La perspective ayurvédique sur la manière de boire le lait

Selon d’Ayurvéda, le lait fournit une nutrition spéciale et unique qui ne peut pas être dérivée de tout autre type d’aliment. Le lait, lorsqu’il est digéré correctement, nourrit tous les tissus, promeut les émotions équilibrées et aide à équilibrer tous les doshas. C’est un des aliments les plus important pour promouvoir l’ojas. Selon l’Ayurvéda, l’ojas est une substance raffinée que le corps produit à partir du niveau le plus subtil de la digestion correcte. L’ojas apporte la force, une solide immunité, le bonheur et le contentement selon l’Ayurvéda. Donc, le lait est un aliment très important à inclure régulièrement dans votre alimentation, particulièrement si vous suivez un mode de vie végétarien.

Afin de le digérer correctement, on devrait éviter de boire le lait froid sortant du frigidaire. Le lait devrait être bouilli. Laissez le lait mousser et alors baissez le feu, ainsi le lait est sur un frémissement pour environ 5 à 10 minutes. Chauffer le lait change la structure moléculaire, ainsi il est plus apte à la consommation humaine et cela réduit kapha, le rendant plus léger à digérer. Alors qu’il chauffe, vous pouvez ajouter une pincée de curcuma en poudre, une pincée de poivre noir en poudre, un morceau de cannelle ou quelques pincées de gingembre pour réduire la lourdeur du lait et ainsi réduire tout mucus pouvant avoir un effet secondaire.

Si vous avez de la difficulté à digérer le lait et n’en avez pas consommé pendant un temps, alors il est recommandé que vous recommenciez d’une façon graduelle pour aider le corps à l’assimiler. Commencez à boire 1/8 de tasse de lait bouilli avec du gingembre. Alors, graduellement accroissez la quantité à environ une tasse sur une période de dix jours.

Le lait devrait être biologique, entier et non-homogénéisé. Le lait homogénéisé est très difficile à digérer et peut facilement boucher les canaux les plus fins de la circulation. Il est probable que le lait qui n’est pas certifié biologique puisse contenir des rBGH*. Ce sont des hormones qui artificiellement accroissent la production de lait chez la vache. La seule manière que nous connaissons pour éviter les rBGH est d’acheter du lait biologique parce qu’en fait le FDA (Organisme gouvernemental de contrôle pharmaceutique et alimentaire aux États-Unis) n’exige pas l’étiquetage sur les produits laitiers qu’ils puissent venir de vaches ayant reçu des injections de l’hormone. Le lait de vache est considéré être le meilleur, mais le lait cru de chèvre est bien à utiliser également.

Le lait ne devrait pas être mélangé ou consommé avec les goûts aigre, amer, salé, astringent ou piquant. Lorsqu’il est combiné avec des goûts incompatibles, le lait devient indigeste et cause l’accumulation de toxines nuisibles dans le corps. Cependant, le lait chaud peut être consommé avec les goûts sucrés tels que le riz, les dattes, les mangues et les amandes. Si vous souhaitez prendre du lait, alors il est préférable d’attendre au moins une heure après que vous ayez pris un repas. 

*Ceci concerne les États-Unis, mais il est bon de le savoir.

Les combinaisons alimentaires compatibles (Virudha-ahar)

Note: L’article qui suit n’appartient pas à l’Ayur-Veda Maharishi. Il m’a toutefois semblé bon de le diffuser pour tous ceux qui souhaitent approfondir le domaine ou apporter quelques raffinements dans leur manière de manger.

Dans le cadre du domaine de la santé holistique et de la nutrition, il y a un grand nombre de controverses à propos des aliments compatibles. Même parmi le grand public, il y a un souci croissant pour l’alimentation correcte, et la confusion du grand nombre de théories conflictuelles sur le sujet.

L’Ayurvéda, une ancienne science holistique de guérison, offre une approche logique et scientifique pour déterminer l’alimentation correcte basée sur la constitution individuelle. Vata, Pitta et Kapha – les trois doshas – sont les éléments qui composent la constitution individuelle. Cette approche est assez différente de la vision ‘traditionnelle’ d’une alimentation équilibrée, à savoir: manger quotidiennement sur la base des groupes d’aliments – viande, produits laitiers, fruits, céréales et légumes. Selon la littérature ayurvédique, un tel arrangement est insuffisant pour nous mener sur le chemin de la bonne santé.

Dans la littérature ayurvédique, il y a cinq types de désordres nutritionnels:

1. Déficience quantitative alimentaire: Ceci inclut la sous nutrition dû à une alimentation insuffisante, ou même la famine.

2. Déficience qualitative alimentaire: Ceci inclut la mauvaise combinaison alimentaire qui résulte dans la malnutrition, l’état toxique et le manque de nutriments essentiels.

3. Surnutrition qualitative et quantitative: Ceci inclut la suralimentation émotionnelle qui peut résulter dans l’obésité et/ou dans un cholesterol excessif qui peut mener à l’hypertension, aux attaques cardiaques ou la paralysis.

4. Les toxines dans l’alimentation: Certains aliments et combinaisons alimentaires mènent à la toxémie et à certains troubles digestifs.

5. Les aliments qui ne conviennent pas à sa constitution peuvent affecter la résistance naturelle et être cause de maladie.

Ces cinq facteurs sont étroitement connectés à la force de l’agni (le feu gastrique). Il y a quatre types d’agni:

1. Vishama agni: Dû au dosha Vata, le feu gastrique devient affaibli, causant un appétit irrégulier, de l’indigestion et des gaz. Émotionnellement, ceci peut résulter dans l’anxiété, l’insécurité, la peur et des problèmes neurologiques ou mentaux.

2. Tikshna agni: Le dosha Pitta est responsable pour ce type de trouble d’agni. Il peut causer l’hypermétabolisme, l’hyperacidité, des brûlures d’estomac et l’hypoglycémie menant à des maladies inflammatoires.

3. Manda agni: Ceci est dû à un excès de la condition de Kapha, menant à un métabolisme lent, à l’embonpoint, aux allergies et aux maladies congestives.

4. Sama agni: Ce type d’agni est le résultat des trois doshas équilibrés. Une personne ayant ce type d’agni peut manger presque toute sorte d’aliment sans difficulté. La digestion, l’absorption et l’élimination sont tous normaux.

Le nutritionniste devrait prendre en considération ces types d’agni lorsqu’il fait des suggestions concernant l’alimentation.

Selon l’Ayurvéda, tout aliment a son propre goût (rasa), une énergie échauffante ou apaisante (virya) et un effet post-digestif (vipak). Lorsque deux ou trois types de substances alimentaires de différent goût, d’énergie et d’effet post-digestif sont réunies, l’agni peut devenir surchargés, inhibant le système enzymatique et donnant lieu à la production de toxines dans le système.

S’il est vrai que l’agni d’un individu détermine largement comment bien ou mal les aliments sont digérés, les combinaisons alimentaires sont également d’une grande importance.

Lorsque les aliments (protéine, glucide et graisse) ayant des caractéristiques différents, des goûts, des propriétés échauffantes ou apaisantes, et des effets post-digestifs sont consommés ensemble, l’agni sera affaibli. Les aliments peuvent alors rester dans l’estomac pendant sept ou huit heures. Ces même aliments, si mangés séparément pourrait bien stimuler l’agni, être digérés plus rapidement et même aider à brûler l’ama. Ainsi, selon l’Ayurvéda, on devrait manger en accord avec sa constitution et prendre des fruits, des féculents, des protéines et des graisses séparément à différents moments de la journée. Les aliments mal combinés peuvent produire l’indigestion, la fermentation, la putréfaction et la formation de gaz. Cette condition, si prolongée, peut mener à la toxémie et une maladie compliquée. Par exemple, manger des bananes avec du lait peut diminuer l’agni, changer la flore intestinale et produire ainsi des toxines, et peut causer l’encombrement des sinus, le rhume, la toux et des allergies.

Certains concepts de base d’un programme ayurvédique de compatibilité alimentaire inclut les points suivant:

Évitez de prendre du lait ou du yogourt avec des fruits aigres ou des agrumes.

Évitez de manger des fruits avec des pommes de terre ou autres féculents.

Le fructose (et autres sucres) est digéré rapidement, alors que la féculent prend un certain temps. Dans ce cas, le sucre ne serait pas correctement digéré.

Évitez de manger des melons et des céréales ensemble. Les melons se digèrent rapidement alors que les céréales prennent plus de temps. Cette combinaison perturbera l’estomac. Les melons devrait être consommés seuls.

Le miel ne devrait jamais être cuisiné. Le miel se digère lentement lorsqu’il est cuisiné et les molécules deviennent une colle non homogénéisées qui adhère aux muqueuses et bouche les canaux subtils, produisant des toxines. Le miel non chauffé est un nectar. Le miel cuit est un poison.

Le lait et les melons ne devraient pas être consommés ensemble. Les deux sont apaisants, mais le lait est laxatif et le melon est diurétique, et le lait exige plus de temps pour la digestion. En outre, l’action de l’acide hydrochlorique dans l’estomac fait cailler le lait. Pour cette raison, l’Ayurvéda recommande d’éviter de prendre du lait avec des fruits aigres, du yogourt, de la crème aigre et du fromage.

Il y a un beau passage dans la littérature sanskrite décrivant tous les types d’aliments et leurs actions. Parmi les aides référées à la digestion, il y a:

L’eau, qui donne un liquide de qualité et aide à la digestion et à l’absorption des aliments.

Le sel aide aussi la digestion, et aide à retenir l’eau.

Les alkalis aident la digestion et régulent le feu gastrique (HCL?).

Le ghee stimule l’agni et améliore la digestion.

Le lait revigore.

Toujours dans cette littérature sont les descriptions sur l’influence des aliments sur les trois doshas:

Pitta est augmenté par les aliments qui sont aigre et piquant.

Kapha est aggravé par les produits laitiers.

Vata est stimulé par les haricots, les fruits secs, les aliments astringent et amer.

La ration quotidienne devrait contenir:

40 à 50% de riz basmati, d’orge, de maïs ou de blé bien cuit, en fonction de sa constitution.

15 à 30% de légumineuses bien cuites.

2 à 5% de soupes de légumes.

½ cuillère à café de chetney. 

Afin de stimuler l’appétit, on peut mâcher et manger ½ cuillère à café de gingembre frais râpé avec une pincée de sel gemme avant chaque repas.

L’Ayurvéda insiste que l’eau glacée ne devrait pas être bu pendant ou après un repas car il ralentit l’agni et la digestion. Des petites gorgées d’eau chaude prises pendant le repas servent à aider à la digestion. Tout en mangeant, il faut bien mastiquer la nourriture afin de l’assouplir et d’assurer qu’elle est bien mélangé à la salive. Si on le souhaite, on peut terminer un repas en buvant un verre de lassi. Cela peut être fait en mélangeant quatre cuillères à café de yogourt avec deux pincées de gingembre et de cumin en poudre dans un verre d’eau.

Au repas, un tiers seulement de la capacité de l’estomac doit être rempli avec de la nourriture, un tiers de liquide et un tiers devrait être laissée vide. Cela facilitera la bonne digestion et favorisera aussi la clarté mentale.

Les combinaisons alimentaires incompatible

Le lait est incompatible avec: les bananes, les melons, les fruits aigres ou acides (saveur), le kitchari (sorte de soupe de riz avec du mung dal jaune), le pain contenant de la levure, les cerises.

Les melons sont incompatibles avec: les céréales, les féculents (glucide), le fromage.

Les féculents sont incompatibles avec: le tchaï (thé au lait épicé), le lait, les bananes, les dattes, les kakis.

Le miel est incompatible avec: le ghee (en proportions égales), le fait de le chauffer et de cuisiner avec.

Les radis sont incompatibles avec: le lait, les bananes, les raisins secs.

Certains légumes (nightshades en anglais) comme la pomme de terre, la tomate, l’aubergine, le piment sont incompatibles avec: le yogourt, le lait, le melon, le concombre.

Le yogourt est incompatible avec: le lait, les fruits aigres, les melons, les boissons chaudes, les mangues, les féculents, le fromage.

Les mangues sont incompatibles avec: le yogourt, le fromage, le concombre.

Le maïs est incompatible avec: les dattes, les raisins secs, les bananes.

Le citron est incompatible avec: le yogourt, le lait, les concombres, les tomates.

Les directives ci-dessus ne sont en aucune façon une liste exhaustive. Il faut également se rappeler qu’une bonne alimentation ayurvédique devrait prendre en compte la valeur nutritive, la constitution, les saisons, l’âge et tout condition de santé.