La Conscience de Dieu et l’Amour

Points principaux

  • La Conscience de Dieu
  • L’aspect le plus délicat
  • L’expansion du cœur
  • L’acceptation est plus grande
  • La dévotion

Maharishi: Analysons ce qu’est le Conscience de Dieu? C’est la capacité à percevoir directement l’aspect le plus subtil de l’objet de perception, quel que soit cet objet. Un objet possède une structure grossière qui définit sa personnalité, une structure plus fine, puis la plus fine au niveau relatif, ainsi qu’une dimension abstraite et absolue.

C’est là, présent dans chaque aspect de l’objet; cette chose est là, au niveau du relatif le plus fin. Et c’est la valeur la plus délicate de l’objet, la plus délicate qui soit. Lorsque la perception devient la plus délicate, alors cet aspect le plus délicat de l’objet devient perceptible, l’aspect le plus délicat.

Et quand la vision devient-elle très, très délicate? Lorsque l’on a la capacité de ne pas se soucier spontanément de ce qui est grossier – de ne pas s’en soucier spontanément. Immédiatement, cela conduit la vision vers un aspect plus délicat, plus profond – de ce qui est grossier à tous les niveaux.

Et cette capacité à ne pas se soucier du grossier s’accroît à mesure que le cœur s’adoucit, s’adoucit et s’adoucit encore. Lorsque l’amour grandit, la grossièreté diminue. Un amour plus grand confère à la perception une très grande finesse, une perception bien plus délicate.

Une perception délicate signifie une perception moins grossière, moins grossière. Lorsque la perception est grossière, la vision se pose sur le grossier. Lorsque la perception est délicate, la vision se pose certes aussi sur le grossier, mais elle saisit le subtil.

Cette capacité croissante de la perception à percevoir même ce qu’il y a de plus subtil sous la surface grossière de la vie s’accroît avec la capacité grandissante d’aimer, d’aimer. Et c’est cela, l’expansion du cœur.

À mesure que les qualités du cœur s’affinent, la perception s’affine spontanément. Car lorsque l’amour est plus grand, l’acceptation est plus grande, la tolérance face à toute résistance ou négativité est plus grande – l’acceptation est plus grande. Lorsque l’amour est plus grand, l’acceptation est plus grande.

Et cette acceptation accroît la valeur de la perception. Alors, la valeur cachée de l’objet commence à devenir de plus en plus évidente, car l’acceptation s’accroît. Lorsque l’acceptation s’accroît, bien d’autres valeurs cachées apparaissent, elles resplendissent, commencent à briller.

Et lorsque ces valeurs cachées commencent à briller, ce sont ces aspects les plus tendres de l’objet qui commencent à être reconnus spontanément. C’est ainsi que la perception s’affine. Cette acuité accrue de la perception nécessite l’expansion du cœur: plus d’amour, un cœur débordant.

Et cette croissance de l’amour à un niveau très, très élevé s’appelle la dévotion… – d’un enregistrement audio, 1972

Questions (essayez de répondre à ces questions simplement et pour vous-même)

  • Nous savons que la Conscience Cosmique est le prérequis à la Conscience de Dieu. Quelle serait la meilleure approche pour faire d’une pierre deux coups?
  • La délicatesse ne nous est pas étrangère. Comment en faire un outil d’évolution?
  • L’expansion du cœur au niveau relatif de l’existence est limitée; quel élément fondamental lui donnera sa valeur illimitée?
  • Sur quoi repose une acceptation plus grande?
  • La dévotion nécessite un objet de dévotion. Quel serait, selon vous, le meilleur de tous?
Maharishi explique systématiquement le développement des états de conscience supérieurs résultant de la pratique régulière de la Méditation Transcendantale. La MT nous emmène au-delà des trois états de conscience relatifs – veille, rêve et sommeil – pour nous faire vivre l’expérience de la conscience transcendantale. Ce quatrième état de conscience, l’état de vigilance au repos, est la base du développement des états de conscience supérieurs: la conscience cosmique, la conscience de Dieu et la conscience d’Unité.
Il explique également comment, dans chacun des sept états de conscience, la vie est régie par différentes lois de la nature. Le niveau de conscience d’une personne détermine la quantité de vie qu’elle vit – la quantité de la pleine valeur de la loi naturelle qui s’exprime dans la vie quotidienne. Dans l’état de conscience le plus élevé, la conscience d’Unité, toute l’étendue de la loi naturelle est ouverte à l’expérience directe; la vie est spontanément soutenue par le potentiel total de la loi naturelle et est donc plus évolutive, c’est l’illumination, vivre le potentiel total de la loi naturelle.

La relation Maître à disciple

Maharishi: «La dévotion est quelque chose de plus ajouté à l’amour. Elle est complétée par les qualités de service et de vigilance. Le service est également unificateur, mais en même temps, il dépend également de certaines valeurs extérieures. Il doit donc s’appuyer sur la plate-forme de la vigilance. Cette vigilance n’est pas seulement utile à la faculté de servir mais aussi à l’esprit d’amour, car en l’absence de vigilance, même la félicité de l’unité ne deviendrait pas une réalité vivante.

«Un très vieux dicton pratique dit: “l’amour est aveugle”, “l’amour ne connaît pas de raison”, et ceci pour alerter l’amoureux afin qu’il ne soit pas perdu. Que la valeur de l’amour soit appréciée, soit vivante. Veda (?) – cet aspect de la vigilance qui est contenu dans la qualité du service, les deux sont réunis. Si la vigilance est perdue, le sens du service est perdu, la vie s’effondre et la valeur unificatrice de l’amour cesse d’avoir une quelconque valeur pratique et utile. La vigilance seule peut constituer une barrière ou un obstacle à l’influence unificatrice de l’amour. C’est pourquoi la vigilance seule n’est pas donnée dans la dévotion. Qu’est-ce qu’on y donne? Service et amour, amour et service. L’amour et le service signifient la dévotion. La vigilance seule n’est pas considérée – amour et service; le repos du niveau pratique de la vie.

«Quelqu’un qui veut aimer quelqu’un veut lui être d’une valeur pratique. Et c’est cet élément du service – la valeur pratique du service dans le domaine de l’amour. La même chose se produit chez les dévots de Dieu, où l’amour est si profus, si intense et si absorbant qu’on ne peut que se perdre dans ce grand afflux d’émotions – parce qu’il est là, dans cette gloire céleste, cette valeur, cette grandeur – auquel on peut absolument se livrer, sans aucune conscience de soi. Mais alors, pour jouir de la grande valeur de la relation avec Dieu, il faut avoir une position très, très stable et puissante pour l’individualité.

«Et qu’est-ce qui permet à l’homme d’être absorbé par la gloire du domaine céleste? La conscience illimitée, la nature vivante du Soi. Parce que le Soi est déjà établi dans l’illimité de la Conscience Cosmique. Cet établissement de l’absence de limites du Soi dans la Conscience Cosmique est une bonne base pour sauver un homme afin qu’il soit absorbé dans la gloire céleste de Dieu. Et c’est sur cette base que la Conscience de Dieu devient puissante.

«Ce grand afflux d’amour de la gloire céleste de la vie ne devient une réalité vivante au niveau individuel que lorsque l’individualité est établie sur la valeur infinie. Si l’individualité n’est pas établie sur la valeur infinie, elle ne pourra pas soutenir son individualité, elle ne pourra pas jouir de cette gloire céleste de la Conscience Cosmique. Parce que l’objet de l’amour est toute joie, l’amant doit se tenir sur ses pieds, sinon il sera perdu – perte totale d’identité – et fera même honte à cette vague d’amour irrésistible, car elle ne pourra pas servir son objectif.

«Le but de l’amour n’est pas l’absorption totale dans un état d’unicité où la vie cesserait d’être vécue. Le but de l’amour est de rendre la vie significative, aussi puissante que possible, aussi glorieuse que possible. Et si l’on n’est pas capable de soutenir et de profiter de cette vague d’amour, le but de cette vague sera perdu. Et donc, d’une manière très naturelle, d’une manière très spontanée, la vague d’amour est prudente. Elle vient à des degrés croissants avec l’augmentation de la pureté de la vie. Lorsque la vie devient plus pure, la conscience s’élargit, les valeurs physiques et mentales du cœur et de l’esprit s’étendent. Et avec cette expansion du cœur, avec cette expansion du récipient de l’amour, la vague d’amour devient plus grande.

«Dans un cœur expansé, il n’y a aucune chance que la vague d’amour soit plus grande. Et cette situation naturelle, qu’une vague d’amour ne sera pas grande dans un petit cœur, c’est parce que l’amour est gentil. Il ne veut pas que le cœur se brise – il ne le permettra pas. Et c’est pourquoi, à mesure que la pureté grandit, ou que l’Être s’infuse de plus en plus, le cœur se gonfle de plus en plus d’amour, spontanément de plus en plus. Et l’expansion est fructueuse, précieuse pour la vie. Et lorsqu’il se retrouve face à face avec cette gloire céleste, il est capable de soutenir cet élan qui s’élève pour unifier les deux. Et cet élan est soutenu par la vigilance, née de la faculté de servir dans la structure de l’amour.

«C’est donc l’illimité du soi individuel qui est capable de maintenir cette faible ignorance (leshāvidya) sur la base de laquelle l’impact infini de la puissance sous-jacente de l’amour est maintenu. Ainsi, ce sens du service, ce petit sens du service, le maintien de la vigilance, est précieux pour l’amour. Vous voyez la structure de l’amour? Elle est alerte et serviable du début à la fin. C’est ce qui le maintient. – 10.11.1970

L’amour, l’intellect et les émotions

Les émotions sont un domaine très important de la santé. Le flot des émotions est toujours dans la direction de plus et plus de bonheur, de plus de subtil, de plus de niveaux de délicatesse, de plus de sattva, de plus de cohérence. Les émotions enflent jusqu’à ce que l’univers soit possédé – ‘Aham Brahmasmi’. Autrement on n’arrêtera jamais de courir après plus. Parce que la vie est dirigée par les émotions – j’aime ceci. Toute activité est gouvernée par les émotions. Comment on traite une personne, est comment on la ressent. Toutes les émotions sont difficiles aussi longtemps que la valeur autoréférente de la conscience n’est pas éveillée. Le chemin le plus efficace pour les émotions est le chemin de la béatitude. Autrement de petites choses stimuleront les émotions et la vie sera toujours hors de l’équilibre. Quand on est de plus en plus éveillé à notre plénitude intérieure, alors établi sur le niveau illimité de la béatitude de manière permanente, les émotions ne peuvent pas être moins que la plénitude. Dans la connaissance réside la plénitude de toutes les émotions.