1. Dr Dillbeck: Cette question, Maharishi, concerne également l’économie: Est-il possible qu’une unique approche à l’éradication de la pauvreté fonctionne dans tous les différents types de systèmes de gouvernement, comme le capitalisme, le communisme, etc. ou faudra-t-il créer une variété d’approches?
2. Maharishi: Non, toutes les approches différentes ont une base commune. C’est en gérant Cela que tout le reste sera géré spontanément, automatiquement dans le meilleur intérêt de l’individu et du cosmos.
3. Différentes approches sont un gaspillage de la vie. Une grande exhortation de l’administration védique est: «Ātmā vāre driṣṭavyaḥ śrotavyo mantavyo nididhyāsitavyaḥ». Ātmā, le Soi de chacun, doit être vu, doit être réalisé, doit être réfléchi, doit être mis en pratique.
Jai Shri Rām! L’Administration par la Loi Naturelle – Rām Raj (Cliquez sur l’image)
4. Le passe-partout ouvrira toutes les serrures fermées. La conscience est le passe-partout qui soutient l’éducation védique, les soins de santé védiques, l’agriculture védique et la défense védique.
5. Une administration axée sur la prévention signifie de ne pas permettre la naissance d’un ennemi.
6. Lorsque nous aurons établi cette administration parfaite, les anges viendront vivre sur terre comme des invités, dans les maisons des êtres humains.
Questions(essayez de répondre à ces questions simplement et pour vous-même)
Quelle est la priorité, le pauvre ou la pauvreté?
Qu’est-ce que Cela qui peut gérer tout le reste?
Quel est le plus grand obstacle à l’adoption de l’administration védique?
Pouvez-vous témoigner d’avoir déjà ouvert des serrures fermées avec le passe-partout de la conscience?
Inviteriez-vous les anges à séjourner chez vous?
आत्मा वा अरे द्रष्टव्यः श्रोतव्यो मन्तव्यो निदिध्यासितव्यः। ātmā vāre draṣṭavyaḥ śrotavyaḥ mantavyaḥ nididhyāsitavyaḥ (Bṛhadāranyaka Upaniṣad, 2.4.5) «Seule cette Ātmā, seul cet état de la forme la plus simple de la conscience, est digne d’être perçu, entendu, contemplé et réalisé.»
1. Dr. Hagelin: Lors de la conférence de presse de la semaine dernière, Maharishi a expliqué l’Ātmā – le Soi – comme l’ensemble du silence infini et du dynamisme infini. Mais bien que ces deux éléments soient unifiés, deux facteurs sont encore présents. Y a-t-il quelque chose avant l’Ātmā où il y a seulement l’un indivisé?
2. L’Ātmā est indivisible et dans cette unité éternelle, il y a l’infinie diversité potentielle.
3. La connaissance totale de l’unité éternelle est disponible dans la littérature védique en un mot, en deux mots, et comme cela, elle s’étend dans un langage en expansion séquentielle.
La réalité ultime qui nous unit tous. (cliquez sur la photo)
4. ‘A’ est l’expression du silence et du dynamisme à la fois. ‘A’ arrive à un point dans ‘ma’. Ainsi, l’Ātmā est toute l’étendue de la réalité, de l’infini au point.
5. Les grands sutras des Darśanas sont un riche trésor pour faire de la conscience humaine un domaine de toutes les possibilités.
Questions (essayez de répondre à ces questions simplement et pour vous-même)
Si l’Ātmā est indivisible, comment peut naître la diversité?
Est-il possible sur la base d’une connaissance partielle d’avoir une idée de la connaissance totale
Vous est-il arrivé de faire l’expérience d’une expansion séquentielle dans le language?
Peut-on dire que le point ‘ma’ est l’âme?
Parmi les six Darśanas (les six systèmes de philosophie indienne) seriez-vous capable de citer un sutra par cœur?
Dans la littérature traitant du processus d’acquisition de la connaissance se trouvent six textes, les Upaṅgas, parfois appelés les «six systèmes de philosophie indienne ou Darśanas». Ce sont: Nyāya, Vaiśeṣika, Sāṁkhya, Yoga, Karma Mīmaṃsā et Vedānta. Nyāya concerne les règles d’investigation, la méthodologie de l’acquisition de la connaissance complète. Vaiśeṣika aborde la connaissance des éléments fondamentaux de la creation objective (la totalité du champ du connu). Sāṁkhya traite de la connaissance complète du sujet (la totalité du champ du connaisseur). Yoga, lui, a pour spécificité une qualité unifiante, unificatrice: il fait l’union du Sāṁkhya, du Vaiśeṣika et du Nyāya, et donc ainsi l’union du sujet, de l’objet et de leurs relations au sein de ce qui est la totalité de notre conscience et que Patañjali nomme Kaivalya. Karma Mīmaṃsā du sage Jaimini analyse toute l’étendue de l’action: mise en évidence du dynamisme infini dans le silence éternel de Kaivalya, cognition du Veda, compréhension de la structure de la connaissance pure et actualisation de son pouvoir d’organisation. Vedānta, enfin, traite des états auto-référents (l’état de singularité de Kaivalya de Patañjali, et l’état de dynamisme du Karma de Jaimini) au sein de l’état de totalité, le Soi cosmique, le continuum éternel de la forme la plus simple de notre propre conscience.
1. Dr. Dillbeck: Cette question Maharishi vient d’un journaliste de l’Iowa. Quelle est la relation entre la tradition et la culture védiques et toutes les autres traditions et cultures dans le monde?
2. Maharishi: La culture s’applique de la même façon à tout ce qui existe dans le monde, en tant qu’agence de culture.
3. La culture consiste à raffiner. Raffiner signifie que l’individu est raffiné et que la valeur cosmique de l’individu peut s’épanouir. Tel est le rôle de la culture.
4. La loi naturelle est ce qui permet à l’individu de s’épanouir dans la réalité totale. L’éducation védique signifie l’éducation de la loi naturelle totale.
यथा फिण्डे तथा ब्रह्माण्डे। Yathā piṇḍe tathā Brahmāṇḍe «Comme l’atome, ainsi est l’univers; comme le corps, ainsi est le corps cosmique.» Cliquez sur la photo!
5. La loi naturelle totale est l’intelligence supérieure. L’intelligence supérieure est celle qui ne fait pas d’erreur.
6. Vous êtes né pour être le maître de votre destin, mais vous êtes éduqué pour être un serviteur. C’est une très mauvaise conception de la vie.
7. Formez votre esprit de façon à ce que chacune de vos pensées soit reprise par la loi naturelle totale.
Questions(essayez de répondre à ces questions simplement et pour vous-même)
Avez-vous le sentiment que les traditions et les cultures que vous connaissez jusqu’à présent vous ont permis d’affiner votre personnalité?
D’après vous, comment la valeur cosmique peut-elle s’épanouir chez un individu raffiné?
Qu’est-ce que Maharishi entend par le terme «la loi naturelle»?
Avez-vous une idée de savoir où réside cette intelligence supérieure qui ne fait pas d’erreur?
De quel côté penchera la balance si vous mettez ‘le maître de votre destin’ sur un plateau et ‘le serviteur’ sur l’autre?
C’est là tout l’intérêt de l’éducation védique: en clair, l’éducation de la loi naturelle totale, l’éducation de la manière d’utiliser le silence pour commander le dynamisme infini. C’est la technologie. La technologie qui permet de commander le domaine infini du dynamisme est à partir du niveau du silence. Parce que le silence est transcendantal, il n’est pas limité par les limites de l’espace et du temps.
La langue sanskrite est la source de toutes les langues
[Ceci est un extrait d’une conférence donnée par Maharishi en hindi sur la Chaîne Maharishi la veille d’une élection en Inde].
Maharishi: L’impulsion, lorsque le son résonne, le son résonne. Ce qui signifie qu’il devient la parole, le son devient la parole, donc dans ce discours védique, le silence oscille, ‘A’ oscille. Là où il y a une vague de ‘A’, il y a un balancement de plénitude. Ainsi, partout dans le cerveau, dans chaque fibre, lorsque la lettre de ce Veda est exprimée, ‘A’ est contenue. Ainsi, lorsque vous récitez le Veda, la plénitude oscille.
Nous souhaitons, que s’éveille la connaissance du Jyotish, parce que seul, au moyen de l’éducation, la connaissance du Jyotish peut être éveillée, la connaissance védique peut être éveillée. Et la connaissance védique, comme nous l’avons dit, chaque lettre du Veda est la conscience. Et c’est dans la prononciation de chaque lettre que s’élève la plénitude.
Nous n’avons besoin que de la langue sanskrite. Le nom ‘sanskrit’ est justement cela: Sanskrit, qui signifie ce qui purifie. Le cultiver – le rendre sanskrit – signifie le rendre pur. Comment le rendre pur? Dans chaque lettre, dans la prononciation de chaque lettre, il y a ce ‘A’. Et lorsque nous prononçons un mot, n’importe quel mot, il contient le ‘A’.
Cliquez sur le mot! Certainement que vous aurez besoin du lien suivant: MIU – Vedic reserve https://vedicreserve.miu.edu
Sans ‘A’, ‘Ka’ ne peut être prononcé, ni ‘Kha’, etc. Ainsi, même s’il existe de nombreuses consonnes, elles ne peuvent être prononcées qu’avec ‘A’. Ainsi, ce qui constitue la qualité d’une langue – cette plénitude dans notre corps physique, dans les tissus physiques, permettrait la montée des vagues de plénitude – en prenant la parole, en permettant la montée des vagues de plénitude dans les tissus physiques – c’est pourquoi nous désirons la connaissance du sanskrit.
Nous voulons faire du sanskrit une priorité, parce que partout où il sera parlé, la plénitude au niveau cérébrale, au niveau des connections interneuronales deviendra une réalité pour tous. Et nous voulons connaître cette plénitude qui s’élève par vagues. Un grand Aaaaa de béatitude.
Pour le sanskrit, nous n’avons expliqué qu’une chose et ce que nous n’avons pas expliqué, nous allons maintenant l’expliquer. Ce que nous avons expliqué: chaque syllabe, ka, kha, ga, gha …. Dans tous ces mots, il y a ‘A’. Dans tous ces mots, on dit que ‘A’, a la qualité de l’infini, la connaissance de l’infini, l’activité de l’infini. La capacité totale est ‘A’. Celui qui parle la langue sanskrite, qui parle la langue védique, qui récite les mantras védiques, dans sa conscience la capacité de tout s’éveillera, s’éveillera.
La langue sanskrite est donc la source de toutes les langues, la mère de toutes les langues, parce que chaque mot de cette langue, dans sa plénitude, brille, dans sa plénitude, oscille. C’est pourquoi on le nomme Rām bān, le (médicament qui guérit immédiatement). Tant qu’il y aura des récitations védiques, autant la plénitude de la nature se balancera, parce que chaque mot de la récitation védique se balancera avec ‘A’.
Questions (essayez de répondre à ces questions simplement et pour vous-même)
D’où vient l’impulsion du son?
Quel est le meilleur moyen d’éveiller la connaissance védique?
Pourquoi la langue sanskrite est une nécessité?
Qu’est-ce qui fait que ‘A’ est indispensable?
Comment concevoir qu’une langue puisse être à l’origine des autres?
आत्मा बुद्ध्या समेत्यार्थान्मनो युङ्क्ते विवक्षया । मनः कायाग्निमाहन्ति स प्रेरयति मारुतम् । मारुतस्तूरसि चरन्मन्द्रं जनयति स्वरम् ॥ ātmā buddhyā sametyārthān mano yunkte vivakṣayā manaḥ kāyāgnim āhanti sa prerayati mārutam mārutas tūrasi caran mandraṃ janayati svaram – Pāṇinīya Śikṣā 6-7 (traduction basée sur les commentaires de Maharishi) Le Soi s’anime d’une intention. Avec l’intellect, il prend une direction et engage l’esprit. L’esprit attise le feu du corps qui, à son tour, chasse l’air. L’air, en se déplaçant dans les poumons, provoque l’émergence d’un son subtil, qui devient le son – svaram – la réverbération du Soi.
Maharishi: La réalité de Brahman, la réalité de la totalité est dite être au-delà des mots, au-delà de la parole. C’est pourquoi c’est une chose de valeur transcendantale. C’est pourquoi elle est toujours la même, totalement inaccessible au changement, et c’est le Veda. Et ce qui est complètement indépendant, cette autorité indépendante, c’est elle seule qui est l’autorité.
Les mots védiques à ce sujet sont: «Brahmanam Paramam Shruti». Cela signifie que l’autorité réside dans ce qui est entendu à son propre niveau. Le Veda est l’autorité parce qu’à son propre niveau, il est éternellement immuable et c’est ce qui en fait l’autorité suprême. Tout ce qui y est écrit et qui est juste, est juste. C’est une réalité indépendante. C’est la vie.
Il y a tant de gens différents, différents, et puis leur physiologie, la physiologie du cerveau, ceci, ceci, ceci. Toute l’Intelligence Créatrice. Shiva est ici, Vishnu est ici, ceci, cela. Toute la physiologie est pleine de ces valeurs créatrices qui, en fin de compte, ne sont pas créatrices. Tout comme ces points, ces points, ces points, qui semblent être des valeurs créatrices, ou l’infini qui crée des points. On a l’impression qu’elle crée des points. Mais ce n’est pas le cas. C’est sa propre nature.
C’est pourquoi il s’agit de l’authenticité ultime. Et c’est pourquoi l’administration à ce niveau est silencieuse et réellement impartiale, également applicable à tous, également évolutive pour tous. C’est une belle image de la réalité. Et c’est ce que nous voulons donner à nos enfants et que nous voulons garantir à nos enfants pour toutes les générations à venir… – Conférence de presse mondiale du 16.06.2004
(…suite) Comme nous l’avons vu, Darshana peut être compris en termes de conscience bidirectionnel, de formes fondamentales et de mathématiques védiques, où les mathématiques védiques sont le phénomène de la cognition et le système de subsistance simultanée de toutes les valeurs de relation. Alors que Darshana signifie «forme» ou «cognition», Maharishi affirme que Darshana est le phénomène réel de la cognition que les six Darshana mettent en évidence. De manière significative, c’est à la fois le phénomène de l’intelligence et une manière d’alerter l’intelligence sur la réalité de ce qui est connu. Comme le précise Maharishi, le processus de cognition comporte plusieurs étapes; l’esprit fait l’expérience d’une progression à partir de la cognition au niveau sensoriel jusqu’au niveau non-manifeste et transcendantal:
«La cognition est fondamentalement le phénomène de l’intelligence. La cognition est le chemin qui permet d’éveiller l’intelligence à la réalité de ce que l’on connaît. Les niveaux de cognition conduisent l’intellect des niveaux superficiels de la perception sensorielle à des niveaux plus profonds de cognition intellectuelle, jusqu’à ce que l’intellect, transcendant les limites des sens, finisse par transcender ses propres limites intellectuelles. Ce qui reste, c’est le domaine de l’existence pure, de l’intelligence pure – la totalité sans limite, illimitée, infinie, éternelle, immortelle, la totalité ultime, Brahm – la connaissance pure, le Veda, animé dans la conscience humaine – le Veda réalisé au niveau de sa propre intelligence, la Saṁhitā de Ṛishi, Devatā, Chhandas, la réalité ultime de la conscience humaine. C’est Brahma Vidyā, la connaissance de la totalité, la connaissance de la Loi Naturelle.»
Dans la Science Védique Maharishi, l’esprit est compris comme ayant plusieurs niveaux, du transcendantal au subtil, en passant par les niveaux les plus exprimés. Ces niveaux englobent la conscience transcendantale ou la conscience pure, l’ego, l’intuition, l’intellect, l’esprit pensant, les sens, le corps et l’environnement. La cognition implique un mouvement progressif de l’intellect à travers les niveaux de cognition, de la perception sensorielle à la cognition intellectuelle, jusqu’à la transcendance de l’intellect dans l’expérience de l’intelligence pure, où la structure autoréférente de la connaissance, le Veda, est animée dans la conscience. Que voit-on à ce niveau? La forme (Darshana) du Veda. Qu’entend-on à ce niveau? Le son du Veda ou Shruti. Comme le souligne Maharishi:
«La structure du Veda, le développement séquentiel du son, qui est en même temps le développement séquentiel de la forme (du son), est le développement séquentiel de Shruti, ce qui est entendu par la conscience autoréférente, et de Darshana, ce qui est vu par la conscience autoréférente.
Les sons du Veda, les impulsions de l’intelligence, dans la forme (le script) du Veda sont vus par la conscience autoréférente. Ceci nous amène à la considération de la relation spéciale entre le nom et la forme ou Nāma et Rūpa.»
(…suite) Comme nous l’avons vu précédemment, en illuminant simultanément les opposés, la conscience, pleinement éveillée, est la lampe à la porte. En étant pleinement éveillée, la conscience est l’omniscience ou le Jyotish. La conscience omnisciente ou pleinement éveillée est appelée Jyotish Mati Pragyā, où la conscience englobe tout dans son champ d’action et où toute action est calculée à partir du champ de la loi naturelle qui régit l’univers.
Jyotish Mati Pragyā est disponible en tant que Ṛitaṃ Bharā Pragyā, dans la conscience autoréférente de l’individu. Ṛitaṃ Bharā Pragyā se réfère à ce niveau qui ne connaît que la vérité, le niveau de conscience presque absolue, et est cette qualité de conscience qui voit ou comprend la réalité totale de la loi naturelle dans son silence absolu et son dynamisme infini. Comme l’affirme Maharishi:
«N’importe qui peut connaître n’importe quoi à n’importe quel moment, à l’intérieur de lui-même, sans se perdre (dans Ṛitaṃ Bharā Pragyā – sa conscience pleinement éveillée – qui est aussi Jyotish Mati Pragyā), et n’importe qui peut créer n’importe quoi de l’intérieur de lui-même.»
«En recourant à Ma propre Nature autoréférente, Je crée encore et encore – la création et l’administration de la création, toutes deux sont un phénomène naturel sur la base de Ma conscience autoréférente.»
Chacun peut transformer n’importe quelle chose ou n’importe quelle situation en n’importe quelle autre chose ou n’importe quelle autre situation sans perte pour lui-même. Lorsque l’on se trouve partout et en tout, on est établi dans l’état de défense absolue.
Comme l’affirme Maharishi, dans la conscience d’unité, il n’y a pas de manque – on se trouve partout et en tout. Par conséquent, on se trouve dans un état de défense complète ou absolue. Les outils permettant d’atteindre systématiquement cet objectif sont la technique de la Méditation Transcendantale, le programme MT-Sidhi et le vol yogique.
Maharishi parle également de Ṛitaṃ Bharā Pragyā comme de ce niveau de non-différence d’où naissent toutes les différences. Tous les systèmes de nombres, les structures mathématiques, les couleurs, les éléments, le temps et l’espace sont générés à partir de ce niveau. Comme le souligne Maharishi:
«La source de toutes les différences dans la création se trouve à un niveau qui, en lui-même, est libre de toute différence. Lorsqu’il y a des impulsions dans ce champ, ces impulsions peuvent être d’une nature innombrable. C’est de là que naissent la couleur verte, la couleur orange, la couleur jaune, telle ou telle forme; c’est de là que naissent le temps et l’espace, tous les éléments et toutes les particules les plus fines. Par conséquent, à ce niveau où il n’y a pas de différences, la possibilité de toutes les différences à partir de là est très claire. C’est le niveau d’où sortent tous les triangles, tous les cercles, tous les carrés, tous les nombres – un, deux, trois -, les alphabets, et la création s’exprime.
L’individu qui connaît les mécanismes de fonctionnement de la nature à ce niveau connaît la source des particules plus fines, de la géométrie, des systèmes de nombres et des alphabets ou des langues.»
(…suite) L’éveil ou la vigilance, constate Nader, est maintenu dans la physiologie en partie par le thalamus. En effet, l’implication du thalamus dans le maintien de la vigilance contribue à sa qualité de «lampe à la porte». Comme nous l’avons déjà noté, l’expression «lampe à la porte» décrit la fonction bidirectionnelle de la conscience qui éclaire simultanément l’intérieur et l’extérieur. Nyāya correspond au thalamus qui, dans le cerveau, est le siège de la justice. Nader commente qu’il y a justice entre la perception innocente – enregistrée par les sens de la perception arrivant au thalamus – et la conclusion intellectuelle pour initier l’action. En outre, la qualité de distinction et de décision de la conscience, qui est Nyāya, est remplie par le thalamus et les cinq chapitres de Nyāya correspondent aux cinq divisions du thalamus.
Dans une analyse du sens de la vue du point de vue de Nyāya, Nader explique que dans la vision d’une fleur, l’œil capte la réflexion de la lumière sur l’objet. Cette lumière atteint la rétine et excite ou inhibe un certain nombre de cellules. Le sens de la fleur (ou de tout autre objet) n’est pas inhérent aux cellules réceptrices individuelles de la rétine. Les cellules sont soit simplement inhibées, soit excitées, soit neutres. Cependant, toute caractéristique particulière de la fleur (qu’il appelle ses valeurs ponctuelles) entraîne une stimulation ou une inhibition d’un type et d’un nombre spécifiques de cellules dans la rétine.
L’information provenant de ces cellules est acheminée par diverses stations jusqu’au thalamus et, de là, jusqu’au cortex cérébral où elle est perçue comme une fleur présentant des caractéristiques spécifiques. La réponse spécifique des cellules rétiniennes correspond aux valeurs spécifiques ou aux valeurs ponctuelles extérieures, spécifiques, relatives et changeantes. La reconstruction de la fleur par le cortex cérébral en une totalité (le concept holistique de la fleur qui transcende les caractéristiques particulières de toute fleur) représente l’aspect ou la fonction holistique, orientée vers l’intérieur et, sans doute, plus transcendantale. Le thalamus est le point de connexion entre l’intérieur et l’extérieur, le spécifique et l’holistique. C’est la lampe à la porte qui soutient à la fois les parties et le tout.
Considérant que la connaissance est différente selon les états différents de conscience, Nader poursuit en expliquant comment le principe de la lampe à la porte peut être revu en fonction des sept états de conscience décrits dans la Science Védique Maharishi. Dans l’état de conscience de sommeil, le thalamus est en mode dormant, les portes du thalamus sont fermées, ou la lampe à la porte n’est pas allumée, pour ainsi dire, et il n’y a pas de perception. Dans la conscience de rêve, la conscience traite les impressions stockées en leur donnant une réalité illusoire. Là encore, la lampe n’est pas allumée, mais le sujet est absorbé dans une réalité imaginaire. À l’état de veille, le stimulus sensoriel facilite la perception d’un objet mais occulte l’Ātmā ou le Soi en tant que conscience illimitée plutôt que l’ego individuel, le petit soi.
La lampe est allumée à l’extérieur mais pas à l’intérieur. L’écran sous-jacent de la conscience pure (l’Ātmā) est obscurci, de sorte que la perception de l’objet est colorée ou influencée par les tendances du système nerveux de l’individu, ou par son sens relatif du soi. Si le système nerveux est plus sollicité, la perception est plus ombragée ou plus éloignée de la réalité. Dans la conscience transcendantale, l’individu jouit d’un état transcendantal au-delà de la pensée et de la perception sensorielle; l’Ātmā est maintenu sans valeurs spécifiques. Dans ce cas, c’est comme si la lampe était allumée à l’intérieur mais pas à l’extérieur.
En revanche, dans la conscience cosmique, on fait l’expérience à la fois de la réalité transcendante intérieure et du champ extérieur de la perception relative; la lampe est à la porte et éclaire l’intérieur et l’extérieur. Dans des états de conscience encore plus développés, la conscience cosmique raffinée (également connue sous le nom de conscience de Dieu) et la conscience d’unité, la pleine valeur de l’extérieur est mise en évidence. Dans la conscience de Dieu, sur la base d’un écran de conscience intérieur clair, la perception extérieure est raffinée et nette, vue dans toute sa gloire. Dans la conscience d’unité, le Soi intérieur ou l’Ātmā devient la seule expérience intérieure et imprègne toutes les conditions de perception, de pensée, de parole et d’action.
Le thalamus conserve ses qualités de distinction et de décision et permet à la conscience de détecter des valeurs spécifiques, telles qu’une fleur, mais au lieu de les voir comme de petites unités, elle voit la Totalité, ou l’unité en mouvement à l’intérieur d’elle-même. L’intérieur n’est jamais éclipsé, mais les valeurs distinctes de l’extérieur sont appréciées. Nader explique que c’est ainsi que le Nyāya maintient la justice ou l’équilibre entre le changement et le non-changement, l’extérieur et l’intérieur, le relatif et l’absolu, le dynamisme et le silence. La fleur est vue, mais l’infini n’est jamais perdu. Comme le décrit Nader, c’est comme la vision de l’orfèvre qui voit la forme, mais qui voit l’or dans chaque forme. C’est ce qu’on appelle la vision illuminée, qui ne connaît l’obscurité à aucun niveau – que ce soit au niveau des sens, de l’esprit, de l’intellect ou de l’ego.
Dans ce sens, Darshana se réfère à la cognition au-delà de l’état de veille. Quand il est analysé du point de vue de la Science Védique Maharishi, Darshana peut être considéré comme un phénomène universel d’états de conscience supérieurs, avec d’énormes implications pour toute expérience ou compréhension du pouvoir de la perception et de l’interactivité du regard dans l’art.
Comme nous le verrons ici, Darshana ne se réfère pas seulement à la sextuple boucle d’émergence et de submersion (du Nyāya au Vedānta), mais aussi à la qualité bidirectionnelle de l’intelligence, la lampe à la porte; on la retrouve dans la physiologie dans le fonctionnement du thalamus et, dans les états de conscience supérieurs, elle est expérimentée en tant que conscience cosmique, conscience de Dieu et conscience d’unité. L’idée de l’illumination simultanée de l’intérieur et de l’extérieur au niveau de la conscience individuelle signifie que le sujet peut tout connaître – toutes les phases de l’existence, toutes les structures, toutes les fonctions, toutes les formes et tous les phénomènes. (À suivre)
(suite) Nyāya, la première des six divisions de Darshana, maintient la coexistence de valeurs opposées et représente la valeur de l’aller et du retour en même temps. Maharishi explique qu’étant la première des Darshana, Nyāya fait suite au dernier des Vedānga¹, qui est le Jyotish.² Ainsi, Nyāya est l’expansion du Jyotish. Pourquoi est-ce important? Le Jyotish est la valeur d’une conscience qui va dans toutes les directions et le Nyāya présente cette réalité.
Dans la Science Védique Maharishi, la valeur de l’attention dans toutes les directions est une fonction de la qualité de l’intelligence de Jyotish présentée par Nyāya – cette qualité de l’intelligence autoréférente qui devient silence et dynamisme et qui est l’attention bidirectionnelle. C’est plus qu’une fonction de la vue. C’est la réalité de la conscience autoréférente au niveau non physique, transcendantal. Comme le dit Maharishi:
Le premier Sūtra de Nyāya dit: Prama-na prameya – C’est Prama, la conscience, l’intelligence. L’intelligence n’est pas physique. Et cela a une autre signification: Prama-na prameya – Prama est l’authenticité. Quelle est l’authenticité de l’omniscience? C’est Prama, la conscience, non physique. Elle est non physique, non manifestée, transcendantale. Dans le Nyāya, toute la connaissance est dans un état équilibré, un état d’équilibre, de silence et de dynamisme. Le silence et le dynamisme, parfaitement équilibrés, sont la justice (la balance).
Cet équilibre est l’équilibre de deux qualités opposées de l’intelligence qui se réfère à elle-même. C’est ce qu’on appelle la lampe à la porte, qui éclaire l’intérieur et l’extérieur en même temps. Le Nyāya présente donc la réalité de la qualité de la connaissance totale, c’est-à-dire la qualité de cette intelligence qui devient la valeur silencieuse et la valeur dynamique de la conscience.
Il est intéressant de noter que Maharishi souligne ici qu’en étant bidirectionnelle, la conscience fait preuve de justice. Le sens le plus profond de la justice peut être compris comme Nyāya, qui est l’équilibre parfait entre le silence et le dynamisme. En outre, ces valeurs antithétiques constituent la nature et la structure de base de la conscience autoréférente contenue dans le Ṛk Veda. L’équilibre, dans ce contexte, est la justice, dans la mesure où il s’agit de l’équilibre entre deux qualités d’intelligence complètement opposées au niveau non physique, non manifesté et transcendantal. Une fois encore, Maharishi situe la réalité et la signification de la notion et du phénomène de justice dans la structure de la conscience elle-même.
En termes de comportement individuel, lorsqu’une personne est illuminée (c’est-à-dire qu’elle vit des états de conscience supérieurs), ce principe se manifeste par des pensées, des paroles et des actions qui sont spontanément équilibrées et favorables à la vie – c’est-à-dire favorables à l’individu, à la société et à l’ensemble de l’existence. Chaque pensée, parole et action est générée automatiquement à partir du niveau de la conscience pure, de l’éveil pur – la justice, l’équilibre parfait, la coexistence de valeurs opposées, le potentiel total de la loi naturelle – et est donc « juste » pour toutes les phases de la vie. Dans la Science Védique Maharishi, le terme « Loi Naturelle » (écrit avec une majuscule par Maharishi) se réfère au fonctionnement intégré, holistique et équilibré de toutes les lois de la nature.
De plus, ce niveau de coexistence des opposés est en fait le niveau de la créativité infinie. Comment cela se fait-il ? Comme l’explique Maharishi, l’éveil pur est un silence pur. En étant l’éveil, il est alerte ou éveillé à sa propre singularité. C’est en cela que réside le potentiel de dynamisme. L’éveil pur est la compréhension de la simultanéité du silence et du dynamisme. Maharishi souligne que :
Dans son état d’éveil pur, la conscience humaine comprend les détails de sa propre structure et découvre que la valeur silencieuse de sa propre nature coexiste avec la valeur dynamique de sa propre nature. Cette coexistence du silence et du dynamisme donne l’image d’un silence qui se mêle au dynamisme et d’un dynamisme qui se mêle au silence. Le phénomène du silence qui se mêle sans cesse au dynamisme et du dynamisme qui se mêle sans cesse au silence dans la structure de l’éveil pur montre la créativité dans la singularité, qui forme la base de tous les processus créatifs et évolutifs de l’univers dans sa diversité.
Le silence et le dynamisme sont ensemble dans la nature de la conscience. La créativité est inhérente à la singularité de l’éveil pur en vertu de leur coexistence. Les détails de la dynamique créatrice de la conscience se manifestent dans tous les processus créatifs et évolutifs de l’univers. Cette réalité peut être appréhendée par la conscience individuelle pleinement éveillée. En résumé, la conscience, en maintenant la coexistence des opposés, a la propriété d’être bidirectionnelle. En étant bidirectionnelle, elle a en elle la connaissance, et la connaissance est le fondement de la cognition.
La Science Védique Maharishi va au-delà de la considération de la fonction de la vue, révélant que la conscience autoréférente est une conscience qui va dans toutes les directions et, de manière significative, un état dans lequel la cognition védique peut se produire. La cognition védique est la connaissance de la structure de la connaissance pure, le Veda – les détails de sa propre conscience autoréférente réverbérante.
Maharishi affirme que l’expérience d’une conscience omnidirectionnelle est acquise dans la conscience pleinement éveillée pendant la pratique du « sutra du vol » – un aspect du programme avancé de MT-Sidhi de Maharishi – indiqué par les observations du fonctionnement du cerveau (via l’électroencéphalographe ou EEG) au moment de la pratique. Comme l’affirme Maharishi, pendant le vol yogique, l’état de conscience pure et pleinement éveillée est stimulé par l’intention du Yoga-Sūtra Maharishi, dans la pratique de la technique du vol yogique du programme MT-Sidhi :
Le phénomène du « vol » a été étudié en observant le fonctionnement du cerveau à l’aide de l’EEG (électroencéphalographe), qui indique une cohérence maximale dans la physiologie du cerveau pendant le vol, ce qui témoigne d’une stimulation du fonctionnement de l’intelligence de la physiologie totale du cerveau.
De cette mesure du fonctionnement total du cerveau, nous déduisons que pendant le « vol », le niveau de conscience correspondant est dans l’état autoréférent, dynamique, où la conscience est ouverte à elle-même ; et cet état de conscience pleinement éveillée, pure, est stimulé par l’intention du Sūtra, comme si l’état non qualifié, autoréférent, de la conscience pleinement éveillée était qualifié ou coloré par l’intention du Sūtra.
Ce fonctionnement interne de la conscience autoréférente, la dynamique interne de la conscience autoréférente, génère «l’Effet de Champ» – l’activité au sein de la structure de l’Unité – le champ sous-jacent de toute diversité, le fondement de toute création – l’intelligence vivante, pleinement éveillée, l’intelligence autoréférente pleinement éveillée, l’Intelligence créatrice pleinement éveillée dans sa forme la plus pure – c’est-à-dire dans l’état de singularité pure pleinement éveillée, vivante, le fondement vivant de toute création.
Maharishi poursuit :
Lorsque la conscience humaine atteint ce niveau, alors, parce que ce niveau d’intelligence sous-tend chaque grain de la physiologie, le corps dans son ensemble devient animé par la qualité de l’intention du Sūtra – chaque fibre du corps et le corps dans son ensemble sont inspirés par l’intention. La spécificité est promue sur la généralité du champ unifié ; la direction naît dans l’ouverture totale (ouverture à 360°) du champ unifié de l’intelligence pure.
La valeur omnidirectionnelle de la conscience est décrite en termes d’ouverture totale ou d’ouverture à 360°. Cela signifie qu’il n’y a pas seulement un effet au niveau du phénomène du vol yogique, mais aussi, de manière correspondante, dans tout le champ, dans toute la création. L’effet de champ se réfère à la génération de cohérence au niveau de l’intelligence pure, le champ animé de la conscience pure, également appelé le champ unifié de l’intelligence pure dans la Science Védique Maharishi. C’est ce champ transcendantal omniprésent, le fondement vivant de toute la création, dont on fait l’expérience en tant que singularité pure et pleinement éveillée pendant la Méditation Transcendantale et qui est stimulé pendant la pratique du programme de MT-Sidhi et, en particulier, du Vol Yogique.
Dans les états de conscience supérieurs, où la conscience est omnidirectionnelle, techniquement, rien n’est hors de portée de la conscience. Il est clair que la cognition n’est pas simplement une question de vision, mais d’expérience dans les états de conscience supérieurs. Cependant, Darshana fait référence à la « vision » au niveau le plus fin de la perception. La vision est améliorée, mais cette perception améliorée est due au fait que l’individu vit des états de conscience supérieurs, où il a une conscience omnidirectionnelle. L’implication est que l’individu peut tout savoir dans cet état. Il peut connaître et voir les mécanismes créatifs du fonctionnement de la nature.
(Par exemple) Un véritable artiste, tel que défini dans la Science Védique Maharishi, en tant que créateur – traduisant la conscience intérieure en vision extérieure – devrait en fin de compte avoir cette capacité, ou être en train de l’acquérir. Il peut alors créer des œuvres qui incarnent la dynamique structurante de la conscience. Une telle œuvre peut rayonner l’infini et l’illimité, incarnant et reflétant intrinsèquement la valeur de la conscience omnidirectionnelle. L’œuvre d’art, quelle qu’elle soit, rayonne alors de manière illimitée, affectant l’environnement, que l’on en soit conscient ou non. Elle peut rayonner la valeur de la conscience pure « à tous les niveaux de conscience – quoi qu’il en soit ».
Selon la Science Védique Maharishi, ce phénomène est inhérent à la nature de la conscience pleinement éveillée, pleinement alerte ou vigilante.
Est-il possible d’identifier cette valeur d’éveil ou de vigilance comme étant maintenue par une fonction ou une structure particulière au sein de la physiologie ? Le Dr Tony Nader, Maharaj Adhiraj Raja Rām, le plus grand expert du Veda et de la littérature védique dans le domaine de la physiologie, explique comment c’est le cas. (À suivre…)
¹ La première boucle autoréférente de six aspects. 2 Dans la Science Védique Maharishi, le Jyotish est la qualité omnisciente de l’intelligence. Le Jyotish traite de l’astrologie védique et est la connaissance du passé, du présent et du futur, tous les aspects de la conscience autoréférente.
Dans sa Science Védique, Maharishi révèle que le Veda et la Littérature Védique sont des valeurs séquentiellement élaborées de sons non manifestés – expressions de la dynamique autoréférente de la conscience se déployant en termes de son commentaire éternel et incréé. Cette vision est connue sous le nom de Apaurusheya Bhāsya de Maharishi. Ce sujet a été largement abordé ailleurs, tout comme les principes clés de la Science Védique Maharishi, tels que le développement de la conscience et les sept états de conscience ouverts à l’expérience individuelle par le biais des technologies Maharishi de la conscience.
Les sept états de conscience comprennent les trois états relatifs de veille, de rêve et de sommeil et les quatrième, cinquième, sixième et septième états appelés Conscience Transcendantale, Conscience Cosmique, Conscience Cosmique Raffinée et Conscience d’Unité ou Conscience de Brahman, tandis que les technologies de base de la conscience permettant de développer systématiquement l’expérience de ces états supérieurs comprennent la technique de Méditation Transcendantale de Maharishi, le programme de MT-Sidhi et de Vol Yogique.
Dans l’analyse de Maharishi, la conscience dans son état le plus simple est un champ de conscience illimité appelé conscience pure, où la conscience est ouverte à elle-même. En raison de la nature de la conscience, qui est consciente, éveillée à elle-même, ce champ infini et illimité distingue trois valeurs au sein de sa propre nature illimitée, de sa propre singularité. Il s’agit de la conscience en tant que connaisseur, processus de connaissance et connu, ou Ṛishi, Devatā et Chhandas. Les valeurs de Ṛishi, Devatā et Chhandas sont inhérentes à ce champ unique et illimité de conscience pure, appelé Ātmā, dont nous pouvons faire l’expérience dans notre forme de conscience la plus simple, en tant que quatrième état de conscience, au-delà des trois états relatifs de veille, de rêve et de sommeil. Ce quatrième état est appelé Conscience Transcendantale et est identifié par son état unique de conscience, de fonctionnement physiologique et d’expérience.
Maharishi poursuit en expliquant que la distinction de trois valeurs à l’intérieur d’une unité illimitée donne lieu à une élaboration supplémentaire, qui se déploie dans une séquence mathématique, générant toujours plus d’ensembles de connaissance ou de valeurs de conscience. La compréhension de ce principe est vitale pour toute considération de Darshana en tant que phénomène universel et éternel de la connaissance. Comme le souligne Maharishi, les valeurs de l’intelligence de la Saṁhitā (l’unité ou l’état unifié de Ṛishi, Devatā et Chhandas) forment la structure trois-en-un de la connaissance appelée connaissance pure, la Saṁhitā de Ṛishi, Devatā et Chhandas) connue sous le nom de Veda. En outre, dans le développement de la connaissance, les qualités de la Saṁhitā de Ṛishi, Devatā et Chhandas sont présentées comme les quatre Veda: Ṛk (Saṁhitā), Sāma (Ṛishi), Yajur (Devatā) et Atharva Veda (Chhandas).¹
Maharishi explique également que la conscience continue à s’élaborer à partir d’elle-même par l’expansion et la submersion à l’intérieur de la Saṁhitā ou de la totalité. Cette expansion et cette submersion évoluent selon une dynamique à six niveaux – de l’expansion de Ṛishi, Devatā et Chhandas, jusqu’à la submersion par les valeurs de Chhandas, Devatā et Ṛishi. De même, le reste de la Littérature Védique suit cette dynamique d’émergence et de submersion dans une série de six boucles autoréférentes. Alors que l’expansion et la submersion sont des phénomènes régis par les valeurs Ṛishi, Devatā et Chhandas, dans chaque boucle autoréférente, ces valeurs élaborent une qualité spécifique liée au déploiement séquentiel de la conscience. Ici, les propriétés d’émergence et de submersion de la conscience inhérentes à la nature de la conscience autoréférente, seront discutées en ce qui concerne la conscience bidirectionnelle, le silence et le dynamisme, la lampe à la porte, et le siège de la créativité et de l’équilibre. Comme le souligne Maharishi, dans la littérature védique, chaque boucle qui suit la précédente donne une version élaborée de la connaissance mettant en évidence un autre aspect de l’expansion et du retour à la source dans le mouvement de la conscience autoréférente. Ainsi, en plus des quatre Veda, il y a 36 branches de la Littérature Védique qui sont, en fait, six multipliées par six boucles autoréférentes ou groupes de connaissance; cela démontre que le Veda et la Littérature Védique ont une structure autoréférente parfaite. Ils ont une structure circulaire ou en mandala. Après les quatre Veda, Maharishi identifie les six boucles ou groupes comme suit:
1) Vedānga; 2) Darshana (ou Upānga);
3) Upa-Veda; 4) Āyur-Veda;
5) Brāhmaṇa; et les
6) Prātishākhyas.²
Dans cette séquence, Darshana est la deuxième boucle autoréférente qui met en évidence six qualités d’intelligence différentes liées aux valeurs de Ṛishi, Devatā et Chhandas en ce qui concerne les aspects d’expansion et de contraction et les qualités spécifiques de l’intelligence. Il s’agit des valeurs suivantes:
1) la qualité de distinction et de décision connue sous le nom de Nyāya³ (Ṛishi);
2) une qualité de spécificité appelée Vaisheshik (Devatā);
3) une qualité d’énumération appelée Sāṃkhya (Chhandas);
4) la qualité d’unification de l’intelligence appelée Yoga (Chhandas);
5) une qualité d’analyse appelée Karma Mīmāṃsā (Devatā);
et 6) la qualité d’Absolu vivant⁴ appelée Vedānta (Ṛishi).
En outre, dans chaque cas, Maharishi explique chaque valeur dans le contexte de l’expérience dans les états de conscience supérieurs. Par exemple, Vedānta, qui signifie «la fin du Veda», développe en fait l’expérience de la Conscience d’Unité – Brahmi Chetana ou Conscience de Brahman – qui est la totalité vivante ou la connaissance complète.
De même, Maharishi révèle que Nyāya, le premier des Darshana, est la valeur qui permet de maintenir ensemble les opposés. En tant que tel, il est bidirectionnel, maintient un équilibre parfait et agit comme une lampe à la porte. Le terme «lampe à la porte» exprime la réalité d’être illuminé simultanée de l’intérieur et de l’extérieur et se réfère à la conscience bidirectionnelle. Il souligne également la dynamique d’expansion et de contraction de la conscience ou de l’intelligence.
¹ Ṛk Veda est l’expression de l’intégralité ou de la totalité de la connaissance, et contient toutes les valeurs de la connaissance dans sa structure sous forme de graines. Il contient toutes les valeurs du silence et toutes les valeurs du dynamisme et exprime le dynamisme infini qui se meut de l’infini à son propre point. Toutes les valeurs du silence et du dynamisme sont contenues dans la syllabe Ṛk. Sāma est le flux au sein de la totalité ou le flux de la qualité Rishi au sein de Ṛk; Yajur est la dynamique du flux, le dynamisme de la qualité Devatā au sein de Ṛk et de Sāma; et Atharva est l’intelligence vibrante, la réverbération sans qualité de la totalité, la relation vibrante et non manifestée entre Ṛk, Sāma et Yajur; c’est Chhandas, la mesure la plus fine de l’infini, la dynamique cachée de la relation entre Ṛk, Sāma et Yajur, entre Saṁhitā, Rishi et Devatā. – Maharishi Mahesh Yogi, 1997, p. 82.
² Les Vedānga comprennent Shiksha, Kalp, Vyakaran, Nirukt, Chhand et Jyotish. Les Darshana contiennent le Nyāya, le Vaisheshik, le Sāmkhya, le Yoga, le Karma Mīmāṃsā et le Vedānta. L’Upa-Veda se compose du Gandharva Veda, du Dhanur-Veda, du Sthāpatya Veda, du Harita Saṁhitā, du Bhel Saṁhitā et du Kashyap Saṁhitā. L’Āyur-Veda comprend Charak Saṁhitā, Sushrut Saṁhitā, Vāgbhatt Saṁhitā, Madhav Nidan Saṁhitā, Sharngdhar Saṁhitā et Bhāva Prakāsh Saṁhitā. Le Brāhmaṇa comprend Upanishad, Āranyak, Brāhmaṇa, Itihas, Puraṇ et Smṛiti. Enfin, les Prātishākhya forment la dernière boucle autoréférente du Ṛk Veda Prātishākhya, du Shukl-Yajur-Veda Prātishākhya et de l’Atharva Veda Prātishākhya, Atharva Veda Prātishākhya (Chaturadhyāyī), Krishṇ-Yajur-Veda Prātishākhya (Taittirīya) et Sāma Veda Prātishākhya (Pushpa Sūtram).
³ Nyāya a été mentionné dans le chapitre précédent à propos du thalamus. Le Nyāya est également divisé en seize catégories généralement connues sous les noms suivants: 1) Pramāṇa, moyen de connaissance valide, 2) Prameya, objet de connaissance valide, 3) Samshaya, doute, 4) Prayojana, but, 5) Drishtanta, exemple, 6) Siddhānta, principe établi, 7) Avayava, parties d’un argument logique, 8) Tarka, processus de raisonnement, 9) Nirnaya, art de tirer une conclusion, 10) Vada, discussion, 11) Jalpa, polémique, 12) Vitanda, objection, 13) Hetvābhasa, raisonnement erroné, 14) Chhala, équivoque, 15) Jāti, argument futile, 16) Nigrahasthana, désaccord sur les premiers principes.
⁴ Cette qualité est décrite dans la Science Védique Maharishi comme la qualité de l’Absolu vivant (Vivre la Totalité – la Jéité ou l’Être).