
Points principaux
- L’existence et la non-existence
- La nourriture du Soma
- Une perception claire
- La structure de la Conscience Cosmique
- L’un envie l’autre
Maharishi: Qu’est-ce que la relativité? C’est l’existence, la non-existence – l’existence, la non-existence. C’est cela, le changement – changement, changement, changement. Ainsi, le vide qui n’a pas d’existence, puis vient l’existence, puis la non-existence, puis l’existence. Que fait la vision immortelle de l’Être à cette structure de la création en perpétuel changement? Il y a l’existence, puis la non-existence; c’est cela, la relativité en perpétuel changement.
Le rayon de l’Être, la vision de l’homme en Conscience Cosmique, rayonne simplement l’infini, rayonne l’Être, cognise l’Être même au niveau de ce vide inexistant entre deux existences, qui est le symptôme caractéristique de la relativité. C’est ce vide entre deux existences qui rend l’Être relatif, la vision du Soi. Lorsque la conscience du Soi est définitivement établie, chaque perception, chaque vision est une impulsion de l’Être. Et tout commence alors à vibrer dans la valeur de l’Être.
Et lorsque cette impulsion de l’Être est si pleine, elle anime alors ce vide – cette non-existence entre deux existences, qui est la caractéristique de la relativité – qui s’anime alors dans la valeur de l’Être. Et alors, les deux existences sont reliées à l’existence éternelle. Et c’est ainsi qu’en apportant – l’enseignement dit que Vasishtha voit qu’en apportant la nourriture du Soma, la nourriture de l’immortalité à l’aspect futile de la relativité – ce Soma est apporté.
Et le mécanisme de cet apport est simplement le suivant: quelle que soit la vision du Soi, le non-Soi s’anime pour prendre la valeur du Soi, et grâce à ce mécanisme, l’envie entre les deux trouve sa plénitude, le non-Soi devient lui-même immortel. Et les deux deviennent amis, ils se placent tous deux sur un pied d’égalité, et l’envie trouve alors sa plénitude dans l’unité. C’est très beau.
Ainsi, lorsque vous voyez clairement le Soi et le non-Soi, que vous observiez toute la structure du système nerveux et tout cela, puis que vous la distinguiez du Soi – c’est une cognition -, ou que vous ayez la conscience, la Conscience Pure illimitée, et que vous voyiez la structure de la vie cosmique, l’univers tout entier, toutes les galaxies, ceci et cela – c’est également un système nerveux. Que vous perceviez le système nerveux de l’univers ou que vous perceviez le système nerveux de ceci, c’est le non-Soi, l’ensemble de la création exprimée, la valeur manifestée de la vie; au niveau individuel ou au niveau cosmique.

Toute cognition, que ce soit au niveau individuel ou au niveau cosmique, comparée à cet Être infini et illimité, c’est la Conscience Cosmique, c’est la structure de la Conscience Cosmique. Et alors, les deux se tiennent l’un à côté de l’autre en pensant du bien de l’autre. L’envie surgit quand l’un pense du bien de l’autre. Personne n’envierait la mare de boue, mais tout le monde envierait le lotus qui y fleurit. Et c’est ainsi que, de la boue, de ce champ de relativité en constante évolution – le sommeil, le rêve, la veille, tout cela n’est que boue -, de là surgit le lotus de l’Être éternel, et la Conscience Transcendantale, qui transcende le champ de la boue; le lotus émerge et resplendit.
Ainsi, ces deux valeurs sont très, très importantes, ne serait-ce que parce que l’une envie l’autre, l’une envie l’autre. Mais uniquement pour celui qui recherche un état d’illumination plus glorieux. Quelqu’un qui se contente de la Conscience Cosmique, très bien, il est satisfait. Pour lui, il n’y a ni défi ni tentation venant du côté du non-Soi. Pour son Soi, il n’y a pas de tentation venant du côté de l’éternité vers le côté de l’utilité. Seul celui qui recherche les états supérieurs d’illumination, pour lui ces deux-là se font face, et alors le résultat de l’envie est que ce qui change sans cesse veut devenir ce qui ne change jamais, et ce qui ne change jamais veut vibrer au rythme du souffle de ce qui change sans cesse afin de se réaliser pleinement. La plénitude de l’Absolu réside dans les vagues de l’Absolu. La plénitude du relatif réside dans la stabilité de l’Absolu. Les deux se complètent mutuellement. C’est très beau: le changement et l’immuabilité.
Si vous ne changez pas, vous commencez à vous ennuyer, et si vous changez, vous commencez à avoir mal à la tête [rires]. Mais les deux en valent la peine, tantôt l’un, tantôt l’autre. Et cela fait partie du chemin vers cette plénitude éternel. C’est très beau.» – Majorque le 03.04.1971
Questions (essayez de répondre à ces questions simplement et pour vous-même)
- Quels sont les termes permettant de définir l’existence et la non-existence?
- Quel est le mécanisme de la Conscience qui offre la nourriture du Soma?
- Qu’est-ce qu’une perception claire?
- Comment pouvons-nous décrire la structure de la Conscience Cosmique?
- Quel est le résultat de l’envie de l’un pour l’autre?
| Question: Vous dites que dans la Conscience de Brahman, il ne reste aucune trace du relatif. À quel moment y aurait-il une différence entre la Conscience de Brahman et la Conscience Transcendantale? Maharishi: Aucune différence. Aucune différence, si ce n’est que dans la Conscience Transcendantale, l’activité n’est pas possible. C’est pourquoi on l’appelle «transcendantale». Et lorsque celle-ci se manifeste dans toute sa plénitude, elle se révèle comme une réalité vivante. Le système nerveux a désormais été tellement cultivé qu’il flotte dans les vagues de la relativité. Il maintient l’infini dans sa structure. Seulement, cela devient une réalité vivante. Dans la Conscience Transcendantale, cela est incompatible avec les aspects pratiques de la vie.» – Hertenstein, janvier 1974 |
