Brahmacharya

Le Brahmachari est celui qui se comporte comme Brahman. Le Brahmachari est Siddha.

Le Brahmachari est complètement autonome. Il respire la conscience de félicité.

C’est le niveau suprême de l’éveil au sommet du Soi.

Sur le plan pratique, il est autosuffisant, comblé.

Il est la source de toutes les règles et de tous les devoirs. Il n’y a rien à éviter et rien à faire. Il s’agit d’un accomplissement naturel.

Son action se situe au niveau de la conscience illimitée. La pratique du Brahmacharya consiste à gagner en efficacité pour travailler à l’intérieur de soi. Le Sidhi (la perfection) est une technique. À cela s’ajoute son attitude. Il travaille pour son Maître.

Il travaille pour son Maître d’une manière si simple que son intellect ne fonctionne pas. Le Maître est le cœur du Brahmachari. Il suit complètement et innocemment son Maître. L’obéissance au Maître, c’est tout.

Cela vient de l’intérieur. L’obéissance est la priorité de base pour s’élever à ce niveau de conscience. J’ai vécu cela, donc je le sais.

* Prashna Upaniṣad: «À moins que le disciple ne prenne l’habitude de comprendre l’esprit qui se cache derrière les mots, il est difficile de comprendre son maître.»

L’attitude de service et de respect est nécessaire. Lorsque l’on comprend l’habitude de l’enseignant, il n’y a pas de fossé qui obstrue le flux de la connaissance. Le Brahmachari dit toujours oui. Il ne dit même pas oui en doutant. 

Quoi que dise le maître, il le fait par amour et dans l’intérêt du disciple. L’individu est sa première préoccupation. Dans le cas du Brahmachari, il doit d’abord être dans la conscience d’unité. La relation avec le Maître est louable car elle est unilatérale. La relation avec les autres est aussi bonne que les autres. Dharana est presque une nécessité dans la vie d’un Sidha. L’initiation au Brahmacharya sert de dharana. 

La résolution doit se faire sur la base d’une méthode très fiable. Un gentleman est un gentleman.

Le Brahmachari ne cherche pas de compagnon pour traverser l’océan de Maya.

Le Brahmachari se contente de voir son chemin. La technique du Brahmacharya est la croissance de la conscience de Brahman.

Matin et soir, les MT-Siddhis; la focalisation sur le Maître.

Le Brahmachari est célibataire. L’éveil de l’illumination dans l’intellect a sa base dans la physiologie.

La conscience d’unité a également son parallèle physiologique. Quel que soit le produit que nous tirons de la nourriture, il ne doit pas être gaspillé. L’Ojas est cette substance précieuse suprême qui se construit à partir de tous les processus de digestion. Lorsque l’ensemble de la physiologie fonctionne de manière ordonnée, l’Ojas est produit en Samadhi. Le Brahmachari est donc toujours ponctuel dans ses habitudes – sommeil, repas, etc. C’est pourquoi le célibat est une exigence.

Pour les personnes mariées, les chances d’illumination sont moindres.

Le Brahmacharya est connu depuis longtemps pour son célibat. – Maharishi Mahesh Yogi, Ṛṣikesh, 1974

Ṛitaṃ Bharā Pragyā: Ce niveau d’où émergent toutes les différences

(…suite) Comme nous l’avons vu précédemment, en illuminant simultanément les opposés, la conscience, pleinement éveillée, est la lampe à la porte. En étant pleinement éveillée, la conscience est l’omniscience ou le Jyotish. La conscience omnisciente ou pleinement éveillée est appelée Jyotish Mati Pragyā, où la conscience englobe tout dans son champ d’action et où toute action est calculée à partir du champ de la loi naturelle qui régit l’univers.  

Jyotish Mati Pragyā est disponible en tant que Ṛitaṃ Bharā Pragyā, dans la conscience autoréférente de l’individu. Ṛitaṃ Bharā Pragyā se réfère à ce niveau qui ne connaît que la vérité, le niveau de conscience presque absolue, et est cette qualité de conscience qui voit ou comprend la réalité totale de la loi naturelle dans son silence absolu et son dynamisme infini. Comme l’affirme Maharishi: 

«N’importe qui peut connaître n’importe quoi à n’importe quel moment, à l’intérieur de lui-même, sans se perdre (dans Ṛitaṃ Bharā Pragyā – sa conscience pleinement éveillée – qui est aussi Jyotish Mati Pragyā), et n’importe qui peut créer n’importe quoi de l’intérieur de lui-même.»

प्रकृतिं स्वामवष्टभ्य विसृजामि पुनः पुनः।

prakṛtiṃ svām avaṣṭabhya visṛjāmi punaḥ punaḥ (Bhagavad-Gītā, 9.8)

«En recourant à Ma propre Nature autoréférente, Je crée encore et encore – la création et l’administration de la création, toutes deux sont un phénomène naturel sur la base de Ma conscience autoréférente.»

Chacun peut transformer n’importe quelle chose ou n’importe quelle situation en n’importe quelle autre chose ou n’importe quelle autre situation sans perte pour lui-même. Lorsque l’on se trouve partout et en tout, on est établi dans l’état de défense absolue. 

Comme l’affirme Maharishi, dans la conscience d’unité, il n’y a pas de manque – on se trouve partout et en tout. Par conséquent, on se trouve dans un état de défense complète ou absolue. Les outils permettant d’atteindre systématiquement cet objectif sont la technique de la Méditation Transcendantale, le programme MT-Sidhi et le vol yogique. 

Maharishi parle également de Ṛitaṃ Bharā Pragyā comme de ce niveau de non-différence d’où naissent toutes les différences. Tous les systèmes de nombres, les structures mathématiques, les couleurs, les éléments, le temps et l’espace sont générés à partir de ce niveau. Comme le souligne Maharishi: 

«La source de toutes les différences dans la création se trouve à un niveau qui, en lui-même, est libre de toute différence. Lorsqu’il y a des impulsions dans ce champ, ces impulsions peuvent être d’une nature innombrable. C’est de là que naissent la couleur verte, la couleur orange, la couleur jaune, telle ou telle forme; c’est de là que naissent le temps et l’espace, tous les éléments et toutes les particules les plus fines. Par conséquent, à ce niveau où il n’y a pas de différences, la possibilité de toutes les différences à partir de là est très claire. C’est le niveau d’où sortent tous les triangles, tous les cercles, tous les carrés, tous les nombres – un, deux, trois -, les alphabets, et la création s’exprime.

L’individu qui connaît les mécanismes de fonctionnement de la nature à ce niveau connaît la source des particules plus fines, de la géométrie, des systèmes de nombres et des alphabets ou des langues.»

L’Effet Maharishi

Voici une toute nouvelle vidéo d’une conférence par Peter F. Freund, dont j’ai eu la joie d’y assister directement. Il présente l’Effet Maharishi d’une manière très intelligence et drôle à la fin. C’est en anglais…

La base de l’Effet Maharishi est l’élévation de la conscience collective. La conscience collective est la totalité de la conscience d’un groupe spécifique. Par exemple, lorsque nous parlons de conscience communautaire, nous mettons simplement ensemble la conscience de tous les individus qui composent la communauté; pour la conscience nationale, nous mettons ensemble la conscience de tous les citoyens d’une nation.
Il existe d’innombrables divisions et organisations de la conscience collective, mais parmi celles-ci, on distingue sept niveaux principaux: la conscience de la famille, la conscience de la communauté, la conscience de la ville, la conscience de la région ou de la province, la conscience nationale, la conscience du monde et la conscience universelle, chacune étant créée par les individus au sein du groupe.
Le phénomène de la conscience collective peut être mieux compris en examinant le concept de champ, tel qu’il est décrit par la science moderne. Les physiciens décrivent une variété de champs infinis, illimités et omniprésents qui opèrent de manière invisible dans toute la création, régissant les activités d’innombrables lois de la nature. Par exemple, le champ électromagnétique – l’un des quatre principaux champs de force – imprègne l’univers tout entier et permet aux émetteurs de radio et de télévision d’envoyer des signaux en créant des ondes à l’intérieur du champ. Bien que ces ondes soient invisibles, elles créent néanmoins des effets que nous connaissons tous: les sons et les images de la radio et de la télévision.
De même, les trois autres champs de force fondamentaux – la gravitation, l’interaction faible et l’interaction forte – sont également omniprésents et se comportent de manière invisible dans toute la nature. La conscience autoréférente est également un champ, mais à un niveau encore plus fondamental, car elle est le champ omniprésent, invisible et illimité d’où émergent tous les champs de force et de matière.
Tout comme un émetteur radio peut créer des ondes dans le champ électromagnétique, les individus créent constamment des influences sur toutes les parties de la création, simplement parce que la conscience imprègne chaque aspect de l’univers matériel. Par exemple, si l’on jette une pierre dans un étang, il se produit des ondes qui se propagent dans tout l’étang. Chaque vague produit un effet dans chaque partie de l’étang. De même, la vague de la vie individuelle, par son activité, produit une influence dans toutes les parties du cosmos.
Sur la base de ce même principe, l’expérience directe de la conscience autoréférente influence chaque aspect de l’univers, l’animant avec l’ordre et l’harmonie parfaits inhérents à la conscience autoréférente. C’est pourquoi des groupes d’individus peuvent créer des effets très puissants dans l’environnement grâce à leur pratique collective du programme de Méditation Transcendantale et de MT-Sidhi – par leur pratique autoréférente, ils vivifient chaque aspect de l’univers en stimulant son constituant le plus fondamental, la conscience, et ils vivifient tout particulièrement la conscience collective de la ville, de la province ou de la nation dans laquelle ils se trouvent.
Puisque la conscience collective est créée par les individus qui la composent, la conscience collective s’élève au fur et à mesure que la conscience individuelle grandit, et la conscience individuelle grandit au fur et à mesure que la conscience collective grandit. En d’autres termes, lorsqu’un individu fait régulièrement l’expérience de la conscience autoréférente et l’éveille dans sa propre conscience, les niveaux de conscience collective auxquels il participe – famille, ville, province, nation, etc. – s’améliorent simultanément. Cette valeur supérieure de la conscience collective se répercute à son tour, de manière positive, sur chacun des membres individuels de ce niveau de conscience collective.
Puisque la conscience individuelle et la conscience collective entretiennent cette relation réciproque, un groupe d’individus pratiquant le programme de Méditation Transcendantale et de MT-Sidhi apportera une puissante influence d’ordre et d’harmonie à la conscience collective, permettant à une population entière d’agir de manière plus cohérente, plus harmonieuse et plus en accord avec la Loi Naturelle. Sur cette base, Maharishi a mis en lumière le potentiel de chaque nation à créer l’invincibilité pour elle-même et pour tous ses citoyens.

Créer la cohérence dans la conscience collective comme la base d’une société idéal et d’une paix mondiale durable: La recherche scientifique sur l’Effet Maharishi.

Le soutien de la nature peut-être généré collectivement par le phénomène que Maharishi a identifié comme l’Effet Maharishi et qui est un effet de champ dans la conscience collective. Il a plusieurs exemples dans les sciences physiques et l’Effet Maharishi marque l’arrivée d’un principe de la Loi Naturelle d’une valeur inestimable dans le domaine des sciences sociales.

Rappelons que l’Effet Maharishi est l’effet de cohérence que nous générons lorsque nous pratiquons ensemble, dans un même endroit, matin et soir, le programme de Méditation Transcendantale et MT-Sidhi, incluant le Vol Yogique. Il a été démontré que la racine carré d’un pour cent de la population d’une ville ou d’un pays est suffisant pour générer cette cohérence au niveau local ou national et amorcer un redressement des valeurs économiques et sociales, ayant pour conséquences une baisse significative de la criminalité, des admissions dans les hôpitaux et surtout une reprise de la croissance économique, mesurée par l’indice boursier, la baisse de l’inflation, les dépôts de brevets, la reprise de l’emploi et de la consommation.

Le principe est que la présence d’une petite cohérence dans un champ incohérent étend sa cohérence à travers le champ entier. Dans tout cas, où ce phénomène opère, la transformation à une plus grande cohérence est activée par un point déclencheur (catalyseur). Un niveau minimum de cohérence injecté dans le champ est requis pour rendre la cohérence totale. 

L’Effet Maharishi a été comparé à l’effet Meissner. Un système a la capacité d’expulser ou de repousser les influences désordonnées perturbatrices. Dans ce cas, un métal super conducteur devient invincible. L’ordre parfait est une défense naturelle contre une perturbation externe. Dans la société toute influence perturbatrice est repoussée, une sorte de coquille de défense invincible est ainsi générée. Celle-ci est le sous-produit de la pratique en groupe des technologies Maharishi de la conscience – le programme de Méditation Transcendantale et MT-Sidhi – qui engendrent une puissante influence de paix et de positivité dans la conscience collective, éliminant l’inimitié et l’hostilité des gens tout autour, ce qui inclut toute forme de violence. 

D’où vient cette influence? De ce niveau le plus fondamental de la vie – la Conscience Transcendantale – qui n’est autre que notre propre Soi. Par cette expérience biquotidienne, toutes nos pensées et actions en viennent à être pleinement en accord avec la direction évolutive de la Loi Naturelle. Ces technologies de la conscience diffusent le stress et la négativité dans la société et génèrent des vagues positives d’harmonie et d’unité dans la conscience collective. Nous accédons et stimulons le niveau le plus puissant de l’esprit et de la matière, identifié par la science moderne comme le champ unifié, le niveau le plus fondamental de l’intelligence de la nature qui nous connecte tous. Maintenant, nous avons à notre disposition une technologie de paix, une technologie véritablement défensive qui résout les problèmes de la violence et de la négativité à leur source. C’est ce que la recherche scientifique montre.

Maharishi et Tat Wale Baba

Le texte suivant est si inspirant par la sagesse qu’il contient que je n’ai pu résister à le traduire. Vous trouverez la version anglaise sur le lien suivant: http://www.yogiphotos.com

Conférence de Tat Wale Baba à une assemblée internationale de chercheurs

Tat Wale Baba commença son exposé dans un hindi énergique, sans tension, et Maharishi Mahesh Yogi traduisait

(…)

Ce qui est omniprésent n’a pas à être cherché. C’est déjà là. Commencez à être. Ce qui est omniprésent n’a pas à être cherché; seulement notre conscience individuelle a à être amenée à ce niveau et là est cette béatitude. Vous n’avez pas à la chercher. Comprenez-vous? À moins que l’on rentre dans cette béatitude omniprésente, la satisfaction ne peut pas venir. Si elle avait dû venir, elle serait venue à l’heure qu’il est à travers de nombreuses avenues dans le monde. Mais, ce n’est pas le cas. Donc, ce qui est le Soi est votre propre être. Vous n’avez pas à chercher à l’extérieur. Et, c’est sans distinction de fois religieuses ou de croyances; chrétiennes ou mormons ou hindous. Cet être est lui-même la connaissance. Seulement, vous avez à savoir. Toutes ces diverses manifestations de bonheur que nous expérimentons dans le monde, sont aussi les manifestations de ce même être éternel qui est notre propre Soi. Si nous sommes conscient du Soi, si nous le connaissons, bien. Autrement, nous avons à être. Et donc, il est nécessaire d’amener notre conscience individuelle profondément en nous-même. Aussi profondément que nous pouvons amener notre conscience individuelle au Soi, aussi intensément nous pouvons hériter de ce qui est omniprésent dans notre vie jour après jour. Connaissant ce Soi, nous serons éternellement satisfait; demeurant dans le monde, nous vivrons le contentement. Et, ce n’est pas une question de se détacher du monde. Seulement, nous avons à le connaître, et le connaissant, alors, toutes les différentes manifestations dans le monde seront expérimentées comme les manifestations de Cela. Nous n’avons pas à nous détacher. C’est juste une question d’amener la conscience individuelle à ce domaine, et être, et le vivre.

Ayant acquis ce magnifique, parfait système nerveux humain, si nous connaissons cet élément du Soi, alors nous avons réellement utilisé ce merveilleux cadeau pareil à un diamant, ce système nerveux pareil à un diamant qui est capable de donner cette béatitude éternelle. Si elle n’est pas expérimentée, alors nous avons perdu le cadeau de diamant. Nous avons pris sur nous-mêmes ce système nerveux humain, non pas pour l’amour de plaisir insignifiant de nature changeante dans ce domaine relatif du changement, mais pour vivre et être cette béatitude infinie. Et, nous aurons à atteindre cette chose, que nous l’atteignons dans cette vie, ou dans la prochaine, ou la suivante. Nous ne pouvons tout simplement pas renoncer à cela. Par conséquent, avec l’assistance du Guru et des Écritures, il est mieux de l’atteindre rapidement. Pourquoi le retarder?

L’exposé de Tat Wale Baba fut suivie par une opportunité pour les questions d’être posées.

Comme chaque question était posée en anglais, Maharishi Mahesh Yogi traduisait en hindi, puis traduisait les réponses de Tat Wale Baba.

Étudiant: Peut-il nous parler de son maître et de la tradition qu’il suit?

TWB: Le Soi est libre de toute tradition ou de non tradition.

MMY (ajoutant son propre commentaire): Il est de la tradition de Shukadev. Shukadev était comme lui, pas de ce monde. Loin de lui.

Étudiant: Peut-il nous dire quel genre de méditation fait-il?

TWB: Je suis établi dans le Vedanta et de cette façon, on en parle, et on est. Il n’y a aucune pratique en tant que telle.

Étudiant: Que pensez-vous de la Méditation Transcendantale?

TWB: La conscience transcendantale est la base de toute expérience. La pure conscience est Cela à travers lequel on expérimente. Ce n’est pas une chose qu’on peut expérimenter. Et, tout ce monde est dans un état de pure conscience, et c’est à travers Cela qu’on expérimente tout. La pure conscience, ou la conscience transcendantale n’est rien qu’on expérimente. À travers Cela on expérimente tout. Cela est la base de toute expérience, et de faire l’expérience. Donc, jouissez de cet état.

Étudiant: Est-il possible d’accroitre sa capacité à jouir de cet état?

TWB: On peut l’accroitre grandement par la méditation. Et à mesure qu’on va plus en profondeur, Cela jaillira dans notre vie extérieure. Donc, il est possible d’accroitre notre capacité à être Cela. Et c’est par la méditation.

Étudiant: A-t-il des techniques qu’il enseigne à ses disciples?

TWB: Nous sommes assis dans la forêt, et quand nous sommes assis dans la forêt, nous avons un but à accomplir, et avec ça nous sommes assis. Si un chercheur vient et demande, très bien. Nous donnons des conseils. Sinon, nous n’avons pas beaucoup de temps. Nous sommes dans la forêt, et nous sommes dans la forêt pour un certain but. Mais, si un chercheur vient, très bien. Ses doutes sont dissipés et supprimés.

Étudiant: Pense-t-il que son mode de vie aide le reste de l’humanité ou seulement lui?

TWB: Tous ces saints méditants et établis dans le Soi, ils sont le fondement pour toute cette marche de l’univers entier, et ils sont le fondement de toute la chose, et non pour eux-mêmes seulement. Leurs bonnes vibrations influencent les sociétés pour leur avancement.

Étudiant: Comme une centrale électrique?

TWB: Comme une centrale électrique. La centrale électrique est à Delhi and l’ampoule éclaire ici. Ce n’est pas l’ampoule qui éclaire. C’est l’électricité de la centrale. C’est les saints établis dans leur Soi qui infusent la vie dans tout l’univers. Et, ce sont eux qui ont trouvé Smriti Purananam (les codes védiques de conduite). Ce sont eux qui ont trouvé l’essentiel, les réalités de la vie, et qui ont enseigné au monde les diverses conduites de vie; les chemins de la réalisation du Soi, les chemins de la réalisation de Dieu, et tout ces états supérieurs de vie. Ce sont eux qui ont amené la demeure de la sagesse au monde, et ils sont à la base de toute la prospérité croissante du monde à travers leurs vibrations et à travers leur réalisation.

Étudiant: De combien de sommeil a-t-il besoin?

TWB: Si je dors qu’est-ce qui arrivera au monde? Endormi et éveillé – le sommeil et l’éveille sont la nature de l’esprit. Parfois l’esprit dort, parfois il est éveillé. Si je dors, la base entière du monde s’endormirait et alors il ne resterait rien. Aussi, je ne dors pas. Si quelqu’un dort, c’est l’esprit. Le Soi ne dort pas. Tous ces états de veille, rêve; ils appartiennent à l’esprit. Ils ne sont pas l’état du Soi. Et, si vous parlez de mon sommeil, je ne dort pas parce que le Soi ne dort pas. Si le Soi dort alors le monde entier irait dans le sommeil.

Étudiant: Y-a-t-il une différence entre le moment où il médite et le moment quand il ne médite pas, dans la façon dont il se sent, ou son interaction avec l’environnement?

TWB: En méditant pendant quelques temps, on devient établi en permanence dans l’état d’être. Et alors, partout où l’esprit va, on est établi dans ce Soi, peu importe ce qu’on fait ici ou là; c’est sans importance quand on est établi dans le Soi. Et, cet état vient après un certain temps d’aller profondément à l’intérieur et en sortir. Avec cette pratique, on devient établi en permanence dans le Soi, et alors quoique vous fassiez, vous n’êtes pas séparer du Soi.

Étudiant: Vivez-vous dans cet état maintenant?

TWB: Ce qui est non né, éternel, nous n’en parlons pas en termes de temps. En termes de temps le Soi ne peut pas être discuté.

Étudiant: Sent-il qu’il y a plus à atteindre?

TWB: Qu’y-a-t-il à être gagné ou à atteindre? Ce qui est à être gagné est omniprésent, et nous sommes Cela, et c’est déjà atteint. Aussi longtemps que l’esprit a été fluctuant seulement dans le relatif changeant, aussi longtemps il était hors de vue. Et, quand l’esprit a été concentré et a atteint ce niveau, rien de nouveau s’est produit. La chose qui était là, elle est là. Rien de nouveau s’est produit ou a été atteint. Rien! Ce qui était là, est là même maintenant, et était même avant. Seule la différence est dans l’esprit; l’esprit était inconscient de Cela et maintenant l’esprit est conscient. Donc, qu’y-a-t-il à dire à propos d’accomplissement d’autres états?

Étudiant: Peut-il nous parler de l’amour qui s’écoule de notre coeur une fois que l’état est atteint?

TWB: Notre amour déborde. Comme quelqu’un s’aime lui-même ainsi il commence à aimer les autres. Parce que dans cet état il n’y a rien d’autre que notre Soi. Par conséquent, notre amour pour notre Soi est notre amour pour les autres. Et alors, quelque soit les communications qui sont là, elles sont les communications dans notre propre Soi. Le Soi est doré. C’est seulement une question d’amener notre conscience à Cela et alors le critère de Cela sera que nous commencerons à démontrer toute l’amour et l’harmonie dans le domaine de toutes nos actions et expériences. Ce sera le critère. Quand l’amour s’accroît, cela devient l’équilibre pour mesurer que nous approchons de Cela. Autrement, la chose est déjà là, seulement nous avons à l’incorporer dans nos vies. Nous avons à exposer plus d’amour, plus de bonheur. L’expression de Cela est nécessaire, autrement l’état de Cela est déjà là. Et, nous commencerons à l’exprimer plus quand nous en deviendrons plus conscient.

Étudiant: Pouvons-nous méditer avec vous?

Tat Wale Baba ferma ses yeux et nous méditâmes tous pendant environ vingt minutes. Alors, l’opportunité de poser plus de questions repris.

Étudiant: Que voyez-vous pour l’avenir du monde?

TWB: Nous avons à créer l’avenir. Le futur n’a pas à nous créer. Et, si nous faisons de bonnes choses, et méditons, et expérimentons ce Soi, et sommes omniprésent, l’avenir va être bonne. Si nous ne le faisons pas, nous allons créer un mauvais avenir. Nous avons à créer le futur. Le futur est dans nos mains.

Étudiant: Y aura-t-il la paix mondiale?

TWB: Le monde est en vous. Et, si vous êtes en paix à l’intérieur, si votre conscience individuelle est établie dans votre Soi, votre monde est en paix. Et, si vous êtes fluctuants et sans paix, et que vous n’êtes pas en accord avec votre propre état éternel d’Être, alors le monde est dans un manque de paix. Si vous voulez créer la paix sur le niveau cosmique, alors vous devez prendre refuge en Dieu. Et, si vous voulez la paix en vous-même, réalisez le Soi et votre monde sera en paix et vous verrez que le monde entier est en paix. Le monde est comme vous êtes, et le monde sera comme vous serez.

Étudiant: Y-a-t-il des raccourcis à la purification du Karma?

TWB: Le raccourci le plus court à la purification du karma est l’abandon à Dieu, la dévotion à Dieu, la réalisation du Soi. Et, quand vous réalisez le Soi tout votre esprit et vos sens seront purifiés. Et, quand vos sens sont purifiés toutes vos actions seront bonnes. Elles seront support de vie. Elles se comporteront avec vous comme vos amis. Et, si l’esprit n’est pas établi dans le Soi, dans la gloire de Dieu, alors vos propres sens deviendront votre ennemi. Et alors, tout votre karma vous sautera dessus comme votre ennemi. C’est la fixité de l’esprit dans le Soi qui fait de vos sens votre ami, et la non fixité de l’esprit dans le Soi fait de vos sens votre ennemi. Les sens ennemis signifient le karma, parce que le karma est accompli par les sens. Donc, le karma sera bon si l’esprit est établi dans le Soi et le karma ne sera pas bon si l’esprit n’est pas établi dans le Soi. Pratiquez. Accroissez votre pratique pour arriver à ce but.

Étudiant: Est-ce un handicap d’être maître de maison et de faire cette pratique?

TWB: La voie de maître de maison n’est pas mauvaise. Mais, en n’étant pas capable d’être à la hauteur de ce style de vie, nous faisons un enfer hors de nous-mêmes dans la voie de la vie de maître de maison.

Étudiant: Est-il possible de travailler dans le monde quand nous avons gagné l’état le plus haut de la pure connaissance suprême?

TWB: Il y a deux style de vie, le maître de maison et le reclus. Ceux qui sont dans la voie de la vie de maître de maison, par habitude sont engagés dans l’activité, même en ayant gagné cet état de connaissance suprême. Et, ceux qui sont reclus par nature, n’ont rien à faire avec l’activité de la vie. Donc, ils continuent à vivre cette voie. Mais, les deux vivent cet état de connaissance suprême.

Étudiant: Est-il possible que celui qui vit la voie de la vie de maître de maison puisse alors désirer changer et vivre la vie d’un reclus? Ou, serait-ce cause d’un conflit?

TWB: La condition idéale serait de ne pas entrer en ménage. Si vous voulez devenir un sannyasi (un renonçant), ou, si vous êtes entrés dans la vie de maître de maison, alors partager la responsabilité que vous avez prise avec la femme et les enfants, et alors achevez cette responsabilité. Faites que vous enfants soient éduqués et finissez-en avec tous ça. Alors, il devrait être bon d’osciller à partir de là. Autrement, n’y entrez pas, ce sera le plus idéal. Ayant pris la responsabilité, il ne serait pas bon de fermer cette responsabilité. …

La Conscience Autoréférente

La Méditation Transcendantale approche directement l’intelligence, plutôt que les manifestations de l’intelligence, elle résout les problèmes en éveillant l’harmonie et le bien-être du niveau le plus fondamental, et non pas en traitant les problèmes eux-mêmes. C’est pour cela qu’elle est si efficace.

À travers la Méditation Transcendantale, la conscience de l’individu gagne la conscience autoréférente; elle s’identifie avec l’état autoréférent de la conscience, le niveau de la Saṁhitā, le domaine de pure intelligence – l’Intelligence Créatrice infinie – et à travers les dynamiques auto-interactives de la conscience autoréférente, l’état diversifié de la conscience individuelle réalise le pouvoir concentré de la loi naturelle dans son état unifié, et par la pratique de vivre la loi naturelle dans la vie quotidienne.

Plus l’ordre de la conscience est grande, plus rapide est le rythme de l’évolution.

Une petite explication pour une grande expérience…

Voici ce que j’ai trouvé dans le livre “Maharishi Forum of Natural Law and National Law for Doctors”, en page 17.

La conscience est l’élément le plus essentiel dans la vie; notre corps, notre comportement et notre environnement sont tous les expressions de la conscience. La conscience est fondamentale à la vie. Elle est le premier mouvement de vie. Tout mot que nous disons et tout acte que nous accomplissons est une impulsion de conscience.

Toute parole, action et tout comportement sont les fluctuations de la conscience. Toute vie en émerge et est soutenue dans la conscience. L’univers entier est l’expression de la conscience. La réalité de l’univers est un océan illimité de conscience en mouvement.

La conscience est ce qui est conscient d’elle-même. Étant conscient d’elle-même, la conscience en est le connaisseur. Étant le connaisseur d’elle-même, la conscience est à la fois, le connaisseur et le connu. Étant à la fois, le connaisseur et le connu, la conscience est aussi le processus de connaissance. Ainsi, la conscience a trois qualités à l’intérieur de sa singularité autoréférente – les qualités de connaisseur, de connaissance et de connu – les trois qualités de ‘sujet’ (connaisseur), ‘objet’ (connu), et la relation entre le sujet et l’objet (le processus de connaissance).

Où il y a relation sujet-objet; où le sujet est relié à l’objet; où le sujet expérimente l’objet; où le sujet (le connaisseur) connaît l’objet; ces trois, ensemble, sont les indications de l’existence de la conscience.

L’univers avec son observateur exprime les trois valeurs de l’observateur, le processus d’observation et l’objet d’observation. L’univers, avec son observateur, est l’expression de la conscience dans son état autoréférent. L’observateur, étant conscient de l’univers, est conscient de son propre état autoréférent.

La réalité que l’univers est l’observateur lui-même est la réalité de la révélation totale de la conscience, le potentiel total de la conscience; c’est la réalité totale de la conscience.

Quand nous disons la réalité totale de la conscience, nous voulons dire la conscience dans son état autoréférent, où la conscience se connaît elle-même et rien d’autre. Cet état de conscience est la pure conscience. Un autre état de conscience est lorsqu’elle connaît autre chose; alors elle est connue comme étant la conscience “objet référent”, parce que tous les objets peuvent seulement être perçus en vertu de la qualité de l’intelligence de la conscience, qui crée l’observateur et le processus d’observation à l’intérieur de la singularité de l’état autoréférent de la conscience.

Ceci établit que l’état objet référent de la conscience est aussi à l’intérieur de l’état autoréférent de la conscience.

Cette réalité de la conscience, qui par nature est conscience autoréférente et objet référent en même temps, rend évident que la nature de la conscience est à la fois singularité (autoréférent) et diversité (objet référent). Toute la connaissance à propos de ce domaine de la conscience est la connaissance fondamentale de la Réalité Ultime à la base de toute la création manifestée, qui est la connaissance complète de la transformation de la singularité en la diversité.

La connaissance complète de la conscience est la connaissance complète de la réalité fondamentale de la vie, qui est disponible à chacun dans le domaine de notre propre Conscience Transcendantale à travers la Méditation Transcendantale. Tout le monde peut gagner la maîtrise complète sur les mécanismes de transformation et le processus d’évolution à travers le programme de MT-Sidhi.

La conscience autoréférente pleinement éveillée – la pure Saṁhitā, l’unité de l’observateur, l’observé et l’observation – est la réalisation suprême de la réalité ultime. Ceci est le domaine fondamental de la Science et Technologie Maharishi de la Conscience.

Cette suprême réalité de la conscience est pleinement disponible à la fois sur deux niveaux – expérimental et intellectuel. Ceci est le sujet d’étude de la Science et Technologie Védique Maharishi, et c’est le domaine qui est démontré par le texte védique et toute la littérature védique. Tout aspect de la littérature montre différentes qualités de cette réalité, le domaine de la loi naturelle.

अहं विश्वम्

ahaṁ viśvam – Taittirīya Upaniṣad 3.10.6

«Mon univers est mon Soi.» 

अहं ब्रह्मास्मि 

ahaṁ brahmāsmi – Bṛhadāranyaka Upaniṣad 1.4.10

«Je suis la Totalité – Je suis la singularité – Je suis la conscience autoréférente.»

Le Veda (Śruti) est structuré dans la conscience; le son est structuré dans la conscience; les particules matérielles sont la matérialisation de la structure de la conscience toujours éveillée, auto-perpétuante et auto-évoluante. Śruti (le son holistique) est une qualité de la conscience, et Smṛti (la mémoire) est une qualité de la conscience.

Note: Le processus séquentiel de transformation de la pure conscience autoréférente en ses diverses expressions est décrit dans la séquence des sons du Veda. L’une des contributions uniques de Maharishi à la connaissance védique est la compréhension du fait que la séquence des sons du Veda forme un commentaire auto-exprimé (Apaurasheya Bhashya) sur la dynamique auto-interactive du champ de la pure conscience.

L’Expérience de la Totalité

Conférence de presse du 08.03.2006

Dr Hagelin: «J’ai une question d’un rédacteur en éducation du Massachusetts, qui a entendu Maharishi parler à plusieurs reprises. Il s’agit d’une question avancée sur l’expérience de la Totalité. Maharishi a dit que seule l’expérience de la Totalité apportera la plénitude complète à la vie d’un être humain, mais y a-t-il des degrés dans l’expérience de la Totalité? Je pose la question car Maharishi parle également d’états de conscience supérieurs: la Conscience Cosmique, la Conscience de Dieu, la Conscience d’Unité. À quel moment du développement de ces états de conscience supérieurs la Totalité est-elle réalisée et la plénitude complète acquise?

Maharishi: «C’est très simple à comprendre. L’expérience de la Conscience Transcendantale nécessite le fonctionnement total du cerveau. Toutes les parties du cerveau s’éveillent, et alors le fonctionnement total du cerveau apporte l’expérience de la Conscience Transcendantale. En répétant cette expérience – c’est-à-dire en faisant fonctionner tout le cerveau – la physiologie du cerveau, par la pratique constante du fonctionnement total, s’habitue à ce que chaque pensée soit promue à partir du domaine total de la connaissance.

«Lorsque chaque pensée est promue à partir du domaine total de la connaissance, alors cette pensée est promue à partir de l’Intelligence Cosmique. C’est ce que nous appelons la volonté de Dieu. La volonté omniprésente, omnisciente et toute-puissante de Dieu promeut une pensée, et cette pensée imprègne la création du point à l’infini. Voilà, dirions-nous, la capacité suprême, l’aptitude suprême de l’individu qui est né avec la physiologie du cerveau humain.

«Avec tous les sens de l’action, les sens de la perception – les yeux, les oreilles, le nez, le goût et le toucher, tous ces cinq sens de la perception – le cerveau entier n’est pas utilisé. Il n’est utilisé qu’en expérimentant la Conscience Transcendantale, qui est au-delà des limites de l’espace et du temps, qui est au-delà des limites de chacun de ces cinq sens. Cette expérience du fonctionnement total du cerveau doit être répétée afin que le fonctionnement du cerveau s’habitue à un fonctionnement complet. Grâce à ce fonctionnement optimal du cerveau, le potentiel cosmique de la vie humaine individuelle deviendra une réalité pratique.

«C’est pourquoi on dit que l’homme a été créé à l’image de Dieu. C’est une expression religieuse: “L’homme est fait à l’image de Dieu.” L’homme atteint son plein potentiel créatif lorsque son cerveau total entre en fonction. Lorsque son cerveau total fonctionne, alors l’intelligence créatrice totale est en action.

«C’est le même individu dont les yeux ne pouvaient voir qu’une partie de ce qu’il voyait, dont les oreilles ne pouvaient entendre qu’une partie de ce qu’il entendait – des perceptions limitées au niveau de la perception sensorielle. La perception transcendantale utilise la source de ces cinq niveaux de perception, la source des yeux, des oreilles, du toucher et du goût, et tout le reste – la source de tout. L’expérience de l’unique domaine transcendantal de l’intelligence autoréférente est l’expérience humaine de première classe qui est pure. Nous pouvons dire qu’elle est non-humaine, dans un sens. Pure, non-humaine signifie pur Divin. La pure lumière de Dieu est à la portée du fonctionnement du cerveau humain.

«Lorsque nous disons “le fonctionnement du cerveau humain”, le cœur va également de pair. Le cerveau et le cœur vont ensemble; c’est le potentiel humain. C’est le potentiel humain individuel, qui est la réalité cosmique, divine. Pour que le cerveau total fonctionne toujours, il faut lui donner de la pratique, de la pratique, de la pratique, de la pratique. Ainsi, nous pratiquons à plusieurs reprises, matin et soir, et nous habituons la physiologie de notre cerveau à fonctionner de manière holistique. Ce fonctionnement holistique est un fonctionnement divin.

«On peut expliquer cela par les explications que nous avons apprises du Dr Hagelin, les termes mathématiques dans lesquels le déploiement de tout le potentiel humain est compris en termes de sciences modernes – physique, chimie, biologie, physiologie, et tout le reste. Ce sont toutes des compréhensions des différents niveaux de la totalité. De la même manière, on peut faire l’expérience des différents niveaux de la totalité par une longue pratique, par la pratique, la pratique et la pratique.

«Il y a un dicton en anglais, “La pratique rend l’homme parfait”. C’est cela. Pratiquer le fonctionnement total du cerveau, c’est faire l’expérience du domaine transcendantal de l’intelligence autoréférente pendant un court instant, et pendant un court instant, et pendant un court instant. La physiologie du cerveau s’habitue à fonctionner de cette manière en permanence. C’est la Conscience d’Unité. C’est le Champ Unifié de la Loi Naturelle.

«Le Champ Unifié de la Loi Naturelle est conceptuellement indiqué par des équations mathématiques, mais pratiquement il est ouvert à lui-même sur sa propre valeur transcendantale par l’expérience. La beauté du Dr Hagelin est que ce qu’il a compris théoriquement au niveau intellectuel, il l’a expérimenté au niveau pratique, et donc son cerveau a commencé à fonctionner totalement, totalement, totalement. Le scientifique est absolument convaincu, et maintenant il va changer le monde.»

La Réalisation du Soi par les Technologies Védiques Maharishi de la Conscience

Le processus d’éducation prend place dans le domaine de la conscience. La condition préalable pour obtenir une éducation complète, une connaissance complète – la condition préalable pour tout savoir, tout expérimenter et tout faire – est d’amener la conscience au niveau de l’intelligence pure, de la connaissance pure, de l’intelligence autoréférente, de la conscience autoréférente, de la conscience transcendantale.

C’est pourquoi le développement complet de la conscience, la conscience autoréférente, doit être compris comme une éducation complète. Le développement de la conscience, ou gagner la conscience autoréférente, est une éducation complète, qui est l’état de toute connaissance, la capacité de savoir spontanément n’importe quoi, de faire n’importe quoi de bien et d’accomplir n’importe quoi à volonté. Cette capacité à réaliser n’importe quoi à volonté dans l’état de conscience autoréférente, la singularité, est la capacité à engager spontanément l’Intelligence Créatrice infinie, l’Intelligence Créatrice cosmique, pour apporter la plénitude de tous les désirs.

यतीनां ब्रह्मा भवति सारथिः।
yatīnāṁ brahmā bhavati sāraṭhiḥ – Ṛk Veda 1.158.6
«Pour ceux qui sont établis dans la singularité de la conscience autoréférente, l’Intelligence Créatrice Cosmique accomplit spontanément.»

Il n’y a pas de meilleur système d’éducation qui puisse cultiver la capacité naturelle de maintenir cet état d’autosuffisance – la capacité de connaître n’importe quoi, de tout faire spontanément comme il faut et de réaliser n’importe quoi par le simple fait de désirer. C’est le système suprêmement exalté d’éducation: c’est pourquoi c’est la théorie absolue de l’éducation de Maharishi. – Maharishi Mahesh Yogi, Université Védique Maharishi (Introduction)

Pour vivre «yatīnāṁ brahmā bhavati sāraṭhiḥ» au quotidien, il suffit seulement d’être son propre Soi. Cela ne peut être réalisé par une compréhension intellectuelle. Pourtant on peut facilement le vivre en l’étant directement. Par conséquent, nous voulons comprendre pourquoi l’illumination intéresse si peu les gens dans le monde?

Du point de vue de la Science Védique, l’état de veille est marqué par l’éclipse totale du Soi, comme s’il oubliait Sa Réalité cosmique et s’identifiait plutôt à des réalités limitées et temporelles. Par exemple, la conscience d’un jeune enfant s’identifie principalement aux expériences sensorielles, au corps et aux récompenses et punitions physiques (niveau des sens).

Au fur et à mesure que le cerveau se développe et que l’enfant mûrit, il s’intéresse et s’identifie de plus en plus à des réalités mentales plus subtiles de la pensée (niveau de l’esprit), telles que la lecture de livres et la compréhension de règles et de concepts. De nombreuses personnes ne dépassent jamais ce niveau ou cette profondeur de conscience. Lorsque la conscience se développe davantage, la pensée rationnelle et la logique deviennent les moyens prédominants de comprendre le monde (niveau de l’intellect).

Il est significatif que le développement humain dépasse rarement ce niveau de réalité dominée par l’intellect. Cela est dû au fait que l’éducation «moderne» ne parvient pas à fournir une méthode pratique permettant à la conscience de se désengager ou de se dé-s’impliquer de la connaissance orientée vers l’objet ou l’objet-référent de l’intellect, de l’esprit et des sens. Par conséquent, la source de la loi naturelle à l’origine de la pensée est restée hors de vue et un monde de problèmes, de tensions et de conflits a été accepté comme inévitable.

Mais aujourd’hui, comme le dit Maharishi, «tout ce qui était hors de vue devient une vision concrète. C’est le moment où la pleine illumination est accessible à tous, et maintenant chacun peut être, et en fait devrait être, à l’aise avec le potentiel total de la loi naturelle afin de jouir de la perfection dans la vie quotidienne». (Célébrer la perfection dans l’éducation, p. 151)

La preuve de cette conclusion est apportée par la Méditation Transcendantale (MT) et le programme avancé de MT-Sidhi. Ces programmes amènent systématiquement la conscience du niveau sensoriel de surface à travers les niveaux progressivement plus profond de l’esprit, jusqu’à ce que même le niveau le plus fin de la pensée soit transcendé et que le Soi soit expérimenté à la source de la pensée. Cette expérience temporaire – l’état de conscience transcendantale ou Samadhi – est le quatrième état de conscience, au-delà de la veille, du rêve et du sommeil.

La recherche scientifique a constaté à maintes reprises que les technologies autoréférente de la MT et des TM-Sidhis «débloquent» de manière efficace et spectaculaire le développement humain de l’intérieur. En revanche, les programmes d’éducation et de formation qui ont essayé de promouvoir le développement personnel par des moyens d’instruction ou d’expérience de vie standard basés sur l’objet-référence ont toujours échoué.

Les Technologies Védiques sont particulièrement efficaces pour promouvoir le développement car: 1) elles fournissent «l’ingrédient manquant» – l’expérience du Soi; 2) le profond repos physique créé par ces pratiques libère le stress, la tension et la fatigue profondément enracinés qui, autrement, empêchent la conscience de fonctionner à des niveaux plus subtils; et 3) elles éveillent toute l’étendue de l’esprit car, pour atteindre l’expérience de la Conscience Transcendantale, l’esprit doit traverser tous les niveaux grossiers et subtils de la création, éveillant ainsi tout le potentiel du cerveau.

Il est particulièrement significatif que la MT et les TM-Sidhis ouvrent la conscience au point de jonction entre la Conscience Transcendantale silencieuse et la pensée active, le sentiment et la sensation, comme le décrit Maharishi: «Dans le processus de transcendance de toute expérience, l’esprit se retire de l’expérience de la multiplicité et gagne l’expérience de l’Unité dans sa propre nature individuelle. Puis, transcendant son statut individuel, il s’étend dans l’Être cosmique». (commentaire sur la Bhagavad Gita, 6.19-20)

Cette expérience «de l’Unité dans sa propre nature individuelle» est le niveau du point de jonction entre le Silence et le Dynamisme identifié dans la longue citation précédente comme la «source de la création… le Veda… qui sous-tend et imprègne toute activité responsable de la création et de l’évolution de la vie».

Ce niveau du sandhi ou du vide est particulièrement vivifié pendant la pratique de sutra MT-Sidhi, lorsque la conscience flotte à ce niveau, pensant et créant à partir de ce «tableau de bord» de la création.

Que les détails de ce niveau soient ou non clairement observés ou appréciés au cours de la pratique des Technologies Védiques de la Conscience, l’effet de cette expérience est gagné – augmentation de la valeur de brahmā bhavati sāraṭhiḥ dans la vie quotidienne, augmentation du soutien de la nature, augmentation de la chance, augmentation du bonheur et de la réussite dans la vie. Au fil du temps, grâce à une pratique régulière, l’influence de cette expérience ne cesse de croître, jusqu’à ce que la Conscience Cosmique soit réalisée.

Maharishi et la Conscience Mondiale

Programme de groupe de Méditation Transcendantale et de MT-Sidhi à MIU (Université Internationale Maharishi) sous le dôme.

Dans la Science Védique de Maharishi, la qualité de témoin éveillé et silencieux de l’intelligence est appelée Rishi (connaisseur). Ce silence, conscient de lui-même, crée un mouvement autoréférent, qui est la qualité dynamique de l’intelligence. Devata est le représentant de cette qualité de flux ou de dynamisme (connaissance). Dans cette mécanique, le silence et le dynamisme se cachent l’un l’autre – lorsque le silence est prédominant, le dynamisme est caché, et lorsque le dynamisme domine, le silence est caché.

Cette dissimulation est une troisième qualité appelée Chandas (connu). Chandas est cette qualité de l’intelligence qui ombrage ou cache le silence dynamique et crée comme Parināmvād – l’apparence de quelque chose d’autre que le Réel, quelque chose d’autre que la Saṁhitā (totalité ou unité ou ensemble) de Rishi, Devata et Chandas, quelque chose d’autre que la Totalité. L’effet de Chandas, alors, est comme l’erreur de percevoir un serpent dans une corde.

Une façon simple de voir l’ensemble de l’évolution, de l’éveil, est donc à partir de la perspective de Chandas, car c’est en «pénétrant» le Chandas – ou en le transformant d’opaque (caché) en transparent (non caché) – que la vérité est progressivement révélée ou que l’ignorance est progressivement transcendée. Cette pénétration se fait par le karma (l’action) qui, dans son mouvement «vers l’extérieur», cache le silence mais, dans son mouvement «vers l’intérieur», découvre ce qui était caché et déploie la base de l’action, qui est le silence. C’est la philosophie suprême du karma de Maharishi. Ainsi: Dans la veille et le rêve, le connaisseur (Rishi) se «perd» en s’identifiant ou en se couvrant avec la perception, et dans le sommeil, le connaisseur est également couvert.

La transcendance pendant la MT et en particulier la pratique du sutra de la MT-Sidhi permet au connaisseur de se connaître en tant que pur silence, de découvrir la qualité de Rishi dans la Conscience Transcendantale.

Dans la Conscience Cosmique, le silence du Rishi est pleinement découvert et réalisé de façon permanente. 

Ensuite, dans la Conscience de Dieu, le dynamisme ou la qualité Devata de l’intelligence qui soutient et structure tous les changements et l’évolution dans le monde est découvert à la base de la création, mais reste apparemment séparé de Rishi, le connaisseur.

Enfin, dans la Conscience d’Unité, rien ne reste caché, rien ne reste séparé du Soi. L’ensemble ou l’unité (Saṁhitā) de Rishi, Devata et Chandas est découvert, et le potentiel humain total d’illumination, la totalité en mouvement – Brahmā bhavati sāraṭhiḥ – est réalisé et vécu. Dans cet état d’éveil total, la prédominance de la Saṁhitā (expérience de l’Unité silencieuse) coexiste avec l’interaction spontanée entre la Saṁhitā et Rishi, Devata et Chandas (expérience de la diversité dynamique).

«La coexistence du silence pleinement éveillé et du dynamisme pleinement éveillé au sein de la structure de la Saṁhitā de Rishi, Devata, Chandas présente le potentiel vivant de la connaissance totale, le potentiel vivant de l’intelligence totale – la Réalité Ultime, le Veda – le potentiel vivant de la créativité infinie dans sa propre Conscience Autoréférente.» (Maharishi, Célébrer la perfection dans l’éducation, p. 179)

Purushottam

Purushottam, est un terme souvent employé par Maharishi et qui signifie: «le suprême administrateur de l’univers». C’est le niveau de la loi naturelle qui administre l’univers toujours en expansion avec un ordre parfait, dans la liberté et la béatitude. C’est le niveau de la Constitution de l’Univers. De la perspective de la science moderne, c’est le Champ Unifié de toutes les lois de la nature. C’est pour cette raison que d’amener la vie en accord avec le niveau de Purushottam de la loi naturelle, apportera automatiquement le soutien de la nature à la vie sur terre.

Rām étant l’incarnation de la qualité suprême d’ordre, de liberté, de béatitude et de l’habilité à tout nourrir – est l’incarnation du niveau de l’administration de Purushottam dans la capacité nourrissante du Soleil qui donne la vie; la personnification de l’administration absolue, l’exemple idéal d’un dirigeant souverain, l’habilité suprême de l’administration parfaite. Voici un petit développé:

Rām, dans le Rāmāyaṇ, est représenté comme l’incarnation du Dharma – la loi naturelle – Purushottam – le souverain abstrait, non manifesté et absolu de l’univers toujours en expansion.

Sūrya, le Soleil, le régent qui donne la vie, du système solaire, imite l’administration éternellement silencieuse de Purushottam, l’administration silencieuse de l’univers toujours en expansion.

Bharat, dans le Rāmāyaṇ, démontre la technique, la suprême habilité de l’administration parfaite, pour administrer la nation avec la compétence suprême (efficiency) et l’efficacité (effectiveness).

Afin de maintenir l’administration parfaite, Bharat a maintenu Rām dans sa conscience, et a servi le pays avec la conscience du souverain Rām dans son cœur; sa conscience a maintenu l’éternel administrateur Brahm, le pouvoir d’organisation infini de la loi naturelle, qui éternellement gouverne l’univers dans un ordre parfait et sans bruit.

Là est la clé de l’administration parfaite. Le gouvernement, qu’il soit une personne ou un ensemble de personnes, un parlement; qu’il soit le souverain héréditaire à vie d’un territoire ou un dirigeant élu pour un délai spécifique à un poste; s’il maintient Rām (Purushottam) dans sa conscience, l’intelligence de Rām dominera sa conscience – l’administrateur absolu de l’univers dominera l’intelligence du dirigeant. Son administration héritera des qualités d’ordre, de liberté, de béatitude et de l’habilité à tout nourrir. Une telle administration est appelé Rām Rāj – le règne de Rām.

Maharishi a écrit: «Les anciennes dynasties régnantes du monde ont pris cet exemple de Bharat, qui a maintenu l’idéal de l’administration, «Il règne, Il gouverne, j’administre seulement», et ont attribué leur administration à Rām, le suprême régent de l’univers, l’administrateur absolu de l’univers, ils ont maintenu l’idéal de leur gouvernement en alliance avec le Gouvernement de la Nature. «Il règne, Il gouverne, j’administre seulement», Il (Rām) est le sentiment intérieur de l’intelligence du souverain.»

Gagner le soutien de Purushottam

Purushottam est le niveau le plus profond de la loi naturelle, et de ce fait, les technologies védiques qui fonctionnent à partir de ce niveau sont les plus puissantes. Ceci explique l’extraordinaire effet qui peut être créé par un groupe de 9000 Pandits Védiques Maharishi au Brahmasthān de l’Inde. Accomplissant des Yagyas quotidiennement à partir du niveau de la Conscience Transcendantale, ils animent le Champ Unifié de toutes les lois de la nature et créent une influence invincible de Rām Rāj dans la conscience mondiale. La pratique en groupe du Vol Yogique aussi éveille le niveau Purushottam de la loi naturelle.

Les Pañcha Devatā

Werner Bandel: https://wernerbandel.jimdofree.com

Selon la Littérature Védique, il existe cinq aspects principaux de la Loi Naturelle connus sous le nom de Pañcha Devatā. Il s’agit de Śiva, Viṣṇu, Devī, Gaṇeśa et Sūrya. Śiva, comme indiqué précédemment, symbolise le silence. Le silence pur est expérimenté pendant la Méditation Transcendantale lorsque l’on transcende toute pensée et tout sentiment dans l’état de Conscience Transcendantale. Ceci est exprimé dans les Upaniṣads comme: Śivaṁ śāntam advaitaṁ (le paisible, l’indivisible; c’est Śiva, c’est le Soi). Grâce à une méditation et une activité régulières, le silence intérieur de la Conscience Transcendantale finit par coexister avec l’état actif de la conscience de veille. C’est ainsi que le silence (Śiva) vient à être présent en même temps que l’activité dans la conscience d’un individu. Dans le calendrier védique, Śiva est célébrée chaque mois le 13ème jour (trāyodaśi) de la Kṛṣṇa Pakṣa (la quinzaine noire de la lune), également appelée pradoṣa.

Viṣṇu dénote la qualité de dynamisme. Le Dr Nader l’explique en termes de maintien de la création. 

D’un point de vue de la mécanique quantique, la notion de particules classiques disparaît et la qualité infinie et illimitée de la maintenance et de la subsistance de la Loi Naturelle est perçue comme étant omniprésente. Dans cette qualité de maintien ou de subsistance, la Loi Naturelle est appelée Viṣṇu. 

Dans le calendrier védique, Viṣṇu est célébré chaque mois le 11ème jour (ekādaśi) de Kṛṣṇa Pakṣa.

Maharishi dit de Gaṇeśa: «Dans la Littérature Védique, cette «qualité d’intelligence de Gaṇeśa» porte le nom de Vighneśvara – le grand éliminateur d’obstacles – l’intelligence administratrice de la Loi Naturelle qui élimine les obstacles.» Dans de nombreux foyers indiens, une statue de Gaṇeśa est placée à l’entrée pour se protéger contre toute influence négative qui pourrait tenter d’entrer. Traditionnellement, dans la récitation des hymnes védiques, Gaṇeśa vient en premier afin d’ouvrir la voie pour le reste de l’accomplissement. Dans le calendrier védique, Gaṇeśa est célébré le 4ème jour (cāturthi) de la lune croissante (Śukla Pakṣa) et décroissante (Kṛṣṇa Śukla).

Devī se réfère aux qualités représentées par les différentes formes de la Mère Divine. Parvatī (l’épouse de Śiva) représente l’aspect fondamental de la Mère Divine. Selon le Dr Nader, «Elle est la source de tout ce qu’il y a dans la création. Rien ne prend forme sans elle; rien ne peut avoir une forme ou une structure manifeste sans elle.» Le Dr Nader, qui a trouvé des points de correspondances pour tous les Pañcha Devatā dans la physiologie humaine, a proposé une description plus approfondie des trois aspects traditionnels de la Mère Divine. «Lakṣmī est la valeur nourricière et génératrice de richesse; Saraswatī est la valeur de la connaissance; tandis que Dūrgā est la valeur de l’énergie et du pouvoir.» Dans le calendrier védique, Devī est célébrée le 8ème jour (aṣṭamī) de la lune croissante (Śukla Pakṣa) et de la lune décroissante (Kṛṣṇa Pakṣa).

Sūrya est le soleil. D’après le Dr Nader, Sūrya correspond dans la physiologie au thalamus, qui est la porte d’entrée de l’expérience consciente. Tout comme l’activité représentée par les modèles orbitaux des planètes tourne autour du soleil, l’activité dans les structures cérébrales correspondantes, générée par les stimuli sensoriels, tourne autour du thalamus.

Maharishi a décrit comment la culture védique a une tradition de célébration des différentes qualités de la nature à des jours spécifiques décrits dans le calendrier védique.

L’Inde a une tradition de célébration des festivals en référence aux structures et fonctions des lois de la nature telles qu’elles ont été décrites dans la Littérature Védique en termes de Gaṇapati, Śiva, Viṣṇu, Sūrya, Devī, etc. Chaque année, comme une routine du calendrier indien, toutes les qualités de l’Intelligence Créatrice qui administrent la vie sont célébrées. Le jour de Mahā Śivarātri, toute la conscience nationale se réveille dans la qualité de Śiva; à la Dīpāvali, toute la conscience nationale se réveille dans la conscience de Mahā Lakṣmī; les jours de Navarātri, Mahā Dūrgā domine la conscience nationale; à la Kṛṣṇa Janmāṣṭamī, toute la conscience nationale est éveillée dans cette qualité holistique de la Loi Naturelle vivante dans le nom « Kṛṣṇa»; à la Rām Navamī, la qualité de l’Intelligence administratrice de la Loi Naturelle vivante dans le nom «Rām» est éveillée dans la conscience nationale. Chaque jour, le calendrier indien (Pañchāṅg) fait prendre conscience aux gens d’une qualité spécifique de la Loi Naturelle.

Les Purāṇas 

Les Purāṇas sont une grande branche de la Littérature Védique écrite principalement sous forme d’histoires. 

Ils ont été compilés par le Ṛṣi Védique Vyāsa et racontent l’histoire des temps anciens. Il existe 18 principaux Purāṇas connus sous le nom de Mahā Purāṇa qui contiennent plus de 400 000 versets. En outre, il existe 18 mineurs Purāṇas connus sous le nom de Upa-Purāṇa. Les Purāṇas mettent généralement en avant une qualité particulière de la Loi Naturelle précédemment évoquée comme les Devatā Védiques. Ainsi, il existe de nombreuses histoires de Śiva, Viṣṇu, Gaṇeśa, Devī et Sūrya. Śiva figure dans le Śiva Purāṇam et le Liṅga Purāṇa. Viṣṇu est dans le Viṣṇu Purāṇa et d’autres. Devī est présente dans de nombreux Purāṇas dont le Mārkaṇḍeya, Brāhma, Skānda, Padma et Brāhmanda. Devī figure également dans le Devī Bhāgavata Purāṇa (Upa-Purāṇa). Le plus populaire des Purāṇas est le Śrīmad Bhāgavatam, qui est l’histoire de la vie de Kṛṣṇa.

En plus de ses histoires, les Purāṇas contiennent également plusieurs hymnes courts de louange aux Pañcha Devatā connus sous le nom de stotrams et āshtakams. Parmi les plus populaires figurent le Saṅkaṭanāśana Gaṇeśa Stotram et le Viṣṇu Acyutāṣṭakam. D’autres stotrams célèbrent les Pañcha Devatā en énumérant leurs nombreux noms comme dans les Sahasranāmas (les mille noms).

Les Purāṇas font partie de la boucle Brāhmana dans les 40 aspects de la Littérature Védique de Maharishi. Comme nous l’avons vu plus haut, la Littérature Védique est composée de mantras et de brāhmana – les sons et les vides entre eux. Un son «s’effondre» dans le vide et est remplacé par un nouveau son. Le vide contient les mécanismes de transformation qui maintiennent la mémoire (Smṛti) du son précédent tout en donnant naissance au son émergent suivant dans le bon déroulement séquentiel de la connaissance. Les six aspects de Brāhmana sont: les Upaniṣads, les Āranyakas, les Brāhmanas, les Itihās, les Purāṇas et les Smṛti. Le Dr Nader a noté: «Une des 6 valeurs du groupe lui-même porte le nom Brāhmana, mais toutes participent aux mécanismes de transformation. C’est pourquoi on leur donne collectivement le nom de Brāhmana.»

Maharishi a donné aux Purāṇas la qualité «d’ancien et d’éternel». Ceci en référence aux histoires «anciennes» qu’ils contiennent et à la qualité «éternelle» et immuable de la Loi Naturelle dans le vide qui est à la fois la totalité silencieuse de la conscience dans sa potentialité latente et sa valeur ponctuelle qui émerge du vide comme une nouvelle qualité spécifique. Maharishi dit que les Purāṇas «illustrent l’ensemble du Veda.» Les Purāṇas sont cités avec les Itihās dans la Chāndogya Upaniṣad comme étant un «cinquième Veda» (avec Ṛk Veda, Sāma Veda, Yajur-Veda et Atharva Veda): itihāsapurāṇa pañchama vedānā (Itihās et Purāna sont le cinquième Veda, 7.1.2) Une référence similaire se trouve également dans la Bṛhadāraṇyaka Upaniṣad (4.5.11). Cela établit la proéminence des Purāṇas dans l’ensemble de la Littérature Védique.