Le Samadhi est le commencement, pas la fin du Yoga

Maharishi Mahesh Yogi on Patanjali Ashtanga Yoga

Ottawa Natural, numéro juin 2010, par Neil Dickie

«Le Yoga ou l’union de l’esprit avec l’intelligence divine, commence lorsque l’esprit gagne la conscience transcendantale. Le processus de plonger à l’intérieur est la voie pour être établi en yoga.» – Maharishi Mahesh Yogi

Cet article est pour les nombreuses personnes qui suspectent qu’elles pourraient amener leur pratique du yoga à un niveau supérieur en pratiquant la méditation, mais qui hésitent à commencer, pensant que la méditation est soit trop difficile ou trop avancée pour eux. 

Une raison que beaucoup assument que la méditation est difficile, est une mauvaise compréhension commune du système de yoga des huit membres ou Ashtanga exposé dans les vénérés Yoga Sūtra de Patañjali. Dans le texte des Yoga Sūtra, les huit membres du yoga sont exposé dans l’ordre suivant: les cinq yamas ou les vertus personnelles, telles que ahimsa ou la non-violence, et satya, la véracité. Puis les cinq niyamas ou les règles de vie, incluant shaucha, la purification, et swadhyaya, l’étude. Ensuite, le pranayama, les pratiques respiratoires; puis les asanas, les postures de yoga; puis les trois stades de pratique mentale. Et finalement, vient le huitième membre, le samadhi, l’union de l’esprit pensant actif avec son niveau silencieux le plus profond, le champ unifié de la conscience. Pensez à une vague individuelle s’apaisant et expérimentant l’océan illimité.

Cependant, malgré le fait que l’Ashtanga se traduit comme les huit membres, et non les huit étapes ou stades, beaucoup ont pensé que Patañjali signifiait que l’approche octuple devrait être pratiquée seulement étape par étape, l’ordre séquentiel, commençant avec les vertus personnelles et les observances, et que seuls les pratiquants avancés devraient s’attaquer au samadhi.

Maharishi Mahesh Yogi a créé une excitation dans la communauté mondiale du yoga il y a de cela 40 ans environ quand il a parcouru le monde enseignant la Méditation Transcendantale, une technique simple, facile à apprendre qui conduit à l’expérience directe du samadhi. Maharishi enseignait quiconque intéressé, sans tenir compte de leur connaissance des autres membres du yoga.  À mesure que la popularité de la MT se propageait, ainsi en fut-il de l’intérêt dans la communauté du yoga. En Allemagne, une délégation contrariée de yogis vint à lui et lui demanda une explication.

Ils savaient que Maharishi avait été pendant de nombreuses années le disciple le plus proche du Shankaracharya de Jyotir Math, Swami Brahmananda Saraswati, un chef spirituel hautement respecté et le gardien élu de la tradition védique en Inde du Nord. Mais en dépit de ce contexte traditionnel, Maharishi enseignait maintenant la méditation aux masses. Quelle pourrait être la raison, ils ont demandé?

Maharishi a accueilli la délégation et a commencé en établissant un fondement commun avec eux – son respect pour l’autorité de Patañjali. Il a ensuite, cependant, expliqué sa vision, que Patañjali était devenu, en raison d’un long laps de temps, mal interprété. L’ordre du fameux octuple yoga de Patañjali était devenu, dit-il, l’inverse de ce que Patañjali préconisait. «La pratique du Yoga fut comprise comme commençant avec yama, niyama (les vertus séculières), et ainsi de suite,» Maharishi dit, «alors qu’en réalité elle devrait commencer avec le samadhi. Le samadhi ne peut pas être acquis par la pratique de yama, niyama et ainsi de suite. La compétence dans les vertus peut seulement être gagnée par l’expérience répétée du samadhi.»

Par exemple, Maharishi a dit, on ne peut vraiment progresser en ahimsa ou la non-violence qu’à mesure que qu’on grandit dans la réalisation qu’il y a une unité commune à toutes choses. Cette réalité unifiée de la vie est directement expérimentée dans le samadhi. De même, il a dit, asteya ou la non-convoitise peut seulement être réalisée que lorsque l’on se sent pleinement satisfait, et le seul moyen d’être vraiment heureux à l’intérieur est de réaliser le domaine de la conscience de félicité – qui encore n’est possible que grâce à l’expérience répétée du samadhi.

Mais il y a une deuxième, peut-être même plus commune, raison en la croyance très répandue que la méditation est difficile – comme il est généralement enseigné qu’elle est. Patañjali définit le yoga comme «l’apaisement complet de l’esprit» (Yoga Sūtra 1.2). Notre expérience de l’enseignement de la méditation au cours des 20 dernières années est que la plupart des autres types de méditation d’aujourd’hui impliquent la concentration, l’effort et le contrôle. En tant que telle, elles empêchent effectivement l’esprit de complètement s’apaiser. La Méditation Transcendantale de Maharishi, en revanche, n’implique aucune concentration, aucun effort ou aucune tentative de tout genre, et permet à l’esprit de plonger facilement et aisément à l’intérieur de son centre silencieux.

Mais puisse une méditation simple et sans effort être une ‘réelle’ méditation, menant à l’illumination? Oui! Certains ont (mal) compris que la simplicité de la Méditation Transcendantale de Maharishi signifie qu’elle est diluée, ou ‘occidentalisée’. Mais la MT est en fait la renaissance de la méditation dans sa forme pure et originelle. Elle est simple et facile non pas parce qu’elle est diluée, mais parce qu’elle est naturelle, en plein accord avec la nature de l’esprit et du corps. C’est aussi pourquoi elle est si efficace. La nature a une formidable efficacité. L’activité dans la nature suit toujours le chemin de moindre action. De la même manière, le pratiquant de la MT plonge sans effort à l’intérieur de l’esprit, gagne le samadhi et jouit, même en dehors de la méditation, de l’accès augmentant progressivement de ce domaine de pure intelligence et de joie infinie.

Voir www.tm.org ou www.doctorsontm.com pour l’information sur les nombreuses études scientifiques publiées sur les bénéfices pour l’esprit, le corps et l’environnement résultant de cette pratique. (en anglais)

Maharishi et Tat Wale Baba

Le texte suivant est si inspirant par la sagesse qu’il contient que je n’ai pu résister à le traduire. Vous trouverez la version anglaise sur le lien suivant: http://www.yogiphotos.com

Conférence de Tat Wale Baba à une assemblée internationale de chercheurs

Tat Wale Baba commença son exposé dans un hindi énergique, sans tension, et Maharishi Mahesh Yogi traduisait

(…)

Ce qui est omniprésent n’a pas à être cherché. C’est déjà là. Commencez à être. Ce qui est omniprésent n’a pas à être cherché; seulement notre conscience individuelle a à être amenée à ce niveau et là est cette béatitude. Vous n’avez pas à la chercher. Comprenez-vous? À moins que l’on rentre dans cette béatitude omniprésente, la satisfaction ne peut pas venir. Si elle avait dû venir, elle serait venue à l’heure qu’il est à travers de nombreuses avenues dans le monde. Mais, ce n’est pas le cas. Donc, ce qui est le Soi est votre propre être. Vous n’avez pas à chercher à l’extérieur. Et, c’est sans distinction de fois religieuses ou de croyances; chrétiennes ou mormons ou hindous. Cet être est lui-même la connaissance. Seulement, vous avez à savoir. Toutes ces diverses manifestations de bonheur que nous expérimentons dans le monde, sont aussi les manifestations de ce même être éternel qui est notre propre Soi. Si nous sommes conscient du Soi, si nous le connaissons, bien. Autrement, nous avons à être. Et donc, il est nécessaire d’amener notre conscience individuelle profondément en nous-même. Aussi profondément que nous pouvons amener notre conscience individuelle au Soi, aussi intensément nous pouvons hériter de ce qui est omniprésent dans notre vie jour après jour. Connaissant ce Soi, nous serons éternellement satisfait; demeurant dans le monde, nous vivrons le contentement. Et, ce n’est pas une question de se détacher du monde. Seulement, nous avons à le connaître, et le connaissant, alors, toutes les différentes manifestations dans le monde seront expérimentées comme les manifestations de Cela. Nous n’avons pas à nous détacher. C’est juste une question d’amener la conscience individuelle à ce domaine, et être, et le vivre.

Ayant acquis ce magnifique, parfait système nerveux humain, si nous connaissons cet élément du Soi, alors nous avons réellement utilisé ce merveilleux cadeau pareil à un diamant, ce système nerveux pareil à un diamant qui est capable de donner cette béatitude éternelle. Si elle n’est pas expérimentée, alors nous avons perdu le cadeau de diamant. Nous avons pris sur nous-mêmes ce système nerveux humain, non pas pour l’amour de plaisir insignifiant de nature changeante dans ce domaine relatif du changement, mais pour vivre et être cette béatitude infinie. Et, nous aurons à atteindre cette chose, que nous l’atteignons dans cette vie, ou dans la prochaine, ou la suivante. Nous ne pouvons tout simplement pas renoncer à cela. Par conséquent, avec l’assistance du Guru et des Écritures, il est mieux de l’atteindre rapidement. Pourquoi le retarder?

L’exposé de Tat Wale Baba fut suivie par une opportunité pour les questions d’être posées.

Comme chaque question était posée en anglais, Maharishi Mahesh Yogi traduisait en hindi, puis traduisait les réponses de Tat Wale Baba.

Étudiant: Peut-il nous parler de son maître et de la tradition qu’il suit?

TWB: Le Soi est libre de toute tradition ou de non tradition.

MMY (ajoutant son propre commentaire): Il est de la tradition de Shukadev. Shukadev était comme lui, pas de ce monde. Loin de lui.

Étudiant: Peut-il nous dire quel genre de méditation fait-il?

TWB: Je suis établi dans le Vedanta et de cette façon, on en parle, et on est. Il n’y a aucune pratique en tant que telle.

Étudiant: Que pensez-vous de la Méditation Transcendantale?

TWB: La conscience transcendantale est la base de toute expérience. La pure conscience est Cela à travers lequel on expérimente. Ce n’est pas une chose qu’on peut expérimenter. Et, tout ce monde est dans un état de pure conscience, et c’est à travers Cela qu’on expérimente tout. La pure conscience, ou la conscience transcendantale n’est rien qu’on expérimente. À travers Cela on expérimente tout. Cela est la base de toute expérience, et de faire l’expérience. Donc, jouissez de cet état.

Étudiant: Est-il possible d’accroitre sa capacité à jouir de cet état?

TWB: On peut l’accroitre grandement par la méditation. Et à mesure qu’on va plus en profondeur, Cela jaillira dans notre vie extérieure. Donc, il est possible d’accroitre notre capacité à être Cela. Et c’est par la méditation.

Étudiant: A-t-il des techniques qu’il enseigne à ses disciples?

TWB: Nous sommes assis dans la forêt, et quand nous sommes assis dans la forêt, nous avons un but à accomplir, et avec ça nous sommes assis. Si un chercheur vient et demande, très bien. Nous donnons des conseils. Sinon, nous n’avons pas beaucoup de temps. Nous sommes dans la forêt, et nous sommes dans la forêt pour un certain but. Mais, si un chercheur vient, très bien. Ses doutes sont dissipés et supprimés.

Étudiant: Pense-t-il que son mode de vie aide le reste de l’humanité ou seulement lui?

TWB: Tous ces saints méditants et établis dans le Soi, ils sont le fondement pour toute cette marche de l’univers entier, et ils sont le fondement de toute la chose, et non pour eux-mêmes seulement. Leurs bonnes vibrations influencent les sociétés pour leur avancement.

Étudiant: Comme une centrale électrique?

TWB: Comme une centrale électrique. La centrale électrique est à Delhi and l’ampoule éclaire ici. Ce n’est pas l’ampoule qui éclaire. C’est l’électricité de la centrale. C’est les saints établis dans leur Soi qui infusent la vie dans tout l’univers. Et, ce sont eux qui ont trouvé Smriti Purananam (les codes védiques de conduite). Ce sont eux qui ont trouvé l’essentiel, les réalités de la vie, et qui ont enseigné au monde les diverses conduites de vie; les chemins de la réalisation du Soi, les chemins de la réalisation de Dieu, et tout ces états supérieurs de vie. Ce sont eux qui ont amené la demeure de la sagesse au monde, et ils sont à la base de toute la prospérité croissante du monde à travers leurs vibrations et à travers leur réalisation.

Étudiant: De combien de sommeil a-t-il besoin?

TWB: Si je dors qu’est-ce qui arrivera au monde? Endormi et éveillé – le sommeil et l’éveille sont la nature de l’esprit. Parfois l’esprit dort, parfois il est éveillé. Si je dors, la base entière du monde s’endormirait et alors il ne resterait rien. Aussi, je ne dors pas. Si quelqu’un dort, c’est l’esprit. Le Soi ne dort pas. Tous ces états de veille, rêve; ils appartiennent à l’esprit. Ils ne sont pas l’état du Soi. Et, si vous parlez de mon sommeil, je ne dort pas parce que le Soi ne dort pas. Si le Soi dort alors le monde entier irait dans le sommeil.

Étudiant: Y-a-t-il une différence entre le moment où il médite et le moment quand il ne médite pas, dans la façon dont il se sent, ou son interaction avec l’environnement?

TWB: En méditant pendant quelques temps, on devient établi en permanence dans l’état d’être. Et alors, partout où l’esprit va, on est établi dans ce Soi, peu importe ce qu’on fait ici ou là; c’est sans importance quand on est établi dans le Soi. Et, cet état vient après un certain temps d’aller profondément à l’intérieur et en sortir. Avec cette pratique, on devient établi en permanence dans le Soi, et alors quoique vous fassiez, vous n’êtes pas séparer du Soi.

Étudiant: Vivez-vous dans cet état maintenant?

TWB: Ce qui est non né, éternel, nous n’en parlons pas en termes de temps. En termes de temps le Soi ne peut pas être discuté.

Étudiant: Sent-il qu’il y a plus à atteindre?

TWB: Qu’y-a-t-il à être gagné ou à atteindre? Ce qui est à être gagné est omniprésent, et nous sommes Cela, et c’est déjà atteint. Aussi longtemps que l’esprit a été fluctuant seulement dans le relatif changeant, aussi longtemps il était hors de vue. Et, quand l’esprit a été concentré et a atteint ce niveau, rien de nouveau s’est produit. La chose qui était là, elle est là. Rien de nouveau s’est produit ou a été atteint. Rien! Ce qui était là, est là même maintenant, et était même avant. Seule la différence est dans l’esprit; l’esprit était inconscient de Cela et maintenant l’esprit est conscient. Donc, qu’y-a-t-il à dire à propos d’accomplissement d’autres états?

Étudiant: Peut-il nous parler de l’amour qui s’écoule de notre coeur une fois que l’état est atteint?

TWB: Notre amour déborde. Comme quelqu’un s’aime lui-même ainsi il commence à aimer les autres. Parce que dans cet état il n’y a rien d’autre que notre Soi. Par conséquent, notre amour pour notre Soi est notre amour pour les autres. Et alors, quelque soit les communications qui sont là, elles sont les communications dans notre propre Soi. Le Soi est doré. C’est seulement une question d’amener notre conscience à Cela et alors le critère de Cela sera que nous commencerons à démontrer toute l’amour et l’harmonie dans le domaine de toutes nos actions et expériences. Ce sera le critère. Quand l’amour s’accroît, cela devient l’équilibre pour mesurer que nous approchons de Cela. Autrement, la chose est déjà là, seulement nous avons à l’incorporer dans nos vies. Nous avons à exposer plus d’amour, plus de bonheur. L’expression de Cela est nécessaire, autrement l’état de Cela est déjà là. Et, nous commencerons à l’exprimer plus quand nous en deviendrons plus conscient.

Étudiant: Pouvons-nous méditer avec vous?

Tat Wale Baba ferma ses yeux et nous méditâmes tous pendant environ vingt minutes. Alors, l’opportunité de poser plus de questions repris.

Étudiant: Que voyez-vous pour l’avenir du monde?

TWB: Nous avons à créer l’avenir. Le futur n’a pas à nous créer. Et, si nous faisons de bonnes choses, et méditons, et expérimentons ce Soi, et sommes omniprésent, l’avenir va être bonne. Si nous ne le faisons pas, nous allons créer un mauvais avenir. Nous avons à créer le futur. Le futur est dans nos mains.

Étudiant: Y aura-t-il la paix mondiale?

TWB: Le monde est en vous. Et, si vous êtes en paix à l’intérieur, si votre conscience individuelle est établie dans votre Soi, votre monde est en paix. Et, si vous êtes fluctuants et sans paix, et que vous n’êtes pas en accord avec votre propre état éternel d’Être, alors le monde est dans un manque de paix. Si vous voulez créer la paix sur le niveau cosmique, alors vous devez prendre refuge en Dieu. Et, si vous voulez la paix en vous-même, réalisez le Soi et votre monde sera en paix et vous verrez que le monde entier est en paix. Le monde est comme vous êtes, et le monde sera comme vous serez.

Étudiant: Y-a-t-il des raccourcis à la purification du Karma?

TWB: Le raccourci le plus court à la purification du karma est l’abandon à Dieu, la dévotion à Dieu, la réalisation du Soi. Et, quand vous réalisez le Soi tout votre esprit et vos sens seront purifiés. Et, quand vos sens sont purifiés toutes vos actions seront bonnes. Elles seront support de vie. Elles se comporteront avec vous comme vos amis. Et, si l’esprit n’est pas établi dans le Soi, dans la gloire de Dieu, alors vos propres sens deviendront votre ennemi. Et alors, tout votre karma vous sautera dessus comme votre ennemi. C’est la fixité de l’esprit dans le Soi qui fait de vos sens votre ami, et la non fixité de l’esprit dans le Soi fait de vos sens votre ennemi. Les sens ennemis signifient le karma, parce que le karma est accompli par les sens. Donc, le karma sera bon si l’esprit est établi dans le Soi et le karma ne sera pas bon si l’esprit n’est pas établi dans le Soi. Pratiquez. Accroissez votre pratique pour arriver à ce but.

Étudiant: Est-ce un handicap d’être maître de maison et de faire cette pratique?

TWB: La voie de maître de maison n’est pas mauvaise. Mais, en n’étant pas capable d’être à la hauteur de ce style de vie, nous faisons un enfer hors de nous-mêmes dans la voie de la vie de maître de maison.

Étudiant: Est-il possible de travailler dans le monde quand nous avons gagné l’état le plus haut de la pure connaissance suprême?

TWB: Il y a deux style de vie, le maître de maison et le reclus. Ceux qui sont dans la voie de la vie de maître de maison, par habitude sont engagés dans l’activité, même en ayant gagné cet état de connaissance suprême. Et, ceux qui sont reclus par nature, n’ont rien à faire avec l’activité de la vie. Donc, ils continuent à vivre cette voie. Mais, les deux vivent cet état de connaissance suprême.

Étudiant: Est-il possible que celui qui vit la voie de la vie de maître de maison puisse alors désirer changer et vivre la vie d’un reclus? Ou, serait-ce cause d’un conflit?

TWB: La condition idéale serait de ne pas entrer en ménage. Si vous voulez devenir un sannyasi (un renonçant), ou, si vous êtes entrés dans la vie de maître de maison, alors partager la responsabilité que vous avez prise avec la femme et les enfants, et alors achevez cette responsabilité. Faites que vous enfants soient éduqués et finissez-en avec tous ça. Alors, il devrait être bon d’osciller à partir de là. Autrement, n’y entrez pas, ce sera le plus idéal. Ayant pris la responsabilité, il ne serait pas bon de fermer cette responsabilité. …

Le succès par le sattva

La qualité la plus importante de l’esprit

Ceci rend clair une fois de plus, que l’esprit est la clé, car il est la connection avec la pure conscience. L’esprit a trois qualités principales, Sattva (la pureté), Rajas (le principe d’action) et Tamas (l’obscurité). Sattva, la nature pure de l’esprit, devrait prédominer, afin que Rajas et Tamas le servent.

Sattva a cinq qualités distinctives: la compassion, le Dharma (le choix juste en accord avec la loi naturelle), l’action, la dévotion et la foi (la pensée positive).

Comment soutenons-nous la croissance de ces qualités dans notre vie? À travers la connaissance correcte, Dhairya (la patience), Smriti (la mémoire) et Samadhi (la transcendance). La plus importante d’entre elles est la transcendance, parce qu’elle nourrit les autres.

«Il y a proverbe en sanskrit: «Le succès d’un grand homme ne repose pas sur les accessoires, mais sur le niveau de sattva ¹.» Si nous sommes capable de maintenir notre sattva – notre Être – alors le succès de quelque soit ce que nous voulons faire dans ce monde sera nôtre. Ce n’est pas les accessoires qui apportent à un homme le succès, mais son propre centre d’intelligence divine. Cela a été mon expérience à travers le monde, et cela a été l’expérience des saints depuis des temps immémoriaux.

«La nature devient sympathique à la réussite si le sattva est maintenu. Si simplement nous méditons correctement le matin et le soir et avons un sens correct de la vie, ce qui est commun pour un homme qui médite, alors la pensée juste vient naturellement, et toute la nature est prête à la supporter. C’est l’aide divine. Toute chose progresse par elle-même; nous n’avons seulement qu’à nous maintenir dans l’Être, mais pas sur le niveau de la mémoire. Tout ce que nous avons à faire est de méditer matin et soir, et un sens correct de la vie s’ensuit.

«Ce que nous pensons ne pas être juste, nous nous en abstenons, mais nous ne devrions pas considérer toute chose dans le monde comme n’étant pas correcte. Ne véhiculer pas trop le sens du bien et du mal dans votre esprit. Ayez une attitude naturelle, et prenez les choses comme elles viennent. Avec une méditation régulière, le sattva sera maintenu et se développera, et le comportement correct et les valeurs justes seront là. Toute chose ira par elle-même; toute réussite sera vôtre.» – Histoire de trente années autour du monde, p. 362-363. Tiré du discours de Maharishi aux participants du premier cours de formation de professeur à Rishikesh, le 13.07.1961

Note: ¹ Sattva: L’ensemble de la création consiste en l’interaction des trois gunas, sattva, rajas et tamas, nés de prakriti, ou la Nature. Le processus d’évolution est perpétué par ces trois gunas. Tout peut être classé suivant ces trois catégories:

  • Sattva (pure) – Bon pour l’esprit et le corps – à favoriser
  • Rajas (stimulant) – Bon pour le corps mais pas bon pour l’esprit – à éviter
  • Tamas (impure) – Bon, ni pour l’esprit, ni pour le corps – à supprimer

Karma, réincarnation, connaissance et les trois types de corps

Le corps causal est amené à la non-existence par la connaissance, Arosa, 1974

Maharishi: Chaque être humain a trois types de corps: le corps grossier, le corps subtil et le corps causal. Corps grossier, corps subtil et corps causal – la cause du corps subtil. Et quelle est la cause du corps subtil? La cause du corps subtil est l’ignorance. Si l’ignorance disparaît, le corps subtil n’est plus apte à prendre naissance. Sa cause a disparu. Lorsque l’ignorance disparaît, la cause du corps subtil – cette agence qui est responsable de la naissance du corps subtil – n’est plus disponible. Le corps subtil reste donc sans fondement. Simplement parce que le corps subtil s’est étendu au-delà des limites. Le corps subtil – l’esprit fondamentalement, le souffle avec lui, le Prana – s’est étendu et a brisé les limites. Lorsque les limites sont brisées, la base de la naissance est brisée. Quelle est la cause de la renaissance? La cause de la renaissance est le dernier désir au moment de la mort. Et lorsque le but de tous les désirs est atteint – l’illimité est acquise par le corps subtil, l’esprit a acquis l’illimité – alors le but de tous les désirs est atteint. Et dans cet état de plénitude, il n’y a pas d’aspiration à renaître. Car le but de la naissance, qui est d’atteindre le point culminant de l’évolution, a été atteint. Lorsque le petit «s», l’ego, s’est étendu – lorsque la vague est devenue l’océan – où est le désir? La vague a toujours le désir de devenir de plus en plus grande, et lorsqu’elle est devenue l’océan illimité, alors tous les désirs sont satisfaits. Dans cet état de plénitude, le dernier désir au moment de la mort n’a pas assez de puissance pour renaître. Le corps subtil ne va nulle part pour renaître. Le corps causal est donc éliminé ou amené à la non-existence. Par quoi? Par la connaissance. L’ignorance est détruite par la connaissance. C’est pourquoi on dit parfois que «le karma est brûlé dans le feu de la connaissance». L’homme en Conscience Cosmique découvre automatiquement que, sans qu’il ait à craquer une allumette, tout le karma est brûlé dans le feu de la connaissance. Tout le karma, toutes les actions dont on doit récolter les conséquences et tout le reste, ont trouvé leurs propres clients sur le marché et ne reviendront plus. Une fois que le feu de la connaissance est allumé, le corps causal – la cause du corps subtil – est brûlé, éliminé, devient inexistant. L’ignorance est la cause du corps subtil. Et lorsque la connaissance vient, la cause même est brûlée…

Question: En Conscience Cosmique, le corps subtil est-il toujours maintenu?

Maharishi: Il est maintenu. Vous savez ce qui se passe? Une corde tordue avec toutes ses torsions et tout le reste – vous brûlez la corde et elle est entièrement brûlée, mais les torsions apparaissent de la même façon qu’avant. C’est toujours une corde, pour toute vision pratique, c’est une corde, une corde tordue. Tout est pareil, sauf qu’elle a perdu sa force. De l’intérieur, elle a perdu sa force. Mais de l’extérieur, elle apparaît simplement comme une corde. 

De cette manière, la force intérieure est résolue parce qu’au départ, lorsqu’il n’y avait que des limites, celles-ci étaient très fortes. Ces limites ont été imprégnées par l’illimité dynamique. Par conséquent, même si elles semblent être des limites, la force des limites n’est plus disponible. Elle est faible – les limites sont faibles. C’est ce qui arrive au corps subtil. 

C’est pourquoi il n’est pas capable de s’associer à quoi que ce soit. Il reste un témoin et devient incapable de participer. Si participation il y a, c’est par habitude. À toutes fins utiles, on fait des choses, mais en réalité, on est au-delà des limites, illimité. 

Un autre exemple: Vous avez entendu l’exemple de la corde dans la pénombre. Et une personne commence à bondir «un serpent, un serpent, un serpent». Et tout le monde tremble et tout le monde vous voit trembler et commence à avoir peur «un serpent, un serpent». Toute la ville se met à crier «un serpent, un serpent». 

Et finalement, vous voyez que ce n’est pas un serpent, c’est une corde. Mais même lorsque l’on a vu la corde à la lumière, le cœur continue à palpiter parce qu’il a commencé de cette façon. Cela peut prendre beaucoup de temps avant que l’on puisse se reposer correctement. Tout comme la longue vie dans l’ignorance, la longue vie dans l’esclavage – qui n’a cessé de durer et dont tout le monde a dit: «la vie est une lutte». 

Même lorsque l’aube de la béatitude est apparue, que la conscience de l’unité ou, disons, la conscience cosmique a été atteinte, le tremblement et l’écho de «la vie est une lutte» se poursuivent, c’est une habitude – quelques ennuis, quelques préoccupations, ici et là. C’est l’habitude qui fait que cela continue. Mais quoi qu’il en soit, cela peut affecter l’environnement, mais c’est suffisamment faible pour ne pas renverser la dignité de l’illumination. On sait qu’il s’agit d’une corde, même si les palpitations continuent pendant un certain temps. Mais on sait que c’est une corde et que ce n’est pas un serpent. 

La dignité de l’illumination n’est pas ombragée par tous les comportements, comme c’était le cas avant l’illumination. L’illumination continue et les symptômes de la servitude continuent. Les symptômes de la servitude – le comportement dans les limites – continuent. Seulement, il cesse de nous lier, il n’est plus fort. C’est la différence qui se produit dans l’état d’illumination: les différences et les limites ne font pas d’ombre à l’absence de limites de sa propre conscience, de son propre Être. 

Ainsi, le corps subtil en la Conscience Cosmique jouit de son statut d’éternité illimitée. Et il devient dominant, parce que la cause du corps subtil, qui le maintenait dans les limites, a été éliminée.

Question: Le corps subtil est l’ego? 

Maharishi: Le corps subtil est l’ego, l’intellect, l’esprit, les sens, le Prana, le souffle – tous ces éléments forment ensemble le corps subtil. Le corps subtil est l’homme intérieur. Et l’homme intérieur est composé de toutes ces choses ensemble – tous les sens de perception, les organes d’action, le Prana, l’ego, l’intellect, l’esprit, les choses subtiles.

Question: Je pensais que les sens étaient les perceptions grossières?

Maharishi: Les sens ont des lieux d’habitation grossiers. L’oreille est grossière, mais c’est le lieu d’habitation du sens de l’ouïe. Le sens de l’ouïe est quelque chose de subtil. Ce que nous voyons est sa maison, sa hutte, son palais. Les yeux sont la demeure du sens de la vue, comme cela. Les sens sont plus subtils que leur maison. L’habitant de la maison est beaucoup plus subtil que la maison… 

Question: Où se situe le «causal»?

Maharishi: Le corps causal – le corps causal qui fait que le corps subtil est et continue à être dans sa propre individualité subtile. 

Question: Est-ce que c’est comme un corps d’idées?

Maharishi: Le corps causal est l’ignorance de la plénitude de la vie – l’ignorance. L’ignorance n’a pas de valeur concrète – la connaissance est concrète. Opposée à cette connaissance, il n’y a pas de substance concrète, il n’y a que l’absence de la valeur concrète de la vie, l’absence. Et cette absence de valeur concrète de la vie fait que le corps subtil reste à l’intérieur des limites.

Question: Le corps causal pourrait être comme le négatif d’une image qui montre…?

Maharishi: Oui, c’est simplement l’obscurité qui est le manque de lumière. Le manque de lumière est un manque de lumière, c’est un manque d’existence, mais c’est un manque. Mais ce manque cause de terribles blessures au front, on tombe, tout l’attirail de pleurs, d’activités et de souffrances est dû à l’obscurité. Et l’obscurité n’est rien d’autre que l’absence de lumière. Nous disons donc que l’absence de lumière est à l’origine de tous les maux de tête, des fractures de la tête et des pieds et de tout le reste. C’est un manque de lumière. 

Et lorsque la lumière arrive, la base même de toute la souffrance disparaît. Tout simplement. L’ignorance est la base du corps causal. Lorsque l’ignorance disparaît, le corps causal qui structure le corps grossier n’a plus de base. Par conséquent, le corps causal ne peut pas structurer le corps. C’est pourquoi aucune renaissance n’est possible. 

Regardez, le corps causal, l’ignorance, a été remplacé par ce qui est l’infini. L’infini ne peut être la cause de l’isolement ou de l’individualité, mais (mais il est la cause de) de la vie cosmique. Et lorsque le corps causal a été remplacé par l’infini, l’immortalité, il n’y a aucune chance de renaissance. Un homme réalisé ne peut pas non plus désirer renaître. Et si par un coup de chance, par un accident, si cela devient possible – s’il désire revenir, il n’y parviendra pas.

Question: Mais Vyāsa…?

Maharishi: Non, Vyāsa est un… Nous y viendrons… [rires]

Question: Oui, mais vous nous avez dit qu’il y a un cas extrêmement exceptionnel…

Maharishi: Il n’y a pas d’exception dans le cas de l’immortalité. C’est comme une graine grillée. Une graine grillée ressemblera à une graine, une graine tout à fait complète, mais elle ne germera pas. Parce qu’à l’intérieur, elle a été grillée. [rires] La capacité de germer est inexistante. 

Ainsi, le corps causal dans le feu de la connaissance est exactement comme cela. À toutes fins utiles, le corps subtil, c’est-à-dire l’activité mentale et le Prana, continuera. Et l’activité du corps se poursuivra. À toutes fins utiles, la graine sera là, seule la capacité intérieure de germer est grillée. C’est tout. 

C’est ce qui arrive à la vie d’un illuminé. Il ne peut certainement pas penser à naître. C’est tout simplement inconcevable. Et si, pour une raison quelconque, il rêve de revenir, il ne le peut pas. Parce qu’il est devenu insaisissable. Comme une corde brûlée, même si elle apparaît complètement avec tous les tours et détours, apparaissant complètement comme une corde, mais elle ne peut pas lier quelqu’un. Parce qu’elle est faible, elle n’est plus forte. 

De cette manière, l’individualité est faible. Ce qui a été remplacé par l’individualité, c’est la vie cosmique. La vie cosmique est forte, l’individualité est faible. La renaissance, la chaîne des naissances, a disparu – ce qui reste, c’est l’immortalité. Ainsi, tout comme une graine, même si elle désire germer, elle ne pourra pas le faire. C’est ainsi. Le corps causal de l’illuminé ayant été brûlé dans le feu de la connaissance, il n’a aucune chance de renaître (fin de la cassette).

La Relation de Maître à disciple

Voici la traduction d’un extrait d’une ancienne conférence de Maharishi sur le thème de la relation de Maître à disciple.

Sur le chemin du Divin, comme dans toutes les autres voies de connaissance, rien n’importe plus que le Maître. Avec un Maître approprié, vous atteindrez rapidement le but, sinon, tout sera très lent, très lent et le chemin sans fin.

La recherche d’un Maître approprié est tout ce qu’un aspirant sur le chemin de la vérité doit faire – juste un Maître approprié, pas seulement sur le chemin de la vérité, même sur le chemin de l’ingénierie ou de la médecine ou de la psychologie – quoi que ce soit – la rencontre d’un Maître approprié, d’un guide approprié et presque toute la chose est faite. Parce que trouver un Maître signifie quelqu’un qui vous dit cela – car le Divin est omniprésent.

Le Divin omniprésent, sa nature est béatifique, la béatitude est donc omniprésente. Combien de temps un esprit doit-il mettre pour y parvenir? Cela ne devrait pas prendre longtemps, mais si vous n’avez pas rencontré le Maître approprié, alors vous risquez de tourner autour du but et de ne rien trouver.

Sachant que dans la quête de Dieu rien n’est plus important qu’un Maître approprié, le jeune ascète (Guru Dev) ne cessa de rendre visite à tous ceux supposés être de grands saints ou de grands Maîtres; cependant après quatre années de recherche aucun d’eux ne répondait à son attente. Ses seules possessions dans la vie consistaient à marcher le long du Gange, à dormir sur le sable et à se désaltérer de l’eau du Gange. Il continua d’avancer, toujours plus loin, et finalement arriva à Uttar Kashi où il rencontra une âme à la fois belle et très évoluée devant laquelle il sentit qu’il pouvait se soumettre entièrement et qu’il choisit comme Maître. Guru Dev s’était fixé trois critères pour son Maître, qu’il soit un homme réalisé, libre de colère et célibataire à vie.

Dans ce domaine (le domaine spirituel), quand on vit en Inde et que l’on a trouvé le Maître approprié, l’on s’abandonne à lui complètement de tout son corps et de tout son esprit. L’individualité du Maître n’est plus que le seul point de focalisation dans la conscience. Pas de regard ici ou là, juste l’obédience et l’obéissance à ses pieds. Je sais ce qu’est l’abandon à un Maître, parce que je suis passé par là. Une fois l’abandon effectué, le travail de la quête spirituelle est terminé. Il n’y a plus rien à faire.

Vous savez, méditer et transcender, aller vers l’Être puis en revenir pour amener l’esprit dans les valeurs plus grossières de la vie, tout cela n’est qu’un chemin pour atteindre la conscience cosmique. La voie de l’abandon en est un autre.

Le chemin de l’abandon commence en accordant son esprit avec celui du Maître. Quelque soit ce qu’il aime, je commence à l’aimer. J’oublie peu à peu ce que j’aime. S’il veut que je prenne cette direction, je l’emprunte. Si à mi-chemin, il veut que je retourne, je fais demi-tour. S’il veut que je prenne de nouveau ce chemin, j’y vais. S’il veut que je revienne, je reviens. Rien n’est soumis à ma volonté, tout à la sienne.

C’est ainsi en oubliant ce qu’il aime et ce qu’il n’aime pas, en ajustant son esprit à celui du Maître, que le disciple grandit dans les valeurs du Maître. C’est cela le plus important. Si le Maître désire que l’on fasse quelque chose, on le fait. Si à mi-chemin, il veut qu’on arrête, on arrête. Sans se dire: “Après tant d’efforts, voilà maintenant qu’il veut que j’arrête!”, non rien de cela. Là où il va, je vais; ce qu’il aime, je l’aime; ce qu’il n’aime pas, je commence à ne pas l’aimer.

Le disciple commence ainsi à oublier ce qu’il aime et ce qu’il n’aime pas, et à ajuster son esprit à celui du Maître. Dans ce processus, ce n’est pas le travail qui est important, mais le fait de rester en contact avec le flot de Son esprit. Le Maître désire et le disciple va dans sa direction. Ce qu’Il aime et n’aime pas commence à être ce que le disciple aime et n’aime pas. C’est ainsi que l’esprit s’accorde.

Quand l’esprit du disciple est complètement au diapason de l’esprit du Maître, alors les pensées du Maître deviennent celles du disciple, ses sentiments ceux du disciple. Quand cet accord est réalisé, l’esprit du disciple gagne automatiquement la conscience cosmique qui est le statut de l’esprit du Maître.

La relation entre le disciple et le Maître est celle de deux corps unis en une seule existence, de deux esprits unis en un seul esprit. De cette façon, l’esprit du disciple grandit spontanément et automatiquement dans les valeurs de la conscience cosmique qui est l’état naturel de l’esprit du Maître. – Maharishi Mahesh Yogi

Na Guroradhikam Na Guroradhikam Na Guroradhikam Na Guroradhikam

Shivashasanatah Shivashasanatah Shivashasanatah Shivashasanatah

Rien n’est plus grand que le Guru. Rien n’est plus grand que le Guru. 

Rien n’est plus grand que le Guru. Rien n’est plus grand que le Guru.

C’est l’enseignement de Shiva. C’est l’enseignement de Shiva. 

C’est l’enseignement de Shiva. C’est l’enseignement de Shiva. 

– Guru Gita v. 96

La Conscience Autoréférente

La Méditation Transcendantale approche directement l’intelligence, plutôt que les manifestations de l’intelligence, elle résout les problèmes en éveillant l’harmonie et le bien-être du niveau le plus fondamental, et non pas en traitant les problèmes eux-mêmes. C’est pour cela qu’elle est si efficace.

À travers la Méditation Transcendantale, la conscience de l’individu gagne la conscience autoréférente; elle s’identifie avec l’état autoréférent de la conscience, le niveau de la Saṁhitā, le domaine de pure intelligence – l’Intelligence Créatrice infinie – et à travers les dynamiques auto-interactives de la conscience autoréférente, l’état diversifié de la conscience individuelle réalise le pouvoir concentré de la loi naturelle dans son état unifié, et par la pratique de vivre la loi naturelle dans la vie quotidienne.

Plus l’ordre de la conscience est grande, plus rapide est le rythme de l’évolution.

Une petite explication pour une grande expérience…

Voici ce que j’ai trouvé dans le livre “Maharishi Forum of Natural Law and National Law for Doctors”, en page 17.

La conscience est l’élément le plus essentiel dans la vie; notre corps, notre comportement et notre environnement sont tous les expressions de la conscience. La conscience est fondamentale à la vie. Elle est le premier mouvement de vie. Tout mot que nous disons et tout acte que nous accomplissons est une impulsion de conscience.

Toute parole, action et tout comportement sont les fluctuations de la conscience. Toute vie en émerge et est soutenue dans la conscience. L’univers entier est l’expression de la conscience. La réalité de l’univers est un océan illimité de conscience en mouvement.

La conscience est ce qui est conscient d’elle-même. Étant conscient d’elle-même, la conscience en est le connaisseur. Étant le connaisseur d’elle-même, la conscience est à la fois, le connaisseur et le connu. Étant à la fois, le connaisseur et le connu, la conscience est aussi le processus de connaissance. Ainsi, la conscience a trois qualités à l’intérieur de sa singularité autoréférente – les qualités de connaisseur, de connaissance et de connu – les trois qualités de ‘sujet’ (connaisseur), ‘objet’ (connu), et la relation entre le sujet et l’objet (le processus de connaissance).

Où il y a relation sujet-objet; où le sujet est relié à l’objet; où le sujet expérimente l’objet; où le sujet (le connaisseur) connaît l’objet; ces trois, ensemble, sont les indications de l’existence de la conscience.

L’univers avec son observateur exprime les trois valeurs de l’observateur, le processus d’observation et l’objet d’observation. L’univers, avec son observateur, est l’expression de la conscience dans son état autoréférent. L’observateur, étant conscient de l’univers, est conscient de son propre état autoréférent.

La réalité que l’univers est l’observateur lui-même est la réalité de la révélation totale de la conscience, le potentiel total de la conscience; c’est la réalité totale de la conscience.

Quand nous disons la réalité totale de la conscience, nous voulons dire la conscience dans son état autoréférent, où la conscience se connaît elle-même et rien d’autre. Cet état de conscience est la pure conscience. Un autre état de conscience est lorsqu’elle connaît autre chose; alors elle est connue comme étant la conscience “objet référent”, parce que tous les objets peuvent seulement être perçus en vertu de la qualité de l’intelligence de la conscience, qui crée l’observateur et le processus d’observation à l’intérieur de la singularité de l’état autoréférent de la conscience.

Ceci établit que l’état objet référent de la conscience est aussi à l’intérieur de l’état autoréférent de la conscience.

Cette réalité de la conscience, qui par nature est conscience autoréférente et objet référent en même temps, rend évident que la nature de la conscience est à la fois singularité (autoréférent) et diversité (objet référent). Toute la connaissance à propos de ce domaine de la conscience est la connaissance fondamentale de la Réalité Ultime à la base de toute la création manifestée, qui est la connaissance complète de la transformation de la singularité en la diversité.

La connaissance complète de la conscience est la connaissance complète de la réalité fondamentale de la vie, qui est disponible à chacun dans le domaine de notre propre Conscience Transcendantale à travers la Méditation Transcendantale. Tout le monde peut gagner la maîtrise complète sur les mécanismes de transformation et le processus d’évolution à travers le programme de MT-Sidhi.

La conscience autoréférente pleinement éveillée – la pure Saṁhitā, l’unité de l’observateur, l’observé et l’observation – est la réalisation suprême de la réalité ultime. Ceci est le domaine fondamental de la Science et Technologie Maharishi de la Conscience.

Cette suprême réalité de la conscience est pleinement disponible à la fois sur deux niveaux – expérimental et intellectuel. Ceci est le sujet d’étude de la Science et Technologie Védique Maharishi, et c’est le domaine qui est démontré par le texte védique et toute la littérature védique. Tout aspect de la littérature montre différentes qualités de cette réalité, le domaine de la loi naturelle.

अहं विश्वम्

ahaṁ viśvam – Taittirīya Upaniṣad 3.10.6

«Mon univers est mon Soi.» 

अहं ब्रह्मास्मि 

ahaṁ brahmāsmi – Bṛhadāranyaka Upaniṣad 1.4.10

«Je suis la Totalité – Je suis la singularité – Je suis la conscience autoréférente.»

Le Veda (Śruti) est structuré dans la conscience; le son est structuré dans la conscience; les particules matérielles sont la matérialisation de la structure de la conscience toujours éveillée, auto-perpétuante et auto-évoluante. Śruti (le son holistique) est une qualité de la conscience, et Smṛti (la mémoire) est une qualité de la conscience.

Note: Le processus séquentiel de transformation de la pure conscience autoréférente en ses diverses expressions est décrit dans la séquence des sons du Veda. L’une des contributions uniques de Maharishi à la connaissance védique est la compréhension du fait que la séquence des sons du Veda forme un commentaire auto-exprimé (Apaurasheya Bhashya) sur la dynamique auto-interactive du champ de la pure conscience.

La perception en Conscience de Brahman et la perception d’un Voyant Védique

Maharishi: Les mécanismes sont différents. Nous avons eu beaucoup d’hommes en Conscience de Brahman, mais nous avons eu très peu de voyants qui ont cognisé les Vedas. C’est quelque chose de différent de commencer à vivre la totalité et de commencer à saisir l’essentiel des parties dans cette totalité. Quelque chose de plus profond, je dirais.

Toutes les personnes réalisées n’ont pas été des connaisseurs du Veda, non. Les connaisseurs ont été très peu nombreux. Les illuminés ont été nombreux. Et c’est parce que – cet hymne que vous connaissez? Richo akshare… – les Richas, les hymnes, sont structurés dans la conscience.

Maintenant, en Conscience de Brahman, la conscience dans son ensemble devient une réalité vivante. La caractéristique de cela est que tout est en termes de mon Soi. C’est donc cette prédominance de la Totalité, tout en termes de mon Soi. C’est là que s’élève l’unité, la valeur de l’unité de plus en plus. En vivant cela de plus en plus, on vit la Totalité. C’est une caractéristique normale de la Conscience de Brahman.

Dans la cognition cette Totalité doit transcrire certains Richas, Hymnes, ils doivent être transcrits. Possédant un champ – le champ quantique, l’état de vide – et vivre cet état de vide est une chose et y transcrire l’histoire de l’état de vide en est une autre.

Il est plus facile de vivre cette plénitude au niveau de la conscience et il faut une compétence supplémentaire pour la transcrire. Il faut une compétence supplémentaire pour que cette plénitude transcrive sa propre histoire dans son propre cœur, dans ses propres cellules. Parce que la cognition se fait par la conscience, dans la conscience, l’histoire de la conscience – les hymnes sont l’histoire de la conscience, les lois de la nature, comment elles fonctionnent, ce qui se passe, ceci, ceci, ceci, la Totalité.

La transcription de l’histoire de la vie par la Totalité de la conscience dans son propre Soi, dans son propre domaine, est encore une autre chose. Le vivre est beaucoup plus infantile et le transcrire est plus mature. 

La cognition n’est que cela, au niveau de la conscience par la conscience elle-même et ensuite la cognition aussi par elle-même. Les hymnes sont produits par eux-mêmes sur le contenu de leur propre structure, car ce sont les fluctuations de la conscience qui apparaissent comme les hymnes. Et ils apparaissent au niveau de la conscience et par l’instrumentalité de la conscience, ils sont inspirés de cette façon et sont expérimentés aussi au même niveau de conscience…

Les états supérieurs de conscience

Dans la Conscience Cosmique, la conscience du Soi devient une réalité permanente de tous les instants qui n’est jamais recouverte ou perdue pendant la veille, le rêve et le sommeil. Le processus de la dissociation de Puruṣa avec Prakṛti est terminé – Puruṣa n’est plus lié ou perdu par Prakṛti: par son expérience du corps ou de l’occupation ou des accomplissements mondains ou de la reconnaissance sociale ou des croyances ou des valeurs.

Cette libération est la liberté de l’illumination, et c’est à partir de là que l’individu jouit spontanément de la perfection, car le char de la vie individuelle est conduit par Brahmā, le pouvoir d’organisation infini de la Loi Naturelle, le Veda, la volonté de Dieu.

Une telle vie est donc naturellement faite de dévotion envers Dieu et, grâce à cette dévotion, la perception de la création divine s’affine avec le temps. Alors qu’auparavant la perception ne portait que sur la surface d’un objet, on commence maintenant à percevoir les fines trames de l’existence relative, jusqu’à ce que finalement la valeur suprême de la vie relative – l’Absolu vibrant – révèle une unité sous-jacente dans toute la diversité. Comme la sève transcendante d’une belle plante, le Créateur se retrouve à imprégner Sa création, la lumière directrice de l’univers, l’Unité imprégnant le changement apparent de la diversité. Cet état de conscience est appelé Conscience de Dieu.

En temps voulu, et grâce au raffinement continu de la physiologie, un septième état de conscience, l’Unité ou la Conscience de Brahman, apparaît. Dans cet état, la séparation apparente entre le connaisseur et l’objet de sa connaissance est comblée, et l’on se rend compte que les fines trames de la création relative sont les vṛttis ou vibrations fondamentales de sa propre conscience autoréférente. Comme Maharishi le décrit: «L’Ātmā s’exprime sous la forme de l’intellect, de l’esprit, des sens, du comportement, de l’environnement et de l’univers entier en constante expansion. Une Totalité, un tout – Brahm – dans différentes nuances, dans différentes vagues, et merveilleusement, ‘Je suis cela’; et encore merveilleusement, naturellement, ‘Je suis Cela’; et encore merveilleusement, ‘C’est tout ce que je suis’.»

Dans cet éveil total de la Connaissance Suprême, le Puruṣa individuel ou spécifique s’éveille à sa valeur non spécifique ou suprême – Puruṣottam – en réalisant que Ahaṁ Brahmāsmi, Je suis Brahm, Je suis la Totalité; Je suis le Silence omniprésent, omnipotent, omniscient qui imprègne toute activité comme l’eau imprègne chaque vague; Je suis l’Unité du Silence et la diversité du Dynamisme réunis dans la Grande Unité.

Dans le passage suivant, Maharishi décrit cet état de Conscience d’Unité – la Conscience de Puruṣottam – en termes de Brahmā bhavati sārathiḥ: Ce niveau d’intelligence jouit de la dignité de cette royauté suprême où l’on est libéré des limites des lois spécifiques de la Nature et où l’on est établi au niveau de cette grande généralité – cette grande Totalité – cette grande Totalité de la Loi Naturelle – l’Unité – Brahm – qui a la garde totale du pouvoir d’organisation infini de la Loi Naturelle, le silence total de la Loi Naturelle – Puruṣa – et de sa nature dynamique – Prakṛti – vivante, tous les modes spécifiques de toutes les diverses lois de la Nature.

Maharishi explique la Tradition Védique des Maîtres

Conférence de presse mondiale du 13.08.2003

Question: Au cours de ces conférences de presse, Maharishi fait fréquemment référence à la Tradition Védique des Maîtres de l’Inde comme étant la source de Ses enseignements. Maharishi pourrait-il nous en dire plus sur cette tradition et sa signification historique?

Maharishi: La Tradition Védique est la tradition du Veda. Veda signifie connaissance. La tradition de la connaissance. C’est un début, la totalité unifiée de la connaissance va régner. En termes de terminologie Védique, c’est Shruti, Smriti, Puran. C’est tout en termes de mémoire, en termes de mémoire. Comme c’était avant, ainsi c’est maintenant.

La Tradition Védique est donc la tradition du domaine éternel de la connaissance. Ce sont les représentants de l’éternité. Les représentants de l’éternité. Lorsque nous regardons dans “Narayanam padma Bhavam Vasistham”, ce sont les noms des Maîtres Védiques. Ils se résument tous à la divulgation de la qualité de l’éternité – comme c’était avant, ainsi c’est maintenant. Il n’y a donc rien de nouveau. Cela continue et continue et continue et continue. C’est ce qui en fait une tradition. Et c’est ce qui maintient la Tradition dans la complétude de la connaissance. La Tradition est la complétude de la connaissance. Et la complétude de la connaissance est dans Smriti, dans la mémoire. Et la mémoire signifie, quelque chose du passé. Quel passé? Le passé n’a pas d’importance. Tout présent a un passé. Tout présent a un passé.

La Tradition Védique est donc la voix de l’éternité. Et elle continue et continue avec perfection dans sa valeur non-manifestée et sa valeur manifestée. Et comment le non-manifesté se manifeste, le non-manifesté se manifeste? Et tout cela est exprimé dans le son Védique, le son Védique se développant séquentiellement, en commençant par un son, ‘A’. ‘A’ est la première réverbération de la connaissance totale, nous pouvons dire la Tradition de la connaissance, nous pouvons dire la Connaissance totale. La connaissance totale signifie l’éternité. Tout sur le silence, tout sur le dynamisme, tout sur le dynamisme. Donc c’est un thème éternel de progression de la même chose. Ce n’est pas – vous savez même en anglais nous avons cette phrase, rien n’est nouveau sous le soleil. Rien n’est nouveau sous le soleil.

Quand vous êtes dans l’illumination, alors vous voyez: «Oh, ceci était avant et ceci sera toujours ainsi». Éternel, éternel. Donc c’est quelque chose de nature éternelle. Quelque chose de nature éternelle. Tous les noms qui sont là dans la littérature Védique, tous lorsqu’ils sont analysés pour leurs petits symboles, leurs voyelles et leurs consonnes, de chaque lettre – comme cela, comme cela, comme cela – ils reviennent tous à signifier la même éternité dans sa complétude. Complétude signifie silence et dynamisme à la fois. Silence et dynamisme à la fois. Le langage qui est décrit est Shiva pour le silence et Vishnu pour le dynamisme. Ganapati pour l’équilibre entre les deux, comme ça. Donc Shruti, Smiriti, Puran. C’est un très beau domaine de connaissance, si serein, si unifié en lui-même qu’il a une valeur différenciée mais l’unité continue avec toutes ses valeurs différenciées.

Donc c’est une histoire éternelle racontée par l’éternité. Une histoire éternelle racontée par l’éternité tout le temps. L’expression pour cela est: Yata Purvam Akalpayat – Comme c’était avant, ainsi c’est maintenant, c’est maintenant, c’est maintenant.

Ainsi, lorsque nous parlons de la Tradition des Maîtres Védiques, nous disons que cette Loi Naturelle totale parle d’elle-même. C’est pourquoi de nombreuses traductions ont traduit en termes de Dieu. Ce Dieu, ce Dieu. Quelle que soit l’expression, elles signifient toutes la même chose. Mais ce n’est pas la Tradition, ce n’est pas la tradition créée par l’homme. Ce n’est pas la tradition faite par l’homme. C’est une tradition de l’éternité. La tradition de l’éternité signifie le silence et le dynamisme ensemble. Cela signifie, un et plusieurs ensemble. Un et plusieurs ensemble. Un et plusieurs ensemble. C’est un merveilleux, merveilleux domaine de connaissance. Un très beau domaine de connaissance. C’est pourquoi il est au-delà des limites. Les limites de l’espace et du temps. C’est au-delà des limites de l’espace et du temps. C’est un domaine transcendantal. Et comme c’est transcendantal, c’est partout, partout. Omniprésent, Omniscient, Omnipotent. Tous ces merveilleux noms lui conviennent. Et ce n’est pas en termes de manifestations. Si c’est en termes de manifestations, alors le non-manifesté respire aussi à travers toutes les manifestations. Même en le décrivant, nous ne lui rendons pas justice parce que nous le mettons dans des expressions humaines qui sont pleines de limites. Pleines de limites.

La Tradition Védique est donc un continuum de réalité éternelle, toujours la même, non changeante, respirant la vie dans le changement. Une très belle chose. Une très belle chose.

Voir l’unité dans la diversité

Question: Quelqu’un en Conscience de l’Unité voit le Soi dans tous les êtres et tous les êtres dans le Soi et maintient une égalité de vision. Comment est-il possible pour lui, qui voit tout comme une pure joie et une pure félicité et aucune différenciation en cela, de voir les problèmes et les souffrances dans le monde?

Maharishi: Une chose est très importante pour nous de comprendre, qu’un homme en unité n’essaie pas de mélanger. Il a la réalité de l’objet. Maintenant, tout en termes de son propre Soi. C’est la réalité de la perception. Où que soit la perception, tout est en termes de Soi. Tout ce qui entre dans le champ de la perception, cette chose est en termes du Soi.

Cela ne signifie pas que tout est en fonction de chaque autre chose. Il y a une différence très fine à cet égard. X ne devient pas Y. Mr X est différent de Mr Y., et Y ne devient pas X – il n’y a pas d’échange à ce niveau de l’objet. Cela signifie que la différence qui existe entre l’objet et l’objet, elle existe tant que l’objet existe.

Où se trouve la goutte de différence? Entre les valeurs subjectives et objectives – pas entre l’objectif et la valeur objective. Il y a l’harmonie de chaque objet avec le Soi. C’est un point très important à comprendre. Sinon, l’état d’unité va créer un désordre dans la création de Dieu, qui aime jouir de la différence.

Le Créateur a créé le monde dans la différence. La différence est le jeu qu’il chérit. Et cette différence entre l’objet et l’objet n’est pas éliminée. Ce qui est éliminé, c’est le manque de capacité à apprécier l’objet dans sa valeur infinie. Ce manque disparaît. La différence entre la valeur subjective et la valeur objective, la subjectivité et l’objectivité, cette différence disparaît et l’harmonie entre l’aspect subjectif de la vie et l’aspect objectif de la vie – cette harmonie devient de plus en plus grande et devient plus que tout – une harmonie infinie, éternelle, inébranlable entre le Soi et le non-Soi.

Cela n’efface pas la différence qui existe naturellement dans les différentes valeurs de l’objet. Ceci est très important. C’est pourquoi nous disons que la Conscience d’Unité est la Conscience d’Unité – ce n’est pas l’unité de la matière – c’est la Conscience d’Unité au niveau de la conscience. C’est la conscience diversifiée – conscience diversifiée signifie les valeurs subjectives et objectives, cette évaluation, grossière et subtile et plus subtile et plus subtile. Ces capacités variables de perception de l’objet, ces capacités variables appartiennent au domaine de la conscience. Et lorsque nous parlons de Conscience d’Unité, nous voulons dire que la conscience a atteint un état où ses qualités variables n’existent plus. C’est l’unité, la capacité non variable de tout évaluer en termes d’infini. La capacité est non-variable, la conscience est non-variable. La conscience va tout évaluer dans la valeur infinie. Et la valeur infinie est la valeur du Soi que l’on expérimente déjà depuis que l’on a acquis la Conscience Cosmique.