La Créativité de Prakṛti

Il y a l’exigence du Sūtra d’être dans notre conscience (c’est l’autoréférence). Quand le Sūtra est fini, le phénomène est expérimenté. L’expérience vient quand le Sūtra est fini (c’est la conséquence d’être autoréférent). Le résultat du Sūtra est ce niveau de conscience qui est Nyāya, la lampe à la porte, qui apporte la lumière à la fois à l’intérieur et à l’extérieur. C’est Anyonya Abhāva, la mémoire du précédent et du suivant, cette intelligence de la lampe à la porte (dans ceci, est la créativité de Prakṛti).

Puruṣa est le silence, Prakṛti est le dynamisme. Et il y a ce niveau d’intelligence qui est ceci et ceci à la fois (mais aussi, pas réellement ceci ou ceci): le vide autoréférent. Là, est le jeu de Puruṣa.

Ainsi le Sūtra est toujours une exigence pour produire l’effet. Le Sankalpa a à être. Cette résolution «Je veut ceci et ceci» est le Sūtra. Quand le Sūtra fini, l’effet du Sūtra vient à ce niveau d’intelligence (et donne l’expérience de l’effet du Sūtra). C’est ce niveau d’intelligence, qui faisait le Sankalpa un moment auparavant, qui donne maintenant l’effet du Sūtra. Cette lampe à la porte, cette qualité a été ombragé. Quand l’effet du Sūtra est perçu, le Sūtra suivant est près à se présenter. Et il y a la levée du prochain, et du prochain,… Dans ce courant de Sūtra, est l’usage du prochain.

Il est très important d’être dans cette séquence: Sūtra, expérience du Sūtra, Sūtra, expérience du Sūtra, etc.

«L’accomplissement des Sidhis, qui dans les jours d’ignorance étaient définis comme des pouvoirs super-humains, n’est pas quelque chose de super-humain. Toute chose est à l’intérieur de l’étendue normale de la capacité de l’homme. Manier l’entière vie cosmique est à l’intérieur de l’étendue de la propre nature de chacun, parce que c’est la même nature … Jusqu’à maintenant la philosophie de réaliser les désirs était de lutter … Maintenant nous avons à éveiller l’humanité à une nouvelle philosophie de la vie … Je me rappelle d’un homme d’affaire couronné de succès en Amérique, assit les yeux fermés, qui proclamait le succès dans ses activités en fermant les yeux et en pratiquant la technique de Méditation Transcendantale. C’est le nouveau visage du succès. Le succès réside en utilisant la nature, et la nature est notre propre nature. Plus vous êtes capable de vous gérer vous-même, plus vous êtes capable de gérer le monde.» – Maharishi Mahesh Yogi

Saṁyama est la technique utilisée pour la réalisation des Sidhis. Le but n’est pas de répéter les Sūtras mais de les penser au niveau le plus fin du sentiment et de la manière la plus douce – ‘feeling’. Tout ce passe dans le vide (gap) entre deux Sūtras. L’effondrement du premier Sūtra finit dans la pure abstraction (Puruṣa) d’Atyanta Abhāva et le Sūtra suivant commence à émerger dans le dynamisme d’Anyonya Abhāva. 

Cette expérience du silence devenant dynamisme est réalisée à travers les Sūtras. Si nous ne prenons pas le Sūtra, nous ne stimulons pas (ou nous n’expérimentons pas) ce niveau plus profond de la conscience. Le Sūtra est important pour que les expériences plus fines deviennent claires. C’est cela qui nous donnera la valeur complète non-manifestée: Atyanta Abhāva devient clair et Anyonya Abhāva a une chance d’être expérimenté.

Citation du Jour

Avec la grâce de Guru Dev dans le monde entier, la vie sur terre ne sera plus jamais la même vie de problèmes et de souffrances. La vie, jour après jour, s’épanouira sous le soleil de la paix, de la prospérité et de la plénitude dans les vagues de béatitude – la plénitude perpétuelle de la vie pour chaque individu et l’invincibilité pour chaque nation: Le soleil perpétuel dans la lumière de Dieu.” – Maharishi Mahesh Yogi

With the grace of Guru Dev around the world, life on earth will never be the same life of problems and suffering. Life, day by day, will blossom in the sunshine of peace, prosperity, and fulfillment in the waves of bliss – perpetual fullness of life for every individual and invincibility for every nation: Perpetual sunshine in the Light of God.” – Maharishi Mahesh Yogi

Au niveau le plus fin du sentiment

Maharishi nous enseigne qu’il faut penser les Sūtras au niveau le plus fin du sentiment et de «la manière de penser la plus douce». Ce qui veut dire que plus notre manière de penser les Sūtras est douce, plus grand est le potentiel total de la Loi Naturelle engagé, parce que c’est le niveau de l’intelligence qui est toujours éveillé à la base de toute création. 

«La manière de penser la plus douce est la manière la plus efficace de penser (Softest thinking is most effective thinking). C’est comme arroser les racines plutôt que de mettre de l’eau sur le tronc. Le tronc est une partie qui s’est élevée elle-même au-dessus des racines. Ainsi, la plus douce et la plus efficace manière de fournir la richesse nutritive à tous les aspects de l’arbre est d’arroser les racines – à partir d’où la germination commence. C’est la plus douce; c’est la partie la plus tendre de l’arbre en croissance. Le tronc est déjà devenu trop dur.

«De la même manière que dans cet exemple, lorsque l’on pense une pensée, la pensée émerge de quelque part. Donc, à ce quelque part d’où les ingrédients de la pensée deviennent fertiles et créent la pensée, déjà les membranes du processus de penser se sont durcies suffisamment.

«Chacun – quand il pense, il ne sait pas d’où la pensée commence. Soudainement, il connaît: «Ouais! S’il te plaît vient». Ainsi, d’où le «s’il te plaît» vient (from where the ‘please’ comes), c’est comme si la pensée était déjà devenue dure. La manière de penser la plus douce sera – il y a le sentiment de l’accueillir. Simplement les émotions de l’accueillir parce qu’il [le sentiment] est si bon, pour ceci ou cela. Ce sont les tendres valeurs du processus de penser d’où la pensée commence.

«Pour ceux qui méditent, leur conscience devient familière avec ces valeurs plus fines du processus de penser où la pensée germe – elle devient active. Ainsi, c’est la manière la plus douce de penser. Dans la manière la plus douce de penser, la créativité est maximum. Donc lorsque nous méditons, nous devenons familiers avec les niveaux plus profonds et plus fins du processus de penser, puis nous pensons à partir du niveau le plus puissant de la créativité.

«La nature de la vie est illimitée et infinie. Tous les problèmes et les faiblesses dans la vie s’élèvent du fait que l’homme a seulement connu les valeurs limitées et finies de la vie et n’a pas été éduqué à apprécier la totalité de la valeur infinie et universelle. À travers le programme de Méditation Transcendantale et de MT-Sidhi, il est possible pour l’étudiant d’ouvrir sa conscience à la demeure de toutes les lois de la nature, par laquelle il agira spontanément en accord avec le potentiel total de la Loi Naturelle.» – Maharishi Mahesh Yogi

«C’est pourquoi l’expression est: «À partir de la manière la plus douce de penser, nous engageons la Loi Naturelle totale». Et la Loi Naturelle absolue est totale quand le niveau le plus doux que le plus doux de la pensée germe… C’est la manière la plus douce de penser! Et cette manière la plus douce de penser est à partir de ce niveau de créativité infinie, que nous appelons: «la Constitution de l’Univers».

«Le niveau de la pensée la plus douce concerne la Constitution de l’Univers. La pensée la plus douce anime toute la Constitution de l’Univers qui soutient l’administration ordonnée de toute chose dans l’univers. Ainsi si nous pouvons faire usage de ce niveau de la pensée, alors la maîtrise sur (command over) la nature universelle sera spontanée. Aucune plus puissante créativité n’existe, excepter l’éveil du niveau le plus fin du processus de pensée, qui est soutenu par la Loi Naturelle totale, ou l’administrateur de l’univers.

«Donc, la manière de penser la plus douce est une technique pour engager la Loi Naturelle totale à travailler pour nous. Et si nous pouvons arriver à penser sur ce niveau, alors toute chose sera possible sans beaucoup de stress ou tension et de travail.

«C’est pourquoi, il a été dit que le progrès et la plénitude, et le niveau suprême d’accomplissement complet, N’EST PAS – pas à partir du travail dur mais à travers la pensée douce, la pensée douce. Parce que plus douce est la manière de penser, plus minutieux est l’implication de la Loi Naturelle totale à amener spontanément la plénitude du flot de la pensée, le but de la pensée.

«Donc, nous voulons inviter toute notre chère famille des nations à changer le concept de la vie pour le progrès, pour la réalisation suprême – un niveau où rien n’est impossible. Attention à ces mots! Pour réaliser ce niveau où toute chose est possible… Apprenez et enseignez aux gens l’art et la science de la manière la plus douce de penser.

«Dans la manière de penser la plus douce réside le potentiel total de la Loi Naturelle.» – Maharishi Mahesh Yogi, conférence de presse, 21.01.2004

Citation du Jour

«L’énorme univers toujours en expansion, avec ses innombrables soleils, lunes et étoiles, a été conçu, et est éternellement maintenu par la Loi Naturelle totale – le Champ Unifié. L’ingénierie Védique fournit les technologies pour animer ce domaine énormément complexe et complet de l’ingénierie à l’intérieur de la Conscience Transcendantale de chacun. En alignant sa conscience avec la créativité cosmique, tout individu peut créer quoi que ce soit.» – Maharishi Mahesh Yogi, Conférence de presse, 10.03.2004

“The huge ever-expanding universe, with its countless suns, moons and stars, has been engineered by, and is eternally upheld by, total Natural Law – the Unified Field. Vedic engineering provides the technologies to enliven this enormously complex and complete field of engineering within the Transcendental Consciousness of everyone. By aligning his awareness with cosmic creativity, any individual can create anything.” – Maharishi Mahesh Yogi, Press Conference, 10.03.2004

L’Ingénierie Védique est une ingénierie structurée par le Veda

Vedic Engineering is engineering structured by Veda

https://youtu.be/aHrS9cBvoMI

1. Dr. Hagelin: If time allows, I’d like to raise a question from the press for Maharishi on his remarks of today – just one question, at least. The question is: Maharishi announced today that he was opening colleges of Vedic engineering, along with colleges of Vedic medicine, Vedic defense, Vedic architecture, etc., in every country. What is Vedic engineering, and how will it be taught in these colleges? 

2. Vedic engineering means engineering created or structured or run by Veda. Veda is the Constitution of the Universe. Vedic engineering is the engineering of total Natural Law that administers the infinite diversity of our galactic universe. 

3. Vedic engineering is the engineering of engaging all the laws of nature to structure the goal of our thought. 

4. Vedic engineering is through soft thinking, not through hard work. 

5. The huge dynamism of the galactic universe, has been so organized that, for its infinite dynamism, it never collides, it never fails, it never collapses. That is Vedic engineering, and that is an aspect of the nature of Ātmā. 

6. We want to give to every student this awakening of the Vedic quality of intelligence – total quality of Ātmā.

L’Ingénierie Védique est une ingénierie structurée par le Veda

1. Dr Hagelin: Si le temps le permet, j’aimerais poser une question de la presse à Maharishi sur ses remarques d’aujourd’hui – au moins une question. La question est la suivante: Maharishi a annoncé aujourd’hui qu’il ouvrait des collèges d’ingénierie Védiques, ainsi que des collèges de médecine Védique, de défense Védique, d’architecture Védique, etc. dans chaque pays. Qu’est-ce que l’ingénierie Védique, et comment sera-t-elle enseignée dans ces collèges?

2. Par ingénierie Védique, on entend l’ingénierie créée, structurée ou gérée par le Veda. Le Veda est la Constitution de l’Univers. L’ingénierie Védique est l’ingénierie de la Loi Naturelle totale qui administre l’infinie diversité de notre univers galactique. 

3. L’ingénierie Védique est l’ingénierie qui consiste à engager toutes les lois de la nature pour structurer le but de notre pensée.

4. L’ingénierie Védique est le fruit d’une pensée douce, et non d’un travail acharné.

5. L’énorme dynamisme de l’univers galactique, a été tellement organisé que, pour son dynamisme infini, il ne se heurte jamais, il ne fait jamais défaut, il ne s’effondre jamais. C’est l’ingénierie Védique, et c’est un aspect de la nature de l’Ātmā.

6. Nous voulons donner à chaque étudiant cet éveil de la qualité Védique de l’intelligence – la qualité totale de l’Ātmā.

L’Ingénierie Védique – comment créer à partir du vide 

Conférence de presse 03.03.2004

Maharishi: Total Vishvakarman (l’ingénieur Védique) peut être éveillé dans notre conscience. Et c’est la technique de Yoga, c’est la Conscience Transcendantale. C’est exactement comme nous le disions: toutes les possibilités.

Toutes les possibilités sont là dans ce domaine non-manifesté. Et parce que c’est un domaine non-manifesté, c’est un domaine transcendantal et donc il ne peut être perturbé par personne. Il est éternellement le même. L’expression sanskrite est la suivante: Nitya Apaurusheya – ‘Nitya’ signifie éternel, constant, non variable, l’éternité, l’infini, complètement à lui-même, la valeur non-changeante.

C’est pourquoi, il est toujours le même. C’est toujours le domaine de toutes les mémoires. C’est de là que les mémoires surgissent de manière spécifique – spécifiques, elles surgissent. Et elles surgissent et elles construisent la géométrie de l’espace-temps et tout ce qui se passe dans l’espace et le temps, les valeurs changeantes et tout ça.

Le tout est «Nitya Apaurusheya». Cela signifie que personne ne l’a fait. Personne ne le fait. Par nature, c’est ainsi. Et quand par nature c’est ainsi, alors la sagesse Védique nous en donne une entrée. Et une fois que nous y avons pénétré – c’est comme si le buvard aspirait l’encre – la conscience s’en empare et s’en imprègne.

Il n’y a pas de «si» et de «mais» et il n’y a pas de choix, c’est spontané. C’est notre force de dire que nous pouvons prendre n’importe qui et le former à identifier sa conscience à ce niveau où tout est une possibilité de ce domaine non-manifesté. Comment? Par nature! Point final. Parce que personne ne le fait.

Revenons à cet exemple: à partir du vide de la graine de banian – qui fait l’arbre? Non, personne ne fait l’arbre. Le vide lui-même apparaît comme l’arbre. Et encore une fois, l’arbre apparaît comme le vide du même arbre.

C’est un simple jeu de mémoire. Le monde – mon monde, votre monde, son monde, leur monde – est un jeu de mémoire, «comme c’était avant». Voici la théorie du karma: «comme vous semez, vous récolterez» et toutes ces belles choses que chaque religion enseigne afin de maintenir la direction de notre conscience à ce niveau où toutes les possibilités sont éveillées, toujours présentes par leur propre nature.

Nous n’avons pas à cultiver la capacité de faire quoi que ce soit, non. Nous devons seulement nous familiariser avec cet océan de toutes les possibilités, l’océan où se trouvent toutes ces mémoires. Simplement s’identifier, simplement mettre l’attention et c’est tout ce que vous avez à faire. C’est ce qui manque dans l’éducation et c’est pourquoi l’éducation ne produit pas un homme parfait…

On n’a pas besoin de créer quoi que ce soit, il suffit de laisser sa conscience être à un niveau où tout est par nature créé. Et quelle est cette nature? Nous disons la Loi Naturelle totale ou nous disons la «volonté de Dieu», omniprésente, omnipotente, omnisciente. Une belle ligne d’éducation de tous les temps par le passé.

Dans les petites choses, on a à créer – mais quand on veut créer une quelconque possibilité, alors on n’a pas à créer. Il faut alors faire ami avec ce qui, par nature, est engagé à faire toutes ces choses. Il s’agit donc simplement de se familiariser avec ce qui, heureusement, nous a valu les bénédictions de notre Tradition des Maîtres Védiques et nous voulons les donner à nos enfants. C’est tout. C’est très beau!

Citation du Jour

«Toute la littérature védique est constituée de différents éveils de la conscience, différentes caractéristiques de la conscience. Lorsque nous lisons les Yoga Sutras – toutes les différentes valeurs unifiantes s’éveillent. Lorsque nous lisons les sutras de Nyaya – toutes les différentes valeurs distinctives s’éveillent. Le thème du Veda est: lire, lire, réciter, réciter. Vous récitez dans votre propre intelligence et développez ce niveau séquentiel naturel de conscience.» – Maharishi Mahesh Yogi

“All Vedic Literature are different awakenings of consciousness, different characteristics of consciousness. When we read the Yoga Sutras – all different unifying values wake up. When we read the Nyaya sutras – all different distinguishing values wake up. The theme of the Veda is, read, read, recite, recite. You recite in your own intelligence and develop that natural sequential level of consciousness.” – Maharishi Mahesh Yogi

Conférence du Docteur Tony Nader sur le Nyaya

Selon Maharishi, le Nyaya signifie justice et est la science du raisonnement, le traité du raisonnement juste (commentaires de Maharishi sur la Bhagavad-Gita). L’idée de justice se fonde sur la notion d’équilibre; on sait que le symbole universel de la justice est une balance. De même que l’équilibre entre les deux plateaux de la balance représente la justice, de même l’équilibre entre l’abstrait et le concret, entre le point et la totalité représente le Nyaya.

L’étude complète du Nyaya suppose que l’on examine sa fonction (sa spécialité en tant qu’aspect particulier de la littérature védique) et sa structure (les divisions et les subdivisions de ce livre de la littérature védique).

Si l’on veut établir une corrélation valide entre le Nyaya et une partie du corps humain, il faut que cette correspondance soit à la fois structurelle et fonctionnelle.

Quelle structure physiologique assure dans le corps humain l’équilibre entre le point et la totalité et pourrait correspondre au Nyaya?

Pour y répondre, considérons d’abord un exemple. Que se passe-t-il lorsque nous contemplons une fleur? Des photons lumineux frappent la fleur et sont réfléchis dans l’espace selon des angles différents par les formes des pétales, de la tige, etc. et avec des fréquences différentes selon les caractéristiques de leur surface. La fleur agit comme un filtre qui ne réfléchit que certaines longueurs d’onde. Les yeux reçoivent certains de ces photons lumineux qui vont exciter ou inhiber les cellules photosensibles de la rétine appelées cônes ou bâtonnets. D’autres cellules demeurent silencieuses. 

La réalité de la fleur n’existe pas au niveau des réactions des cellules de la rétine: aucune des cellules individuelles n’est capable de reconnaître la totalité de l’objet. Pourtant à la vue de la fleur, nous nous disons: “Tiens, elle est très belle”. Nous en avons donc une vision globale. Cette vision d’ensemble d’un objet résulte de la combinaison correcte de chacun de ses fragments.

L’interrogation qui vient naturellement à l’esprit est de savoir comment les valeurs ponctuelles d’expression au niveau de chaque cellule excitée de la rétine se transforment en la vision de la totalité de l’objet? Ce processus se produit dans une partie du cerveau appelée cortex (le cortex est associé à un aspect de la littérature védique appelé le Pratishakhya). 

Le cortex rassemble toutes les valeurs spécifiques de la fleur et en construit ou plutôt reconstruit la réalité d’ensemble. La fleur dont nous prenons conscience est donc une création de notre système nerveux. Alors que la valeur totale de l’objet est disponible à l’intérieur du cerveau, l’appareil sensoriel n’a accès qu’aux valeurs fragmentées. Les sens ne captent que les valeurs ponctuelles de l’objet mais notre expérience, ce dont nous prenons conscience, c’est la totalité de l’objet, la totalité de ses valeurs ponctuelles. Pour que notre expérience de l’objet observé soit correcte, il est très important que la généralité n’obscurcissent pas les valeurs ponctuelles et que les valeurs ponctuelles n’obscurcissent pas la généralité. En d’autres termes, il est nécessaire que se produise un équilibre entre les valeurs ponctuelles et la valeur globale de l’objet observé.

Considérons maintenant la structure. Une couche de cellules blanches divise en 5 sections chacune des deux parties symétriques du thalamus (correspondant à chacun des 2 hémisphères cérébraux). Le Nyaya est aussi composé de 5 chapitres comptant chacun 2 subdivisions. Les structures du thalamus et du Nyaya sont donc identiques.

Le thalamus possède 16 noyaux distincts qui sont 16 parties très spécifiques de sa structure. Il s’agit de groupes de neurones dont les fonctions spécifiques sont associées à l’ouïe, à la vision, etc. Les 16 noyaux du thalamus correspondent aux 16 thèmes développés dans le Nyaya. Cet exemple montre combien la nature est ordonnée, spécifique et intelligemment organisée.

Ainsi le pulvinar, l’un des noyaux du thalamus, correspond au premier thème du Nyaya: Pramana c’est-à-dire les moyens d’acquisition de la connaissance correcte. Ce premier thème comprend les 4 sections suivantes:

Pratyaksha, la perception

Anumana, la déduction

Upamana, la comparaison

Sabda, le témoignage verbal

(Cette connaissance concernant le Nyaya se trouve dans les dernières pages des commentaires de Maharishi sur la Bhagavad Gita).

Le noyau pulvinar du thalamus comprend également 4 sections dont les noms sont les suivants:

Pars inferior

Pars lateralis

Pars oralis

Pulvinar médian

La fonction physiologique du pars inferior est l’intégration visuelle d’ordre supérieur. Il procure une perception plus intégrée.

Notons que la perception est différente de la vision. L’expérience suivante réalisée sur l’homme le montre clairement. Pendant quelques jours, on a fait porter constamment à des sujets des lunettes qui inversaient le champ de vision, c’est-à-dire qui montraient le monde à l’envers. Au bout d’environ 2 jours, en se réveillant, les sujets ont constaté qu’ils voyaient de nouveau le monde à l’endroit alors qu’ils portaient toujours les lunettes inversant la vision. Le cerveau reconstruit donc une image normale lui permettant de voir le monde à l’endroit. Si les sujets retirent alors les lunettes, ils perçoivent (sans lunettes) le monde à l’envers; après un certain temps, le cerveau leur redonne heureusement une image correcte du monde, la tête à l’endroit!

Cette expérience permet de mieux comprendre la différence entre la vision et la perception. La vision correspond à ce qui est vu au niveau de l’œil alors que la perception correspond à l’image de la réalité de l’objet reflétée par le cerveau. La première est l’impression directe sur l’œil et la deuxième est l’interprétation par le cerveau de l’impression parvenant à l’œil. Nous construisons donc notre monde en fonction de notre appareil de perception. 

(Corollaire: nos appareils de perception ne fonctionnant pas tous de la même façon, nous ne voyons pas tous le même monde; nous voyons ce que nous sommes).

Le pars inferior appartient au noyau pulvinar du thalamus et construit la perception des objets. Il correspond donc bien à la première subdivision du premier thème du Nyaya (Pramana – les moyens d’acquisition de la connaissance correcte) qui est Pratyaksha, c’est-à-dire la perception.

Les 3 autres parties du pulvinar correspondent également et de façon précise aux subdivisions du premier thème de Nyaya, les moyens d’acquisition de la connaissance correcte.

Le pars lateralis est associé à la vision, à la mémoire et au langage. Il correspond à la deuxième subdivision du premier thème de Nyaya qui est Anumana, la déduction (elle s’effectue sur la base de l’analyse du contenu de la mémoire).

Le pars oralis est associé à l’intégration sensorielle multiple. Il reçoit les excitations des différents canaux sensoriels et les compare pour donner lieu a une impression sensorielle cohérente. Il correspond à la troisième subdivision du premier thème de Nyaya qui est Upamana, la comparaison.

Le pulvinar médian est associé au langage et à la parole. Il correspond naturellement à la quatrième subdivision du premier thème de Nyaya qui est Sabda, le témoignage verbal.

La corrélation entre les 15 autres noyaux du thalamus et les 15 autres thèmes de Nyaya est toute aussi exacte (on peut se reporter au livre du Dr. Tony Nader paru en anglais – pour examiner ces correspondances en détail: “Human physiology: expression of Veda and Vedic literature”).

On voit donc que la nature de cette partie du cerveau, le thalamus, est inscrite et décrite dans le Veda et la littérature védique. Il est toutefois bien évident que lorsque les Ṛṣis eurent la cognition du Nyaya, ils n’avaient pas l’intention d’étudier ou de décrire le thalamus. Mais en décrivant cet aspect particulier de la Loi Naturelle qui a trait à l’équilibre entre le point et la totalité, ils ont décrit une réalité dont la structure et les fonctions sont identiques à la partie du corps où cette loi de la nature est exprimée.

La totalité du corps est une réplique exacte du Veda et de la littérature védique. Cette idée est développée par le Dr Tony Nader dans son livre.

La construction d’une maison par un architecte comprend trois étapes:

1) la conception du projet dans l’esprit, au niveau silencieux et non manifesté de la conscience de l’architecte,

2) puis la réalisation d’un plan, le dessin de la maison à construire,

3) enfin la construction proprement dite de la maison.

De même, on peut considérer que le Veda et la littérature védique représentent un plan sous forme sonore de tout ce qui existe dans l’univers, y compris le corps humain. Les lois de la nature résident dans l’état de l’Être pur non manifesté et engendrent à ce niveau le Veda et la littérature védique. L’ordre et l’intelligence se manifestent et se matérialisent dans la totalité de notre structure physiologique. Notre corps est la matérialisation des impulsions d’intelligence contenues dans les sons du Veda et de la littérature védique. Il incarne la réalité du Veda et de la littérature védique et en est l’expression physiologique.

Un autre exemple nous aidera à mieux comprendre à quel point la réalité du Veda et de la littérature védique est présente et active dans notre corps. L’homme s’est souvent demandé pourquoi il lui est possible de comprendre et de prédire les événements qui se produisent dans l’univers? La réponse est simple: parce que la structure de la physiologie humaine est identique à celle de l’univers. Ainsi quand Einstein découvre son principe d’équivalence entre la matière et l’énergie, c’est grâce à la clarté du pressentiment de son intelligence intérieure. Il a d’abord eu l’intuition de cette loi puis les faits objectifs (c’est-à-dire observés dans le monde extérieur) ont démontré qu’il avait raison. L’observation lors d’une éclipse de la courbure des rayons lumineux au voisinage d’une planète a mis en évidence l’influence de la masse de cette planète sur la trajectoire des rayons, donc sur l’énergie lumineuse. Après cette confirmation objective de la loi formulée par Einstein, il a déclaré: “Si cette expérience n’avait pas confirmé la loi que j’ai énoncée, j’en aurai été désolé pour le Créateur!” Cette assurance d’Einstein envers son intuition illustre le fait que nous portons en nous tout ce qu’il faut pour comprendre le monde où nous vivons. Par le biais de notre structure physique, nous sommes une réplique du Veda et de la littérature védique et à ce titre toutes les lois de la nature sont présentes et à l’oeuvre en nous.

Citation du Jour

«Premièrement l’expérience, puis la compréhension, puis l’application, puis l’authenticité; puis organisez pour perpétuer ce chemin holistique d’illumination à travers la tradition de l’enseignement dans le long couloir du temps. La tradition de l’enseignement a sa source dans le flot éternel de la totalité de la connaissance. Tout enseignant de cette science holistique de la vie est une totalité en mouvement.» – Maharishi Mahesh Yogi

First experience, then understanding, then application, then authenticity; then organize to perpetuate this holistic path of enlightenment through the tradition of teaching in the long corridor of time. The tradition of teaching has its source in the eternal flow of the wholeness of knowledge. Every teacher of this holistic science of life is a moving wholeness.” – Maharishi Mahesh Yogi

La MT et les effets de lire le Sanskrit

Le Dr Travis publie un article sur le Sanskrit et le fonctionnement cérébrale – The Review, Vol. 17, N° 9, 06.02.2002

La recherche montrant que les effets physiologiques de lire en Sanskrit sont similaires à ceux expérimentés au cours de la technique de Méditation Transcendantale, a récemment été publiée dans “International Journal of Neuroscience” (Journal International de Neurosciences).

Fred Travis, président du département de psychologie à MIU et principal auteur de l’étude, a prédis que la lecture du Sanskrit Védique à haute voix mais sans être conscient de sa signification devrait avoir de profonds effets sur la physiologie.

Le Dr Travis avait ses 18 sujets qui ont lu un passage de la Bhagavad-Gita en Sanskrit et dans des langages étrangers modernes (espagnol, français ou allemand). Dans chaque cas, ils pouvaient prononcer les sons mais ne connaissaient pas la signification.

Il a mesuré l’EEG, le rythme cardiaque et respiratoire, ainsi que la conductance (inverse mathématique à la résistance) de la peau durant une session de lecture de la Bhagavad-Gita en Sanskrit, durant une session des mêmes versets dans un langage moderne et durant une session de 15 minutes de la technique de Méditation Transcendantale.

Il a trouvé que le type des niveaux de conductance de la peau et, le pouvoir et la cohérence EEG, au cours de la lecture en Sanskrit, étaient similaires à celui durant la pratique de la technique de Méditation Transcendantale mais significativement différents de la lecture dans un langage moderne.

Les niveaux de conductance ont diminué durant la lecture en Sanskrit et la pratique de la technique de Méditation Transcendantale, mais ont augmenté légèrement durant la lecture dans un langage moderne.

Le pouvoir et la cohérence EEG étaient à la fois significativement supérieurs durant la lecture en Sanskrit et la technique de Méditation Transcendantale comparés à la lecture dans un langage moderne.

Le Dr Travis a dit que la similarité de physiologie durant la lecture en Sanskrit et la technique de Méditation Transcendantale est spécialement remarquable parce que quelqu’un lit avec ses yeux ouverts et s’engage dans des processus perceptifs et cognitifs, alors que la technique de Méditation Transcendantale est accompli avec ses yeux fermés et entraîne une réduction de l’activité mentale.

Ceci suggère que l’état gagné durant la pratique de la technique de Méditation Transcendantale peut être intégré avec les processus mentaux actifs en lisant le Sanskrit.

Le Dr Travis a aussi contribué récemment à une millième entrée de mot sur la technique de Méditation Transcendantale à la Corsini Encyclopedia of Psychology and Behavioral Science. L’entrée commence avec la Tradition Védique et finie avec l’Effet Maharishi.

Sur le même sujet, voir aussi: Le Sanskrit et la recherche scientifique et Pourquoi favoriser les études védiques?

Citation du Jour

«Nous savons maintenant qu’à partir d’un seul endroit dans le monde, nous pouvons créer cette belle influence de cohérence et d’harmonie qui rayonne à travers le monde. D’un seul endroit, nous pouvons créer l’invincibilité dans chaque nation. Et lorsque l’influence de la cohérence dans la conscience mondiale sera suffisamment forte, les gens du monde entier ne pourront plus faire de mal.» – Maharishi Mahesh Yogi

“Now we know that from one spot in the world we can create that beautiful influence of coherence and harmony which radiates around the world. From one spot we can create invincibility in every nation. And when the influence of coherence in world consciousness has become strong enough, the people everywhere will not be able to do wrong.” – Maharishi Mahesh Yogi