Citation du Jour

«Il y a un proverbe: ‘[Il n’y a] rien de nouveau sous le soleil’. Alors, pourquoi la béatitude devrait être étrangère à l’homme? Pourquoi Dieu devrait être étranger à l’homme? Pourquoi la Loi Naturelle Totale devrait être étrangère à l’homme? Pourquoi l’ordre parfait devrait être étranger à l’homme? Il faut juste de la compréhension. Et une fois que la réelle compréhension à propos de la nature de la vie est là, une génération est suffisante pour que toutes les générations futures soient bénies sur la même route.» – Maharishi Mahesh Yogi, Vlodrop, 05.07.2006

“There is a saying: ‘Nothing is new under the sun’. So why should bliss be foreign to man? Why should God be foreign to man? Why should Total Natural Law be foreign to man? Why should perfect order be foreign to man? It just needs understanding. And once the real understanding about the nature of life comes along, one generation is enough for all future generations to be blessed on the same road.” – Maharishi Mahesh Yogi, Vlodrop, 05.07.2006

Conscience, Existence et Intelligence

Nous voyons les choses autour de nous exister. Nous voyons aussi que les choses autour de nous changent et évoluent. Nous voyons aussi qu’il y a de l’ordre dans l’évolution – une graine de pomme croîtra seulement en un pommier, etc. Ainsi il est évident que l’existence est dotée de la qualité d’intelligence – l’existence respire la vie en vertu de l’intelligence. En vertu de l’intelligence toute chose dans la création est consciente d’elle-même, et en même temps est consciente de son environnement, est éveillée à son environnement. Elle est autoréférente (elle se connaît elle-même) et elle est objet-référent (elle se connaît elle-même comme l’objet de connaissance). Ainsi, l’existence est intelligence, elle est conscience. La conscience est l’existence de toute chose, et la conscience est l’intelligence de toute chose.

La conscience est éveil, vigilance au repos, pure intelligence, pure existence, plénitude autoréférente, toute connaissance – la source, le cours et le but autosuffisant et non manifesté de toute création.

Ceux qui pratiquent la Méditation Transcendantale de Maharishi expérimentent ces qualités dans leur propre Conscience Transcendantale.

Dans son ‘état autoréférent’ ou état transcendantal, la conscience ne connaît seulement qu’elle-même; de ce fait, elle est le connaisseur d’elle-même. En étant le connaisseur d’elle-même, elle est aussi l’objet de connaissance et le processus de connaissance. Ainsi, dans son état autoréférent, la conscience est l’état unifié du connaisseur, de la connaissance et du connu.

Dans la Littérature Védique, cette structure de ‘trois-en-un’ de la conscience est appelée Saṁhitā de Rishi, Devatā, Chandas – la Saṁhitā (l’unité) de Rishi (le connaisseur), Devatā (le dynamisme du processus de connaissance) et Chandas (le connu).

La conscience est l’unité ou la coexistence de deux qualités de l’intelligence qui sont opposées l’une à l’autre:

  1. La singularité de la Saṁhitā autoréférente, et
  2. La diversité de Rishi, Devatā et Chandas.

Il est intéressant de noter que la qualité de vigilance dans la nature de la conscience est due à la coexistence de ces deux valeurs opposées à l’intérieur de sa structure. L’unité de ces qualités contradictoires à intérieur de la conscience rend la conscience éveillée, alerte et animée. La conscience est le domaine vivant de toutes les possibilités.

«Le Veda est la réalité de la structure du champ non structuré de la conscience, qui n’est créé par rien d’autre, que la conscience elle-même. La structure du Veda évolue à travers les dynamiques structurantes du Veda, qui sont latentes dans le champ de la conscience. Développer la connaissance de cette manière naturelle, représente le système parfait d’enseigner et de gagner la connaissance. Le potentiel créatif de la pure conscience, à travers les mécanismes éternellement structurants animés dans sa nature, structure ‘Shruti’, les sons du Veda et expose toutes les différentes valeurs de l’Intelligence Créatrice inhérentes dans l’état unifié de la Saṁhitā dans les différents sutras du Vedanga, Upanga et toutes les valeurs de la Littérature Védique. Il est simple de voir que le Veda et la Littérature Védique sont l’expression de l’Intelligence Créatrice latente à l’intérieur de la nature de la conscience autoréférente de chacun.» – Maharishi Mahesh Yogi, MVU, Intro, 1994

Comme l’unité (l’unicité) du connaisseur, de la connaissance et du connu s’apparente à la connaissance et aussi à la conscience, les implications évidentes sont:

  1. La conscience s’assimile à la connaissance;
  2. La conscience s’assimile au Veda;
  3. La conscience s’assimile à la Saṁhitā;
  4. La Saṁhitā (de Rishi, Devatā, Chandas) s’assimile au Veda;
  5. Le Veda s’assimile avec l’intelligence autoréférente non manifestée de la Saṁhitā, qui se conçoit des trois qualités de Rishi, Devata et Chandas à l’intérieur de sa propre singularité autoréférente – la singularité trouve la diversité à l’intérieur de sa structure;
  6. La conscience est l’unité et la diversité, les deux en même temps: l’unité du fait de la Saṁhitā, et la diversité du fait de Rishi, Devata et Chandas.

Ceci explique que les mécanismes éternels et autoréférents de transformation existent dans la coexistence de deux qualités contradictoires de la conscience – la singularité et la diversité.

Ceci est l’image de la structure de la réalité ultime: l’intelligence autoréférente en mouvement, à l’intérieur de sa propre singularité, donnant lieu aux mécanismes de la création et de l’évolution – le Champ Unifié de la pure intelligence spontanément donne lieu à la diversité de toutes les lois de la nature à l’intérieur de lui-même.

L’image est que la conscience autoréférente est le pouvoir d’organisation infini; elle est le potentiel vivant de la Loi Naturelle.