Qu’est-ce que la Méditation Transcendantale?

Ajout: Léonard Stein, professeur de Méditation Transcendantale à Genève, présente, en quelques minutes, la Méditation Transcendantale et ses effets.

 La Méditation Transcendantale de Maharishi Mahesh Yogi est une technique simple, naturelle et sans effort, pour développer le plein potentiel créatif de tout individu. Cette méditation profonde se pratique chez soi, assis confortablement, les yeux fermés, à raison d’une vingtaine de minutes, le matin et en fin d’après-midi. Elle est accessible à toute personne souhaitant savoir comment méditer. La pratique est simple, naturelle et agréable. Apprendre à méditer, et plus précisément apprendre la Méditation Transcendantale ne requiert aucune aptitude particulière.

Universelle et systématique dans son approche, la technique de Méditation Transcendantale peut être apprise, indépendamment de l’âge, de la profession et de la culture. Elle ne demande aucun changement dans le mode de vie, le régime alimentaire, les convictions religieuses ou philosophiques.

À travers le monde, des personnes de tous milieux l’ont adoptée: étudiants, médecins, cadres, sportifs, femmes au foyer ou retraités. Elle est parfaitement adaptée à la vie active et sa pratique s’intègre naturellement dans la vie quotidienne.

Elle se différencie de toute autre forme de méditation ou technique de développement personnel, et de toute pratique impliquant la concentration ou la contemplation. Elle doit son efficacité à son absolue simplicité: pas de concentration, pas d’effort ni de contrôle de l’esprit.

Des professeurs qualifiés l’enseignent, dans le cadre d’un cours de méditation structuré, de façon à obtenir dès le départ des séances correctes, aisées et satisfaisantes.

Les bienfaits de la Méditation Transcendantale

Les témoignages de personnes qui l’ont adoptée mentionnent les bienfaits de la pratique régulière de la Méditation Transcendantale en termes de diminution de l’anxiété, d’une meilleure gestion du stress, d’une amélioration de la qualité de leur sommeil et de moins de fatigue, d’une amélioration de leur santé cardio-vasculaire et d’une meilleure santé en général.

Sur le plan mental et spirituel, ces personnes parlent de développement de la créativité, d’amélioration de la mémoire et de clarté de l’esprit, d’une plus grande confiance en elles, de paix et de calme intérieurs durant l’activité.

Cette paix intérieure et le développement de la conscience qui l’accompagne, sont l’expression directe de l’équilibre et de la santé de la physiologie, retrouvés par le profond repos de la méditation.

Chaque séance permet à la physiologie de faire spontanément l’expérience d’un repos plus profond que celui du sommeil profond tandis que l’esprit reste pleinement éveillé et que le cerveau gagne un état de grande cohérence de fonctionnement.

L’état ainsi atteint, où l’esprit est calme mais alerte et le corps au repos, est un état de «vigilance au repos», la Conscience Transcendantale¹, décrit par les textes anciens en termes de «Être-Conscience-Félicité» ou Sat-Chit-Ananda en sanskrit et assimilable, pour en comprendre la nature, au «Champ Unifié» de la physique moderne quantique.

De plus en plus de médecins et de psychologues recommandent la Méditation Transcendantale à leurs patients. Son efficacité a été mesurée par des instituts de recherches indépendants dans plusieurs pays, avec plus de 600 travaux scientifiques dont plus de 300 ont été publiés dans des revues de renommée internationale qui font autorité.

Cette connaissance ancestrale présente de nos jours un immense potentiel de connaissances pratiques pour chacun dans la vie quotidienne et pour la société.

La Méditation Transcendantale et les programmes associés de la Science Védique de Maharishi sont aujourd’hui appliqués dans le monde des affaires et de l’industrie, auprès d’institutions, d’écoles et d’universités publiques et privées, dans l’armée et les prisons de certains pays, dans des cliniques, et dans le cadre de programmes de réhabilitation sociale.

Pourquoi l’expérience de la Méditation Transcendantale est nécessaire?

La Méditation Transcendantale donne l’expérience sans effort de la Conscience Transcendantale, l’état le plus silencieux et éveillé de l’esprit, un domaine de créativité, d’intelligence et d’énergie illimité. À mesure que la Conscience Transcendantale s’infuse dans la pensée et l’action quotidienne à travers la Méditation Transcendantale, la vie devient de plus en plus dynamique, fructueuse et joyeuse.

Durant la pratique de cette technique, l’esprit (la conscience dans sa faculté de pensée) s’apaise et fait alors l’expérience de niveaux de plus en plus subtils de la pensée, jusqu’à finalement transcender le niveau le plus subtil et atteindre la forme la plus simple de la conscience humaine – la Conscience Transcendantale – où la conscience est ouverte à elle-même. C’est l’état autoréférent de la Conscience.

L’expérience de la Conscience Transcendantale, le quatrième état de conscience¹, offre un repos deux fois supérieur au sommeil profond, permettant le relâchement des stress et des tensions profondément enracinés et résultant dans un fonctionnement plus intégré et plus naturel du système nerveux, ce qui permet au plein potentiel de la Conscience – l’Ātmā, le domaine de toutes les lois de la nature² – de s’exprimer dans une perception plus claire et ordonnée de notre environnement, une efficacité et un succès croissant dans la vie quotidienne, tout en promouvant l’évolution des intérêts individuels et collectifs parce que seule la Loi Naturelle à la capacité de nourrir tous les aspects de la vie.

C’est ainsi que la Méditation Transcendantale fournissant l’opportunité de l’expérience de l’illimité, l’infinité, l’éternité satisfait la créativité et le génie intérieur de la vie. Cette opportunité quotidienne pour la conscience individuelle d’aller au delà des limites, neutralise la rigidité causée par les limites de la routine journalière. En étant régulier dans la pratique et en menant une vie saine, rien ne devrait entraver ce processus d’évolution. Rien ne peut être comparé à la Méditation Transcendantale. Seule l’expérience de la Conscience Transcendantale utilise le cerveau entier, toute la physiologie cérébrale. Et le cerveau entier signifie, le soutien de la Loi Naturelle³.

L’expérience de la Conscience Transcendantale, c’est aussi se familiariser avec ce domaine de la trésorerie de toutes les mémoires afin que quelque soit ce que nous désirons, cette mémoire se réalisera (Ṛtam). Le thème de vivre la perfection dans la vie est une chose très simple.

L’exemple est la mémoire à l’intérieur du vide d’une graine de banian. La graine est vide et dans ce vide toute la mémoire de l’arbre y réside, mais cette mémoire est non manifestée. À l’intérieur de la Conscience Transcendantale réside le monde de la mémoire qui s’exprime dans tous les divers sentiments, les diverses pensées, les divers désirs, les diverses aspirations, les divers comportements – tous ça est là d’une manière non manifestée.

Cette réserve de toute mémoire est le domaine de toutes possibilités. Avec la Méditation Transcendantale, nous gagnons l’accès à ce domaine, ce qui permet à la créativité infinie de s’épanouisse dans toutes les expressions de la vie.

Cette expérience, nous révèle déjà les fondements de la Science Védique de Maharishi, qui explique que la Conscience Transcendantale dans sa qualité d’autoréférence, est un domaine de toutes possibilités. C’est pourquoi nous méditons matin et soir, et faisons que notre conscience individuelle se familiarise avec ce domaine entier de la mémoire non manifestée, appelé aussi le domaine total de la Loi Naturelle. Nous ne pouvons saisir la totalité que dans la valeur de point du non manifesté – autrement nous ne pouvons pas. Il est impossible de saisir la totalité quand elles est illimitée. Mais dans le non manifesté, le point du non manifesté peut être amené à la conscience individuelle, alors cette conscience devient un domaine de toutes possibilités. Et toutes possibilités signifie: l’Invincibilité – la capacité de mettre en action le domaine total de la Loi Naturelle.

Pourquoi nous faut-il une technique?

Lorsque nous comprenons que la Conscience Transcendantale est en fait notre véritable nature, nous sommes en droit de nous demander pourquoi alors nous faut-il une technique? La réponse est très simple.

De part notre observation, nous voyons que l’esprit est constamment engagé dans l’activité au travers de nos sens de perceptions et de nos organes d’actions. Les joies mondaines, ainsi qu’un sentiment de progrès par l’action et l’effort, gardent l’esprit engagé dans des activités extérieures. Il est difficile pour un tel esprit de converger de lui-même vers la Conscience Transcendantale; l’activité engage l’esprit dans la diversité et, ce faisant, s’oppose clairement au processus de convergence, qui conduit à la Conscience Transcendantale. Ce n’est que si l’intention est là et que l’orientation est donnée que l’esprit peut gagner l’unité, et ce, même au milieu du plaisir et du pouvoir.

Il est donc difficile de se tourner soi-même à l’intérieur sans une approche appropriée pour apaiser sa propre activité mentale.

Comprendre cela, révèle un grand secret! Notre esprit est l’intermédiaire entre la  Conscience Transcendantale et notre monde de tous les jours. Ce qui veut dire, qu’il a aussi la capacité de se reconnecter à sa source. Et c’est là qu’intervient la nécessité de la technique de Méditation Transcendantale.

Pour plus d’information au sujet de la Méditation Transcendantale, je vous invite à consulter le site suivant: https://www.meditation-transcendantale.fr


¹ शिवं शान्तमद्वैतं चतुर्थं मन्यन्ते स आत्मा स विज्ञेयः

Śivaṃ śāntam advaitaṃ caturthaṃ manyante sa Ātmā sa vigyeyaḥ। – Nṛsiṃhottaratāpanīya Upaniṣad 1 (aussi Mandūkya Upaniṣad 7)

Cet aphorisme, si souvent cité par Maharishi, nous révèle le secret de la paix et par la même occasion du bonheur.

«Le Paisible, le Joyeux, le Non-Duel est connu pour être le 4e, cela est le Soi qui est à être connu.»

Śivaṁ – le silence; śāntam – le paisible silence infini; advaitaṁ – l’indivisé/le non-duel; caturthaṁ – le 4e, c’est-à-dire: le 4e état de conscience; manyante – est connu pour être; sa Ātmā sa vigyeyaḥ – cela est le Soi (Ātmā), cela est à être connu.

Caturthaṁ manyante – il est appelé le quatrième état de conscience, la Conscience Transcendantale.

² Le domaine de toutes les lois de la nature est la structure holistique de toutes les lois de la nature exposée dans le Ṛk Veda, la Constitution de l’Univers, et donnant lieu à sa dynamique structurante, les structures différentiées de toutes les lois de la nature disponible dans la Littérature Védique.

³ «Le Dharma soutient celui qui soutient le Dharma – qui tient le Dharma dans sa conscience.» – Rām, Rāmāyaṇ, Rām Līlā, Rām Rāj

Les détails de la création au niveau de l’expérience subjective directe

Ajout: Dans cette conférence le Dr Tony Nader explique certains termes comme ‘Ṛṣi’, ‘Veda’ ou encore ‘cognition’, ceci dans le but de mieux comprendre la réponse de Maharishi à la question du Dr John Hagelin dans texte qui suit. (en anglais)

Conférence de presse mondiale du 14.12.2005

Dr Hagelin: «Maharishi prévoit-il un moment où tout ce que l’on pourrait vouloir connaître sur ces couches profondément unifiées de la création – tous les détails du Champ Unifié et de la Constitution de l’Univers – sera totalement transparent au niveau de l’expérience subjective directe?»

Maharishi: «Ce sera simplement ce qu’est le premier connaisseur (cognizer) du Veda. Selon la tradition, le Voyant, Ṛṣi Madhuchandas¹ voit. Que voit-il? Il voit la première syllabe du Veda, ‘A’, ‘Agnim īle Purohitaṁ’². C’est ainsi que procèdent le Veda. Il voit ‘A’, et dans ‘A’, il voit la totalité du Veda.

«Nous pouvons prendre un exemple. Dans une graine de banian ou dans une minuscule graine de goyave, il y a un creux. Dans ce creux, si l’on pouvait voir, se trouve l’arbre entier et tout le mécanisme de la dynamique non manifestée de la graine. L’arbre entier est là. C’est voir l’arbre entier dans le creux de la graine. Cela signifie que l’activité dynamique entière, le dynamisme entier, est perçu à l’intérieur du domaine non-manifesté. C’est tout le Veda.

«L’ensemble de ce Veda s’écoule alors. Il s’écoule dans ‘Agnim īle Purohitaṁ’. L’émergence séquentielle du Veda est exactement ce que disait le Dr Hagelin. En fin de compte, la conscience humaine s’écoulera en termes de la parole du Veda, en termes du language du Veda, en termes de son du Veda. C’est cela la Récitation Védique, avoir la Totalité, et alors, dans l’ordre, la Totalité se déployant elle-même, l’infini se déployant lui-même, en beaucoup, beaucoup de points – se déployant jusqu’au point. C’est exactement ce qui se passera lorsque la perception de ces valeurs physiques prendra fin, et que la valeur de la conscience se poursuivra dans sa valeur de plus en plus raffinée jusqu’à ce que l’infini atteigne un point.

«Du point à l’infini est le flot du Veda – le flot de la connaissance de la Constitution de l’Univers. Tous les mécanismes de transformation du non-manifesté en manifesté – ce processus que nous appelons ‘science et technologie’ – sera la chose ultime. C’est là qu’il y a la perception de ces particules plus fines. Nous appelons cela un ‘accélérateur de particules’. Il y a des particules et ensuite le plus – ce que nous disons – vous comprimez la particule en quelque chose, la conscience, les états supérieurs de conscience. C’est l’Ātmā, le Soi de chacun, l’Être, le summum, le Soi de tout, le domaine total de la connaissance.

«La poursuite de la science moderne consiste à entrer dans les valeurs de la création qui se raffinent séquentiellement et, en fin de compte, à reconnaître la valeur abstraite, non-manifestée, en termes de l’arbre entier très concret, qui est là dans le non-manifesté. La poursuite de la science moderne est dans cette direction qui est la structure du Veda, le flot du Veda. C’est la Civilisation Védique, qui étudie cela et transforme la conscience d’un enfant, d’un être humain, en cette capacité qui fonctionne à la lumière de Dieu, qui fonctionne au niveau de toutes les possibilités.

«C’est la valeur extrême de l’investigation scientifique de la connaissance. Elle aboutit à permettre à la conscience humaine d’être un domaine vivant de toutes possibilités. Le mot “toutes possibilités” est une réalité à ce niveau. Ce n’est pas un mot vide; ce n’est pas un mot émotionnel. C’est une réalité concrète, où l’on est au niveau de créer en désirant. C’est stimuler le domaine des Devas – stimuler le domaine de l’Intelligence Créatrice à son propre niveau – le monde des Devas, le monde des administrateurs de l’univers.

«C’est un niveau magnifique. Tout ce qu’il explore a le potentiel de mettre ce qui est la Loi Naturelle abstraite sur la plateforme concrète de l’expression. À ce niveau se trouve “[Yatīnāṁ] Brahmā bhavati sārathiḥ”³ – le Créateur devient le cocher de notre action, le conducteur du char physique, le corps, pour tout faire. C’est un magnifique domaine de connaissance, et nous allons le mettre à la disposition de tous nos enfants pour toutes les générations futures. Le monde sera témoigné comme une vie merveilleuse et parfaite.»


¹ Voir à ce sujet: La cognition védique du Ṛṣi Madhuchandas

² Le pur éveil, dans son état autoréférent, est le Voyant de Ṛk – il est Ṛk lui-même. Le pur éveil est Ṛk, la structure de la Connaissance Totale, l’expression en un mot du Veda – le nom du Veda, qui contient la forme entière du Veda dans sa structure; et le Veda, la dynamique de Ṛk, est le mécanisme de la création et de l’évolution dans cet unique océan illimité de conscience – le pur éveil. – La Théorie Absolue du Gouvernement de Maharishi (1995), p. 501.

³ Voir le point 5 de: Connaître par l’Être et l’histoire de Kush et Lav (Rāmāyaṇa)

Le rôle de l’enseignant

Conférence de presse mondiale du 20.07.2005 

Dr Hagelin: «Maharishi, il y a une question sur le rôle spécial de l’enseignant, du Guru, dans l’obtention du plein éveil de l’illumination. Le journaliste demande: “Dans chaque conférence de presse, Maharishi rend hommage à son enseignant et à la tradition des enseignants Védiques pour avoir donné la connaissance et la technique de la Méditation Transcendantale pour atteindre l’illumination. La technique de la Méditation Transcendantale et d’autres programmes avancés sont-ils suffisants pour atteindre l’illumination, ou un enseignant joue-t-il un rôle indispensable pour guider un individu sur le chemin de l’illumination? Et si oui, quel serait ce rôle?”»

Maharishi: «Le rôle est que l’enseignant est absolument tramé dans cette connaissance. Et lorsque la connaissance est dans notre conscience, c’est l’enseignant total qui est dans notre conscience. Il est dit dans la Littérature Védique à propos de l’enseignant: “Na Guror Adhikam, Na Guror Adhikam, Na Guror Adhikam.” Il n’y a rien de plus grand que le Guru; il n’y a rien de plus grand que le Guru; il n’y a rien de plus grand que le Guru, parce que le Guru est l’incarnation de tout ce qui est le plus grand.

«Guru est Brahm. “Gurur Brahma, Gurur Vishnur.” Ce ne sont pas des mots d’adoration, c’est la description de la réalité du Guru. Guru est au niveau de la Totalité personnifiée. Lorsque le Guru parle, c’est la Totalité qui parle. Les mots du Guru sont les mots du Veda. Le Veda n’est entendu que par le Guru. Ainsi, le Guru signifie la Totalité. Si l’on est dans le sens du Guru tout le temps, on est dans le sens de la Loi Naturelle totale et de son pouvoir d’organisation total; il n’y a rien de plus grand que cela.

«C’est pourquoi le Guru est complètement naturel dans notre conscience. Il ne s’agit pas de quelque chose qui vient de l’extérieur ou autre. C’est complètement naturel. C’est simple. C’est la Totalité. C’est une grande chose. On le sait en étant ce niveau de relation. “Na Guror Adhikam” – il n’y a rien de plus grand que le Guru, rien de plus grand que le Guru.

«La Guru Purnima est la pleine lune du Guru – un jour de l’année. Dans le calendrier Védique, chaque jour est attribué à un Devatā, à une intelligence créatrice particulière – le Soleil, la Lune, Shiva, Vishnu, etc. Il existe un nombre énorme de Devatās, les incarnations de Kriya Shakti. “Kriya Shakti” est le pouvoir de l’action. Il y a deux choses, fondamentales: le silence et l’action, le silence et l’activité, le silence infini et l’activité infinie, et les deux en parfait accord l’un avec l’autre. Le silence parfait, le dynamisme parfait: c’est Brahm – c’est la Totalité.

«Le Guru est la Totalité. Il a, comme il est dit dans la Littérature Védique et en référence à ce que le Dr John Hagelin vient de dire, “Pripad Asyamritam Divi”. Cela signifie que les trois quarts sont de l’Amrit. “L’Amrit” signifie éternel. Les trois quarts sont éternels; un quart jongle.

«Les trois quarts sont éternels. C’est ce qui nous fait tenir sur nos propres pieds éternellement. Nous sommes intégrés dans les trois quarts du non-manifesté, comme l’a dit le Dr Hagelin. Ce non-manifesté, cet Avyakta, représente les trois quarts, et le manifesté représente un quart. Les trois quarts sont non-manifestés; un quart est manifesté. Les changements ont lieu dans le non-manifesté. Ce qui a lieu dans le domaine du flot représente les trois quarts. Donc le facteur dominant est les trois quarts de la Totalité… La réalité appartient à l’éternité non changeante, à l’éternité absolue, à l’absolu.

«Tout cela est très réel. L’autre jour, j’ai parlé un peu de cela – le Nombre Absolu. Aujourd’hui, il a été fait référence à ce nombre. Le Nombre Absolu est celui qui guide les équations de la Conscience de Brahman – comment la vie est vécue dans la relativité, même si elle est saturée de valeur absolue.

«La valeur absolue signifie l’unité du silence et du dynamisme. Ensemble, le dynamisme et le silence sont l’unité, mais avec certaines frêles fluctuations de la relativité. Il y a un mot dans la Littérature Védique, “Jivan Mukti”. “Mukti” signifie liberté. “Jivan” signifie vivre la vie. Vivre la vie est toujours dans le relatif, mais vivre la vie en parfaite liberté, comment est-ce possible? C’est possible parce que vous vivez au niveau d’un quart, et vous continuez à vivre au niveau des trois quarts. Donc trois quarts d’éternité, un quart de fluctuations, comme ça.

«C’est une très belle chose. C’est une très belle chose avec nos universités internationales partout, et ces niveaux fondamentaux de mathématiques et d’équations. Nous allons introduire le Nombre Absolu, et le Nombre Absolu dans l’équation, la théorie des nombres, et ensuite la théorie du langage, la théorie de l’alphabet – les voyelles et les consonnes. L’absolu du système des nombres est le zéro.

«L’absolu du langage est ‘A’, ‘A’ total, le son de la Totalité. Tout est dans ce son de la Totalité, ‘A’. Quelles sont ces choses à l’intérieur de ‘A’? C’est le langage Védique, l’alphabet. Le ‘A’ contient ‘I’, ‘U’, ‘Ṛ’, ‘Ṛī’, ‘E’, ‘Ai’, ‘O’, ‘Au’, ‘Aṁ’, ‘Aha’. Il y a sept (neuf ici) syllabes qui sont dans ‘A’. Le total est ‘A’.

«Par exemple, lorsque nous entendons le bruit d’un marché à un kilomètre de distance, ce n’est qu’un seul ‘A’, un bourdonnement. Au fur et à mesure que nous nous approchons, d’autres sons commencent à être entendus à l’intérieur de ce son. Et lorsque vous entrez dans le marché, vous êtes en mesure d’entendre de nombreux sons qui faisaient partie de ce seul son global.

«Le ‘A’ est un son parmi tous les sons possibles. Tous les sons de base possibles ont été récapitulés en huit sons. Les huit sons proviennent d’un son silencieux, Para. Juste à l’instant, le Dr Hagelin a compté Para et Apara et tous les autres. Para est le domaine transcendantal de la conscience, une Totalité holistique, le Champ Unifié. Ce Champ Unifié et le mot ‘quantique’ ont été expliqués par le Dr Hagelin de façon si belle, si claire.

«Cette chose quantique, dans le domaine de la conscience, est un flot sans friction. Une chose est que vous avancez, l’autre est que vous reculez. Mais dans ce domaine du transcendant, ce n’est pas un mouvement dans une direction ou deux directions ou une direction opposée – non. C’est toutes les directions à la fois. C’est un flot sans friction. Vous allez par ici et vous allez par là aussi, en avant et en arrière, en avant et en arrière.

«L’esprit est l’instrument pour cela. Il est capable de s’apaiser en lui-même. Ce retour en lui-même sera à la source de la pensée. Toute fluctuation créée par l’esprit à son propre niveau se répand dans toute la création. C’est un flot sans friction. C’est un fondement glissant de la Loi Naturelle totale, un flot sans friction, un flot complètement sans friction dans toutes les directions simultanément.

«Beaucoup de choses seront possibles dans le domaine de cette technologie, dans le domaine relatif. Mais la totalité est possible au niveau de la conscience, dont la technologie est la physiologie du cerveau physique. La physiologie physique du cerveau, correctement formée, pourrait être ce mécanisme que les puces modernes essaient de copier. La physiologie du cerveau humain est ce mécanisme.

La découverte de Raja Raamji a montré que la physiologie est l’expression de la conscience. Et la conscience est décrite en termes des fluctuations du Son Védique. La spécialité du Son Védique est qu’il est le son, et qu’il est aussi le générateur de son, et qu’il est aussi le processus de formation du son. Les trois ne font qu’un – le connaisseur, le processus de connaissance et le connu – l’auteur, le processus de l’action et l’acte, les trois ensemble. C’est pourquoi, par elle-même, dans sa totale liberté, dans sa totale indépendance, elle est le domaine de toutes les possibilités. C’est de là que vient l’expression: “Je suis le seigneur de tout ce que j’examine.” Telle sera la dignité humaine sur Terre, avec les bénédictions de Guru Dev.

«Nous annonçons un programme très, très efficace dont les réalisations seront beaucoup plus rapides. Des siècles se sont écoulés et à chaque génération, les sages l’ont cherché, cherché, cherché. Mais maintenant, avec les bénédictions de notre Maître et de la Tradition Spirituelle Védique des Maîtres, nous sommes bénis. Nous nous offrons, ainsi que toutes nos réalisations, toute notre compréhension, toute notre connaissance et tous nos programmes futurs, aux pieds de lotus de Shri Guru Dev. Jai Guru Dev.»

Maharishi sur la nature et/ou l’éducation

Conférence de presse du 14.05.2003

Question: «Il y a un grand débat dans l’éducation aujourd’hui pour savoir si la santé, le bonheur et le succès d’un enfant sont prédits par sa constitution génétique à la naissance ou s’ils sont façonnés dans ses années de formation par son environnement – par son soutien familial, son confort matériel, sa vie de famille, etc… Quelle est la position de Maharishi dans ce débat sur la nature et l’éducation?»

Maharishi: «Les deux mots sont significatifs. La nature d’une graine de mangue, la nature d’une graine de pomme, une graine de blé, une graine de riz. La base est la graine. L’entretien se fait en fonction de la graine et c’est la connaissance du Jyotish. Le Jyotish est ce que vous pouvez appeler approximativement l’astrologie, qui conçoit toute la croissance de la vie sur la base du point de naissance, à quel moment, dans quelle famille, à quel endroit l’enfant est né. Sur cette base, ils établissent un thème. Ils l’appellent l’horoscope. Et là, ils calculent. Toutes les mathématiques sont là, toutes les mathématiques Védiques sont là pour calculer toutes les années de sa vie, 100 ans de sa vie.

Donc tout ce qui concerne la croissance d’une graine, comment elle va pousser, quelle quantité d’eau lui donner, quelle quantité de fertilisant, quelle quantité de soleil, quelle quantité d’ombre, et ainsi de suite. Tout est culture, mais sur la base de ce qu’est la graine. Ainsi, l’individu est né et c’est la graine, puis, lorsqu’il est cultivé, il se développe. C’est pourquoi, dans la Littérature Védique, cette étude astrologique de l’origine de l’individu et de sa croissance régulière est un travail de culture, de culture, de culture et de culture.

La culture se fait donc sur la base de la graine. Quelle est la graine qui doit être cultivée? Vous ne pouvez pas obtenir le meilleur résultat de la graine d’une mangue si vous la traitez comme une graine telle que cette pomme ou cette goyave ou n’importe quoi d’autre. Ils vont de pair. Ce ne sont pas deux choses différentes. Ceux qui ne connaissent pas la totalité de la vie, du début à la fin, peuvent continuer à faire des conjectures. C’est de la psychologie moderne. C’est un gaspillage de la vie. C’est un gaspillage des ressources humaines. Le comportement humain ne fonctionnera pas ici. Ce qui marchera: prenez les conseils des procédures témoignées de la vie du début à la fin que la culture Védique, que la civilisation Védique, que la tradition Védique fournit et alors vous créerez un homme parfait.

Les déductions psychologiques modernes sont un gaspillage. Un simple gaspillage. Vous faites une expérience sur mille personnes et vous l’appliquez à six milliards de personnes. Tout ça n’a pas sa place.

Il y a un proverbe. Rien n’est nouveau sous le soleil. Il y a un proverbe. Rien n’est nouveau sous le soleil.

Il est donc préférable de suivre les anciennes prescriptions qui ont perduré à travers les siècles, à travers les âges, et vous serez mieux lotis. Plutôt que de perdre cinquante ans ou cent ans, le temps d’une vie. Qu’est-ce qu’un homme peut savoir sur la vie, qui est en expansion infinie. L’univers est une réalité en constante expansion, une réalité en constante expansion. Prenez ce qui est là, authentique, utile et applicable à tous. Il n’y a rien de nouveau dans la vie. Utilisez-le ou perdez votre temps.

La Méditation Transcendantale – Le mantra et le processus de la méditation

Comment méditer, Maharishi Mahesh Yogi, Squaw Valley, 1968

La lumière de l’Être Absolu, la lumière de la vie dans la plénitude – le système nerveux a cette capacité. C’est ce système nerveux qui à l’extérieur a un chercheur, à l’intérieur a le but. Le chercheur trouve le but, spontanément, naturellement, automatiquement. Et ceci est le principe: qu’il nous est pas demandé de faire quoi que ce soit. Nous devons seulement nous donner à ce qui se produit. Le système nerveux est conçu pour exprimer la vie intégrée. Et ceci se produit en tout homme, naturellement. Tout le système nerveux humain est conçu pour la situation de l’intégration dans la vie. La vie extérieure, l’esprit cherchant, trouve le but à l’intérieur et alors, vit le but. Aussi quelque soit ce qui se produit par nature, nous avons seulement à lui permettre de se produire.

Qu’est-ce qui se produit? La vie cherche. Laissez-là chercher et trouver le but. Simplement, nous n’interférons pas avec ce processus naturel de plénitude que la nature apporte. C’est l’Intelligence Cosmique qui a établi tout la création. C’est elle qui est responsable de la création et de l’évolution de toute chose. Motivé par cette force invincible de la nature, le processus de l’évolution continu, encore et encore. Et le chercheur trouve le but, motivé par cette force de l’évolution.

Et cette force de l’évolution a insufflé dans l’esprit le désir d’apprécier plus, le désir de connaître plus, le désir d’être plus. Ce désir est insufflé dans l’esprit par cette force invincible de l’évolution – l’Intelligence Cosmique – afin que l’âme, ayant atteint cet état d’évolution – ayant atteint l’espèce humaine – puisse trouver l’intégration. Et vivre l’intégration de la vie dans le monde. Ainsi, le processus entier de l’évolution est conçu par l’Intelligence Cosmique. Dans la méditation nous nous donnons à ce processus. Et commençons à vivre l’état prévu d’intégration. L’état d’intégration prévu par l’Intelligence Cosmique pour que chaque homme puisse vivre.

Tant que nous canalisons nos désirs (je veux ceci, je veux ceci, je veux ceci, je veux aller là, je veux faire cette chose). Tant que nous canalisons nos désirs – aussi longtemps, nous ne nous donnons pas à l’impulsion désirée de l’Intelligence Cosmique. L’impulsion désirée de l’Intelligence Cosmique pour chaque homme est la suivante: le chercheur doit trouver le but. Car la tendance de l’esprit est déjà là pour trouver le plus grand bonheur, la plus grande harmonie, l’intelligence infinie, l’énergie infinie. Donc, quand la machine est déjà conçue pour cet infini – bien, on s’y donne – pour un petit moment. Une demi-heure le matin, une demi-heure le soir, ce n’est pas beaucoup de temps.

Pendant un certain temps, nous nous donnons à cette Intelligence Cosmique. Laissons-la  résoudre notre intégration. Et puis nous vivons cette intégration, et puis nous commençons – après avoir été en accord avec cette Intelligence Cosmique, après avoir permis à cette Intelligence Cosmique de concevoir notre activité, nous en sortons avec une plus grande influence incorporée dans notre nature individuelle. Et puis nous canalisons nos désirs sur une base individuelle: le travail dans le monde.

Travailler dans le monde imprégné de cette Intelligence Divine qui est la seule … [pause]. Je voulais dire: ce qui a la plus grande bonne volonté pour nous. Aucun autre ami ne pourrait penser à nous en termes aussi brillants de vie que l’Intelligence Cosmique – l’esprit du créateur. Il veut que nous en profitions. 

On donne à Dieu l’adjectif de ‘nature miséricordieuse’, l’être miséricordieux. Le Tout-Puissant Miséricordieux. Hum*? Donc la volonté du Miséricordieux. Grande. Il n’y a pas de plus grand ami que cela. Et lorsque nous incorporons cette volonté en nous, et que nous agissons en tant qu’un individu, nous sommes mieux à tous points de vue. Nous apprécions plus, nous accomplissons plus, nous nous fatiguons moins, nous nous revitalisons plus. Tout cela se produit en nous donnant à cette Mère Divine, à cette force de la Mère Divine – cette impulsion automatique de l’évolution, cette force de la Mère Divine. Hum?

Comme une mère. C’est le désir de la mère de tout faire pour l’enfant. L’enfant lui-même ne sait pas ce qui serait bon pour lui, ce qui serait mauvais pour lui, dans quelle direction il peut aller, et etc. C’est la volonté de la mère. C’est l’amour éternelle de la Mère Divine pour chacun de ses enfants qui conçoit l’activité afin que l’enfant ne souffre pas.

Non seulement l’enfant ne souffrira pas; mais l’enfant doit jouir de la joie dans la mesure où celle-ci lui est possible. C’est le dessein de la Mère Divine, ou la volonté de Dieu Tout-Puissant, ou de l’Intelligence Cosmique, qui a naturellement mis en place la vie sur ce modèle d’évolution croissante. Un modèle d’évolution croissant, ou la manière la plus spontanée.

Quelques minutes matin et soir, nous abandonnons notre esprit à cela. Notre méditation nous permet simplement de … à ce mécanisme de la nature, à ce dessein de la nature qui amène le chercheur au but, qui amène l’esprit à la Conscience de Béatitude. Spontanément. Toute interférence avec cela, nous l’avons vu, ne marche pas.

Le processus de méditation est innocent. Toute pensée de notre part, tout désir de notre part, toute analyse de notre part, toute attente de notre part, ne devient qu’une résistance à celle-ci. C’est pourquoi le proverbe dit qu’il faut être un enfant pour entrer dans le royaume des cieux. En toute innocence, s’abandonner à cette Intelligence Divine signifie: s’abandonner à sa propre nature. Nous nous abandonnons à notre propre nature. Laissons l’esprit faire ses propres étapes de marche, et ce que nous constatons, c’est qu’il a pris un très bon chemin et a commencé à jouir de la béatitude.

Donc dans la pratique de la méditation, tout ce que nous faisons, c’est nous asseoir, penser le mantra. Penser le mantra, c’est simplement laisser l’esprit actif pour qu’il puisse prendre le chemin qu’il aimerais naturellement prendre. Par contre, si nous restons assis tranquillement, nous rendons l’esprit inerte, engourdi.

Prendre le mantra sert à permettre à l’esprit de respirer. Et s’il respire, il peut prendre une direction. Et il devrait prendre une direction dans ce cas, où nous ne le dirigeons pas. Quand nous ne canalisons pas l’esprit dans une direction quelconque, lorsque nous ne désirons rien, hum? Quand nous ne sommes pas au niveau de la signification, c’est la valeur du mantra.

L’esprit est tout simplement éveillé. Non dirigé dans une quelconque direction. Et puis, l’esprit prend une direction qu’il apprécie le plus. Et cette direction est naturellement orientée vers: plus d’énergie, plus d’intelligence, plus de bonheur. Vers: l’infini.

C’est notre technique de méditation, qui consiste à ne pas rester inactif, mais à garder l’esprit éveillé, à le faire vibrer. Et puis il pulse dans la direction de la béatitude. À partir de ce niveau d’énergie et d’intelligence infini, l’esprit clair, se manifeste et nous nous comportons alors intelligemment dans le monde.

Tout comportement dans le monde se fait avec vigilance, vivacité et dynamisme, mais la base de toute vivacité et de tout dynamisme, est le contact de notre intellect individuel avec l’Intelligence Cosmique au niveau de la Conscience Transcendantale. Cela nous donne une direction, cela nous donne le but juste. Et cela nous donne la capacité de faire moins et d’accomplir plus. Et faire moins est toujours dans la direction correcte. C’est la grande bénédiction de notre système. Devrions-nous essayer cela?

*Hum? est un son que Maharishi émettait avec souvent un mouvement de tête, pour en quelque sorte dire: «c’est clair» ou «c’est compris».

L’importance de lire la Littérature Védique en Sanskrit

La lecture du Sanskrit pour accélérer la croissance du potentiel humain, dans la Science Védique de Maharishi Mahesh Yogi

La Science Védique de Maharishi Mahesh Yogi offre un programme d’écoute et de lecture du Veda et de la Littérature Védique dans le contexte de la pratique de la technique de Méditation Transcendantale. Maharishi offre une unique et très complète compréhension de l’origine, de la nature et de la signification de la Littérature Védique, qui n’est pas localisée dans les livres, mais dans le domaine illimité de l’intelligence, la pure conscience, qui est à la base de l’univers physique. Ce domaine n’est pas seulement le fondement de toutes les formes et les phénomènes, mais est aussi la forme la plus simple de la conscience humaine, disponible à travers la technique de la Méditation Transcendantale.

Maharishi explique que la pure conscience se meut en elle-même, s’exprimant elle-même comme les sons non-manifestés qui constituent les lois de la nature, qui créent et administrent l’univers. Ces sons sont enregistrés dans les textes de la Littérature Védique. Le professeur Tony Nader, grand médecin, a récemment découvert que les textes de la Littérature Védique peuvent être corrélés aux différents aspects de la physiologie humaine, à la fois dans la structure et la fonction. Quand ces textes sont lus avec une prononciation correcte par les individus qui pratiquent la technique de Méditation Transcendantale, les impulsions les plus fondamentales de la Loi Naturelle, enregistrées dans la Littérature Védique, sont animées dans l’esprit, le corps et l’environnement, apportant le progrès vers la croissance des états supérieurs de conscience.

Maharishi se réfère à cet état intégré de ‘connaissance totale’ comme la conscience d’unité. Elle est décrite dans la littérature védique comme Brāhmī Chetanā, la conscience de la totalité. Toute chose est auto-contenue (self-contained). La réalité des objets est perçue en termes de la réalité du sujet. Les différences demeurent, mais elles sont secondaire à l’harmonie sous-jacente (underlying) qui les unie.

Selon la Science Védique de Maharishi, la pure conscience, le fondement et la source de toute connaissance, s’écoule au travers de la structure et de la séquence du Veda et de la littérature védique. Lire la littérature védique en Sanskrit, donc, est l’étude de la conscience autoréférente comme elle se meut. Le terme ‘autoréférence’ signifie que la connaissance se réfère toujours à sa source, laquelle est elle-même. De cette manière, elle n’est jamais hors d’elle-même. Il y a de nombreuses expressions dans la littérature védique qui décrivent cette nature autoréférente, telle que la suivante venant des Yoga Sūtras de Maharishi Patañjali:

Vritti sārūpyam itah atra Yoga Sūtras 1.4 

Les résonances du Soi émergent d’ici [l’état autoréférent] et restent ici [dans l’état autoréférent]

Maharishi a décrit comment les diverses branches de la littérature védique représentent les qualités spécifiques de la totalité non-spécifique qui constitue le domaine de la conscience.

Selon Maharishi, le Veda est disponible à l’intérieur de notre propre conscience. Le Veda est l’impulsion de conscience, et en écoutant ou en lisant le son du Veda (Śruti), on peut l’éveiller dans notre propre conscience et réaliser le pouvoir d’organisation de la pure connaissance en nous-même.

Maharishi a clairement mis l’attention sur la qualité de son de la littérature védique plutôt que sur la signification.

Le Veda est l’impulsion de notre propre conscience, aussi il peut être observé par l’observateur, le Soi. Quand le Veda est observé, alors il n’est pas impliqué avec l’observateur – l’observateur, le Soi, en est séparé. Mais quand l’ensemble du Veda est complètement et pleinement éveillé dans notre conscience, alors c’est vedo’ham – ‘Je suis le Veda’, et c’est le Vedānta – l’éveil (awakening) qui nous identifie nous-même avec le Veda.

La connexion entre le Veda et nous-même est éveillée lorsque l’on lit la littérature védique. C’est le point central de cette introduction – observer les effets de la lecture de la littérature védique sur nous-même. Maharishi décrit la connexion entre l’étudiant et le texte qu’il lit: «… peu importe quel aspect de la littérature védique l’étudiant lit, en lui, il se lit lui-même; peu importe ce qu’il voit, en lui, il se voit lui-même; il est capable de prendre n’importe quel Sūtra (verset) ou phrase et en eux, il se retrouve lui-même.

La valeur principale de lire la littérature védique, comme Maharishi l’a expliqué, est d’animer les impulsions fondamentales du Veda dans notre conscience et d’aider à promouvoir la croissance des états supérieurs de conscience. 

Nous le savons tous que chaque état de conscience a un état correspondant de physiologie. La croissance des états supérieurs est possible seulement lorsque le stress et autres déséquilibres qui restreignent la capacité de la physiologie à supporter les états supérieurs de conscience sont éliminés.

Maharaja (2000) a décrit les effets sur le corps de lire la littérature védique en Sanskrit: «La structure des diverses branches du Veda et de la littérature védique correspond à des structures spécifiques dans la physiologie. Il est donc raisonnable de conclure, comme Maharishi l’explique, que la récitation des sons de la littérature védique dans leur séquence correcte résonnera avec la même structure anatomique à laquelle ils correspondent. Leur séquence spécifique animera aussi une séquence spécifique d’activité neuronale, physiologique. Ceci induira la physiologie à fonctionner selon sa conception originale et parfaite. Toutes imperfections sous la forme de blocages, de stress, de manque ou d’excès d’activité, ou de connexions anormales entre divers composants de la physiologie, seront transformées en lisant l’aspect spécifique du Veda et de la littérature védique qui correspond à cette zone de la physiologie qui est dysfonctionnelle.»

Les sons du Veda et les effets qu’ils produisent dans le corps viennent du pure langage dans lequel ils sont exprimés. Selon Maharishi: «Le langage védique est le langage absolu de la Loi Naturelle, lequel promeut l’ordre absolu dans l’univers toujours en évolution. Le langage du Sanskrit est le langage parlé le plus proche du langage védique.»

Le Sanskrit a depuis longtemps été reconnu comme un ‘pur dialecte’, un langage conçu entièrement à partir de lui-même et non comme un dérivatif d’un autre langage. Le mot ‘Sanskrita’ signifie purifié ou raffiné.

Au-delà de l’analyse technique du Sanskrit se trouve un langage merveilleusement conçu qui rend justice à la pure essence de la littérature védique. Pour ceux qui s’aventure à apprendre même les sons de base que constituent l’alphabet, une expérience joyeuse les attend. Ouvrir sa conscience aux sons primordiaux de la nature qui furent perçus directement par les anciens Ṛśis, crée une connexion au pouvoir d’organisation de la Loi Naturelle. 

Lire la littérature védique en Sanskrit offre une continuité de la même expérience naturelle que  durant la pratique de la Méditation Transcendantale – un flot sans effort de la pensée. Pour produire l’effet maximum dans la physiologie, il est fortement recommandé de lire en Devanāgarī.

Cette présentation au Sanskrit est conçue pour ouvrir la porte à la riche littérature spirituelle de l’Inde. Ce guide d’auto-enseignement* présente la prononciation du Sanskrit, la grammaire et le vocabulaire dans des étapes simples et systématiques, permettant aux étudiants de maîtriser facilement les fondamentaux de ce langage enchanteur. Le texte doucement mène le débutant à travers des petites étapes avec des explications claires et concises. Chaque leçon inclut l’instruction dans l’alphabet, la grammaire et le vocabulaire avec de simples exercices pratiques à la fin. Également inclus est une lecture de la Bhagavad-Gītā et des citations en Sanskrit venant du Ṛk Saṃhitā, des Upaniṣads, des Yoga Sūtras, des Brahma Sūtra et du Manu Smṛti.

La Méditation Transcendantale est un moyen naturelle et systématique d’amener l’esprit à son état de moindre excitation où les subtiles vibrations de la conscience qui constituent le Veda sont éveillées. Le résultat est que la pensée, la parole et le comportement individuel deviennent plus en phase avec l’ordre inhérent dans le fonctionnement de la nature. Selon Maharishi ceci s’étend de manière similaire à la lecture de la littérature védique en séquence: «Quand le texte védique est correctement prononcé dans sa séquence correcte, il stimule tous les éléments de la physiologie cérébrale à être pleinement alerte et à fonctionner holistiquement d’une manière cohérente et ordonnée.»

La séquence est importante parce qu’elle aligne le cerveau avec la direction évolutive de la Loi Naturelle qui est présent dans la structure se déployant naturellement de la littérature védique elle-même. Tout comme l’expression totale du Ṛk Veda est contenue en ‘A’, le commencement de chaque texte de la littérature védique contient la totalité de cette valeur particulière de connaissance dans une forme compacte. À partir de là, le texte se déploie dans une séquence parfaite à mesure que la connaissance se déroule elle-même. La fin de chaque texte contient la valeur complètement déroulée de la connaissance qui est exprimée comme sa valeur de point. La lecture du texte du début jusqu’à la fin incorpore l’étendue entière de la connaissance – de la totalité à son point – dans notre propre physiologie cérébrale. Sur le niveau de notre conscience, elle crée une conscience simultanée de silence (entièreté, totalité) et dynamisme (valeur de point). Cette coexistence des valeurs opposées, est la base du fonctionnement intégré de l’esprit dans les états supérieurs de conscience.

Intellect et Émotion

Maharishi: «Les émotions sont plus fines que l’esprit, la pensée. Même si l’intellect est l’aspect le plus fin de l’esprit, les émotions ne se préoccupent pas de l’intellect. Les émotions sont plus puissantes. C’est un excellent domaine sur lequel la vie est vécue. C’est sur l’émotion que la vie est vécue. Toutes les décisions intellectuelles sont issues de l’émotion.

«L’émotion est la vague de cet aspect de la vie qui est appelé ‘Ānanda’, la félicité. L’intellect est l’impulsion de la vie qui est appelée ‘Chit’, la conscience. L’absolu est cet état de vie – pas l’impulsion, mais l’état – l’absolu est cet état de vie qui est appelé ‘Sat’, ce qui ne change jamais. L’absolu est cet état de vie qui ne connaît aucun changement. C’est une chose magnifique. Ils sont tous au même niveau, mais d’une certaine manière, la vie est davantage guidée par la félicité. Le courant entier de la vie, chaque impulsion de l’activité est guidée par la félicité – de plus en plus et de plus en plus, c’est ce qu’on appelle l’évolution.

«Et ce plus et plus fait appel à l’intellect pour le soutenir. L’intellect se prononce toujours en faveur du plus et du plus et du plus. L’impulsion du bonheur entraîne dans sa direction l’intellect. L’intellect est donc au service des émotions. Les émotions ne se soucient pas de la direction que prendra l’intellect – elles entraînent l’intellect, par la force, de cette manière, comme ça, et s’en servent. L’intellect devient un instrument pour apporter la plénitude à l’émotion. Les émotions sont structurées dans la félicité, tout comme la connaissance est structurée dans la conscience. Tout comme l’intellect a sa portée dans tous les sens de perception et d’action, les émotions ont leur portée dans les cinq sens de perception et d’action. Elles englobent tout.

«Lorsque nous parlons d’intellect et d’émotion, même lorsque nous parlons de l’esprit si grossier, tous ces cinq sens de perception et ces cinq sens d’action – généralement nous les appelons cinq organes d’action – mais tous sont impliqués avec l’esprit, avec l’intellect, avec l’émotion. On voit une rose, on se sent si bien et immédiatement les mains se tendent et les pieds courent, le nez sent et l’œil voit – tout s’épanouit. Ils appartiennent à tous ces sens.

«La pensée intellectuelle implique une pensée décisive. Et dans les décisions, les émotions sont profondément impliquées. Quand vous décidez – la force de la décision s’imprègne d’émotion, très profondément. La décision n’est jamais libre de l’emprise de l’émotion. La décision est guidée par l’émotion.

«Apparemment, ils peuvent sembler être guidés par la logique, mais la logique est toujours en faveur des émotions. Toujours une étape à la fois, mais il y a “la tasse de thé”. Les gens disent: “Ce n’est pas ma tasse de thé”. C’est plus répandu en Angleterre, dans une expression plus conservatrice. Donc cette “tasse de thé” est très, très importante. Tout est localisé dans l’émotion. Les décisions sont motivées par les émotions. Elles sont tellement liées les unes aux autres, c’est pourquoi, lorsque l’une d’entre elles est transcendée, toute la mécanique implique toute la valeur de la vie. Et parce qu’elle implique tout, elle développe tout, enrichit chaque aspect de la vie. C’est pourquoi nous disons que la valeur holistique de la vie est acquise par la Méditation Transcendantale – le développement simultané de tous les aspects de la personnalité. Le développement simultané du corps, de l’esprit et de l’âme, si l’on veut utiliser cette expression. Ainsi, chaque aspect de la vie s’épanouit dans la plénitude. Elle s’enrichit à tous égards. Les émotions sont un aspect très fin de la vie. – 1971

La Conscience de Dieu – Abandonner le tamas du sommeil profond

Maharishi: «Lorsque l’état de veille de la conscience se comporte dans le domaine céleste de la vie – lorsque la vie céleste commence à dominer dans l’état de veille de la conscience, alors cette expérience actuelle de l’état de veille de la conscience de ceci et de cela se transforme naturellement dans la lumière de la vie céleste, qui est le Dieu. Cela arrive au niveau de la conscience elle-même – la conscience de l’état de veille voyant ceci et ceci et ceci. La conscience de l’état de veille qui voit ce Dieu céleste est beaucoup plus profonde, beaucoup plus belle, beaucoup plus fascinante, beaucoup plus louable.

«Le caractère louable du niveau céleste de la vie supplante l’importance de ceci, de cela et de cela. Dans la conscience, ce niveau de vie céleste est maintenu fermement avec l’Être absolu. Et ce niveau de vie céleste est presque un avec l’Être absolu. La différence entre le relatif grossier et l’Absolu, le grand écart entre le grossier et l’Absolu, devient minime. Une très légère différence, et presque aucune différence. Alors c’est la Conscience de Dieu, qui est 100% l’Être absolu avec le domaine céleste de la vie – l’Être céleste et absolu.

«Dans cet état, le tamas, qui est responsable du sommeil profond, est presque nul – il est là, mais presque nul. La prédominance de sattva est totale. Rajas est là juste pour maintenir le sattva en vie, et tamas est là juste pour maintenir le sattva en vie. Sinon, la prédominance de tamas, comme dans le sommeil profond, disparaît. Et quand tamas disparaît, alors la séparation de la conscience et du sommeil profond – la conscience et le corps allongé sous l’influence de toute l’ignorance, tamas, devient minimisée.

«Ainsi, même pendant le sommeil profond, ce qui reste dominant, c’est la conscience, et pas vraiment la sensation de sommeil comme c’est le cas pendant la Conscience Cosmique, pendant Jivan Mukti. [Dans la Conscience Cosmique] on fait l’expérience que le sommeil est là, et absolument tout calme et établie, la conscience intérieure, les deux choses sont séparées. Cette dualité disparaît dans l’unité de cette vie céleste plus l’Être absolu. Ce qui reste est toute lumière.

Question: «Dans la Conscience Cosmique vous avez l’Absolu plus tamas, et dans la Conscience de Dieu vous avez l’Absolu plus sattva?»

Maharishi: «Oui, [dans la Conscience de Dieu] nous avons le maximum de sattva, et le maximum de sattva est tout céleste. L’obscurité du sommeil profond disparaît. Ce qui reste est la lumière céleste avec la conscience intérieure. L’aspect tamas n’y a pas sa place. C’est ainsi que les deux disparaissent [l’obscurité du sommeil et l’aspect tamas].

«De même, ici, à l’état de veille, le contraste entre l’Absolu et ce relatif grossier est grand. Lorsque ce relatif grossier est remplacé par le niveau céleste de la vie, demeurant tel qu’il est – parce que l’on doit se comporter dans ce domaine – sa prédominance n’existe plus.» – Kumbha Mela, Inde 1966

Prière et Dévotion

…[Si le fils est] obéissant alors il n’a pas à demander à son père ceci ou cela. Et s’il n’est pas obéissant, il peut continuer à demander pour ceci et cela mais il n’aura pas de réponse.

Si le fils est obéissant, ça signifie s’il a la confiance du père alors sans demander il aura tout. Et s’il n’a pas la confiance alors il peut continuer à demander mais il n’aura pas de réponse.

Donc, [une telle] prière n’est pas efficace si on n’est pas en accord avec le Créateur. Et si on est en accord avec le Créateur alors la prière n’est pas nécessaire.

[…] Prier est inutile dans l’état de non-contact avec le niveau omniprésent de la vie. Et prier est d’aucune utilité quand le contact est fermement établi.

Prier a sa valeur… pour former… une sorte de modelage… pour former la psychologie… une sorte de satisfaction psychologique. Autrement, prier a aucune efficacité dans la plénitude du besoin. La prière demande.

Maintenant, la prière peut être de deux différentes structures. Une structure de prière peut être celle de demander… Nous demandons pour quelque chose… dans la prière nous demandons. Et l’autre type est, aucune demande mais aimer chanter la gloire de Dieu. Et c’est la prière que nous aimons. Pas de demande mais de s’amuser nous-mêmes … se laisser nous-mêmes être noyer dans la joie de chanter la gloire de Dieu. Et c’est la prière dévotionnelle. Et c’est l’océan d’extase dans la mémoire de Dieu… dans les grandes vagues d’amour pour Lui.

Et cela est la prière qui a sa valeur infinie. Et ce genre de prière est juste un élan d’expansion du cœur dans l’amour pour Lui. […] le Suprême. Et cette prière a la valeur infinie, je dis, la valeur infinie. Parce que c’est ce déversement du cœur, de l’émotion, vers le Tout-puissant qui cultive le cœur. Et à travers le sentiment d’amour, il devient possible de communiquer avec Dieu… ou aux Êtres célestes. 

La communication… la communication avec les Êtres célestes est sur ce niveau d’intensif déversement d’amour. Et ce type de prière… Je pense l’histoire de toute religion rapporte de tels déversements d’amour dans l’éloge de Dieu partout dans le monde à travers les âges. Il y a eu des dévots qui se sont levés et dansés et tombés dans des extases en récitant l’éloge de Dieu, en chantant la gloire de Dieu. Et cette prière est toujours très, très utile. Elle remplit l’être de quelque chose de si riche qu’on ne peut seulement l’apprécier. C’est très enrichissant. Ça enrichit la vie entière.

Une telle conception de prière est quelque chose qui est très, très valable. Mais ceci devient la condition du cœur seulement quand le cœur est développé. Dans son extension illimitée, le cœur devient ingérable et quand il devient ingérable, il se déverse dans de tels élans de dévotion.

Tout ce chant et cette danse dans l’éloge de Dieu, en mémoire de Dieu, est juste une chose très, très naturelle. Elle est naturel à cette infinité du cœur, quand l’Être illimité devient de plus en plus saturé dans la vie. La conscience croît vers la Conscience Cosmique. Ainsi, le cœur individuel a cet illimité de l’Être éternel. Ce déversement d’amour est aussi dit être une prière. Et cette prière est quelque chose des plus désirables, des plus agréables, des plus efficaces. Et elle est efficace pour tout.

Maintenant, cette prière est un élan spontané de l’état de plénitude. L’autre type de prière est un cri de besoin… la vie dans l’état de manque. Donc, nous criions dans l’état de besoin sans plénitude. C’est juste en vain… une perte d’énergie (rire). C’est juste une perte d’énergie! On pourrait crier dans l’agonie, on pourrait avoir un flash d’un certaine grande vision miraculeuse de Dieu. Si irrepressible et puis elle s’en va. Et quand elle est partie alors le dévot de Dieu pleure dans l’angoisse et la douleur de la séparation. Et alors il prie… il prie pour quelque chose or peut même prier pour la même vision une fois encore. Cette demande… la prière qui vise à demander… à questionner… est à partir d’un niveau de vie très indésirable. À partir d’un niveau de démérite. Un niveau de vie où on ne mérite pas cette grandeur. Et ne méritant pas, on la pleure.

Mais il y a un proverbe: «Premièrement méritez et alors désirez.» Méritez et désirez. Et une fois que vous le méritez, vous n’avez pas à désirer – c’est déjà fourni!

Donc, la prière qui est le flux de l’état de plénitude est la très heureuse prière. Et la prière qui est dans l’angoisse du besoin… demandant pour la plénitude… est une perte de temps. Ça ne signifie pas grand chose dans la vie. – Maharishi Mahesh Yogi, Rishikesh, 1968

Le Yoga

Maharishi: «Le but du yoga est d’unifier la structure éparpillée de la vie. La beauté de la chose, c’est que même la nature dispersée de la vie a en elle l’Unité de l’existence. Le yoga la découvre. Et lorsque cette couche unificatrice de la vie est localisée, alors la structure perturbée, la structure multiple, la multiplicité, la diversité de la Création, devient ancrée dans l’Unité. Lorsque la diversité s’ancre dans l’unité, l’activité gagne en stabilité.

[…] Cette Conscience Pure est l’ancre pour l’esprit conscient. L’esprit conscient est toujours en haut et en bas, et pense et pense… et cette conscience est imperturbable même au niveau de la vie. Ainsi, lorsque l’activité s’ancre dans le silence, alors l’activité gagne en stabilité. Et c’est le but du yoga. Le but du yoga est d’apporter la stabilité à l’activité.

[…] Maintenant, lorsque l’attention est sur deux choses, nous perdons l’Unité de la vie. Le yoga localise cette Unité qui est commune aux deux – celui qui voit et celui qui est vu, le sujet et l’objet… une chose est commune. Ainsi, lorsque ce point commun n’est pas au niveau conscient, alors la vie est dispersée – toujours deux, deux, trois, quatre, cinq… la diversité. Et le Yoga localise cette Unité, et il ne la localise pas seulement intellectuellement mais il l’ouvre à l’expérience directe.

[…] La connaissance intellectuelle trouve son accomplissement dans l’expérience directe. Nous pouvons penser intellectuellement: Puisqu’il y a tant de choses, elles doivent avoir une cause ultime d’où tout cela a surgi. Mais cette compréhension intellectuelle sera toujours sujette à des doutes de ce type, ou de ce type… jusqu’à ce que la conscience ait été amenée à ce niveau pour faire l’expérience directe de cette cause ultime. Avec cette expérience directe, lorsque la cause ultime a été connue, alors la compréhension intellectuelle de l’unité de la vie est réalisée.

Ainsi, le yoga apporte la plénitude de la connaissance… parce que la perception directe apporte la plénitude à toute compréhension intellectuelle. C’est le but du yoga. Le yoga donne l’expérience directe. Le yoga nous révèle l’Absolu transcendantal – et ouvre également à notre vision directe, à notre expérience directe, tous les domaines grossiers et subtils de la Création. Les domaines grossiers et subtils de la Création, et l’Être transcendantal – toute la vision de la vie devient clairement expérimentée. Et c’est cela le yoga.» – 1967, Inde