Le pouvoir du Vastu (3)

La responsabilité divine du propriétaire à éveiller la loi naturelle

Le lien entre le Sthapati et toutes les sortes d’édifices, est le propriétaire, en d’autres termes, les quatre castes ou varnas (toujours d’après le Manasara). Nous voyons que la situation est la culmination d’un long processus. Qu’est-ce qui ce produit réellement? Si nous prenons le point de vue du propriétaire, nous trouvons que pour lui, le processus commence avec une intention, l’intention d’avoir une maison. Ceci révèle déjà que la nature a tout organisé pour la plénitude de son intention ou que tout est contenu en elle – le terrain, l’expert architecte, les constructeurs, etc. – peuvent être perçus comme le développement de cette intention… 

Donc, nous voyons qu’une simple intention donne lieu à un énorme processus d’évolution et de pouvoir d’organisation. Nous ne pouvons pas attribuer cela à l’homme mais à l’intelligence cosmique qui seul a la capacité de tout diriger en même temps. Pour que l’homme participe à ce processus cosmique, il a encore à se connecter lui-même avec cette intelligence cosmique par le moyen de la technique de Méditation Transcendantale de Maharishi. Il a à être en accord avec la loi naturelle s’il veut voir son intention plénifiée aisément et sans effort. Privé de cette intelligence cosmique, l’homme reste dans le monde des illusions, dans le monde des serpents (il y aurait beaucoup à dire sur cette réalité). Son intention ne vient pas du domaine de toutes les possibilités et n’a pas le support de toutes les lois de la nature. Seul, le chaos peut émerger de cette pauvre vision de la vie – le manque de planification des villes, des villages et des maisons – qui résulte dans de plus en plus de problèmes pour ceux qui vivent dans une telle condition de pauvreté intérieure et extérieure, en est une exemple flagrant. Ainsi, nous voyons que la responsabilité de tout futur propriétaire est premièrement, d’apprécier son plein potentiel mentale avant de penser à être capable de diriger ou de participer à la création d’une vie meilleur sur terre, ce que Maharishi appelle: ‘Le Paradis sur Terre’.

La pleine étendue du Sthāpatya Veda Maharishi 

En considérant l’aspect concret du Sthāpatya Veda Maharishi, nous pouvons dire que son étendue va de la grotte au Palais de la Paix. Il est facile de voir dans cette évolution, l’expression du Veda comme un commentaire plus élaboré…

En pensant à la vie Maharishi, qui il a quitté sa grotte dans les Himalayas, et que maintenant, nous voyons dans cette belle maison Sthāpatya Védique, à Vlodrop, nous ne pouvons pas, ne pas voir le symbole de la pleine étendue du Sthāpatya Veda Maharishi. Qui d’autre que lui, peut parler de façon plus expérimentale sur le Sthāpatya Veda Maharishi, pas seulement à partir de son propre état de conscience de Brahman mais aussi sur ses expressions physiques.

Il devient évident que l’introduction du Sthāpatya Veda Maharishi marque une étape vers une société idéale qui trouve d’ailleurs son expression dans le dernier sutra du Rig Veda, où il est déclaré dans la troisième strophe: «Intégrée est l’expression de la connaissance, une assemblé prend son sens  dans l’unité, unifiés sont leurs esprits bien que plein de désirs. Pour vous, je fais usage de l’expression intégrée de la connaissance.» 

Ainsi, nous devons voir dans le Palais de la Paix, l’opportunité de jouir de «l’expression intégrée de la connaissance», où chacun sera capable d’apprécier son plein potentiel cérébrale, le plein potentiel de l’Intelligence Créatrice.

Et l’Intelligence Créatrice est réellement le domaine du Sthāpatya Veda Maharishi. Par exemple dans le Manasara, il y a une explication de ce qu’est l’architecture: «Dans les Vāstu-Shastras, l’architecture est prise dans son sens le plus large et implique ce qui est bâti ou construit. Ainsi, en premier lieu, elle dénote toute les sortes d’édifices – religieux, résidentiels et militaires, leur membres auxiliaires et pièces de moulure. Deuxièmement, elle implique la planification urbaine; l’arrangement des jardins; la construction des places de marché; la création des routes, des ponts, des portails; le fait de creuser les puits, les réservoirs, les tranchés, les égouts pour l’eau de pluie et ceux pour les eaux usées, les douves; l’édification des murs d’enceinte d’un bâtiment, les quais, les barrages, les grilles, les ghats, les escaliers des collines, les échelles, etc. Troisièmement, elle dénote le mobilier de maison, tels que les châlits, les divans, les tables, les chaises, les trônes, les ventilateurs, les armoires, les pendules, les corbeilles, les véhicules pour transporter, les cages, les refuges, les moulins, etc. 

L’architecture implique aussi la sculpture et traite avec la confection de lingas, d’idoles de Devatās, de statues de sages, d’images d’animaux et d’oiseaux. Elle inclut la confection de vêtements et d’ornements, etc. 

L’architecture est aussi concernée avec les questions préliminaires telle que la sélection du terrain, le test du sol, la planification, la conception, le fait de trouver les points cardinaux par le moyen d’un ‘gnomon’, l’indicatif; et les calculs astronomiques et astrologiques.»

Nous voyons ici, que nous touchons à un vaste domaine d’activités et que peut être tous les jours, consciemment ou inconsciemment, nous utilisons certains principes du Sthāpatya Veda Maharishi dans notre vie privée et professionnelle. Il pourrait être intéressant d’investiguer ces principes anciens du Sthāpatya Veda Maharishi pour une application pratique dans l’élaboration de nos produits modernes qui pourraient certainement pallier à certaines lacunes mais aussi, oublis et rétablir une productivité plus en harmonie avec la loi naturelle.

Le pouvoir du Vastu (2)

Des architectes illuminés pour une reconstruction mondiale

Après que nous ayons défini que le Sthāpatya Veda Maharishi est une science de la conscience, nous devons voir dans l’expert architecte, l’incarnation de cette science. Le Mayamata dit: « Le sthapati – l’architecte – vient d’une région réputée et il est d’une caste mixte; un homme de qualité, il doit connaître comment établir des bâtiments et doit être bien versé dans toutes les sciences; il doit être physiquement parfait, juste, compatissant, désintéressé, libre d’envi, sans faiblesse, sincère et érudit en mathématiques; il doit connaître les auteurs anciens et doit être franc, maître de ses sens; il doit être capable de dessiner et doit connaître le pays entier; il doit être généreux et sans avidité; sa santé doit être bonne, il doit être attentif et libre des sept vices, possesseur d’un nom bien choisi et persévérant; il doit avoir croisé l’océan de la science de l’architecture.»

Le Manasara n’est pas moins élogieux: «Le Stapati connaît tous les ‘Shastras’ (les branches de la connaissance). Le Sthapati est capable de diriger, connaît les Védas et est profondément érudit dans le Shastra (science de l’architecture). Le Sthapati est ainsi appelé parce qu’il est le directeur général (de l’architecture, c’est à dire, le maître constructeur). Le Sthapati est connu pour être doté des qualités d’Acharya (directeur). 

Nous comprenons que le Sthapati est hautement éduqué. Mais d’où toutes ces belles qualités émergent? Il est facile de comprendre que seulement en étant établi en lui-même, en devenant le connaisseur de l’Ātmā, le Sthapati peut exprimer toutes les qualifications d’un architecte. Agissant à partir de ce niveau d’éveil, il guides le processus de transformation de la loi naturelle – la transformation de la conscience en matière – transformant les valeurs de point en valeurs étendues, prenant en considération la totalité des expressions.

Nous pensons, comment est-il possible pour un expert architecte de se rappeler toutes les règles contenus dans la Science du Sthāpatya Veda. Nous touchons ici un intéressant point de notre étude parce qu’il est connecté au cerveau. Effectivement, nous ne pouvons pas concevoir l’étude du Sthāpatya Veda Maharishi sans l’Education Maharishi Fondée sur la Conscience. Le flot séquentiel de la connaissance du Sthāpatya Veda structure le déploiement du fonctionnement cérébrale. Nous voyons que si l’expert architecte n’est pas établi en lui-même, il ne sera pas capable d’utiliser son plein potentiel cérébrale. Dans le Manasara, il est dit que l’expert architecte est responsable de ce qu’il fait. Sa ruine est proclamé dans le cas d’imperfection. Comme l’univers est la création de Vishwakarma, nous ne pouvons pas dire qu’il est parfait comme Maharishi le dit. Si nous voulons la même perfection sur terre, nous avons à être en accord la loi naturelle, avec la volonté de Dieu et la seule façon de l’être, est à travers l’Éducation Maharishi Fondée sur la Conscience. Nous pouvons dire que le Sthāpatya Veda devient le Sthāpatya Veda Maharishi quand l’expert architecte est un architecte illuminé, utilisant son potentiel cérébrale total et la science de Vāstu Vidya d’une manière naturelle et spontanée.

Un processus séquentiel menant à une société idéal

*Ayant compris que le Sthapati – l’expert architecte – est normalement une personne illuminée, nous aimerions montré comment la vie commence son déploiement autour de lui. Premièrement, nous trouvons que trois personnes sont toujours avec lui. C’est: le Sutra-grahin – le dessinateur; le Vardhaki – le concepteur; le Takshaka – le charpentier (d‘après le Manasara).

En supposant que le Sthapati reçoit ses ordres du Raja – le roi – nous avons une personne de plus impliquée dans le processus.

Puisque le Raja se réfère toujours à son Guru – son Maître – avant de faire quoique ce soit, cela fait qu’un sixième personnage arrive sur la scène. Bien sur, nous pouvons continuer la liste de tous les gens qui participeront à un moment ou un autre, mais nous manquerions le point.

Et le point est: si nous regardons avec discrimination le processus, nous découvrons que c’est l’Ātmā qui donne lieu à ses propres expressions. Cette diversité conceptuelle, nous enseigne qu’il y a une unité, une source unifiée à la base de toute cette multiplicité. Cette belle vision, révèle deux processus possible qui ont leur importance pour la compréhension. Si nous pensons en termes de déploiement séquentiel de la loi naturelle, nous nous sentons obligés de dire que le Guru est la premier expression qui est exprimée, et après le Raja, et le Sthapati, et ainsi de suite…

Le second processus serait de voir que l’Ātmā donne lieu à toutes les expressions en même temps et donc, nous ne pouvons pas parler d’un réel commencement et même d’une fin mais de l’interaction des composants de l’Ātmā à l’intérieur d’elle-même.

L’analyse de ces deux processus nous offre deux sortes d’éveil pour exprimer la réalité. Dans la première, nous devenons de plus en plus conscient du processus de l’évolution et dans la deuxième, nous découvrons que toute chose était là depuis le commencement et sera là jusqu’à la fin, si la fin existe…

Ceci nous révèle qu’il y a différents niveaux de perceptions ou au moins deux – la perception spirituelle et la perception matérielle.

Dans la perception spirituelle, il est évident que nous ne pouvons pas prétendre être le créateur de notre réalité physique autrement nous aurions à expliquer comment créer des atomes et comment les arranger en molécules, etc.… Nous percevons le monde phénoménal comme les fluctuations de la conscience – de l’Ātmā – et nous sommes confiant que l’univers prendra soins des détails.

Dans la perception matérielle, nous sommes l’acteur de notre propre réalité. Nous savons, si nous voulons construire une maison qu’il y a beaucoup de chose à faire… Nous percevons le monde phénoménal plus en terme d’intelligence et d’énergie.

Ces deux points de vue ne sont pas nécessairement opposés mais bien complémentaire. Nous avons à manager les deux afin d’être capable de plénifier nos propres désirs. Nous devons vivre une vie en accord avec la loi naturelle mais aussi d’être suffisamment vigilant afin de saisir les opportunités qui viennent à nous.

En conclusion, nous pouvons dire que pour construire une maison (tout en restant humble) nous avons besoin d’une créateur et d’un incroyable processus de manifestation afin de pouvoir s’asseoir confortablement en elle et de méditer pour transcender les limites de notre maison et découvrir que c’était juste une histoire de conscience – la conscience de Brahman.

Le pouvoir du Vastu (1)

Créer l’énergie de la prospérité

Pourquoi et comment la science du Vastu fut perdue, est d’ordre secondaire dans la mesure qu’il ne sert à rien de revenir sur le passé, si ce n’est pour en tirer des leçons. 

Par contre son renouveau est beaucoup plus intéressant, puisqu’il révèle un éveil dans la conscience mondiale pour des habitations plus saines et support de vie. Le syndrome de l’habitat malsain ou SBS (Sick Building syndrome) y est certainement pour quelque chose. Donc, d’un côté des chercheurs désireux d’améliorer la qualité de la vie et de l’autre des problèmes d’urbanisme, ont fait que des personnalités comme Maharishi Mahesh Yogi se sont penchés sur les réelles solutions et dans notre cas présent le Sthapatya Veda Maharishi a vu le jour.

«La conception du Sthāpatya Veda Maharishi est le plus ancien et suprême système de planification des villes, villages et maisons en accord avec la Loi Naturelle, connectant la vie individuelle avec la vie cosmique, l’intelligence individuelle avec l’intelligence cosmique et créant des conditions de vie idéales sur terre où chacun sentira: ‘Je vis au Paradis’.» – Maharishi Mahesh Yogi

Le Sthāpatya Veda Maharishi à la lumière de la conscience 

“Science sans conscience n’est que ruine de l’âme.” – François Rabelais

Le Sthāpatya Veda Maharishi est une des quarante disciplines de la Science Védique Maharishi et un des cinq piliers de l’Approche Védique Maharishi de la Santé.

Le Sthāpatya Veda Maharishi a sa source dans la Saṃhitā du Ṛk Veda et par conséquent est une science de la conscience, une science de l’Ātmā, une science de la totalité de la vie. C’est aussi la science de la création et de la transformation. Elle établit l’infinité de l’intelligence de la nature dans notre propre vie et éveille le plein potentiel de la conscience (toute la connaissance dans un cerveau). En établissant, l’infinité dans le point, la diversité dans le silence, le Sthāpatya Veda Maharishi est présent dans tout grain de la création. La partie est une miniature de la totalité. Ceci est confirmé dans le Manasara, qui signifie “l’essence des mesures”, où il est déclaré que la première unité de mesure est ‘l’atome’ (Yatha Pinde Tatha Brahmande). Aussi, le Sthāpatya Veda Maharishi donne la connaissance de comment établir un cadre de vie qui soit pleinement en harmonie avec la loi naturelle.

«Comme est l’atome, ainsi est l’univers»

En découvrant le Sthāpatya Veda Maharishi, nous pouvons proclamer qu’il y a un ordre dans l’univers, en d’autres termes, que tout est bien établi. Le Sthāpatya Veda Maharishi en tant que science de la conscience, en tant que science de l’Ātmā, nous offre une nouvelle et belle perspicacité de la manière dont la nature est organisée. Le Sthāpatya Veda Maharishi est avant tout l’expérience de voir et d’apprécier que toute chose est bien établi. Selon notre état de conscience, nous pouvons reconnaître qu’un Vāstu parfait est une expression de notre réalité intérieure (à chaque niveau de conscience correspond une réalité). Le besoin d’un bon endroit, d’un bel environnement, etc. peut seulement émerger si nous sommes conscient d’eux et de leur influence, et ceci demande en tout premier lieu de développer notre conscience. 

Nous voulons clarifier le thème ‘bien établi’ parce qu’il a une profonde signification. Commençant à partir de l’Ātmā et atteignant le Vāstu, nous voyons l’évidence du déploiement séquentiel de la loi naturelle, et c’est pour cela que nous disons, dans un Vāstu parfait, les lois de la naturelle sont éveillées.

Le Sthāpatya Veda Maharishi, est la science védique de la construction en harmonie avec la loi naturelle. Elle établit l’illumination à travers les principes d’architecture qui guident l’évolution. Le Sthāpatya Veda Maharishi présente une compréhension des lois de la nature qui sous-tendent toute structure ou construction afin que toute structure faite par l’homme puisse être en harmonie avec la structure de l’univers – l’expression de l’intelligence cosmique. Une telle structure a cette sage influence d’ordre dans son environnement qui crée l’harmonie entre les différents aspects de la vie individuelle et entre la vie individuelle et la vie cosmique. Le Sthāpatya Veda Maharishi est la science suprême de l’établissement qui place les parties et la totalité, l’individu et l’univers, en parfaite alliance les uns avec les autres. 

«Parce que l’individu est cosmique, toute chose concernant la vie individuelle devrait être en pleine harmonie avec la vie cosmique. Le Sthāpatya Veda Maharishi donne les dimensions, les formules et les orientations aux constructions qui fourniront l’harmonie cosmique et le support à l’individu pour sa paix, sa prospérité et sa bonne santé – la vie quotidienne en accord avec la loi naturelle, la vie quotidienne dans la direction évolutive.» – Maharishi Mahesh Yogi

Elle utilise des formules mathématiques, des équations et des proportions précises pour concevoir, maisons et bureaux en parfait harmonie avec la loi naturelle. C’est la seule science qui a la connaissance précise et les formules ayant subies l’épreuve du temps, utilisées pour la sélection du site, l’orientation correcte, le positionnement et l’emplacement des pièces selon leur usage. Elle offre une compréhension des principes fondamentaux de la loi naturelle et l’application de celle-ci à la planification urbaine et l’aménagement du territoire pour le bien-être de l’individu et celui de la société.

Le Sthāpatya Veda Maharishi à la lumière des sept états de conscience

* L’état de conscience de sommeil est un état d’inertie sans expérience. Mais la qualité du sommeil dépendra de l’emplacement juste de la chambre. Si la chambre est à sa place, nous pouvons espérer un sommeil régénérateur. Autrement, nous prenons le risque de nous sentir maussade, somnolent et paresseux au matin.

* L’état de conscience de rêve est un état d’imagination sans relation avec la réalité. Ici aussi, nous savons que pour avoir un sommeil régénérateur, nous avons besoin d’une période de rêve. Le manque de cette période, nous disent les scientifiques, peut mener à une perturbation de nos schémas mentaux. Donc, comme pour l’état de sommeil, l’emplacement correct de la chambre est vital.

* L’état de conscience de veille est un état de réalisation des désirs. Sachant qu’une maison Sthāpatya Védique Maharishi génère son propre silence – elle médite pour nous – et que la course du soleil influence cette maison par différentes énergies en accord avec les différentes pièces, nous voyons l’importance pour le propriétaire d’apprécier un bonne routine afin de bénéficier des deux à la fois. D’un autre coté, le ‘sick building syndrome’ (les maladies générées par un habitat inadéquate) a un effet dévastateur sur le propriétaire.

* L’état de conscience transcendantale est un état caractérisé par l’absence de pensée, ce que nous appelons la conscience pure. Cette état sera supporté par la salle de méditation dans le coin nord-est d’une maison Sthāpatya Védique Maharishi. A ce niveau, le Sthāpatya Veda Maharishi offre un moyen royal pour supporter la croissance des états supérieurs de conscience. Il est fort probable que pour un non méditant, une maison Sthāpatya Védique Maharishi aura pour effet de l’inspirer à apprendre la méditation transcendantale pour jouir pleinement de son investissement.

* L’état de conscience cosmique est un état caractérisé par la conscience témoignant de sa propre activité, qui est basée sur la qualité du fonctionnement intégré du système nerveux. Dans cette état avancé de conscience, vivre dans une maison Sthāpatya Veda Maharishi sera d’un très grand soutien et certainement offrira une aide précieuse au raffinement des perceptions.

* L’état de conscience de Dieu est un état caractérisé par la dévotion. Tout devient infiniment plus subtil et infiniment plus joyeux. Certainement que de vivre dans une maison complètement en accord avec la loi naturelle amènera cette expérience de la conscience de Dieu à son apogée.

* L’état de conscience d’unité est un état où tout est perçu en terme de Soi. Le Soi est la seule réalité, rien ne peut plus le cacher. Ce doit être une grande bénédiction de vivre dans une maison poreuse Sthāpatya Védique Maharishi (Maharishi dit qu’en conscience d’unité, les murs deviennent poreux, c’est à dire que la conscience imprègne l’intérieur et l’extérieur).

* L’état de conscience de Brahman est caractérisé par la totalité qui est plus que la somme de ses parties. La conscience de Brahman est l’évolution des différentes caractéristiques de la conscience d’unité. A ce niveau de conscience, nous pouvons dire que notre investissement dans une maison Sthāpatya Védique Maharishi est complètement plénifié.

L’Effet Maharishi

Voici une toute nouvelle vidéo d’une conférence par Peter F. Freund, dont j’ai eu la joie d’y assister directement. Il présente l’Effet Maharishi d’une manière très intelligence et drôle à la fin. C’est en anglais…

La base de l’Effet Maharishi est l’élévation de la conscience collective. La conscience collective est la totalité de la conscience d’un groupe spécifique. Par exemple, lorsque nous parlons de conscience communautaire, nous mettons simplement ensemble la conscience de tous les individus qui composent la communauté; pour la conscience nationale, nous mettons ensemble la conscience de tous les citoyens d’une nation.
Il existe d’innombrables divisions et organisations de la conscience collective, mais parmi celles-ci, on distingue sept niveaux principaux: la conscience de la famille, la conscience de la communauté, la conscience de la ville, la conscience de la région ou de la province, la conscience nationale, la conscience du monde et la conscience universelle, chacune étant créée par les individus au sein du groupe.
Le phénomène de la conscience collective peut être mieux compris en examinant le concept de champ, tel qu’il est décrit par la science moderne. Les physiciens décrivent une variété de champs infinis, illimités et omniprésents qui opèrent de manière invisible dans toute la création, régissant les activités d’innombrables lois de la nature. Par exemple, le champ électromagnétique – l’un des quatre principaux champs de force – imprègne l’univers tout entier et permet aux émetteurs de radio et de télévision d’envoyer des signaux en créant des ondes à l’intérieur du champ. Bien que ces ondes soient invisibles, elles créent néanmoins des effets que nous connaissons tous: les sons et les images de la radio et de la télévision.
De même, les trois autres champs de force fondamentaux – la gravitation, l’interaction faible et l’interaction forte – sont également omniprésents et se comportent de manière invisible dans toute la nature. La conscience autoréférente est également un champ, mais à un niveau encore plus fondamental, car elle est le champ omniprésent, invisible et illimité d’où émergent tous les champs de force et de matière.
Tout comme un émetteur radio peut créer des ondes dans le champ électromagnétique, les individus créent constamment des influences sur toutes les parties de la création, simplement parce que la conscience imprègne chaque aspect de l’univers matériel. Par exemple, si l’on jette une pierre dans un étang, il se produit des ondes qui se propagent dans tout l’étang. Chaque vague produit un effet dans chaque partie de l’étang. De même, la vague de la vie individuelle, par son activité, produit une influence dans toutes les parties du cosmos.
Sur la base de ce même principe, l’expérience directe de la conscience autoréférente influence chaque aspect de l’univers, l’animant avec l’ordre et l’harmonie parfaits inhérents à la conscience autoréférente. C’est pourquoi des groupes d’individus peuvent créer des effets très puissants dans l’environnement grâce à leur pratique collective du programme de Méditation Transcendantale et de MT-Sidhi – par leur pratique autoréférente, ils vivifient chaque aspect de l’univers en stimulant son constituant le plus fondamental, la conscience, et ils vivifient tout particulièrement la conscience collective de la ville, de la province ou de la nation dans laquelle ils se trouvent.
Puisque la conscience collective est créée par les individus qui la composent, la conscience collective s’élève au fur et à mesure que la conscience individuelle grandit, et la conscience individuelle grandit au fur et à mesure que la conscience collective grandit. En d’autres termes, lorsqu’un individu fait régulièrement l’expérience de la conscience autoréférente et l’éveille dans sa propre conscience, les niveaux de conscience collective auxquels il participe – famille, ville, province, nation, etc. – s’améliorent simultanément. Cette valeur supérieure de la conscience collective se répercute à son tour, de manière positive, sur chacun des membres individuels de ce niveau de conscience collective.
Puisque la conscience individuelle et la conscience collective entretiennent cette relation réciproque, un groupe d’individus pratiquant le programme de Méditation Transcendantale et de MT-Sidhi apportera une puissante influence d’ordre et d’harmonie à la conscience collective, permettant à une population entière d’agir de manière plus cohérente, plus harmonieuse et plus en accord avec la Loi Naturelle. Sur cette base, Maharishi a mis en lumière le potentiel de chaque nation à créer l’invincibilité pour elle-même et pour tous ses citoyens.

Créer la cohérence dans la conscience collective comme la base d’une société idéal et d’une paix mondiale durable: La recherche scientifique sur l’Effet Maharishi.

Le soutien de la nature peut-être généré collectivement par le phénomène que Maharishi a identifié comme l’Effet Maharishi et qui est un effet de champ dans la conscience collective. Il a plusieurs exemples dans les sciences physiques et l’Effet Maharishi marque l’arrivée d’un principe de la Loi Naturelle d’une valeur inestimable dans le domaine des sciences sociales.

Rappelons que l’Effet Maharishi est l’effet de cohérence que nous générons lorsque nous pratiquons ensemble, dans un même endroit, matin et soir, le programme de Méditation Transcendantale et MT-Sidhi, incluant le Vol Yogique. Il a été démontré que la racine carré d’un pour cent de la population d’une ville ou d’un pays est suffisant pour générer cette cohérence au niveau local ou national et amorcer un redressement des valeurs économiques et sociales, ayant pour conséquences une baisse significative de la criminalité, des admissions dans les hôpitaux et surtout une reprise de la croissance économique, mesurée par l’indice boursier, la baisse de l’inflation, les dépôts de brevets, la reprise de l’emploi et de la consommation.

Le principe est que la présence d’une petite cohérence dans un champ incohérent étend sa cohérence à travers le champ entier. Dans tout cas, où ce phénomène opère, la transformation à une plus grande cohérence est activée par un point déclencheur (catalyseur). Un niveau minimum de cohérence injecté dans le champ est requis pour rendre la cohérence totale. 

L’Effet Maharishi a été comparé à l’effet Meissner. Un système a la capacité d’expulser ou de repousser les influences désordonnées perturbatrices. Dans ce cas, un métal super conducteur devient invincible. L’ordre parfait est une défense naturelle contre une perturbation externe. Dans la société toute influence perturbatrice est repoussée, une sorte de coquille de défense invincible est ainsi générée. Celle-ci est le sous-produit de la pratique en groupe des technologies Maharishi de la conscience – le programme de Méditation Transcendantale et MT-Sidhi – qui engendrent une puissante influence de paix et de positivité dans la conscience collective, éliminant l’inimitié et l’hostilité des gens tout autour, ce qui inclut toute forme de violence. 

D’où vient cette influence? De ce niveau le plus fondamental de la vie – la Conscience Transcendantale – qui n’est autre que notre propre Soi. Par cette expérience biquotidienne, toutes nos pensées et actions en viennent à être pleinement en accord avec la direction évolutive de la Loi Naturelle. Ces technologies de la conscience diffusent le stress et la négativité dans la société et génèrent des vagues positives d’harmonie et d’unité dans la conscience collective. Nous accédons et stimulons le niveau le plus puissant de l’esprit et de la matière, identifié par la science moderne comme le champ unifié, le niveau le plus fondamental de l’intelligence de la nature qui nous connecte tous. Maintenant, nous avons à notre disposition une technologie de paix, une technologie véritablement défensive qui résout les problèmes de la violence et de la négativité à leur source. C’est ce que la recherche scientifique montre.

Les Principes de l’Ayur-Veda

«Ayez l’intention d’avoir une vie meilleure. Juste l’intention d’avoir une vie plus réussie. Pensez mieux. Créez une meilleure influence pour les autres et pour vous-même. Juste le désir d’être une meilleure personne, c’est tout.» – Maharishi Mahesh Yogi, 05.2002

Maharishi présente les principes de l’Ayur Veda à la faculté de l’Université Maharishi de Management, Fairfield, Iowa, USA, le 29.12.1979

«L’Ayur Veda a élaboré toutes ces choses – que cette petite chose aura cet effet, et cette petite chose aura cet effet, et cette petite chose aura cet effet. Et si, à partir du pouls, la caractéristique du corps, la vibration du corps est reconnue et que cette valeur [de la conscience] est associée à cette vibration, alors le fossé entre la conscience et le corps sera comblé. La philosophie est très claire; elle est très simple, et sa valeur d’expertise tient à l’authenticité dont jouit l’Ayur Veda.

«L’Ayur Veda jouit de l’authenticité de ses déclarations en tant que Veda, la connaissance pure. La connaissance pure est sa propre authenticité; ses expressions sont les expressions de la connaissance pure, les expressions du Veda. Donc l’Ayur Veda, étant Veda, jouissant de son authenticité absolue, donne la connaissance de qu’est-ce que c’est, et ensuite comment l’utiliser – pour quel effet nous voulons produire.

«Les Siddhis sont abondamment mentionnés dans les textes de l’Ayur Veda. C’est magnifique. Tout le Yoga fait partie de l’Ayur Veda, tout le Vedānta fait partie de l’Ayur Veda. Physique, mental, spirituel – toutes les valeurs, elles font toutes partie de l’Ayur Veda. Elle [la science de la vie] a apporté à un niveau très authentique le cours entier du développement de l’ignorance à l’illumination complète, de l’ignorance à l’illumination complète.

«Le Veda est la connaissance pure, la connaissance pure relative à la vie: l’Ayur Veda, la connaissance pure se rapportant à la vie, la connaissance pure se rapportant à la vie. La vie ayant deux aspects: le non-manifesté et le manifesté, l’Ayur Veda, l’aspect de connaissance pure de la vie, relie la valeur non-manifestée et manifestée de la vie, fait fleurir le manifesté dans son plein potentiel.

«Le plein potentiel du manifesté se trouve dans la valeur de tous les possibilités du non-manifesté. Le non-manifesté est tout ce qui est possible; le manifeste a certaines possibilités, mais ces possibilités ne sont que l’expression de toutes les possibilités inhérentes. Et l’Ayur Veda est la connaissance pure relative à la vie: le non-manifestée et le manifesté. Elle comble le fossé entre le non-manifesté et le manifesté, elle vivifie toutes les possibilités à travers quelques possibilités dans la vie pratique – elle les vivifie tout simplement.» – Maharishi Mahesh Yogi (un extrait)

Le Samadhi est le commencement, pas la fin du Yoga

Maharishi Mahesh Yogi on Patanjali Ashtanga Yoga

Ottawa Natural, numéro juin 2010, par Neil Dickie

«Le Yoga ou l’union de l’esprit avec l’intelligence divine, commence lorsque l’esprit gagne la conscience transcendantale. Le processus de plonger à l’intérieur est la voie pour être établi en yoga.» – Maharishi Mahesh Yogi

Cet article est pour les nombreuses personnes qui suspectent qu’elles pourraient amener leur pratique du yoga à un niveau supérieur en pratiquant la méditation, mais qui hésitent à commencer, pensant que la méditation est soit trop difficile ou trop avancée pour eux. 

Une raison que beaucoup assument que la méditation est difficile, est une mauvaise compréhension commune du système de yoga des huit membres ou Ashtanga exposé dans les vénérés Yoga Sūtra de Patañjali. Dans le texte des Yoga Sūtra, les huit membres du yoga sont exposé dans l’ordre suivant: les cinq yamas ou les vertus personnelles, telles que ahimsa ou la non-violence, et satya, la véracité. Puis les cinq niyamas ou les règles de vie, incluant shaucha, la purification, et swadhyaya, l’étude. Ensuite, le pranayama, les pratiques respiratoires; puis les asanas, les postures de yoga; puis les trois stades de pratique mentale. Et finalement, vient le huitième membre, le samadhi, l’union de l’esprit pensant actif avec son niveau silencieux le plus profond, le champ unifié de la conscience. Pensez à une vague individuelle s’apaisant et expérimentant l’océan illimité.

Cependant, malgré le fait que l’Ashtanga se traduit comme les huit membres, et non les huit étapes ou stades, beaucoup ont pensé que Patañjali signifiait que l’approche octuple devrait être pratiquée seulement étape par étape, l’ordre séquentiel, commençant avec les vertus personnelles et les observances, et que seuls les pratiquants avancés devraient s’attaquer au samadhi.

Maharishi Mahesh Yogi a créé une excitation dans la communauté mondiale du yoga il y a de cela 40 ans environ quand il a parcouru le monde enseignant la Méditation Transcendantale, une technique simple, facile à apprendre qui conduit à l’expérience directe du samadhi. Maharishi enseignait quiconque intéressé, sans tenir compte de leur connaissance des autres membres du yoga.  À mesure que la popularité de la MT se propageait, ainsi en fut-il de l’intérêt dans la communauté du yoga. En Allemagne, une délégation contrariée de yogis vint à lui et lui demanda une explication.

Ils savaient que Maharishi avait été pendant de nombreuses années le disciple le plus proche du Shankaracharya de Jyotir Math, Swami Brahmananda Saraswati, un chef spirituel hautement respecté et le gardien élu de la tradition védique en Inde du Nord. Mais en dépit de ce contexte traditionnel, Maharishi enseignait maintenant la méditation aux masses. Quelle pourrait être la raison, ils ont demandé?

Maharishi a accueilli la délégation et a commencé en établissant un fondement commun avec eux – son respect pour l’autorité de Patañjali. Il a ensuite, cependant, expliqué sa vision, que Patañjali était devenu, en raison d’un long laps de temps, mal interprété. L’ordre du fameux octuple yoga de Patañjali était devenu, dit-il, l’inverse de ce que Patañjali préconisait. «La pratique du Yoga fut comprise comme commençant avec yama, niyama (les vertus séculières), et ainsi de suite,» Maharishi dit, «alors qu’en réalité elle devrait commencer avec le samadhi. Le samadhi ne peut pas être acquis par la pratique de yama, niyama et ainsi de suite. La compétence dans les vertus peut seulement être gagnée par l’expérience répétée du samadhi.»

Par exemple, Maharishi a dit, on ne peut vraiment progresser en ahimsa ou la non-violence qu’à mesure que qu’on grandit dans la réalisation qu’il y a une unité commune à toutes choses. Cette réalité unifiée de la vie est directement expérimentée dans le samadhi. De même, il a dit, asteya ou la non-convoitise peut seulement être réalisée que lorsque l’on se sent pleinement satisfait, et le seul moyen d’être vraiment heureux à l’intérieur est de réaliser le domaine de la conscience de félicité – qui encore n’est possible que grâce à l’expérience répétée du samadhi.

Mais il y a une deuxième, peut-être même plus commune, raison en la croyance très répandue que la méditation est difficile – comme il est généralement enseigné qu’elle est. Patañjali définit le yoga comme «l’apaisement complet de l’esprit» (Yoga Sūtra 1.2). Notre expérience de l’enseignement de la méditation au cours des 20 dernières années est que la plupart des autres types de méditation d’aujourd’hui impliquent la concentration, l’effort et le contrôle. En tant que telle, elles empêchent effectivement l’esprit de complètement s’apaiser. La Méditation Transcendantale de Maharishi, en revanche, n’implique aucune concentration, aucun effort ou aucune tentative de tout genre, et permet à l’esprit de plonger facilement et aisément à l’intérieur de son centre silencieux.

Mais puisse une méditation simple et sans effort être une ‘réelle’ méditation, menant à l’illumination? Oui! Certains ont (mal) compris que la simplicité de la Méditation Transcendantale de Maharishi signifie qu’elle est diluée, ou ‘occidentalisée’. Mais la MT est en fait la renaissance de la méditation dans sa forme pure et originelle. Elle est simple et facile non pas parce qu’elle est diluée, mais parce qu’elle est naturelle, en plein accord avec la nature de l’esprit et du corps. C’est aussi pourquoi elle est si efficace. La nature a une formidable efficacité. L’activité dans la nature suit toujours le chemin de moindre action. De la même manière, le pratiquant de la MT plonge sans effort à l’intérieur de l’esprit, gagne le samadhi et jouit, même en dehors de la méditation, de l’accès augmentant progressivement de ce domaine de pure intelligence et de joie infinie.

Voir www.tm.org ou www.doctorsontm.com pour l’information sur les nombreuses études scientifiques publiées sur les bénéfices pour l’esprit, le corps et l’environnement résultant de cette pratique. (en anglais)

Maharishi et Tat Wale Baba

Le texte suivant est si inspirant par la sagesse qu’il contient que je n’ai pu résister à le traduire. Vous trouverez la version anglaise sur le lien suivant: http://www.yogiphotos.com

Conférence de Tat Wale Baba à une assemblée internationale de chercheurs

Tat Wale Baba commença son exposé dans un hindi énergique, sans tension, et Maharishi Mahesh Yogi traduisait

(…)

Ce qui est omniprésent n’a pas à être cherché. C’est déjà là. Commencez à être. Ce qui est omniprésent n’a pas à être cherché; seulement notre conscience individuelle a à être amenée à ce niveau et là est cette béatitude. Vous n’avez pas à la chercher. Comprenez-vous? À moins que l’on rentre dans cette béatitude omniprésente, la satisfaction ne peut pas venir. Si elle avait dû venir, elle serait venue à l’heure qu’il est à travers de nombreuses avenues dans le monde. Mais, ce n’est pas le cas. Donc, ce qui est le Soi est votre propre être. Vous n’avez pas à chercher à l’extérieur. Et, c’est sans distinction de fois religieuses ou de croyances; chrétiennes ou mormons ou hindous. Cet être est lui-même la connaissance. Seulement, vous avez à savoir. Toutes ces diverses manifestations de bonheur que nous expérimentons dans le monde, sont aussi les manifestations de ce même être éternel qui est notre propre Soi. Si nous sommes conscient du Soi, si nous le connaissons, bien. Autrement, nous avons à être. Et donc, il est nécessaire d’amener notre conscience individuelle profondément en nous-même. Aussi profondément que nous pouvons amener notre conscience individuelle au Soi, aussi intensément nous pouvons hériter de ce qui est omniprésent dans notre vie jour après jour. Connaissant ce Soi, nous serons éternellement satisfait; demeurant dans le monde, nous vivrons le contentement. Et, ce n’est pas une question de se détacher du monde. Seulement, nous avons à le connaître, et le connaissant, alors, toutes les différentes manifestations dans le monde seront expérimentées comme les manifestations de Cela. Nous n’avons pas à nous détacher. C’est juste une question d’amener la conscience individuelle à ce domaine, et être, et le vivre.

Ayant acquis ce magnifique, parfait système nerveux humain, si nous connaissons cet élément du Soi, alors nous avons réellement utilisé ce merveilleux cadeau pareil à un diamant, ce système nerveux pareil à un diamant qui est capable de donner cette béatitude éternelle. Si elle n’est pas expérimentée, alors nous avons perdu le cadeau de diamant. Nous avons pris sur nous-mêmes ce système nerveux humain, non pas pour l’amour de plaisir insignifiant de nature changeante dans ce domaine relatif du changement, mais pour vivre et être cette béatitude infinie. Et, nous aurons à atteindre cette chose, que nous l’atteignons dans cette vie, ou dans la prochaine, ou la suivante. Nous ne pouvons tout simplement pas renoncer à cela. Par conséquent, avec l’assistance du Guru et des Écritures, il est mieux de l’atteindre rapidement. Pourquoi le retarder?

L’exposé de Tat Wale Baba fut suivie par une opportunité pour les questions d’être posées.

Comme chaque question était posée en anglais, Maharishi Mahesh Yogi traduisait en hindi, puis traduisait les réponses de Tat Wale Baba.

Étudiant: Peut-il nous parler de son maître et de la tradition qu’il suit?

TWB: Le Soi est libre de toute tradition ou de non tradition.

MMY (ajoutant son propre commentaire): Il est de la tradition de Shukadev. Shukadev était comme lui, pas de ce monde. Loin de lui.

Étudiant: Peut-il nous dire quel genre de méditation fait-il?

TWB: Je suis établi dans le Vedanta et de cette façon, on en parle, et on est. Il n’y a aucune pratique en tant que telle.

Étudiant: Que pensez-vous de la Méditation Transcendantale?

TWB: La conscience transcendantale est la base de toute expérience. La pure conscience est Cela à travers lequel on expérimente. Ce n’est pas une chose qu’on peut expérimenter. Et, tout ce monde est dans un état de pure conscience, et c’est à travers Cela qu’on expérimente tout. La pure conscience, ou la conscience transcendantale n’est rien qu’on expérimente. À travers Cela on expérimente tout. Cela est la base de toute expérience, et de faire l’expérience. Donc, jouissez de cet état.

Étudiant: Est-il possible d’accroitre sa capacité à jouir de cet état?

TWB: On peut l’accroitre grandement par la méditation. Et à mesure qu’on va plus en profondeur, Cela jaillira dans notre vie extérieure. Donc, il est possible d’accroitre notre capacité à être Cela. Et c’est par la méditation.

Étudiant: A-t-il des techniques qu’il enseigne à ses disciples?

TWB: Nous sommes assis dans la forêt, et quand nous sommes assis dans la forêt, nous avons un but à accomplir, et avec ça nous sommes assis. Si un chercheur vient et demande, très bien. Nous donnons des conseils. Sinon, nous n’avons pas beaucoup de temps. Nous sommes dans la forêt, et nous sommes dans la forêt pour un certain but. Mais, si un chercheur vient, très bien. Ses doutes sont dissipés et supprimés.

Étudiant: Pense-t-il que son mode de vie aide le reste de l’humanité ou seulement lui?

TWB: Tous ces saints méditants et établis dans le Soi, ils sont le fondement pour toute cette marche de l’univers entier, et ils sont le fondement de toute la chose, et non pour eux-mêmes seulement. Leurs bonnes vibrations influencent les sociétés pour leur avancement.

Étudiant: Comme une centrale électrique?

TWB: Comme une centrale électrique. La centrale électrique est à Delhi and l’ampoule éclaire ici. Ce n’est pas l’ampoule qui éclaire. C’est l’électricité de la centrale. C’est les saints établis dans leur Soi qui infusent la vie dans tout l’univers. Et, ce sont eux qui ont trouvé Smriti Purananam (les codes védiques de conduite). Ce sont eux qui ont trouvé l’essentiel, les réalités de la vie, et qui ont enseigné au monde les diverses conduites de vie; les chemins de la réalisation du Soi, les chemins de la réalisation de Dieu, et tout ces états supérieurs de vie. Ce sont eux qui ont amené la demeure de la sagesse au monde, et ils sont à la base de toute la prospérité croissante du monde à travers leurs vibrations et à travers leur réalisation.

Étudiant: De combien de sommeil a-t-il besoin?

TWB: Si je dors qu’est-ce qui arrivera au monde? Endormi et éveillé – le sommeil et l’éveille sont la nature de l’esprit. Parfois l’esprit dort, parfois il est éveillé. Si je dors, la base entière du monde s’endormirait et alors il ne resterait rien. Aussi, je ne dors pas. Si quelqu’un dort, c’est l’esprit. Le Soi ne dort pas. Tous ces états de veille, rêve; ils appartiennent à l’esprit. Ils ne sont pas l’état du Soi. Et, si vous parlez de mon sommeil, je ne dort pas parce que le Soi ne dort pas. Si le Soi dort alors le monde entier irait dans le sommeil.

Étudiant: Y-a-t-il une différence entre le moment où il médite et le moment quand il ne médite pas, dans la façon dont il se sent, ou son interaction avec l’environnement?

TWB: En méditant pendant quelques temps, on devient établi en permanence dans l’état d’être. Et alors, partout où l’esprit va, on est établi dans ce Soi, peu importe ce qu’on fait ici ou là; c’est sans importance quand on est établi dans le Soi. Et, cet état vient après un certain temps d’aller profondément à l’intérieur et en sortir. Avec cette pratique, on devient établi en permanence dans le Soi, et alors quoique vous fassiez, vous n’êtes pas séparer du Soi.

Étudiant: Vivez-vous dans cet état maintenant?

TWB: Ce qui est non né, éternel, nous n’en parlons pas en termes de temps. En termes de temps le Soi ne peut pas être discuté.

Étudiant: Sent-il qu’il y a plus à atteindre?

TWB: Qu’y-a-t-il à être gagné ou à atteindre? Ce qui est à être gagné est omniprésent, et nous sommes Cela, et c’est déjà atteint. Aussi longtemps que l’esprit a été fluctuant seulement dans le relatif changeant, aussi longtemps il était hors de vue. Et, quand l’esprit a été concentré et a atteint ce niveau, rien de nouveau s’est produit. La chose qui était là, elle est là. Rien de nouveau s’est produit ou a été atteint. Rien! Ce qui était là, est là même maintenant, et était même avant. Seule la différence est dans l’esprit; l’esprit était inconscient de Cela et maintenant l’esprit est conscient. Donc, qu’y-a-t-il à dire à propos d’accomplissement d’autres états?

Étudiant: Peut-il nous parler de l’amour qui s’écoule de notre coeur une fois que l’état est atteint?

TWB: Notre amour déborde. Comme quelqu’un s’aime lui-même ainsi il commence à aimer les autres. Parce que dans cet état il n’y a rien d’autre que notre Soi. Par conséquent, notre amour pour notre Soi est notre amour pour les autres. Et alors, quelque soit les communications qui sont là, elles sont les communications dans notre propre Soi. Le Soi est doré. C’est seulement une question d’amener notre conscience à Cela et alors le critère de Cela sera que nous commencerons à démontrer toute l’amour et l’harmonie dans le domaine de toutes nos actions et expériences. Ce sera le critère. Quand l’amour s’accroît, cela devient l’équilibre pour mesurer que nous approchons de Cela. Autrement, la chose est déjà là, seulement nous avons à l’incorporer dans nos vies. Nous avons à exposer plus d’amour, plus de bonheur. L’expression de Cela est nécessaire, autrement l’état de Cela est déjà là. Et, nous commencerons à l’exprimer plus quand nous en deviendrons plus conscient.

Étudiant: Pouvons-nous méditer avec vous?

Tat Wale Baba ferma ses yeux et nous méditâmes tous pendant environ vingt minutes. Alors, l’opportunité de poser plus de questions repris.

Étudiant: Que voyez-vous pour l’avenir du monde?

TWB: Nous avons à créer l’avenir. Le futur n’a pas à nous créer. Et, si nous faisons de bonnes choses, et méditons, et expérimentons ce Soi, et sommes omniprésent, l’avenir va être bonne. Si nous ne le faisons pas, nous allons créer un mauvais avenir. Nous avons à créer le futur. Le futur est dans nos mains.

Étudiant: Y aura-t-il la paix mondiale?

TWB: Le monde est en vous. Et, si vous êtes en paix à l’intérieur, si votre conscience individuelle est établie dans votre Soi, votre monde est en paix. Et, si vous êtes fluctuants et sans paix, et que vous n’êtes pas en accord avec votre propre état éternel d’Être, alors le monde est dans un manque de paix. Si vous voulez créer la paix sur le niveau cosmique, alors vous devez prendre refuge en Dieu. Et, si vous voulez la paix en vous-même, réalisez le Soi et votre monde sera en paix et vous verrez que le monde entier est en paix. Le monde est comme vous êtes, et le monde sera comme vous serez.

Étudiant: Y-a-t-il des raccourcis à la purification du Karma?

TWB: Le raccourci le plus court à la purification du karma est l’abandon à Dieu, la dévotion à Dieu, la réalisation du Soi. Et, quand vous réalisez le Soi tout votre esprit et vos sens seront purifiés. Et, quand vos sens sont purifiés toutes vos actions seront bonnes. Elles seront support de vie. Elles se comporteront avec vous comme vos amis. Et, si l’esprit n’est pas établi dans le Soi, dans la gloire de Dieu, alors vos propres sens deviendront votre ennemi. Et alors, tout votre karma vous sautera dessus comme votre ennemi. C’est la fixité de l’esprit dans le Soi qui fait de vos sens votre ami, et la non fixité de l’esprit dans le Soi fait de vos sens votre ennemi. Les sens ennemis signifient le karma, parce que le karma est accompli par les sens. Donc, le karma sera bon si l’esprit est établi dans le Soi et le karma ne sera pas bon si l’esprit n’est pas établi dans le Soi. Pratiquez. Accroissez votre pratique pour arriver à ce but.

Étudiant: Est-ce un handicap d’être maître de maison et de faire cette pratique?

TWB: La voie de maître de maison n’est pas mauvaise. Mais, en n’étant pas capable d’être à la hauteur de ce style de vie, nous faisons un enfer hors de nous-mêmes dans la voie de la vie de maître de maison.

Étudiant: Est-il possible de travailler dans le monde quand nous avons gagné l’état le plus haut de la pure connaissance suprême?

TWB: Il y a deux style de vie, le maître de maison et le reclus. Ceux qui sont dans la voie de la vie de maître de maison, par habitude sont engagés dans l’activité, même en ayant gagné cet état de connaissance suprême. Et, ceux qui sont reclus par nature, n’ont rien à faire avec l’activité de la vie. Donc, ils continuent à vivre cette voie. Mais, les deux vivent cet état de connaissance suprême.

Étudiant: Est-il possible que celui qui vit la voie de la vie de maître de maison puisse alors désirer changer et vivre la vie d’un reclus? Ou, serait-ce cause d’un conflit?

TWB: La condition idéale serait de ne pas entrer en ménage. Si vous voulez devenir un sannyasi (un renonçant), ou, si vous êtes entrés dans la vie de maître de maison, alors partager la responsabilité que vous avez prise avec la femme et les enfants, et alors achevez cette responsabilité. Faites que vous enfants soient éduqués et finissez-en avec tous ça. Alors, il devrait être bon d’osciller à partir de là. Autrement, n’y entrez pas, ce sera le plus idéal. Ayant pris la responsabilité, il ne serait pas bon de fermer cette responsabilité. …

Le succès par le sattva

La qualité la plus importante de l’esprit

Ceci rend clair une fois de plus, que l’esprit est la clé, car il est la connection avec la pure conscience. L’esprit a trois qualités principales, Sattva (la pureté), Rajas (le principe d’action) et Tamas (l’obscurité). Sattva, la nature pure de l’esprit, devrait prédominer, afin que Rajas et Tamas le servent.

Sattva a cinq qualités distinctives: la compassion, le Dharma (le choix juste en accord avec la loi naturelle), l’action, la dévotion et la foi (la pensée positive).

Comment soutenons-nous la croissance de ces qualités dans notre vie? À travers la connaissance correcte, Dhairya (la patience), Smriti (la mémoire) et Samadhi (la transcendance). La plus importante d’entre elles est la transcendance, parce qu’elle nourrit les autres.

«Il y a proverbe en sanskrit: «Le succès d’un grand homme ne repose pas sur les accessoires, mais sur le niveau de sattva ¹.» Si nous sommes capable de maintenir notre sattva – notre Être – alors le succès de quelque soit ce que nous voulons faire dans ce monde sera nôtre. Ce n’est pas les accessoires qui apportent à un homme le succès, mais son propre centre d’intelligence divine. Cela a été mon expérience à travers le monde, et cela a été l’expérience des saints depuis des temps immémoriaux.

«La nature devient sympathique à la réussite si le sattva est maintenu. Si simplement nous méditons correctement le matin et le soir et avons un sens correct de la vie, ce qui est commun pour un homme qui médite, alors la pensée juste vient naturellement, et toute la nature est prête à la supporter. C’est l’aide divine. Toute chose progresse par elle-même; nous n’avons seulement qu’à nous maintenir dans l’Être, mais pas sur le niveau de la mémoire. Tout ce que nous avons à faire est de méditer matin et soir, et un sens correct de la vie s’ensuit.

«Ce que nous pensons ne pas être juste, nous nous en abstenons, mais nous ne devrions pas considérer toute chose dans le monde comme n’étant pas correcte. Ne véhiculer pas trop le sens du bien et du mal dans votre esprit. Ayez une attitude naturelle, et prenez les choses comme elles viennent. Avec une méditation régulière, le sattva sera maintenu et se développera, et le comportement correct et les valeurs justes seront là. Toute chose ira par elle-même; toute réussite sera vôtre.» – Histoire de trente années autour du monde, p. 362-363. Tiré du discours de Maharishi aux participants du premier cours de formation de professeur à Rishikesh, le 13.07.1961

Note: ¹ Sattva: L’ensemble de la création consiste en l’interaction des trois gunas, sattva, rajas et tamas, nés de prakriti, ou la Nature. Le processus d’évolution est perpétué par ces trois gunas. Tout peut être classé suivant ces trois catégories:

  • Sattva (pure) – Bon pour l’esprit et le corps – à favoriser
  • Rajas (stimulant) – Bon pour le corps mais pas bon pour l’esprit – à éviter
  • Tamas (impure) – Bon, ni pour l’esprit, ni pour le corps – à supprimer

Karma, réincarnation, connaissance et les trois types de corps

Le corps causal est amené à la non-existence par la connaissance, Arosa, 1974

Maharishi: Chaque être humain a trois types de corps: le corps grossier, le corps subtil et le corps causal. Corps grossier, corps subtil et corps causal – la cause du corps subtil. Et quelle est la cause du corps subtil? La cause du corps subtil est l’ignorance. Si l’ignorance disparaît, le corps subtil n’est plus apte à prendre naissance. Sa cause a disparu. Lorsque l’ignorance disparaît, la cause du corps subtil – cette agence qui est responsable de la naissance du corps subtil – n’est plus disponible. Le corps subtil reste donc sans fondement. Simplement parce que le corps subtil s’est étendu au-delà des limites. Le corps subtil – l’esprit fondamentalement, le souffle avec lui, le Prana – s’est étendu et a brisé les limites. Lorsque les limites sont brisées, la base de la naissance est brisée. Quelle est la cause de la renaissance? La cause de la renaissance est le dernier désir au moment de la mort. Et lorsque le but de tous les désirs est atteint – l’illimité est acquise par le corps subtil, l’esprit a acquis l’illimité – alors le but de tous les désirs est atteint. Et dans cet état de plénitude, il n’y a pas d’aspiration à renaître. Car le but de la naissance, qui est d’atteindre le point culminant de l’évolution, a été atteint. Lorsque le petit «s», l’ego, s’est étendu – lorsque la vague est devenue l’océan – où est le désir? La vague a toujours le désir de devenir de plus en plus grande, et lorsqu’elle est devenue l’océan illimité, alors tous les désirs sont satisfaits. Dans cet état de plénitude, le dernier désir au moment de la mort n’a pas assez de puissance pour renaître. Le corps subtil ne va nulle part pour renaître. Le corps causal est donc éliminé ou amené à la non-existence. Par quoi? Par la connaissance. L’ignorance est détruite par la connaissance. C’est pourquoi on dit parfois que «le karma est brûlé dans le feu de la connaissance». L’homme en Conscience Cosmique découvre automatiquement que, sans qu’il ait à craquer une allumette, tout le karma est brûlé dans le feu de la connaissance. Tout le karma, toutes les actions dont on doit récolter les conséquences et tout le reste, ont trouvé leurs propres clients sur le marché et ne reviendront plus. Une fois que le feu de la connaissance est allumé, le corps causal – la cause du corps subtil – est brûlé, éliminé, devient inexistant. L’ignorance est la cause du corps subtil. Et lorsque la connaissance vient, la cause même est brûlée…

Question: En Conscience Cosmique, le corps subtil est-il toujours maintenu?

Maharishi: Il est maintenu. Vous savez ce qui se passe? Une corde tordue avec toutes ses torsions et tout le reste – vous brûlez la corde et elle est entièrement brûlée, mais les torsions apparaissent de la même façon qu’avant. C’est toujours une corde, pour toute vision pratique, c’est une corde, une corde tordue. Tout est pareil, sauf qu’elle a perdu sa force. De l’intérieur, elle a perdu sa force. Mais de l’extérieur, elle apparaît simplement comme une corde. 

De cette manière, la force intérieure est résolue parce qu’au départ, lorsqu’il n’y avait que des limites, celles-ci étaient très fortes. Ces limites ont été imprégnées par l’illimité dynamique. Par conséquent, même si elles semblent être des limites, la force des limites n’est plus disponible. Elle est faible – les limites sont faibles. C’est ce qui arrive au corps subtil. 

C’est pourquoi il n’est pas capable de s’associer à quoi que ce soit. Il reste un témoin et devient incapable de participer. Si participation il y a, c’est par habitude. À toutes fins utiles, on fait des choses, mais en réalité, on est au-delà des limites, illimité. 

Un autre exemple: Vous avez entendu l’exemple de la corde dans la pénombre. Et une personne commence à bondir «un serpent, un serpent, un serpent». Et tout le monde tremble et tout le monde vous voit trembler et commence à avoir peur «un serpent, un serpent». Toute la ville se met à crier «un serpent, un serpent». 

Et finalement, vous voyez que ce n’est pas un serpent, c’est une corde. Mais même lorsque l’on a vu la corde à la lumière, le cœur continue à palpiter parce qu’il a commencé de cette façon. Cela peut prendre beaucoup de temps avant que l’on puisse se reposer correctement. Tout comme la longue vie dans l’ignorance, la longue vie dans l’esclavage – qui n’a cessé de durer et dont tout le monde a dit: «la vie est une lutte». 

Même lorsque l’aube de la béatitude est apparue, que la conscience de l’unité ou, disons, la conscience cosmique a été atteinte, le tremblement et l’écho de «la vie est une lutte» se poursuivent, c’est une habitude – quelques ennuis, quelques préoccupations, ici et là. C’est l’habitude qui fait que cela continue. Mais quoi qu’il en soit, cela peut affecter l’environnement, mais c’est suffisamment faible pour ne pas renverser la dignité de l’illumination. On sait qu’il s’agit d’une corde, même si les palpitations continuent pendant un certain temps. Mais on sait que c’est une corde et que ce n’est pas un serpent. 

La dignité de l’illumination n’est pas ombragée par tous les comportements, comme c’était le cas avant l’illumination. L’illumination continue et les symptômes de la servitude continuent. Les symptômes de la servitude – le comportement dans les limites – continuent. Seulement, il cesse de nous lier, il n’est plus fort. C’est la différence qui se produit dans l’état d’illumination: les différences et les limites ne font pas d’ombre à l’absence de limites de sa propre conscience, de son propre Être. 

Ainsi, le corps subtil en la Conscience Cosmique jouit de son statut d’éternité illimitée. Et il devient dominant, parce que la cause du corps subtil, qui le maintenait dans les limites, a été éliminée.

Question: Le corps subtil est l’ego? 

Maharishi: Le corps subtil est l’ego, l’intellect, l’esprit, les sens, le Prana, le souffle – tous ces éléments forment ensemble le corps subtil. Le corps subtil est l’homme intérieur. Et l’homme intérieur est composé de toutes ces choses ensemble – tous les sens de perception, les organes d’action, le Prana, l’ego, l’intellect, l’esprit, les choses subtiles.

Question: Je pensais que les sens étaient les perceptions grossières?

Maharishi: Les sens ont des lieux d’habitation grossiers. L’oreille est grossière, mais c’est le lieu d’habitation du sens de l’ouïe. Le sens de l’ouïe est quelque chose de subtil. Ce que nous voyons est sa maison, sa hutte, son palais. Les yeux sont la demeure du sens de la vue, comme cela. Les sens sont plus subtils que leur maison. L’habitant de la maison est beaucoup plus subtil que la maison… 

Question: Où se situe le «causal»?

Maharishi: Le corps causal – le corps causal qui fait que le corps subtil est et continue à être dans sa propre individualité subtile. 

Question: Est-ce que c’est comme un corps d’idées?

Maharishi: Le corps causal est l’ignorance de la plénitude de la vie – l’ignorance. L’ignorance n’a pas de valeur concrète – la connaissance est concrète. Opposée à cette connaissance, il n’y a pas de substance concrète, il n’y a que l’absence de la valeur concrète de la vie, l’absence. Et cette absence de valeur concrète de la vie fait que le corps subtil reste à l’intérieur des limites.

Question: Le corps causal pourrait être comme le négatif d’une image qui montre…?

Maharishi: Oui, c’est simplement l’obscurité qui est le manque de lumière. Le manque de lumière est un manque de lumière, c’est un manque d’existence, mais c’est un manque. Mais ce manque cause de terribles blessures au front, on tombe, tout l’attirail de pleurs, d’activités et de souffrances est dû à l’obscurité. Et l’obscurité n’est rien d’autre que l’absence de lumière. Nous disons donc que l’absence de lumière est à l’origine de tous les maux de tête, des fractures de la tête et des pieds et de tout le reste. C’est un manque de lumière. 

Et lorsque la lumière arrive, la base même de toute la souffrance disparaît. Tout simplement. L’ignorance est la base du corps causal. Lorsque l’ignorance disparaît, le corps causal qui structure le corps grossier n’a plus de base. Par conséquent, le corps causal ne peut pas structurer le corps. C’est pourquoi aucune renaissance n’est possible. 

Regardez, le corps causal, l’ignorance, a été remplacé par ce qui est l’infini. L’infini ne peut être la cause de l’isolement ou de l’individualité, mais (mais il est la cause de) de la vie cosmique. Et lorsque le corps causal a été remplacé par l’infini, l’immortalité, il n’y a aucune chance de renaissance. Un homme réalisé ne peut pas non plus désirer renaître. Et si par un coup de chance, par un accident, si cela devient possible – s’il désire revenir, il n’y parviendra pas.

Question: Mais Vyāsa…?

Maharishi: Non, Vyāsa est un… Nous y viendrons… [rires]

Question: Oui, mais vous nous avez dit qu’il y a un cas extrêmement exceptionnel…

Maharishi: Il n’y a pas d’exception dans le cas de l’immortalité. C’est comme une graine grillée. Une graine grillée ressemblera à une graine, une graine tout à fait complète, mais elle ne germera pas. Parce qu’à l’intérieur, elle a été grillée. [rires] La capacité de germer est inexistante. 

Ainsi, le corps causal dans le feu de la connaissance est exactement comme cela. À toutes fins utiles, le corps subtil, c’est-à-dire l’activité mentale et le Prana, continuera. Et l’activité du corps se poursuivra. À toutes fins utiles, la graine sera là, seule la capacité intérieure de germer est grillée. C’est tout. 

C’est ce qui arrive à la vie d’un illuminé. Il ne peut certainement pas penser à naître. C’est tout simplement inconcevable. Et si, pour une raison quelconque, il rêve de revenir, il ne le peut pas. Parce qu’il est devenu insaisissable. Comme une corde brûlée, même si elle apparaît complètement avec tous les tours et détours, apparaissant complètement comme une corde, mais elle ne peut pas lier quelqu’un. Parce qu’elle est faible, elle n’est plus forte. 

De cette manière, l’individualité est faible. Ce qui a été remplacé par l’individualité, c’est la vie cosmique. La vie cosmique est forte, l’individualité est faible. La renaissance, la chaîne des naissances, a disparu – ce qui reste, c’est l’immortalité. Ainsi, tout comme une graine, même si elle désire germer, elle ne pourra pas le faire. C’est ainsi. Le corps causal de l’illuminé ayant été brûlé dans le feu de la connaissance, il n’a aucune chance de renaître (fin de la cassette).

La Relation de Maître à disciple

Voici la traduction d’un extrait d’une ancienne conférence de Maharishi sur le thème de la relation de Maître à disciple.

Sur le chemin du Divin, comme dans toutes les autres voies de connaissance, rien n’importe plus que le Maître. Avec un Maître approprié, vous atteindrez rapidement le but, sinon, tout sera très lent, très lent et le chemin sans fin.

La recherche d’un Maître approprié est tout ce qu’un aspirant sur le chemin de la vérité doit faire – juste un Maître approprié, pas seulement sur le chemin de la vérité, même sur le chemin de l’ingénierie ou de la médecine ou de la psychologie – quoi que ce soit – la rencontre d’un Maître approprié, d’un guide approprié et presque toute la chose est faite. Parce que trouver un Maître signifie quelqu’un qui vous dit cela – car le Divin est omniprésent.

Le Divin omniprésent, sa nature est béatifique, la béatitude est donc omniprésente. Combien de temps un esprit doit-il mettre pour y parvenir? Cela ne devrait pas prendre longtemps, mais si vous n’avez pas rencontré le Maître approprié, alors vous risquez de tourner autour du but et de ne rien trouver.

Sachant que dans la quête de Dieu rien n’est plus important qu’un Maître approprié, le jeune ascète (Guru Dev) ne cessa de rendre visite à tous ceux supposés être de grands saints ou de grands Maîtres; cependant après quatre années de recherche aucun d’eux ne répondait à son attente. Ses seules possessions dans la vie consistaient à marcher le long du Gange, à dormir sur le sable et à se désaltérer de l’eau du Gange. Il continua d’avancer, toujours plus loin, et finalement arriva à Uttar Kashi où il rencontra une âme à la fois belle et très évoluée devant laquelle il sentit qu’il pouvait se soumettre entièrement et qu’il choisit comme Maître. Guru Dev s’était fixé trois critères pour son Maître, qu’il soit un homme réalisé, libre de colère et célibataire à vie.

Dans ce domaine (le domaine spirituel), quand on vit en Inde et que l’on a trouvé le Maître approprié, l’on s’abandonne à lui complètement de tout son corps et de tout son esprit. L’individualité du Maître n’est plus que le seul point de focalisation dans la conscience. Pas de regard ici ou là, juste l’obédience et l’obéissance à ses pieds. Je sais ce qu’est l’abandon à un Maître, parce que je suis passé par là. Une fois l’abandon effectué, le travail de la quête spirituelle est terminé. Il n’y a plus rien à faire.

Vous savez, méditer et transcender, aller vers l’Être puis en revenir pour amener l’esprit dans les valeurs plus grossières de la vie, tout cela n’est qu’un chemin pour atteindre la conscience cosmique. La voie de l’abandon en est un autre.

Le chemin de l’abandon commence en accordant son esprit avec celui du Maître. Quelque soit ce qu’il aime, je commence à l’aimer. J’oublie peu à peu ce que j’aime. S’il veut que je prenne cette direction, je l’emprunte. Si à mi-chemin, il veut que je retourne, je fais demi-tour. S’il veut que je prenne de nouveau ce chemin, j’y vais. S’il veut que je revienne, je reviens. Rien n’est soumis à ma volonté, tout à la sienne.

C’est ainsi en oubliant ce qu’il aime et ce qu’il n’aime pas, en ajustant son esprit à celui du Maître, que le disciple grandit dans les valeurs du Maître. C’est cela le plus important. Si le Maître désire que l’on fasse quelque chose, on le fait. Si à mi-chemin, il veut qu’on arrête, on arrête. Sans se dire: “Après tant d’efforts, voilà maintenant qu’il veut que j’arrête!”, non rien de cela. Là où il va, je vais; ce qu’il aime, je l’aime; ce qu’il n’aime pas, je commence à ne pas l’aimer.

Le disciple commence ainsi à oublier ce qu’il aime et ce qu’il n’aime pas, et à ajuster son esprit à celui du Maître. Dans ce processus, ce n’est pas le travail qui est important, mais le fait de rester en contact avec le flot de Son esprit. Le Maître désire et le disciple va dans sa direction. Ce qu’Il aime et n’aime pas commence à être ce que le disciple aime et n’aime pas. C’est ainsi que l’esprit s’accorde.

Quand l’esprit du disciple est complètement au diapason de l’esprit du Maître, alors les pensées du Maître deviennent celles du disciple, ses sentiments ceux du disciple. Quand cet accord est réalisé, l’esprit du disciple gagne automatiquement la conscience cosmique qui est le statut de l’esprit du Maître.

La relation entre le disciple et le Maître est celle de deux corps unis en une seule existence, de deux esprits unis en un seul esprit. De cette façon, l’esprit du disciple grandit spontanément et automatiquement dans les valeurs de la conscience cosmique qui est l’état naturel de l’esprit du Maître. – Maharishi Mahesh Yogi

Na Guroradhikam Na Guroradhikam Na Guroradhikam Na Guroradhikam

Shivashasanatah Shivashasanatah Shivashasanatah Shivashasanatah

Rien n’est plus grand que le Guru. Rien n’est plus grand que le Guru. 

Rien n’est plus grand que le Guru. Rien n’est plus grand que le Guru.

C’est l’enseignement de Shiva. C’est l’enseignement de Shiva. 

C’est l’enseignement de Shiva. C’est l’enseignement de Shiva. 

– Guru Gita v. 96