L’Ingénierie Védique est une ingénierie structurée par le Veda

Vedic Engineering is engineering structured by Veda

https://youtu.be/aHrS9cBvoMI

1. Dr. Hagelin: If time allows, I’d like to raise a question from the press for Maharishi on his remarks of today – just one question, at least. The question is: Maharishi announced today that he was opening colleges of Vedic engineering, along with colleges of Vedic medicine, Vedic defense, Vedic architecture, etc., in every country. What is Vedic engineering, and how will it be taught in these colleges? 

2. Vedic engineering means engineering created or structured or run by Veda. Veda is the Constitution of the Universe. Vedic engineering is the engineering of total Natural Law that administers the infinite diversity of our galactic universe. 

3. Vedic engineering is the engineering of engaging all the laws of nature to structure the goal of our thought. 

4. Vedic engineering is through soft thinking, not through hard work. 

5. The huge dynamism of the galactic universe, has been so organized that, for its infinite dynamism, it never collides, it never fails, it never collapses. That is Vedic engineering, and that is an aspect of the nature of Ātmā. 

6. We want to give to every student this awakening of the Vedic quality of intelligence – total quality of Ātmā.

L’Ingénierie Védique est une ingénierie structurée par le Veda

1. Dr Hagelin: Si le temps le permet, j’aimerais poser une question de la presse à Maharishi sur ses remarques d’aujourd’hui – au moins une question. La question est la suivante: Maharishi a annoncé aujourd’hui qu’il ouvrait des collèges d’ingénierie Védiques, ainsi que des collèges de médecine Védique, de défense Védique, d’architecture Védique, etc. dans chaque pays. Qu’est-ce que l’ingénierie Védique, et comment sera-t-elle enseignée dans ces collèges?

2. Par ingénierie Védique, on entend l’ingénierie créée, structurée ou gérée par le Veda. Le Veda est la Constitution de l’Univers. L’ingénierie Védique est l’ingénierie de la Loi Naturelle totale qui administre l’infinie diversité de notre univers galactique. 

3. L’ingénierie Védique est l’ingénierie qui consiste à engager toutes les lois de la nature pour structurer le but de notre pensée.

4. L’ingénierie Védique est le fruit d’une pensée douce, et non d’un travail acharné.

5. L’énorme dynamisme de l’univers galactique, a été tellement organisé que, pour son dynamisme infini, il ne se heurte jamais, il ne fait jamais défaut, il ne s’effondre jamais. C’est l’ingénierie Védique, et c’est un aspect de la nature de l’Ātmā.

6. Nous voulons donner à chaque étudiant cet éveil de la qualité Védique de l’intelligence – la qualité totale de l’Ātmā.

L’Ingénierie Védique – comment créer à partir du vide 

Conférence de presse 03.03.2004

Maharishi: Total Vishvakarman (l’ingénieur Védique) peut être éveillé dans notre conscience. Et c’est la technique de Yoga, c’est la Conscience Transcendantale. C’est exactement comme nous le disions: toutes les possibilités.

Toutes les possibilités sont là dans ce domaine non-manifesté. Et parce que c’est un domaine non-manifesté, c’est un domaine transcendantal et donc il ne peut être perturbé par personne. Il est éternellement le même. L’expression sanskrite est la suivante: Nitya Apaurusheya – ‘Nitya’ signifie éternel, constant, non variable, l’éternité, l’infini, complètement à lui-même, la valeur non-changeante.

C’est pourquoi, il est toujours le même. C’est toujours le domaine de toutes les mémoires. C’est de là que les mémoires surgissent de manière spécifique – spécifiques, elles surgissent. Et elles surgissent et elles construisent la géométrie de l’espace-temps et tout ce qui se passe dans l’espace et le temps, les valeurs changeantes et tout ça.

Le tout est «Nitya Apaurusheya». Cela signifie que personne ne l’a fait. Personne ne le fait. Par nature, c’est ainsi. Et quand par nature c’est ainsi, alors la sagesse Védique nous en donne une entrée. Et une fois que nous y avons pénétré – c’est comme si le buvard aspirait l’encre – la conscience s’en empare et s’en imprègne.

Il n’y a pas de «si» et de «mais» et il n’y a pas de choix, c’est spontané. C’est notre force de dire que nous pouvons prendre n’importe qui et le former à identifier sa conscience à ce niveau où tout est une possibilité de ce domaine non-manifesté. Comment? Par nature! Point final. Parce que personne ne le fait.

Revenons à cet exemple: à partir du vide de la graine de banian – qui fait l’arbre? Non, personne ne fait l’arbre. Le vide lui-même apparaît comme l’arbre. Et encore une fois, l’arbre apparaît comme le vide du même arbre.

C’est un simple jeu de mémoire. Le monde – mon monde, votre monde, son monde, leur monde – est un jeu de mémoire, «comme c’était avant». Voici la théorie du karma: «comme vous semez, vous récolterez» et toutes ces belles choses que chaque religion enseigne afin de maintenir la direction de notre conscience à ce niveau où toutes les possibilités sont éveillées, toujours présentes par leur propre nature.

Nous n’avons pas à cultiver la capacité de faire quoi que ce soit, non. Nous devons seulement nous familiariser avec cet océan de toutes les possibilités, l’océan où se trouvent toutes ces mémoires. Simplement s’identifier, simplement mettre l’attention et c’est tout ce que vous avez à faire. C’est ce qui manque dans l’éducation et c’est pourquoi l’éducation ne produit pas un homme parfait…

On n’a pas besoin de créer quoi que ce soit, il suffit de laisser sa conscience être à un niveau où tout est par nature créé. Et quelle est cette nature? Nous disons la Loi Naturelle totale ou nous disons la «volonté de Dieu», omniprésente, omnipotente, omnisciente. Une belle ligne d’éducation de tous les temps par le passé.

Dans les petites choses, on a à créer – mais quand on veut créer une quelconque possibilité, alors on n’a pas à créer. Il faut alors faire ami avec ce qui, par nature, est engagé à faire toutes ces choses. Il s’agit donc simplement de se familiariser avec ce qui, heureusement, nous a valu les bénédictions de notre Tradition des Maîtres Védiques et nous voulons les donner à nos enfants. C’est tout. C’est très beau!

Créez des relations joyeuses

L’Ayur-Veda Maharishi, donc, regarde les relations comme une fonction de plusieurs facteurs complexes. Le premier facteur, disent les vaidyas ayurvédiques, en causant non seulement des problèmes relationnels mais aussi des maladies physiques est l’incapacité d’une personne à se sentir centrée en elle-même. Ceci peut se produire dû à une variété de causes, s’étendant des déséquilibres génétiques aux déséquilibres hormonaux ou de l’environnement. Ces déséquilibres affectent l’habileté d’un individu à gérer le stress de chaque jour.

Comme conséquence, ils diminuent la capacité de la personne à travailler, à aimer, à se guérir, à prier et à vivre dans le vrai sens du terme.

Les solutions ayurvédiques

Vaidya Ramakant Mishra, dit que l’Ayur-Veda Maharishi approche toujours un problème au niveau de la racine.

«Et à la racine de toutes les relations est le cœur humain,» dit-il. «Pour le médecin ayurvédique, le cœur n’est pas simplement une pompe. C’est aussi le siège des émotions. Il est doté d’un immense potentiel d’amour, du ressenti des choses et de don. Il contient l’essence du cosmos à l’intérieur de lui-même – tout comme une graine contient l’arbre entier. Pas étonnant alors, que lorsque vous êtes sujet à des travaux stressants dans la vie quotidienne, que ce cœur sensible et émotionnel a des mouvements de recul et se replie sur lui-même. Ceci est un effet de Pragyaparadh ou ‘l’erreur de l’intellect’ – lorsque l’intellect attiré et influencé par la conscience matérielle, perd la connexion avec la totalité de la conscience. C’est lorsque nous arrêtons d’être centré à l’intérieur de nous-mêmes.»

La façon de corriger cette erreur, dit Vaidya Mishra, est de permettre au cœur de s’élargir. D’écouter sa voix silencieuse, et de suivre ce qu’elle nous dit. Quand nous commençons à faire cela, lentement, le Pragyaparadh se corrigera. Les graines du doute, du désespoir et de la déception se dessécherons et mourons. Nous serons de nouveau entier – en nous-mêmes et dans notre relations avec les autres.

Vaidya Mishra partage cinq conseils pour garder le cœur émotionnel sain et fort.

Reconnaissez que:

1. La véritable amour est et devrait être inconditionnelle. Il se donne sans réservation.

2. Vos relations fleurirons si vous suivez vos sentiments les plus vrais et honorer vos engagements.

3. Il est important d’expérimenter toutes vos pensées et actions. Ne parlez pas or n’agissez pas dans la hâte.

4. Une attitude positive est un grand consolidateur de relation.

5. Donner est la clé pour recevoir.

L’autre principal joueur en matière de Soi et ses relations avec les autres est l’esprit. L’Ayur-Veda Maharishi voit l’esprit comme le messager entre le Soi et les sens. Pour que l’esprit puisse travailler à un haut niveau d’ordre, ses gonds devraient être bien huilés. L’Ayur-Veda Maharishi déclare que l’esprit a trois ‘gonds’:

Dhi: le pouvoir d’apprendre – acquérir la connaissance

Dhriti: le pouvoir de retenir ce qui a été appris

Smriti: le pouvoir de se rappeler de ce qui a été appris et retenu.

Lorsque ces trois composants travaillent en parfaite coordination, dit Vaidya Mishra, l’esprit est équilibré. Et un esprit équilibré est la clé de l’harmonie à la fois à l’intérieur du Soi et à l’extérieur de lui.

Le vaidya aussi recommande l’usage de plantes médicinales et d’épices favorable à l’intellect dans la cuisine quotidienne. Du poivre noir fraîchement pilé, par exemple, rend les nutriments facilement disponibles aux canaux de la micro-circulation du corps – donnant à l’esprit le pouvoir d’une relance immédiate.

L’Ayur-Veda Maharishi aussi recommande l’introspection comme un outil puissant pour préserver des relations. «Beaucoup de relations vont mal,» dit Vaidya Mishra, «lorsque les gens impliqués commencent à faire porter le blâme sur l’autre. S’ils s’arrêtaient et regardaient à l’intérieur, c’est sûr, ils trouveraient que le blâme n’incombe pas toujours à l’autre personne. Cela peut-être difficile à faire, mais une fois que vous avez fait cette introspection, vous expérimentez un sens d’humilité et de pardon, lesquels sont de formidable réparateurs de relations.»

Finalement, votre régime et style de vie affectent directement la manière dont vous pensez, ressentez et vous comportez. Nous savons trop bien, ce qui se produit lorsque nous manquons le petit déjeuner ou que nous ne pouvons pas dormir très bien. «Manger cette compote de pomme donc,» dit Vaidya Mishra. «Vous ne garderez pas seulement le docteur éloigné mais aussi le thérapeute.»

Cultiver l’esprit sattvique

À travers des siècles d’observation, à la fois du comportement cosmique et humain, les anciens médecins ayurvédiques ont défini trois gunas fondamentaux ou qualités qui influencent tout ce qui se produit dans le macrocosme de l’univers ou le microcosme de nos esprits. C’est la quantité de ces trois gunas – sattva, rajas et tamas – que les médecins ayurvédiques considère qu’elle peut créer ou détruire l’harmonie dans nos vies:

  • Sattva est le plus supérieur de tous les gunas. Sattva dans l’univers est responsable de la création. À l’intérieur de notre propre soi, il nous donne l’habileté de bien voir, de penser juste, de faire le bien et d’agir en accord avec les lois de la nature.
  • Rajas supporte l’action. Dans les termes cosmiques, rajas est responsable pour maintenir et nourrir ce qui a été créé. Dans les êtres humains, le guna rajasique ou la qualité signifie de donner une forme concrète aux rêves, d’être motivés et de faire l’action. L’excès de rajas, cependant, mène à un esprit instable et perpétuellement agité.
  • Tamas nous fournit l’habileté à finir ou compléter ce qui fut généré par sattva et rajas. Dans le contexte de l’univers, tamas supporte la destruction. Alors que certains peuvent voir tamas comme un guna négatif, la philosophie ayurvédique dit que tamas a son propre rôle dans l’arrangement des choses. Il nous sèvre du vieux et du sans vie, nous encourageant à bouger et à nous investir dans ce qui est encore vivant.

Bien qu’une personnalité équilibrée soit un mélange des trois gunas dans une mesure équitable, la personnalité la plus équilibrée est celle qui est riche en sattva. Est-il possible de développer plus de sattva dans notre vie? Certainement dit l’Ayur-Veda Maharishi. Comment? L’Ayur-Veda Maharishi suggère une approche à deux voies. Faites attention, disent les vaidyas, à ce qui suit:

Ahara: le régime

Vihara: l’activité ou le style de vie

Vaidya Ramakant Mishra partage ses conseils sur chacun de ces piliers.

Premièrement, ses pensées sur Ahara:

Il commence avec le proverbe bien connu «Vous êtes ce que vous manger». L’Ayur-Veda Maharishi, dit-il, croit que cette simple déclaration contient une signification et une vérité infinie.

Votre but, dit Vaidya Mishra, devrait être d’acquérir les qualités sattviques. Ceci peut être réalisé en analysant vos habitudes alimentaires et en les améliorant conformément à ces directives:

Choisissez une alimentation végétarienne. Des aliments léger comme les légumes frais, le lait, les fruits, plus de céréales, de mung dal entier ou séparé et des amandes accroissent le calme, la clarté et la créativité de l’esprit – en d’autres termes, ils augmentent le sattva.

Utilisez le ghee comme moyen de cuisiner. Le ghee est du beurre clarifié, libre de la matière solide, des protéines et de l’eau du lait. Il a des qualités nutritives et de guérison étonnantes, tout en étant extrêmement goûteux et aromatique. Ses qualités de pénétration en font un excellent moyen pour aider à absorption des nutriments par le corps, tout en lubrifiant aussi les tissus.

Mangez des aliments cuisiner plutôt que crus. L’Ayur-Veda Maharishi dit que les nutriments essentiels des aliments ne sont pas disponible au corps tant qu’Agni ou le feu leurs soit appliqué sous la forme de cuisson.

Toujours manger légèrement moins que ce que votre faim demande.

Mangez tous les repas à des moments réguliers. 

Et maintenant, les pensées de Vaidya Mishra sur Vihara:

Vihara est essentiellement votre comportement et action tels que influencés par la qualité de votre esprit. Encore, Vaidya Mishra commence avec un exemple d’un train qui brûle. Quand un train est en flamme, les trois esprits répondent de différentes manières:

L’esprit tamasique, étant lent et faible, faiblit ou panique, incapable d’agir ou de réagir d’une manière appropriée.

L’esprit rajasique est naturellement en confiance dans l’action et donc immédiatement cherche à dénicher l’extincteur le plus près ou la sortie.

L’esprit sattvique, étant calme et stable, prend un moment pour analyser la situation et agit seulement après avoir évalué la réponse juste à la situation.

Bien que chacun d’entre nous est né avec un ou plusieurs gunas prédominant, il est en notre pouvoir d’accroître le guna que nous voulons. Comment l’esprit peut-il être mené vers le sattva? La réponse de Vaidya Mishra est simple. Vous formez l’esprit à agir en accord avec les lois de la nature. Ses conseils sur comment le faire, sont pratiques et logiques. Entre autre, Vaidya Mishra recommande fortement les mesures suivantes pour construire le sattva:

  • Se focaliser sur les activités qui vous apportent de la joie. Ne restreignez pas vos envies naturelles comme éternuer ou bâiller. Faites des promenades. Vous retirez de bonne heure et être sur d’avoir une bonne nuit de sommeil. Soyez gentil avec vous-même et pardonnez-vous. Pratiquez la modération en toute chose – que ce soit votre régime, votre sommeil ou vos exercices. Restez en compagnie des sages. Accordez très bien vos sens, afin que vos indriyas ou vos sens apprennent à obéir à votre manas ou esprit. Ceci vous aidera à faire des choix heureux et sains, menant à accroître le sattva dans votre vie.

Comme résultat, alors, l’esprit sattvique choisit toujours ces pensées et actions qui promeuvent la plénitude et la joie. Il est riche en dhi ou connaissance: il connaît juste ce qui est bénéfique pour lui. Cultivez le sattva dans votre vie et vous serez capable de vous reconnecter avec le pouvoir illimité de votre Ātmā ou Soi.

Les racines védiques de l’Ayur-Veda Maharishi (3)

Reconnecter l’individu avec le Soi, l’Ātmā, est l’objectif principal de l’Ayurveda et le processus ultime de guérison

Un mot important pour la santé en sanskrit est ‘swasthya’, qui signifie ‘établi dans le Soi’. L’Ayurveda rétablit la qualité innée de l’autoréférence à tous les niveaux de la physiologie, réactivant ainsi les mécanismes inhérents à l’auto-réparation du corps. La médecine védique utilise des procédures qui équilibrent la physiologie et renforcent les systèmes de guérison et de défense du corps.

Le corps est l’expression matérielle de la conscience

La science moderne soutient que les structures physiques du cerveau et d’autres organes qui soutiennent le fonctionnement du cerveau sont responsables du phénomène de la conscience humaine. En revanche, la médecine védique considère que la conscience, en tant que Veda, s’exprime en tant que physiologie humaine. Cette physiologie, à son tour, connaît et soutient le Veda et le manifeste aussi au fil du temps, par exemple à travers les activités des pandits védiques, qui récitent et enseignent la récitation correcte du Veda à leur progéniture (offspring).

La vie se renouvelle de l’intérieur

Le Veda est le dépositaire vivant de l’intelligence pure qui gouverne l’émergence des lois de la nature. Dans les organismes biologiques, le Veda fournit l’intelligence, par sa première expression biologique dans l’ADN, pour restaurer la totalité (wholeness), réparant les dommages, et maintenant l’homéostasie.

Le Veda, en tant que connaissance, a une structure trois en un

Tout exemple de connaissance implique qu’un connaisseur connaisse un objet. Nous pouvons appeler ces éléments: connaisseur, processus de connaissance et connu. Ils constituent l’unité essentielle de la relation que nous appelons ‘la connaissance’. Un connaisseur observe le connu, ce qui donne naissance au processus de connaissance. Ces éléments ont des noms sanskrits: Rishi (connaisseur), Devata (processus de connaissance) et Chandas (connu).

Chaque point du Veda contient les trois éléments du connaisseur, du processus de connaissance et du connu

Cette triple relation est également un processus dynamique. À chaque point dans le temps et l’espace, la connaissance est animée et chaque point a les trois valeurs du connaisseur, du processus de connaissance et du connu. C’est ce qu’on peut appeler une dynamique structurante, puisque le Veda est responsable de créer, à partir de cette triple structure, les éléments de l’univers. Cette relation dynamique est importante pour l’Ayurveda parce qu’elle est la base de l’auto-réparation. Parce que chaque point du Veda contient les trois valeurs, par tradition, avant de réciter tout ‘Richa’ (verset), l’unité de base du Veda, les pandits védiques peuvent énoncer les noms du Rishi (connaisseur), Devata (processus de connaissance) et Chandas (connu) pour cette collection de vers.

La structure du Veda est autoréférente

Chaque fois que le connaisseur et le connu ne font qu’un, au travers du processus de connaissance, la ‘connaissance’ est autoréférente, c’est-à-dire sans aucun autre point de référence extérieur. La conscience du connaisseur se retourne sur elle-même pour se connaître elle-même. Ces dynamiques structurantes de la conscience opèrent aussi continuellement dans la conscience humaine. L’autoréférence est également la dynamique structurante qui sous-tend l’auto-réparation, car le rétablissement de l’équilibre dans les organismes biologiques dépend de l’activation des réponses déclenchées par un mécanisme de détection, par exemple les boucles de rétroaction (feedback loops), etc. qui renvoient à une source de l’ordre.

La conscience est sa propre physiologie et s’exprime à travers une hiérarchie de structures

Les transformations par lesquelles le Veda devient la physiologie manifestée sont clairement décrites dans les textes védiques anciens. Dans l’expression séquentielle du Veda, on trouve une hiérarchie dans sa matérialisation en tant que corps, du subtil au plus grossier. L’intelligence non-manifestée se manifeste séquentiellement sous forme d’éléments subtils (tanmatras), d’éléments (mahabhutas), de qualités fondamentales (doshas), de sens (indriyas), de tissus (dhatus), et autres structures. Le diagnostic ayurvédique et les techniques thérapeutiques sont basés sur cette compréhension du développement du Veda.

Prajna-aparad (l’erreur de l’intellect) oubliant la totalité sous-jacente de la vie est la cause de la souffrance

Lorsque la vie est perçue à tort comme uniquement la diversité et que la valeur unifiée et cachée de la vie (l’Ātmā) est oubliée ou négligée par la conscience [individuelle], le lien de la vie avec sa source est perdu et l’individu devient sujet à une multitude d’autres erreurs intellectuelles et à la maladie. C’est ce qu’on appelle prajna-aparad – l’erreur de l’intellect.

La plupart des maladies sont causées par la violation des lois de la nature

Dans l’état de prajna-aparad, lorsque la conscience [individuelle] n’a pas accès au Veda, la demeure de toutes les lois de la nature, l’intellect (buddhi, la faculté discriminative ou décisive) peut choisir de mener des activités non favorables à la vie et entraîner la violation des lois de la nature, cause première des maladies et d’une mauvaise santé. Les textes anciens caractérisent les différents types de violations (supprimer des besoins naturels, ne pas suivre les routines quotidiennes et saisonnières, etc.). Dans la majorité des cas de mauvaise santé, y compris le traumatisme, on peut identifier une violation d’une loi de la nature. La douleur et la souffrance sont des mécanismes qui motivent l’individu à rétablir le lien avec le Veda.

Le concept de métabolisme (agni)

Une digestion et un métabolisme inefficaces créent de l’ama, des sous-produits ou des résidus qui se déposent dans les canaux de la macro et micro-circulation (shrotas) et dans les tissus (dhatus). Cela empêche la libre circulation de la matière et de l’intelligence biologiques et favorise le déséquilibre et, en fin de compte, la maladie. Ce concept reflète les connaissances actuelles de la physiologie cellulaire et des processus pathologiques tels que le vieillissement et les maladies artérielles.

Le principe d’équilibre

La physiologie est régie par les trois doshas (opérateurs physiologiques), les sept dhatus (tissus) et les trois malas (déchets) qui sont en équilibre dynamique les uns par rapport aux autres. Toute perturbation de l’harmonie naturelle, de la proportion et des rythmes biologiques de ces éléments viole le principe d’équilibre qui, s’il n’est pas corrigé, peut entraîner des troubles.

Les racines védiques de l’Ayur-Veda Maharishi (2)

La santé est un état d’équilibre naturel

Dans cet état, chaque partie fonctionne en harmonie avec toutes les autres parties, un état d’équilibre parfait (perfect balance).

L’état de conscience pure, c’est-à-dire la conscience sans objet, est le Soi, un champ d’équilibre parfait.

Bien que la conscience pure soit dépourvue d’objet, elle possède néanmoins de nombreuses qualités dont l’équilibre parfaite, l’harmonie parfaite, l’ordre parfait et l’autoréférence. L’homéostasie (état d’équilibre physiologique) est le résultat de l’animation de ces qualités dans la physiologie.

Le système nerveux humain, soutenu par la physiologie, a la capacité d’expérimenter des niveaux plus fins de conscience consciente (l’esprit conscient).

Au fur et à mesure que le système nerveux et le reste du corps s’affinent (refined) progressivement, la conscience commence à expérimenter des aspects plus fins du fonctionnement de sa structure. Cela se produit lorsque l’activité de l’esprit commence à devenir de plus en plus calme.

L’expérience de la conscience sans son contenu (appelé turiya en sanskrit) permet au connaisseur d’expérimenter l’Ātmā, le Soi.

Seul dans ce état, la conscience n’est pas éclipsée par les objets et est libre de faire l’expérience d’un domaine de santé parfaite sans désordre, le Soi.

Le niveau de conscience le plus fin, dépourvu de toute expérience telle que les pensées, les émotions et les perceptions, est l’Ātmā, l’Intelligence pure, le Soi.

Ce Soi a de nombreuses qualités: il est infini, illimité dans l’espace et dans le temps, et est à la fois silencieux et éveillé. Plus important encore, le raffinement de la physiologie et surtout du système nerveux est nécessaire pour faire l’expérience de l’Ātmā, l’essence de la vie spirituelle. Puisque la santé dépend en fin de compte de la façon dont nous maintenons notre corps à travers notre style de vie, notre alimentation et nos activités, cultiver la capacité de faire l’expérience du Soi est une condition nécessaire pour une santé et une longévité parfaites.