Brahmacharya

Le Brahmachari est celui qui se comporte comme Brahman. Le Brahmachari est Siddha.

Le Brahmachari est complètement autonome. Il respire la conscience de félicité.

C’est le niveau suprême de l’éveil au sommet du Soi.

Sur le plan pratique, il est autosuffisant, comblé.

Il est la source de toutes les règles et de tous les devoirs. Il n’y a rien à éviter et rien à faire. Il s’agit d’un accomplissement naturel.

Son action se situe au niveau de la conscience illimitée. La pratique du Brahmacharya consiste à gagner en efficacité pour travailler à l’intérieur de soi. Le Sidhi (la perfection) est une technique. À cela s’ajoute son attitude. Il travaille pour son Maître.

Il travaille pour son Maître d’une manière si simple que son intellect ne fonctionne pas. Le Maître est le cœur du Brahmachari. Il suit complètement et innocemment son Maître. L’obéissance au Maître, c’est tout.

Cela vient de l’intérieur. L’obéissance est la priorité de base pour s’élever à ce niveau de conscience. J’ai vécu cela, donc je le sais.

* Prashna Upaniṣad: «À moins que le disciple ne prenne l’habitude de comprendre l’esprit qui se cache derrière les mots, il est difficile de comprendre son maître.»

L’attitude de service et de respect est nécessaire. Lorsque l’on comprend l’habitude de l’enseignant, il n’y a pas de fossé qui obstrue le flux de la connaissance. Le Brahmachari dit toujours oui. Il ne dit même pas oui en doutant. 

Quoi que dise le maître, il le fait par amour et dans l’intérêt du disciple. L’individu est sa première préoccupation. Dans le cas du Brahmachari, il doit d’abord être dans la conscience d’unité. La relation avec le Maître est louable car elle est unilatérale. La relation avec les autres est aussi bonne que les autres. Dharana est presque une nécessité dans la vie d’un Sidha. L’initiation au Brahmacharya sert de dharana. 

La résolution doit se faire sur la base d’une méthode très fiable. Un gentleman est un gentleman.

Le Brahmachari ne cherche pas de compagnon pour traverser l’océan de Maya.

Le Brahmachari se contente de voir son chemin. La technique du Brahmacharya est la croissance de la conscience de Brahman.

Matin et soir, les MT-Siddhis; la focalisation sur le Maître.

Le Brahmachari est célibataire. L’éveil de l’illumination dans l’intellect a sa base dans la physiologie.

La conscience d’unité a également son parallèle physiologique. Quel que soit le produit que nous tirons de la nourriture, il ne doit pas être gaspillé. L’Ojas est cette substance précieuse suprême qui se construit à partir de tous les processus de digestion. Lorsque l’ensemble de la physiologie fonctionne de manière ordonnée, l’Ojas est produit en Samadhi. Le Brahmachari est donc toujours ponctuel dans ses habitudes – sommeil, repas, etc. C’est pourquoi le célibat est une exigence.

Pour les personnes mariées, les chances d’illumination sont moindres.

Le Brahmacharya est connu depuis longtemps pour son célibat. – Maharishi Mahesh Yogi, Ṛṣikesh, 1974

L’éveil ultime: «Je suis tout» et la conscience peut tout créer

Dans une conférence donnée le 18 mars 1978 et publiée dans son volume spécial de livres de poche pour les étudiants, Maharishi a parlé des Yoga Sūtras de Patañjali, qui, selon lui, sont «l’ingénierie de la conscience»; grâce à chaque Sūtra, la conscience acquiert la capacité de créer un résultat particulier.

«La pratique des Sutras de Patañjali stimule le potentiel créatif infini de la conscience, de sorte que chaque désir dans la vie pratique est automatiquement satisfait.»

Maharishi a déclaré que pour que la conscience soit un champ de toutes les possibilités, elle doit être un champ de corrélation infinie, avec la propriété d’un flux sans friction – sans barrières dans le temps et l’espace. Ce n’est que dans cet état que la conscience sera capable de structurer des valeurs spécifiques d’espace et de temps. Pour atteindre cet état, la conscience doit être aussi pure que possible.

«La conscience à l’état pur est la forme la plus simple de conscience,» a déclaré Maharishi, «l’état de conscience le plus naturel, complètement autonome. C’est la valeur non-manifestée à partir de laquelle toute manifestation est possible – le niveau de vie qui est infiniment créatif, purement à l’intérieur de lui-même.»

Le processus de transcendance au cours de la Méditation Transcendantale de Maharishi amène notre conscience à sa forme la plus simple: le programme de Sidhi de la Méditation Transcendantale rend la forme la plus simple de la conscience de plus en plus dynamique en elle-même, afin de créer toute spécification d’elle-même.

Maharishi poursuit: «Lorsque la conscience est pleinement capable de créer chaque spécification, elle connaît alors Ahaṁ Brahmāsmi, «Je suis tout», «Je suis grand», «Je suis Brahm». Cette expression védique de la Totalité de la vie, du «je» individuel à l’existence universelle, devient alors une réalité vivante structurée au niveau de la physiologie elle-même.»

Maharishi a expliqué qu’à certains moments, certaines zones du cerveau, ou de la conscience, restent fermées à elles-mêmes, tandis que d’autres zones s’ouvrent à elles-mêmes. Ces changements produisent les états de conscience de veille, de rêve et de sommeil.

«Lorsque l’ensemble de la conscience est complètement éveillée à elle-même, cette physiologie pleinement active projette le plein éveil de l’individu à sa réalité universitaire,» a déclaré Maharishi.

Pendant la pratique du programme de Sidhi de la Méditation Transcendantale, la conscience et la physiologie sont toutes deux amenées à l’état de fonctionnement le plus simple. Ce n’est que lorsque le fonctionnement du cerveau est dans son état le plus simple que la conscience peut prendre n’importe quel ton ou qualité désiré et produire l’effet correspondant.

«En exposant le fonctionnement de la physiologie à sa gamme complète, le Sūtra de Patañjali cultive une flexibilité infinie dans la physiologie,» poursuit Maharishi. «Sur cette base, la conscience devient infiniment adaptable et elle est alors pleinement dynamique dans toutes les possibilités. L’individu devient l’expression de toutes les possibilités, capable d’accomplir n’importe quoi.

«Lorsque la conscience est capable de créer tout ce qu’elle désire, l’éveil ultime de l’illumination se produit: la conscience est le constituant essentiel de toutes les expressions de la création. On fait alors l’expérience d’un continuum de vie en termes de conscience – en termes de son propre Soi.»

Cette expérience de pleine illumination ne nie pas le monde; elle élève la dignité de chaque objet à sa valeur infinie – aussi infinie que le Soi.

«Le Veda et la science moderne présentent tous deux le même thème de la vie,» a déclaré Maharishi. «Le Veda est la connaissance pure – l’état de conscience dans lequel le connaisseur est pleinement éveillé dans son Soi, le champ de toutes les possibilités.»

Le programme de Sidhi de la Méditation Transcendantale stimule la relation naturelle existant entre l’esprit et le corps. La coordination parfaite entre le corps et l’esprit est la réalisation du plein potentiel de la vie individuelle. «Sur cette base, on s’élève au niveau suprême du comportement, où le territoire d’influence de chacun devient la totalité de l’univers,» a déclaré Maharishi.

La frontière la plus fascinante de la recherche scientifique aujourd’hui est la recherche sur la conscience. De nouvelles voies de recherche ouvrent une nouvelle perspective de connaissances: l’esprit pourrait être tout-puissant et l’individu pourrait réaliser que «je suis tout».

«Cette technologie pratique de la conscience [le programme de Méditation Transcendantale et de MT-Sidhi] cultive et enrichit la vie afin qu’elle trouve sa véritable dignité dans son plein potentiel de toutes les possibilités,» a conclu Maharishi.

Les Groupes de Vol Yogique

Maharishi: «Depuis cinq ou dix ans, on a constaté que plus le groupe de yogis volants pratiquant ensemble est important, plus l’influence de la cohérence de la conscience dans l’environnement est grande. Cela a été constaté avec seulement quelques centaines de personnes dans un petit pays – seulement quelques centaines de personnes – pratiquant la Méditation Transcendantale, ses techniques avancées, et le vol yogique, en particulier le vol yogique, où le corps s’élève dans l’air et contrôle la gravité. L’élévation du corps n’est pas un phénomène qui peut être manipulé par qui que ce soit. On amène son esprit à la conscience autoréférente, transcendante. À partir de là, dans sa vigilance éveillée, il est capable de promouvoir une pensée de vol. Il pense: «Je veux voler». Il prononce des mots spécifiques et, immédiatement, il contrôle la gravité et son corps s’élève dans les airs.

C’est un phénomène qui a été démontré dans de nombreuses assemblées mondiales de la paix, comme nous les appelions autrefois. De très nombreux pays ont organisé des assemblées mondiales pour la paix. Les gens se rassemblent et volent ensemble – nous appelons cela le vol, le vol yogique. Le corps s’élève dans les airs et fait des sauts. L’élévation du corps est l’événement crucial. L’esprit est complètement retiré, à son propre niveau dans la conscience transcendantale. L’esprit est éveillé dans la conscience transcendantale, pleinement éveillé, et lorsqu’il pense «Je veux voler», le corps s’élève soudainement. Lorsque le corps s’élève, c’est la fonction du silence profond en action. Le silence profond est la conscience autoréférente, la conscience transcendantale autoréférente, et là, on promeut une pensée et on obtient le contrôle de la gravité. Maîtriser la gravité, c’est maîtriser la Loi Naturelle totale, le pouvoir de la Loi Naturelle totale qui régit l’univers.

C’est la force de gravité qui gouverne l’univers. Tous les mondes galactiques ici et là – l’un est attiré par l’autre. C’est la force de gravité. Et cette force de gravité, le pouvoir d’attraction et de répulsion, est stimulée par l’esprit lorsque celui-ci est dans un état complètement apaisé, un état autoréférent, complètement apaisé. L’esprit est pleinement éveillé à ce point de jonction du silence et du dynamisme… La pensée à ce niveau libère la force de gravité, ce qui satisfait le désir de s’élever dans les airs et d’aller en avant – le vol yogique.» – Conférence de presse du 01.11.2006

La bidirectionnalité – la fonction interactive, équilibrante et « juste » de Nyāya

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(suite) Nyāya, la première des six divisions de Darshana, maintient la coexistence de valeurs opposées et représente la valeur de l’aller et du retour en même temps. Maharishi explique qu’étant la première des Darshana, Nyāya fait suite au dernier des Vedānga¹, qui est le Jyotish.² Ainsi, Nyāya est l’expansion du Jyotish. Pourquoi est-ce important? Le Jyotish est la valeur d’une conscience qui va dans toutes les directions et le Nyāya présente cette réalité.

Dans la Science Védique Maharishi, la valeur de l’attention dans toutes les directions est une fonction de la qualité de l’intelligence de Jyotish présentée par Nyāya – cette qualité de l’intelligence autoréférente qui devient silence et dynamisme et qui est l’attention bidirectionnelle. C’est plus qu’une fonction de la vue. C’est la réalité de la conscience autoréférente au niveau non physique, transcendantal. Comme le dit Maharishi: 

Le premier Sūtra de Nyāya dit: Prama-na prameya – C’est Prama, la conscience, l’intelligence. L’intelligence n’est pas physique. Et cela a une autre signification: Prama-na prameya – Prama est l’authenticité. Quelle est l’authenticité de l’omniscience? C’est Prama, la conscience, non physique. Elle est non physique, non manifestée, transcendantale. Dans le Nyāya, toute la connaissance est dans un état équilibré, un état d’équilibre, de silence et de dynamisme. Le silence et le dynamisme, parfaitement équilibrés, sont la justice (la balance). 

Cet équilibre est l’équilibre de deux qualités opposées de l’intelligence qui se réfère à elle-même. C’est ce qu’on appelle la lampe à la porte, qui éclaire l’intérieur et l’extérieur en même temps. Le Nyāya présente donc la réalité de la qualité de la connaissance totale, c’est-à-dire la qualité de cette intelligence qui devient la valeur silencieuse et la valeur dynamique de la conscience. 

Il est intéressant de noter que Maharishi souligne ici qu’en étant bidirectionnelle, la conscience fait preuve de justice. Le sens le plus profond de la justice peut être compris comme Nyāya, qui est l’équilibre parfait entre le silence et le dynamisme. En outre, ces valeurs antithétiques constituent la nature et la structure de base de la conscience autoréférente contenue dans le Ṛk Veda. L’équilibre, dans ce contexte, est la justice, dans la mesure où il s’agit de l’équilibre entre deux qualités d’intelligence complètement opposées au niveau non physique, non manifesté et transcendantal. Une fois encore, Maharishi situe la réalité et la signification de la notion et du phénomène de justice dans la structure de la conscience elle-même.

En termes de comportement individuel, lorsqu’une personne est illuminée (c’est-à-dire qu’elle vit des états de conscience supérieurs), ce principe se manifeste par des pensées, des paroles et des actions qui sont spontanément équilibrées et favorables à la vie – c’est-à-dire favorables à l’individu, à la société et à l’ensemble de l’existence. Chaque pensée, parole et action est générée automatiquement à partir du niveau de la conscience pure, de l’éveil pur – la justice, l’équilibre parfait, la coexistence de valeurs opposées, le potentiel total de la loi naturelle – et est donc « juste » pour toutes les phases de la vie. Dans la Science Védique Maharishi, le terme « Loi Naturelle » (écrit avec une majuscule par Maharishi) se réfère au fonctionnement intégré, holistique et équilibré de toutes les lois de la nature.

De plus, ce niveau de coexistence des opposés est en fait le niveau de la créativité infinie. Comment cela se fait-il ? Comme l’explique Maharishi, l’éveil pur est un silence pur. En étant l’éveil, il est alerte ou éveillé à sa propre singularité. C’est en cela que réside le potentiel de dynamisme. L’éveil pur est la compréhension de la simultanéité du silence et du dynamisme. Maharishi souligne que :

Dans son état d’éveil pur, la conscience humaine comprend les détails de sa propre structure et découvre que la valeur silencieuse de sa propre nature coexiste avec la valeur dynamique de sa propre nature. Cette coexistence du silence et du dynamisme donne l’image d’un silence qui se mêle au dynamisme et d’un dynamisme qui se mêle au silence. Le phénomène du silence qui se mêle sans cesse au dynamisme et du dynamisme qui se mêle sans cesse au silence dans la structure de l’éveil pur montre la créativité dans la singularité, qui forme la base de tous les processus créatifs et évolutifs de l’univers dans sa diversité. 

Le silence et le dynamisme sont ensemble dans la nature de la conscience. La créativité est inhérente à la singularité de l’éveil pur en vertu de leur coexistence. Les détails de la dynamique créatrice de la conscience se manifestent dans tous les processus créatifs et évolutifs de l’univers. Cette réalité peut être appréhendée par la conscience individuelle pleinement éveillée. En résumé, la conscience, en maintenant la coexistence des opposés, a la propriété d’être bidirectionnelle. En étant bidirectionnelle, elle a en elle la connaissance, et la connaissance est le fondement de la cognition.

La Science Védique Maharishi va au-delà de la considération de la fonction de la vue, révélant que la conscience autoréférente est une conscience qui va dans toutes les directions et, de manière significative, un état dans lequel la cognition védique peut se produire. La cognition védique est la connaissance de la structure de la connaissance pure, le Veda – les détails de sa propre conscience autoréférente réverbérante.

Maharishi affirme que l’expérience d’une conscience omnidirectionnelle est acquise dans la conscience pleinement éveillée pendant la pratique du « sutra du vol » – un aspect du programme avancé de MT-Sidhi de Maharishi – indiqué par les observations du fonctionnement du cerveau (via l’électroencéphalographe ou EEG) au moment de la pratique. Comme l’affirme Maharishi, pendant le vol yogique, l’état de conscience pure et pleinement éveillée est stimulé par l’intention du Yoga-Sūtra Maharishi, dans la pratique de la technique du vol yogique du programme MT-Sidhi : 

Le phénomène du « vol » a été étudié en observant le fonctionnement du cerveau à l’aide de l’EEG (électroencéphalographe), qui indique une cohérence maximale dans la physiologie du cerveau pendant le vol, ce qui témoigne d’une stimulation du fonctionnement de l’intelligence de la physiologie totale du cerveau.

De cette mesure du fonctionnement total du cerveau, nous déduisons que pendant le « vol », le niveau de conscience correspondant est dans l’état autoréférent, dynamique, où la conscience est ouverte à elle-même ; et cet état de conscience pleinement éveillée, pure, est stimulé par l’intention du Sūtra, comme si l’état non qualifié, autoréférent, de la conscience pleinement éveillée était qualifié ou coloré par l’intention du Sūtra. 

Ce fonctionnement interne de la conscience autoréférente, la dynamique interne de la conscience autoréférente, génère «l’Effet de Champ» – l’activité au sein de la structure de l’Unité – le champ sous-jacent de toute diversité, le fondement de toute création – l’intelligence vivante, pleinement éveillée, l’intelligence autoréférente pleinement éveillée, l’Intelligence créatrice pleinement éveillée dans sa forme la plus pure – c’est-à-dire dans l’état de singularité pure pleinement éveillée, vivante, le fondement vivant de toute création.

Maharishi poursuit : 

Lorsque la conscience humaine atteint ce niveau, alors, parce que ce niveau d’intelligence sous-tend chaque grain de la physiologie, le corps dans son ensemble devient animé par la qualité de l’intention du Sūtra – chaque fibre du corps et le corps dans son ensemble sont inspirés par l’intention. La spécificité est promue sur la généralité du champ unifié ; la direction naît dans l’ouverture totale (ouverture à 360°) du champ unifié de l’intelligence pure.

La valeur omnidirectionnelle de la conscience est décrite en termes d’ouverture totale ou d’ouverture à 360°. Cela signifie qu’il n’y a pas seulement un effet au niveau du phénomène du vol yogique, mais aussi, de manière correspondante, dans tout le champ, dans toute la création. L’effet de champ se réfère à la génération de cohérence au niveau de l’intelligence pure, le champ animé de la conscience pure, également appelé le champ unifié de l’intelligence pure dans la Science Védique Maharishi. C’est ce champ transcendantal omniprésent, le fondement vivant de toute la création, dont on fait l’expérience en tant que singularité pure et pleinement éveillée pendant la Méditation Transcendantale et qui est stimulé pendant la pratique du programme de MT-Sidhi et, en particulier, du Vol Yogique.

Dans les états de conscience supérieurs, où la conscience est omnidirectionnelle, techniquement, rien n’est hors de portée de la conscience. Il est clair que la cognition n’est pas simplement une question de vision, mais d’expérience dans les états de conscience supérieurs. Cependant, Darshana fait référence à la « vision » au niveau le plus fin de la perception. La vision est améliorée, mais cette perception améliorée est due au fait que l’individu vit des états de conscience supérieurs, où il a une conscience omnidirectionnelle. L’implication est que l’individu peut tout savoir dans cet état. Il peut connaître et voir les mécanismes créatifs du fonctionnement de la nature. 

(Par exemple) Un véritable artiste, tel que défini dans la Science Védique Maharishi, en tant que créateur – traduisant la conscience intérieure en vision extérieure – devrait en fin de compte avoir cette capacité, ou être en train de l’acquérir. Il peut alors créer des œuvres qui incarnent la dynamique structurante de la conscience. Une telle œuvre peut rayonner l’infini et l’illimité, incarnant et reflétant intrinsèquement la valeur de la conscience omnidirectionnelle. L’œuvre d’art, quelle qu’elle soit, rayonne alors de manière illimitée, affectant l’environnement, que l’on en soit conscient ou non. Elle peut rayonner la valeur de la conscience pure « à tous les niveaux de conscience – quoi qu’il en soit ».

Selon la Science Védique Maharishi, ce phénomène est inhérent à la nature de la conscience pleinement éveillée, pleinement alerte ou vigilante. 

Est-il possible d’identifier cette valeur d’éveil ou de vigilance comme étant maintenue par une fonction ou une structure particulière au sein de la physiologie ? Le Dr Tony Nader, Maharaj Adhiraj Raja Rām, le plus grand expert du Veda et de la littérature védique dans le domaine de la physiologie, explique comment c’est le cas. (À suivre…)


¹ La première boucle autoréférente de six aspects.
2 Dans la Science Védique Maharishi, le Jyotish est la qualité omnisciente de l’intelligence. Le Jyotish traite de l’astrologie védique et est la connaissance du passé, du présent et du futur, tous les aspects de la conscience autoréférente.

Pour les anglophones: https://maharishi.online/product/maharishis-total-knowledge-in-the-light-of-shad-darshana-the-six-systems-of-indian-philosophy/

Une sextuple boucle autoréférente au sein de la conscience

Dans sa Science Védique, Maharishi révèle que le Veda et la Littérature Védique sont des valeurs séquentiellement élaborées de sons non manifestés – expressions de la dynamique autoréférente de la conscience se déployant en termes de son commentaire éternel et incréé􏰂. Cette vision est connue sous le nom de Apaurusheya Bhāsya de Maharishi. Ce sujet a été largement abordé ailleurs, tout comme les principes clés de la Science Védique Maharishi, tels que le développement de la conscience et les sept états de conscience ouverts à l’expérience individuelle par le biais des technologies Maharishi􏰀 de la conscience.

Les sept états de conscience comprennent les trois états relatifs de veille, de rêve et de sommeil et les quatrième, cinquième, sixième et septième états appelés Conscience Transcendantale, Conscience Cosmique, Conscience Cosmique Raffinée et Conscience d’Unité ou Conscience de Brahman, tandis que les technologies de base de la conscience permettant de développer systématiquement l’expérience de ces états supérieurs comprennent la technique de Méditation Transcendantale de Maharishi, le programme de MT-Sidhi et de Vol Yogique.

Dans l’analyse de Maharishi, la conscience dans son état le plus simple est un champ de conscience illimité appelé conscience pure, où la conscience est ouverte à elle-même. En raison de la nature de la conscience, qui est consciente, éveillée à elle-même, ce champ infini et illimité distingue trois valeurs au sein de sa propre nature illimitée, de sa propre singularité. Il s’agit de la conscience en tant que connaisseur, processus de connaissance et connu, ou Ṛishi, Devatā et Chhandas. Les valeurs de Ṛishi, Devatā et Chhandas sont inhérentes à ce champ unique et illimité de conscience pure, appelé Ātmā, dont nous pouvons faire l’expérience dans notre forme de conscience la plus simple, en tant que quatrième état de conscience, au-delà des trois états relatifs de veille, de rêve et de sommeil. Ce quatrième état est appelé Conscience Transcendantale et est identifié par son état unique de conscience, de fonctionnement physiologique et d’expérience.

Maharishi poursuit en expliquant que la distinction de trois valeurs à l’intérieur d’une unité illimitée donne lieu à une élaboration supplémentaire, qui se déploie dans une séquence mathématique, générant toujours plus d’ensembles de connaissance ou de valeurs de conscience. La compréhension de ce principe est vitale pour toute considération de Darshana en tant que phénomène universel et éternel de la connaissance. Comme le souligne Maharishi, les valeurs de l’intelligence de la Saṁhitā (l’unité ou l’état unifié de Ṛishi, Devatā et Chhandas) forment la structure trois-en-un de la connaissance appelée connaissance pure, la Saṁhitā de Ṛishi, Devatā et Chhandas) connue sous le nom de Veda. En outre, dans le développement de la connaissance, les qualités de la Saṁhitā de Ṛishi, Devatā et Chhandas sont présentées comme les quatre Veda: Ṛk (Saṁhitā), Sāma (Ṛishi), Yajur (Devatā) et Atharva Veda (Chhandas).¹

Maharishi explique également que la conscience continue à s’élaborer à partir d’elle-même par l’expansion et la submersion à l’intérieur de la Saṁhitā ou de la totalité. Cette expansion et cette submersion évoluent selon une dynamique à six niveaux – de l’expansion de Ṛishi, Devatā et Chhandas, jusqu’à la submersion par les valeurs de Chhandas, Devatā et Ṛishi. De même, le reste de la Littérature Védique suit cette dynamique d’émergence et de submersion dans une série de six boucles autoréférentes. Alors que l’expansion et la submersion sont des phénomènes régis par les valeurs Ṛishi, Devatā et Chhandas, dans chaque boucle autoréférente, ces valeurs élaborent une qualité spécifique liée au déploiement séquentiel de la conscience. Ici, les propriétés d’émergence et de submersion de la conscience inhérentes à la nature de la conscience autoréférente, seront discutées en ce qui concerne la conscience bidirectionnelle, le silence et le dynamisme, la lampe à la porte, et le siège de la créativité et de l’équilibre. Comme le souligne Maharishi, dans la littérature védique, chaque boucle qui suit la précédente donne une version élaborée de la connaissance mettant en évidence un autre aspect de l’expansion et du retour à la source dans le mouvement de la conscience autoréférente. Ainsi, en plus des quatre Veda, il y a 36 branches de la Littérature Védique qui sont, en fait, six multipliées par six boucles autoréférentes ou groupes de connaissance; cela démontre que le Veda et la Littérature Védique ont une structure autoréférente parfaite. Ils ont une structure circulaire ou en mandala. Après les quatre Veda, Maharishi identifie les six boucles ou groupes comme suit:

1) Vedānga;
2) Darshana (ou Upānga); 

3) Upa-Veda;
4) Āyur-Veda; 

5) Brāhmaṇa; et les 

6) Prātishākhyas.²

Dans cette séquence, Darshana est la deuxième boucle autoréférente qui met en évidence six qualités d’intelligence différentes liées aux valeurs de Ṛishi, Devatā et Chhandas en ce qui concerne les aspects d’expansion et de contraction et les qualités spécifiques de l’intelligence. Il s’agit des valeurs suivantes:

1) la qualité de distinction et de décision connue sous le nom de Nyāya³ (Ṛishi); 

2) une qualité de spécificité appelée Vaisheshik (Devatā); 

3) une qualité d’énumération appelée Sāṃkhya (Chhandas); 

4) la qualité d’unification de l’intelligence appelée Yoga (Chhandas); 

5) une qualité d’analyse appelée Karma Mīmāṃsā (Devatā); 

et 6) la qualité d’Absolu vivant⁴ appelée Vedānta (Ṛishi). 

En outre, dans chaque cas, Maharishi explique chaque valeur dans le contexte de l’expérience dans les états de conscience supérieurs. Par exemple, Vedānta, qui signifie «la fin du Veda»􏰂, développe en fait l’expérience de la Conscience d’Unité – Brahmi Chetana ou Conscience de Brahman – qui est la totalité vivante ou la connaissance complète.

De même, Maharishi révèle que Nyāya, le premier des Darshana, est la valeur qui permet de maintenir ensemble les opposés. En tant que tel, il est bidirectionnel, maintient un équilibre parfait et agit comme une lampe à la porte. Le terme «lampe à la porte» exprime la réalité d’être illuminé simultanée de l’intérieur et de l’extérieur et se réfère à la conscience bidirectionnelle. Il souligne également la dynamique d’expansion et de contraction de la conscience ou de l’intelligence.


¹ Ṛk Veda est l’expression de l’intégralité ou de la totalité de la connaissance, et contient toutes les valeurs de la connaissance dans sa structure sous forme de graines. Il contient toutes les valeurs du silence et toutes les valeurs du dynamisme et exprime le dynamisme infini qui se meut de l’infini à son propre point. Toutes les valeurs du silence et du dynamisme sont contenues dans la syllabe Ṛk. Sāma est le flux au sein de la totalité ou le flux de la qualité Rishi au sein de Ṛk; Yajur est la dynamique du flux, le dynamisme de la qualité Devatā au sein de Ṛk et de Sāma; et Atharva est l’intelligence vibrante, la réverbération sans qualité de la totalité, la relation vibrante et non manifestée entre Ṛk, Sāma et Yajur; c’est Chhandas, la mesure la plus fine de l’infini, la dynamique cachée de la relation entre Ṛk, Sāma et Yajur, entre Saṁhitā, Rishi et Devatā. – Maharishi Mahesh Yogi, 1997, p. 82.

² Les Vedānga comprennent Shiksha, Kalp, Vyakaran, Nirukt, Chhand et Jyotish. Les Darshana contiennent le Nyāya, le Vaisheshik, le Sāmkhya, le Yoga, le Karma Mīmāṃsā et le Vedānta. L’Upa-Veda se compose du Gandharva Veda, du Dhanur-Veda, du Sthāpatya Veda, du Harita Saṁhitā, du Bhel Saṁhitā et du Kashyap Saṁhitā. L’Āyur-Veda comprend Charak Saṁhitā, Sushrut Saṁhitā, Vāgbhatt Saṁhitā, Madhav Nidan Saṁhitā, Sharngdhar Saṁhitā et Bhāva Prakāsh Saṁhitā. Le Brāhmaṇa comprend Upanishad, Āranyak, Brāhmaṇa, Itihas, Puraṇ et Smṛiti. Enfin, les Prātishākhya forment la dernière boucle autoréférente du Ṛk Veda Prātishākhya, du Shukl-Yajur-Veda Prātishākhya et de l’Atharva Veda Prātishākhya, Atharva Veda Prātishākhya (Chaturadhyāyī), Krishṇ-Yajur-Veda Prātishākhya (Taittirīya) et Sāma Veda Prātishākhya (Pushpa Sūtram). 

³ Nyāya a été mentionné dans le chapitre précédent à propos du thalamus. Le Nyāya est également divisé en seize catégories généralement connues sous les noms suivants: 1) Pramāṇa, moyen de connaissance valide, 2) Prameya, objet de connaissance valide, 3) Samshaya, doute, 4) Prayojana, but, 5) Drishtanta, exemple, 6) Siddhānta, principe établi, 7) Avayava, parties d’un argument logique, 8) Tarka, processus de raisonnement, 9) Nirnaya, art de tirer une conclusion, 10) Vada, discussion, 11) Jalpa, polémique, 12) Vitanda, objection, 13) Hetvābhasa, raisonnement erroné, 14) Chhala, équivoque, 15) Jāti, argument futile, 16) Nigrahasthana, désaccord sur les premiers principes.

⁴ Cette qualité est décrite dans la Science Védique Maharishi comme la qualité de l’Absolu vivant (Vivre la Totalité – la Jéité ou l’Être).

Le pouvoir du Vastu (5)

Le Vāstu n’a pas besoin d’être compris pour être expérimenté – en particulier le Vāstu Maharishi.

L’architecture et l’aménagement du territoire en accord avec l’univers

Vivre en accord avec l’univers, c’est avant tout connaître l’Ātmā, transcender – comme le savent tous ceux qui pratiquent la MT. Mais cette harmonie avec le cosmos doit se refléter dans toutes les phases de la vie relative: comment nous nous comportons, ce que nous mangeons, et également ce que nous construisons et habitons. La façon dont les humains aménagent leur environnement partout sur la planète – villes, villages, maisons, routes et cultures – doit s’accorder avec la structure de l’univers pour soutenir l’évolution, le bien-être, la santé individuelle et sociale. Voilà ce que nous dit la fascinante et très ancienne science du Sthāpatya Veda Maharishi.

Maharishi définit le Sthāpatya Veda

«Dans la longue histoire de l’humanité, la vie sur terre n’a jamais été planifiée de façon appropriée.

«La structure de l’univers est une structure en expansion constante, mais elle est si bien organisée. Toutes les boules gigantesques qui flottent dans l’espace vide avec une telle précision; leur relation est telle qu’elles sont toutes établies. Bien qu’elles soient dans un dynamisme infini, elle demeurent toujours au niveau du silence qui intègre en une unique totalité le dynamisme infini de l’univers en expansion continue; cela est le Sthāpatya Veda.

«Si nous devons définir le Sthāpatya Veda, nous dirions que c’est la connaissance

qui établit toute chose de la manière la plus ordonnée, de façon que toute chose 

soit nourrie, enrichie par toute autre chose.» – Maharishi Mahesh Yogi

Le mot sanskrit ‘Sthapan’ signifie établir, ‘Veda’ signifie connaissance de la loi naturelle et ‘Maharishi’ signifie renaissance de cette connaissance. Tout pays, villes, villages, communautés, maisons ou bureau conçu et construit selon le Sthāpatya Veda Maharishi devient ce lien, optimisant les influences positives, proches ou distantes, de l’environnement sur l’individu. 

Les formules anciennes du Sthāpatya Veda Maharishi sont appelées ‘Vāstu Vidyā’. 

Le mot sanskrit ‘Vastu’ (‘a’ court) est ce qui concerne quoi que ce soit (non spécifique). La science de ‘Vāstu’ (‘a’ long) concerne quelque chose de spécifique: elle concerne l’intelligence intérieure.

C’est la science de l’intelligence à l’intérieur de toute chose, chaque objet, chaque particule de la création, l’univers entier. Cette Vāstu Vidyā, ou connaissance de l’intelligence est la base de l’ordre, de l’expansion, de la paix et du bonheur. Les textes védiques anciens sont toujours là et récemment cette science védique a été restaurée dans toute sa force et sa pureté par Sa Sainteté Maharishi Mahesh Yogi, qui représente la Tradition Védique des Maîtres et qui l’offre aujourd’hui au monde au travers de son organisation mondiale dont le but est d’éliminer ce manque de connaissance de l’intelligence qui peut rendre fertile ce que la vie est fondamentalement: félicité, liberté et invincibilité. Ces caractéristiques doivent appartenir à chaque individu et à chaque nation en tant que tout.

«Aujourd’hui, les gens ne savent pas que beaucoup de malchance et même de maladies s’élèvent du manque d’une orientation correcte des bâtiments dans lesquels ils vivent et travaillent, et des violations fondamentales de la loi naturelle inhérentes dans leur conception ou Vāstu.

«L’art appliqué du Sthāpatya Veda Maharishi apporte la connaissance complète de la loi naturelle, afin que tout bâtiment soit en complète harmonie avec toutes les lois de la nature et que chacun jouisse de la santé parfaite, du bonheur, de la prospérité et de la plénitude.» – Dr. Eike Hartmann, Chef du Département d’Architecture du Sthāpatya Veda Maharishi, de l’Université Védique Maharishi, à Vlodrop, Hollande

Les bénéfices du Sthāpatya Veda Maharishi – Vivre dans un Vāstu correct

À moins que les maisons et les lieux de travail soient en harmonie avec la loi naturelle qui harmonise toute chose dans la création et maintient l’ordre dans tout l’univers en expansion, la vie de l’individu restera toujours hors de l’équilibre. Le manque d’équilibre entre l’individu et ses contreparties cosmiques sera toujours la cause fondamentale de maladies, de problèmes et d’infortune.

«Les gens ne savent pas généralement que l’orientation (Nord, Sud, Est, Ouest) des maisons d’habitation et des bureaux contribue pour beaucoup au succès et au progrès dans la vie professionnelle, et à la santé, au bonheur et à la bonne fortune sur le niveau individuel.

«Une quantité considérable de maladie, de malchance et de souffrance peut être éliminée en vivant et travaillant dans des maisons et des bureaux correctement orientés.

«Le Sthāpatya Veda Maharishi promeut la construction en accord avec la loi naturelle, qui prend en compte l’orientation des bâtiments en vue de la direction – Nord, Sud, Est et Ouest.» – Maharishi Mahesh Yogi

Les gens qui vivent et travaillent dans des bâtiments conçus selon le Sthāpatya Veda Maharishi trouvent qu’ils:

* Pensent plus clairement et de manière plus créative

* Prennent de meilleures décisions

* Se sentent plus heureux et en bonne santé

* Se sentent plus frais et dispos au cours de la journée

* Apprécient un sommeil plus reposant et régénérant

* Apprécient une plus grande énergie et moins de fatigue

* Expérimentent moins de stress et une plus grande paix de l’esprit

En accord avec la tradition du Sthāpatya Veda Maharishi, les maisons et les bureaux qui ne sont pas construits en accord avec la loi naturelle peuvent créer les problèmes suivants:

* Anxiété et dépression

* Maladie et maladie chronique 

* Blocage de la créativité 

* Malchance et perte financière 

* Des obstacles au progrès et au succès 

* Désaccord dans les relations et rupture familiale 

* Comportement anti-social et même des tendances criminelles

L’application des principes du Sthāpatya Veda Maharishi éradiquera la base de la souffrance séculaire causée par la violation de la loi naturelle et comblera le grand but de l’architecture et de la planification urbaine – des maisons joyeuses et saines pour une vie libre de problème sur terre.


Dans l’immédiat, faite une petite visite sur le très riche site suivant: https://fr.maharishivastu.net

Pour aller plus loin, voici un article interessant (en anglais): http://tm-online.org.za/resources/pressarticles/Complete-Yoga-on-Vastu.pdf

Un deuxième article, tout aussi interessant (en anglais): https://ayurveda-badems.com/wp-content/uploads/2022/10/sthapatya-veda-02.pdf

Le pouvoir du Vastu (4)

Les principes directeurs du Sthāpatya Veda Maharishi

En tant que science, le Sthāpatya Veda Maharishi nous donne plusieurs principes afin de vivre notre vie en accord avec la loi naturelle.

À la base du Sthāpatya Veda Maharishi réside trois principes fondamentaux: la direction correcte, les proportions correctes et l’emplacement correcte. Les mêmes principes cosmiques d’intelligence qui maintiennent l’ordre parfait dans l’univers, qui définissent les mouvements très précis et les relations de toutes les étoiles et galaxies dans le temps et l’espace, sont utilisés pour concevoir les villes, les villages et les maisons. Si les principes essentiels sont éternels et universels, leur application est spécifique en fonction de la nature de chaque projet. Le site sur lequel on va bâtir, ainsi que son accès, doivent être en accord avec les règles du Sthāpatya Veda Maharishi. Parmi les points considérés seront la forme du terrain, la pente (une pente vers l’ouest ou le sud est considérée comme peu propice), la présence de grands arbres ou de plans d’eau (sur le terrain ou dans la région), la nature de la terre, la situation des routes ou autres bâtiment dans l’environnement.

La direction correcte – Orientation de préférence vers l’est 

La valeur d’une orientation appropriée

La santé, le bonheur et la bonne fortune sont tous influencés par l’orientation du bâtiment – donc chacun devrait vivre dans un bâtiment avec un Vāstu parfait.

En terme pratique, Vāstu est utilisé pour définir l’aspect d’ordre et d’intelligence du lieu d’habitation. Avant de construire tout bâtiment ou tout village, le Vāstu doit être établi en tant que carré ou rectangle parfaitement plat et aligné sur les directions est-ouest et nord-sud. Il doit être entouré par un mur ou une clôture et n’a qu’une entrée très propice depuis l’est.

De ceci, nous pouvons déjà comprendre que le principe le plus fondamental dans le Sthāpatya Veda Maharishi est l’orientation correcte. Lorsque le Vāstu est orienté correctement, les maisons sont aussi parfaitement alignées et l’activité des habitants est toujours en harmonie avec la loi naturelle. Le mot orientation lui-même signifie dirigé vers l’orient – la direction du soleil levant. Une fois que nous sommes orientés de façon appropriée vers l’est, toutes les activités commencent à être soutenues par la loi naturelle. 

«C’est très réel. C’est aussi réel que lorsque le soleil se lève et que l’obscurité disparaît – ou quand le soleil se couche et que toute chose devient sombre.» – Maharishi Mahesh Yogi

Ce sont quelques unes des remarques catégoriques de Maharishi sur le pouvoir de Vāstu qu’il a faite le mois dernier. Dans la conférence de presse de mars, il a défini l’architecture védique – le Sthāpatya Veda – comme une grande science de la vie, et il a expliqué que l’orientation d’un bâtiment a une profonde influence sur à la fois, le processus de penser et le comportement de ses occupants. Maharishi a dit qu’il y a des règles simples d’architecture védique qui doivent être suivies pour assurer une vie heureuse et saine. L’orientation correcte d’une demeure est un des trois principes de l’architecture védique Maharishi. L’orientation correcte signifie que l’entrée fait face soit à l’est, soit au nord. Seules ces deux directions apporte les influences positives aux habitants – santé, bonheur et plénitude à beaucoup de niveaux. Les entrées incorrectement placées peuvent contribuer à la colère, l’agressivité, la peur, le manque de succès financier et de vitalité, la mauvaise fortune générale et même à des maladies chroniques. Maharishi a aussi expliqué comment l’orientation de quelques bâtiments pourraient affecter beaucoup de gens: L’architecte qui conçoit un bâtiment capital dans un pays peut être renommé, mais si l’orientation – le Vāstu – est de travers, il produira des problèmes pour le gouvernement. Ceci signifie que dans toute ville du monde, au moins 75% de tous les édifices ont une orientation défavorable et donc, contribuent à la mauvaise santé, le manque de bonheur, d’harmonie et de succès.

Cette valeur de l’orientation s’applique également à la direction de la pente du terrain, de l’entrée de la propriété et de la position des rivières et lacs. L’orientation de la pente vers le sud ou l’ouest ou vers toute direction intermédiaire produit une influence défavorable et même destructrice.

Soleil et fonctionnement cérébral

Cependant, ce qui est plus important que l’orientation des routes, des Vāstus et des maisons est l’orientation de notre physiologie cérébrale.

Il peut être intéressant de savoir que des recherches récentes sur cette approche ont été présentées par le Dr. Tony Nader, qui a découvert que la structure et le fonctionnement du cerveau humain et de la physiologie entière reproduisent la structure et le fonctionnement de la pure conscience, ou intelligence cosmique. Selon cette recherche, les schémas de fonctionnement des neurones du thalamus sont altérées par la direction dans laquelle le cerveau est orienté. Lorsque nous sommes face à l’est, le cerveau fonctionne différemment que lorsque nous sommes face au nord, au sud, ou à l’ouest.

Ces recherches en neurosciences ont montré que nos contreparties cosmiques – le soleil, la lune et les planètes – ont une relation d’un pour un avec différentes parties du cerveau – les ganglions de base, le thalamus et l’hypothalamus. De plus, il y a certains «neurones de place» dans l’hippocampe – une autre partie du cerveau impliquée dans la mémoire – qui signalent la place ou l’orientation du corps dans une pièce ou un environnement donné. Cette tendance naturelle du fonctionnement cérébral à s’aligner avec le cosmos est considéré comme l’explication de la tradition d’orienter les constructions vers l’est pour gagner le plein soutien du soleil levant, l’influence la plus forte de la loi naturelle sur terre, et de répartir toutes les pièces à l’intérieur d’un bâtiment selon leur fonction en référence aux différentes énergies du soleil.

Durant son mouvement d’est en ouest, le soleil génère différentes sortes d’énergies qui devraient correspondre aux activités spécifiques accomplies à l’intérieur des différentes pièces d’une demeure ou d’un bâtiment, de façon à ce que la loi naturelle sympathise avec chaque différents aspects de notre activité quotidienne.

Lorsqu’au contraire un bâtiment est face à la mauvaise direction, et lorsque les paramètres de l’environnement sont distordus, alors le cerveau devient confus, les schémas de fonctionnement des neurones se réorganisent d’une façon incorrecte, ce qui résulte en de l’anxiété, une mauvaise santé, un manque de créativité, de la pauvreté ou même des tendances criminelles.

Pour gouverner la société avec succès, il est vital pour le gouvernement de promouvoir la totalité de la vie en accord avec la loi naturelle. Pour réaliser ce but et remplir son rôle parental pour la nation, le gouvernement doit protéger la population des influences négatives.

De la même façon que la physiologie individuelle est influencée par ses contreparties cosmiques – le soleil, la lune, les planètes, étoiles et galaxies, ainsi chaque demeure, chaque bâtiment, chaque ville et toutes les structures dans notre environnement sont influencées par le cosmos.

Les influences favorables et défavorables dus à l’orientation des bâtiments – nord, sud, est et ouest

Un des plus important principes de construction en harmonie avec la loi naturelle est la direction correcte en accord avec la course du soleil, l’influence la plus forte de la loi naturelle sur terre. Sur son chemin d’est en ouest, le soleil génère différentes qualités d’énergie. 

Concernant la demeure elle-même, il faut la placer à l’endroit approprié en fonction des paramètres du terrain, et l’orienter vers l’est. Ceci est un des principes les plus importants: l’entrée du site doit être à l’est, ainsi que l’entrée de la maison, pour bénéficier de l’énergie du soleil levant. Ceci apporte les bénéfices les plus grands pour la santé et la vitalité de occupants, car le matin les rayons du soleil sont très salutaires (d’où le fait que l’Ayur-Veda Maharishi recommande de faire une promenade matinale). Une entrée au sud ou à l’ouest est considérée comme fort peu propice. «Nous aligner avec l’intelligence du soleil, c’est nous aligner avec l’intelligence de l’univers… chaque direction a sa qualité et son utilité propre,» explique l’architecte Carmen Quinton. «Droit vers l’est est la direction qui doit être préférée pour la construction de ceux qui désirent l’illumination.» (Manasara.)

Le Vāstu est la conception et la structure en harmonie avec la loi naturelle, qui prend en considération par exemple, l’orientation correcte de la maison avec son entrée faisant face à l’est. Un bâtiment qui fait face à tout autre direction que l’est ou le nord, permet aux influences négatives d’affecter le propriétaire et ses occupants. Ces effets négatifs s’accumulent et créent un stress additionnel dans nos vies. 

L’influence invisible et abstraite de la loi naturelle est très puissante. Pour la santé parfaite et la bonne fortune, nous devrions faire tout ce que nous pouvons pour nous aligner nous-mêmes avec la loi naturelle.

La proportion correcte 

Quand une maison pour un individu particulier est planifiée, l’emplacement et les dimensions des pièces, des fenêtres et des portes, aussi bien que la longueur, la largeur et l’élévation du bâtiment, sont individuellement calculés en utilisant les formules mathématiques anciennes de Vāstu Vidyā du Sthāpatya Veda Maharishi.

Ces formules védiques prennent en considération, parmi d’autres facteurs, la relation du propriétaire de la maison avec le soleil, la lune, les planètes et les étoiles pour assurer une résonance parfaite entre les structures cosmiques et les composants de la maison.

Les gens ne savent pas que beaucoup de malchance et même de maladies s’élèvent du manque d’orientation correcte des maisons dans lesquelles ils vivent et travaillent.

Toute partie du corps humain n’est pas simplement correctement positionnée, mais aussi précisément proportionnée. Toute déviation peut créer des déséquilibres et des problèmes. De la même manière, il y a une proportion idéale pour toute pièce dans la maison et au bureau. Quand ces proportions idéales sont utilisées, la loi naturelle peut fournir le soutien maximum aux occupants. 

Toute pièce dans la maison ou au bureau devrait être correctement proportionnée selon sa fonction afin de fournir le maximum de support. La dimension des pièces, les unes avec les autres, suivent des règles bien précises pour une merveilleuse relation harmonieuse. Le Sthāpatya Veda Maharishi prend avantage des proportions cosmiques en référence aux proportions individuelles de la physiologie humaine pour apporter l’équilibre aux occupants.

L’emplacement correcte

L’influence la plus puissante de la loi naturelle sur terre est le soleil, qui soutien les rythmes quotidiens et saisonniers. Dans le Sthāpatya Veda Maharishi, la maison devrait être si bien conçue que les différentes énergies du soleil correspondent à la fonction et à l’activité spécifique de chaque pièce. Alors, la loi naturelle soutiendra toujours tout aspect de notre activité quotidienne. Ceci assure que la pleine valeur de la loi naturelle soutient et nourrit chacun dans la famille, partout dans la maison. 

Nos activités quotidiennes doivent correspondre aux différentes qualités d’énergies que le soleil génère sur son chemin d’est en ouest afin de rendre la vie plus facile, confortable et satisfaisante. Ainsi, il existe un endroit idéal pour chaque activité dans la maison. Donc, chaque pièce devrait être bien placée afin que chaque activité accomplie en elle, corresponde à ces différentes énergies solaires. Ainsi, l’entrée doit être à l’est, la cuisine au sud-est, la salle à manger au sud, la chambre du propriétaire au sud-ouest, le salon à l’ouest, la chambre à coucher d’ami au nord-ouest, le bureau au nord et le lieu de méditation au nord-est. Alors, la loi naturelle soutiendra tout aspect de l’activité quotidienne.

Quand ces principes d’orientation ne sont pas respectés, par exemple si on place la chambre là où la cuisine devrait se trouver, on pourra se sentir affamé au lit ou fatigué à la cuisine.

Dans un plan de maison védique, nous pouvons avoir une idée générale de l’emplacement des pièces selon le Vāstu Vidya, la connaissance du Vāstu selon le Sthāpatya Veda Maharishi. Par exemple:  

La salle à manger devrait être localisée où la digestion sera la plus forte.

Le bureau devrait être localisé où l’intellect sera le plus éveillé.

Le salon devrait être localisé où la vie sociale appréciera le plus grand support.

Les livres de référence de l’architecture du Sthāpatya Veda Maharishi rapporte précisément les violations spécifiques de la loi naturelle liées aux problèmes de santé, de relation, etc. Par exemple, l’emplacement incorrecte de la cuisine contribue inévitablement à la faiblesse et au déséquilibre dans le système digestif. L’emplacement incorrecte de la chambre à coucher peut mener à l’insomnie ou la fatigue chronique.

Le pouvoir du Vastu (3)

La responsabilité divine du propriétaire à éveiller la loi naturelle

Le lien entre le Sthapati et toutes les sortes d’édifices, est le propriétaire, en d’autres termes, les quatre castes ou varnas (toujours d’après le Manasara). Nous voyons que la situation est la culmination d’un long processus. Qu’est-ce qui ce produit réellement? Si nous prenons le point de vue du propriétaire, nous trouvons que pour lui, le processus commence avec une intention, l’intention d’avoir une maison. Ceci révèle déjà que la nature a tout organisé pour la plénitude de son intention ou que tout est contenu en elle – le terrain, l’expert architecte, les constructeurs, etc. – peuvent être perçus comme le développement de cette intention… 

Donc, nous voyons qu’une simple intention donne lieu à un énorme processus d’évolution et de pouvoir d’organisation. Nous ne pouvons pas attribuer cela à l’homme mais à l’intelligence cosmique qui seul a la capacité de tout diriger en même temps. Pour que l’homme participe à ce processus cosmique, il a encore à se connecter lui-même avec cette intelligence cosmique par le moyen de la technique de Méditation Transcendantale de Maharishi. Il a à être en accord avec la loi naturelle s’il veut voir son intention plénifiée aisément et sans effort. Privé de cette intelligence cosmique, l’homme reste dans le monde des illusions, dans le monde des serpents (il y aurait beaucoup à dire sur cette réalité). Son intention ne vient pas du domaine de toutes les possibilités et n’a pas le support de toutes les lois de la nature. Seul, le chaos peut émerger de cette pauvre vision de la vie – le manque de planification des villes, des villages et des maisons – qui résulte dans de plus en plus de problèmes pour ceux qui vivent dans une telle condition de pauvreté intérieure et extérieure, en est une exemple flagrant. Ainsi, nous voyons que la responsabilité de tout futur propriétaire est premièrement, d’apprécier son plein potentiel mentale avant de penser à être capable de diriger ou de participer à la création d’une vie meilleur sur terre, ce que Maharishi appelle: ‘Le Paradis sur Terre’.

La pleine étendue du Sthāpatya Veda Maharishi 

En considérant l’aspect concret du Sthāpatya Veda Maharishi, nous pouvons dire que son étendue va de la grotte au Palais de la Paix. Il est facile de voir dans cette évolution, l’expression du Veda comme un commentaire plus élaboré…

En pensant à la vie Maharishi, qui il a quitté sa grotte dans les Himalayas, et que maintenant, nous voyons dans cette belle maison Sthāpatya Védique, à Vlodrop, nous ne pouvons pas, ne pas voir le symbole de la pleine étendue du Sthāpatya Veda Maharishi. Qui d’autre que lui, peut parler de façon plus expérimentale sur le Sthāpatya Veda Maharishi, pas seulement à partir de son propre état de conscience de Brahman mais aussi sur ses expressions physiques.

Il devient évident que l’introduction du Sthāpatya Veda Maharishi marque une étape vers une société idéale qui trouve d’ailleurs son expression dans le dernier sutra du Rig Veda, où il est déclaré dans la troisième strophe: «Intégrée est l’expression de la connaissance, une assemblé prend son sens  dans l’unité, unifiés sont leurs esprits bien que plein de désirs. Pour vous, je fais usage de l’expression intégrée de la connaissance.» 

Ainsi, nous devons voir dans le Palais de la Paix, l’opportunité de jouir de «l’expression intégrée de la connaissance», où chacun sera capable d’apprécier son plein potentiel cérébrale, le plein potentiel de l’Intelligence Créatrice.

Et l’Intelligence Créatrice est réellement le domaine du Sthāpatya Veda Maharishi. Par exemple dans le Manasara, il y a une explication de ce qu’est l’architecture: «Dans les Vāstu-Shastras, l’architecture est prise dans son sens le plus large et implique ce qui est bâti ou construit. Ainsi, en premier lieu, elle dénote toute les sortes d’édifices – religieux, résidentiels et militaires, leur membres auxiliaires et pièces de moulure. Deuxièmement, elle implique la planification urbaine; l’arrangement des jardins; la construction des places de marché; la création des routes, des ponts, des portails; le fait de creuser les puits, les réservoirs, les tranchés, les égouts pour l’eau de pluie et ceux pour les eaux usées, les douves; l’édification des murs d’enceinte d’un bâtiment, les quais, les barrages, les grilles, les ghats, les escaliers des collines, les échelles, etc. Troisièmement, elle dénote le mobilier de maison, tels que les châlits, les divans, les tables, les chaises, les trônes, les ventilateurs, les armoires, les pendules, les corbeilles, les véhicules pour transporter, les cages, les refuges, les moulins, etc. 

L’architecture implique aussi la sculpture et traite avec la confection de lingas, d’idoles de Devatās, de statues de sages, d’images d’animaux et d’oiseaux. Elle inclut la confection de vêtements et d’ornements, etc. 

L’architecture est aussi concernée avec les questions préliminaires telle que la sélection du terrain, le test du sol, la planification, la conception, le fait de trouver les points cardinaux par le moyen d’un ‘gnomon’, l’indicatif; et les calculs astronomiques et astrologiques.»

Nous voyons ici, que nous touchons à un vaste domaine d’activités et que peut être tous les jours, consciemment ou inconsciemment, nous utilisons certains principes du Sthāpatya Veda Maharishi dans notre vie privée et professionnelle. Il pourrait être intéressant d’investiguer ces principes anciens du Sthāpatya Veda Maharishi pour une application pratique dans l’élaboration de nos produits modernes qui pourraient certainement pallier à certaines lacunes mais aussi, oublis et rétablir une productivité plus en harmonie avec la loi naturelle.

Le Samadhi est le commencement, pas la fin du Yoga

Maharishi Mahesh Yogi on Patanjali Ashtanga Yoga

Ottawa Natural, numéro juin 2010, par Neil Dickie

«Le Yoga ou l’union de l’esprit avec l’intelligence divine, commence lorsque l’esprit gagne la conscience transcendantale. Le processus de plonger à l’intérieur est la voie pour être établi en yoga.» – Maharishi Mahesh Yogi

Cet article est pour les nombreuses personnes qui suspectent qu’elles pourraient amener leur pratique du yoga à un niveau supérieur en pratiquant la méditation, mais qui hésitent à commencer, pensant que la méditation est soit trop difficile ou trop avancée pour eux. 

Une raison que beaucoup assument que la méditation est difficile, est une mauvaise compréhension commune du système de yoga des huit membres ou Ashtanga exposé dans les vénérés Yoga Sūtra de Patañjali. Dans le texte des Yoga Sūtra, les huit membres du yoga sont exposé dans l’ordre suivant: les cinq yamas ou les vertus personnelles, telles que ahimsa ou la non-violence, et satya, la véracité. Puis les cinq niyamas ou les règles de vie, incluant shaucha, la purification, et swadhyaya, l’étude. Ensuite, le pranayama, les pratiques respiratoires; puis les asanas, les postures de yoga; puis les trois stades de pratique mentale. Et finalement, vient le huitième membre, le samadhi, l’union de l’esprit pensant actif avec son niveau silencieux le plus profond, le champ unifié de la conscience. Pensez à une vague individuelle s’apaisant et expérimentant l’océan illimité.

Cependant, malgré le fait que l’Ashtanga se traduit comme les huit membres, et non les huit étapes ou stades, beaucoup ont pensé que Patañjali signifiait que l’approche octuple devrait être pratiquée seulement étape par étape, l’ordre séquentiel, commençant avec les vertus personnelles et les observances, et que seuls les pratiquants avancés devraient s’attaquer au samadhi.

Maharishi Mahesh Yogi a créé une excitation dans la communauté mondiale du yoga il y a de cela 40 ans environ quand il a parcouru le monde enseignant la Méditation Transcendantale, une technique simple, facile à apprendre qui conduit à l’expérience directe du samadhi. Maharishi enseignait quiconque intéressé, sans tenir compte de leur connaissance des autres membres du yoga.  À mesure que la popularité de la MT se propageait, ainsi en fut-il de l’intérêt dans la communauté du yoga. En Allemagne, une délégation contrariée de yogis vint à lui et lui demanda une explication.

Ils savaient que Maharishi avait été pendant de nombreuses années le disciple le plus proche du Shankaracharya de Jyotir Math, Swami Brahmananda Saraswati, un chef spirituel hautement respecté et le gardien élu de la tradition védique en Inde du Nord. Mais en dépit de ce contexte traditionnel, Maharishi enseignait maintenant la méditation aux masses. Quelle pourrait être la raison, ils ont demandé?

Maharishi a accueilli la délégation et a commencé en établissant un fondement commun avec eux – son respect pour l’autorité de Patañjali. Il a ensuite, cependant, expliqué sa vision, que Patañjali était devenu, en raison d’un long laps de temps, mal interprété. L’ordre du fameux octuple yoga de Patañjali était devenu, dit-il, l’inverse de ce que Patañjali préconisait. «La pratique du Yoga fut comprise comme commençant avec yama, niyama (les vertus séculières), et ainsi de suite,» Maharishi dit, «alors qu’en réalité elle devrait commencer avec le samadhi. Le samadhi ne peut pas être acquis par la pratique de yama, niyama et ainsi de suite. La compétence dans les vertus peut seulement être gagnée par l’expérience répétée du samadhi.»

Par exemple, Maharishi a dit, on ne peut vraiment progresser en ahimsa ou la non-violence qu’à mesure que qu’on grandit dans la réalisation qu’il y a une unité commune à toutes choses. Cette réalité unifiée de la vie est directement expérimentée dans le samadhi. De même, il a dit, asteya ou la non-convoitise peut seulement être réalisée que lorsque l’on se sent pleinement satisfait, et le seul moyen d’être vraiment heureux à l’intérieur est de réaliser le domaine de la conscience de félicité – qui encore n’est possible que grâce à l’expérience répétée du samadhi.

Mais il y a une deuxième, peut-être même plus commune, raison en la croyance très répandue que la méditation est difficile – comme il est généralement enseigné qu’elle est. Patañjali définit le yoga comme «l’apaisement complet de l’esprit» (Yoga Sūtra 1.2). Notre expérience de l’enseignement de la méditation au cours des 20 dernières années est que la plupart des autres types de méditation d’aujourd’hui impliquent la concentration, l’effort et le contrôle. En tant que telle, elles empêchent effectivement l’esprit de complètement s’apaiser. La Méditation Transcendantale de Maharishi, en revanche, n’implique aucune concentration, aucun effort ou aucune tentative de tout genre, et permet à l’esprit de plonger facilement et aisément à l’intérieur de son centre silencieux.

Mais puisse une méditation simple et sans effort être une ‘réelle’ méditation, menant à l’illumination? Oui! Certains ont (mal) compris que la simplicité de la Méditation Transcendantale de Maharishi signifie qu’elle est diluée, ou ‘occidentalisée’. Mais la MT est en fait la renaissance de la méditation dans sa forme pure et originelle. Elle est simple et facile non pas parce qu’elle est diluée, mais parce qu’elle est naturelle, en plein accord avec la nature de l’esprit et du corps. C’est aussi pourquoi elle est si efficace. La nature a une formidable efficacité. L’activité dans la nature suit toujours le chemin de moindre action. De la même manière, le pratiquant de la MT plonge sans effort à l’intérieur de l’esprit, gagne le samadhi et jouit, même en dehors de la méditation, de l’accès augmentant progressivement de ce domaine de pure intelligence et de joie infinie.

Voir www.tm.org ou www.doctorsontm.com pour l’information sur les nombreuses études scientifiques publiées sur les bénéfices pour l’esprit, le corps et l’environnement résultant de cette pratique. (en anglais)

Maharishi et Tat Wale Baba

Le texte suivant est si inspirant par la sagesse qu’il contient que je n’ai pu résister à le traduire. Vous trouverez la version anglaise sur le lien suivant: http://www.yogiphotos.com

Conférence de Tat Wale Baba à une assemblée internationale de chercheurs

Tat Wale Baba commença son exposé dans un hindi énergique, sans tension, et Maharishi Mahesh Yogi traduisait

(…)

Ce qui est omniprésent n’a pas à être cherché. C’est déjà là. Commencez à être. Ce qui est omniprésent n’a pas à être cherché; seulement notre conscience individuelle a à être amenée à ce niveau et là est cette béatitude. Vous n’avez pas à la chercher. Comprenez-vous? À moins que l’on rentre dans cette béatitude omniprésente, la satisfaction ne peut pas venir. Si elle avait dû venir, elle serait venue à l’heure qu’il est à travers de nombreuses avenues dans le monde. Mais, ce n’est pas le cas. Donc, ce qui est le Soi est votre propre être. Vous n’avez pas à chercher à l’extérieur. Et, c’est sans distinction de fois religieuses ou de croyances; chrétiennes ou mormons ou hindous. Cet être est lui-même la connaissance. Seulement, vous avez à savoir. Toutes ces diverses manifestations de bonheur que nous expérimentons dans le monde, sont aussi les manifestations de ce même être éternel qui est notre propre Soi. Si nous sommes conscient du Soi, si nous le connaissons, bien. Autrement, nous avons à être. Et donc, il est nécessaire d’amener notre conscience individuelle profondément en nous-même. Aussi profondément que nous pouvons amener notre conscience individuelle au Soi, aussi intensément nous pouvons hériter de ce qui est omniprésent dans notre vie jour après jour. Connaissant ce Soi, nous serons éternellement satisfait; demeurant dans le monde, nous vivrons le contentement. Et, ce n’est pas une question de se détacher du monde. Seulement, nous avons à le connaître, et le connaissant, alors, toutes les différentes manifestations dans le monde seront expérimentées comme les manifestations de Cela. Nous n’avons pas à nous détacher. C’est juste une question d’amener la conscience individuelle à ce domaine, et être, et le vivre.

Ayant acquis ce magnifique, parfait système nerveux humain, si nous connaissons cet élément du Soi, alors nous avons réellement utilisé ce merveilleux cadeau pareil à un diamant, ce système nerveux pareil à un diamant qui est capable de donner cette béatitude éternelle. Si elle n’est pas expérimentée, alors nous avons perdu le cadeau de diamant. Nous avons pris sur nous-mêmes ce système nerveux humain, non pas pour l’amour de plaisir insignifiant de nature changeante dans ce domaine relatif du changement, mais pour vivre et être cette béatitude infinie. Et, nous aurons à atteindre cette chose, que nous l’atteignons dans cette vie, ou dans la prochaine, ou la suivante. Nous ne pouvons tout simplement pas renoncer à cela. Par conséquent, avec l’assistance du Guru et des Écritures, il est mieux de l’atteindre rapidement. Pourquoi le retarder?

L’exposé de Tat Wale Baba fut suivie par une opportunité pour les questions d’être posées.

Comme chaque question était posée en anglais, Maharishi Mahesh Yogi traduisait en hindi, puis traduisait les réponses de Tat Wale Baba.

Étudiant: Peut-il nous parler de son maître et de la tradition qu’il suit?

TWB: Le Soi est libre de toute tradition ou de non tradition.

MMY (ajoutant son propre commentaire): Il est de la tradition de Shukadev. Shukadev était comme lui, pas de ce monde. Loin de lui.

Étudiant: Peut-il nous dire quel genre de méditation fait-il?

TWB: Je suis établi dans le Vedanta et de cette façon, on en parle, et on est. Il n’y a aucune pratique en tant que telle.

Étudiant: Que pensez-vous de la Méditation Transcendantale?

TWB: La conscience transcendantale est la base de toute expérience. La pure conscience est Cela à travers lequel on expérimente. Ce n’est pas une chose qu’on peut expérimenter. Et, tout ce monde est dans un état de pure conscience, et c’est à travers Cela qu’on expérimente tout. La pure conscience, ou la conscience transcendantale n’est rien qu’on expérimente. À travers Cela on expérimente tout. Cela est la base de toute expérience, et de faire l’expérience. Donc, jouissez de cet état.

Étudiant: Est-il possible d’accroitre sa capacité à jouir de cet état?

TWB: On peut l’accroitre grandement par la méditation. Et à mesure qu’on va plus en profondeur, Cela jaillira dans notre vie extérieure. Donc, il est possible d’accroitre notre capacité à être Cela. Et c’est par la méditation.

Étudiant: A-t-il des techniques qu’il enseigne à ses disciples?

TWB: Nous sommes assis dans la forêt, et quand nous sommes assis dans la forêt, nous avons un but à accomplir, et avec ça nous sommes assis. Si un chercheur vient et demande, très bien. Nous donnons des conseils. Sinon, nous n’avons pas beaucoup de temps. Nous sommes dans la forêt, et nous sommes dans la forêt pour un certain but. Mais, si un chercheur vient, très bien. Ses doutes sont dissipés et supprimés.

Étudiant: Pense-t-il que son mode de vie aide le reste de l’humanité ou seulement lui?

TWB: Tous ces saints méditants et établis dans le Soi, ils sont le fondement pour toute cette marche de l’univers entier, et ils sont le fondement de toute la chose, et non pour eux-mêmes seulement. Leurs bonnes vibrations influencent les sociétés pour leur avancement.

Étudiant: Comme une centrale électrique?

TWB: Comme une centrale électrique. La centrale électrique est à Delhi and l’ampoule éclaire ici. Ce n’est pas l’ampoule qui éclaire. C’est l’électricité de la centrale. C’est les saints établis dans leur Soi qui infusent la vie dans tout l’univers. Et, ce sont eux qui ont trouvé Smriti Purananam (les codes védiques de conduite). Ce sont eux qui ont trouvé l’essentiel, les réalités de la vie, et qui ont enseigné au monde les diverses conduites de vie; les chemins de la réalisation du Soi, les chemins de la réalisation de Dieu, et tout ces états supérieurs de vie. Ce sont eux qui ont amené la demeure de la sagesse au monde, et ils sont à la base de toute la prospérité croissante du monde à travers leurs vibrations et à travers leur réalisation.

Étudiant: De combien de sommeil a-t-il besoin?

TWB: Si je dors qu’est-ce qui arrivera au monde? Endormi et éveillé – le sommeil et l’éveille sont la nature de l’esprit. Parfois l’esprit dort, parfois il est éveillé. Si je dors, la base entière du monde s’endormirait et alors il ne resterait rien. Aussi, je ne dors pas. Si quelqu’un dort, c’est l’esprit. Le Soi ne dort pas. Tous ces états de veille, rêve; ils appartiennent à l’esprit. Ils ne sont pas l’état du Soi. Et, si vous parlez de mon sommeil, je ne dort pas parce que le Soi ne dort pas. Si le Soi dort alors le monde entier irait dans le sommeil.

Étudiant: Y-a-t-il une différence entre le moment où il médite et le moment quand il ne médite pas, dans la façon dont il se sent, ou son interaction avec l’environnement?

TWB: En méditant pendant quelques temps, on devient établi en permanence dans l’état d’être. Et alors, partout où l’esprit va, on est établi dans ce Soi, peu importe ce qu’on fait ici ou là; c’est sans importance quand on est établi dans le Soi. Et, cet état vient après un certain temps d’aller profondément à l’intérieur et en sortir. Avec cette pratique, on devient établi en permanence dans le Soi, et alors quoique vous fassiez, vous n’êtes pas séparer du Soi.

Étudiant: Vivez-vous dans cet état maintenant?

TWB: Ce qui est non né, éternel, nous n’en parlons pas en termes de temps. En termes de temps le Soi ne peut pas être discuté.

Étudiant: Sent-il qu’il y a plus à atteindre?

TWB: Qu’y-a-t-il à être gagné ou à atteindre? Ce qui est à être gagné est omniprésent, et nous sommes Cela, et c’est déjà atteint. Aussi longtemps que l’esprit a été fluctuant seulement dans le relatif changeant, aussi longtemps il était hors de vue. Et, quand l’esprit a été concentré et a atteint ce niveau, rien de nouveau s’est produit. La chose qui était là, elle est là. Rien de nouveau s’est produit ou a été atteint. Rien! Ce qui était là, est là même maintenant, et était même avant. Seule la différence est dans l’esprit; l’esprit était inconscient de Cela et maintenant l’esprit est conscient. Donc, qu’y-a-t-il à dire à propos d’accomplissement d’autres états?

Étudiant: Peut-il nous parler de l’amour qui s’écoule de notre coeur une fois que l’état est atteint?

TWB: Notre amour déborde. Comme quelqu’un s’aime lui-même ainsi il commence à aimer les autres. Parce que dans cet état il n’y a rien d’autre que notre Soi. Par conséquent, notre amour pour notre Soi est notre amour pour les autres. Et alors, quelque soit les communications qui sont là, elles sont les communications dans notre propre Soi. Le Soi est doré. C’est seulement une question d’amener notre conscience à Cela et alors le critère de Cela sera que nous commencerons à démontrer toute l’amour et l’harmonie dans le domaine de toutes nos actions et expériences. Ce sera le critère. Quand l’amour s’accroît, cela devient l’équilibre pour mesurer que nous approchons de Cela. Autrement, la chose est déjà là, seulement nous avons à l’incorporer dans nos vies. Nous avons à exposer plus d’amour, plus de bonheur. L’expression de Cela est nécessaire, autrement l’état de Cela est déjà là. Et, nous commencerons à l’exprimer plus quand nous en deviendrons plus conscient.

Étudiant: Pouvons-nous méditer avec vous?

Tat Wale Baba ferma ses yeux et nous méditâmes tous pendant environ vingt minutes. Alors, l’opportunité de poser plus de questions repris.

Étudiant: Que voyez-vous pour l’avenir du monde?

TWB: Nous avons à créer l’avenir. Le futur n’a pas à nous créer. Et, si nous faisons de bonnes choses, et méditons, et expérimentons ce Soi, et sommes omniprésent, l’avenir va être bonne. Si nous ne le faisons pas, nous allons créer un mauvais avenir. Nous avons à créer le futur. Le futur est dans nos mains.

Étudiant: Y aura-t-il la paix mondiale?

TWB: Le monde est en vous. Et, si vous êtes en paix à l’intérieur, si votre conscience individuelle est établie dans votre Soi, votre monde est en paix. Et, si vous êtes fluctuants et sans paix, et que vous n’êtes pas en accord avec votre propre état éternel d’Être, alors le monde est dans un manque de paix. Si vous voulez créer la paix sur le niveau cosmique, alors vous devez prendre refuge en Dieu. Et, si vous voulez la paix en vous-même, réalisez le Soi et votre monde sera en paix et vous verrez que le monde entier est en paix. Le monde est comme vous êtes, et le monde sera comme vous serez.

Étudiant: Y-a-t-il des raccourcis à la purification du Karma?

TWB: Le raccourci le plus court à la purification du karma est l’abandon à Dieu, la dévotion à Dieu, la réalisation du Soi. Et, quand vous réalisez le Soi tout votre esprit et vos sens seront purifiés. Et, quand vos sens sont purifiés toutes vos actions seront bonnes. Elles seront support de vie. Elles se comporteront avec vous comme vos amis. Et, si l’esprit n’est pas établi dans le Soi, dans la gloire de Dieu, alors vos propres sens deviendront votre ennemi. Et alors, tout votre karma vous sautera dessus comme votre ennemi. C’est la fixité de l’esprit dans le Soi qui fait de vos sens votre ami, et la non fixité de l’esprit dans le Soi fait de vos sens votre ennemi. Les sens ennemis signifient le karma, parce que le karma est accompli par les sens. Donc, le karma sera bon si l’esprit est établi dans le Soi et le karma ne sera pas bon si l’esprit n’est pas établi dans le Soi. Pratiquez. Accroissez votre pratique pour arriver à ce but.

Étudiant: Est-ce un handicap d’être maître de maison et de faire cette pratique?

TWB: La voie de maître de maison n’est pas mauvaise. Mais, en n’étant pas capable d’être à la hauteur de ce style de vie, nous faisons un enfer hors de nous-mêmes dans la voie de la vie de maître de maison.

Étudiant: Est-il possible de travailler dans le monde quand nous avons gagné l’état le plus haut de la pure connaissance suprême?

TWB: Il y a deux style de vie, le maître de maison et le reclus. Ceux qui sont dans la voie de la vie de maître de maison, par habitude sont engagés dans l’activité, même en ayant gagné cet état de connaissance suprême. Et, ceux qui sont reclus par nature, n’ont rien à faire avec l’activité de la vie. Donc, ils continuent à vivre cette voie. Mais, les deux vivent cet état de connaissance suprême.

Étudiant: Est-il possible que celui qui vit la voie de la vie de maître de maison puisse alors désirer changer et vivre la vie d’un reclus? Ou, serait-ce cause d’un conflit?

TWB: La condition idéale serait de ne pas entrer en ménage. Si vous voulez devenir un sannyasi (un renonçant), ou, si vous êtes entrés dans la vie de maître de maison, alors partager la responsabilité que vous avez prise avec la femme et les enfants, et alors achevez cette responsabilité. Faites que vous enfants soient éduqués et finissez-en avec tous ça. Alors, il devrait être bon d’osciller à partir de là. Autrement, n’y entrez pas, ce sera le plus idéal. Ayant pris la responsabilité, il ne serait pas bon de fermer cette responsabilité. …