Le libre-arbitre, le déterminisme et le Jyotish Maharishi

Cet article, résumé d’un document de 22 pages, rédigé par Sam Boothby, Ed.D., membre de la faculté de l’UMM, est extrait du volume 1 de la série de livres sur l’Éducation Fondée sur la Conscience: Consciousness Based Education – A Foundation for Teaching and Learning in the Academic Disciplines. Il a une valeur très concluante et pratique.

Nous savons que le Jyotish Maharishi peut prédire l’avenir avec précision. Cela implique que tout est fixé ou déterminé. Cependant, Maharishi nous dit que nous avons le libre-arbitre ou la liberté d’action: «L’homme a atteint un niveau d’évolution si élevé qu’il jouit de la liberté de ses actions au sein de la nature. Il peut donc vivre comme il le désire, pour le bien ou pour le mal» (Maharishi, Bhagavat Gita, p. 27). La juxtaposition de ces deux perspectives donne naturellement lieu à une série de questions: (1) Si nous affirmons que l’homme a le libre-arbitre, comment pouvons-nous dire que tout est complètement déterminé? (2) Si tout n’est pas complètement déterminé, comment le Jyotish Maharishi peut-il prédire l’avenir avec précision? Comment concilier cette situation? Cet article présente les explications de Maharishi qui clarifient et réconcilient la situation. 

Maharishi dit que pour comprendre la perspective individuelle du libre-arbitre, nous devons d’abord connaître la perspective cosmique du rôle de la loi naturelle dans l’évolution de la création. Le but de toutes les lois de la nature est de réguler le progrès dans la vie, de promouvoir l’évolution et, en fin de compte, d’amener toute vie à la plénitude par le biais de l’évolution. «Le but de la création est l’expansion du bonheur et le processus de l’évolution cosmique permet de réaliser ce dessein. La signification et le but de la vie individuelle sont les mêmes que ceux de la vie cosmique. Il n’y a entre eux qu’une différence de degré» (Maharishi, Science de l’Être, p. 54). Ainsi, dans la Science Védique Maharishi, l’évolution a un but et une finalité spécifiques. En d’autres termes, le point final de l’évolution, du point de vue cosmique, est déterminé. Du point de vue cosmique, du point de vue de l’Intelligence Créatrice Cosmique, il est déterminé que chacun jouira de la plénitude ultime de l’illumination. Dans le passage ci-dessus de la Science de l’Être, Maharishi note que si la vie individuelle et la vie cosmique partagent le même but, et sont donc déterminées dans cette mesure, l’évolution de l’homme se fait à une échelle différente de celle de l’univers. C’est à cette échelle individuelle que le libre-arbitre opère. À l’échelle cosmique, notre plénitude ultime est assuré. À l’échelle individuelle, ce qui n’est pas déterminé dans ce contexte, c’est le délai – la rapidité avec laquelle on atteindra cet état d’illumination. Selon la liberté d’action de l’homme, cela peut être plus ou moins rapide.

Le 24 juillet 1971, lors d’un des premiers symposiums sur la Science de l’Intelligence Créatrice à Amherst, Massachusetts, Maharishi a intégré la perspective cosmique et individuelle en notant tout d’abord que «la vie est déterminée à être dans la liberté et la plénitude». Il poursuit cependant en indiquant «qu’un homme soit paresseux en raison de sa foi dans le déterminisme, ou qu’il soit dynamique en raison de sa foi dans l’indéterminisme, le progrès est déterminé pour tous. Il s’agit d’un progrès moins rapide ou d’un progrès plus rapide». C’est ce principe de rapidité qui est au cœur du libre-arbitre et du déterminisme en ce qui concerne l’individu. L’individu est placé dans un contexte cosmique qui est déterminé. Mais dans ce contexte, il peut utiliser son libre-arbitre pour accélérer ou ralentir sa vitesse d’évolution. Ainsi, une réponse aux questions soulevées dans l’introduction est que le libre-arbitre et le déterminisme coexistent – il s’agit de savoir si nous mettons l’accent sur la perspective cosmique ou individuelle.

Après avoir établi l’importance de l’action libre de l’homme pour déterminer la vitesse de l’évolution, un autre principe important que Maharishi a mis en lumière dans son discours d’Amherst est le fait qu’à l’état de veille, le libre-arbitre n’est pas une qualité absolue. Le libre-arbitre peut être faible ou fort: «Une vie faible – un libre-arbitre faible – sera piégée dans le déterminisme à un point tel qu’il sera très difficile pour l’aspect libre de la volonté d’opérer dans un sens ou dans un autre. Un libre-arbitre fort, quant à lui, utilise le déterminisme. Un libre-arbitre fort, une Intelligence Créatrice développée, voit que la plénitude est prédéterminé pour chaque être humain. Le système nerveux humain est créé pour vivre la plénitude. Et si l’on voit que cela est déterminé, on saute dans cet état de plénitude, on vit cette vie de plénitude». Ici, Maharishi associe la force du libre-arbitre au développement de la conscience, c’est-à-dire à la quantité d’Intelligence Créatrice que l’on vit dans la vie. Si nous ne vivons pas un niveau élevé d’Intelligence Créatrice, notre libre-arbitre est faible et nous sommes à la merci des circonstances. Plus une personne dispose spontanément d’une Intelligence Créatrice, plus elle dispose d’un libre-arbitre. L’implication de ce principe est que nous devons nous engager dans des actions qui augmenteront la quantité d’Intelligence Créatrice spontanément disponible pour nous si nous voulons maximiser notre libre-arbitre, c’est-à-dire maximiser notre capacité à accélérer le rythme auquel nous gagnons l’illumination. Maharishi explique: «Il existe une zone dans chaque individu qui est en accord avec le libre-arbitre de l’intelligence cosmique, le libre-arbitre de Dieu, cette zone que nous appelons «le champ de l’intelligence pure». Et grâce à la Méditation Transcendantale, nous savons par expérience que notre conscience peut facilement être saturée par cette zone de libre-arbitre, cette zone d’Intelligence Créatrice.»

Pour Maharishi, le libre-arbitre est l’expression du désir naturel de vivre spontanément une qualité de vie idéale. C’est la capacité d’agir comme on le souhaite, sans être tributaire de l’environnement, du hasard et des circonstances, ou des faiblesses de sa qualité de conscience. En substance, Maharishi définit le libre-arbitre comme la capacité de s’engager dans une action qui favorise une vitesse d’évolution maximale face aux influences non évolutives de l’environnement intérieur ou extérieur. Dans la Science Védique Maharishi, les circonstances dans lesquelles nous nous trouvons sont expliquées comme n’étant ni fortuites ni aléatoires, mais en fait le produit de nos actions passées. Maharishi explique ces circonstances par le principe du karma, qui consiste à récolter ce que l’on a semé. Il décrit ce principe dans son commentaire sur le verset 39 du chapitre 1 de la Bhagavad-Gita. Il commence par noter: 

«Si nous étudions les mécanismes invisibles de la nature, nous constatons que toute chose dans l’univers est directement reliée à toutes les autres choses. Chaque élément est constamment influence par la totalité des autres éléments.». Il poursuit: «L’homme est assurément maître de son destin. Il dispose du libre-arbitre – le plus grand don que Dieu lui ait fait – grâce auquel il jouit d’une complète liberté d’action. Mais lorsqu’il accomplit une action, il doit en subir les conséquences, car la réaction est toujours égale à l’action.»

Ainsi, dans chaque présent, nous récoltons les conséquences de nos actions passées. C’est l’aspect déterminisme de la dichotomie entre le libre-arbitre et le déterminisme. Chaque présent n’est cependant pas limité à cette récolte, en particulier pour les individus qui pratiquent la technique de la Méditation Transcendantale, comme l’explique Maharishi dans La Science de l’Être et l’Art de Vivre, p. 155: 

«Ces aspects du karma hérité du passé échappent au contrôle de celui qui agit. Ce qu’il peut faire de mieux dans le présent pour neutraliser cette influence venant du passé, c’est de s’engager dans la pratique de la Méditation Transcendantale, qui élèvera rapidement sa conscience et produira une influence favorable sur son environnement. Lorsque la conscience se développe, l’énergie et l’intelligence augmentent. Alors, quelle que soit l’influence du passé, elle ne sera pas capable d’entraver l’action présente. Sans doute, l’influence du karma passé se manifestera-t-elle, mais elle ne pourra plus diriger complètement la destinée de l’action présente.» 

Lors d’une conférence donnée à Villars, en Suisse, en 1973, il a expliqué: 

«Si nous acceptons l’influence du passé, cela peut aller – à condition que nous acceptions que le présent soit plus évolué et donc plus puissant, et que nous puissions faire ce que nous voulons. Le passé influencera, essaiera de donner une direction, mais nous ne sommes pas obligés d’en être la proie».

C’est là que le libre-arbitre entre en jeu. Comment allons-nous réagir à la situation? Allons-nous utiliser toutes nos connaissances pour maximiser le progrès dans la situation, ou allons-nous être éclipsés par la situation et nous retrouver à réagir de manière habituelle. Dans la citation ci-dessus, Maharishi indique que la façon dont nous réagissons à notre karma passé est fonction du développement de la conscience. L’interaction entre l’action et la réaction donne une deuxième réponse aux questions soulevées dans l’introduction. Il y a un aspect de chaque présent qui est déterminé: les conséquences de nos actions passées. Et il y a aussi, simultanément, un aspect de chaque présent qui est plus ou moins libre (selon la qualité de conscience que nous apportons à la situation): notre capacité à agir dans ces circonstances. Ainsi, pour Maharishi, le libre-arbitre et le déterminisme sont les deux faces d’une même pièce. Ce qui était une action libre hier, détermine les circonstances d’aujourd’hui. Ce qui est une action libre aujourd’hui, déterminera nos circonstances dans le futur. Sa conclusion: pour créer le meilleur avenir possible, nous devons continuellement accroître notre libre-arbitre jour après jour en pratiquant les programmes de Méditation Transcendantale et de MT-Sidhi.

Comme Maharishi l’a décrit lors d’une autre intervention au même symposium sur la Science de l’Intelligence Créatrice en juillet 1971: «Le libre-arbitre est toujours au maximum, parce que la tendance de la volonté est d’aller toujours plus loin. C’est la vie: On veut toujours plus. Si l’on a le libre choix, on aimerait en avoir toujours plus». Maharishi note ici qu’une personne qui a plus de libre-arbitre, plus de conscience, utilisera ce libre-arbitre pour accélérer son évolution. Et accélérer son évolution signifie que dans n’importe quelle circonstance où elle se trouve, elle essaiera d’agir de manière à maximiser le bien qui lui sera apporté dans le futur. En d’autres termes, elle agit en toute circonstance d’une manière qu’elle juge la plus évolutive – ou d’une manière qui est la plus évolutive sous l’influence spontanée d’une Intelligence Créatrice accrue.

Nous avons déjà noté que Maharishi associe directement le libre-arbitre de l’homme au processus d’éveil. Dans son commentaire sur le chapitre IV, verset 12 de la Bhagavad-Gita, il note: «Le succès s’obtient certes par l’effort». Cependant, bien que Maharishi assimile clairement la liberté à l’action qui accélère le développement de l’illumination, contrairement aux précédents commentateurs de la Bhagavad-Gita, il précise que l’action pour l’illumination ne doit pas être une contrainte. Elle peut être un résultat tout à fait naturel du développement de la conscience accompli par la pratique des programmes de Méditation Transcendantale et de MT-Sidhi. Il est donc nécessaire d’agir, d’appliquer notre volonté. Mais Maharishi donne la directive qu’une telle action ne doit pas impliquer de contrainte. Le chapitre VI, verset 17, enseigne: 

«Pour celui qui est modéré dans sa nourriture et dans son temps de récréation, qui modère ses efforts dans l’action, qui est modéré dans le sommeil et dans la veille, pour lui est ce Yoga qui détruit le chagrin.» 

Maharishi commente ce verset: «La modération dans l’effort signifie que l’on ne doit pas se surmener dans le travaille. Une telle recommandation implique en premier lieu qu’on soit assez robuste pour ne pas se fatiguer indûment. En d’autres termes, on doit être énergique, éveillé et sans paresse. Deuxièmement, l’action entreprise doit être conforme au dharma personnel et être compatible avec les lois de la nature, sinon la nature protestera silencieusement contre cette action et l’on sera contraint à faire un «effort dans l’action» tout à fait excessif. La pratique régulière de la technique de Méditation Transcendantale remplit les deux conditions citées car elle procure une plus grande énergie et crée de l’harmonie dans la nature.»

Dans sa Science Védique, Maharishi a mis l’accent sur le développement de cette qualité de conscience qui permet d’interagir spontanément avec des situations et des circonstances difficiles d’une manière qui maximise la rapidité de l’évolution, plutôt que sur le développement de la volonté comme moyen de produire de telles actions.

Le Jyotish Maharishi et le renforcement du libre-arbitre 

Un consultant en Jyotish Maharishi peut prédire des circonstances à venir dans nos vies qui, bien qu’elles ne soient pas suffisamment graves pour justifier un Yagya Maharishi, créeront un défi à l’action évolutive pour nos personnalités. Si nous ne voulons pas être continuellement confrontés aux mêmes circonstances dans le futur, nous devons réagir aux circonstances sous pression dans le présent d’une manière plus évolutive que nous ne l’avons fait dans le passé. L’essence de l’enseignement de Maharishi sur ce point est que la seule façon pratique de changer notre façon de penser et d’agir est de développer notre conscience. Et la valeur appliquée de la Science Védique de Maharishi fournit la connaissance d’une large gamme de techniques qui éliminent simplement et naturellement les anomalies structurelles et chimiques qui bloquent le développement de la conscience pure. 

Si nous voulons augmenter notre capacité à agir spontanément d’une manière plus évolutive, Maharishi nous recommande de profiter au maximum des technologies disponibles dans sa Science Védique à tout moment. Tirer parti de toutes les techniques et de la connaissance disponibles dans la Science Védique Maharishi développera la plus grande Intelligence Créatrice possible – ce dont nous avons particulièrement besoin à des moments où nous serons soumis à une pression maximale de la part de l’environnement. Si les circonstances ne mettent pas la vie en danger et ne justifient pas un Yagya Maharishi, ou si pour une raison ou une autre nous ne sommes pas en mesure de nous procurer le Yagya Maharishi nécessaire, mais que nous savons que nous allons devoir faire face à un certain défi dans le futur, il serait alors sage de compléter la régularité des programmes de Méditation Transcendantale et de MT-Sidhi en profitant d’autres programmes que Maharishi a mis à notre disposition pour accélérer la croissance de la conscience, comme une routine quotidienne idéale indiquée dans l’Ayur-Veda Maharishi, ou une pratique prolongée des programmes de Méditation Transcendantale et de MT-Sidhi dans le cadre de cours spéciaux. En profitant d’un plus grand nombre de technologies de Maharishi, vous disposerez du maximum de libre-arbitre que votre système nerveux peut supporter et vous pourrez agir de manière spontanée dans des circonstances difficiles de façon à créer le meilleur effet présent et la meilleure destinée future possible.

Tirer le meilleur parti des programmes de Maharishi pour le développement de la conscience utilise le principe du second élément de la Science Védique Maharishi. Ce principe recommande de s’intéresser aux solutions plutôt qu’aux problèmes. Si une pièce est plongée dans l’obscurité, allumez la lumière plutôt que de chercher un moyen de traiter directement l’obscurité. La lumière élimine spontanément l’obscurité. De la même manière, plutôt que de se préoccuper des spécificités des dangers futurs, Maharishi recommande de développer dès maintenant cet état de conscience qui sera spontanément capable de gérer n’importe quelle circonstance, aussi difficile soit-elle à l’avenir. Au cours de son enseignement, Maharishi a mis en lumière de nombreuses techniques et recommandations pour maximiser la vitesse de notre évolution. Ces techniques et recommandations s’appliquent à tous les domaines de la vie, y compris la routine quotidienne, l’alimentation, les habitudes de travail et l’exercice. Une personne capable de suivre toutes ces recommandations évoluera aussi rapidement et confortablement que son système nerveux le lui permettra. Pour résumer l’enseignement de Maharishi sur le développement du libre-arbitre: plutôt que de nous inquiéter de ce que nous aurons à affronter dans le futur, nous nous occupons de développer une Intelligence Créatrice maximale dans le présent. Le développement d’une Intelligence Créatrice maximale est un effort progressif, jour après jour. Chaque jour, nous nous efforçons de faire des choses qui maximiseront spontanément et naturellement notre Intelligence Créatrice et donc notre libre-arbitre. Chaque fois que nous maximisons notre Intelligence Créatrice, nous sommes dans une position plus forte pour profiter de plus de technologies de la Science Védique Maharishi qui accélèrent l’évolution vers des états supérieurs de conscience.

Dans ce contexte, Maharishi a indiqué qu’une chose qui peut entraver notre évolution est de continuer à agir selon d’anciennes habitudes et croyances, même lorsque notre conscience est suffisamment développée pour les rendre inutiles. Dans son discours sur le libre-arbitre et le déterminisme, il a expliqué: «En général, on aime s’accrocher à ses associations. Son niveau de conscience peut être très élevé, mais il se souvient des associations précédentes et essaie de s’y accrocher». Il conclut: «mais certains malentendus, que nous savons maintenant être des malentendus, tout le monde continue à s’y accrocher même s’ils deviennent faibles et que leur structure s’effondre».

Maharishi indique ici qu’il est possible et même naturel, en d’autres termes, de continuer à agir de manière moins évolutive simplement par habitude, mais pas nécessairement parce que c’est la seule action que notre conscience soutiendra. La technique de l’Acharya Rasayana Maharishi, présentée dans son Ayur-Veda, semble être orientée vers cette circonstance. L’Acharya Rasayana prédit que si, dans le contexte de la pratique des programmes de Méditation Transcendantale et de TM-Sidhi, nous portons notre attention sur ce que nous savons être juste en dehors de la méditation dans l’activité, nous pouvons nous défaire des mauvaises habitudes que nous pouvons encore porter en nous, et agir pour accélérer notre évolution. Dans cet élément, et dans d’autres éléments de la routine quotidienne et saisonnière idéale, Maharishi semble introduire l’élément de faire des efforts afin d’accélérer le processus d’évolution. C’est la valeur de la Science Védique Maharishi que la compréhension intellectuelle et l’attention sur les recommandations pratiques pour l’activité quotidienne peuvent ajouter à l’expérience. Avec plus d’expérience de conscience pure à travers la méditation, nos efforts en dehors de la méditation pour l’activité évolutive peuvent porter plus de fruits.

Le Rāmāyaṇa et la Paix Mondiale

La perception générale de ce que signifie la paix mondiale parmi la population est principalement liée à l’absence de conflit, que ce soit au sein d’une nation ou entre les nations. Maharishi a déclaré qu’une nation invincible sera caractérisée par «tout le bien partout et l’absence de bien nulle part».

Cela élargit le concept de la paix mondiale à l’élimination totale de toutes les influences négatives. C’est un concept tellement étranger à l’humanité, qui a été assaillie par la guerre, les conflits, la souffrance et la négativité pendant des millénaires, et pourtant, tout le monde désire de manière innée cet état de fait. Nous avons examiné ce que dit la recherche scientifique sur les programmes de création de cohérence qui inversent les tendances de la négativité.

En outre, les anciens textes védiques de l’Inde constituent également un point de référence estimé pour quiconque s’est imprégné de cette sagesse intemporelle. Le Rāmāyaṇa nous indique clairement comment se caractérise la paix dans le monde; en bref, il donne une vision de bien plus que la paix dans le monde, l’aube du Paradis sur Terre.

Quelques versets du Rāmāyaṇa: 

सर्वं मुदितमेवासीत्सर्वो धर्मपरोऽभवत् ।

राममेवानुपष्यन्तो नाभ्यहिंसन्परस्परम् ॥6.131.100॥

sarvaṁ muditam evāsīt sarvo dharma-paro’bhavat

rāmam evānupaṣyanto nābhyahiṁsan parsparam – Rāmāyaṇa, Yuddha Kāṇd, 6.131.100

Le bonheur était partout et tout le monde était établi dans le Dharma. Voyant Rām seul, personne ne nuisait à personne d’autre. – Rāmāyaṇa dans la physiologie humaine, page 271

नाकाले म्रियते कश्चिन्न व्याधि प्राणिनां तथा ।
नानर्थो विद्यते कश्चिद्रामे राज्यं प्रशासति ॥7.99.14॥

nākāle mriyate kaścin na vyādhi prāṇināṁ tathā 
nānartho vidyate kaścid rāme rājyaṁ praśāsati – Rāmāyaṇa, Uttar Kāṇd, 7.99.14

Sous le règne de Rām, personne ne mourait prématurément, personne n’était malade et il n’y avait pas de catastrophes naturelles. – Rāmāyaṇa dans la physiologie humaine, page 271

नित्यपुष्पा नित्यफलास्तारवः स्कन्धविस्तृताः ।
 काले  वर्षी च पर्जन्यः सुखस्पर्शश्चा मारुतः ॥6.131.103॥

nitya-puṣpā nitya-phalāstaravaḥ skandha-vistṛitāḥ
kāle varṣī ca parjanyaḥ sukha-sparśaś ca mārutaḥ – Rāmāyaṇa, Yuddha Kāṇd, 6.131.103

En Ayodhyā, les arbres aux branches étendues étaient toujours en fleurs, toujours chargés de fruits. Les pluies étaient opportunes et les vents agréables au toucher. – Rāmāyaṇa dans la physiologie humaine, page 271

ब्राह्मणाः क्षत्रिया वैश्याः शूद्रा लोभविवर्जिताः ।

स्वकर्मसु प्रवर्तन्ते तुष्टाः स्वैरेव कर्मभिः ॥6.131.104॥

brāhmanāḥ kṣatriyā vaiśyāḥ śūdrā lobha-vivarjitāḥ

svakarmasu pravartante tuṣtāḥ svair eva karmabhiḥ – Rāmāyaṇa, Yuddha Kāṇd, 6.131.104

Brāhmaṇāḥ, kṣatriyā, vaiśyāḥ et śūdrā étaient exempts d’avidité, accomplissaient leurs propres devoirs et étaient comblés dans leur vie. – Rāmāyaṇa dans la physiologie humaine, page 271

[Ce verset explique que les membres des différentes castes d’Ayodhyā (Brāhmaṇas, Kshatriyas, Vaishyas et Shūdras) avaient leurs propres responsabilités sociales qui permettaient à la fois de maintenir le Dharma (la vie en accord avec la loi naturelle) de la société et de soutenir efficacement leur propre évolution. Ce verset réfute toute affirmation de coercition ou de force, car il indique clairement que les citoyens d’Ayodhyā étaient épanouis dans l’accomplissement de leur dharma.]

Ces versets décrivent la coordination d’éléments de la vie habituellement considérés comme échappant au contrôle de l’homme, tels que le temps et les variations saisonnières. Les agriculteurs de notre époque, par exemple, sont confrontés chaque année aux caprices apparents de la météo, ne sachant jamais si l’année en cours apportera des conditions environnementales bénéfiques ou désastreuses pour leurs cultures. Maharishi souligne que lorsque le soleil, la pluie et les saisons vont et viennent sans tenir compte des besoins de la société, c’est parce que l’environnement subsiste dans un état de déséquilibre, dans lequel il y a un manque de coordination entre les divers éléments distincts. Il souligne cependant que ces entités apparemment séparées peuvent être correctement coordonnées en rétablissant l’équilibre.

La possibilité de rétablir l’équilibre de la nature est en soi un concept étonnant. Maharishi souligne cependant que l’environnement peut effectivement être influencé par les êtres humains, car sa base est, comme nous l’avons vu, le même champ de la Loi Naturelle qui est la forme la plus simple de la conscience humaine. Son commentaire commence par l’expérience du champ unifié de la conscience pure pendant le programme de Méditation Transcendantale:

«Lorsque la conscience s’élargit, elle ne se fragmente pas. Au contraire, elle devient de plus en plus cohérente. Cela signifie que les extrémités de l’infini sont ramenées vers l’intérieur, vers l’unité. Le caractère illimité de la vie est ramené à une globalité complète et immuable. C’est dans cette unité que réside le pouvoir de l’invincibilité. Lorsqu’un nombre infini de canaux de créativité petits et séparés sont réunis en un seul tout, la créativité est infinie.»

Maharishi compare souvent l’esprit à une vague sur l’océan pour décrire le processus de transcendance. Tout comme une vague s’installe pour assumer le statut de l’océan tout entier, l’esprit s’installe pendant la technique de Méditation Transcendantale et s’identifie à son état le plus simple, la pure conscience autoréférente. Cette analogie révèle plusieurs caractéristiques de la conscience autoréférente, mais elle souligne particulièrement son statut de champ d’unité, la totalité illimitée de toutes les parties séparées. À ce niveau d’unité, note Maharishi, tous les divers éléments de la nature sont naturellement coordonnés, un concept qu’il appelle la «corrélation infinie»:

«La corrélation infinie est synonyme de communication parfaite. En d’autres termes, chaque élément est lié à l’autre si intimement qu’il est l’autre. C’est la richesse de la globalité de la conscience qui unifie à la source toutes les différences de surface.»

En renforçant la qualité de la corrélation infinie dans la conscience individuelle, elle est simultanément renforcée dans tous les aspects de la vie collective:

«Grâce à la technique de la Méditation Transcendantale, le cerveau devient plus cohérent dans son fonctionnement – les différentes parties du cerveau commencent à fonctionner en se respectant les unes les autres. Au niveau collectif, la communication devient fluide et fructueuse entre les différentes parties qui constituent une nation, ainsi qu’entre les différents éléments qui composent ces parties.»

Ici, Maharishi indique clairement que la vie nationale comprend bien plus que la vie des citoyens. Créer de la cohérence dans la conscience collective ne crée pas seulement un équilibre dans le fonctionnement du soleil, du vent et de la pluie, mais aussi dans chaque partie d’une nation. Par conséquent, la clé pour créer un fonctionnement plus ordonné et plus cohérent entre toutes les parties de l’environnement est de vivifier la qualité de la corrélation infinie dans la conscience collective.

Les versets cités ci-dessus soulignent l’équilibre de la vie à Ayodhyā, où la nourriture était abondante et la beauté omniprésente. Nous voyons dans l’analyse de Maharishi de l’équilibre environnemental un cadre théorique qui place les descriptions de Vālmīki dans un contexte tout à fait pratique. Dans le cas d’Ayodhyā, l’équilibre a été créé dans la conscience nationale par la présence de Rām, le potentiel total de la Loi Naturelle. L’exposé de Maharishi sur la relation entre la vie individuelle, la vie collective et l’environnement nous montre que cet idéal – une vie sans erreur en parfait accord avec la Loi Naturelle – est une réalité pratique, réalisable par la mise en œuvre des technologies de la conscience, en particulier la pratique en groupe du programme de Méditation Transcendantale et de MT-Sidhi.

Une proposition de recherche pour la lecture de la Littérature Védique

La Sainte Tradition des Maîtres Védiques et les Devatās Védiques pour la création du Paradis sur Terre.

Pour la recherche dans la conscience, je propose un programme de lecture de la Littérature Védique qui suit le Calendrier Védique et met l’accent sur les Purāṇas. Cette approche, combinée au programme traditionnel de lecture en séquence, présente un modèle fascinant pour la recherche comparative. D’une part, il y a la séquence naturelle du déploiement de la Connaissance Védique telle qu’elle a été mise en lumière par Maharishi dans les 40 aspects de la Littérature Védique. D’autre part, la séquence naturelle du temps qui se déroule au fur et à mesure qu’il s’éveille chaque jour avec une expression différente des innombrables qualités de la nature. Une telle approche de la lecture de la Littérature Védique tirera pleinement parti de la portée et de l’étendue de la Loi Naturelle présente dans chaque expression du Veda.

En examinant le Calendrier Védique pour la période actuelle qui correspond au mois grégorien d’octobre 2020, on constate que huit jours ont une désignation Devatā Védique particulière. Le 17 octobre est Sharadiya Navaratri* – les neuf jours de Mère Divine, suivis de Vijaya Dashami – le Jour de la Victoire, une période des plus propices de l’année selon le Calendrier Védique. En ces jours, les qualités de dynamisme de la nature, incarnées par les trois aspects de Mère Divine, sont très éveillées dans le fonctionnement de la nature. Il y a également un jour de Shiva qui se répète chaque mois et qui a lieu plus tard en octobre. En outre, il y a quatre jours de Viṣhṇu, un jour de Gaṇesh et un jour de Mère Divine. Les 19 jours restants du mois d’octobre sont sans référence majeure au Devatā Védique bien qu’ils aient leur référence au Panchangam comme mentionné ci-dessus.

Selon la Science Védique de Maharishi, lorsque certaines qualités – silence, dynamisme, suppression des obstacles, prospérité, connaissance, etc. – sont de nature prédominante, elles sont plus accessibles à la conscience humaine. Les activités qui permettent de placer innocemment sa conscience sur ces qualités, à travers le Devatā Védique auquel elles correspondent, obtiendront le soutien de la nature pour l’établissement de ces qualités. Il est donc logique d’établir un lien entre le Devatā Védique du texte et le jour du mois où les qualités de la Loi Naturelle représentées par ce Devatā sont les plus accessibles. L’intention ici est d’établir un programme de lecture basé sur cette relation. Par exemple, si nous considérons le mois d’octobre, un programme de lecture pourrait se composer de la structure suivante, basée sur une semaine de lecture de six jours à raison de quatre heures par jour (pour ceux qui ont le temps).

Jour de la semaineDevatā VédiqueLittérature Védique à lire
Jeudi 1er octobre
Shikshā
Vendredi 2 octobre
Shikshā
Samedi 3 octobre
Shikshā
Lundi 5 octobreShivaShiva Sahasranāma, Shiva Sūtras, Shiva Purāam
Mardi 6 octobre
Shikshā
Mercredi 7 octobre
Shikshā
Jeudi 8 octobre
Shikshā
Vendredi 9 octobre
Shikshā
Samedi 10 octobre
Shikshā 
Lundi 12 octobre
Shikshā
Mardi 13 octobre
Shikshā
Mercredi 14 octobre
Shikshā
Jeudi 15 octobre
Shikshā
Vendredi 16 octobre
Shikshā
Samedi 17 octobreDevī – les neuf jours de Mère Divine commencentPas de lecture mais célébration
Lundi 19 octobre
Shikshā
Mardi 20 octobreGaṇeshGaṇesh Sahasranāma, Sankashtanāshanam (Narada Purāṇa), Gaṇesh Purāṇa
Mercredi 21 octobreDevīDūrgā Sahasranāma (Skanda Purāṇa), Mahā Lakshmī Sahasranāma (Brahma Purāṇa), Saraswatī Sahasranāma (Skanda Purāṇa), Devī Mahatmyam (Markandeya Purāṇa)
Jeudi 22 octobre
Shikshā
Vendredi 23 octobre
Shikshā
Samedi 24 octobreDevī – les neuf jours de Mère Divine finissentPas de lecture mais célébration
Dimanche 25 octobreVishṇuPas de lecture mais célébration
Lundi 26 octobre
Shikshā
Mardi 27 octobreVishṇuVishṇu Sahasranāma (Padma Purāṇa), Achyutāshtakam, Vishṇu Purāṇa
Mercredi 28 octobreVishṇu et ShivaShiva Sahasranāma (Linga Purāṇa), Shiva Sūtras, Shiva Purāṇam
Jeudi 29 octobre
Shikshā
Vendredi 30 octobreVishṇuVishṇu Sahasranāma (Padma Purāṇa), Achyutāshtakam, Vishṇu Purāṇa
Samedi 31 octobre
Shikshā

Note: Le programme ci-dessus consiste en 19 jours de lecture consécutive de Shikshā. D’après la longueur du texte disponible, c’est le temps approximatif qu’il faudrait pour compléter cet aspect de la Littérature Védique (mais tout dépend de vos compétences en lecture du sanskrit). Une fois terminé, il faut continuer avec Kalp. Kalp est un texte beaucoup plus long, peut-être le plus long des 40 aspects. Le plan de recherche consiste à lire chaque texte pendant environ un ou deux mois et à passer au texte suivant dans l’ordre. Cela devrait permettre de lire, et dans certains cas de compléter, les 36 aspects** en deux ans et demi. Certains textes – y compris la boucle complète de Upānga (Nyāya, Vaisheshika, Sānkhya, Yoga, Karma Mīmānsa et Vedānta) – peuvent éventuellement être lus en moins d’un mois (en fonction du nombre de célébrations du Calendrier Védique); il y aura donc quelques variations dans le calendrier global.

Conclusion 

La science commence par une investigation dans la connaissance. La Science Védique de Maharishi relie la connaissance au connaisseur en ouvrant son esprit conscient à la base de la connaissance dans la conscience, qui est localisable dans son propre Soi. La science est basée sur l’observation. Les technologies de la conscience, y compris la lecture de la Littérature Védique, sont les outils qui éveillent le connaisseur au niveau le plus fondamental de la vie et permettent d’observer sa propre conscience. Comme nous l’avons déjà dit, la lecture de la Littérature Védique accomplit cette tâche de manière systématique, reproductible et vérifiable scientifiquement, répondant ainsi aux critères scientifiques acceptés pour une connaissance valable. 

La proposition de recherche présentée dans cet article vise à tester les prédictions pertinentes sur le développement de la conscience en relation avec la lecture des textes de la Littérature Védique selon leur séquence naturelle d’expression. L’originalité de cette recherche est en outre établie par la prise en compte du Calendrier Védique comme moyen d’animer les qualités spécifiques de la Loi Naturelle les jours où elles sont les plus accessibles. Cette approche, associée à une étude ciblée des Purāṇas permettra d’étendre la recherche sur la conscience dans une nouvelle direction et d’apporter une contribution précieuse à la base de connaissance de l’Université Védique Maharishi dans le domaine important de la Littérature Védique. 

Deux années et demie (c’est vraiment un minimum) promettent d’être une expérience précieuse d’auto-exploration dans laquelle la recherche et son application se déroulent simultanément pour le chercheur. Il s’agit d’une occasion unique qui permet au chercheur de participer à une connaissance originale tout en bénéficiant de la satisfaction qui découle de la croissance des États de Conscience Supérieurs. Ainsi comprise, la Science Védique de Maharishi complète et étend la science moderne en rendant la connaissance complète et plénifiante.

* Célébration et lecture de la Littérature Védique n’est pas impossible mais cela peut faire beaucoup dans une journée. De même que de suivre les neuf jours de Mère Divine peut être une bonne chose du point de vue de l’expérience intérieure mais aussi ajouter de la pression si vous avez planifié de lire un aspect de la Littérature Védique en un certain temps (ce qui est une bonne motivation).

** Conformément aux directives de Maharishi pour la lecture de la Littérature Védique, les Occidentaux ne lisent pas les quatre Vedas (Ṛk Veda, Sāma Veda, Yajur-Veda et Atharva Veda), car ces textes sont réservés aux Pandits qui sont spécialement formés pour les réciter.

L’immortalité est votre droit de naissance

La Physiologie Humaine – Expression du Veda et de la Littérature Védique par le Dr Tony Nader

Maharishi: «Jai Guru Dev. Le message du Dr Hagelin aujourd’hui était une expression si joyeuse de l’immortalité. J’ai entendu la dernière conférence de presse du Dr John Hagelin sur la défense invincible, et aujourd’hui j’ai entendu ses expressions les plus scientifiques – simples et lucides. Je suis sûr que tout le monde veut une longue vie. Tout le monde veut une santé parfaite. Suivez le plus grand scientifique d’aujourd’hui. Il vous invite à avoir votre droit de naissance. Il vous dit que vous êtes né pour jouir d’une défense invincible – défense contre les faiblesses, défense contre les influences négatives, défense contre la mauvaise santé.

«L’immortalité est votre droit de naissance, car le Champ Unifié administre la vie dans l’univers. Pour toute vie – aujourd’hui, demain, l’année prochaine, le siècle prochain ou les prochains millions d’années – la même Loi Naturelle Totale est le conducteur de la vie de chacun, la même Loi Naturelle Totale. Cette Loi Naturelle signifie une agence, une intelligence, qui est invincible, tout le temps, existant de manière progressive. La Loi Naturelle est très progressive. La vie n’est pas vécue au niveau de son potentiel, car l’éducation à la santé est très, très pauvre.

«Venez profiter de votre propre droit de naissance. Suivez le plus grand scientifique d’aujourd’hui qui vous dit que l’immortalité conduit votre physiologie. Qui est le conducteur de la physiologie? Le Champ Unifié autoréférent avec un potentiel infini de perfection. Chaque individu par la naissance a été projeté sur terre dans la Lumière de Dieu. Chaque religion a dit à ses adeptes: «Soyez dans la Lumière de Dieu». Élevez-vous à la Lumière de Dieu, qui est vraiment silencieuse et abstraite, le conducteur de votre vie. Connaissez-la. Connaissez que vous êtes né dans la Lumière de Dieu. Connaissez-la – vous êtes le produit de la Constitution de l’Univers, la Constitution éternelle de l’Univers.

«Maintenant, le Dr Hagelin parle le language de l’éternité. Il parle le langage de la Loi Naturelle Totale. Et la Loi Naturelle Totale est la force motrice de la vie. De la naissance à l’immortalité, vous avez votre propre intelligence intérieure comme conducteur de votre vie. Connaissez-la. Le Dr Hagelin vous recommande ce que la Littérature Védique offre silencieusement à tous, à tous ceux qui sont nés avec la moindre intelligence. L’éducation devrait porter en premier lieu sur le mécanisme de l’immortalité active.

«Si vous voulez que je vous parle, un millier et un million de fois je vous demanderai d’écouter l’exhortation du Dr Hagelin sur l’invincibilité, la santé parfaite, l’immortalité. L’immortalité – rien de moins que l’immortalité – est votre droit. Vous êtes né dans l’espèce humaine. L’homme est divin. Ces mots, ‘humain’, ‘divin’, sont des mots qui vous mènent à la perfection. C’est le temps de la renaissance de la vie. C’est le moment où l’on vous promet que votre vie peut être guidée par la Loi Naturelle en termes authentiques, fiables et définis. – Conférence de presse du 18.04.2007

La Réalisation du Soi par les Technologies Védiques Maharishi de la Conscience

Le processus d’éducation prend place dans le domaine de la conscience. La condition préalable pour obtenir une éducation complète, une connaissance complète – la condition préalable pour tout savoir, tout expérimenter et tout faire – est d’amener la conscience au niveau de l’intelligence pure, de la connaissance pure, de l’intelligence autoréférente, de la conscience autoréférente, de la conscience transcendantale.

C’est pourquoi le développement complet de la conscience, la conscience autoréférente, doit être compris comme une éducation complète. Le développement de la conscience, ou gagner la conscience autoréférente, est une éducation complète, qui est l’état de toute connaissance, la capacité de savoir spontanément n’importe quoi, de faire n’importe quoi de bien et d’accomplir n’importe quoi à volonté. Cette capacité à réaliser n’importe quoi à volonté dans l’état de conscience autoréférente, la singularité, est la capacité à engager spontanément l’Intelligence Créatrice infinie, l’Intelligence Créatrice cosmique, pour apporter la plénitude de tous les désirs.

यतीनां ब्रह्मा भवति सारथिः।
yatīnāṁ brahmā bhavati sāraṭhiḥ – Ṛk Veda 1.158.6
«Pour ceux qui sont établis dans la singularité de la conscience autoréférente, l’Intelligence Créatrice Cosmique accomplit spontanément.»

Il n’y a pas de meilleur système d’éducation qui puisse cultiver la capacité naturelle de maintenir cet état d’autosuffisance – la capacité de connaître n’importe quoi, de tout faire spontanément comme il faut et de réaliser n’importe quoi par le simple fait de désirer. C’est le système suprêmement exalté d’éducation: c’est pourquoi c’est la théorie absolue de l’éducation de Maharishi. – Maharishi Mahesh Yogi, Université Védique Maharishi (Introduction)

Pour vivre «yatīnāṁ brahmā bhavati sāraṭhiḥ» au quotidien, il suffit seulement d’être son propre Soi. Cela ne peut être réalisé par une compréhension intellectuelle. Pourtant on peut facilement le vivre en l’étant directement. Par conséquent, nous voulons comprendre pourquoi l’illumination intéresse si peu les gens dans le monde?

Du point de vue de la Science Védique, l’état de veille est marqué par l’éclipse totale du Soi, comme s’il oubliait Sa Réalité cosmique et s’identifiait plutôt à des réalités limitées et temporelles. Par exemple, la conscience d’un jeune enfant s’identifie principalement aux expériences sensorielles, au corps et aux récompenses et punitions physiques (niveau des sens).

Au fur et à mesure que le cerveau se développe et que l’enfant mûrit, il s’intéresse et s’identifie de plus en plus à des réalités mentales plus subtiles de la pensée (niveau de l’esprit), telles que la lecture de livres et la compréhension de règles et de concepts. De nombreuses personnes ne dépassent jamais ce niveau ou cette profondeur de conscience. Lorsque la conscience se développe davantage, la pensée rationnelle et la logique deviennent les moyens prédominants de comprendre le monde (niveau de l’intellect).

Il est significatif que le développement humain dépasse rarement ce niveau de réalité dominée par l’intellect. Cela est dû au fait que l’éducation «moderne» ne parvient pas à fournir une méthode pratique permettant à la conscience de se désengager ou de se dé-s’impliquer de la connaissance orientée vers l’objet ou l’objet-référent de l’intellect, de l’esprit et des sens. Par conséquent, la source de la loi naturelle à l’origine de la pensée est restée hors de vue et un monde de problèmes, de tensions et de conflits a été accepté comme inévitable.

Mais aujourd’hui, comme le dit Maharishi, «tout ce qui était hors de vue devient une vision concrète. C’est le moment où la pleine illumination est accessible à tous, et maintenant chacun peut être, et en fait devrait être, à l’aise avec le potentiel total de la loi naturelle afin de jouir de la perfection dans la vie quotidienne». (Célébrer la perfection dans l’éducation, p. 151)

La preuve de cette conclusion est apportée par la Méditation Transcendantale (MT) et le programme avancé de MT-Sidhi. Ces programmes amènent systématiquement la conscience du niveau sensoriel de surface à travers les niveaux progressivement plus profond de l’esprit, jusqu’à ce que même le niveau le plus fin de la pensée soit transcendé et que le Soi soit expérimenté à la source de la pensée. Cette expérience temporaire – l’état de conscience transcendantale ou Samadhi – est le quatrième état de conscience, au-delà de la veille, du rêve et du sommeil.

La recherche scientifique a constaté à maintes reprises que les technologies autoréférente de la MT et des TM-Sidhis «débloquent» de manière efficace et spectaculaire le développement humain de l’intérieur. En revanche, les programmes d’éducation et de formation qui ont essayé de promouvoir le développement personnel par des moyens d’instruction ou d’expérience de vie standard basés sur l’objet-référence ont toujours échoué.

Les Technologies Védiques sont particulièrement efficaces pour promouvoir le développement car: 1) elles fournissent «l’ingrédient manquant» – l’expérience du Soi; 2) le profond repos physique créé par ces pratiques libère le stress, la tension et la fatigue profondément enracinés qui, autrement, empêchent la conscience de fonctionner à des niveaux plus subtils; et 3) elles éveillent toute l’étendue de l’esprit car, pour atteindre l’expérience de la Conscience Transcendantale, l’esprit doit traverser tous les niveaux grossiers et subtils de la création, éveillant ainsi tout le potentiel du cerveau.

Il est particulièrement significatif que la MT et les TM-Sidhis ouvrent la conscience au point de jonction entre la Conscience Transcendantale silencieuse et la pensée active, le sentiment et la sensation, comme le décrit Maharishi: «Dans le processus de transcendance de toute expérience, l’esprit se retire de l’expérience de la multiplicité et gagne l’expérience de l’Unité dans sa propre nature individuelle. Puis, transcendant son statut individuel, il s’étend dans l’Être cosmique». (commentaire sur la Bhagavad Gita, 6.19-20)

Cette expérience «de l’Unité dans sa propre nature individuelle» est le niveau du point de jonction entre le Silence et le Dynamisme identifié dans la longue citation précédente comme la «source de la création… le Veda… qui sous-tend et imprègne toute activité responsable de la création et de l’évolution de la vie».

Ce niveau du sandhi ou du vide est particulièrement vivifié pendant la pratique de sutra MT-Sidhi, lorsque la conscience flotte à ce niveau, pensant et créant à partir de ce «tableau de bord» de la création.

Que les détails de ce niveau soient ou non clairement observés ou appréciés au cours de la pratique des Technologies Védiques de la Conscience, l’effet de cette expérience est gagné – augmentation de la valeur de brahmā bhavati sāraṭhiḥ dans la vie quotidienne, augmentation du soutien de la nature, augmentation de la chance, augmentation du bonheur et de la réussite dans la vie. Au fil du temps, grâce à une pratique régulière, l’influence de cette expérience ne cesse de croître, jusqu’à ce que la Conscience Cosmique soit réalisée.

Maharishi et la Conscience Mondiale

Programme de groupe de Méditation Transcendantale et de MT-Sidhi à MIU (Université Internationale Maharishi) sous le dôme.

Dans la Science Védique de Maharishi, la qualité de témoin éveillé et silencieux de l’intelligence est appelée Rishi (connaisseur). Ce silence, conscient de lui-même, crée un mouvement autoréférent, qui est la qualité dynamique de l’intelligence. Devata est le représentant de cette qualité de flux ou de dynamisme (connaissance). Dans cette mécanique, le silence et le dynamisme se cachent l’un l’autre – lorsque le silence est prédominant, le dynamisme est caché, et lorsque le dynamisme domine, le silence est caché.

Cette dissimulation est une troisième qualité appelée Chandas (connu). Chandas est cette qualité de l’intelligence qui ombrage ou cache le silence dynamique et crée comme Parināmvād – l’apparence de quelque chose d’autre que le Réel, quelque chose d’autre que la Saṁhitā (totalité ou unité ou ensemble) de Rishi, Devata et Chandas, quelque chose d’autre que la Totalité. L’effet de Chandas, alors, est comme l’erreur de percevoir un serpent dans une corde.

Une façon simple de voir l’ensemble de l’évolution, de l’éveil, est donc à partir de la perspective de Chandas, car c’est en «pénétrant» le Chandas – ou en le transformant d’opaque (caché) en transparent (non caché) – que la vérité est progressivement révélée ou que l’ignorance est progressivement transcendée. Cette pénétration se fait par le karma (l’action) qui, dans son mouvement «vers l’extérieur», cache le silence mais, dans son mouvement «vers l’intérieur», découvre ce qui était caché et déploie la base de l’action, qui est le silence. C’est la philosophie suprême du karma de Maharishi. Ainsi: Dans la veille et le rêve, le connaisseur (Rishi) se «perd» en s’identifiant ou en se couvrant avec la perception, et dans le sommeil, le connaisseur est également couvert.

La transcendance pendant la MT et en particulier la pratique du sutra de la MT-Sidhi permet au connaisseur de se connaître en tant que pur silence, de découvrir la qualité de Rishi dans la Conscience Transcendantale.

Dans la Conscience Cosmique, le silence du Rishi est pleinement découvert et réalisé de façon permanente. 

Ensuite, dans la Conscience de Dieu, le dynamisme ou la qualité Devata de l’intelligence qui soutient et structure tous les changements et l’évolution dans le monde est découvert à la base de la création, mais reste apparemment séparé de Rishi, le connaisseur.

Enfin, dans la Conscience d’Unité, rien ne reste caché, rien ne reste séparé du Soi. L’ensemble ou l’unité (Saṁhitā) de Rishi, Devata et Chandas est découvert, et le potentiel humain total d’illumination, la totalité en mouvement – Brahmā bhavati sāraṭhiḥ – est réalisé et vécu. Dans cet état d’éveil total, la prédominance de la Saṁhitā (expérience de l’Unité silencieuse) coexiste avec l’interaction spontanée entre la Saṁhitā et Rishi, Devata et Chandas (expérience de la diversité dynamique).

«La coexistence du silence pleinement éveillé et du dynamisme pleinement éveillé au sein de la structure de la Saṁhitā de Rishi, Devata, Chandas présente le potentiel vivant de la connaissance totale, le potentiel vivant de l’intelligence totale – la Réalité Ultime, le Veda – le potentiel vivant de la créativité infinie dans sa propre Conscience Autoréférente.» (Maharishi, Célébrer la perfection dans l’éducation, p. 179)

Purushottam

Purushottam, est un terme souvent employé par Maharishi et qui signifie: «le suprême administrateur de l’univers». C’est le niveau de la loi naturelle qui administre l’univers toujours en expansion avec un ordre parfait, dans la liberté et la béatitude. C’est le niveau de la Constitution de l’Univers. De la perspective de la science moderne, c’est le Champ Unifié de toutes les lois de la nature. C’est pour cette raison que d’amener la vie en accord avec le niveau de Purushottam de la loi naturelle, apportera automatiquement le soutien de la nature à la vie sur terre.

Rām étant l’incarnation de la qualité suprême d’ordre, de liberté, de béatitude et de l’habilité à tout nourrir – est l’incarnation du niveau de l’administration de Purushottam dans la capacité nourrissante du Soleil qui donne la vie; la personnification de l’administration absolue, l’exemple idéal d’un dirigeant souverain, l’habilité suprême de l’administration parfaite. Voici un petit développé:

Rām, dans le Rāmāyaṇ, est représenté comme l’incarnation du Dharma – la loi naturelle – Purushottam – le souverain abstrait, non manifesté et absolu de l’univers toujours en expansion.

Sūrya, le Soleil, le régent qui donne la vie, du système solaire, imite l’administration éternellement silencieuse de Purushottam, l’administration silencieuse de l’univers toujours en expansion.

Bharat, dans le Rāmāyaṇ, démontre la technique, la suprême habilité de l’administration parfaite, pour administrer la nation avec la compétence suprême (efficiency) et l’efficacité (effectiveness).

Afin de maintenir l’administration parfaite, Bharat a maintenu Rām dans sa conscience, et a servi le pays avec la conscience du souverain Rām dans son cœur; sa conscience a maintenu l’éternel administrateur Brahm, le pouvoir d’organisation infini de la loi naturelle, qui éternellement gouverne l’univers dans un ordre parfait et sans bruit.

Là est la clé de l’administration parfaite. Le gouvernement, qu’il soit une personne ou un ensemble de personnes, un parlement; qu’il soit le souverain héréditaire à vie d’un territoire ou un dirigeant élu pour un délai spécifique à un poste; s’il maintient Rām (Purushottam) dans sa conscience, l’intelligence de Rām dominera sa conscience – l’administrateur absolu de l’univers dominera l’intelligence du dirigeant. Son administration héritera des qualités d’ordre, de liberté, de béatitude et de l’habilité à tout nourrir. Une telle administration est appelé Rām Rāj – le règne de Rām.

Maharishi a écrit: «Les anciennes dynasties régnantes du monde ont pris cet exemple de Bharat, qui a maintenu l’idéal de l’administration, «Il règne, Il gouverne, j’administre seulement», et ont attribué leur administration à Rām, le suprême régent de l’univers, l’administrateur absolu de l’univers, ils ont maintenu l’idéal de leur gouvernement en alliance avec le Gouvernement de la Nature. «Il règne, Il gouverne, j’administre seulement», Il (Rām) est le sentiment intérieur de l’intelligence du souverain.»

Gagner le soutien de Purushottam

Purushottam est le niveau le plus profond de la loi naturelle, et de ce fait, les technologies védiques qui fonctionnent à partir de ce niveau sont les plus puissantes. Ceci explique l’extraordinaire effet qui peut être créé par un groupe de 9000 Pandits Védiques Maharishi au Brahmasthān de l’Inde. Accomplissant des Yagyas quotidiennement à partir du niveau de la Conscience Transcendantale, ils animent le Champ Unifié de toutes les lois de la nature et créent une influence invincible de Rām Rāj dans la conscience mondiale. La pratique en groupe du Vol Yogique aussi éveille le niveau Purushottam de la loi naturelle.

Les Pañcha Devatā

Werner Bandel: https://wernerbandel.jimdofree.com

Selon la Littérature Védique, il existe cinq aspects principaux de la Loi Naturelle connus sous le nom de Pañcha Devatā. Il s’agit de Śiva, Viṣṇu, Devī, Gaṇeśa et Sūrya. Śiva, comme indiqué précédemment, symbolise le silence. Le silence pur est expérimenté pendant la Méditation Transcendantale lorsque l’on transcende toute pensée et tout sentiment dans l’état de Conscience Transcendantale. Ceci est exprimé dans les Upaniṣads comme: Śivaṁ śāntam advaitaṁ (le paisible, l’indivisible; c’est Śiva, c’est le Soi). Grâce à une méditation et une activité régulières, le silence intérieur de la Conscience Transcendantale finit par coexister avec l’état actif de la conscience de veille. C’est ainsi que le silence (Śiva) vient à être présent en même temps que l’activité dans la conscience d’un individu. Dans le calendrier védique, Śiva est célébrée chaque mois le 13ème jour (trāyodaśi) de la Kṛṣṇa Pakṣa (la quinzaine noire de la lune), également appelée pradoṣa.

Viṣṇu dénote la qualité de dynamisme. Le Dr Nader l’explique en termes de maintien de la création. 

D’un point de vue de la mécanique quantique, la notion de particules classiques disparaît et la qualité infinie et illimitée de la maintenance et de la subsistance de la Loi Naturelle est perçue comme étant omniprésente. Dans cette qualité de maintien ou de subsistance, la Loi Naturelle est appelée Viṣṇu. 

Dans le calendrier védique, Viṣṇu est célébré chaque mois le 11ème jour (ekādaśi) de Kṛṣṇa Pakṣa.

Maharishi dit de Gaṇeśa: «Dans la Littérature Védique, cette «qualité d’intelligence de Gaṇeśa» porte le nom de Vighneśvara – le grand éliminateur d’obstacles – l’intelligence administratrice de la Loi Naturelle qui élimine les obstacles.» Dans de nombreux foyers indiens, une statue de Gaṇeśa est placée à l’entrée pour se protéger contre toute influence négative qui pourrait tenter d’entrer. Traditionnellement, dans la récitation des hymnes védiques, Gaṇeśa vient en premier afin d’ouvrir la voie pour le reste de l’accomplissement. Dans le calendrier védique, Gaṇeśa est célébré le 4ème jour (cāturthi) de la lune croissante (Śukla Pakṣa) et décroissante (Kṛṣṇa Śukla).

Devī se réfère aux qualités représentées par les différentes formes de la Mère Divine. Parvatī (l’épouse de Śiva) représente l’aspect fondamental de la Mère Divine. Selon le Dr Nader, «Elle est la source de tout ce qu’il y a dans la création. Rien ne prend forme sans elle; rien ne peut avoir une forme ou une structure manifeste sans elle.» Le Dr Nader, qui a trouvé des points de correspondances pour tous les Pañcha Devatā dans la physiologie humaine, a proposé une description plus approfondie des trois aspects traditionnels de la Mère Divine. «Lakṣmī est la valeur nourricière et génératrice de richesse; Saraswatī est la valeur de la connaissance; tandis que Dūrgā est la valeur de l’énergie et du pouvoir.» Dans le calendrier védique, Devī est célébrée le 8ème jour (aṣṭamī) de la lune croissante (Śukla Pakṣa) et de la lune décroissante (Kṛṣṇa Pakṣa).

Sūrya est le soleil. D’après le Dr Nader, Sūrya correspond dans la physiologie au thalamus, qui est la porte d’entrée de l’expérience consciente. Tout comme l’activité représentée par les modèles orbitaux des planètes tourne autour du soleil, l’activité dans les structures cérébrales correspondantes, générée par les stimuli sensoriels, tourne autour du thalamus.

Maharishi a décrit comment la culture védique a une tradition de célébration des différentes qualités de la nature à des jours spécifiques décrits dans le calendrier védique.

L’Inde a une tradition de célébration des festivals en référence aux structures et fonctions des lois de la nature telles qu’elles ont été décrites dans la Littérature Védique en termes de Gaṇapati, Śiva, Viṣṇu, Sūrya, Devī, etc. Chaque année, comme une routine du calendrier indien, toutes les qualités de l’Intelligence Créatrice qui administrent la vie sont célébrées. Le jour de Mahā Śivarātri, toute la conscience nationale se réveille dans la qualité de Śiva; à la Dīpāvali, toute la conscience nationale se réveille dans la conscience de Mahā Lakṣmī; les jours de Navarātri, Mahā Dūrgā domine la conscience nationale; à la Kṛṣṇa Janmāṣṭamī, toute la conscience nationale est éveillée dans cette qualité holistique de la Loi Naturelle vivante dans le nom « Kṛṣṇa»; à la Rām Navamī, la qualité de l’Intelligence administratrice de la Loi Naturelle vivante dans le nom «Rām» est éveillée dans la conscience nationale. Chaque jour, le calendrier indien (Pañchāṅg) fait prendre conscience aux gens d’une qualité spécifique de la Loi Naturelle.

Les Purāṇas 

Les Purāṇas sont une grande branche de la Littérature Védique écrite principalement sous forme d’histoires. 

Ils ont été compilés par le Ṛṣi Védique Vyāsa et racontent l’histoire des temps anciens. Il existe 18 principaux Purāṇas connus sous le nom de Mahā Purāṇa qui contiennent plus de 400 000 versets. En outre, il existe 18 mineurs Purāṇas connus sous le nom de Upa-Purāṇa. Les Purāṇas mettent généralement en avant une qualité particulière de la Loi Naturelle précédemment évoquée comme les Devatā Védiques. Ainsi, il existe de nombreuses histoires de Śiva, Viṣṇu, Gaṇeśa, Devī et Sūrya. Śiva figure dans le Śiva Purāṇam et le Liṅga Purāṇa. Viṣṇu est dans le Viṣṇu Purāṇa et d’autres. Devī est présente dans de nombreux Purāṇas dont le Mārkaṇḍeya, Brāhma, Skānda, Padma et Brāhmanda. Devī figure également dans le Devī Bhāgavata Purāṇa (Upa-Purāṇa). Le plus populaire des Purāṇas est le Śrīmad Bhāgavatam, qui est l’histoire de la vie de Kṛṣṇa.

En plus de ses histoires, les Purāṇas contiennent également plusieurs hymnes courts de louange aux Pañcha Devatā connus sous le nom de stotrams et āshtakams. Parmi les plus populaires figurent le Saṅkaṭanāśana Gaṇeśa Stotram et le Viṣṇu Acyutāṣṭakam. D’autres stotrams célèbrent les Pañcha Devatā en énumérant leurs nombreux noms comme dans les Sahasranāmas (les mille noms).

Les Purāṇas font partie de la boucle Brāhmana dans les 40 aspects de la Littérature Védique de Maharishi. Comme nous l’avons vu plus haut, la Littérature Védique est composée de mantras et de brāhmana – les sons et les vides entre eux. Un son «s’effondre» dans le vide et est remplacé par un nouveau son. Le vide contient les mécanismes de transformation qui maintiennent la mémoire (Smṛti) du son précédent tout en donnant naissance au son émergent suivant dans le bon déroulement séquentiel de la connaissance. Les six aspects de Brāhmana sont: les Upaniṣads, les Āranyakas, les Brāhmanas, les Itihās, les Purāṇas et les Smṛti. Le Dr Nader a noté: «Une des 6 valeurs du groupe lui-même porte le nom Brāhmana, mais toutes participent aux mécanismes de transformation. C’est pourquoi on leur donne collectivement le nom de Brāhmana.»

Maharishi a donné aux Purāṇas la qualité «d’ancien et d’éternel». Ceci en référence aux histoires «anciennes» qu’ils contiennent et à la qualité «éternelle» et immuable de la Loi Naturelle dans le vide qui est à la fois la totalité silencieuse de la conscience dans sa potentialité latente et sa valeur ponctuelle qui émerge du vide comme une nouvelle qualité spécifique. Maharishi dit que les Purāṇas «illustrent l’ensemble du Veda.» Les Purāṇas sont cités avec les Itihās dans la Chāndogya Upaniṣad comme étant un «cinquième Veda» (avec Ṛk Veda, Sāma Veda, Yajur-Veda et Atharva Veda): itihāsapurāṇa pañchama vedānā (Itihās et Purāna sont le cinquième Veda, 7.1.2) Une référence similaire se trouve également dans la Bṛhadāraṇyaka Upaniṣad (4.5.11). Cela établit la proéminence des Purāṇas dans l’ensemble de la Littérature Védique.

L’Éducation Védique Maharishi et la Connaissance Totale

Comment l’Éducation Védique Maharishi peut-elle offrir la Connaissance Totale?

Cela s’explique de la manière suivante:  

a) Premièrement, elle permet de gagner la valeur unifié de la connaissance – la pure conscience autoréférente, la demeure de toutes les lois de la nature – la valeur holistique de toute connaissance.

b) Deuxièmement, sur cette base, de développer les valeurs diversifiées de la connaissance – l’étude des différentes disciplines de la Science Védique.

Les deux valeurs sont nécessaire pour rendre l’éducation parfaite. Hors, l’Éducation Védique Maharishi offre la connaissance et les programmes pratiques aux deux valeurs de l’éducation. La totalité est toujours la totalité (la Conscience Pure) et les parties sont toujours les parties (l’esprit actif). La totalité est plus que la somme des parties. Où est la valeur holistique de l’éducation? Dans l’état apaisé de l’esprit. Où sont les valeurs spécifiques de l’éducation? Dans l’esprit actif. Où est la valeur parfaite de l’éducation? Dans l’esprit qui est actif sur le fondement du silence.

Ce qui a manqué à l’éducation jusqu’à présent, est la connaissance du sujet, la connaissance du connaisseur dans sa capacité infinie de connaisseur et du moyen systématique de développer sa pleine valeur. Lorsque le connaisseur est ignorant du Soi (sa propre nature), la structure entière de la connaissance est comme sans base. Le système d’Éducation Védique Maharishi éveille dans notre conscience, la base commune du connaisseur, du processus de connaissance et du connu – la Saṁhitā de Ṛṣi, Devatā et Chandas. 

«C’est à l’éducation du monde d’aujourd’hui de réaliser que l’éducation complète ou l’éducation absolue, n’est pas un processus de connaître quoique ce soit d’autre. C’est en fait de revenir de quoique ce soit d’autre pour se connaître soi-même.» – Maharishi Mahesh Yogi

Ce qui veut dire dans la pratique, que toute partie de la connaissance est connectée avec la totalité de la discipline, et toute la discipline avec la Saṁhitā de Ṛṣi, Devatā et Chandas, que l’on expérimente directement comme le niveau le plus profond de notre propre intelligence durant la pratique du programme de Méditation Transcendantale et de MT-Sidhi.

L’application de cette approche éducative apporte un raffinement systématique de la physiologie, qui résulte dans la liberté au stress et permet au cerveau de fonctionner d’une manière plus cohérente et intégrée. Ce fonctionnement intégré du système nerveux anime dans notre propre conscience, toutes les belles qualités évolutives du champ unifié qui sont fondamental à l’éducation, ce qui inclut la créativité infinie, la pure connaissance, le pouvoir d’organisation infini et toutes les possibilités. Il en résulte, que nous croissons dans la conscience que tous les courants de connaissance sont en fait les modes de notre propre intelligence. Nous en arrivons à nous sentir familier avec tout le monde et toute chose. Notre génie créateur s’épanouit à mesure que notre conscience s’identifie de plus en plus pleinement avec la pure intelligence, le champs unifié de toutes les lois de la nature. Instinctivement, nos pensées sont justes; nous ne faisons plus d’erreurs; notre comportement est spontanément évolutif. Nous croissons en tant que citoyen idéal, avec la capacité de réaliser nos propres intérêts et de promouvoir les intérêts de la société simultanément. La simplicité naturelle de notre vie quotidienne, rayonne la dignité des états supérieurs de conscience. Avec la croissance de la confiance et de l’autosuffisance, ce qui crée une personnalité équilibrée et intégrée, nous cessons de violer la Loi Naturelle, et nous croissons dans l’habilité à accomplir toute chose et à spontanément penser et agir en étant libres d’erreurs – le fruit de toute connaissance – la vie quotidienne en plein accord avec toutes les lois de la nature.

Le fruit de toute connaissance signifie que la totalité de l’Intelligence Créatrice du Soi est éveillée à tous les niveaux de la vie: au niveau de l’intellect, de l’esprit, des sens, du corps, du comportement, de l’environnement et de la relation de l’individu avec l’ensemble de la vie cosmique. Cela signifie que le pouvoir d’organisation infini de la Loi Naturelle est spontanément présent en toute pensée, parole et action.

Le Calendrier Védique

Le calendrier védique est un calendrier luni-solaire, c’est-à-dire qu’il est basé sur les mois lunaires et les années solaires. Contrairement au simple calendrier grégorien solaire, qui a sa place dans l’usage courant à travers le monde, le calendrier védique est beaucoup plus complexe et complet. Il reflète les cycles de la nature en célébrant un grand nombre de ses dates importantes en fonction des phases relatives de la lune plutôt que des jours numérotés de la semaine, du mois ou de l’année comme le calendrier grégorien. Par exemple, la Guru Pūrnimā, qui honore le Guru ou le Maître Védique, est célébré au mois lunaire indien Āshādha lors de la première pleine lune suivant le solstice d’été. Mahā Shivarātri, une journée traditionnelle d’observance de Shiva a lieu à la fin de l’hiver, le 14ème jour de la moitié sombre du mois lunaire indien de Phālgun.

Le calendrier védique est parfois appelé Panchangam (les cinq membres), qui définit sa structure comme étant composée de cinq éléments de temps: le tithi (jour lunaire), le vāra (jour de la semaine), le nakshatra (constellation lunaire), le yoga (jour luni-solaire) et le karana (demi-jour lunaire). Selon la Science Védique Maharishi, l’aube de chaque nouveau jour éveille des qualités spécifiques de la nature. Ces qualités, basées sur les cycles du soleil et de la lune ainsi que sur la position précise des planètes et des étoiles, sont ce qui distingue les jours de la semaine, du mois et de l’année. En examinant chaque jour pour ses qualités particulières, le calendrier védique peut non seulement identifier une date et une heure propices à l’organisation de célébrations traditionnelles, mais il peut également aider à la planification de diverses activités. Une lecture correcte du calendrier védique nécessite un point de référence exact – par exemple, l’endroit où se trouve un individu – car ses échelles de temps et de distance sont si précises.

Dans l’Inde ancienne, les familles qui avaient acquis une connaissance et une compréhension approfondies du processus de changement provoqué par les cycles du temps et l’influence de la Loi Naturelle étaient connues sous le nom de Jyotishis, ou Astrologues Védiques. Jyotish signifie se rapportant à la lumière et fait référence à un ancien système de connaissance Védique qui décrit la relation entre l’individu et l’univers dans lequel il vit. Il relie les deux à travers le fil de la conscience, qui a été discuté plus tôt comme le constituant essentiel de la création. Le jyotish est appliqué par le biais de calculs mathématiques basés sur le moment et le lieu exacts de la naissance. À partir de là, il entre profondément dans la vie d’une personne pour voir ce que le passé a structuré, ce que le présent offre et ce que l’avenir peut réserver. Cette vision est contenue dans une signature unique du ciel au moment de la naissance et devient un schéma directeur pour l’expression de la personnalité et du rôle que chaque personne doit jouer dans la vie. 

Selon le Jyotish, la vie individuelle se déroule de manière séquentielle à travers un processus prédéterminé de transformation et de changement. Dans le même temps, l’univers évolue et s’étend rapidement. En comprenant le lien entre les deux, il est possible de prévoir quand divers événements transformateurs sont susceptibles de se produire, ou du moins de repérer les influences et tendances sous-jacentes qui peuvent les précéder. Cette compréhension peut avoir une immense valeur pratique, comme l’indique Levacy (1999): «Nous pouvons utiliser les informations du panchanga et notre expérience pour faire des projections qui nous conduiront à promouvoir une action au bon moment ou à reporter cette action à un moment où les conditions généreront plus de succès et de plénitude». L’art d’éviter les problèmes potentiels avant qu’ils ne surviennent est noté dans le Yoga Sūtras: Heyam dukham anāgatam (éviter le danger qui n’est pas encore arrivé, 2.16)

Comprendre les cycles de la nature reflétés dans le Calendrier Védique souligne l’importance d’un bon timing comme outil utile pour assurer le succès d’une nouvelle entreprise. Bien que cette méthode ait longtemps été utilisée pour déterminer le moment propice aux accomplissements védiques traditionnelles, je propose qu’elle puisse et doive également s’étendre à la lecture de la Littérature Védique.

Les Devatā Védiques dans la Littérature Védique et le Calendrier Védique

Citant Maharishi, Nader (2000) écrit: «… les Devatā Védiques sont les divers aspects de la Loi Naturelle qui organisent l’univers entier et le maintiennent en parfait ordre. [Ils] sont les administrateurs de tous les aspects de la création». En tant qu’impulsions de conscience présentes dans toutes les expressions de la conscience, les Devatā Védiques peuvent être assimilés aux vibrations subtiles du Champ Unifié dont les effets sont connus dans tous les états excités du champ. Ce sont les dynamiques du champ. Chaque manifestation est à la fois une expression du champ et le champ lui-même. Cela explique l’infinie variété de l’univers, même s’il est relié à une unité sous-jacente qui est un continuum immuable. Dans son rôle d’expression, les Devatā Védiques assument une identité individuelle basée sur la qualité de la Loi Naturelle qu’il administre. Par exemple, le Devatā Védique qui administre le silence est Śiva tandis que le Devatā Védique qui administre le dynamisme est Viṣṇu. Une fois encore, Nader cite Maharishi sur la relation entre Śiva et Viṣṇu.

… cela peut être compris comme la coexistence du silence et du dynamisme, ou la véritable unité de Śiva et de Viṣṇu. Dans cette perspective, Śiva et Viṣṇu peuvent être considérés comme une seule et même chose, et pourtant comme deux aspects différents du Champ Unifié de la Loi Naturelle. C’est ainsi que les Devatā sont différents l’un de l’autre, car ils administrent différents aspects de la réalité, tout en demeurant une unité indifférenciée de la Loi Naturelle.