L’Illumination et la Science Védique de Maharishi

La Science Védique de Maharishi définit l’Illumination comme le potentiel humain pleinement développé, qui permet de faire et de créer quoi que ce soit par une simple intention, la vie individuelle exprimant spontanément la divine perfection cosmique, la vie dans la félicité en harmonie avec la volonté de Dieu, toujours nourrissante.

Considérons, à titre d’illustration (for the sake of illustration), qu’un arbre peut être compris comme étant, en fait, rien, si ce n’est les diverses expressions de l’unique sève omniprésente. Pour créer ou réaliser toute transformation possible des feuilles, fleurs, fruits, etc. – un jardinier a seulement besoin de maîtriser l’habilité à fonctionner à partir du niveau de la sève, de maîtriser les lois de la nature qui résident dans la sève et qui sont responsables pour exprimer le potentiel inné de la sève dans les diverses expressions.

Dans la Science Védique, la «sève» de la création universelle, à la fois mentale et physique, est connue comme étant le Soi – l’Être ou la pure conscience. Cet océan silencieux de la pure conscience – l’Ātmā – est l’unité du silence, comme s’il imprégnait ou était à la base du dynamisme des vagues diverses de la vie.

La qualité silencieuse de l’intelligence est l’intelligence pleinement éveillée, non localisée et illimitée. Cette qualité silencieuse de témoignage de l’intelligence a un nom dans la Science Védique: Puruṣa.

À l’intérieur de cet océan silencieux de conscience, à l’intérieur de cette qualité de Puruṣa de la conscience, le dynamisme reste dans son potentiel, comme une vague silencieuse à partir de laquelle toute la création en émergerait. Ce principe d’action soutient toute la création et l’évolution. C’est la nature même de la qualité de Puruṣa, de l’intelligence; c’est le pouvoir d’organisation à l’intérieur de Puruṣa; et c’est appelé dans la Science Védique: Prakriti.

Le silence et le dynamisme de la conscience sont inséparables, tout comme l’eau est inséparable de ses vagues. Pour la compréhension, cependant, la création (le dynamisme) est représenté «apparaissant» à partir de l’impérissable (le silence) dans le commentaire de Maharishi sur le verset védique suivant:

कर्म ब्रह्मोद्भवं विद्धि ब्रह्माक्षरसमुद्भवम्।
Karma Brahmodbhavaṁ viddhi Brahmākṣarasamudbhavam (Bhagavad-Gītā, 3:15)
«Sache que l’action naît de Brahmā (le Veda). Brahmā a sa source dans l’Impérissable.»

  La première manifestation de la création est le rayonnement «auto-illuminant» de la vie. C’est le domaine de l’intellect établi. C’est aussi l’ego individuel dans son propre état établi. Ce rayonnement auto-illuminant de la vie est appelé Veda. Le deuxième stade du processus de manifestation est l’apparition de ce qu’on appelle «vibration», qui engendre les trois guṇas, les attributs de prakṛti, la Nature. C’est à ce point que ce place le début du fonctionnement de l’ego. Ici l’expérience commence sous une forme très subtile: la trinité constituée par celui qui fait l’expérience, l’objet de l’expérience, et le processus même de l’expérience commence son existence. C’est le début de l’action dans le processus de la création. Immédiatement avant le début de l’action, juste avant que commence la vibration la plus subtile, dans cet état auto-illuminant de l’existence, se trouve la source de la création, le réservoir de l’énergie sans limites. Cette source de la création est le Veda, le domaine de l’intelligence quasi absolue qui sous-tend et imprègne toutes les activités qui sont à l’origine de la création et de l’évolution au sein de la vie. Ainsi, le Veda étant la source de toute création, on dit que c’est Brahmā, le Créateur. Brahmā ou le Veda est ainsi la source de toute activité. C’est pourquoi il est dit dans ce verset: «sache que l’action naît de Brahmā.».

De ce passage, nous comprenons que la source de la création – cet aspect de la conscience connu comme Brahmā ou le Veda qui «apparaît à partir de l’Impérissable» – est le point de jonction entre le silence et le dynamisme, entre l’Impérissable et le périssable.

Yatīnāṁ Brahmā Bhavati Sāraṭhiḥ

C’est l’expérience et la maitrise de ce point de jonction qui donne la maitrise sur la Loi Naturelle et apporte avec elle la capacité à réaliser spontanément ses désirs par une simple intention parce que nos propres désirs naturellement sont complètement en harmonie avec la Loi Naturelle et par conséquent, on jouit du soutien complet de la nature, exprimant dans la vie quotidienne la volonté de Dieu. Cette expérience de vie illuminée en harmonie avec la volonté divine est merveilleusement exprimée par la phrase védique:

यतीनां ब्रह्मा भवति सारथिः।
Yatīnāṁ Brahmā Bhavati Sāraṭhiḥ – Rk Veda, 1.158.6
«Pour l’illuminé, le pouvoir d’organisation infini de Brahmā, le Créateur, devient le conducteur du char de son intention, activité – le réalisateurs de tous les désirs.»

Dans la citation suivante, Maharishi décrit la complète et naturelle spontanéité de cette expérience: cette accomplissement, non-accompli, est l’accomplissement exprimé par le sutra:

योगस्थः कुरु कर्माणि।
Yogastaḥ Kuru Karmāṇi – Bhagavad-Gītā 2.48
«Établi dans l’Être, accompli l’action, établi dans le Yoga, en union, accompli l’action.»

C’est l’action d’un Yatīnāṁ, l’action d’un Yogi, d’un performer sans performer. C’est l’expérience de Ṛṣi – l’aspect silencieux de l’Ātmā – conscient de l’activité, témoignant de l’activité dans l’environnement mais pas impliqué dans l’accomplissement. Puruṣa témoignant de l’activité de Prakṛti qui se déroule automatiquement.

Pourquoi Yogastaḥ Kuru Karmāṇi? Parce que:

योगः कर्मसु कौशलम्।
Yogaḥ Karmasu Kauśalam – Bhagavad-Gītā 2.50
«Le Yoga est l’habilité dans l’action, l’action yoguique est l’habilité dans l’action.»

La technique est que le performer accomplit l’action sans stress, ni tension et perte de temps. C’est un sol glissant – une impulsion ici est une impulsion là et là, et partout parce que la conscience à ce niveau est infiniment corrélée et le désir: «Je veux quelque chose» va partout immédiatement. Et cela en fait, le désir de la Loi Naturelle totale – c’est pourquoi, c’est l’habilité dans l’action.

Et ceci amène à un autre sutra:

प्रत्यवायो न विद्यते।
Pratyavāyo na vidyate – Bhagavad-Gītā 2.40
«Aucun obstacle n’existe.»

Aucun obstacle n’existe sur le chemin. Il n’y a aucune distance entre désirer et réaliser. Le but est là au tout début. Pour un serviteur, vous avez à lui demander de faire quelque chose; pour votre Prakṛti, vous n’avez même pas à demander.

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