La Séquence du Veda

Les vibrations de la Loi Naturelle qui ont été formulées dans la conscience autoréférente des Ṛṣis Védiques, sont exprimées comme les hymnes de la littérature védique. Dans sa structure, elle consistes en une séquence de sons et de silence. Les sons sont connus sous le nom de mantras et le silence est la conscience. Ceci est exprimé dans l’Apastamba Shrauta Sūtram du texte védique de Kalp comme: Mantra-Brāhmanayor-Veda Nāmadheyam (le son et la conscience constituent ensemble le Veda. 24.131) Les sons du Veda sont contenus dans les syllabes, mots, versets, hymnes et mandalas qui composent la littérature védique. Le silence se trouve dans les espaces entre toutes ces variations de sons. La signification du déploiement séquentiel et ordonné de la connaissance védique est décrite dans l’Apaurusheya Bhāshya, le commentaire de Maharishi sur le Ṛk Veda. Ceci, selon Maharishi est, «essentiellement le commentaire sur les espaces entre les syllabes de la structure védique – la valeur non-manifestée de la conscience, qui, dans son dynamisme autoréférent, constitue les mécanismes de transformation du son précédent dans le son suivant»

Alors que la plupart des commentaires sur la littérature védique expliquent la signification des mots, l’Apaurusheya Bhāshya de Maharishi est appelé le «commentaire non créé» parce qu’il se focalise sur le processus créatif qui explique l’émergence du son à partir de la réalité silencieuse et non créée de la conscience pure. Cette perspicacité résulte de la réalisation de Maharishi que le Veda, à travers ses propres mécanismes internes, se commente lui-même. Selon l’Apaurusheya Bhāshya, le Veda, à partir de la première syllabe, sa première expression, contient toute la connaissance sous forme de graine pour toutes les expressions ultérieures. Si la connaissance complète est contenue dans la première syllabe, elle doit aussi être contenue dans le premier mot, le premier verset, le premier hymne, etc. Ainsi, la connaissance continue à se déployer séquentiellement sous des formes plus élaborées. Chaque élaboration devient un «commentaire» sur l’expression précédente plus compacte.

La première syllabe du Ṛk Veda est ‘A’ (A – prononcé comme ‘Ah’). La prononciation de ‘A’ exige l’ouverture complète de la bouche et contient en elle le potentiel total pour tous les autres sons possibles. Maharishi a décrit la progression séquentielle du son dans la forme. 

Ce thème naturel de l’évolution de la conscience part du son holistique, ‘A’, et évolue dans les expressions fragmentées de ‘A’ – les sons des voyelles et des consonnes – et dans le processus continu de l’évolution dans les formes du son, ou formes de parole, évoluant davantage dans les formes de création matérielle.

C’est la vision de Maharishi sur la façon dont la conscience, le niveau fondamental de la nature, crée de l’intérieur lui-même et est ultimement responsable de toutes les formes et phénomènes de l’univers physique. Plus important encore dans la vision de Maharishi est la capacité d’un individu à expérimenter le pouvoir d’organisation de la Loi Naturelle qui est présent dans le déploiement séquentiel de la structure du Ṛk Veda. La Méditation Transcendantale est, comme nous l’avons déjà dit, un moyen naturel et systématique d’amener l’esprit à son état le moins excité où les vibrations subtiles de la conscience qui constituent le Veda sont éveillées. Le résultat est que la pensée, la parole et le comportement individuels deviennent plus alignés avec l’ordre inhérent dans le fonctionnement de la nature. Selon Maharishi, cela s’étend également à la lecture de la littérature védique en séquence. «Lorsque le texte védique est correctement prononcé dans son ordre correct, il stimule tous les éléments de la physiologie du cerveau à être pleinement alerte et à fonctionner holistiquement de manière cohérente et ordonnée».

La séquence est importante parce qu’elle aligne le cerveau avec la direction évolutive de la Loi Naturelle qui est présente dans la structure naturellement déployée de la littérature védique elle-même. Tout comme l’expression totale du Ṛk Veda est contenue dans ‘A’, le début de chaque texte de la littérature védique contient l’intégralité de cette valeur particulière de la connaissance sous forme compacte. À partir de là, le texte se déploie dans une séquence parfaite à mesure que la connaissance s’ouvre à elle-même. La fin de chaque texte contient la valeur non compactée de la connaissance qui est exprimée comme sa valeur de point. Lire le texte du début à la fin intègre la pleine étendue de la connaissance – de la totalité à son point – dans notre physiologie cérébrale. Au niveau de notre conscience, elle crée simultanément la conscience du silence (l’intégralité, la totalité) et du dynamisme (la valeur de point). Cette coexistence de valeurs opposées, comme nous l’avons vu plus haut, est le fondement du fonctionnement intégré de l’esprit dans les états supérieurs de conscience. Ma propre recherche en la conscience, qui est décrite plus loin dans cette proposition, inclut un programme systématique de lecture de la littérature védique en séquence en combinaison avec une approche qui suit le calendrier védique.

La connaissance védique… et pourquoi notre époque ne serait pas finalement incluse dans cette connaissance? Où posons la question différemment! À quel moment pouvons-nous dire que notre époque est partie intégrante de la connaissance védique, quelle est védique? 

Puisque le Ṛk Veda est la source de tous les dharmas et que toute la littérature védique en émerge, il est logique d’en conclure qu’il doit y avoir une relation entre la source et son expression. 

Répondre à cette question, c’est comprendre que la connaissance et donc la littérature védique, est le devenir de la conscience. Pour reprendre une phrase célèbre: «On devient ce que l’on voit.» À un niveau qui perçoit? La conscience dans sa qualité de Ṛṣi. Qu’est-ce qui est perçu? La conscience dans sa qualité de Chandas. Et par quel miracle? Celui de la conscience dans sa qualité de Devatā. 

Finalement, nous ne pouvons parler de connaissance védique uniquement en référence à cette structure de trois-en-un. Le processus doit nous amener à prendre conscience, un peu comme cette série télévisée ‘les Cinq Dernières Minutes’ où à la fin le commissaire Bourrel dit: «Bon Dieu! Mais c’est bien sûr!»

Connaître par l’Être

Question: Vous avez beaucoup parlé de l’importance de «Connaître par l’Être», de gagner la connaissance par l’expérience directe et non par la lecture de livres. Quel est donc le rôle de la compréhension intellectuelle dans le processus éducatif, en particulier si l’on fait déjà l’expérience de la totalité de la vie?

Maharishi: Elle a un rôle secondaire, un rôle supplémentaire. Ce qui se passe, c’est que si vous donnez un diamant à quelqu’un, il porte un diamant, à moins que vous ne lui disiez qu’il a tant de chance – personne n’a de diamant et il en a un gros et coûteux – il peut commencer à sentir le poids du diamant. La compréhension intellectuelle est aussi … (coupure de la bande) que la connaissance, qui est éveillée dans notre conscience, est mise en pensée, en parole, en action, spontanément. La compréhension intellectuelle ne peut donc pas être balayée du revers de la main. C’est à travers le moyen de l’intellectuel que la réalité transcendantale de l’Être se glisse dans la pensée, la parole et l’action. Et c’est ce qui fait la différence dans la vie. Donc les deux choses sont nécessaires – l’expérience et la compréhension à ce sujet, les deux sont nécessaires.

Mais la simple lecture de livre est une perte de temps. C’est comme si vous lisiez à propos l’eau, c’est comme ça, c’est comme ça, c’est comme l’océan, c’est comme la rivière, c’est comme des gouttes. Vous lisez à ce sujet et vous lisez à ce sujet. Mais vous ne l’avez pas vu, vous ne l’avez pas touché, vous ne l’avez pas goûté. L’ensemble de la lecture est un – nous accorderions un quart d’importance à la lecture et les trois quarts à l’Être. «Connaître par l’Être», c’est vraiment connaître – alors vous connaissez vraiment ce que c’est et il ne peut pas y avoir d’erreur dans la connaissance de l’Être. Les deux choses sont nécessaires, mais elles ont leur propre proportion.

Dans notre Université Védique, nous allons avoir la lecture des livres – c’est-à-dire les conférences du professeur, la connaissance du sujet, qui satisfera l’intellect, et la pratique de la Méditation Transcendantale pour expérimenter la réalité transcendantale. Puis, il y aura les programmes où vous accomplissez dans le transcendantal. Ce vol yoguique est le phénomène d’accomplissement au niveau transcendantal. Et le niveau transcendantal est le niveau de la Loi Naturelle totale. C’est donc un domaine, fonctionnant au niveau transcendantal, que l’on utilise pour que la Loi Naturelle totale travaille pour nous. Et quiconque peut utiliser la Loi Naturelle totale à fonctionner pour lui – la Loi Naturelle totale est ce qui administre tout le vaste univers. C’est la connaissance, c’est la connaissance védique que nous voulons donner à tous nos enfants à travers la famille mondiale.

Le temps pris sera le même, 8, 10, 12 ans de la vie de l’étudiant. Mais ils auront un énorme éveil dans la vivacité de la Loi Naturelle, qui est leur propre conscience autoréférente. Pour cette introduction de la Méditation Transcendantale, non seulement la méditation du matin et du soir, mais après chaque cours, il y a une introspection. 

Il y a des gens qui vont profondément à l’intérieur dans leur propre Soi, qui en font l’expérience et en sortent et en parlent, et de nouveau qui vont à l’intérieur et l’Être, et de nouveau en ressortent et en parlent de nouveau. Cette éducation créera un très beau, très beau nouveau monde de toute positivité et de toute santé parfaite, de longue vie, de bonheur, d’absence d’échecs, d’absence de problèmes. C’est la société que nous voulons voir dans notre famille mondiale. – Maharishi Mahesh Yogi, Conférence de presse

La Science Védique de Maharishi et la Conscience

Un quatrième état majeur de conscience – La Conscience Transcendantale: Par rapport à l’état de veille, de rêve et de sommeil, la conscience pure (ou conscience transcendantale, en haut à droite) n’a pas de contenu ni d’activité de pensée, mais elle est consciente d’elle-même. L’esprit est alerte, éveillé, mais on ne pense à rien au moment où l’on transcende, donc il n’y a pas de contenu. La conscience sans contenu.

La Science Védique de Maharishi considère la conscience comme le constituant essentiel de la création. C’est le potentiel total de la loi naturelle² qui sous-tend non seulement toutes les expériences subjectives (pensées, sentiments, etc.), mais aussi tous les objets d’expérience sensorielle présents dans le monde matériel. La science moderne a une vision remarquablement parallèle à la structure de l’univers grâce aux progrès récents de la théorie du champ quantique. S’appuyant sur les découvertes d’Einstein, la physique théorique est allée jusqu’à entrevoir un champ unifié qui sous-tend toute la diversité qui constitue l’univers connu. En introduisant le concept d’un champ – une construction abstraite qui inclut des particules et des forces «virtuelles» – la physique est allée jusqu’aux limites les plus lointaines de la recherche scientifique moderne. Cependant, malgré cette découverte et les formules mathématiques qui en vérifient l’existence, la physique est limitée dans sa capacité à fournir une validation expérimentale objective du champ unifié en raison des limites de la technologie actuelle des accélérateurs de particules. Par conséquent, pour les physiciens modernes, le champ unifié ne reste qu’une réalité mathématique, encore quelque peu illusoire et en dehors du domaine de l’expérience directe.

² La loi naturelle se réfère au fonctionnement ordonné et holistique des principes sous-jacents (les lois de la nature) qui gouvernent l’infinie diversité de l’univers matériel. Contrairement aux lois nationales créées par des individus, la loi naturelle n’est pas créée en ce sens qu’elle a été automatiquement établie et mise en mouvement par la nature.

Selon la Science Védique Maharishi, il existe une connexion qualitative entre le champ unifié de la science moderne et le domaine de la conscience pure décrit dans la littérature védique. Tout comme le champ unifié de la physique quantique contient une potentialité pure, dont la vivacité est apparente sur la base de ses particules «virtuelles», la conscience pure contient le potentiel total de la loi naturelle et les vibrations du domaine représentent le Veda. La science moderne et la Science Védique de Maharishi peuvent ainsi être considérées comme deux approches différentes mais complémentaires d’une même réalité sous-jacente. La connexion entre le plus moderne et le plus ancien représente un nouveau paradigme pour l’avancement de la connaissance scientifique.

La littérature védique

Les premiers documents qui décrivent la conscience humaine se trouvent dans la littérature védique de l’Inde ancienne. Ces textes contiennent de nombreuses références à une dimension intérieure de la vie qui dépasse le domaine des sens, mais reste ouverte à l’expérience directe. Comme le dit le Katha Upaniṣad, «Profondément à l’intérieur de la personne … c’est le plus profond de son Soi, de sa propre conscience» (2.3.17). Selon la Science Védique de Maharishi, la conscience pure, fondement et source de toute connaissance, s’écoule à travers la structure et la séquence du Veda et de la littérature védique. La lecture de la littérature védique est donc l’étude de la conscience autoréférente à mesure qu’elle se meut. Le thème de l’autoréférence signifie que la connaissance se réfère toujours à sa source, qui est elle-même. De cette façon, elle n’est jamais en dehors d’elle-même. Il existe de nombreuses expressions dans la littérature védique qui décrivent cette nature autoréférente, comme ce qui suit dans les Yoga Sutras de Maharishi Patañjali: Vṛtti sārūpyam itaḥ atra (les réverbérations du Soi émergent d’ici [l’état autoréférent] et restent ici [dans l’état autoréférent], 1.4)

Maharishi a organisé les 40 aspects principaux de la littérature védique de manière à préserver l’interconnexion de chaque aspect avec tous les autres aspects (voir le tableau). L’aspect principal de la littérature védique est le Ṛk Veda. Selon Maharishi, toute la littérature védique est contenue sous forme de graines dans le Ṛk Veda. C’est comme le tronc de l’arbre d’où partent les différentes branches. Tout comme les branches, bien qu’elles aillent dans des directions différentes, sont toujours reliées à l’arbre, toutes les branches de la littérature védique sont reliées au Ṛk Veda. Maharishi a décrit comment les différentes branches de la littérature védique représentent des qualités spécifiques de la totalité non spécifique qui constitue le domaine de la conscience.

«Différents aspects de la littérature védique catégorisent les différentes qualités de la conscience en termes de vibrations ou de fréquences inhérentes à la valeur holistique de la conscience. Ces fréquences de conscience sont l’expression de l’intelligence qui donne naissance d’abord à la structure védique, la structure du Ṛk Veda, et qui continue à évoluer en particules de matière et en différentes formes de création matérielle.»

En termes de structure, nous pouvons l’envisager comme un cercle dont chaque partie est toujours reliée à l’ensemble. C’est la forme d’un mandala. Sa forme circulaire est une représentation symbolique de la totalité interconnectée de la conscience, le Soi. Dans la structure globale d’un mandala, chaque branche de la littérature védique fait également partie d’un petit groupe de six branches. Ensemble, en fonction des qualités qu’ils représentent, ils forment une boucle qui les relie. Par exemple, l’un de ces groupes est connu sous le nom de Vedāñga (les membres du Veda), qui comprend Śikṣā, Kalp, Vyākaraṇ, Nirukt, Chhandas et Jyotiṣ.

Selon Maharishi, les Vedāñgas décrivent les mécanismes par lesquels la conscience (la nature non manifestée de la réalité) se manifeste.

«Les Vedāñgas étudient comment la structure de la connaissance de la nature est contenue dans le domaine de la conscience, comment cette structure de la connaissance pure est cognisée comme le Veda, et comment le Veda est ensuite exprimé comme la parole.»

Śikṣā est la science de la parole et, en tant que telle, Maharishi lui a donné la qualité «d’expression». Kalp décrit l’exécution des rituels ou cérémonies védiques traditionnels et a une qualité de «transformation». La transformation est un processus. Il prend la qualité d’expression que l’on trouve dans Śikṣā et crée une élaboration plus poussée en transformant les valeurs de point de la parole en valeurs étendues d’accomplissement. Vyākaraṇ est la grammaire védique. Il a une qualité d’expansion. L’expansion des syllabes en mots et en phrases est basée sur des règles de grammaire. Au fur et à mesure qu’un système s’étend vers l’extérieur, il est important de maintenir l’équilibre et le contrôle internes. Par conséquent, la qualité croissante de Vyākaraṇ est suivie dans la boucle Vedāñga par la qualité «d’autoréférence» trouvée dans Nirukt. Nirukt signifie «répondre» et son texte ne parle que de mots. Comme un thésaurus, Nirukt décrit la relation d’un mot avec lui-même. Ceci est représenté par la courbure de la boucle comme la première expression de la conscience, après s’être étendue, commence maintenant à se recourber sur elle-même. L’aspect suivant, Chandas, est le mètre. En se basant sur le nombre de syllabes dans une ligne, Chandas maintient la structure rythmique du verset. Il a donc une qualité de «mesure et de quantification». Le dernier composant de Vedāñga est Jyotiṣ ou l’astrologie védique. Parce qu’il relie le passé, le présent et le futur, Maharishi a donné à Jyotiṣ la qualité de «toute connaissance». C’est l’achèvement de la boucle, le retour de la conscience à elle-même dans le pur état de connaissance. C’est la totalité unifiée du connaisseur, de la connaissance et du connu dans un seul état unique d’autoréférence de la conscience.

Une boucle de réaction autoréférente peut également être trouvée dans d’autres systèmes, y compris le corps humain. Le neuro-physiologiste Tony Nader, qui a trouvé une correspondance directe pour chacun des 40 aspects de la littérature védique dans la physiologie, a décrit comment l’équilibre est maintenu dans le corps par une relation fonctionnelle entre ses différentes composantes.

«La physiologie est un domaine dynamique de transformations continues, qui se produisent dans des ensembles de boucles de rétroaction qui assurent la continuité dans le changement. La physiologie peut être comparée à celle d’une rivière – elle a toujours la même apparence, mais elle est toujours nouvelle. Les boucles sont disponibles à tous les niveaux de la physiologie, macroscopique et microscopique – au niveau de l’organe ainsi qu’aux niveaux atomique et moléculaire.»

En se référant à un point de référence d’ordre, la nature est capable de maintenir un équilibre évolutif au milieu d’un changement et d’une expansion continus. La littérature védique, même dans sa propre structure d’expansion et de contraction, est également capable de donner expression à ce phénomène naturel.

La Conscience selon l’Ayur-Veda Maharishi

De la conscience à l’esprit et au corps: une vue plus détaillée du modèle de la conscience selon l’Ayur-Veda Maharishi

Pour expliquer l’idée que l’illumination apporte une harmonisation spontanée avec la loi naturelle, telle que définie ci-dessus, nous devons entrer plus en détail dans la science védique.

L’idée que se reconnecter à la forme la plus simple de conscience, la conscience pure, apportera une harmonisation plus profonde au flux de l’évolution dans la nature, qui est fondé sur le fait que c’est le champ unifié qui donne lieu à la nature, en premier. Se connecter à la conscience, c’est comme se connecter à l’unité centrale de traitement des lois de la nature. La Science Védique de Maharishi l’explique comme suit.

Le Veda et la physique

D’abord, un petit détour. Bien que la vision du monde védique ne soit pas familière aux oreilles occidentales, elle est remarquablement en accord avec la vision de la nature que la physique a découverte. La physique décrit également les objets apparemment solides et matériels qui nous entourent comme étant en réalité simplement les ondes ou les fluctuations d’un champ immatériel sous-jacent.

Les premiers pas de la physique dans cette direction ont impliqué ce qu’on appelle la mécanique quantique. La mécanique quantique a découvert que les particules élémentaires sont en fait des «fonctions d’ondes» de champs quantiques sous-jacents. Contrairement aux particules classiques, les fonctions d’ondes ne sont pas ce que nous appelons habituellement des «choses». Il s’agit essentiellement de connaissances – elles représentent la probabilité que quelque chose se produise. Quand on pense que le monde est fait de fonctions de probabilité, l’univers commence à ressembler non pas à une machine géante, comme c’était le cas en physique newtonienne, mais à une idée – en fait, à une connaissance exprimée. Le physicien Henri P. Stapp du laboratoire Lawrence Berkeley dit:

En vu de ces caractéristiques comme une idée d’uniformité du monde physique quantique, la bonne réponse à notre question: «Dans quel genre de monde vivons-nous? semblerait être celle-ci: «Nous vivons dans un monde plus comme une idée et non comme une matière» … Il n’y a, en fait, dans l’univers quantique, aucune place naturelle pour la matière. Cette conclusion, curieusement, est exactement l’inverse de la circonstance que dans l’univers physique classique, il n’y avait pas de place naturelle pour l’esprit. (Stapp 1993, p. 211)

L’étape suivante dans la compréhension physique était de voir que les différents champs quantiques proviennent d’un plus petit nombre de champs sous-jacents. Dans les années 1960, les physiciens ont montré que l’électromagnétisme et les interactions «faibles», deux des quatre champs de force de base, n’étaient en réalité qu’un champ sous des formes différentes. De même, la myriade de particules élémentaires (neutrinos, quarks, etc.) sont maintenant toutes des fluctuations d’un champ «matière», appelé champ «lepto-quark» (voir la charte du champ unifié). En fait, la physique voit maintenant toutes les forces et les particules de la nature comme des fluctuations de trois «super-champs». (Nous examinerons les super-champs plus en détail dans un chapitre ultérieur, car ils s’avèrent avoir des parallèles frappants avec les concepts de l’Ayur-Veda Maharishi).

La quête principale en physique aujourd’hui est de trouver, sous les trois super-champs, un seul champ «super-unifié». Beaucoup de physiciens croient qu’ils ont l’essentiel d’une théorie fructueuse des champs unifiés, qu’on appelle «théorie des super-cordes». Certains estiment que les détails devraient être mis au point d’ici une décennie (Mukerjee 1996). Si ce n’est pas le cas, la physique décrira tout dans la nature, y compris nos corps, comme les modes de vibration d’une unité sous-jacente, transcendantale et non matérielle – des modes de vibration d’un champ sous-jacent de pure intelligence.

La pensée védique a toujours décrit l’univers en ces termes. De nombreuses parallèles ont été établies entre la description védique du champ unifié et la description émergente en physique (Hagelin 1987). Celles-ci impliquent souvent les mécanismes de la façon dont l’unité se manifeste dans la diversité en premier lieu. Nous examinerons d’abord l’approche de la science védique, puis nous explorerons ses parallèles en physique.

La Pure Conscience comme le Champ Unifié

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La tradition védique comprend que la nature n’est pas fondamentalement objective. Elle n’est pas basée sur des objets matériels. Au contraire, la réalité la plus fondamentale est dite complètement subjective – un champ illimité et éternel d’intelligence ou de conscience pure et abstraite.

Ce champ unifié est la demeure de toutes les lois de la nature.

Ce que nous voyons comme le monde matériel est, en réalité, des ondes, des fluctuations, ou des impulsions, de ce champ immatériel, sous-jacent, de la conscience pure. Ce que nous sommes nous-mêmes – ou plus exactement, ce que sont nos esprits et nos corps – est de l’intelligence pure en mouvement.

Dans la compréhension védique, si l’esprit humain devient suffisamment calme et pur, il peut contacter ce pur champ de conscience à la base du monde physique. Il peut se calmer pour en prendre directement conscience.

Avoir cette expérience peut sembler une possibilité intéressante, mais l’Ayur-Veda Maharishi va beaucoup plus loin. Elle considère que cette expérience est nécessaire pour créer une santé idéale. Dans la pensée védique, les bienfaits de l’expérience directe du champ unifié sont considérés comme si grands qu’on dit qu’ils donnent lieu à des états de conscience nettement supérieurs, collectivement appelés «illumination».

La tradition védique a une terminologie pour ces phénomènes. La forme la plus simple de notre propre conscience – la conscience pure – s’appelle notre atman (ou ‘Soi’). La pensée védique exprime le statut de l’atman dans l’expression ‘Ayam Ātmā Brahm’: cet atman est Brahman (la ‘totalité’, le champ unifié). Le processus de croissance vers l’état connu sous le nom «d’illumination» implique que l’atman (le Soi de chacun) s’éveille à son plein statut de Brahman (le Soi de l’univers).

L’illumination

Dans l’usage védique, ‘l’illumination’ ne se réfère pas à la possession de faits, ou d’un système de croyances, ou de quelque autre compréhension intellectuelle que ce soit. Elle fait plutôt référence à la ‘lumière’ intérieure. Cela signifie que l’esprit individuel est pleinement illuminé par le domaine transcendantal et infini de la conscience pure à la base de la nature.

Comme un arbre atteignant sa racine jusqu’à un réservoir souterrain, l’esprit humain peut, comme nous l’avons dit, se calmer pour vivre ce domaine infini d’intelligence pure. Maharishi explique qu’en répétant cette expérience deux fois par jour avec la Méditation Transcendantale et le programme TM-Sidhi, l’esprit se familiarise avec ce domaine. Il acquiert la capacité de maintenir le contact avec le champ unifié tout en poursuivant ses activités quotidiennes.

Maharishi dit: «C’est seulement dans les premiers jours de méditation que l’on a à méditer afin d’expérimenter ce niveau silencieux et calme de l’esprit, cet état de pure conscience. À mesure que nous continuons à alterner l’expérience de la méditation avec l’activité quotidienne, la valeur de cette pure conscience est infusée dans l’esprit. 

«Le pure niveau de la conscience devient stabilisé dans notre conscience individuelle. Et quand ce pure niveau – l’état de moindre excitation – est une réalité vivante même durant l’activité quotidienne, c’est l’état d’illumination. C’est la vie libre de souffrance, la vie quand toute pensée et action est spontanément correcte.» (Citer dans Oates 1986, pp 33-34)

Entre autres choses, l’état d’illumination est considéré comme l’état optimal de la santé humaine. La réalisation de cet objectif est donc le but suprême de Ayur-Veda Maharishi. Pourquoi l’illumination, ou même la croissance vers elle, serait-elle bénéfique pour la santé? Il y a plusieurs raisons, que nous examinerons une à une.

L’action en accord avec la loi naturelle

La dernière remarque de la citation de Maharishi – sur la pensée et l’action «spontanément correctes» – devrait être discutée plus avant. Une affirmation du Ṛk Veda (1.158.6) l’exprime comme ‘Yatīnaṁ Brahmā bhavati sārathiḥ’; la traduction de Maharishi est: «Pour ceux dont les esprits sont établis dans la conscience autoréférente, le pouvoir d’organisation infini de la loi naturelle devient le conducteur du char». Dans cet état de vie, on dit que la vie quotidienne est guidée spontanément par les lois de la nature.

On pourrait objecter que toutes les actions sont conformes aux lois de la physique, de la biologie, etc, mais la science védique utilise ces termes dans un autre sens. Certaines actions produisent des résultats souhaitables et supports de vie en tenant compte de toutes ces lois, et d’autres produisent des résultats indésirables en ne tenant pas compte des conséquences des lois de la nature. Si l’on tombe d’un toit, notre chute est régie par la loi de la gravité, mais l’on a agi «sans tenir compte» de ses conséquences. Si l’on prend soin d’éviter de tomber des toits, on agit «en accord» avec les conséquences de la gravité. Certaines lois de la nature impliquent des actions qui maintiennent le bien-être et l’évolution – par exemple, prendre soin de ses enfants – et aussi des actions opposées qui causeront malheur et préjudice. Agir spontanément et conformément à la loi naturelle signifie agir spontanément d’une manière qui favorise le bien-être.

Cette alliance avec la loi naturelle aurait également un effet dynamique dans l’activité quotidienne, d’un moment à l’autre. Les grands athlètes décrivent souvent une expérience d’aller «dans la zone», où, pendant quelques instants, chaque action est automatique et spontanément juste. C’est un avant-goût de l’illumination – une idée de ce que l’on entend par «une vie vécue spontanément, en plein accord avec les lois de la nature». Lorsque l’esprit est en accord avec la conscience pure – le champ unifié de la loi naturelle – alors la pensée et l’action sont calculées et soutenues par toutes les lois de la nature.

Ce phénomène de l’action spontanée et juste a une implication importante pour la santé. Le maintien de la santé résulte d’une vie en accord avec les lois de la nature qui régissent le fonctionnement du corps humain. Le corps humain n’est pas conçu, par exemple, pour inhaler la fumée de tabac, si bien que lorsqu’il est soumis à cette activité contre nature, les poumons et le cœur sont endommagés.

Agir en accord avec la loi naturelle signifie ici ne pas fumer. Comme cela le suggère, plusieurs de ces lois de la nature qui régissent la santé peuvent être identifiées: ne pas fumer, faire de l’exercice, etc. Mais, inévitablement, un grand nombre de lois ne le peuvent pas. La science médicale n’en sait pas plus pour l’instant; l’AVM donne beaucoup d’autres conseils (traités dans les chapitres suivants). Mais tous ses conseils doivent être adaptés à la situation et à l’individu, et d’ailleurs, bien d’autres problèmes surgiront que personne n’avait prévus. La solution idéale serait de pouvoir agir spontanément et conformément à la loi naturelle. L’AVM soutient que l’on peut acquérir cette capacité spontanée en développant sa conscience intérieure, son expérience directe de l’état de conscience transcendantale. Cet «éveil» de la conscience à son plein statut de champ unifié produit, dit-on, un alignement spontané et intuitif sur la loi naturelle. (Cela peut expliquer la conclusion selon laquelle la MT est utile pour cesser de fumer, vaincre la dépendance aux drogues et à l’alcool et, en général, améliorer les taux de conformité en médecine préventive.)

Un Océan de Conscience Illimité

Finally Home -Wrapped in the One Unbounded Ocean of Consciousness
Enfin à la maison, enveloppé dans l’unique océan de conscience illimité.

Le Champ Unifié de la Conscience est un champ infini de pure intelligence – «un océan illimité de conscience en mouvement», qui se meut en lui-même, créant une structure dynamique dans son silence éternel. Cette structure est la vibration de l’Intelligence Suprême sous forme de son, qui s’exprime dans les formes et les phénomènes de l’univers à travers toute l’éternité du temps et de l’espace. Ce sont ces sons qui constituent la valeur la plus fondamentale des Lois de la Nature administrant la création. La découverte du Champ Unifié de la Conscience et de sa dynamique structurante à l’intérieur de chaque homme représente la découverte la plus significative de notre époque – en fait de toute époque – par une utilisation appropriée des sons du Veda et de la Littérature Védique, le potentiel total de la Loi Naturelle et le potentiel total de la vie humaine sont disponibles.

C’est l’éveil pur qui joue en lui-même et provoque ainsi différents modes de ses propres expressions. Mais tout se passe dans l’océan de la conscience – un océan de conscience illimité, et toutes sortes de belles variétés.

Pendant la pratique de la Méditation Transcendantale, l’individu ferme les yeux et permet à l’esprit de s’apaiser et de faire l’expérience de la source de la pensée, la Conscience Transcendantale. Transcender signifie «aller au-delà». On va au-delà de la pensée pour faire l’expérience de l’Être pur – son propre Soi – sans pensées. L’expérience de son propre Soi est également connue sous le nom de Conscience Transcendantale ou d’éveil pur. C’est l’expérience d’un éveil intérieur maximal, accompagné d’une relaxation et d’un silence profonds.

Présentation du “Poster du Champ Unifié”

En écoutant une conférence du Dr John Hagelin, je me suis demandé où il voulait en venir. Il est vrai que son exposé était remarquable et même fascinant mais je ne voyais pas l’intérêt que cela pouvait avoir dans notre vie de tous les jours. La conférence continua jusqu’au moment où j’ai pris conscience qu’il enseignait suivant le ‘Poster du Champ Unifié de la physique’. Et là, j’ai trouvé toute la chose beaucoup plus intelligente. Partir du champ unifié de toutes les lois de la nature, séquentiellement exposer les différents niveaux de l’évolution et ce, jusqu’à l’univers toujours en expansion, pour revenir au Soi à travers la technique de Méditation Transcendantale, donne une vision de l’étendue de la connaissance, qui est en fait une boucle. Certainement que très peu de gens auront accès au très coûteux accélérateur de particules ou même aux télescopes les plus performants mais une chose est sure, c’est que grâce à l’Éducation Fondée sur la Conscience, tout le monde peut désormais avoir accès à la source de toute connaissance et sur cette base comprendre le monde qui nous entoure en référence au Soi – le champ unifié de toutes les lois de la nature.

L’utilisation du “Poster du Champ Unifié”

Développé par Maharishi et des éducateurs de renom dès 1983, le poster du champ unifié est une invention pédagogique remarquable. Il permet d’avoir présent à l’esprit, en un aperçu, la base unifié de l’intelligence humaine et de la création matérielle, et l’unité essentielle de toutes choses qui en découle. Ces posters, déjà réalisés pour un grand nombre de disciplines ou de professions, sont dans leur forme définitive, de vastes posters magnifiquement colorés qui vont en très grand détail dans la structure de la discipline et dans la structure de l’intelligence pure.

Il est possible de concevoir un poster du champ unifié pour chaque domaine de la connaissance, sans exception. Tout domaine de connaissance ou d’activité possède en effet sa propre structure ordonnée qui a sa source dans le champ unifié, la source unifié de toute intelligence et de toute créativité dans l’univers. Et la structure de chaque discipline est constituée en couches, des niveaux plus abstraits et théoriques aux applications concrètes dans la vie de tous les jours. Examinons le poster du champ unifié (dans ce cas, la physiologie). En bas du poster (niveau 1), le niveau fondamental de la création, le “champ unifié de la loi naturelle” selon la terminologie scientifique, l’intelligence pure ou la conscience pure selon la perspective védique.

Le côté gauche du poster illustre la façon dont tous les aspect de la physiologie humaine (tous les mécanismes et structures étudiés par les physiologistes) émergent du domaine de l’intelligence pure, donnant naissance de façon séquentielle à l’A.D.N, à l’A.R.N, aux protéines, puis aux cellules, aux tissus, aux organes, et finalement au corps entier: à un être humain possédant une physiologie individuelle et une conscience individuelle (niveau 2 à 5). Le poster illustre ainsi de façon fascinante toute l’étendue de cette discipline à partir de sa source, l’activité autoréférente du champ unifié dans le domaine de la pure intelligence. L’on notera que le poster inclut également l’illustration de l’interaction entre l’individu et la société, le rapport entre la conscience collective et le gouvernement (niveau 5 et 6).

Le côté droit du poster, quant à lui, montre comment la technique de Méditation Transcendantale permet à l’esprit conscient de s’identifier avec le champ unifié de toutes les lois de la nature, le potentiel total de la loi naturelle, dans l’expérience de la conscience transcendantale. En bas à droite est également représenté l’action du programme de MT-Sidhi, qui dynamise le silence de la transcendance, met en mouvement le champ unifié. 

Le programme de MT-Sidhi anime le champ unifié dans l’esprit conscient et rend le potentiel total de la loi naturelle et son pouvoir d’organisation infini disponible dans la vie pratique.

La colonne à l’extrême droite (manquante sur l’image), enfin, montre comment les niveaux extérieurs, superficiels de la vie sont gouvernés par la loi national, les lois et structures imposées par le gouvernement. Cette loi national comme tous les autres aspects de la vie a ses racines dans la loi naturelle, le niveau à partir duquel le “gouvernement de la nature” régit toute chose dans l’univers dans un ordre parfait et sans le moindre bruit. C’est ainsi qu’en un coup d’oeil, un tel poster présente: 1) toute l’étendue et l’organisation d’une discipline spécifique, et surtout sa source dans le champ unifié; 2) la nature de l’esprit humain et la façon dont il peut s’apaiser et contacter sa source; 3) la façon dont les lois qui gouvernent la société ont leur source dans le champ unifié de toutes les lois de la nature; et 4) les relations qui existent entre physiologie humaine, conscience humaine, loi naturelle et loi nationale, montrant que tous les domaines de la vie individuelle et sociale ont la même source et sont l’expression des mêmes lois. 

On comprend ainsi comment la pratique de la MT et du programme de MT-Sidhi assure que les mécanismes d’homéostasie et d’autorégulation qui fonctionnent à chaque niveau de la physiologie reflètent pleinement la valeur autoréférente du champ unifié, plaçant la vie individuelle en accord avec la loi naturelle et menant à une santé parfaite.

Au cours d’une étude, le poster du champ unifié, en plus de fonctionner comme référence visuelle permanente pour nous, peut aussi être utilisé de bien des manières. D’abord, par exemple pour localiser, dans l’ensemble de la discipline en question le thème d’une recherche et nous permettre de le situer dans la structure totale de la discipline. 

Ensuite, durant le processus d’analyse, pour situer les points abordés par rapport à d’autres aspects de la discipline, déjà étudiés ou restant à élucider. Et enfin pour illustrer, le rapport entre le thème de la recherche et les forces fondamentales de la nature qui sont à sa base (électromagnétisme, gravitation, etc.) ou les applications pratiques aux différents domaines de la vie courante.

De façon plus générale, nous pouvons à tout moment rendre évident notre propre fonctionnement dans la discipline étudié: toute la structure complexe de la discipline émerge en réalité du Soi de la personne, le champ unifié de toutes les lois de la nature (la discipline et l’esprit de la personne émergent tous deux du même domaine unifié). La discipline, par conséquent, n’est qu’un mode spécifique d’expression de l’intelligence de la personne. Comment, dès lors, avoir l’impression que le sujet d’étude ne nous concerne pas, nous ennuie, n’a rien à voir avec notre propre vie? L’expérience de tous ceux qui ont étudié avec l’aide de ces posters du champ unifié, est que le sujet d’étude devient plus clair, que sa structure apparaît mieux, et surtout qu’il devient plus proche, plus fascinant. Et aussi, et c’est bien là le plus important, que l’étude d’une discipline, quelle qu’elle soit, éveille le Soi, parce qu’en étudiant la structure de la discipline, c’est la structure de notre propre conscience que nous étudions, et en mettant l’attention sur cela, la conscience s’éveille, s’élargit, s’épanouit: ressentir une plénitude intérieure, un développement de la conscience comme résultat d’une étude.


Note

Dans le poster de la physiologie, il est dit: «Ces champs qui sont perçus au niveau 2, gouvernent tout comportement dans la nature.»

Un comportement qu’est-ce que c’est si ce n’est une mémoire. Comme la mémoire émerge du transcendant, nous pouvons dire que toute technique d’évolution consiste à retrouver la mémoire perdue, celle du Soi – l’Ātmā – le champ unifié de toutes les lois de la nature.

L’essentiel du management (Partie II)

Le manager dans sa conscience stable et autoréférente
Le pouvoir d’organisation infini de la Loi Naturelle, par sa présence vivante et tranquille (agent catalyseur) en chaque point de la création, rayonne spontanément le pouvoir d’organisation infini du dynamisme autoréférent, et c’est ainsi que la performance omnidirectionnelle du manager atteint spontanément des résultats maximums de façon naturelle avec un minimum d’effort.

Qu’est-ce qui est le plus utile d’entendre et de comprendre du management appliqué?

Expérimentez ce réservoir de créativité infinie qui est la nature de votre Soi. Par la pratique régulière vous trouverez que vos pensées seront reprises par la loi naturel et il n’y a rien d’impossible avec le soutien de la loi naturelle. Le seul travail est d’être de plus en plus familier avec votre Soi. Et c’est le secret de tout succès dans toute carrière de la vie.

Une chose bien faite et alors, tout sera bien réalisé. C’est votre Soi. Utilisez tout le temps que vous avez pour votre Soi, afin que votre Soi fonctionne comme un Soi cosmique sur le fondement de l’intelligence cosmique. Et cela sera le statut que vous aurez, le statut de management couronné de succès.

Vous savez, dans tout management, dans toute affaire, si vous avez le bon conseiller, il fera plus de la moitié des choses pour vous du fait de son expérience. Vous dites: «Faites ceci, faites ceci, faites ceci.» Obtenir le plein développement de votre Soi est cette technique que nous utilisons matin et soir, et vous ferez des choses qui seront seulement utiles pour l’évolution et cela vous donnera le soutien de la loi naturelle qui est infiniment puissant pour réaliser toute chose.

Le management signifie le Management Védique. Qu’est-ce que le Management Védique? Vous avez déjà rencontré cette phrase: «Yogasthaḥ kuru karmānī.» Cela signifie: «Établi dans un état unifié de l’intelligence, vous accomplissez l’action.» C’est le management. L’habileté du management est: que vous managez, en vous manageant vous-même dans votre propre silence intérieur, dans votre propre champ unifié. Vous vous stabilisez vous-même dans votre propre Soi intérieur, et alors, votre pensée sera soutenue par le pouvoir d’organisation infini¹ de la loi naturelle totale. Cela vous donnera le statut d’un réel expert de Management Védique.

Le management signifie que vous devez connaître comment faire moins pour accomplir le maximum. Faire moins et accomplir plus. L’accent est: en accomplissant plus; la technique est: de faire moins. Réalisez ce fin niveau de l’intelligence, à partir d’où vous favorisez votre pensée, et la pensée engagera le pouvoir total de la loi naturelle, la créativité infinie de la loi naturelle.

Peu importe ce que vous voulez faire, vous amenez votre pensée à la source de la pensée, et favorisez consciemment la pensée à partir de la source de la pensée, qui est: la conscience transcendantale – et alors vous engagerez l’intelligence créatrice infinie de la loi naturelle à travailler pour vous – la nature managera pour vous.

C’est l’enseignement de notre Tradition Védique. Si vous voulez le succès, connaissez la source du succès, c’est tout. La source du succès est votre Soi, votre Soi, vous n’avez à aller nulle part ailleurs.

Continuez juste ce que vous avez étudié. L’importance suprême est le domaine de votre propre conscience autoréférente. Utilisez la dans votre vie et vous managerez de grandes, énormes choses.


¹ Le pouvoir d’organisation de la loi naturelle est ce pouvoir d’organisation infini qui soutient l’existence et promeut l’évolution de tout dans l’univers, maintenant automatiquement la relation bien coordonnée de toute chose avec toute autre chose.

L’essentiel du management (Partie I)

Maharishi Institute of Management: http://www.maharishiinstituteofmanagement.com

L’intégralité – La totalité

Il est intéressant et révélateur que l’étendue infinie du management a réellement un seul fondement, et c’est l’intégralité – la totalité – la réalité éternelle et exclusive dans son état illimité et non-manifesté d’intelligence.

La conscience pleinement alerte, pleinement éveillée – la singularité, l’intégralité, consciente d’elle-même – révèle spontanément le dynamisme autoréférent en termes des sons du Veda. C’est ainsi que la totalité, fonctionnant à l’intérieur d’elle-même, génère les impulsions de totalité (les structures du Veda et de la littérature védique) lesquelles, continuant à évoluer, s’expriment elle-mêmes comme les structures de la loi naturelle, évoluant dans la création matérielle.

La totalité apparaît comme le Veda, le Veda apparaît comme les lois de la nature, et ceci est le management de la totalité – l’intégralité se gère elle-même à travers sa propre intelligence gestionnaire, les lois de la nature qui créent, maintiennent et font évoluer l’univers toujours en expansion à l’intérieur de la structure de la totalité.

Il est intéressant de voir la mécanique interne de ce management de la totalité. La première chose a comprendre est que la totalité s’est exprimée elle-même dans les différentes impulsions de la loi naturelle en terme de son [Śruti – ce qui est entendu] – le Veda et la littérature védique – le son du dynamisme auto-interactif de la conscience évoluant dans la création matérielle – la physiologie et son environnement.

Ici est l’image de la totalité démontrée par le son continu (A), – la première lettre du Ṛk Veda – démontrant l’infinité du silence – la totalité du silence. Parce que l’infinité est juste un nombre infini, séquentiellement organisé, de points, la relation entre l’infinité et le point présente la totalité du silence en mouvement – la totalité silencieuse en mouvement – l’infinité du silence en mouvement – la valeur holistique du silence en mouvement – la valeur holistique du silence en terme de mouvement – la totalité du silence en terme de la totalité de mouvement, la totalité de dynamisme – deux plénitudes émergeant à partir d’une plénitude. Ceci est démontré par la première lettre du Ṛk Veda et par la dernière lettre du Ṛk Veda – de la première lettre (A), la totalité de silence, émerge la dernière lettre (I), la totalité de dynamisme.

Ici est l’image des deux valeurs de la totalité – le silence et le dynamisme – dans l’unique et grande totalité de la loi naturelle.

Une totalité se mouvant pour devenir une autre totalité – la totalité du silence se mouvant entre l’infinité du silence (A), et l’infinité du dynamisme (I).

Le Ṛk Veda est le mouvement de la totalité à la totalité. Le Ṛk Veda est l’expression de la totalité de la loi naturel en terme de silence et la totalité de la loi naturelle en terme de dynamisme.

Ceci est le principe fondamental du management: le silence se gérant lui-même est transformé en dynamisme – le silence en vertu d’être pleinement éveillé en lui-même, spontanément se découvre lui-même en terme de dynamisme.

Dans cette image, nous voyons le mouvement d’une totalité à une autre totalité. Tout le Ṛk Veda – le domaine entier de la loi naturelle – émergeant séquentiellement dans les structures spécifiques de la loi naturelle (de A à I) démontre le mouvement de la totalité. Une totalité se meut à une autre totalité; une totalité (I) émerge à partir d’une totalité (A).

Ce mouvement de la totalité expose le domaine entier du management sur le niveau du fondement du management.

Le management est le phénomène de la totalité – de la totalité de silence de la conscience autoréférente du manager à tout le domaine dynamique de son activité de management.

Il est très intéressant d’observer les détails de cette marche de la totalité à la totalité – la totalité de silence à la totalité de dynamisme. On peut localiser la vivacité de précision et d’ordre dans l’inébranlable marche de la totalité, à partir de l’infinité de silence à l’infinité de dynamisme; on voit tout le développement séquentiel des structures de la loi naturelle à toute étape de progression de A à I.

पूर्णमदः पूर्णमिदं पूर्णात्पूर्णमुदच्यते
पूर्णस्य पूर्णमादाय पूर्णमेवावशिष्यते
pūrṇam adaḥ pūrṇam idam pūrṇat pūrṇam udacyate
pūrṇasya pūrṇam adaya pūrṇam evavaśiṣyate
Śāntipātha, Īśā Upaniṣad et Bṛhadāranyaka Upaniṣad 5.1.1
«Cela est plein; ceci est plein; de la plénitude, la plénitude émerge; en prenant la plénitude de la plénitude, ce qui reste est la plénitude.»
[Purnam adah, Purnam idam – A est plein, I est plein. De la plénitude A, émerge la plénitude I. De la plénitude émerge la plénitude du silence dynamique. Le mouvement de A à I se fait au travers de la totalité de silence évoluant séquentiellement.

L’expression de l’évolution de la plénitude (ou totalité) apparaît être un peu étrange à première vue. La question s’élève de savoir comment la plénitude peut évoluer et en quoi peut-elle évoluer puisqu’elle est déjà pleine. Le mot évolution ici a une signification en qualité et non en quantité; c’est la totalité de silence qui évolue en la totalité de dynamisme; c’est l’évolution qualitative d’un genre de totalité en un autre genre de totalité. Il y a encore une autre image de cette évolution de la totalité en la totalité. C’est extrêmement intéressant comme théorie du management et c’est pourquoi, il est bon de le mentionner ici. C’est le silence holistique dans l’état de conscience autoréférent qui spontanément devient la dynamique auto-interactif de la conscience du manager. Ceci signifie qu’il n’est pas demandé au manager de faire un effort pour transformer la qualité de silence de sa conscience autoréférente en la qualité dynamique de son dynamisme auto-interactif. Il est évident que le dynamisme est latent dans le silence. Dans le potentiel du silence autoréférent est le potentiel du dynamisme auto-interactif. Ceci signifie qu’afin d’animer le pouvoir d’organisation total de la loi naturelle dans sa conscience individuelle, le manager a seulement à pratiquer la Méditation Transcendantale comme la réalisation fondamentale de sa profession – la Méditation Transcendantale est l’outil d’un manager parfait.]

Comme c’est la marche de la totalité, toute étape de progression dans la longueur entière du Ṛk Veda, tout mot qui suit séquentiellement tout autre mot, tout vide (espace) entre les mots à toute étape que la valeur holistique de la loi naturelle prend durant son mouvement de l’infinité à l’infinité, est l’étape de la totalité exprimée en séquence par soit un mot ou un vide.

Le mouvement de la loi naturelle est démontré par les étapes organisées séquentiellement de la totalité perpétuellement maintenue par tout vide et toute syllabe, depuis le commencement jusqu’à la fin du Ṛk Veda.

C’est cette vivacité perpétuelle du mouvement holistique de la loi naturelle – de l’infinité de silence à l’infinité de dynamisme – qui maintient spontanément le pouvoir d’organisation éternel et infinie à la base de toute création et évolution.

Le point à noter ici est que la totalité est le fondement du management parfait: la totalité est la source du management parfait, la totalité est le cours du management parfait et la totalité est le but du management parfait; c’est pourquoi nous disons que la totalité est le fondement du management. Si le management se doit d’être parfait, le fondement du management, la totalité, devrait être éveillée dans la conscience individuelle du manager; alors il est évident que cette capacité à gérer sera en alliance avec l’intelligence directrice de la nature – le pouvoir d’organisation infini de la loi naturelle.

Comme nous l’avons vu, la perfection dans le management est le mouvement de la totalité en elle-même. À mesure que la totalité de silence avance, en un sens le degré de silence séquentiellement devient moindre et dans la même mesure, le degré de dynamisme s’accroît. Le résultat rapporté est qu’à toute étape de l’évolution de la loi naturelle, tel que démontré par le Ṛk Veda évoluant séquentiellement, il y a une relation entre la totalité du silence et la totalité du dynamisme. Il est intéressant de voir que cette coexistence des valeurs opposées du silence et du dynamisme crée ce que nous connaissons comme étant la conscience.

La conscience est cet élément qui est disponible dans la coexistence des qualités opposées de l’intelligence – une silencieuse, une dynamique.

Pour apprécier la situation de la coexistence du silence et du dynamisme, il est intéressant d’observer que le silence et le dynamisme, les deux caractéristiques de la loi naturelle, doivent être sur le niveau extrême de vigilance, parce que si l’un est moins vigilant que l’autre, alors le plus vigilant, le plus puissant, ombragera le moins vigilant, le moins puissant.

Donc il est clair que la conscience est composée de deux qualités opposées de la loi naturelle qui apporte un domaine vivant de toutes les possibilités à la Maîtrise de Management de Maharishi, l’idéal suprême du management à tout moment, en tout lieu et sous toute situation et circonstance.

Le manager formé dans la Maîtrise de Management de Maharishi n’est jamais ballotté par les situations et les circonstances. À travers le pouvoir d’organisation infini de la loi naturelle, il maintient spontanément le contrôle sur l’étendue entière de son autorité.

Afin de comprendre le fondement du management, il est bon de savoir que les lois qui gouvernent le marché de gros sont différentes de celles qui gouvernent le marché de détail; les lois qui gouvernent la production sont différentes de celles qui gouvernent les ventes; les lois qui gouvernent le domaine de l’agriculture sont différentes de celles qui gouvernent l’industrie; les lois qui gouvernent la vie d’un étudiant sont différentes de celles qui gouvernent la vie professionnelle; les lois qui gouvernent une ville sont différentes de celles qui gouvernent un état, une nation ou une famille des nations.

Les secteurs qui concernent le management sont en fait innombrables. Il n’est pas possible d’avoir la connaissance de tous les systèmes et de toutes les lois qui gouvernent les différents domaines du management, et sans la connaissance des lois qui gouvernent les aspects différents de la vie de l’individu, ou de la vie nationale ou internationale, il n’est pas possible de devenir un parfait manager. Il est donc nécessaire de trouver un voie afin que même sans la connaissance de toutes ces innombrables lois qui gouvernent les différents secteurs de la création et de l’évolution, le manager formé serait capable de gérer tout domaine de management qu’il a entrepris de diriger à partir du fondement de toutes les lois de la nature, comme un jardinier qui gère l’arbre entier en traitant simplement la racine.

Pour développer cette qualité de management, il est nécessaire de gagner l’habileté à manier le domaine entier du management à partir du fondement du management – la conscience autoréférente – la totalité.

La connaissance complète se déploie par l’analyse et la synthèse

Le Dr Nader répond à vos questions sur le bonheur, la conscience et Maharishi (en anglais) https://www.drtonynader.com/one-unbounded-ocean-of-consciousness

Le flot de la conscience est aussi le flot de la connaissance. Je suis Cela un peu plus chaque jour. Que ce parce-t-il? C’est très simple! L’attention est sur les valeurs de surface, progressivement avec la Méditation Transcendantale, elle va se tourner vers l’intérieur et faire l’expérience du Soi. Cette expérience, comme une source de jouvence, va commencer à imprégner l’esprit de cette béatitude transcendantale, ce qui aura pour effet naturel de favoriser se retour vers la Soi sans aucun effort. C’est comme cela que Cela reconquière sa propre manifestation. 

Les deux systèmes de la connaissance, l’analyse et la synthèse, sont nécessaires pour acquérir la connaissance complète et son pouvoir d’organisation.

Il est très important que la connaissance soit acquise par les deux approches – l’analyse et la synthèse – sinon la compréhension de la connaissance totale ne sera pas pratique.

La science est le chemin systématique d’acquérir la connaissance. La science demande que pour que la connaissance soit fiable, les deux directions de l’approche (l’analyse et la synthèse) doivent être correctement couvertes. La raison est que lorsqu’un étudiant va de sa maison à son école, il voit le chemin avec un type de fond, mais quand il revient de l’école, pour aller à la maison, il marche sur le même chemin mais expérimente un fond complètement différent. Une connaissance complète du chemin dans les deux sens est indispensable afin que le chemin ne soit pas perdu à aucun moment.

Le thème védique de l’éducation chérit cet aspect de l’acquisition de la connaissance dans le mot निवर्तध्वम् Nivartadhwam, qui signifie ‘retour’.

Du point à l’infini et de l’infini au point, c’est le chemin pour gagner la connaissance complète.

Le thème védique de gagner la connaissance est du: Soi → au → Veda → à → l’univers → et → retour → de → l’univers → au → Veda → au → Soi

De → la connaissance du Soi – l’Ātmā → à → la connaissance du Veda → à → la connaissance de l’univers → retour निवर्तध्वम् Nivartadhwam 

De → la connaissance de l’univers → à → la connaissance du Veda → à → la connaissance du Soi – l’Ātmā → Cette Ātmā (le Soi individuel) est Brahm (le Soi cosmique) अयम् आत्मा ब्रह्म Ayam Ātmā Brahm

Le chemin de la connaissance commence à partir du Soi (l’Ātmā) et se termine dans le Soi (Brahm). Le Soi est la source et le but de la connaissance.

La Saṁhitā de Rishi, Devatā, Chandas
Le Veda est structuré en boucles autoréférentes. Chaque aspect de la connaissance est connecté au Soi. La recherche de la connaissance totale commence à partir du Soi et trouve sa plénitude en revenant au Soi, en trouvant que tout est l’expression du Soi – tout est l’expression de mon propre Soi.

Le chemin de l’évolution procède en deux étapes – en avant et en arrière. C’est le chemin de l’évolution de la connaissance – aller en avant et revenir en arrière. C’est la Science Védique de Maharishi; cette Science Védique: le chemin de la connaissance du Veda, le chemin du pouvoir d’organisation infini de la connaissance pure, le Veda.

La recherche de la connaissance totale commence à partir du Soi (l’Ātmā) et se poursuit jusqu’aux expressions d’Ātmā – le Veda, et Vishwa (l’univers) – et de la connaissance de l’univers à la connaissance de la totalité, Brahm (le Soi) qui est l’état unifié (l’unité) de la connaissance de l’univers, la connaissance du Veda et la connaissance du Soi – l’épanouissement de la connaissance totale dans le Soi – le but de toute connaissance (Brahm) trouvée dans le Soi, où le chemin de gagner la connaissance a commencé.

Le Veda est structuré dans la conscience autoréférente; l’univers est structuré dans le Veda, donc l’univers est aussi structuré dans la conscience autoréférente; il est donc évident que la conscience autoréférente est la source, le cours et le but de la connaissance – le Soi est la source, le cours et le but de toute connaissance; et ce Soi qui a réalisé qu’il est lui-même la source, le cours et le but de toute connaissance est comme la totalité de la connaissance – l’Ātmā totalement épanouit – Brahm. Cette réalisation est Ahaṁ Brahmāsmi, ‘Je suis la totalité’ – l’état de pleine illumination.

Le thème de donner la connaissance à l’Université Védique Maharishi accomplit cette croissance ordonnée de la connaissance complète en chaque étudiant et amène chaque étudiant au but de l’éducation – l’illumination dans la vie pratique – la vie quotidienne en pleine accord avec la loi naturelle.

Le diplômé de l’Université Védique Maharishi trouve tous les courants diversifiés de la connaissance dans l’état autoréférent de sa propre conscience. Il est autosuffisant pour la connaissance totale et son pouvoir d’organisation infini. Il a terminé l’éducation universitaire; il a accompli le but et la signification du mot université – il a trouvé l’univers dans le Veda, il a trouvé sa propre physiologie dans le Veda, et il a trouvé le Veda dans sa propre conscience autoréférente. Il entre dans la société en tant que gardien autosuffisant de la connaissance pure et de son pouvoir d’organisation infini avec la capacité dynamique de réaliser quoi que ce soit.

La conscience de l’étudiant, s’écoulant dans le thème parfait de l’évolution de la nature, évolue naturellement vers la capacité spontanée de fonctionner à partir du niveau de l’Intelligence Cosmique. Il gère spontanément chaque aspect individuel de sa vie quotidienne sur le fondement de l’Intelligence Cosmique pleinement éveillée dans sa conscience. L’intelligence de chaque fibre de son cerveau est complètement cohérente avec le fonctionnement total de son cerveau. Le fonctionnement intégré et cohérent de la physiologie de son cerveau est comme le fonctionnement ordonné de la physiologie cosmique de l’univers entier – chaque valeur isolée est toujours en parfaite cohérence avec l’ensemble.

Lorsqu’on comprend que le monde relatif est juste l’expression de la conscience pure, le Soi, alors un grand changement de paradigme s’opère. Comme une invitation à explorer ce lien connectant les deux aspects de l’existence que sont la conscience pure et son expression, l’intention nait d’en savoir plus sur l’expression de: «Chercher Dieu et son royaume, le royaume des cieux est en vous».