenir une source d’intérêt pour son auditoire.

La Science Védique de Maharishi et la Conscience

Un quatrième état majeur de conscience – La Conscience Transcendantale: Par rapport à l’état de veille, de rêve et de sommeil, la conscience pure (ou conscience transcendantale, en haut à droite) n’a pas de contenu ni d’activité de pensée, mais elle est consciente d’elle-même. L’esprit est alerte, éveillé, mais on ne pense à rien au moment où l’on transcende, donc il n’y a pas de contenu. La conscience sans contenu.

La Science Védique de Maharishi considère la conscience comme le constituant essentiel de la création. C’est le potentiel total de la loi naturelle² qui sous-tend non seulement toutes les expériences subjectives (pensées, sentiments, etc.), mais aussi tous les objets d’expérience sensorielle présents dans le monde matériel. La science moderne a une vision remarquablement parallèle à la structure de l’univers grâce aux progrès récents de la théorie du champ quantique. S’appuyant sur les découvertes d’Einstein, la physique théorique est allée jusqu’à entrevoir un champ unifié qui sous-tend toute la diversité qui constitue l’univers connu. En introduisant le concept d’un champ – une construction abstraite qui inclut des particules et des forces «virtuelles» – la physique est allée jusqu’aux limites les plus lointaines de la recherche scientifique moderne. Cependant, malgré cette découverte et les formules mathématiques qui en vérifient l’existence, la physique est limitée dans sa capacité à fournir une validation expérimentale objective du champ unifié en raison des limites de la technologie actuelle des accélérateurs de particules. Par conséquent, pour les physiciens modernes, le champ unifié ne reste qu’une réalité mathématique, encore quelque peu illusoire et en dehors du domaine de l’expérience directe.

² La loi naturelle se réfère au fonctionnement ordonné et holistique des principes sous-jacents (les lois de la nature) qui gouvernent l’infinie diversité de l’univers matériel. Contrairement aux lois nationales créées par des individus, la loi naturelle n’est pas créée en ce sens qu’elle a été automatiquement établie et mise en mouvement par la nature.

Selon la Science Védique Maharishi, il existe une connexion qualitative entre le champ unifié de la science moderne et le domaine de la conscience pure décrit dans la littérature védique. Tout comme le champ unifié de la physique quantique contient une potentialité pure, dont la vivacité est apparente sur la base de ses particules «virtuelles», la conscience pure contient le potentiel total de la loi naturelle et les vibrations du domaine représentent le Veda. La science moderne et la Science Védique de Maharishi peuvent ainsi être considérées comme deux approches différentes mais complémentaires d’une même réalité sous-jacente. La connexion entre le plus moderne et le plus ancien représente un nouveau paradigme pour l’avancement de la connaissance scientifique.

La littérature védique

Les premiers documents qui décrivent la conscience humaine se trouvent dans la littérature védique de l’Inde ancienne. Ces textes contiennent de nombreuses références à une dimension intérieure de la vie qui dépasse le domaine des sens, mais reste ouverte à l’expérience directe. Comme le dit le Katha Upaniṣad, «Profondément à l’intérieur de la personne … c’est le plus profond de son Soi, de sa propre conscience» (2.3.17). Selon la Science Védique de Maharishi, la conscience pure, fondement et source de toute connaissance, s’écoule à travers la structure et la séquence du Veda et de la littérature védique. La lecture de la littérature védique est donc l’étude de la conscience autoréférente à mesure qu’elle se meut. Le thème de l’autoréférence signifie que la connaissance se réfère toujours à sa source, qui est elle-même. De cette façon, elle n’est jamais en dehors d’elle-même. Il existe de nombreuses expressions dans la littérature védique qui décrivent cette nature autoréférente, comme ce qui suit dans les Yoga Sutras de Maharishi Patañjali: Vṛtti sārūpyam itaḥ atra (les réverbérations du Soi émergent d’ici [l’état autoréférent] et restent ici [dans l’état autoréférent], 1.4)

Maharishi a organisé les 40 aspects principaux de la littérature védique de manière à préserver l’interconnexion de chaque aspect avec tous les autres aspects (voir le tableau). L’aspect principal de la littérature védique est le Ṛk Veda. Selon Maharishi, toute la littérature védique est contenue sous forme de graines dans le Ṛk Veda. C’est comme le tronc de l’arbre d’où partent les différentes branches. Tout comme les branches, bien qu’elles aillent dans des directions différentes, sont toujours reliées à l’arbre, toutes les branches de la littérature védique sont reliées au Ṛk Veda. Maharishi a décrit comment les différentes branches de la littérature védique représentent des qualités spécifiques de la totalité non spécifique qui constitue le domaine de la conscience.

«Différents aspects de la littérature védique catégorisent les différentes qualités de la conscience en termes de vibrations ou de fréquences inhérentes à la valeur holistique de la conscience. Ces fréquences de conscience sont l’expression de l’intelligence qui donne naissance d’abord à la structure védique, la structure du Ṛk Veda, et qui continue à évoluer en particules de matière et en différentes formes de création matérielle.»

En termes de structure, nous pouvons l’envisager comme un cercle dont chaque partie est toujours reliée à l’ensemble. C’est la forme d’un mandala. Sa forme circulaire est une représentation symbolique de la totalité interconnectée de la conscience, le Soi. Dans la structure globale d’un mandala, chaque branche de la littérature védique fait également partie d’un petit groupe de six branches. Ensemble, en fonction des qualités qu’ils représentent, ils forment une boucle qui les relie. Par exemple, l’un de ces groupes est connu sous le nom de Vedāñga (les membres du Veda), qui comprend Śikṣā, Kalp, Vyākaraṇ, Nirukt, Chhandas et Jyotiṣ.

Selon Maharishi, les Vedāñgas décrivent les mécanismes par lesquels la conscience (la nature non manifestée de la réalité) se manifeste.

«Les Vedāñgas étudient comment la structure de la connaissance de la nature est contenue dans le domaine de la conscience, comment cette structure de la connaissance pure est cognisée comme le Veda, et comment le Veda est ensuite exprimé comme la parole.»

Śikṣā est la science de la parole et, en tant que telle, Maharishi lui a donné la qualité «d’expression». Kalp décrit l’exécution des rituels ou cérémonies védiques traditionnels et a une qualité de «transformation». La transformation est un processus. Il prend la qualité d’expression que l’on trouve dans Śikṣā et crée une élaboration plus poussée en transformant les valeurs de point de la parole en valeurs étendues d’accomplissement. Vyākaraṇ est la grammaire védique. Il a une qualité d’expansion. L’expansion des syllabes en mots et en phrases est basée sur des règles de grammaire. Au fur et à mesure qu’un système s’étend vers l’extérieur, il est important de maintenir l’équilibre et le contrôle internes. Par conséquent, la qualité croissante de Vyākaraṇ est suivie dans la boucle Vedāñga par la qualité «d’autoréférence» trouvée dans Nirukt. Nirukt signifie «répondre» et son texte ne parle que de mots. Comme un thésaurus, Nirukt décrit la relation d’un mot avec lui-même. Ceci est représenté par la courbure de la boucle comme la première expression de la conscience, après s’être étendue, commence maintenant à se recourber sur elle-même. L’aspect suivant, Chandas, est le mètre. En se basant sur le nombre de syllabes dans une ligne, Chandas maintient la structure rythmique du verset. Il a donc une qualité de «mesure et de quantification». Le dernier composant de Vedāñga est Jyotiṣ ou l’astrologie védique. Parce qu’il relie le passé, le présent et le futur, Maharishi a donné à Jyotiṣ la qualité de «toute connaissance». C’est l’achèvement de la boucle, le retour de la conscience à elle-même dans le pur état de connaissance. C’est la totalité unifiée du connaisseur, de la connaissance et du connu dans un seul état unique d’autoréférence de la conscience.

Une boucle de réaction autoréférente peut également être trouvée dans d’autres systèmes, y compris le corps humain. Le neuro-physiologiste Tony Nader, qui a trouvé une correspondance directe pour chacun des 40 aspects de la littérature védique dans la physiologie, a décrit comment l’équilibre est maintenu dans le corps par une relation fonctionnelle entre ses différentes composantes.

«La physiologie est un domaine dynamique de transformations continues, qui se produisent dans des ensembles de boucles de rétroaction qui assurent la continuité dans le changement. La physiologie peut être comparée à celle d’une rivière – elle a toujours la même apparence, mais elle est toujours nouvelle. Les boucles sont disponibles à tous les niveaux de la physiologie, macroscopique et microscopique – au niveau de l’organe ainsi qu’aux niveaux atomique et moléculaire.»

En se référant à un point de référence d’ordre, la nature est capable de maintenir un équilibre évolutif au milieu d’un changement et d’une expansion continus. La littérature védique, même dans sa propre structure d’expansion et de contraction, est également capable de donner expression à ce phénomène naturel.

L’Importance de la Compréhension Intellectuelle

L’utilisation du Poster du Champ Unifié en classe

La compréhension intellectuelle de la connaissance totale est pleinement actualisée grâce à une approche simple et unique de l’enseignement. Chaque partie de la connaissance, qui se déploie jour après jour dans les salles de classe, est connectée avec la connaissance totale. Ceci est accompli par l’enseignant à la dernière minute de chaque classe, quand il montre à tous les étudiants un tableau qui donne une vision de la connectivité de la connaissance de la leçon avec la connaissance de la discipline correspondante, et montre aussi la connectivité de la discipline avec la connaissance totale de toutes les disciplines à la base commune à toutes les disciplines dans la conscience.

De cette façon, la totalité (de la connaissance) ne peut pas être ombragée par la partie (de la connaissance), et la partie est toujours comprise en référence à la totalité.

L’étude de n’importe quelle partie de la connaissance à l’Université Védique Maharishi sert d’approche directe pour sonder simultanément la profondeur de la connaissance totale.

Ce thème de l’enseignement, qui relie chaque leçon à la connaissance totale de l’ensemble de la discipline et relie chaque discipline à la base commune* de toutes les disciplines, le domaine de l’intelligence pure, est une caractéristique unique de l’Université Védique Maharishi, qui réussit à transmettre une connaissance complète à chaque étudiant et à atteindre le but suprême de l’enseignement universitaire en offrant l’illumination à tout étudiant.

* Étude des Prātishākhyas, qui établissent toutes les branches de la connaissance sur le fondement de la conscience autoréférente.

Cette approche pour développer la connaissance complète dans la conscience de chaque étudiant n’est disponible dans aucune autre université dans le monde. Aucune université au monde n’a ce concept de la connaissance totale ou du «fruit de toute connaissance» pour chaque étudiant.

L’avantage de la compréhension intellectuelle de la connaissance complète sur la base de l’intelligence pure de l’étudiant est que l’étudiant se trouve être le centre vivant de toute connaissance; il trouve toutes les valeurs diversifiées de la connaissance dans le contexte de la connaissance totale (le Veda) dans sa propre conscience, dans sa propre conscience holistique – sa conscience maintient la créativité et le pouvoir d’organisation du Veda qui est toujours éveillé comme l’intelligence fondamentale dans sa propre physiologie.

De plus, ces deux approches expérientielles ou expérimentales, intellectuelles ou théoriques sont parfaites, parce qu’elles jouissent d’une authenticité absolue à partir de la structure éternelle de la connaissance pure, le Veda et la littérature védique.

Il faut mentionner ici, dans le contexte des approches pratiques et théoriques de l’Université Védique Maharishi, que ces deux approches de la Science et de la Technologie Védiques Maharishi ont été soigneusement authentifiées selon les normes scientifiques de vérification les plus rigoureuses, qui ont prouvé la validité des allégations.

Plus de 500 études scientifiques menées sur la Méditation Transcendantale de Maharishi et le Programme de TM-Sidhi dans différentes universités et instituts de recherche à travers le monde au cours des trente-sept dernières années valident tout ce qui est mentionné ici en référence à la vision de l’Université Védique Maharishi et à la réalité de l’approche védique de la perfection dans la vie quotidienne de tout le monde.

L’éducation à l’Université Védique Maharishi offrant la connaissance totale sur les deux niveaux, pratique et théorique, ne permet pas au connaisseur de rester dans les limites de la connaissance. Les limites des différents domaines (différentes disciplines) de la connaissance perdent leur rigidité sur le fondement de la connaissance totale – chaque discipline est connectée à la source commune de toutes les disciplines, le domaine de la pure intelligence de l’étudiant.

Chaque étudiant devient l’expression de la connaissance totale et, en tant que tel, il est capable de témoigner des limitations et des limites de la connaissance. Il s’élève au-dessus de la servitude; il jouit de la libération; il jouit de la liberté dans la connaissance totale – dans l’illimité, le pur éveil.