L’importance de lire la Littérature Védique en Sanskrit

La lecture du Sanskrit pour accélérer la croissance du potentiel humain, dans la Science Védique de Maharishi Mahesh Yogi

La Science Védique de Maharishi Mahesh Yogi offre un programme d’écoute et de lecture du Veda et de la Littérature Védique dans le contexte de la pratique de la technique de Méditation Transcendantale. Maharishi offre une unique et très complète compréhension de l’origine, de la nature et de la signification de la Littérature Védique, qui n’est pas localisée dans les livres, mais dans le domaine illimité de l’intelligence, la pure conscience, qui est à la base de l’univers physique. Ce domaine n’est pas seulement le fondement de toutes les formes et les phénomènes, mais est aussi la forme la plus simple de la conscience humaine, disponible à travers la technique de la Méditation Transcendantale.

Maharishi explique que la pure conscience se meut en elle-même, s’exprimant elle-même comme les sons non-manifestés qui constituent les lois de la nature, qui créent et administrent l’univers. Ces sons sont enregistrés dans les textes de la Littérature Védique. Le professeur Tony Nader, grand médecin, a récemment découvert que les textes de la Littérature Védique peuvent être corrélés aux différents aspects de la physiologie humaine, à la fois dans la structure et la fonction. Quand ces textes sont lus avec une prononciation correcte par les individus qui pratiquent la technique de Méditation Transcendantale, les impulsions les plus fondamentales de la Loi Naturelle, enregistrées dans la Littérature Védique, sont animées dans l’esprit, le corps et l’environnement, apportant le progrès vers la croissance des états supérieurs de conscience.

Maharishi se réfère à cet état intégré de ‘connaissance totale’ comme la conscience d’unité. Elle est décrite dans la littérature védique comme Brāhmī Chetanā, la conscience de la totalité. Toute chose est auto-contenue (self-contained). La réalité des objets est perçue en termes de la réalité du sujet. Les différences demeurent, mais elles sont secondaire à l’harmonie sous-jacente (underlying) qui les unie.

Selon la Science Védique de Maharishi, la pure conscience, le fondement et la source de toute connaissance, s’écoule au travers de la structure et de la séquence du Veda et de la littérature védique. Lire la littérature védique en Sanskrit, donc, est l’étude de la conscience autoréférente comme elle se meut. Le terme ‘autoréférence’ signifie que la connaissance se réfère toujours à sa source, laquelle est elle-même. De cette manière, elle n’est jamais hors d’elle-même. Il y a de nombreuses expressions dans la littérature védique qui décrivent cette nature autoréférente, telle que la suivante venant des Yoga Sūtras de Maharishi Patañjali:

Vritti sārūpyam itah atra Yoga Sūtras 1.4 

Les résonances du Soi émergent d’ici [l’état autoréférent] et restent ici [dans l’état autoréférent]

Maharishi a décrit comment les diverses branches de la littérature védique représentent les qualités spécifiques de la totalité non-spécifique qui constitue le domaine de la conscience.

Selon Maharishi, le Veda est disponible à l’intérieur de notre propre conscience. Le Veda est l’impulsion de conscience, et en écoutant ou en lisant le son du Veda (Śruti), on peut l’éveiller dans notre propre conscience et réaliser le pouvoir d’organisation de la pure connaissance en nous-même.

Maharishi a clairement mis l’attention sur la qualité de son de la littérature védique plutôt que sur la signification.

Le Veda est l’impulsion de notre propre conscience, aussi il peut être observé par l’observateur, le Soi. Quand le Veda est observé, alors il n’est pas impliqué avec l’observateur – l’observateur, le Soi, en est séparé. Mais quand l’ensemble du Veda est complètement et pleinement éveillé dans notre conscience, alors c’est vedo’ham – ‘Je suis le Veda’, et c’est le Vedānta – l’éveil (awakening) qui nous identifie nous-même avec le Veda.

La connexion entre le Veda et nous-même est éveillée lorsque l’on lit la littérature védique. C’est le point central de cette introduction – observer les effets de la lecture de la littérature védique sur nous-même. Maharishi décrit la connexion entre l’étudiant et le texte qu’il lit: «… peu importe quel aspect de la littérature védique l’étudiant lit, en lui, il se lit lui-même; peu importe ce qu’il voit, en lui, il se voit lui-même; il est capable de prendre n’importe quel Sūtra (verset) ou phrase et en eux, il se retrouve lui-même.

La valeur principale de lire la littérature védique, comme Maharishi l’a expliqué, est d’animer les impulsions fondamentales du Veda dans notre conscience et d’aider à promouvoir la croissance des états supérieurs de conscience. 

Nous le savons tous que chaque état de conscience a un état correspondant de physiologie. La croissance des états supérieurs est possible seulement lorsque le stress et autres déséquilibres qui restreignent la capacité de la physiologie à supporter les états supérieurs de conscience sont éliminés.

Maharaja (2000) a décrit les effets sur le corps de lire la littérature védique en Sanskrit: «La structure des diverses branches du Veda et de la littérature védique correspond à des structures spécifiques dans la physiologie. Il est donc raisonnable de conclure, comme Maharishi l’explique, que la récitation des sons de la littérature védique dans leur séquence correcte résonnera avec la même structure anatomique à laquelle ils correspondent. Leur séquence spécifique animera aussi une séquence spécifique d’activité neuronale, physiologique. Ceci induira la physiologie à fonctionner selon sa conception originale et parfaite. Toutes imperfections sous la forme de blocages, de stress, de manque ou d’excès d’activité, ou de connexions anormales entre divers composants de la physiologie, seront transformées en lisant l’aspect spécifique du Veda et de la littérature védique qui correspond à cette zone de la physiologie qui est dysfonctionnelle.»

Les sons du Veda et les effets qu’ils produisent dans le corps viennent du pure langage dans lequel ils sont exprimés. Selon Maharishi: «Le langage védique est le langage absolu de la Loi Naturelle, lequel promeut l’ordre absolu dans l’univers toujours en évolution. Le langage du Sanskrit est le langage parlé le plus proche du langage védique.»

Le Sanskrit a depuis longtemps été reconnu comme un ‘pur dialecte’, un langage conçu entièrement à partir de lui-même et non comme un dérivatif d’un autre langage. Le mot ‘Sanskrita’ signifie purifié ou raffiné.

Au-delà de l’analyse technique du Sanskrit se trouve un langage merveilleusement conçu qui rend justice à la pure essence de la littérature védique. Pour ceux qui s’aventure à apprendre même les sons de base que constituent l’alphabet, une expérience joyeuse les attend. Ouvrir sa conscience aux sons primordiaux de la nature qui furent perçus directement par les anciens Ṛśis, crée une connexion au pouvoir d’organisation de la Loi Naturelle. 

Lire la littérature védique en Sanskrit offre une continuité de la même expérience naturelle que  durant la pratique de la Méditation Transcendantale – un flot sans effort de la pensée. Pour produire l’effet maximum dans la physiologie, il est fortement recommandé de lire en Devanāgarī.

Cette présentation au Sanskrit est conçue pour ouvrir la porte à la riche littérature spirituelle de l’Inde. Ce guide d’auto-enseignement* présente la prononciation du Sanskrit, la grammaire et le vocabulaire dans des étapes simples et systématiques, permettant aux étudiants de maîtriser facilement les fondamentaux de ce langage enchanteur. Le texte doucement mène le débutant à travers des petites étapes avec des explications claires et concises. Chaque leçon inclut l’instruction dans l’alphabet, la grammaire et le vocabulaire avec de simples exercices pratiques à la fin. Également inclus est une lecture de la Bhagavad-Gītā et des citations en Sanskrit venant du Ṛk Saṃhitā, des Upaniṣads, des Yoga Sūtras, des Brahma Sūtra et du Manu Smṛti.

La Méditation Transcendantale est un moyen naturelle et systématique d’amener l’esprit à son état de moindre excitation où les subtiles vibrations de la conscience qui constituent le Veda sont éveillées. Le résultat est que la pensée, la parole et le comportement individuel deviennent plus en phase avec l’ordre inhérent dans le fonctionnement de la nature. Selon Maharishi ceci s’étend de manière similaire à la lecture de la littérature védique en séquence: «Quand le texte védique est correctement prononcé dans sa séquence correcte, il stimule tous les éléments de la physiologie cérébrale à être pleinement alerte et à fonctionner holistiquement d’une manière cohérente et ordonnée.»

La séquence est importante parce qu’elle aligne le cerveau avec la direction évolutive de la Loi Naturelle qui est présent dans la structure se déployant naturellement de la littérature védique elle-même. Tout comme l’expression totale du Ṛk Veda est contenue en ‘A’, le commencement de chaque texte de la littérature védique contient la totalité de cette valeur particulière de connaissance dans une forme compacte. À partir de là, le texte se déploie dans une séquence parfaite à mesure que la connaissance se déroule elle-même. La fin de chaque texte contient la valeur complètement déroulée de la connaissance qui est exprimée comme sa valeur de point. La lecture du texte du début jusqu’à la fin incorpore l’étendue entière de la connaissance – de la totalité à son point – dans notre propre physiologie cérébrale. Sur le niveau de notre conscience, elle crée une conscience simultanée de silence (entièreté, totalité) et dynamisme (valeur de point). Cette coexistence des valeurs opposées, est la base du fonctionnement intégré de l’esprit dans les états supérieurs de conscience.

Intellect et Émotion

Maharishi: «Les émotions sont plus fines que l’esprit, la pensée. Même si l’intellect est l’aspect le plus fin de l’esprit, les émotions ne se préoccupent pas de l’intellect. Les émotions sont plus puissantes. C’est un excellent domaine sur lequel la vie est vécue. C’est sur l’émotion que la vie est vécue. Toutes les décisions intellectuelles sont issues de l’émotion.

«L’émotion est la vague de cet aspect de la vie qui est appelé ‘Ānanda’, la félicité. L’intellect est l’impulsion de la vie qui est appelée ‘Chit’, la conscience. L’absolu est cet état de vie – pas l’impulsion, mais l’état – l’absolu est cet état de vie qui est appelé ‘Sat’, ce qui ne change jamais. L’absolu est cet état de vie qui ne connaît aucun changement. C’est une chose magnifique. Ils sont tous au même niveau, mais d’une certaine manière, la vie est davantage guidée par la félicité. Le courant entier de la vie, chaque impulsion de l’activité est guidée par la félicité – de plus en plus et de plus en plus, c’est ce qu’on appelle l’évolution.

«Et ce plus et plus fait appel à l’intellect pour le soutenir. L’intellect se prononce toujours en faveur du plus et du plus et du plus. L’impulsion du bonheur entraîne dans sa direction l’intellect. L’intellect est donc au service des émotions. Les émotions ne se soucient pas de la direction que prendra l’intellect – elles entraînent l’intellect, par la force, de cette manière, comme ça, et s’en servent. L’intellect devient un instrument pour apporter la plénitude à l’émotion. Les émotions sont structurées dans la félicité, tout comme la connaissance est structurée dans la conscience. Tout comme l’intellect a sa portée dans tous les sens de perception et d’action, les émotions ont leur portée dans les cinq sens de perception et d’action. Elles englobent tout.

«Lorsque nous parlons d’intellect et d’émotion, même lorsque nous parlons de l’esprit si grossier, tous ces cinq sens de perception et ces cinq sens d’action – généralement nous les appelons cinq organes d’action – mais tous sont impliqués avec l’esprit, avec l’intellect, avec l’émotion. On voit une rose, on se sent si bien et immédiatement les mains se tendent et les pieds courent, le nez sent et l’œil voit – tout s’épanouit. Ils appartiennent à tous ces sens.

«La pensée intellectuelle implique une pensée décisive. Et dans les décisions, les émotions sont profondément impliquées. Quand vous décidez – la force de la décision s’imprègne d’émotion, très profondément. La décision n’est jamais libre de l’emprise de l’émotion. La décision est guidée par l’émotion.

«Apparemment, ils peuvent sembler être guidés par la logique, mais la logique est toujours en faveur des émotions. Toujours une étape à la fois, mais il y a “la tasse de thé”. Les gens disent: “Ce n’est pas ma tasse de thé”. C’est plus répandu en Angleterre, dans une expression plus conservatrice. Donc cette “tasse de thé” est très, très importante. Tout est localisé dans l’émotion. Les décisions sont motivées par les émotions. Elles sont tellement liées les unes aux autres, c’est pourquoi, lorsque l’une d’entre elles est transcendée, toute la mécanique implique toute la valeur de la vie. Et parce qu’elle implique tout, elle développe tout, enrichit chaque aspect de la vie. C’est pourquoi nous disons que la valeur holistique de la vie est acquise par la Méditation Transcendantale – le développement simultané de tous les aspects de la personnalité. Le développement simultané du corps, de l’esprit et de l’âme, si l’on veut utiliser cette expression. Ainsi, chaque aspect de la vie s’épanouit dans la plénitude. Elle s’enrichit à tous égards. Les émotions sont un aspect très fin de la vie. – 1971

La Conscience de Dieu – Abandonner le tamas du sommeil profond

Maharishi: «Lorsque l’état de veille de la conscience se comporte dans le domaine céleste de la vie – lorsque la vie céleste commence à dominer dans l’état de veille de la conscience, alors cette expérience actuelle de l’état de veille de la conscience de ceci et de cela se transforme naturellement dans la lumière de la vie céleste, qui est le Dieu. Cela arrive au niveau de la conscience elle-même – la conscience de l’état de veille voyant ceci et ceci et ceci. La conscience de l’état de veille qui voit ce Dieu céleste est beaucoup plus profonde, beaucoup plus belle, beaucoup plus fascinante, beaucoup plus louable.

«Le caractère louable du niveau céleste de la vie supplante l’importance de ceci, de cela et de cela. Dans la conscience, ce niveau de vie céleste est maintenu fermement avec l’Être absolu. Et ce niveau de vie céleste est presque un avec l’Être absolu. La différence entre le relatif grossier et l’Absolu, le grand écart entre le grossier et l’Absolu, devient minime. Une très légère différence, et presque aucune différence. Alors c’est la Conscience de Dieu, qui est 100% l’Être absolu avec le domaine céleste de la vie – l’Être céleste et absolu.

«Dans cet état, le tamas, qui est responsable du sommeil profond, est presque nul – il est là, mais presque nul. La prédominance de sattva est totale. Rajas est là juste pour maintenir le sattva en vie, et tamas est là juste pour maintenir le sattva en vie. Sinon, la prédominance de tamas, comme dans le sommeil profond, disparaît. Et quand tamas disparaît, alors la séparation de la conscience et du sommeil profond – la conscience et le corps allongé sous l’influence de toute l’ignorance, tamas, devient minimisée.

«Ainsi, même pendant le sommeil profond, ce qui reste dominant, c’est la conscience, et pas vraiment la sensation de sommeil comme c’est le cas pendant la Conscience Cosmique, pendant Jivan Mukti. [Dans la Conscience Cosmique] on fait l’expérience que le sommeil est là, et absolument tout calme et établie, la conscience intérieure, les deux choses sont séparées. Cette dualité disparaît dans l’unité de cette vie céleste plus l’Être absolu. Ce qui reste est toute lumière.

Question: «Dans la Conscience Cosmique vous avez l’Absolu plus tamas, et dans la Conscience de Dieu vous avez l’Absolu plus sattva?»

Maharishi: «Oui, [dans la Conscience de Dieu] nous avons le maximum de sattva, et le maximum de sattva est tout céleste. L’obscurité du sommeil profond disparaît. Ce qui reste est la lumière céleste avec la conscience intérieure. L’aspect tamas n’y a pas sa place. C’est ainsi que les deux disparaissent [l’obscurité du sommeil et l’aspect tamas].

«De même, ici, à l’état de veille, le contraste entre l’Absolu et ce relatif grossier est grand. Lorsque ce relatif grossier est remplacé par le niveau céleste de la vie, demeurant tel qu’il est – parce que l’on doit se comporter dans ce domaine – sa prédominance n’existe plus.» – Kumbha Mela, Inde 1966

Prière et Dévotion

…[Si le fils est] obéissant alors il n’a pas à demander à son père ceci ou cela. Et s’il n’est pas obéissant, il peut continuer à demander pour ceci et cela mais il n’aura pas de réponse.

Si le fils est obéissant, ça signifie s’il a la confiance du père alors sans demander il aura tout. Et s’il n’a pas la confiance alors il peut continuer à demander mais il n’aura pas de réponse.

Donc, [une telle] prière n’est pas efficace si on n’est pas en accord avec le Créateur. Et si on est en accord avec le Créateur alors la prière n’est pas nécessaire.

[…] Prier est inutile dans l’état de non-contact avec le niveau omniprésent de la vie. Et prier est d’aucune utilité quand le contact est fermement établi.

Prier a sa valeur… pour former… une sorte de modelage… pour former la psychologie… une sorte de satisfaction psychologique. Autrement, prier a aucune efficacité dans la plénitude du besoin. La prière demande.

Maintenant, la prière peut être de deux différentes structures. Une structure de prière peut être celle de demander… Nous demandons pour quelque chose… dans la prière nous demandons. Et l’autre type est, aucune demande mais aimer chanter la gloire de Dieu. Et c’est la prière que nous aimons. Pas de demande mais de s’amuser nous-mêmes … se laisser nous-mêmes être noyer dans la joie de chanter la gloire de Dieu. Et c’est la prière dévotionnelle. Et c’est l’océan d’extase dans la mémoire de Dieu… dans les grandes vagues d’amour pour Lui.

Et cela est la prière qui a sa valeur infinie. Et ce genre de prière est juste un élan d’expansion du cœur dans l’amour pour Lui. […] le Suprême. Et cette prière a la valeur infinie, je dis, la valeur infinie. Parce que c’est ce déversement du cœur, de l’émotion, vers le Tout-puissant qui cultive le cœur. Et à travers le sentiment d’amour, il devient possible de communiquer avec Dieu… ou aux Êtres célestes. 

La communication… la communication avec les Êtres célestes est sur ce niveau d’intensif déversement d’amour. Et ce type de prière… Je pense l’histoire de toute religion rapporte de tels déversements d’amour dans l’éloge de Dieu partout dans le monde à travers les âges. Il y a eu des dévots qui se sont levés et dansés et tombés dans des extases en récitant l’éloge de Dieu, en chantant la gloire de Dieu. Et cette prière est toujours très, très utile. Elle remplit l’être de quelque chose de si riche qu’on ne peut seulement l’apprécier. C’est très enrichissant. Ça enrichit la vie entière.

Une telle conception de prière est quelque chose qui est très, très valable. Mais ceci devient la condition du cœur seulement quand le cœur est développé. Dans son extension illimitée, le cœur devient ingérable et quand il devient ingérable, il se déverse dans de tels élans de dévotion.

Tout ce chant et cette danse dans l’éloge de Dieu, en mémoire de Dieu, est juste une chose très, très naturelle. Elle est naturel à cette infinité du cœur, quand l’Être illimité devient de plus en plus saturé dans la vie. La conscience croît vers la Conscience Cosmique. Ainsi, le cœur individuel a cet illimité de l’Être éternel. Ce déversement d’amour est aussi dit être une prière. Et cette prière est quelque chose des plus désirables, des plus agréables, des plus efficaces. Et elle est efficace pour tout.

Maintenant, cette prière est un élan spontané de l’état de plénitude. L’autre type de prière est un cri de besoin… la vie dans l’état de manque. Donc, nous criions dans l’état de besoin sans plénitude. C’est juste en vain… une perte d’énergie (rire). C’est juste une perte d’énergie! On pourrait crier dans l’agonie, on pourrait avoir un flash d’un certaine grande vision miraculeuse de Dieu. Si irrepressible et puis elle s’en va. Et quand elle est partie alors le dévot de Dieu pleure dans l’angoisse et la douleur de la séparation. Et alors il prie… il prie pour quelque chose or peut même prier pour la même vision une fois encore. Cette demande… la prière qui vise à demander… à questionner… est à partir d’un niveau de vie très indésirable. À partir d’un niveau de démérite. Un niveau de vie où on ne mérite pas cette grandeur. Et ne méritant pas, on la pleure.

Mais il y a un proverbe: «Premièrement méritez et alors désirez.» Méritez et désirez. Et une fois que vous le méritez, vous n’avez pas à désirer – c’est déjà fourni!

Donc, la prière qui est le flux de l’état de plénitude est la très heureuse prière. Et la prière qui est dans l’angoisse du besoin… demandant pour la plénitude… est une perte de temps. Ça ne signifie pas grand chose dans la vie. – Maharishi Mahesh Yogi, Rishikesh, 1968

Le Yoga

Maharishi: «Le but du yoga est d’unifier la structure éparpillée de la vie. La beauté de la chose, c’est que même la nature dispersée de la vie a en elle l’Unité de l’existence. Le yoga la découvre. Et lorsque cette couche unificatrice de la vie est localisée, alors la structure perturbée, la structure multiple, la multiplicité, la diversité de la Création, devient ancrée dans l’Unité. Lorsque la diversité s’ancre dans l’unité, l’activité gagne en stabilité.

[…] Cette Conscience Pure est l’ancre pour l’esprit conscient. L’esprit conscient est toujours en haut et en bas, et pense et pense… et cette conscience est imperturbable même au niveau de la vie. Ainsi, lorsque l’activité s’ancre dans le silence, alors l’activité gagne en stabilité. Et c’est le but du yoga. Le but du yoga est d’apporter la stabilité à l’activité.

[…] Maintenant, lorsque l’attention est sur deux choses, nous perdons l’Unité de la vie. Le yoga localise cette Unité qui est commune aux deux – celui qui voit et celui qui est vu, le sujet et l’objet… une chose est commune. Ainsi, lorsque ce point commun n’est pas au niveau conscient, alors la vie est dispersée – toujours deux, deux, trois, quatre, cinq… la diversité. Et le Yoga localise cette Unité, et il ne la localise pas seulement intellectuellement mais il l’ouvre à l’expérience directe.

[…] La connaissance intellectuelle trouve son accomplissement dans l’expérience directe. Nous pouvons penser intellectuellement: Puisqu’il y a tant de choses, elles doivent avoir une cause ultime d’où tout cela a surgi. Mais cette compréhension intellectuelle sera toujours sujette à des doutes de ce type, ou de ce type… jusqu’à ce que la conscience ait été amenée à ce niveau pour faire l’expérience directe de cette cause ultime. Avec cette expérience directe, lorsque la cause ultime a été connue, alors la compréhension intellectuelle de l’unité de la vie est réalisée.

Ainsi, le yoga apporte la plénitude de la connaissance… parce que la perception directe apporte la plénitude à toute compréhension intellectuelle. C’est le but du yoga. Le yoga donne l’expérience directe. Le yoga nous révèle l’Absolu transcendantal – et ouvre également à notre vision directe, à notre expérience directe, tous les domaines grossiers et subtils de la Création. Les domaines grossiers et subtils de la Création, et l’Être transcendantal – toute la vision de la vie devient clairement expérimentée. Et c’est cela le yoga.» – 1967, Inde

Maharishi donne un aperçu de la Conscience d’Unité

Conférence de presse mondiale du 13.08.2003

Question: «Maharishi a déclaré que la manière de prévenir les mauvaises habitudes de santé ou la criminalité dans la société est d’améliorer la “conscience collective” par le biais des groupes de MT, en mettant la vie de la société en accord avec la Loi Naturelle. En conséquence, dit Maharishi, personne ne se comportera de manière incorrecte. Mais l’homme n’est-il pas responsable de ses propres actions? Dans quelle mesure le comportement est-il dicté par la conscience collective?»

Maharishi: «L’influence vient de l’extérieur mais elle dépend du niveau de conscience de chacun. Son propre niveau de conscience. Nous avons 7 niveaux de conscience. Ce n’est que dans la Conscience d’Unité que le comportement est absorbé dans sa valeur et qu’il ne nous déséquilibre pas. Mais dans tous les autres états de conscience, il y a une influence relative, une influence relative.

«L’influence de l’extérieur a sa valeur, mais cette valeur n’existe que tant que l’on ne se situe pas à un niveau libre des limites de l’espace et du temps. Et la Conscience d’Unité est ce niveau de vie où les limites sont poreuses. Il y a plein de limites. Les limites sont juste pour le plaisir de, pour le plaisir de quoi? Des limites mais pas solides. Non, pas solides. Vous pouvez percer à travers elles. Vous pouvez les transpercer. C’est la Conscience d’Unité. Et c’est tout à fait correct.

«On est responsable de ses actes. Même l’atmosphère d’une personne est telle qu’elle est. L’atmosphère d’une personne est telle qu’elle est. Vous allez dans certaines maisons et vous voulez y être. Les gens sont si bien que vous voulez être là, dans cette atmosphère. Vous ne savez pas pourquoi vous voulez être là, mais vous vous sentez bien. Vous allez dans certaines maisons et vous n’avez pas envie d’y entrer. Une fois entré, on veut se précipiter dehors. Tel est l’homme, telle est son atmosphère. Tel qu’est l’homme, telle est son atmosphère. C’est pourquoi le niveau de conscience. Nous allons créer des leaders qui dirigeront les gens par l’éducation, par ce que nous appelons la santé, par l’agriculture, par l’administration, partout, de cette manière.

«Ceci était une chose de plus à accomplir pour moi. J’ai commencé par l’individu, l’individu, l’individu. Et maintenant, après 40-50 ans de traitement collectif, de traitement collectif, de traitement collectif, maintenant nous voulons former les gardiens de cela, qui seront les leaders de la société pour que cette chose continue indéfiniment. C’est le cadeau de l’ère scientifique. Ce sera le cadeau de l’ère Védique.

«C’est un très beau moment pour nous. Le temps de la plénitude. Quand on y pense, la façon dont nous avons parlé pendant toutes ces décennies, maintenant cela va être une base solide pour un monde magnifique. Une base solide pour un monde magnifique. Je veux établir toutes ces choses au plus vite. Nous verrons combien nous sommes capables d’accomplir, mais la possibilité est là que le monde devienne un monde meilleur.»

Dieu, la Conscience de Dieu et la foi

Maharishi: «Ce qui est important pour nous, c’est la Conscience de Dieu, pas la foi en Dieu! La foi n’accomplit rien. Je ne veux pas être cruel envers le beau mot “foi” mais cela revient à gaspiller la vie. Combien, combien de générations sont mortes dans la foi, dans “l’espoir”? Nous ne voulons pas mourir dans la foi. Nous voulons vivre dans l’amitié avec Lui. Et nous voulons tendre la main de la bonne et systématique manière. Et tendre la main pour serrer la main de Dieu, c’est: nous devons être très solidement établis dans notre propre Soi. Sinon, sans savoir qui je suis, je vais rencontrer le Plus Grand. Qui va rencontrer le Plus Grand? (rires de l’auditoire)

«Un homme ignorant ne peut rencontrer que son propre niveau d’ignorance. Celui qui n’est pas conscient de son Soi ne peut rencontrer qu’un homme qui n’est pas conscient de lui-même. Parce que, les deux imbéciles pourraient très bien s’entendre. (rires et applaudissements de l’auditoire, Maharishi rit) Que peut-on dire d’autre? (les rires continuent)

«La Conscience de Dieu ne se réalise pas de manière fanatique – pas en pensant, pas en créant des humeurs, pas en l’implorant, pas en le pleurant. Ce n’est pas par de telles expressions dramatiques d’émotion ou de pensée que l’on peut réaliser Dieu. C’est une réalité qui se trouve au niveau supérieur de la création.

«Ainsi, chacun doit s’élever à sa propre réalité qui l’élève à ce niveau éternel de la vie sur lequel on se trouve alors au niveau supérieur de la Création. Établi dans cette Conscience Cosmique où on est établi dans cette éternité de la vie au niveau de l’Être omniprésent. Ensuite on peut étendre son amour pour Dieu et alors la Conscience de Dieu est à portée de main.

«Pour aimer quelqu’un de très grand, il faut avoir un grand cœur. Un petit cœur ne peut tout simplement pas se gonfler de vagues d’amour pour quelqu’un de très grand. Dieu n’est pas une question de foi!» – 1967, dans une conférence publique

Bonus: Pour ceux qui le désirent, voici une conférence video en anglais de Maharishi avec la transcription: https://enjoytmnews.org/harmony-of-differences-and-waves-of-bliss-the-most-highly-evolved-state-of-human-existence/#.YZlLJy9zhdg

Le pouvoir de guérison s’accroît avec la méditation

Question: «Certaines personnes ont des pouvoirs de guérison. Elles peuvent guérir d’autres personnes.»

Maharishi: «Oui.»

Question: «Ces pouvoirs de suggestion sont-ils la force d’un esprit sur un autre esprit, ou quelque chose d’autre?»

Maharishi: «Il existe une guérison mentale grâce au pouvoir de l’esprit. Mais ce pouvoir de guérison est une qualité du corps. Certains rayonnements sont émis en permanence par le corps, parfois par les mains ou d’autres extrémités du corps. Certaines constitutions développent davantage de ces rayonnements d’énergie dans leur corps et lorsqu’elles méditent, une plus grande énergie est produite et commence à circuler dans leur corps. Il s’agit simplement d’une qualité du corps particulier. Certains corps rassemblent davantage de ces rayonnements.»

Question: «Placer les mains sur le patient aide beaucoup?»

Maharishi: «Parce que les pouvoirs de guérison circulent dans leur corps. Il circule à travers la main et s’ils touchent la partie souffrante, elle semble être soulagée. Le pouvoir de guérison de l’esprit ne nécessite pas de toucher le corps, une simple pensée suffit. Il peut également y avoir une guérison par la vision. Un homme se présente devant vous, vous le regardez et il se sent mieux; ce sont les mêmes rayonnements de guérison. La guérison par la parole – si quelqu’un a juste un mal de tête, on peut dire: “Vous n’avez qu’un mal de tête; rentrez chez vous, ça ira mieux”. Quelques mots sont prononcés et le mal de tête prend fin.»

Question: «Il faut croire aux mots prononcés.»

Maharishi: «Croyance ou non, cela dépend de la force de la parole. C’est un phénomène physique. S’il croit, il ne crée pas de résistance. S’il ne croit pas, alors la résistance est là, mais si la force de la parole est puissante, elle brisera la résistance. Si la puissance de la parole est faible et que la résistance est grande, alors il n’y aura aucun effet. La force a raison dans ce cas.» – 1967

L’évolution et la coordination de l’esprit et du corps

Maharishi: «…la rupture de la coordination de notre esprit et de notre corps est le plus grand dommage qui puisse arriver pour détériorer l’évolution. L’évolution ne prospère qu’avec une coordination plus profonde du corps et de l’esprit.

«Lorsque l’activité mentale diminue, l’activité physique doit simultanément diminuer. Et cela se produira lorsque la coordination est très intime. La coordination de l’esprit avec le corps – très intime. Parce que le corps doit répondre à la plus fine impulsion de l’esprit. Et encore plus: le corps doit répondre à un état d’absence d’impulsion de l’esprit dans le transcendant.

«Lorsque l’esprit est dans la Conscience Transcendantale, il est sans impulsion – absolument sans activité. Et à cette valeur de l’esprit doit correspondre la valeur du corps. Et cela ne sera possible que lorsque chaque impulsion de l’esprit aura une valeur correspondante dans le corps.

«Le fonctionnement du corps doit être en profonde coordination avec l’impulsion de l’esprit. Une coordination aussi intime. Et lorsque la coordination est rompue pour une raison quelconque, peu importe laquelle, si la coordination du corps et de l’esprit est rompue, alors il n’y a aucune possibilité d’état de conscience supérieur. Parce qu’un état de conscience supérieur ne peut être atteint que si l’état non actif de l’esprit est accompagné d’un état de repos du corps.

«Et pas seulement cela – faites un pas de plus. Lorsque l’esprit, à partir de cet état transcendantal, non actif, devient actif, alors l’activité de l’esprit s’inscrit dans une certaine mesure dans ce silence (du corps). L’esprit est actif, mais il n’est pas seulement actif. Il porte en lui une partie du silence de cette valeur transcendantale. Cela signifie que l’activité de l’esprit est maintenant combinée avec une certaine phase non active du transcendant. Cela signifie un état modifié de l’activité de l’esprit.

«Afin de maintenir cet état modifié de l’esprit, le corps doit avoir une valeur correspondante. Cela signifie que l’état physiologique du corps a une caractéristique très spécifique. Cela n’aura lieu que lorsque la coordination entre l’esprit et le corps sera de plus en plus intime. La coordination devient de plus en plus grande. En cela, nous constatons que le développement ou l’évolution spirituelle est un processus dans lequel la coordination de l’esprit et du corps devient plus grande.

«De cette conclusion, il est évident que tout ce qui menacera la coordination de l’esprit et du corps s’opposera à l’évolution…» – Rishikesh, 1967

L’expérience de la béatitude…

Question: «Je n’ai jamais eu une méditation que je pourrais considérer comme béatifique. Alors quand la béatitude devient-elle une expérience réelle?»

Maharishi: «L’expérience réelle de la béatitude – en Conscience d’Unité, où tout est en termes d’infini. Toutes les valeurs de la vie s’élèvent à la valeur infinie. Et alors, c’est juste la béatitude.»

Question: «N’y a-t-il rien qui vienne avant cela?»

Maharishi: «Oui. Au niveau subjectif de l’Être, la béatitude est disponible en Conscience Transcendantale. Une fois que l’esprit transcende – la conscience pure est appelée Conscience de Béatitude. Même si c’est momentané, nous l’appelons la béatitude.

«C’est notre expérience en méditation, que nous transcendions complètement ou non. Ce qui se passe, c’est que tout ce qui nous est cher dans la vie – très cher, si beau, tout ce qui est si agréable, la chose la plus attirante qui s’accroche à notre cœur et à notre esprit tout le temps – même cela est oublié au moment où nous commençons à explorer les régions plus fines du mantra.

«Dans le transcendant se trouve la Conscience de Béatitude. Mais sur le chemin qui y mène, l’absorption de l’esprit est si intense, l’esprit est si intensément et si intimement absorbé dans la perception de l’état le plus fin du mantra, que ce charme ici à ce niveau fait oublier à l’esprit tout ce qui a été si cher et si charmant et si beau et si fascinant. Tout cela est oublié.

«Nous pouvons même en déduire que l’inférence est un moyen très valable de gagner la connaissance. Donc, de ce que nous oublions même les choses les plus chères, nous déduisons que le niveau d’expérience dans l’état plus fin du mantra doit être suffisamment charmant pour nous faire oublier tout le charme de l’expérience au niveau grossier. Tout le charme de l’expérience au niveau grossier est écarté et ce charme retient l’esprit.

«Et ensuite une autre étape plus subtile et encore une autre étape plus subtile – le charme de toutes ces expériences est d’une valeur croissante. Et dans cette conscience pure, c’est profond. C’est la seule chose qui existe, la conscience pure…

«…lorsque vous sentez que vous n’avez pas fait l’expérience de la béatitude et que vous méditez depuis deux ans ou plus, cela signifie qu’à chaque méditation, l’esprit atteint un état plus fin et qu’un stress profondément enraciné commence à se dissiper. Et cette activité du corps physique ne permet pas à l’esprit de se calmer. Et c’est peut-être la raison pour laquelle vous n’avez pas eu le contact avec l’Être, qui rend la vie béatifique.

«Mais le fait même que vous méditez montre que les tensions sont libérées et relâchées et maintenant, après une si longue période, à tout moment vous pouvez plonger. Le chemin est dégagé à chaque fois et à tout moment vous pouvez simplement être…» – Humboldt, 1970