Comment le Silence Apporte la Paix et le Progrès

Cliquez sur l’image de Maharishi, il vous révèlera sa « Global Peace Initiative »

Dr Hagelin: «La question porte sur le silence. En Occident, du moins, nous considérons que le silence est l’absence de bruit: vous empêchez les chiens d’aboyer, et puis c’est le silence; vous fermez les fenêtres à cause du bruit de la circulation à l’extérieur, et puis c’est le silence. Cependant, Maharishi semble dire que le silence est quelque chose en soi – une puissance ou une force, et pas simplement l’absence de bruit. Cela peut sembler une question simpliste, mais comment Maharishi définit-il le silence? Comment l’acte d’introduire le silence dans le domaine de la politique apporte-t-il la paix et le progrès au monde?»

Maharishi: «Votre question m’amène au processus de création. Une chose est: l’abstraction totale, le domaine non-manifesté, le domaine total de la Loi Naturelle. C’est ce qu’on appelle Purāṇ. Purāṇ est comme le Champ Unifié. De là, l’Upa-purāṇ surgit, la nature silencieuse de Purāṇ commence à acquérir une vague activité. Cette vague activité est le début de la Smṛti, qui est appelée «mémoire». Le domaine non-manifesté a la mémoire de tout. Ce domaine de silence émerge en séquence. Une chose vague devient de plus en plus grossière à cet endroit.

La séquence est en termes de dix-huit. Ceci est très bien défini dans la Littérature Védique. Il y a dix-huit Purāṇas – dix-huit valeurs du non-manifesté. C’est la science du non-manifesté, la science du Nirguṇ Nirākār, la science de la Conscience Autoréférente. Ces dix-huit sortes de Purāṇas commencent à s’élever dans la mémoire de leur caractère spécifique. Il y a donc dix-huit étapes d’émergence de la mémoire à partir de Purāṇ, l’unique, l’océan plat de la conscience, le domaine du non-manifesté, le Champ Unifié autoréférent. 

Je vous rappelle ce mot que le Dr Hagelin a dit: «séquentiel». Voici maintenant le commentaire de cette séquence. Comment le non-manifesté – la totalité, l’infini – se manifeste-t-il? Il se manifeste en séquence. Et ces séquences sont appelées Upa-purāṇ, puis Upa-smṛti, puis Smṛti, puis Śruti. Elles sont toujours au nombre de dix-huit. Cela est très bien définie dans la Littérature Védique. 

C’est l’évolution séquentielle de l’unité vers, finalement, la diversité. La diversité est là, où la réalité transcendantale repose sur les cinq sens de la perception: elle est entendue, vue, touchée, goûtée et sentie. Ainsi, de la transcendance complète, il y a dix-huit étapes de Purāṇ, dix-huit étapes de Upa-purāṇ, dix-huit étapes de Upa-smṛti, dix-huit étapes de Smṛti, et dix-huit étapes de Śruti. Ces étapes sont séquentielles. Le mot «séquence» est le plus important dans la Littérature Védique car c’est ainsi que se manifeste le non-manifesté. 

Ce qui est le plus important pour nous, c’est ce qui arrive maintenant. Lorsque nous allons dans le domaine où tout est possible, le non-manifesté, alors nous devons partir du niveau Śruti, puis aller au niveau Smṛti, au niveau Upa-smṛti, au niveau Upa-purāṇ, au niveau Purāṇ. Ils sont très bien définis – dix-huit, dix-huit, dix-huit et dix-huit. Et il y a aussi d’autres séquences de vingt-quatre, vingt-quatre, vingt-quatre, ou douze, douze, douze – très bien définies. 

C’est la science de la vie, la science de la conscience, et il faut passer par là. Notre méditation va du grossier au subtil, et au plus subtil. Elle vient de Śruti – «ce qui est entendu» – de l’audition, à la mémoire, de la mémoire à la mémoire de plus en plus fine – dix-huit étapes de mémoire. Ensuite, des dix-huit étapes de la mémoire ont passe aux dix-huit étapes de l’Upa-purāṇ, puis aux dix-huit étapes de Purāṇ et enfin à l’Ātmā. «Ātmā» est défini comme Śivaṁ Śāntam Advaitaṁ – c’est-à-dire le silence total. 

Grâce à la pratique de la Méditation Transcendantale et des techniques avancées, la Conscience continue, pas à pas. Le mot est «séquentiellement» – s’ouvrant séquentiellement à des étapes de plus en plus fines de l’Intelligence Créatrice, et à des niveaux de plus en plus fins de l’intelligence et de l’énergie jusqu’à ce qu’elle atteigne finalement ce domaine qui n’est plus en séquence. Elle est en elle-même – complètement le Champ Unifié naturel et éternel. Elle est définie en termes de Connaissance Totale. Le mot qui s’en rapproche le plus est «l’Être», et ensuite toutes ces étapes du devenir.  

Notre esprit s’associe à des niveaux de plus en plus fins et, en fin de compte, s’ouvre au domaine complet, plat et non-manifesté – le Champ Unifié autoréférent lequel est autosuffisant. Autosuffisant en quoi? Il est autosuffisant dans sa propre perfection. Lorsque nous arrivons à cette perfection, il y a une belle expression dans la Littérature Védique: «Pūrṇāt Pūrṇam Udacyate» – le flot entier est le flot de la plénitude. Cela est défini, en fin de compte, comme la nature de la vie. De la même manière, nous définissons la nature ultime de chaque partie de l’arbre comme le flot de la sève. C’est juste de la sève, le flot de sève. En tant que flot de sève, elle s’exprime, puis se dissout pour se transformer et changer. À chaque étape de changement, il y a quelque chose de nouveau qui se produit encore et encore.  

La Science du Veda définit cette nouveauté dans l’importance de l’évolution séquentielle. Pour que l’esprit en devienne familier, il est seulement question de l’expérimenter en séquence. La pratique est pour amener notre conscience en séquence à sonder la réalité d’une nature de plus en plus fine jusqu’à ce qu’à la fin, nous en fassions l’expérience. Alors, il n’y a plus d’action, c’est le silence.  

C’est ce que l’on chante abondamment en termes de Śiva, Śakti, Viṣṇu, Lakṣmī et autres. Toute la littérature de la Science Védique est pleine d’expressions très claires et complètement épurées pour révéler les principes et déployer la pratique. Nous allons mettre cela à la disposition de tous nos enfants pour le futur.  

C’est à cela que ces Rajas seront formés pour le mettre dans les écoles, les collèges et les universités. Toute cette Connaissance Totale sera utilisé pour la santé, l’agriculture, la défense, l’économie, la politique, l’administration et pour tout le reste.  

La connaissance fondamentale du Champ Unifié, en principe et en pratique, sera mise à la disposition de tous nos enfants. Au cours des dix ou douze années de vie étudiante, ils deviendront les citoyens illuminés de leur nation. Alors, il y aura une paix permanente sur terre.  

Ce n’est pas une idée. C’est un programme très pratique qui va créer un monde très heureux et plein de plénitude.»

Maharishi sur le Yagya

Cliquez sur l’image pour avoir accès au Yagya Atirudrabhishek, récitation védique pour la paix dans le monde.

Conférence de presse mondiale du 23.10.2002

Maharishi: …Le Yagya est un programme préventif, de sorte que toute erreur commise par nous puisse être réparée par nous.

Il y a des prescriptions, faites ceci, faites cela. Le Yagya est une théorie pratique complète de l’état de conscience supérieur. Les Yagyas ne sont pas des procédures conçues par l’homme. Ils sont Nitya et Apauruṣeya, et cela est promu par le langage du Soi lui-même, qui est le langage védique.

Le langage védique n’est pas un langage conçu par l’homme, non. C’est le langage du champ transcendantal. C’est le champ transcendantal lui-même qui parle. Lorsque vous regardez la transformation des voyelles et des consonnes védiques, il ne s’agit pas d’une grammaire conçue par l’homme, non, non. On dit que c’est Nitya et Apauruṣeya – le langage de la loi naturelle est une réalité éternelle. Et le langage de la loi naturelle est une réalité éternelle dans tous les domaines de changement, parce qu’elle n’est pas projetée par l’homme, ce n’est pas un discours humain. C’est le discours de cette valeur éternelle qu’est l’intelligence. La valeur de champ sur sa propre qualité d’autoréférence.

Les procédures de Yagya se situent donc à ce niveau, là où le résultat d’une action émerge. Vous faites ceci et cela se produira. Qui conçoit cela? C’est la nature, c’est la loi naturelle qui le conçoit. Toute action entraîne une réaction, c’est l’expression ordinaire de ce grand principe dans le langage scientifique moderne.

Il s’agit donc d’un phénomène d’autoréférence. C’est ce qu’on appelle le langage Nitya et Apauruṣeya. Le langage védique, dans sa valeur totale, est éternellement le même. Le soleil, la lune, les galaxies, la terre ici et là et ceci et cela – tout le processus d’évolution du point à l’infini. Il n’y a rien de nouveau là-dedans. Tout le processus est automatique, de l’évolution d’un point à l’évolution de l’univers en perpétuelle expansion.

C’est une chose automatique. C’est une connaissance trop fragmentée qui dit ceci et cela. Non, non, c’est bien au-delà de la portée de la science. Bien au-delà de la portée de toute science. Parce que c’est la science de l’infini. L’administration de l’infini. La création d’une diversité infinie à partir de l’unité éternelle. Ce n’est pas une chose conçue par l’homme.

L’esprit humain peut le comprendre dans une certaine mesure. Et peut le posséder pratiquement dans sa totalité. C’est possible pour l’esprit humain. Mais la compréhension n’est possible qu’à partir de l’être. Elle est comprise par notre conscience d’être cela. C’est une valeur d’autodétermination. Nitya, Apauruṣeya Veda, Nitya, Apauruṣeya système de production de l’effet d’une action.

Qui sait, lorsque je lève la main ici, quelle influence j’exerce sur le soleil et la lune? Le Jyotish est un aspect qui sait tout. Et le Jyotish est la science de ce point unique. Où un homme est né, où dans l’espace et le temps? C’est tout et à partir de là, on scanne toutes les activités possibles de la vie.

Cette connaissance totale de la vie est donc le Veda, qui est le domaine de la connaissance totale. Avec cela en main, personne ne devrait être autorisé à perdre son temps. Et c’est le rôle parental de l’administration de sauver la vie de ses administrateurs et de leur donner la dignité qui leur revient dans le statut cosmique. Une très, très belle chose…

Le Rāmāyaṇa et la Paix Mondiale

La perception générale de ce que signifie la paix mondiale parmi la population est principalement liée à l’absence de conflit, que ce soit au sein d’une nation ou entre les nations. Maharishi a déclaré qu’une nation invincible sera caractérisée par «tout le bien partout et l’absence de bien nulle part».

Cela élargit le concept de la paix mondiale à l’élimination totale de toutes les influences négatives. C’est un concept tellement étranger à l’humanité, qui a été assaillie par la guerre, les conflits, la souffrance et la négativité pendant des millénaires, et pourtant, tout le monde désire de manière innée cet état de fait. Nous avons examiné ce que dit la recherche scientifique sur les programmes de création de cohérence qui inversent les tendances de la négativité.

En outre, les anciens textes védiques de l’Inde constituent également un point de référence estimé pour quiconque s’est imprégné de cette sagesse intemporelle. Le Rāmāyaṇa nous indique clairement comment se caractérise la paix dans le monde; en bref, il donne une vision de bien plus que la paix dans le monde, l’aube du Paradis sur Terre.

Quelques versets du Rāmāyaṇa: 

सर्वं मुदितमेवासीत्सर्वो धर्मपरोऽभवत् ।

राममेवानुपष्यन्तो नाभ्यहिंसन्परस्परम् ॥6.131.100॥

sarvaṁ muditam evāsīt sarvo dharma-paro’bhavat

rāmam evānupaṣyanto nābhyahiṁsan parsparam – Rāmāyaṇa, Yuddha Kāṇd, 6.131.100

Le bonheur était partout et tout le monde était établi dans le Dharma. Voyant Rām seul, personne ne nuisait à personne d’autre. – Rāmāyaṇa dans la physiologie humaine, page 271

नाकाले म्रियते कश्चिन्न व्याधि प्राणिनां तथा ।
नानर्थो विद्यते कश्चिद्रामे राज्यं प्रशासति ॥7.99.14॥

nākāle mriyate kaścin na vyādhi prāṇināṁ tathā 
nānartho vidyate kaścid rāme rājyaṁ praśāsati – Rāmāyaṇa, Uttar Kāṇd, 7.99.14

Sous le règne de Rām, personne ne mourait prématurément, personne n’était malade et il n’y avait pas de catastrophes naturelles. – Rāmāyaṇa dans la physiologie humaine, page 271

नित्यपुष्पा नित्यफलास्तारवः स्कन्धविस्तृताः ।
 काले  वर्षी च पर्जन्यः सुखस्पर्शश्चा मारुतः ॥6.131.103॥

nitya-puṣpā nitya-phalāstaravaḥ skandha-vistṛitāḥ
kāle varṣī ca parjanyaḥ sukha-sparśaś ca mārutaḥ – Rāmāyaṇa, Yuddha Kāṇd, 6.131.103

En Ayodhyā, les arbres aux branches étendues étaient toujours en fleurs, toujours chargés de fruits. Les pluies étaient opportunes et les vents agréables au toucher. – Rāmāyaṇa dans la physiologie humaine, page 271

ब्राह्मणाः क्षत्रिया वैश्याः शूद्रा लोभविवर्जिताः ।

स्वकर्मसु प्रवर्तन्ते तुष्टाः स्वैरेव कर्मभिः ॥6.131.104॥

brāhmanāḥ kṣatriyā vaiśyāḥ śūdrā lobha-vivarjitāḥ

svakarmasu pravartante tuṣtāḥ svair eva karmabhiḥ – Rāmāyaṇa, Yuddha Kāṇd, 6.131.104

Brāhmaṇāḥ, kṣatriyā, vaiśyāḥ et śūdrā étaient exempts d’avidité, accomplissaient leurs propres devoirs et étaient comblés dans leur vie. – Rāmāyaṇa dans la physiologie humaine, page 271

[Ce verset explique que les membres des différentes castes d’Ayodhyā (Brāhmaṇas, Kshatriyas, Vaishyas et Shūdras) avaient leurs propres responsabilités sociales qui permettaient à la fois de maintenir le Dharma (la vie en accord avec la loi naturelle) de la société et de soutenir efficacement leur propre évolution. Ce verset réfute toute affirmation de coercition ou de force, car il indique clairement que les citoyens d’Ayodhyā étaient épanouis dans l’accomplissement de leur dharma.]

Ces versets décrivent la coordination d’éléments de la vie habituellement considérés comme échappant au contrôle de l’homme, tels que le temps et les variations saisonnières. Les agriculteurs de notre époque, par exemple, sont confrontés chaque année aux caprices apparents de la météo, ne sachant jamais si l’année en cours apportera des conditions environnementales bénéfiques ou désastreuses pour leurs cultures. Maharishi souligne que lorsque le soleil, la pluie et les saisons vont et viennent sans tenir compte des besoins de la société, c’est parce que l’environnement subsiste dans un état de déséquilibre, dans lequel il y a un manque de coordination entre les divers éléments distincts. Il souligne cependant que ces entités apparemment séparées peuvent être correctement coordonnées en rétablissant l’équilibre.

La possibilité de rétablir l’équilibre de la nature est en soi un concept étonnant. Maharishi souligne cependant que l’environnement peut effectivement être influencé par les êtres humains, car sa base est, comme nous l’avons vu, le même champ de la Loi Naturelle qui est la forme la plus simple de la conscience humaine. Son commentaire commence par l’expérience du champ unifié de la conscience pure pendant le programme de Méditation Transcendantale:

«Lorsque la conscience s’élargit, elle ne se fragmente pas. Au contraire, elle devient de plus en plus cohérente. Cela signifie que les extrémités de l’infini sont ramenées vers l’intérieur, vers l’unité. Le caractère illimité de la vie est ramené à une globalité complète et immuable. C’est dans cette unité que réside le pouvoir de l’invincibilité. Lorsqu’un nombre infini de canaux de créativité petits et séparés sont réunis en un seul tout, la créativité est infinie.»

Maharishi compare souvent l’esprit à une vague sur l’océan pour décrire le processus de transcendance. Tout comme une vague s’installe pour assumer le statut de l’océan tout entier, l’esprit s’installe pendant la technique de Méditation Transcendantale et s’identifie à son état le plus simple, la pure conscience autoréférente. Cette analogie révèle plusieurs caractéristiques de la conscience autoréférente, mais elle souligne particulièrement son statut de champ d’unité, la totalité illimitée de toutes les parties séparées. À ce niveau d’unité, note Maharishi, tous les divers éléments de la nature sont naturellement coordonnés, un concept qu’il appelle la «corrélation infinie»:

«La corrélation infinie est synonyme de communication parfaite. En d’autres termes, chaque élément est lié à l’autre si intimement qu’il est l’autre. C’est la richesse de la globalité de la conscience qui unifie à la source toutes les différences de surface.»

En renforçant la qualité de la corrélation infinie dans la conscience individuelle, elle est simultanément renforcée dans tous les aspects de la vie collective:

«Grâce à la technique de la Méditation Transcendantale, le cerveau devient plus cohérent dans son fonctionnement – les différentes parties du cerveau commencent à fonctionner en se respectant les unes les autres. Au niveau collectif, la communication devient fluide et fructueuse entre les différentes parties qui constituent une nation, ainsi qu’entre les différents éléments qui composent ces parties.»

Ici, Maharishi indique clairement que la vie nationale comprend bien plus que la vie des citoyens. Créer de la cohérence dans la conscience collective ne crée pas seulement un équilibre dans le fonctionnement du soleil, du vent et de la pluie, mais aussi dans chaque partie d’une nation. Par conséquent, la clé pour créer un fonctionnement plus ordonné et plus cohérent entre toutes les parties de l’environnement est de vivifier la qualité de la corrélation infinie dans la conscience collective.

Les versets cités ci-dessus soulignent l’équilibre de la vie à Ayodhyā, où la nourriture était abondante et la beauté omniprésente. Nous voyons dans l’analyse de Maharishi de l’équilibre environnemental un cadre théorique qui place les descriptions de Vālmīki dans un contexte tout à fait pratique. Dans le cas d’Ayodhyā, l’équilibre a été créé dans la conscience nationale par la présence de Rām, le potentiel total de la Loi Naturelle. L’exposé de Maharishi sur la relation entre la vie individuelle, la vie collective et l’environnement nous montre que cet idéal – une vie sans erreur en parfait accord avec la Loi Naturelle – est une réalité pratique, réalisable par la mise en œuvre des technologies de la conscience, en particulier la pratique en groupe du programme de Méditation Transcendantale et de MT-Sidhi.

Une proposition de recherche pour la lecture de la Littérature Védique

La Sainte Tradition des Maîtres Védiques et les Devatās Védiques pour la création du Paradis sur Terre.

Pour la recherche dans la conscience, je propose un programme de lecture de la Littérature Védique qui suit le Calendrier Védique et met l’accent sur les Purāṇas. Cette approche, combinée au programme traditionnel de lecture en séquence, présente un modèle fascinant pour la recherche comparative. D’une part, il y a la séquence naturelle du déploiement de la Connaissance Védique telle qu’elle a été mise en lumière par Maharishi dans les 40 aspects de la Littérature Védique. D’autre part, la séquence naturelle du temps qui se déroule au fur et à mesure qu’il s’éveille chaque jour avec une expression différente des innombrables qualités de la nature. Une telle approche de la lecture de la Littérature Védique tirera pleinement parti de la portée et de l’étendue de la Loi Naturelle présente dans chaque expression du Veda.

En examinant le Calendrier Védique pour la période actuelle qui correspond au mois grégorien d’octobre 2020, on constate que huit jours ont une désignation Devatā Védique particulière. Le 17 octobre est Sharadiya Navaratri* – les neuf jours de Mère Divine, suivis de Vijaya Dashami – le Jour de la Victoire, une période des plus propices de l’année selon le Calendrier Védique. En ces jours, les qualités de dynamisme de la nature, incarnées par les trois aspects de Mère Divine, sont très éveillées dans le fonctionnement de la nature. Il y a également un jour de Shiva qui se répète chaque mois et qui a lieu plus tard en octobre. En outre, il y a quatre jours de Viṣhṇu, un jour de Gaṇesh et un jour de Mère Divine. Les 19 jours restants du mois d’octobre sont sans référence majeure au Devatā Védique bien qu’ils aient leur référence au Panchangam comme mentionné ci-dessus.

Selon la Science Védique de Maharishi, lorsque certaines qualités – silence, dynamisme, suppression des obstacles, prospérité, connaissance, etc. – sont de nature prédominante, elles sont plus accessibles à la conscience humaine. Les activités qui permettent de placer innocemment sa conscience sur ces qualités, à travers le Devatā Védique auquel elles correspondent, obtiendront le soutien de la nature pour l’établissement de ces qualités. Il est donc logique d’établir un lien entre le Devatā Védique du texte et le jour du mois où les qualités de la Loi Naturelle représentées par ce Devatā sont les plus accessibles. L’intention ici est d’établir un programme de lecture basé sur cette relation. Par exemple, si nous considérons le mois d’octobre, un programme de lecture pourrait se composer de la structure suivante, basée sur une semaine de lecture de six jours à raison de quatre heures par jour (pour ceux qui ont le temps).

Jour de la semaineDevatā VédiqueLittérature Védique à lire
Jeudi 1er octobre
Shikshā
Vendredi 2 octobre
Shikshā
Samedi 3 octobre
Shikshā
Lundi 5 octobreShivaShiva Sahasranāma, Shiva Sūtras, Shiva Purāam
Mardi 6 octobre
Shikshā
Mercredi 7 octobre
Shikshā
Jeudi 8 octobre
Shikshā
Vendredi 9 octobre
Shikshā
Samedi 10 octobre
Shikshā 
Lundi 12 octobre
Shikshā
Mardi 13 octobre
Shikshā
Mercredi 14 octobre
Shikshā
Jeudi 15 octobre
Shikshā
Vendredi 16 octobre
Shikshā
Samedi 17 octobreDevī – les neuf jours de Mère Divine commencentPas de lecture mais célébration
Lundi 19 octobre
Shikshā
Mardi 20 octobreGaṇeshGaṇesh Sahasranāma, Sankashtanāshanam (Narada Purāṇa), Gaṇesh Purāṇa
Mercredi 21 octobreDevīDūrgā Sahasranāma (Skanda Purāṇa), Mahā Lakshmī Sahasranāma (Brahma Purāṇa), Saraswatī Sahasranāma (Skanda Purāṇa), Devī Mahatmyam (Markandeya Purāṇa)
Jeudi 22 octobre
Shikshā
Vendredi 23 octobre
Shikshā
Samedi 24 octobreDevī – les neuf jours de Mère Divine finissentPas de lecture mais célébration
Dimanche 25 octobreVishṇuPas de lecture mais célébration
Lundi 26 octobre
Shikshā
Mardi 27 octobreVishṇuVishṇu Sahasranāma (Padma Purāṇa), Achyutāshtakam, Vishṇu Purāṇa
Mercredi 28 octobreVishṇu et ShivaShiva Sahasranāma (Linga Purāṇa), Shiva Sūtras, Shiva Purāṇam
Jeudi 29 octobre
Shikshā
Vendredi 30 octobreVishṇuVishṇu Sahasranāma (Padma Purāṇa), Achyutāshtakam, Vishṇu Purāṇa
Samedi 31 octobre
Shikshā

Note: Le programme ci-dessus consiste en 19 jours de lecture consécutive de Shikshā. D’après la longueur du texte disponible, c’est le temps approximatif qu’il faudrait pour compléter cet aspect de la Littérature Védique (mais tout dépend de vos compétences en lecture du sanskrit). Une fois terminé, il faut continuer avec Kalp. Kalp est un texte beaucoup plus long, peut-être le plus long des 40 aspects. Le plan de recherche consiste à lire chaque texte pendant environ un ou deux mois et à passer au texte suivant dans l’ordre. Cela devrait permettre de lire, et dans certains cas de compléter, les 36 aspects** en deux ans et demi. Certains textes – y compris la boucle complète de Upānga (Nyāya, Vaisheshika, Sānkhya, Yoga, Karma Mīmānsa et Vedānta) – peuvent éventuellement être lus en moins d’un mois (en fonction du nombre de célébrations du Calendrier Védique); il y aura donc quelques variations dans le calendrier global.

Conclusion 

La science commence par une investigation dans la connaissance. La Science Védique de Maharishi relie la connaissance au connaisseur en ouvrant son esprit conscient à la base de la connaissance dans la conscience, qui est localisable dans son propre Soi. La science est basée sur l’observation. Les technologies de la conscience, y compris la lecture de la Littérature Védique, sont les outils qui éveillent le connaisseur au niveau le plus fondamental de la vie et permettent d’observer sa propre conscience. Comme nous l’avons déjà dit, la lecture de la Littérature Védique accomplit cette tâche de manière systématique, reproductible et vérifiable scientifiquement, répondant ainsi aux critères scientifiques acceptés pour une connaissance valable. 

La proposition de recherche présentée dans cet article vise à tester les prédictions pertinentes sur le développement de la conscience en relation avec la lecture des textes de la Littérature Védique selon leur séquence naturelle d’expression. L’originalité de cette recherche est en outre établie par la prise en compte du Calendrier Védique comme moyen d’animer les qualités spécifiques de la Loi Naturelle les jours où elles sont les plus accessibles. Cette approche, associée à une étude ciblée des Purāṇas permettra d’étendre la recherche sur la conscience dans une nouvelle direction et d’apporter une contribution précieuse à la base de connaissance de l’Université Védique Maharishi dans le domaine important de la Littérature Védique. 

Deux années et demie (c’est vraiment un minimum) promettent d’être une expérience précieuse d’auto-exploration dans laquelle la recherche et son application se déroulent simultanément pour le chercheur. Il s’agit d’une occasion unique qui permet au chercheur de participer à une connaissance originale tout en bénéficiant de la satisfaction qui découle de la croissance des États de Conscience Supérieurs. Ainsi comprise, la Science Védique de Maharishi complète et étend la science moderne en rendant la connaissance complète et plénifiante.

* Célébration et lecture de la Littérature Védique n’est pas impossible mais cela peut faire beaucoup dans une journée. De même que de suivre les neuf jours de Mère Divine peut être une bonne chose du point de vue de l’expérience intérieure mais aussi ajouter de la pression si vous avez planifié de lire un aspect de la Littérature Védique en un certain temps (ce qui est une bonne motivation).

** Conformément aux directives de Maharishi pour la lecture de la Littérature Védique, les Occidentaux ne lisent pas les quatre Vedas (Ṛk Veda, Sāma Veda, Yajur-Veda et Atharva Veda), car ces textes sont réservés aux Pandits qui sont spécialement formés pour les réciter.

La Réalisation du Soi par les Technologies Védiques Maharishi de la Conscience

Le processus d’éducation prend place dans le domaine de la conscience. La condition préalable pour obtenir une éducation complète, une connaissance complète – la condition préalable pour tout savoir, tout expérimenter et tout faire – est d’amener la conscience au niveau de l’intelligence pure, de la connaissance pure, de l’intelligence autoréférente, de la conscience autoréférente, de la conscience transcendantale.

C’est pourquoi le développement complet de la conscience, la conscience autoréférente, doit être compris comme une éducation complète. Le développement de la conscience, ou gagner la conscience autoréférente, est une éducation complète, qui est l’état de toute connaissance, la capacité de savoir spontanément n’importe quoi, de faire n’importe quoi de bien et d’accomplir n’importe quoi à volonté. Cette capacité à réaliser n’importe quoi à volonté dans l’état de conscience autoréférente, la singularité, est la capacité à engager spontanément l’Intelligence Créatrice infinie, l’Intelligence Créatrice cosmique, pour apporter la plénitude de tous les désirs.

यतीनां ब्रह्मा भवति सारथिः।
yatīnāṁ brahmā bhavati sāraṭhiḥ – Ṛk Veda 1.158.6
«Pour ceux qui sont établis dans la singularité de la conscience autoréférente, l’Intelligence Créatrice Cosmique accomplit spontanément.»

Il n’y a pas de meilleur système d’éducation qui puisse cultiver la capacité naturelle de maintenir cet état d’autosuffisance – la capacité de connaître n’importe quoi, de tout faire spontanément comme il faut et de réaliser n’importe quoi par le simple fait de désirer. C’est le système suprêmement exalté d’éducation: c’est pourquoi c’est la théorie absolue de l’éducation de Maharishi. – Maharishi Mahesh Yogi, Université Védique Maharishi (Introduction)

Pour vivre «yatīnāṁ brahmā bhavati sāraṭhiḥ» au quotidien, il suffit seulement d’être son propre Soi. Cela ne peut être réalisé par une compréhension intellectuelle. Pourtant on peut facilement le vivre en l’étant directement. Par conséquent, nous voulons comprendre pourquoi l’illumination intéresse si peu les gens dans le monde?

Du point de vue de la Science Védique, l’état de veille est marqué par l’éclipse totale du Soi, comme s’il oubliait Sa Réalité cosmique et s’identifiait plutôt à des réalités limitées et temporelles. Par exemple, la conscience d’un jeune enfant s’identifie principalement aux expériences sensorielles, au corps et aux récompenses et punitions physiques (niveau des sens).

Au fur et à mesure que le cerveau se développe et que l’enfant mûrit, il s’intéresse et s’identifie de plus en plus à des réalités mentales plus subtiles de la pensée (niveau de l’esprit), telles que la lecture de livres et la compréhension de règles et de concepts. De nombreuses personnes ne dépassent jamais ce niveau ou cette profondeur de conscience. Lorsque la conscience se développe davantage, la pensée rationnelle et la logique deviennent les moyens prédominants de comprendre le monde (niveau de l’intellect).

Il est significatif que le développement humain dépasse rarement ce niveau de réalité dominée par l’intellect. Cela est dû au fait que l’éducation «moderne» ne parvient pas à fournir une méthode pratique permettant à la conscience de se désengager ou de se dé-s’impliquer de la connaissance orientée vers l’objet ou l’objet-référent de l’intellect, de l’esprit et des sens. Par conséquent, la source de la loi naturelle à l’origine de la pensée est restée hors de vue et un monde de problèmes, de tensions et de conflits a été accepté comme inévitable.

Mais aujourd’hui, comme le dit Maharishi, «tout ce qui était hors de vue devient une vision concrète. C’est le moment où la pleine illumination est accessible à tous, et maintenant chacun peut être, et en fait devrait être, à l’aise avec le potentiel total de la loi naturelle afin de jouir de la perfection dans la vie quotidienne». (Célébrer la perfection dans l’éducation, p. 151)

La preuve de cette conclusion est apportée par la Méditation Transcendantale (MT) et le programme avancé de MT-Sidhi. Ces programmes amènent systématiquement la conscience du niveau sensoriel de surface à travers les niveaux progressivement plus profond de l’esprit, jusqu’à ce que même le niveau le plus fin de la pensée soit transcendé et que le Soi soit expérimenté à la source de la pensée. Cette expérience temporaire – l’état de conscience transcendantale ou Samadhi – est le quatrième état de conscience, au-delà de la veille, du rêve et du sommeil.

La recherche scientifique a constaté à maintes reprises que les technologies autoréférente de la MT et des TM-Sidhis «débloquent» de manière efficace et spectaculaire le développement humain de l’intérieur. En revanche, les programmes d’éducation et de formation qui ont essayé de promouvoir le développement personnel par des moyens d’instruction ou d’expérience de vie standard basés sur l’objet-référence ont toujours échoué.

Les Technologies Védiques sont particulièrement efficaces pour promouvoir le développement car: 1) elles fournissent «l’ingrédient manquant» – l’expérience du Soi; 2) le profond repos physique créé par ces pratiques libère le stress, la tension et la fatigue profondément enracinés qui, autrement, empêchent la conscience de fonctionner à des niveaux plus subtils; et 3) elles éveillent toute l’étendue de l’esprit car, pour atteindre l’expérience de la Conscience Transcendantale, l’esprit doit traverser tous les niveaux grossiers et subtils de la création, éveillant ainsi tout le potentiel du cerveau.

Il est particulièrement significatif que la MT et les TM-Sidhis ouvrent la conscience au point de jonction entre la Conscience Transcendantale silencieuse et la pensée active, le sentiment et la sensation, comme le décrit Maharishi: «Dans le processus de transcendance de toute expérience, l’esprit se retire de l’expérience de la multiplicité et gagne l’expérience de l’Unité dans sa propre nature individuelle. Puis, transcendant son statut individuel, il s’étend dans l’Être cosmique». (commentaire sur la Bhagavad Gita, 6.19-20)

Cette expérience «de l’Unité dans sa propre nature individuelle» est le niveau du point de jonction entre le Silence et le Dynamisme identifié dans la longue citation précédente comme la «source de la création… le Veda… qui sous-tend et imprègne toute activité responsable de la création et de l’évolution de la vie».

Ce niveau du sandhi ou du vide est particulièrement vivifié pendant la pratique de sutra MT-Sidhi, lorsque la conscience flotte à ce niveau, pensant et créant à partir de ce «tableau de bord» de la création.

Que les détails de ce niveau soient ou non clairement observés ou appréciés au cours de la pratique des Technologies Védiques de la Conscience, l’effet de cette expérience est gagné – augmentation de la valeur de brahmā bhavati sāraṭhiḥ dans la vie quotidienne, augmentation du soutien de la nature, augmentation de la chance, augmentation du bonheur et de la réussite dans la vie. Au fil du temps, grâce à une pratique régulière, l’influence de cette expérience ne cesse de croître, jusqu’à ce que la Conscience Cosmique soit réalisée.

Maharishi et la Conscience Mondiale

Programme de groupe de Méditation Transcendantale et de MT-Sidhi à MIU (Université Internationale Maharishi) sous le dôme.

Dans la Science Védique de Maharishi, la qualité de témoin éveillé et silencieux de l’intelligence est appelée Rishi (connaisseur). Ce silence, conscient de lui-même, crée un mouvement autoréférent, qui est la qualité dynamique de l’intelligence. Devata est le représentant de cette qualité de flux ou de dynamisme (connaissance). Dans cette mécanique, le silence et le dynamisme se cachent l’un l’autre – lorsque le silence est prédominant, le dynamisme est caché, et lorsque le dynamisme domine, le silence est caché.

Cette dissimulation est une troisième qualité appelée Chandas (connu). Chandas est cette qualité de l’intelligence qui ombrage ou cache le silence dynamique et crée comme Parināmvād – l’apparence de quelque chose d’autre que le Réel, quelque chose d’autre que la Saṁhitā (totalité ou unité ou ensemble) de Rishi, Devata et Chandas, quelque chose d’autre que la Totalité. L’effet de Chandas, alors, est comme l’erreur de percevoir un serpent dans une corde.

Une façon simple de voir l’ensemble de l’évolution, de l’éveil, est donc à partir de la perspective de Chandas, car c’est en «pénétrant» le Chandas – ou en le transformant d’opaque (caché) en transparent (non caché) – que la vérité est progressivement révélée ou que l’ignorance est progressivement transcendée. Cette pénétration se fait par le karma (l’action) qui, dans son mouvement «vers l’extérieur», cache le silence mais, dans son mouvement «vers l’intérieur», découvre ce qui était caché et déploie la base de l’action, qui est le silence. C’est la philosophie suprême du karma de Maharishi. Ainsi: Dans la veille et le rêve, le connaisseur (Rishi) se «perd» en s’identifiant ou en se couvrant avec la perception, et dans le sommeil, le connaisseur est également couvert.

La transcendance pendant la MT et en particulier la pratique du sutra de la MT-Sidhi permet au connaisseur de se connaître en tant que pur silence, de découvrir la qualité de Rishi dans la Conscience Transcendantale.

Dans la Conscience Cosmique, le silence du Rishi est pleinement découvert et réalisé de façon permanente. 

Ensuite, dans la Conscience de Dieu, le dynamisme ou la qualité Devata de l’intelligence qui soutient et structure tous les changements et l’évolution dans le monde est découvert à la base de la création, mais reste apparemment séparé de Rishi, le connaisseur.

Enfin, dans la Conscience d’Unité, rien ne reste caché, rien ne reste séparé du Soi. L’ensemble ou l’unité (Saṁhitā) de Rishi, Devata et Chandas est découvert, et le potentiel humain total d’illumination, la totalité en mouvement – Brahmā bhavati sāraṭhiḥ – est réalisé et vécu. Dans cet état d’éveil total, la prédominance de la Saṁhitā (expérience de l’Unité silencieuse) coexiste avec l’interaction spontanée entre la Saṁhitā et Rishi, Devata et Chandas (expérience de la diversité dynamique).

«La coexistence du silence pleinement éveillé et du dynamisme pleinement éveillé au sein de la structure de la Saṁhitā de Rishi, Devata, Chandas présente le potentiel vivant de la connaissance totale, le potentiel vivant de l’intelligence totale – la Réalité Ultime, le Veda – le potentiel vivant de la créativité infinie dans sa propre Conscience Autoréférente.» (Maharishi, Célébrer la perfection dans l’éducation, p. 179)

Purushottam

Purushottam, est un terme souvent employé par Maharishi et qui signifie: «le suprême administrateur de l’univers». C’est le niveau de la loi naturelle qui administre l’univers toujours en expansion avec un ordre parfait, dans la liberté et la béatitude. C’est le niveau de la Constitution de l’Univers. De la perspective de la science moderne, c’est le Champ Unifié de toutes les lois de la nature. C’est pour cette raison que d’amener la vie en accord avec le niveau de Purushottam de la loi naturelle, apportera automatiquement le soutien de la nature à la vie sur terre.

Rām étant l’incarnation de la qualité suprême d’ordre, de liberté, de béatitude et de l’habilité à tout nourrir – est l’incarnation du niveau de l’administration de Purushottam dans la capacité nourrissante du Soleil qui donne la vie; la personnification de l’administration absolue, l’exemple idéal d’un dirigeant souverain, l’habilité suprême de l’administration parfaite. Voici un petit développé:

Rām, dans le Rāmāyaṇ, est représenté comme l’incarnation du Dharma – la loi naturelle – Purushottam – le souverain abstrait, non manifesté et absolu de l’univers toujours en expansion.

Sūrya, le Soleil, le régent qui donne la vie, du système solaire, imite l’administration éternellement silencieuse de Purushottam, l’administration silencieuse de l’univers toujours en expansion.

Bharat, dans le Rāmāyaṇ, démontre la technique, la suprême habilité de l’administration parfaite, pour administrer la nation avec la compétence suprême (efficiency) et l’efficacité (effectiveness).

Afin de maintenir l’administration parfaite, Bharat a maintenu Rām dans sa conscience, et a servi le pays avec la conscience du souverain Rām dans son cœur; sa conscience a maintenu l’éternel administrateur Brahm, le pouvoir d’organisation infini de la loi naturelle, qui éternellement gouverne l’univers dans un ordre parfait et sans bruit.

Là est la clé de l’administration parfaite. Le gouvernement, qu’il soit une personne ou un ensemble de personnes, un parlement; qu’il soit le souverain héréditaire à vie d’un territoire ou un dirigeant élu pour un délai spécifique à un poste; s’il maintient Rām (Purushottam) dans sa conscience, l’intelligence de Rām dominera sa conscience – l’administrateur absolu de l’univers dominera l’intelligence du dirigeant. Son administration héritera des qualités d’ordre, de liberté, de béatitude et de l’habilité à tout nourrir. Une telle administration est appelé Rām Rāj – le règne de Rām.

Maharishi a écrit: «Les anciennes dynasties régnantes du monde ont pris cet exemple de Bharat, qui a maintenu l’idéal de l’administration, «Il règne, Il gouverne, j’administre seulement», et ont attribué leur administration à Rām, le suprême régent de l’univers, l’administrateur absolu de l’univers, ils ont maintenu l’idéal de leur gouvernement en alliance avec le Gouvernement de la Nature. «Il règne, Il gouverne, j’administre seulement», Il (Rām) est le sentiment intérieur de l’intelligence du souverain.»

Gagner le soutien de Purushottam

Purushottam est le niveau le plus profond de la loi naturelle, et de ce fait, les technologies védiques qui fonctionnent à partir de ce niveau sont les plus puissantes. Ceci explique l’extraordinaire effet qui peut être créé par un groupe de 9000 Pandits Védiques Maharishi au Brahmasthān de l’Inde. Accomplissant des Yagyas quotidiennement à partir du niveau de la Conscience Transcendantale, ils animent le Champ Unifié de toutes les lois de la nature et créent une influence invincible de Rām Rāj dans la conscience mondiale. La pratique en groupe du Vol Yogique aussi éveille le niveau Purushottam de la loi naturelle.

Les Pañcha Devatā

Werner Bandel: https://wernerbandel.jimdofree.com

Selon la Littérature Védique, il existe cinq aspects principaux de la Loi Naturelle connus sous le nom de Pañcha Devatā. Il s’agit de Śiva, Viṣṇu, Devī, Gaṇeśa et Sūrya. Śiva, comme indiqué précédemment, symbolise le silence. Le silence pur est expérimenté pendant la Méditation Transcendantale lorsque l’on transcende toute pensée et tout sentiment dans l’état de Conscience Transcendantale. Ceci est exprimé dans les Upaniṣads comme: Śivaṁ śāntam advaitaṁ (le paisible, l’indivisible; c’est Śiva, c’est le Soi). Grâce à une méditation et une activité régulières, le silence intérieur de la Conscience Transcendantale finit par coexister avec l’état actif de la conscience de veille. C’est ainsi que le silence (Śiva) vient à être présent en même temps que l’activité dans la conscience d’un individu. Dans le calendrier védique, Śiva est célébrée chaque mois le 13ème jour (trāyodaśi) de la Kṛṣṇa Pakṣa (la quinzaine noire de la lune), également appelée pradoṣa.

Viṣṇu dénote la qualité de dynamisme. Le Dr Nader l’explique en termes de maintien de la création. 

D’un point de vue de la mécanique quantique, la notion de particules classiques disparaît et la qualité infinie et illimitée de la maintenance et de la subsistance de la Loi Naturelle est perçue comme étant omniprésente. Dans cette qualité de maintien ou de subsistance, la Loi Naturelle est appelée Viṣṇu. 

Dans le calendrier védique, Viṣṇu est célébré chaque mois le 11ème jour (ekādaśi) de Kṛṣṇa Pakṣa.

Maharishi dit de Gaṇeśa: «Dans la Littérature Védique, cette «qualité d’intelligence de Gaṇeśa» porte le nom de Vighneśvara – le grand éliminateur d’obstacles – l’intelligence administratrice de la Loi Naturelle qui élimine les obstacles.» Dans de nombreux foyers indiens, une statue de Gaṇeśa est placée à l’entrée pour se protéger contre toute influence négative qui pourrait tenter d’entrer. Traditionnellement, dans la récitation des hymnes védiques, Gaṇeśa vient en premier afin d’ouvrir la voie pour le reste de l’accomplissement. Dans le calendrier védique, Gaṇeśa est célébré le 4ème jour (cāturthi) de la lune croissante (Śukla Pakṣa) et décroissante (Kṛṣṇa Śukla).

Devī se réfère aux qualités représentées par les différentes formes de la Mère Divine. Parvatī (l’épouse de Śiva) représente l’aspect fondamental de la Mère Divine. Selon le Dr Nader, «Elle est la source de tout ce qu’il y a dans la création. Rien ne prend forme sans elle; rien ne peut avoir une forme ou une structure manifeste sans elle.» Le Dr Nader, qui a trouvé des points de correspondances pour tous les Pañcha Devatā dans la physiologie humaine, a proposé une description plus approfondie des trois aspects traditionnels de la Mère Divine. «Lakṣmī est la valeur nourricière et génératrice de richesse; Saraswatī est la valeur de la connaissance; tandis que Dūrgā est la valeur de l’énergie et du pouvoir.» Dans le calendrier védique, Devī est célébrée le 8ème jour (aṣṭamī) de la lune croissante (Śukla Pakṣa) et de la lune décroissante (Kṛṣṇa Pakṣa).

Sūrya est le soleil. D’après le Dr Nader, Sūrya correspond dans la physiologie au thalamus, qui est la porte d’entrée de l’expérience consciente. Tout comme l’activité représentée par les modèles orbitaux des planètes tourne autour du soleil, l’activité dans les structures cérébrales correspondantes, générée par les stimuli sensoriels, tourne autour du thalamus.

Maharishi a décrit comment la culture védique a une tradition de célébration des différentes qualités de la nature à des jours spécifiques décrits dans le calendrier védique.

L’Inde a une tradition de célébration des festivals en référence aux structures et fonctions des lois de la nature telles qu’elles ont été décrites dans la Littérature Védique en termes de Gaṇapati, Śiva, Viṣṇu, Sūrya, Devī, etc. Chaque année, comme une routine du calendrier indien, toutes les qualités de l’Intelligence Créatrice qui administrent la vie sont célébrées. Le jour de Mahā Śivarātri, toute la conscience nationale se réveille dans la qualité de Śiva; à la Dīpāvali, toute la conscience nationale se réveille dans la conscience de Mahā Lakṣmī; les jours de Navarātri, Mahā Dūrgā domine la conscience nationale; à la Kṛṣṇa Janmāṣṭamī, toute la conscience nationale est éveillée dans cette qualité holistique de la Loi Naturelle vivante dans le nom « Kṛṣṇa»; à la Rām Navamī, la qualité de l’Intelligence administratrice de la Loi Naturelle vivante dans le nom «Rām» est éveillée dans la conscience nationale. Chaque jour, le calendrier indien (Pañchāṅg) fait prendre conscience aux gens d’une qualité spécifique de la Loi Naturelle.

Les Purāṇas 

Les Purāṇas sont une grande branche de la Littérature Védique écrite principalement sous forme d’histoires. 

Ils ont été compilés par le Ṛṣi Védique Vyāsa et racontent l’histoire des temps anciens. Il existe 18 principaux Purāṇas connus sous le nom de Mahā Purāṇa qui contiennent plus de 400 000 versets. En outre, il existe 18 mineurs Purāṇas connus sous le nom de Upa-Purāṇa. Les Purāṇas mettent généralement en avant une qualité particulière de la Loi Naturelle précédemment évoquée comme les Devatā Védiques. Ainsi, il existe de nombreuses histoires de Śiva, Viṣṇu, Gaṇeśa, Devī et Sūrya. Śiva figure dans le Śiva Purāṇam et le Liṅga Purāṇa. Viṣṇu est dans le Viṣṇu Purāṇa et d’autres. Devī est présente dans de nombreux Purāṇas dont le Mārkaṇḍeya, Brāhma, Skānda, Padma et Brāhmanda. Devī figure également dans le Devī Bhāgavata Purāṇa (Upa-Purāṇa). Le plus populaire des Purāṇas est le Śrīmad Bhāgavatam, qui est l’histoire de la vie de Kṛṣṇa.

En plus de ses histoires, les Purāṇas contiennent également plusieurs hymnes courts de louange aux Pañcha Devatā connus sous le nom de stotrams et āshtakams. Parmi les plus populaires figurent le Saṅkaṭanāśana Gaṇeśa Stotram et le Viṣṇu Acyutāṣṭakam. D’autres stotrams célèbrent les Pañcha Devatā en énumérant leurs nombreux noms comme dans les Sahasranāmas (les mille noms).

Les Purāṇas font partie de la boucle Brāhmana dans les 40 aspects de la Littérature Védique de Maharishi. Comme nous l’avons vu plus haut, la Littérature Védique est composée de mantras et de brāhmana – les sons et les vides entre eux. Un son «s’effondre» dans le vide et est remplacé par un nouveau son. Le vide contient les mécanismes de transformation qui maintiennent la mémoire (Smṛti) du son précédent tout en donnant naissance au son émergent suivant dans le bon déroulement séquentiel de la connaissance. Les six aspects de Brāhmana sont: les Upaniṣads, les Āranyakas, les Brāhmanas, les Itihās, les Purāṇas et les Smṛti. Le Dr Nader a noté: «Une des 6 valeurs du groupe lui-même porte le nom Brāhmana, mais toutes participent aux mécanismes de transformation. C’est pourquoi on leur donne collectivement le nom de Brāhmana.»

Maharishi a donné aux Purāṇas la qualité «d’ancien et d’éternel». Ceci en référence aux histoires «anciennes» qu’ils contiennent et à la qualité «éternelle» et immuable de la Loi Naturelle dans le vide qui est à la fois la totalité silencieuse de la conscience dans sa potentialité latente et sa valeur ponctuelle qui émerge du vide comme une nouvelle qualité spécifique. Maharishi dit que les Purāṇas «illustrent l’ensemble du Veda.» Les Purāṇas sont cités avec les Itihās dans la Chāndogya Upaniṣad comme étant un «cinquième Veda» (avec Ṛk Veda, Sāma Veda, Yajur-Veda et Atharva Veda): itihāsapurāṇa pañchama vedānā (Itihās et Purāna sont le cinquième Veda, 7.1.2) Une référence similaire se trouve également dans la Bṛhadāraṇyaka Upaniṣad (4.5.11). Cela établit la proéminence des Purāṇas dans l’ensemble de la Littérature Védique.

L’Éducation Védique Maharishi et la Connaissance Totale

Comment l’Éducation Védique Maharishi peut-elle offrir la Connaissance Totale?

Cela s’explique de la manière suivante:  

a) Premièrement, elle permet de gagner la valeur unifié de la connaissance – la pure conscience autoréférente, la demeure de toutes les lois de la nature – la valeur holistique de toute connaissance.

b) Deuxièmement, sur cette base, de développer les valeurs diversifiées de la connaissance – l’étude des différentes disciplines de la Science Védique.

Les deux valeurs sont nécessaire pour rendre l’éducation parfaite. Hors, l’Éducation Védique Maharishi offre la connaissance et les programmes pratiques aux deux valeurs de l’éducation. La totalité est toujours la totalité (la Conscience Pure) et les parties sont toujours les parties (l’esprit actif). La totalité est plus que la somme des parties. Où est la valeur holistique de l’éducation? Dans l’état apaisé de l’esprit. Où sont les valeurs spécifiques de l’éducation? Dans l’esprit actif. Où est la valeur parfaite de l’éducation? Dans l’esprit qui est actif sur le fondement du silence.

Ce qui a manqué à l’éducation jusqu’à présent, est la connaissance du sujet, la connaissance du connaisseur dans sa capacité infinie de connaisseur et du moyen systématique de développer sa pleine valeur. Lorsque le connaisseur est ignorant du Soi (sa propre nature), la structure entière de la connaissance est comme sans base. Le système d’Éducation Védique Maharishi éveille dans notre conscience, la base commune du connaisseur, du processus de connaissance et du connu – la Saṁhitā de Ṛṣi, Devatā et Chandas. 

«C’est à l’éducation du monde d’aujourd’hui de réaliser que l’éducation complète ou l’éducation absolue, n’est pas un processus de connaître quoique ce soit d’autre. C’est en fait de revenir de quoique ce soit d’autre pour se connaître soi-même.» – Maharishi Mahesh Yogi

Ce qui veut dire dans la pratique, que toute partie de la connaissance est connectée avec la totalité de la discipline, et toute la discipline avec la Saṁhitā de Ṛṣi, Devatā et Chandas, que l’on expérimente directement comme le niveau le plus profond de notre propre intelligence durant la pratique du programme de Méditation Transcendantale et de MT-Sidhi.

L’application de cette approche éducative apporte un raffinement systématique de la physiologie, qui résulte dans la liberté au stress et permet au cerveau de fonctionner d’une manière plus cohérente et intégrée. Ce fonctionnement intégré du système nerveux anime dans notre propre conscience, toutes les belles qualités évolutives du champ unifié qui sont fondamental à l’éducation, ce qui inclut la créativité infinie, la pure connaissance, le pouvoir d’organisation infini et toutes les possibilités. Il en résulte, que nous croissons dans la conscience que tous les courants de connaissance sont en fait les modes de notre propre intelligence. Nous en arrivons à nous sentir familier avec tout le monde et toute chose. Notre génie créateur s’épanouit à mesure que notre conscience s’identifie de plus en plus pleinement avec la pure intelligence, le champs unifié de toutes les lois de la nature. Instinctivement, nos pensées sont justes; nous ne faisons plus d’erreurs; notre comportement est spontanément évolutif. Nous croissons en tant que citoyen idéal, avec la capacité de réaliser nos propres intérêts et de promouvoir les intérêts de la société simultanément. La simplicité naturelle de notre vie quotidienne, rayonne la dignité des états supérieurs de conscience. Avec la croissance de la confiance et de l’autosuffisance, ce qui crée une personnalité équilibrée et intégrée, nous cessons de violer la Loi Naturelle, et nous croissons dans l’habilité à accomplir toute chose et à spontanément penser et agir en étant libres d’erreurs – le fruit de toute connaissance – la vie quotidienne en plein accord avec toutes les lois de la nature.

Le fruit de toute connaissance signifie que la totalité de l’Intelligence Créatrice du Soi est éveillée à tous les niveaux de la vie: au niveau de l’intellect, de l’esprit, des sens, du corps, du comportement, de l’environnement et de la relation de l’individu avec l’ensemble de la vie cosmique. Cela signifie que le pouvoir d’organisation infini de la Loi Naturelle est spontanément présent en toute pensée, parole et action.

Le Calendrier Védique

Le calendrier védique est un calendrier luni-solaire, c’est-à-dire qu’il est basé sur les mois lunaires et les années solaires. Contrairement au simple calendrier grégorien solaire, qui a sa place dans l’usage courant à travers le monde, le calendrier védique est beaucoup plus complexe et complet. Il reflète les cycles de la nature en célébrant un grand nombre de ses dates importantes en fonction des phases relatives de la lune plutôt que des jours numérotés de la semaine, du mois ou de l’année comme le calendrier grégorien. Par exemple, la Guru Pūrnimā, qui honore le Guru ou le Maître Védique, est célébré au mois lunaire indien Āshādha lors de la première pleine lune suivant le solstice d’été. Mahā Shivarātri, une journée traditionnelle d’observance de Shiva a lieu à la fin de l’hiver, le 14ème jour de la moitié sombre du mois lunaire indien de Phālgun.

Le calendrier védique est parfois appelé Panchangam (les cinq membres), qui définit sa structure comme étant composée de cinq éléments de temps: le tithi (jour lunaire), le vāra (jour de la semaine), le nakshatra (constellation lunaire), le yoga (jour luni-solaire) et le karana (demi-jour lunaire). Selon la Science Védique Maharishi, l’aube de chaque nouveau jour éveille des qualités spécifiques de la nature. Ces qualités, basées sur les cycles du soleil et de la lune ainsi que sur la position précise des planètes et des étoiles, sont ce qui distingue les jours de la semaine, du mois et de l’année. En examinant chaque jour pour ses qualités particulières, le calendrier védique peut non seulement identifier une date et une heure propices à l’organisation de célébrations traditionnelles, mais il peut également aider à la planification de diverses activités. Une lecture correcte du calendrier védique nécessite un point de référence exact – par exemple, l’endroit où se trouve un individu – car ses échelles de temps et de distance sont si précises.

Dans l’Inde ancienne, les familles qui avaient acquis une connaissance et une compréhension approfondies du processus de changement provoqué par les cycles du temps et l’influence de la Loi Naturelle étaient connues sous le nom de Jyotishis, ou Astrologues Védiques. Jyotish signifie se rapportant à la lumière et fait référence à un ancien système de connaissance Védique qui décrit la relation entre l’individu et l’univers dans lequel il vit. Il relie les deux à travers le fil de la conscience, qui a été discuté plus tôt comme le constituant essentiel de la création. Le jyotish est appliqué par le biais de calculs mathématiques basés sur le moment et le lieu exacts de la naissance. À partir de là, il entre profondément dans la vie d’une personne pour voir ce que le passé a structuré, ce que le présent offre et ce que l’avenir peut réserver. Cette vision est contenue dans une signature unique du ciel au moment de la naissance et devient un schéma directeur pour l’expression de la personnalité et du rôle que chaque personne doit jouer dans la vie. 

Selon le Jyotish, la vie individuelle se déroule de manière séquentielle à travers un processus prédéterminé de transformation et de changement. Dans le même temps, l’univers évolue et s’étend rapidement. En comprenant le lien entre les deux, il est possible de prévoir quand divers événements transformateurs sont susceptibles de se produire, ou du moins de repérer les influences et tendances sous-jacentes qui peuvent les précéder. Cette compréhension peut avoir une immense valeur pratique, comme l’indique Levacy (1999): «Nous pouvons utiliser les informations du panchanga et notre expérience pour faire des projections qui nous conduiront à promouvoir une action au bon moment ou à reporter cette action à un moment où les conditions généreront plus de succès et de plénitude». L’art d’éviter les problèmes potentiels avant qu’ils ne surviennent est noté dans le Yoga Sūtras: Heyam dukham anāgatam (éviter le danger qui n’est pas encore arrivé, 2.16)

Comprendre les cycles de la nature reflétés dans le Calendrier Védique souligne l’importance d’un bon timing comme outil utile pour assurer le succès d’une nouvelle entreprise. Bien que cette méthode ait longtemps été utilisée pour déterminer le moment propice aux accomplissements védiques traditionnelles, je propose qu’elle puisse et doive également s’étendre à la lecture de la Littérature Védique.

Les Devatā Védiques dans la Littérature Védique et le Calendrier Védique

Citant Maharishi, Nader (2000) écrit: «… les Devatā Védiques sont les divers aspects de la Loi Naturelle qui organisent l’univers entier et le maintiennent en parfait ordre. [Ils] sont les administrateurs de tous les aspects de la création». En tant qu’impulsions de conscience présentes dans toutes les expressions de la conscience, les Devatā Védiques peuvent être assimilés aux vibrations subtiles du Champ Unifié dont les effets sont connus dans tous les états excités du champ. Ce sont les dynamiques du champ. Chaque manifestation est à la fois une expression du champ et le champ lui-même. Cela explique l’infinie variété de l’univers, même s’il est relié à une unité sous-jacente qui est un continuum immuable. Dans son rôle d’expression, les Devatā Védiques assument une identité individuelle basée sur la qualité de la Loi Naturelle qu’il administre. Par exemple, le Devatā Védique qui administre le silence est Śiva tandis que le Devatā Védique qui administre le dynamisme est Viṣṇu. Une fois encore, Nader cite Maharishi sur la relation entre Śiva et Viṣṇu.

… cela peut être compris comme la coexistence du silence et du dynamisme, ou la véritable unité de Śiva et de Viṣṇu. Dans cette perspective, Śiva et Viṣṇu peuvent être considérés comme une seule et même chose, et pourtant comme deux aspects différents du Champ Unifié de la Loi Naturelle. C’est ainsi que les Devatā sont différents l’un de l’autre, car ils administrent différents aspects de la réalité, tout en demeurant une unité indifférenciée de la Loi Naturelle.