Puruṣa et Prakṛti

Question: Quel est cet état dans lequel il y a seulement le Soi et dont les réponses viennent directement de l’intérieur?

Maharishi: C’est un état très relaxé, l’état le plus simple de la conscience, le domaine le plus naturel de la conscience humaine. C’est le milieu du vide, Anonya Abhava. C’est l’expérience de chacun quand chacun a la profonde expérience. Un certain niveau de stress profondément enraciné vient à se résoudre et dans ce processus de relâchement de tension une certaine fumée vient. Cette fumée est le résultat du succès. Alors, après quelques jours, ceci s’en va et alors, il y a une expérience plus profonde et alors, un tigre dormant, et alors encore la fumée, etc. Ceci continue dans le temps. Nous devons être avec. Nous relâchons physiquement des nœuds de stress. Ils viennent à la physiologie dû au manque d’association continue avec la totalité. Sur le niveau physiologique il y a l’espace et le temps. Donc, il y a une limitation. À un niveau cette intelligence est non-manifestée et infinie. À un autre niveau cette intelligence est dans la limitation. Les limites et l’illimité ensemble. L’illimité deviendra permanent quand les limites physiques se dissoudront. C’est notre propre mécanisme de transformation – l’état apaisé de Puruṣa témoignant de son propre processus d’éveil. C’est de cette façon que la Saṁhitā vient à être Ṛṣi, Devatā et Chandas et l’infinie diversité de l’univers. Ceci est l’analyse et la synthèse, les deux opérations, l’une après l’autre. Mais à un niveau où le silence est dynamique, l’analyse et la synthèse sont deux processus simultanés. Ceci est Puruṣa et Prakṛti. Ce ne sont pas des entités séparées. L’un est l’autre. C’est seulement la coexistence de deux valeurs: le silence et le dynamisme. Cette coexistence est une réalité conceptuelle. 

Cette intelligence est pleinement éveillée, témoin d’elle-même. Le processus de témoignage devient dynamisme, Prakṛti. Ce domaine entier de la vie est béatitude, énergie, intelligence et toutes les différentes qualités que nous mesurons, expérimentons et décrivons et qui est en fin de compte: rien – Puruṣa – la totalité. C’est simplement à cause du manque d’éducation que les gens n’expérimentent pas leur propre Soi. Du fait du manque d’éducation, nous vivons ce monde, autrement le niveau vécu est juste le silence.

On appelle Purushottam, le suprême Puruṣa, tous les innombrable Puruṣas et Prakṛtis dans la création, tous ensemble. Puruṣa est le témoin de Prakṛti. Purushottam est le témoin de tous les Puruṣas. Il est cette intelligence holistique qui témoigne de tous les Puruṣas témoignant de Prakṛtis. Ce Puruṣa, nous le considérons à partir de Paraprakṛti, la nature transcendantale, que nous savons être de huit qualités.

Ces huit valeurs divisées de Prakṛti et une non divisée: Mère Divine et Purushottam. Ce sont les étapes conceptuelles de progression. La réalité est la singularité éternelle, la totalité.

«Le travail n’est pas le but de Puruṣa. Le but de Puruṣa est d’être dans le Soi et de rayonner, de rayonner la connaissance, de parler la connaissance, de toutes les manières de présenter la connaissance et de conquérir.» – Maharishi Mahesh Yogi

Les possessions matérielles

«Ce ne sont pas les possessions qui nous emprisonnent, mais l’ignorance de la réalité illimitée à l’intérieur de nous.» – Maharishi Mahesh Yogi

Question: «Je comprends que dans le troisième état de conscience, l’état de veille [notre perception habituelle des choses durant la journée], nous sommes attachés par les effets de nos actions et par nos possessions matérielles. Ma question est la suivante: est-ce que les possessions matérielles, la propriété matérielle, la richesse, inhibent notre… »
Maharishi:« … Laissez-moi faire une remarque à ce point, à ce stade de votre question: nous ne sommes jamais entravés par les possessions matérielles. Nous sommes entravés par la non-conscience de l’illimité. Tant que nous ne sommes pas conscients de l’illimité, nous sommes entravés par toute chose.
Nous ne sommes pas entravés par nos possessions matérielles. Les possessions matérielles ne nous enchaînent pas. Ce qu’elles font est de nous libérer des souffrances des désirs non réalisés. Notre désir est d’obtenir ceci et ceci et ceci. Et ensuite si nous ne l’obtenons pas, nous nous sentons misérables. Quoi que nous possédions, c’est un réconfort pour nous dans cette misère. Les possessions matérielles ne sont pas une façon de nous emprisonner. Elles sont au moins une source de réconfort dans notre faiblesse. Elles ne nous entravent pas. Elles sont au moins une source de consolation, de contentement, de bonheur, de joie, de paix.»

La Perception Céleste

Majorque 1972

Maharishi: «…vous savez il y a un proverbe, Dieu est amour et Dieu équivaut au Créateur. Le Créateur équivaut à la base et à la cause ultime de la création, l’Être.

Donc l’Être est amour, il est intelligence, il est existence. L’existence, l’existence pure, l’amour pur, la vie pure, infinie, illimitée, abstraite, non concrète, au-delà du plus fin du relatif qui est céleste.

Lorsque la conscience s’ouvre à cette valeur, en chemin elle s’ouvre à certains de ces éclairs, certaines perceptions puissantes, célestes (l’expérience d’un participant au cours). Cette chose est un phénomène relatif – perception de la lumière, vision très céleste, ouïe céleste, certains sons célestes, certains goûts, odeurs, touchers célestes.

Les cinq sens ont leurs champs de perception dans chaque couche de l’existence – grossière et subtile et plus subtile et plus subtile, la plus subtile est céleste. Les cinq sens ont leurs objets de perception dans ce céleste.

Le céleste étant si fin – lorsque notre conscience n’est pas habituée à ces perceptions fines, elles nous échappent. Et lorsque notre conscience s’y habitue – et cela est dû à l’élimination du stress – à mesure que le système devient de plus en plus purifié, nous parlons en termes de purification maintenant, tous les stress disparaissent, le système devient plus purifié, il commence à fonctionner plus normalement, donc une perception plus normale commence à poindre.

La perception normale signifie la capacité de percevoir à travers toutes les couches de la création, la capacité de percevoir la valeur la plus fine du relatif. C’est la perception humaine normale.

Ainsi, à mesure que les tensions se résorbent, la normalité de la perception s’accroît et il n’est donc pas surprenant que les perceptions des champs relatifs très fins de la création commencent à être plus apparentes…

…et cette capacité, au fur et à mesure qu’elle se développe, sera disponible même quand on sera actif, plus tard. Et c’est ce qu’elle est en train de devenir. Même les domaines d’activité ne priveront pas de cette capacité de perception fine. Les perceptions resteront là. Toute l’activité sera là et ce niveau très fin de création, qui imprègne tous les niveaux grossiers, sera visible.

Avec cela, l’harmonie dominera dans notre conscience, les différences ne seront pas si dominantes. Et ce sera l’unité…»

L’Administration Védique Maharishi

Les temps sont différents parce que nous avons maintenant, réellement la solution. Et Maharishi l’a défini dans une expression: «Des grands Yagyas» – ces accomplissements Védiques utilisant les sons védiques à partir de Parame Vyoman ou du niveau transcendantal de l’existence, le niveau de silence, de pur silence, de pure conscience, pour animer Daivi Shakti, le pouvoir des Devata, le pouvoir des intelligences qui vibrent dans le champ du silence infini, les puissants pouvoirs qui dirigent la structure entière de la Loi Naturelle dans l’univers.

Animer ce pouvoir de Daivi Shakti, dit Maharishi, apaise toutes ces tendances négatives dans le monde, c’est la seule solution. La seule solution est d’avoir une base permanente pour maintenir le Sattva, qui est, l’harmonie et l’unité, dans la conscience mondiale. C’est seulement lorsque nous aurons cela en permanence que toutes ces choses n’émergeront pas. Ce sera le fondement, ces Maha Yagyas accomplis par les Pandits Védiques éveillés de manière transcendantale dans un Pays Védique, en Inde, sera la base d’une réelle mesure préventive, et alors toutes ces difficultés dont le monde fait face, pas seulement le terrorisme, mais toutes les difficultés seront résolues. Toute génération aura une solution permanente. C’est ce que nous offrons à toutes les générations, a dit Maharishi, un arrêt complet de tout ceci, de manière permanente. 

Cette réalité autoréférente de la conscience, qui est le témoin de l’expérimentation qu’il est possible de stimuler Prakriti, le dynamisme total de la Loi Naturelle afin de réaliser tout but dans la création entière. Ce ministère est Purusha, le champ silencieux, tout imprégnant de la totalité transcendantale. Le mot Purusha lui-même se réfère à cette réalité autoréférente de la conscience, qui est la base silencieuse de toute la création – c’est le témoin du dynamisme de l’univers toujours en expansion ou Prakriti. 

En expérimentant Purusha, il est possible de motiver et de mobiliser le pouvoir d’organisation infini de Prakriti pour réaliser n’importe quoi. Ceci est exprimé dans l’expression Védique: Yatīnāṁ Brahmā Bhavati Sāraṭhiḥ – qui signifie: «Pour ceux qui sont établis dans la conscience d’unité autoréférente, alors Brahma, le créateur de l’univers, accomplit et comble spontanément tous leurs grands et nobles désirs.

Les membres du programme Purusha Maharishi sont ces individus qui ont consacré leur vie entière à expérimenter et établir cet idéal du silence éternel de la conscience autoréférente qui donne la maîtrise du dynamisme infini de Prakriti qui est inhérent dans le silence infini de Purusha.

En créant un effet indomptable de Sattva dans la conscience collective de la nation, l’administration sera rendu simple, couronnée de succès, nourrissante et plénifiante pour tous. L’automatisation de l’administration caractérisera tout gouvernement du monde et tout citoyen du monde s’épanouira dans la plénitude d’une Société Idéale. – 15.09.2008

À propos de cultiver l’intellect

Question concernant la culture de l’intellect pendant la méditation, l’étude des Upaniṣads (étude Védique) et le style de vie correspondant. – 1974

Maharishi: «Dans la méditation, ce que nous faisons, c’est que nous cultivons l’aspect physiologique de l’intellect. Dans la méditation, nous cultivons la physiologie. Par l’étude des Upaniṣads, nous cultivons l’intellect. Par la méditation, nous rendons la physiologie capable de comprendre l’illimité… L’unité. Et quand la capacité à comprendre cet illimité augmente, nous utilisons cette compréhension pour dissiper tous les doutes à son sujet…

Ainsi, par l’étude, nous cultivons l’intellect, par la méditation, nous cultivons le système nerveux. La culture de la compréhension passe par l’intellect, par l’étude. Et la chose fondamentale qui cultive l’intellect est le maintien de cet angle de l’illimité lorsque vous vous trouvez dans les domaines des limites.

Lorsque vous examinez la valeur grammaticale de tel ou tel mot et de tous les mots pris ensemble… au cours de toutes ces recherches sur les parties des versets, vous avez cet angle que ce verset parle pour l’Absolu.

Maintenir cet angle à tout moment lorsque vous le sondez… c’est ce qui cultive l’intellect lorsqu’on passe à travers de manière répétée!»

Question: «Vous avez mentionné il y a quelque temps que le commentaire de Śaṅkara sur la Gītā et ses autres commentaires étaient peut-être le plus haut niveau de logique. Je me demandais si la logique peut littéralement conduire l’esprit pas à pas vers la transcendance?»

Maharishi: «Ce n’est que la logique qui est satisfaisante pour l’intellect. L’intellect doit voir qu’une chose s’écoule dans une autre et qu’il n’y a pas de rupture entre les deux… sinon il ne l’accepte pas. Elle doit s’écouler d’une manière séquentielle croissante. La logique joue un rôle très important.

La grandeur de Śaṅkara réside dans la formulation de ses expressions. Lorsqu’il enseigne les Upaniṣads, ses expressions sont telles qu’elles constituent un grand exercice pour l’intellect. Seuls les méditants peuvent suivre Śaṅkara correctement. Les non-méditants, au moment où ils commencent ici… et au moment où ils ont franchi 3 ou 4 étapes de logique – et il en reste encore 10 à franchir – l’intellect de l’homme échoue ici. Et il perd le fil, il ne peut pas suivre… 

Son magnifique développement de la logique dans ses expressions – si profond! Juste parce que lorsqu’il aimerait que tout soit dit en un seul souffle – du plus grossier au plus subtil… au subtil… au plus subtil… à l’au-delà du plus subtil… à la transcendance… à Brahman – il va passer par tout cela dans un très beau flot rapide d’ondulations de la logique et en déduire la chose…

Donc, si l’esprit n’est pas stable, alors ça va être le vide ici et là et là et là… Et rien n’en sortira… l’esprit planera ici et là..

C’est pourquoi la recommandation de l’étude Védique est: vivre en Brahmacharya!

Le Brahmacharya, le célibat, maintient la stabilité de la structure physique du système nerveux.

L’attitude serviable cultive l’esprit et le cœur pour apprécier ce que dit le professeur. Une attitude serviable.

Et ensuite la liberté de poser des questions.

Ces trois choses:

[1] le célibat, le Brahmacharya, pour maintenir la stabilité physique, la résistance, l’efficacité, l’efficience sur la partie physique.

[2] Et l’esprit doit être dévoué aux aspirations du Maître, à ce qu’il dit, une attitude serviable.

[3] Et puis, la liberté de poser des questions pour satisfaire l’intellect.

Ainsi, la base physiologique de l’intellect, la base mentale de l’intellect, et la compréhension intellectuelle – ces trois éléments doivent croître et se développer simultanément.»

La Tradition

Humboldt, 1972

Maharishi: …Les traditions ne sont pas construites à partir de rien. Il y a une grande vérité dans l’amélioration de la vie dans tout ce que les traditions nous disent. Plus la tradition est ancienne, meilleure est la vérité. Nous sommes plus proches de la vérité si nous sommes plus proches des vieilles, vieilles traditions. Parce que tout ce qui est faux ne sera pas accepté par la nature très longtemps. La nature le rejette.

La continuité même de certains principes, la continuité même d’un principe, montre que ce principe est utile à la croissance et à l’évolution, il est utile à la vie. Il est utile au progrès de la tradition. Plus la tradition est ancienne, plus la vérité est grande.

Sinon, la nature la rejetterait. Parce que la vérité pure – la vérité est ce qui ne change jamais – la vérité pure, l’Être, est la vérité absolue et elle seule est infinie. Tout ce qui n’est pas la vérité absolue est fini. Elle a des valeurs finies. Elle a un caractère variable. Une plus grande quantité de vérité a une valeur plus durable dans le temps et l’espace, elle dure plus longtemps.

C’est la raison pour laquelle toutes nos traditions – nos aïeux et nos grands aïeux et tout le reste – nous ont dit ceci, ceci, ceci. Parce que la vie n’est pas nouvelle. Nous ne sommes pas nés pour la première fois sur terre. La mauvaise herbe qui pousse ne pousse pas pour la première fois. Les oranges qui poussent, ne sont pas une nouvelle création de Dieu. Les pommes que nous trouvons – toutes les générations ont apprécié les pommes.

Le proverbe dit que rien n’est nouveau sous le soleil. Tout est vieux et traditionnel. Nous pouvons penser que nous aspirons à quelque chose et dire que c’est une nouvelle aspiration. Bien, à nos yeux, c’est peut-être nouveau et nous devons l’apprécier comme une nouvelle aspiration. Parce que nous aimons faire de nouvelles choses. Mais rien n’est nouveau sous le soleil. C’est certain. (rires)

L’infini est vieux et l’absolu est très, très vieux. (rires) Et l’émergence de l’individualité est également très, très ancienne. Il y a une très vieille histoire à ce sujet. (rires) Rien de nouveau. Nous pouvons penser que quelque chose est nouveau, mais c’est très vieux – la tradition. Et cette tradition a fini par être appréciée pour sa vérité. Toute tradition qui a vécu longtemps contient une vérité plus grande. C’est pourquoi nous sommes attachés aux traditions…

La vie matérielle

Humboldt, 1972

Maharishi: «…auparavant (avant la Conscience Cosmique) mon existence était tellement impliquée dans le monde que tout ce que je voyais, j’étais perdu dans la vision.» C’est l’identification. Quoi que nous voyions, l’image de cela traverse la rétine et tombe sur l’écran de notre esprit. Notre esprit gagne cette image. Il perd sa conscience pure et illimitée et seule la fleur reste et le voyant se perd dans la vision.

Le voyant, “je”, se perd dans la vision, seule la fleur reste. Ce que je vois est la fleur. Ce qui est là dans la conscience est la fleur. Celui qui voit n’est pas dans la conscience. Ainsi, lorsque le voyant, lorsque le connaisseur, est dans l’obscurité, quelle est la base de la connaissance?

Je vois la fleur, mais je ne sais pas qui voit la fleur. Le connaisseur est dans l’obscurité. L’objet de la connaissance est dans la lumière. Lorsque le connaisseur est dans l’obscurité, l’ensemble de la connaissance n’a aucun fondement. Telle est la vision de l’état de servitude.

Lorsque nous ne sommes qu’à l’état de veille, lorsque nous n’avons pas développé notre Conscience Transcendantale, lorsque notre individualité n’est qu’une individualité, lorsqu’elle n’a pas été soutenue par la Conscience Universelle, illimitée – alors seul l’objet demeure et le sujet est comme annihilé par l’objet. Et c’est ce qu’on appelle la vie objective ou la vie matérielle.

La vie matérielle signifie que le sujet n’est pas capable de maintenir son statut lorsqu’il entre en contact avec l’objet. Lorsqu’il se trouve face à face avec l’objet, le sujet devient l’ombre de l’objet comme si l’objet annihilait le sujet. Prédominance de l’objet, prédominance de la matière seule au détriment du sujet. C’est ce qu’on appelle la vie matérielle. La vie dans la servitude. Tout ce que l’on voit, cela reste dominant. Le voyant est annihilé. L’expérimentateur est annihilé, seul l’objet de l’expérience demeure.

Dans ce cas, l’expérience est sans fondement. Dans l’état où l’expérience est sans fondement, comment évaluer la valeur de la création, quand l’évaluateur est dans l’ignorance? Quand l’évaluateur est dans l’ignorance, comment l’évaluation peut-elle être dans la lumière? Et donc, à moins que le Soi ne soit réalisé, la valeur réelle de l’objet ne peut être évaluée. La réalisation du Soi, la réalisation du percevant, est la condition préalable à la réalisation valide de toute autre chose…

Prévenez le danger qui n’est pas encore venu

«L’appel Védique aux gouvernements est: ‘heyaṁ duḥkham anāgatam’ – prévenez le danger qui n’est pas encore venu. L’appel est pour la victoire avant la guerre. Vous n’avez pas à faire face aux guerres; vous n’avez pas à faire face à la destruction. Vous n’avez pas à être victime des destructeurs – et vous n’avez pas à être destructeur. Bien avant que le temps vienne, vous prévenez la destruction qui pourrait venir. Prévenez le danger qui n’est pas encore venu: ‘heyaṁ duḥkham anāgatam’. C’est une très grande illumination dans l’histoire de l’humanité, que maintenant la vie de l’homme, partout, sera gouvernée par cette connaissance qui est seulement évolutive – la connaissance évolutive qui s’occupe de toute chose dans l’univers.

हेयं दुःखमनागतम्॥१६॥
heyaṁ duḥkham anāgatam – Yoga Sūtras, 2.16
«Prévenez le danger qui n’est pas encore venu.»

«Ce n’est pas une valeur imaginaire dont nous sommes en train de parler. Nous sommes en train de parler de cette administration qui est déjà en marche – seulement, elle était hors de portée de l’homme. Mais maintenant, avec les bénédictions de Guru Dev, avec les bénédictions de la Tradition de la Connaissance Totale, avec les bénédictions de la Constitution de l’Univers, elle est complètement à la portée de chacun, de toute société, de tout pays, de tout continent – du monde entier.

«Il est très facile maintenant de ne pas avoir à faire face aux problèmes – ‘proscrivez la naissance d’un ennemi.’ Vous pouvez proscrire la naissance d’un ennemi; vous pouvez éliminer la fondation de la souffrance. C’est ce genre de gouvernement que nous allons créer dans notre monde.» – Maharishi Mahesh Yogi, conférence de presse mondiale du 16.02.2005

Brahman et le monde

Santa Barbara, 1973

Maharishi: C’est une si belle expression que vous venez de dire, belle et si significative, si belle: «C’est le non-Soi qui conduit à la conscience de Brahman». C’est une expression très importante. C’est une très belle expression. C’est le non-Soi qui conduit à la conscience de Brahman, une expression très significative. C’est le monde qui nous aide à localiser l’Absolu. C’est la relativité qui nous aide à localiser l’Absolu. Et qu’est-ce que nous trouvons? C’est un phénomène naturel que la relativité a l’Absolu. Nous disons sur les deux niveaux, le principe et l’expérience.

Le principe est que la sève est là où est le pétale. Le relatif est là où est l’Absolu, le principe. L’expérience – par nature. La relativité procède au déploiement de l’Absolu, par nature. La Méditation Transcendantale est cette procédure qui implique la nature de l’individu pour déployer la profondeur de sa nature, l’Absolu. C’est donc notre expérience que la relativité mène à l’Absolu. La relativité mène à l’exposition de l’Absolu. La relativité expose l’Absolu. Le monde révèle Brahman. C’est pourquoi nous saluons le monde comme une plénitude. La relativité (est) une plénitude, l’Absolu une autre plénitude. Et l’une n’est pas l’autre, c’est une façon de le dire. Et puis une autre façon de le dire, deux plénitudes, les deux sont les mêmes. Pas de relativité, seulement l’Absolu.

Dans l’état d’ignorance complète, pas d’Absolu, seulement du relatif – l’état d’ignorance. Dans l’état d’illumination complète, pas de relatif, seulement l’Absolu. Au milieu, les deux. La conscience cosmique est l’expression de cette réalité où l’Absolu et le relatif coexistent. Et ils coexistent dans une bonne amitié. Et la bonne amitié rapproche les deux parties jusqu’à ce qu’elles soient enfermées dans cette proximité. Dans l’état d’ignorance, il n’y en a qu’un, le relatif. Dans l’état d’illumination, il n’y en a qu’un, l’Absolu. En passant de l’un à l’autre, lorsque le relatif passe à l’Absolu, au milieu, il brille dans toute sa gloire, la relativité avec la présence de l’Absolu. Et alors la relativité se fond dans l’Absolu – le presque toujours changeant, futile, inexistant, commence à gagner toute existence, devient l’Absolu et ensuite seulement l’Absolu.

Il y en a un sur cette rive et il y en a un sur cette rive. La seule différence est que sur cette rive il y a une valeur infinie et que sur cette rive, qui est loin, c’est relatif. Le relatif est loin, l’Absolu est si proche, intime, c’est mon Soi. Mais les deux se rejoignent. Ainsi, cette expression selon laquelle le relatif mène à l’Absolu, le monde déploie la réalité de Brahman – sans le monde, nous ne pourrions pas transcender, car le moyen de transcender n’est pas disponible. Lorsque nous disons que nous transcendons, nous transcendons quelque chose et ce que nous transcendons est le monde, la relativité. Et sans la relativité, nous ne pourrions pas transcender.

Même si l’Absolu que nous trouvons est toujours présent et partout le même et non changeant, mais cette connaissance nous l’obtenons en gagnant cet état. Et nous obtenons cet état en traversant quelque chose qui n’est pas cet état, la relativité. Et dans notre expérience, nous savons que le dépassement est une procédure naturelle. La transcendance est la nature de la relativité. L’esprit relatif se transcende spontanément. La transcendance de l’esprit est la transcendance de la nature, la transcendance de la relativité. Ainsi, c’est la relativité qui expose l’Absolu. C’est le monde qui révèle Brahman. C’est une très bonne expression.

Comment travailler moins et conserver son confort matériel?

Conférence de presse mondiale du 24.08.2005

Dr Hagelin: «Merci beaucoup, Maharishi. Une importante étude médicale a été publiée cette semaine, qui a révélé que le monde est devenu une culture de longues heures de surmenage, et que cette culture tue littéralement les gens. Les gens meurent plus jeunes parce qu’ils travaillent trop dur. Je sais que Maharishi préconise des heures de travail plus courtes et un temps plus long passé en méditation. Mais de nombreuses personnes travaillent dur par peur de perdre leur emploi et de ne plus pouvoir offrir la meilleure éducation possible à leurs enfants, les meilleurs soins de santé à leur famille, etc. Ma question pour Maharishi est la suivante: Dans le monde sous pression d’aujourd’hui, Maharishi pense-t-il qu’il est vraiment pratique pour un individu de travailler moins tout en étant capable de conserver son niveau de confort et de sécurité matérielle?»

Maharishi: «Absolument. Le succès appartient au pouvoir de la pensée. Si le pouvoir de la pensée est puissant, alors toutes les possibilités de réaliser quoi que ce soit se rassemblent autour de nous. Si la force de la pensée est puissante, alors c’est comme lorsqu’une flèche est complètement tirée sur l’arc, elle va très vite et atteint la cible. Si vous ne la tirez pas, si vous la tirez un peu, la flèche tombera près de vous. Si l’esprit est conscient de sa source, si la pensée est projetée à partir de sa source – le Champ Unifié, le domaine transcendantal de la conscience – alors il est surchargé d’une énergie et d’une intelligence extraordinaires. La Loi Naturelle Totale est alors à votre service. Vous pouvez imaginer tout ce que vous pouvez accomplir lorsque la Loi Naturelle Totale, qui régit l’univers, soutient votre seule pensée. Vous pouvez tout accomplir à partir de la pensée.

«La réalisation dépend du pouvoir de la pensée. Le pouvoir de la pensée dépend de la mesure dans laquelle votre conscience est projetée de l’intérieur. Si votre conscience est projetée du domaine transcendantal, elle est alors surchargée d’une énergie et d’une intelligence extraordinaires, et la force de la pensée apportera la réalisation par le pouvoir de la Loi Naturelle totale.

«La théorie est très simple, la philosophie est très simple, la pratique est très simple. Mais je répète que si l’on vit dans un mauvais Vastu, on entend ces mots mais on ne peut pas les mettre en pratique, parce qu’il y a une force qui nous empêche de réussir. C’est ce qu’on appelle la “chance”.

«C’est pourquoi nous avons demandé aux constructeurs du monde entier de construire des maisons qui apportent la chance, des maisons qui créent de la fortune. Pour un bâtisseur, ce n’est rien. Au lieu d’incliner le bâtiment, il peut le construire droit – nord, sud, est, ouest – et c’est tout. Tout est simple.

«La mauvaise disposition du bâtiment offense l’harmonie de la nature. Cette harmonie offensée ne peut être apaisée; vous ne pouvez pas la maîtriser. La Loi Naturelle est une chose puissante qui régit l’univers. Si vous pouvez faire tous vos mouvements, toutes vos relations, toutes vos activités en fonction de cette Loi, elle est prête à vous faire avancer dans n’importe quelle mesure. Si vous êtes malveillant à son égard, et que vous ne la suivez pas, alors vous n’avez aucune grâce avec la Loi Naturelle.

«Le mot “fortune” ou “chance” fait référence au soutien de la Loi Naturelle ou à l’absence de soutien de la Loi Naturelle. Si vous mangez des aliments non biologiques, si vous absorbez du poison, quel que soit le résultat, vous devez le supporter. Si vous mangez des aliments biologiques, les résultats sont la bonne santé, la vitalité.

«Toute la vie dépend de chaque individu. L’individu dépend de la manière dont ses parents l’ont éduqué. C’est tout ce que l’individu sait. C’est donc aux parents de nourrir leurs enfants d’une manière appropriée. “Une manière appropriée” signifie au moins selon la Loi Naturelle. Soyez simples, soyez naturels – la simplicité, le naturel – et suivez toutes les règles d’étiquette pour construire une maison et manger une nourriture appropriée, etc.

«La civilisation sera meilleure grâce à notre éducation Védique, nos soins de santé Védiques, notre style de construction de maisons Védique – tout ce qui est Védique. “Védique” signifie plein de Veda. “Plein de Veda” signifie plein de connaissance. “Plein de connaissance” signifie en alliance complète avec la Loi Naturelle totale. La Loi Naturelle est une force extrêmement puissante et une intelligence extrêmement puissante.»