Comprendre la santé selon l’Ayur-Veda Maharishi (2)

La Science Védique Maharishi, nous révèle l’existence de l’Ātmā – la pure conscience – comme la source de toute chose dans l’univers, incluant la physiologie humaine.

L’Ātmā étant le domaine de la pure conscience, se connaît elle-même, elle est pleinement éveillée en elle-même, absolument silencieuse, pourtant infiniment dynamique, qui en fait un domaine de pure intelligence. 

Se connaissant elle-même signifie qu’elle interagit avec elle-même, elle est totalement autoréférente, pour la bonne raison qu’il n’y a rien d’autre qu’elle-même – c’est la pure singularité.

Comment l’Ātmā donne lieu à toute la création manifestée?

La Science Védique fournit une compréhension détaillée de l’Ātmā mais aussi de la connaissance complète de son déploiement en la création manifestée. Comme nous l’avons vu, la conscience est ce qui est conscient d’elle-même. Étant conscient d’elle-même, la conscience est le connaisseur d’elle-même. Étant le connaisseur d’elle-même, la conscience est à la fois, le connaisseur et le connu. Étant à la fois, le connaisseur et le connu, la conscience est aussi le processus de connaissance. Ainsi, la conscience a trois qualités à l’intérieur de sa singularité autoréférente.

C’est cette interaction de la conscience avec elle-même qui donne lieu à tous les processus de création; notre corps, notre comportement et notre environnement sont tous les expressions de la conscience. La conscience est fondamentale à la vie. Elle est le premier mouvement de vie. Tout mot que nous disons et tout acte que nous accomplissons est une impulsion de conscience. Toute parole, action et tout comportement sont les fluctuations de la conscience. Toute vie en émerge et est soutenue dans la conscience. L’univers entier est l’expression de la conscience. La réalité de l’univers est un océan illimité de conscience en mouvement.

Toute maladie et souffrance s’élèvent du manque de connexion avec la source, avec l’Ātmā, le champ éternel de la connaissance totale et le champ éternel du pouvoir d’organisation infinie, un champ de silence et de dynamisme illimité. Ainsi, le degré auquel nous sommes connectés à la source est le degré auquel nous sommes bien portant.

Le terme védique pour traduire le mot ‘santé’ en sanskrit est: ‘Svasthah’. Son étymologie décrit parfaitement l’expérience sur lequel il se fonde. Ainsi, ‘Sva’ signifie ‘Ātmā’ et ‘stha’ être établi. Celui qui est établi dans le Soi, l’Ātmā, est réellement en bonne santé. C’est à dire qu’il a intégré les deux valeurs du silence et du dynamisme. 

Maharishi apporte un bon point lorsqu’il dit: «La littérature védique rapporte que la vie est immortelle … La vie immortelle est la vie de la loi, la loi naturelle. Le champ unifié est la vie éternelle. Le champ unifié perçu à partir de la science moderne, ce champ unifié est la somme total de toutes les valeurs de l’existence diversifiée. Donc, l’unité dans la diversité, la diversité dans l’unité, lorsque les deux sont unifiés, lorsque ces deux choses sont ensemble, alors la définition de la santé est matérialisée – Svasthah.»

Il ajoute en disant: «Sur cette base, la loi naturelle totale est engagée en créant le sentiment, l’émotion, la pensée, la parole, l’action, le comportement et toutes les relations avec l’environnement, tout en parfait harmonie les uns avec les autres – c’est cela la bonne santé.

Comment faire pour nous reconnecter? 

Nous devons commencer en considérant comment nous nous sommes déconnectés. Comment mettre en premier ce qui doit être en premier, qui fait que cette unité donne lieu à toute la diversité du monde – incluant notre corps?

La découverte et les théories du Champ Unifié

La physique moderne est en train de découvrir que ce monde, que l’on pensait concret et bien solide, n’est pas plus consistant que les vagues à la surface de l’océan. Certes les vagues existent, mais pour un instant seulement, et d’une manière quelque peu illusoire. Car, en fait, les vagues ne sont autres que l’océan.

Comment le Champ Unifié se manifeste, ‘Pragyaparadh’, l’erreur de l’intellect

Quand la science moderne rencontre la Science Védique, c’est notre aspect objectif qui retrouve sa subjectivité. Dans ce sens, nous avons là, une approche pour éliminer l’erreur de l’intellect, ‘Pragyaparadh’ et de remettre les événements dans le contexte de la totalité… L’Ātmā, la pure conscience est un réservoir permanent et inépuisable d’Intelligence Créatrice. Néanmoins, comme Maharishi l’a expliqué: «Sur le niveau de ses expressions, elle peut être perdue de la mémoire, simplement parce que le niveau de l’expression devient primaire et le niveau transcendantal de l’intelligence devient secondaire.»

Les attributs de la conscience dans le Champ Unifié peuvent intriguer les physiciens. Mais la Science Védique a toujours expliqué que le Champ Unifié, la demeure silencieuse de toutes les lois de la nature, est conscience pure. Étant conscience, sa nature est de connaître et dans la condition primordial de l’unité, il n’y a rien d’autre pour elle à connaître, à part elle-même. La première étape de la manifestation, la première étape de cette unité devenant multiple, est le Champ Unifié devenant conscient de lui-même. Cet état initial crée nécessairement la diversité. Pourquoi? Parce qu’en commençant à être conscient de lui-même, le champ unifié ou l’Ātmā devient son propre connaisseur et son propre objet de connaissance – voila deux choses maintenant – et comme résultat, son propre processus de connaissance. Les termes védiques sont Rishi (connaisseur), Devata (processus de connaissance) et Chandas (objet de connaissance). Cette trifurcation est juste la première étape, la conscience pure se connaît elle-même, alors elle connaît ce qui la connaît elle-même, alors elle connaît ce qui la connaît qu’elle se connaît elle-même et ainsi de suite, indéfiniment.

À chaque moment, elle se retourne sur elle-même, elle comprend l’élaboration précédente, aussi chaque élaboration successive est plus diversifiée. Il arrive un point lorsque la richesse de l’élaboration est si ravissante que l’attention est prise dans la diversité aux dépend de l’unité. Ceci est ‘Pragyaparadh’, l’erreur de l’intellect. Le problème n’est pas que l’intellect apprécie la multiplicité, mais qu’en faisant ainsi il perd l’unité. Pragyaparadh, alors signifie la perte de vue de la totalité fondamentale de la vie du fait que l’attention est si absorbée dans les parties. L’erreur primordiale de l’intellect est faite par l’intellect lui-même (buddhi) et est responsable de tous les problèmes dans la vie. Notre propre Pragyaparadh individuel est responsable de nos problèmes personnels. Dans l’expérience quotidienne de beaucoup d’entre nous, la totalité fondamentale – l’Ātmā ou le Soi, le témoin intérieur, le champ silencieux et bienheureux de la pure Intelligence Créatrice à l’intérieur – est complètement perdu de vue, alors que les objets d’expérience, dans toute leur diversité et charme dominent. Cet état d’ignorance de l’Ātmā est l’état dans lequel la maladie fleurit: parce que la vie est coupée de sa source dans la loi naturelle, une tendance à violer les lois de la nature, s’élève.

Ignorer l’Ātmā est l’erreur essentielle de l’intellect pour chacun de nous. Mais Pragyaparadh se produit aussi bien sur les niveaux grossiers. Toutes les fois que nous choisissons de faire quelque chose qui amènera des récompenses extérieures ou des plaisirs au prix de la totalité intérieure – quand par exemple un cadre choisit de gravir la voie rapidement au prix d’une attaque cardiaque précoce ou un gourmand qui choisit de manger cette extra de part de pizza au prix d’un mal d’estomac – c’est une erreur très manifeste de l’intellect. Sur tous les niveaux, Pragyaparadh, l’erreur de l’intellect est la racine de toute maladie.

[Note: L’Ayur-Veda Maharishi restaure la pleine dignité de Smriti (la mémoire) – maintenant le pur éveil de la conscience autoréférente pour l’épanouissement de l’immortalité dans la vie quotidienne. Les Smritis s’attachent à savoir pourquoi la conscience, quand elle a la forme de fluctuations ou d’excitations, peut oublier sa valeur silencieuse et non spécifique de la loi naturelle. Lorsque cet élément de Smriti est perdu, la mémoire de l’illimité n’est plus présente à l’esprit conscient; alors apparaît «l’institution correctionnelle» de la connaissance pure, l’aspect médical de l’Ayurveda qui remet le fonctionnement de la physiologie, de l’esprit, de l’intellect et de l’ego, à nouveau en accord avec les lois de la nature et assure que la conscience continuera de se rappeler de la totalité de la loi naturelle. La physiologie est étroitement liée à ce processus de manifestation et si quelque chose va mal dans la physiologie, la conscience en est immédiatement affectée. L’Ayur-Veda Maharishi s’intéresse à la santé du point de vue de la réalité fondamentale décrite dans les Smritis et rétablit un lien correct entre la conscience du relatif et la conscience de l’absolu par une purification neuro-physiologique.]

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